dimanche 1 décembre 2013

(23) HÉBREUX - ABRAHAM OFFRANT ISAAC (Hébreux 11:17-19) Par Ed Miller



Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingt-troisième leçon sur cette merveilleuse épître aux Hébreux.

    Prions:  Père, merci infiniment pour Ta précieuse parole. Nous Te louons pour toutes les parties de Ta parole et tout spécialement pour Hébreux 11. Merci de guider notre méditation alors que nous continuons à parcourir cet incroyable chapitre. Inscris dans nos coeurs ces vérités indélébiles. Merci de diriger nos coeurs d'une manière toute nouvelle vers Jésus. Nous Te le demandons dans le nom merveilleux de Jésus. Amen.

RÉSUMÉ

    Dans notre étude d'Hébreux, nous sommes arrivés au chapitre 11 qui est un chapitre de transition. Nous l'appelons le chapitre de transition, parce que les chapitres 1 à 10 viennent avant et les chapitres 12 à 13 après. C'est un chapitre qui se situe en plein milieu. Nous avons appelé les chapitres 1 à 10, les doctrines. Ce sont les enseignements. Dans cette section, nous avons appris que Jésus est notre Grand Prêtre, selon l'ordre de Melchisédek. Par contre, les chapitres 12 à 13 sont pratiques. Comment puis-je prendre les vérités de Dieu, la doctrine, et les rendre pratiques dans ma vie? La réponse est donnée au chapitre 11, c'est par un simple pas de foi. C'est une foi simple, une foi d'enfant qui permet la transition entre la doctrine et la réalité. C'est ainsi que Dieu rend ces vérités réelles dans nos cœurs.
    Il n'y a rien de plus fondamental dans la vie du croyant que cette notion de simple foi, qui consiste à faire une pleine confiance au Seigneur Jésus. Dans le chapitre 11, le Saint-Esprit plonge dans l'Ancien Testament pour y sélectionner dix-neuf individus différents qui illustrent la foi. Il ne développe pas les dix-neuf récits. Parfois, Il ne fait que les citer. Jusqu'à présent, nous avons vu les illustrations de la création dans le verset 11:3, d'Abel dans le verset 11:4, d'Hénoc dans les versets 11:5-6, de Noé dans le verset 11:7, et dans le verset 11:8 nous avons commencé à considérer Abraham, car le chapitre 11 nous rapporte deux récits au sujet d'Abraham.
    Quand nous aurons passé en revue chacune de ces illustrations, nous y reviendrons pour les considérer selon des principes. Nous verrons que les trois premières illustrations sont liées avec la relation avec Dieu. Les trois suivantes sont liées avec la révélation de Jésus-Christ. Les trois illustrations suivantes sont liées avec la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Les suivantes sont liées avec notre maturité en Jésus-Christ. Et l'auteur termine avec une illustration corporative et non pas d'individu, avec Israël alors qu'il traverse la Mer Rouge et qu'il entoure Jéricho. Cela illustre notre victoire en Christ. Voilà les grands principes que nous verrons lorsque nous aurons fait le tour des différentes illustrations.
    Dans cette leçon, j'aimerais continuer avec l'histoire d'Abraham. Comme vous le savez sans doute, Abraham est une illustration tout à fait unique de la foi, parce qu'il est appelé le père de ceux qui ont la foi. Considérez les versets suivants:
Galates 3:6-7: « Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham."
Galates 3:29: « Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. »
Romains 4:16: « C'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d'Abraham, notre père à tous. »     Ainsi à plusieurs reprises, Abraham est appelé le père de ceux qui ont la foi. Par conséquent, l'illustration concernant Abraham sera plus fondamentale que les autres illustrations concernant la foi. Dans notre dernière leçon, nous avons étudié les versets 11:8-10. Nous avons appelé cela une foi de pèlerin. J'ai souligné le fait que lorsque Abraham a vu le Dieu de gloire lui apparaître, il est devenu un pèlerin sur cette terre. Le verset 11:9 dit: « C'est par la foi qu'il vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. » Alors qu'Abraham était dans les champs, il se peut qu'il chantait ce chant: « Ce monde n'est pas ma maison, je ne fais que passer... »
    Pour terminer notre dernière leçon, nous avons considéré le verset 11:10 qui dit: « Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. » Ayant vu le Seigneur, après que Dieu lui soit apparu en tant que Dieu de gloire, il a considéré toutes les autres choses dans ce monde et il a réalisé à quel point elles sont temporaires et sans valeur. Sa faim, sa passion, son envie était désormais d'avoir quelque chose qui ait une fondation, car ce monde n'offre rien qui ait une fondation sûre. Hébreux 11:10 définit pour nous ce qu'est une fondation. C'est une chose dont l'architecte et le constructeur est Dieu. Quelque chose a une fondation lorsque Dieu en est l'architecte. Quelque chose a une fondation lorsque Dieu en est le constructeur.
    En tant qu'architecte, Dieu est Celui qui fait le plan. Nous pouvons apprendre Sa volonté, Son objectif, Son désir pour nous. Il est l'architecte, Il planifie tout. Après qu'Il ait tout planifié, Il est également Celui qui doit construire. Ainsi Il est l'architecte et le constructeur. Dans votre vie, tout ce que Dieu conçoit et que Dieu bâtit vous donne une fondation. Les autres choses ne sont pas une sûre fondation. C'est pour cela qu'il y a tant d'instabilité dans le monde et malheureusement également dans l’Église. C'est parce que les gens ne laissent pas Dieu planifier les choses et les bâtir ensuite Lui-même. Parfois les gens laissent Dieu planifier les choses, mais ensuite ils essaient de bâtir eux-mêmes. Cela ne se peut pas; Dieu doit faire les deux. Si vous désirez une sûre fondation, Dieu doit en être l'architecte. Une fois que nous avons découvert Son plan et que nous Lui permettons de l'exécuter, alors Il nous donne une fondation et nous devenons stables. Voilà pour ce qui est d'Abraham en tant que pèlerin.

ABRAHAM ET LA FOI SPONTANÉE D'UN AMI DE DIEU

    Dans cette leçon, nous aimerions considérer cette seconde illustration concernant Abraham. Les versets 11:17-19 disent: « C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: en Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. » Abraham n'avait pas seulement une foi de pèlerin, mais également la foi spontanée d'un ami de Dieu. C'est ce que nous verrons dans cette leçon.
    Presque tous les chrétiens ont connaissance de l'obéissance d'Abraham, qui a offert Isaac sur le mont Morija. Une des façons d'entrer dans le cœur de cette histoire est de se focaliser sur ce qui est unique dans le livre d'Hébreux à ce sujet. En d'autres termes, le récit de ces événements étant rapporté dans Genèse, on peut s'interroger: qu'est-ce qu'Hébreux nous apporte à ce propos et que Genèse ne nous apporte pas? Même si l'histoire a été écrite depuis longtemps dans Genèse, le récit d'Hébreux nous apporte t-il quelque chose que Genèse ne dit pas?
    On trouve ce récit en Genèse 22:1-14. Genèse nous apprend que Dieu a demandé à Abraham d'offrir Isaac sur le mont Morija. Genèse relate son obéissance, immédiate, sans même poser de question. Je ne sais pas si Abraham en a informé Sara, et je ne sais pas comment les choses se seraient passées s'il lui en avait parlé. Quoi qu'il en soit, Abraham s'est levé tôt le matin, il a mis le bois pour le feu sur le dos de son fils pour qu'il le porte en haut de la montagne et il a pris le feu et le couteau dans ses propres mains. Nous, lorsque nous lisons cela, nous nous disons: « Il est monté pendant trois jours dans la montagne. » Il faut que vous vous rappeliez qu'Abraham avait entre cent vingt et cent vingt-cinq ans lorsqu'il est monté sur cette montagne! En tout cas, le récit de la Genèse nous rapporte cette histoire et de quelle façon Isaac l'a interrogé alors qu'ils avançaient. Isaac demanda à son Père: « Où est l'agneau? » Abraham répondit: « Dieu Se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. »
    Il est intéressant de voir qu'en Genèse il n'est pas écrit que Dieu va se pourvoir Lui-même pour un agneau. Il est dit: « Dieu va se pourvoir Lui-même, comme agneau. » En d'autres termes, Il s'appelle Lui-même l'Agneau dans la langue originale.
    Genèse nous raconte de quelle façon ils sont arrivés au sommet et comment Abraham a attaché son fils pour le mettre sur l'autel. N'oubliez pas qu'Isaac était bien plus qu'un adolescent; il aurait pu fausser compagnie à son vieux père, mais il s'est soumis et il a accepté d'être attaché sur l'autel. Ensuite, le récit dit que le couteau était déjà levé lorsque Dieu a ouvert les yeux d'Abraham sur le bélier retenu dans un buisson par les cornes. C'est une histoire très instructive. Ensuite, le récit continue et mentionne la façon dont Isaac a été épargné et comment ils sont redescendus ensemble, très heureux d'être à nouveau réunis.
    Mais Hébreux nous rapporte quelque chose que Genèse ne nous dit pas. De quoi s'agit-il? Que ressentiriez-vous si Dieu vous appelait à faire de même avec votre fils? Que se passerait-il dans votre esprit, alors que vous graviriez la montagne? Voilà ce qu'Hébreux nous rapporte. Hébreux nous révèle ce qu'Abraham pensait alors. Genèse ne fait pas mention de cela. C'est uniquement Hébreux qui nous fait connaître ce qui se passait dans la pensée d'Abraham, comment il a raisonné, et a essayé de mettre toutes ces choses ensemble. Tout cela semble tellement aller contre le caractère de Dieu. Abraham se demandait peut-être: « Tuer mon fils, est-ce que Dieu a bien dit cela? » Abraham s'efforçait de mettre tout cela ensemble, et Hébreux nous montre le processus de pensée par lequel il est passé. Nous désirons comprendre la foi d'Abraham, mais pour bien comprendre cela, nous devons voir ce qui s'est passé dans son cœur et dans sa tête.

DIEU DONNE SA LUMIÈRE PETIT A PETIT

    Laissez-moi essayer de vous décrire les choses. Pour raisonner, vous devez partir de quelques faits. Voilà ce qu'Abraham savait. Hébreux 11:17 dit: « C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses. » Nous savons qu'Abraham avait reçu la promesse. Voilà ce qu'il savait, il connaissait la promesse. Quelle était cette grande promesse? En une phrase cela donne: Abraham a reçu la promesse d'une postérité qui allait, à terme, être en bénédiction pour le monde entier. Voilà la promesse qu'Abraham a reçue. Je ne sais pas dans quelle mesure il a compris tout cela, mais on lui a donné cette promesse. Ceci dit, Dieu ne déverse pas sa lumière sur ses enfants en grande quantité, Il la donne par petites portions. Il en donne ici et là un rayon.
    Abraham avait soixante-quinze ans lorsqu'il a reçu la première parole de Dieu et la promesse d'une postérité. Puis pendant les vingt-cinq ans suivants, Dieu n'a parlé que trois fois de plus. C'est assez difficile pour la foi. Personnellement, j'aurais préféré que Dieu écrive tout d'un coup pour que je puisse le lire et l'étudier et ensuite obéir. Mais Il n'agit pas comme cela. Il nous en donne une petite quantité, puis cinq ans plus tard Il se dit: « Ah oui, il faut également que je lui donne cela. » Puis après dix ans, Il donne encore quelque chose d'autre. C'est comme cela qu'Il a agi avec Abraham. Laissez-moi mentionner les quatre fois où Dieu a parlé à Abraham.
    La première fois que Dieu a parlé, Abraham avait soixante-quinze ans et la seule information qu'il a reçue est: « Je te donnerai une postérité, et toutes les familles de la terre seront bénies par elle. » Cela est dit en Genèse 12. C'est tout ce qu'il savait. Il ne savait rien d'autre à ce sujet.
    Plus tard lorsqu'il s'est séparé de son neveu Lot, Dieu lui a de nouveau parlé pour lui dire: «Abraham j'aimerais te reparler de cette postérité. Elle sera comme la poussière de la terre. Tel sera le nombre d'enfants que tu auras. » C'est tout ce qu'il savait à ce moment-là: il aura une postérité et elle sera importante comme la poussière de la terre. Nous trouvons cela en Genèse 13.
    De nombreuses années se sont écoulées et Abraham était découragé. Il se disait: « Dieu a dit que j'aurais une postérité et elle sera nombreuse, mais où donc est cette postérité? Ma femme ne rajeunit pas. Je ne deviens pas jeune moi non plus. » C'est alors qu'il a regardé dans la direction de son serviteur Eliézer. Il s'est dit: « Comme il est né dans ma maison et que je l'ai élevé et traité comme un fils, c'est peut-être cela que Dieu avait à l'esprit. Eliézer sera ma postérité. » Et c'est comme cela qu'Abraham a commencé à faire des plans pour Eliézer. C'est à ce moment que Dieu a de nouveau parlé à Abraham, pour lui donner davantage d'information. Il lui a dit: « Non, Abraham. Tu auras une postérité, qui sera non seulement comme la poussière de la terre, mais également nombreuse comme les étoiles du ciel. Et l'autre nouvelle que j'ai pour toi Abraham, c'est toi qui sera le père. » Abraham avait maintenant toutes les informations. Il sera le père. A ce point du récit, Dieu n'avait pas encore dit que Sara serait la mère de l'enfant. Abraham ne savait pas cela. La seule lumière qu'il avait était: « Je vais avoir une postérité, elle sera nombreuse et c'est moi qui serai le père. » C'est tout ce qu'il savait. Nous trouvons cela en Genèse 15.
    Beaucoup de temps a passé et Abraham s'est dit: « Le temps a passé. Sara ne peut plus avoir d'enfant. Elle est dans ses quatre-vingt-dix ans! Elle ne peut plus avoir d'enfant et je pense donc que ce que Dieu va faire c'est utiliser sa servante. » Vous vous rappelez de cette terrible histoire que vous pouvez lire en Genèse 16. A ce point de son histoire, il n'a pas trahi la lumière qu'il avait parce que Dieu n'avait pas dit que Sara allait être la mère de l'enfant. Vingt-quatre ans ont passé et Dieu a de nouveau parlé et dit: « Abraham, c'est Sara qui sera la mère. » Il lui a fallu vingt-quatre ans pour recevoir toutes ces informations, mais maintenant il a toute la lumière. Donc en fait, il n'a jamais violé la lumière qu'il avait reçue, même s'il a essayé d'aider Dieu par la chair, il a vécu à la hauteur de la compréhension qu'il avait reçue.
    C'est pour cela qu'il fut un temps, lorsque je lisais Romains 4, je me disais que Paul n'avait jamais réellement lu le récit de la Genèse. Car pour ma part, lorsque je lis le récit de la Genèse, je me demande ce qu'Abraham était en train de faire avec Agar dans cette tente. Mais dans Romains 4:20-21, je lis: « Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir. » Voilà pourquoi je me demandais si Paul avait déjà lu la Genèse. Pourtant, Abraham vivait à la hauteur de la lumière qu'il avait et lorsque vous vivez à la hauteur de la lumière que vous avez, Dieu met le tout à votre crédit. C'est un autre principe, mais nous ne le verrons pas ici maintenant.
    Très bien, c'est en tout cas ce qu'il savait. Tout ce qu'Abraham savait était: « Je vais avoir une postérité, elle sera nombreuse, il y aura de nombreux enfants, je serai le père et Sara sera la mère. » Comme vous le savez, c'est finalement arrivé et par un grand miracle, Dieu a donné cet enfant surnaturel. Maintenant, Abraham doit raisonner avec ces informations parce que ce sont toutes les informations qu'il avait. Voici ce qu'Abraham ne sait pas: il ne sait pas que la postérité est bien plus grande qu'Isaac. Tout ce qu'il pensait était: « Je vais avoir une postérité, je vais avoir un bébé, un fils, un garçon, Isaac. » Mais lorsque Dieu parle de « postérité qui bénira le monde », Dieu avait davantage dans Sa pensée et voyait au-delà d'Abraham. Voici ce que dit Galates 3:16: « Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n'est pas dit: et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs, mais en tant qu'il s'agit d'une seule: et à ta postérité, c'est-à-dire, à Christ. »
    Vous voyez, lorsque Dieu dit à Abraham: « Tu auras une postérité qui sera en bénédiction pour le monde entier », Il était en train de parler de Jésus. Mais Abraham ne savait pas cela. Abraham recherchait un fils et Christ viendra finalement de ce fils. Dieu voyait clairement et Abraham voyait de façon trouble. Nous savons que Jean 8:56 dit: « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. » Donc je pense qu'il était un peu conscient de tout cela, mais pas complètement.
    Ceci dit, Hébreux 11:17-19 nous est donné pour illustrer la foi d'Abraham, mais cela illustre bien plus que la foi, car, comme Isaac est l'image de Christ, cela illustre également Christ. Hébreux 11:17 dit: « C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses. » Qu'est-ce qui vient à votre esprit lorsque vous entendez l'expression: « son fils unique? » Vous pensez bien entendu à Jean 3:16 et à notre cher Seigneur Jésus. Abraham était sur le point d'offrir son fils unique sur le mont Morija et il l'a reçu en retour, à travers une « résurrection. » Ecoutez ce que dit Hébreux 11:19: « Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. »
    Il faut donc que vous compreniez tout ce qui se passe dans la tête d'Abraham, il ne sait pas tout cela. Il ne sait pas qu'il est une image de la Croix, en prenant son fils unique et en l'offrant. Dieu sait tout cela, mais Abraham ne le sait pas. Ceci dit, le récit dans Hébreux ne nous est pas donné pour nous montrer le calvaire, il nous a été donné pour nous montrer la foi d'Abraham. Mais je désirais juste souligner cela, car vous ne pouvez pas lire cette histoire et rater tout ce qu'elle illustre. Alors qu'Abraham offrait son propre fils unique, c'était une image de Dieu le Père offrant son propre Fils unique.
    C'est sur le mont Morija que David a bâti le temple et c'est probablement l'endroit où notre Seigneur a été crucifié. Est-ce que c'est un accident? Je ne pense pas. Dieu le Père, qui a livré Son Fils, est illustré par Abraham qui tient le feu dans une main et le couteau dans l'autre. Abraham est une image de Dieu le Père. Le Fils était d'accord avec le Père pour être livré, donc Isaac est l'image du fils qui se soumet, il ne s'enfuit pas, il accepte d'être lié et mis sur l'autel. C'est une image de la soumission de notre Seigneur Jésus. Qui ne peut pas voir Christ, lorsque vous voyez Isaac porter son propre bois jusqu'à l'autel? Jésus a dû porter la croix jusqu'au mont du Calvaire. Même le bélier, qui était tenu par les cornes dans le buisson, est devenu une image de notre Seigneur Jésus. Le fait qu'Abraham ait retrouvé son fils au bout de trois jours par « une sorte de résurrection », n'est pas non plus un accident. Je ne le crois pas. Dieu est l'architecte et le constructeur. C'est lui qui a planifié et préparé notre salut.
    Mais tout cela n'est pas dans Hébreux, c'est dans Genèse. Hébreux est là pour parler de la foi d'Abraham, alors retournons au récit d'Hébreux. Considérons à nouveau les versets 11:17-19: « C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. » Avant que je ne parle de la postérité qui est Christ, nous étions en train de voir ce qui pouvait se passer dans la pensée d'Abraham et la façon dont il pensait.

TOUT CE QUI N'EST PAS DE LA FOI PASSERA, CE QUI VIENT DE LA FOI 
VIVRA POUR TOUJOURS

    Nous avons vu que ce qu'il savait était qu'il allait recevoir une postérité et cette postérité allait finir par bénir la terre entière. Remarquez à nouveau qu'Isaac est appelé son fils unique. Peut-être que vous vous demandez: « Mais est-ce que c'est juste? N'a-t-il pas eu un autre fils, Ismaël? Pourquoi appelle-t-il Isaac son fils unique, alors qu'il a eu un autre fils avec Agar? » La réponse est que ce chapitre est le chapitre de la foi et ce fils, Ismaël, venait de la chair. Vous remarquerez que dans la Bible, nous le verrons dans les versets 11:25 et 11:30, et vous le verrez aussi dans votre vie, Dieu saute par-dessus tout ce qui est chair. Par exemple en Actes 13:18, lorsque Paul en arrive au peuple d'Israël dans le désert, tout ce qu'il dit est: « Il les nourrit près de quarante ans dans le désert. » Voilà ce que Dieu fait avec nous lorsque nous ne sommes plus en communion avec Lui. Quelle précieuse vérité! Tout ce qui dans votre vie n'est pas de la foi passera. La destruction suit la fierté. La semence de la mort est dans le moi et la semence de la vie est dans la foi. Tout ce que la foi fait vivra pour toujours.
    Voici donc ce qu'Abraham savait, il se disait: « Je vais avoir un fils. Il va grandir. Il va se marier et il aura des enfants. » Il savait cela, c'est tout ce qu'il savait. Et alors qu'il gravit la montagne, il pense à ce que Dieu lui a promis. Il se dit: « Dieu m'a promis un fils et j'ai un fils. Il a grandi et il aura des enfants, et finalement toute la terre sera bénie. » N'est-ce pas raisonnable de raisonner de cette façon? C'est le raisonnement de la foi. Si jamais Dieu fait ce qu'Il a dit, cela doit sûrement se passer de cette manière.
    Mais ensuite, Dieu vient et donne à Abraham cette étrange parole en Genèse 22:1-2: « Après ces choses, Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit: Abraham! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. » Hébreux 11:17 dit: « C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses. » Abraham raisonne de cette façon: « Isaac est ma postérité. Il va grandir. Il va se marier et il aura des enfants. » Mais Dieu vient et lui dit: « Sacrifie-le. » Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête d'Abraham? Il doit se demander: « Mais comment est-ce que tout cela peut aller ensemble? Si je le sacrifie, comment va-t-il pouvoir grandir, se marier et avoir des enfants? » Pourtant il semble clair que Dieu a demandé de le faire mourir.
    Ainsi, alors qu'Abraham gravit la montagne, il essaie de réconcilier tout cela dans sa pensée et il arrive finalement à la conclusion d'Hébreux 11:19: « Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. » Abraham a dû se dire: « J'ai trouvé! Je sais comment Il va faire. J'ai une postérité, il va grandir, il va se marier et avoir des enfants, et je dois le sacrifier. Il est clair que Dieu va le ressusciter. Dieu va le ressusciter des morts, il va se marier, il va avoir des enfants et le monde sera béni. J'ai trouvé! » C'est ce raisonnement qu'Abraham tenait alors qu'il gravissait la montagne. Il allait obéir à Dieu et il comptait que Dieu ressuscite son fils. Il s'est dit: « Je vais le faire, je fais confiance à Dieu et Il va le ressusciter des morts. »
    Auparavant, j'atténuais la merveilleuse foi d'Abraham. Voici comment je l'atténuais. Je pensais qu'Abraham avait suffisamment de foi pour prendre le couteau accomplir le sacrifice, égorger son fils, (comme il le faisait avec les animaux) et s'attendre ensuite à ce que par un miracle, Dieu intervienne pour ramener son fils à la vie. Mais cela implique beaucoup de foi. Je suis sûr qu'en étant prêt à faire cela, Abraham démontrait qu'il avait bien plus de foi que moi. Mais je ne jugeais pas la foi d'Abraham à sa juste valeur lorsque je pensais qu'il allait sacrifier son fils et que Dieu allait le ressusciter d'entre les morts.
    Soyez attentifs à ce que dit Genèse 22:2: « Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste... » L'holocauste était un sacrifice au cours duquel on brûlait complètement la victime. C'est de la crémation les amis! En passant, certains chrétiens ont un problème avec la crémation, mais il y a ici un verset qui illustre le fait que Dieu n'est pas contre la crémation. Ceci dit, Abraham ne croyait pas seulement que Dieu pouvait ressusciter une personne après qu'elle ait été égorgée, mais également qu'après qu'elle ait été incinérée et brûlée, Il pouvait la ressusciter des cendres. Voilà quelle était la foi d'Abraham. C'est une chose incroyable! C'est une chose de croire que Dieu peut faire revivre un corps qui est mort. Mais lorsque ce corps est réduit en cendre, cela manifeste une foi incroyable. Voilà la foi qu'Abraham avait et c'est pour cela que Dieu l'a choisi pour illustrer la foi.
    Voici à nouveau ce que dit le verset 11:19: « Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. » Laissez-moi vous poser une question au sujet du raisonnement d'Abraham. Abraham se disait: « Dieu m'a promis une postérité, cette postérité doit grandir, se marier et avoir des enfants. Mais je dois le sacrifier, donc Dieu va le ressusciter des morts, puis l'enfant va grandir, se marier, avoir des enfants et le monde entier sera béni. » Est-ce que c'est un bon raisonnement? Oui, c'est un bon raisonnement, mais laissez-moi vous poser cette question: est-ce qu'il avait raison? Est-ce que c'est cela que Dieu a fait? Vous voyez ce n'est pas ce que Dieu a fait. Il avait tort. Il a raisonné et raisonné, mais il avait entièrement tort. Pourtant, il avait tort par la foi et Dieu a mis cela à son crédit. Sa foi est donnée en exemple dans la Bible, mais il s'est trompé sur les intentions de Dieu. Dieu n'a jamais prévu qu'Abraham allait sacrifier son fils. Ce n'était qu'un test, mais Abraham ne savait pas que c'était un test et dans sa foi il avait tort.

DIEU NE NOUS APPELLE PAS A AVOIR RAISON, MAIS A METTRE 
NOTRE FOI EN JÉSUS

    Laissez-moi le dire de cette manière: Dieu ne nous a pas appelés à avoir raison, Il nous a appelés à faire confiance à Jésus. Il ne nous a pas appelés à savoir comment les choses vont se passer. Il nous a appelés à mette notre confiance dans le Seigneur. La question n'est pas: est-ce que j'ai tort ou est-ce que j'ai raison? Dieu nous appelle à marcher dans la lumière qu'Il nous a donnée. Et comme je l'ai dit d'après les récits que nous avons, Abraham n'a jamais violé la lumière qu'il avait reçue. Il vaut mieux que nous ayons tort dans notre raisonnement, mais que nous mettions notre foi en Jésus, que d'avoir raison et de ne pas avoir la foi du pèlerin en ne mettant pas notre confiance dans le Seigneur.
    J'aime le dire de cette manière: « Par la foi Abraham avait complètement tort dans son raisonnement! » Il a obéi au Seigneur, même si tout était confus pour lui et même si cela semblait aller contre le caractère de Dieu. Malgré cela, il a fait confiance au Seigneur en raisonnant de la meilleure façon qu'il pouvait, avec la lumière qu'il avait. Pourtant ses conclusions étaient fausses. Je vous ai dit plus haut que Dieu a parlé quatre fois à Abraham. C'était la lumière qu'il avait reçue. Je désirais vous montrer à quel point il était sensible à la voix de Dieu. Il a répondu rapidement .
    Parfois mon épouse Lilian m'appelle et me dit: « C'est l'heure du repas, chéri. » Mais ensuite, elle n'est pas contente parce que je lui réponds: « J'aimerais juste terminer cela. Je descends dès que j'ai fini cela, mais il faut que je termine ce que je suis en train de faire », et pendant ce temps le repas refroidi. Est-ce que vous réalisez ce qui se serait passé si Abraham avait hésité? Il avait le bras en l'air, avec le couteau dans ses mains et il était sur le point de sacrifier son fils. Genèse 22:11-12 dit: « Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux, et dit: Abraham! Abraham! Et il répondit: Me voici! L'ange dit: N'avance pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien. »
    Est-ce que vous vous imaginez ce qui se serait passé si Abraham avait répondu: « Un instant, Seigneur, je suis un peu occupé maintenant. Je suis à toi dès que j'ai fini. » Vous pouvez imaginer ce qui serait arrivé à Isaac, si Abraham avait terminé ce qu'il était en train de faire avant de répondre à Dieu. La réalité est que dès qu'Abraham a reconnu la voix de Dieu, il a stoppé immédiatement et ensuite Dieu a épargné son fils. Vous voyez, il se peut que Dieu ne vous laisse pas terminer ce que vous êtes en train de faire, même si cela peut sembler être la volonté de Dieu. Imaginez que Dieu vous ait appelé à faire quelque chose, vous êtes en train de le faire et tout d'un coup, Il peut vous arrêter et vous emmener dans une autre direction. Dieu peut faire cela, c'est pour cette raison que nous devons toujours être sensibles à la voix du Seigneur et y obéir.
    Abraham avait une foi qui obéissait instantanément. Il ne fait aucun doute que cette foi le rendait parfois confus. Il n'arrivait pas à mettre tous les éléments du puzzle ensemble. Il n'arrivait pas à savoir ce qui allait se passer et lorsqu'il essayait, cela se terminait mal. Mais il continuait à mettre sa confiance dans le Seigneur Jésus. Qu'est-ce que cela fait si vous êtes arrivés à la mauvaise conclusion, si vous faites confiance au Seigneur? Il fera que les choses se passent comme Il a prévu. Il le fait toujours. Dieu ne demande jamais davantage que la lumière qu'Il vous a donnée. Vous devez marcher dans la lumière comme Lui est dans la lumière. Il s'agit de la lumière qu'Il vous a donnée à vous, pas de celle qu'Il m'a donnée à moi. Je n'ai pas à marcher dans votre lumière et n'essayez pas de m'y faire marcher. De même, vous n'avez pas à marcher dans ma lumière.

DIEU NOUS DONNE LA GRÂCE AU MOMENT OÙ NOUS EN AVONS 
BESOIN, PAS AVANT

    Nous nous posons souvent cette mauvaise question: « Je me demande comment j'aurais réagi dans une telle situation? » La plupart des gens répondent: « Si Dieu m'avait demandé de tuer mon enfant, je n'aurais pas réussi. » Mais je ne suis pas sûr que cela soit vrai, parce que Dieu nous donne la grâce lorsque nous en avons besoin, pas avant que nous en ayons besoin. Je pense que chacun d'entre nous serait surpris de la façon dont nous réagirions lors d'une épreuve ou d'un test, parce que lors d'un test, Dieu nous donne également la grâce. Il ne nous teste pas pour décourager notre foi. Dieu ne décourage jamais notre foi. Il encourage toujours la foi, mais Il donne une grâce pour mourir à des gens qui sont sur le point de mourir. Il donne une grâce pour souffrir à des gens qui souffrent, Il donne une grâce qui aide à ceux qui ont besoin d'aide et pas avant.
    Peut être que vous vous dites: « Oh, je ne sais pas comment je réagirais, si le docteur venait m'annoncer que j'allais mourir. Je ne sais pas comment je réagirais, si le Seigneur prenait mon conjoint. » Vous pouvez faire confiance à Jésus sur ce que vous allez faire, Il donne la grâce lorsque vous avez besoin de grâce.
    J'aime imaginer cette montagne du mont Morija comme une montagne à deux côtés. Pendant qu'Abraham et son fils, qui obéissaient à Dieu, étaient en train de gravir un côté de la montagne, il y avait une face de la montagne qu'ils ne voyaient pas et sur laquelle un bélier était en train de monter. Abraham et Isaac ne savaient pas qu'il y avait un bélier qui était également en train de gravir la montagne. Vous voyez d'un côté de la montagne, vous avez le test de la foi, à l'autel vous avez la pleine soumission de la foi et de l'autre côté de la montagne vient la provision de Dieu. La provision de Dieu et notre soumission se rencontrent toujours à l'autel.
    Ceux qui s'arrêtent avant l'autel risquent également de ne pas profiter de la pleine provision de Dieu. Chaque acte de foi porte en lui la mort et la résurrection. S'il n'y a pas de mort et de résurrection, ce n'est pas une vraie foi. C'est après la mort et la résurrection que Dieu ouvre nos yeux à la provision. Je pense que cela est une merveilleuse illustration de la souveraineté et de la provision de Dieu. Je me demande combien d'années en avance Dieu a bien pu planifier cette chose. En tant qu'architecte, Dieu a dû planter le buisson. Je me demande quand Il a bien pu planter ce buisson, cela a dû être un bien gros buisson pour pouvoir retenir un bélier par les cornes. Un bélier ce n'est pas une petite bête, c'est une bête puissante. Pourtant aussi fort que soit un bélier, il n'a pas pu se sortir de ce buisson.
    Il se peut que vous soyez actuellement testé dans votre vie. Je ne sais pas ce qui se passe actuellement dans votre vie. Ou bien cela peut être la semaine prochaine ou le mois prochain, ou même l'année prochaine. Chaque chrétien finira par être testé. Aussi sûr que Dieu vous aime, Il vous éduque. Il éduque chaque enfant qu'Il reçoit. Mais je peux vous promettre cela, alors que vous montez d'un côté de la montagne, sur la face que vous ne pouvez pas voir, il y aura un bélier qui montera de l'autre côté. Dieu a prévu une provision et c'est à l'autel que vous la trouverez. Ne ratez pas l'autel, parce que c'est à l'autel que vous trouverez la provision.
    Il semble souvent que Dieu attende la dernière minute. Il attend jusqu'à ce que vous ayez le couteau levé en l'air. C'est une chose vraiment incroyable. Dieu attend toujours la mort et la résurrection, parce que la vraie foi fait preuve d'une obéissance spontanée et ne retient rien. En Genèse, Dieu insiste sur la valeur qu'Isaac a pour Abraham. Voici comment Genèse 22:2 l'exprime: « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste... » Est-ce que vous réalisez cette simple vérité? Mais de nombreux chrétiens de la voient pas. Lorsque vous donnez tout, vous pouvez donner quelque chose. Est-ce que vous me suivez? Lorsque vous êtes prêts à tout donner, il est facile de donner une chose en particulier.

LORSQUE VOUS AVEZ TOUT DONNE, VOUS DONNEZ N'IMPORTE QUOI

    Imaginez qu'Abraham ait donné Isaac à Dieu, son fils, tout ce qu'il avait, l'enfant de la promesse et que la semaine suivante Dieu revienne vers lui, et dise: « Abraham j'aimerais dix bœufs. » Est-ce qu'Abraham aurait répondu: « Quoi, dix bœufs, mais tu sais ce que représentent dix bœufs? » Pensez-vous qu'Abraham aurait eu un problème à donner dix bœufs ou cent moutons? Après que vous ayez tout donné, vous pouvez donner n'importe quoi. Ce principe est également vrai en ce qui concerne notre Seigneur Jésus. Romains 8:32 dit: « Lui, qui n'a point épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? » Si Dieu donne son tout, Il peut également donner n'importe quoi d'autre. Ainsi avec Christ viennent toutes choses. Et avec Isaac, Abraham donne également tout.
Laissez-moi vous poser cette question: pensez-vous qu'Abraham possédait davantage Isaac, alors qu'il était en train de gravir la montagne vers l'autel ou alors qu'il était en train de redescendre la montagne avec son fils? Quand l'a-t-il vraiment possédé? La réponse est lorsqu'il est redescendu de la montagne. Vous voyez, nous ne possédons pas réellement quelque chose avant que nous ne l'abandonnions à Dieu. Dieu a redonné Isaac. Abraham était sûr de posséder Isaac après l'épisode de l'autel, avant il n'en était pas certain, parce que Dieu lui a demandé de le sacrifier.
    Pendant un temps, j'étais assez confus au sujet de ce que Jésus dit en Luc 14:26: « Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » Et je me demandais: « Mais est-ce que Dieu me demande de haïr ma femme? J'aime mon épouse Lilian. » Mais je pense que j'arrive à comprendre ce qu'Il voulait dire, parce que je n'avais pas réellement Lilian avant que je ne la dépose aux pieds du Seigneur. Je n'avais pas réellement ma famille, avant que je ne la dépose aux pieds du Seigneur, et je n'avais pas de ministère avant que je ne le dépose aux pieds du Seigneur. Je pense que ce que Dieu veut dire, c'est qu'à chaque acte de foi correspond un autel, chaque autel contient la mort, chaque mort est suivie par la résurrection, chaque résurrection est suivie par l'illumination, puis vos yeux sont ouverts et vous pouvez voir le bélier qui symbolise la provision de Dieu. Mais pour cela nous devons aller jusqu'à l'autel.
    Au début de ma vie chrétienne, j'ai eu beaucoup de mal avec la soumission, j'ai lutté avec cela. Je pensais que Dieu allait me faire violence. J'avais si peur de me soumettre, parce que je pensais que si je me soumettais au Seigneur, Il ne me laisserait pas me marier et avoir des enfants. Je pensais qu'Il allait m'envoyer dans une contrée perdue, dans une tribu inconnue pour leur parler. Me soumettre au Seigneur me faisait extrêmement peur. Mais je me trompais, Il ne va pas nous faire violence. La chose la plus sûre que vous puissiez faire, est de vous soumettre au Seigneur Jésus. Et même si avec la lumière que vous avez actuellement, vous avez tort dans votre raisonnement, cela ne fait rien, soumettez-vous au Seigneur, c'est la chose la plus sûre que vous puissiez faire.

ABRAHAM L'AMI DE DIEU

    Avant que nous terminions cette leçon, j'aimerais vous donner le secret de la soumission d'Abraham. Peut-être que vous vous dites: « Si jamais Dieu m'appelle à cela alors il faudra qu'Il me donne beaucoup de grâce, parce qu'il n'y a aucune chance pour que je puisse donner mon enfant. Il me faut un miracle pour cela. » Mais laissez-moi vous dire son secret. Je vous ai dit qu'Abraham n'avait pas seulement une foi de pèlerin, mais il avait également la foi spontanée d'un ami. Voici ce que je veux dire par cela: Abraham est appelé trois fois d'une façon toute particulière dans la Bible et lui seul est appelé de cette façon.
Considérez les versets suivants:
2 Chroniques 20:7: « N'est-ce pas toi, ô notre Dieu, qui as chassé les habitants de ce pays devant ton peuple d'Israël, et qui l'as donné pour toujours à la postérité d'Abraham, ton ami pour toujours? »

Esaïe 41:8: « Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j'ai choisi, race d'Abraham mon ami! 
Jacques 2:23: « Ainsi s'accomplit ce que dit l'Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. »     Voilà le secret de la foi d'Abraham. Ce n'est pas n'importe qui, qui a demandé à Abraham: « Prends ton fils unique, celui que tu aimes, et offre-le sur l'autel. » C'était son meilleur ami. Si un étranger était venu vers Abraham pour dire: « Prends ton fils unique, celui que tu aimes, et offre-le », pensez-vous qu'Abraham l'aurait fait? La confiance n'est pas un problème entre des amis, mais Jésus dit en Jean 10:5: « Les brebis ne suivront pas un étranger. » Vous ne pouvez pas faire confiance à un étranger, mais c'est facile de faire confiance à un ami.

    Si un ami de confiance venait vers vous et disait: « Je suis sur le chemin vers la banque. Si tu veux, je peux prendre ton argent liquide et le déposer. » Si c'était un ami, vous n'auriez probablement pas de problème avec cela, mais si c'était un étranger qui s'arrêtait pour vous demander cela, je pense que vous lui diriez: « non merci », parce que vous ne pouvez faire confiance qu'à un ami. Imaginez que j'ai chez moi une de mes petites-filles et qu'un étranger vienne frapper à la porte et me propose de les emmener au parc, et de me les ramener deux heures après. Pensez-vous que je laisserais ma petite-fille partir avec cet étranger? Non, j'appellerais la police, voilà ce que je ferais. Je ne vais pas faire confiance à un étranger. D'un autre côté, si des amis venaient chez moi et disaient: « Nous allons au parc, est-ce que votre petite-fille peut également venir avec nous? » Je leur préparerais un goûter et je leur souhaiterais de passer un bon moment, parce que c'est facile de faire confiance à des amis. Vous ne donneriez pas les clés de votre maison ou de votre voiture à un étranger, mais vous seriez heureux de le faire pour un ami.
    Ce n'est pas un problème que de faire confiance à un ami. Vous voyez, de nombreux chrétiens pensent qu'ils ont un problème avec la foi. Mais ce n'est pas le cas, personne n'a jamais de problème avec sa foi. Le problème est toujours plus profond. Pourquoi certains chrétiens ont des problèmes avec la foi? La réponse est parce que Dieu est un étranger pour eux. C'est pour cette raison qu'ils ont des problèmes avec la foi. Si c'était un ami, ce serait facile de Lui faire confiance. Est-ce que vous réalisez que si je disais à un de mes amis ce que nous disons souvent à Dieu, il le prendrez comme une insulte. Si je disais à un ami: « J'essaie de te faire confiance, mais c'est une vraie lutte. » Il se sentirait insulté. C'est parce qu'il penserait que je suis en train de mettre son intégrité en doute. C'est pourtant ce que nous faisons avec le Seigneur. En faisant cela, nous L'insultons parce que nous ne sommes pas amis avec le Seigneur.
    Le Seigneur est encore un grand étranger pour beaucoup de chrétiens. Vous pouvez essayer tout ce que vous voulez pour aider votre foi, vous pouvez travailler sur elle en disant: « J'ai besoin de plus de foi, j'ai besoin d'une foi plus forte. Seigneur augmente ma foi, rends-la réelle, rends-la sincère, rends-la comme celle d'un enfant. » Mais tout cela ne vous aidera pas, parce que nous n'avons pas besoin d'aide pour notre foi. Nous devons cultiver notre relation avec le Seigneur. Nous devons avoir une union avec le Seigneur. S'Il est notre ami, alors il est très simple de Lui faire confiance.
    Abraham avait la foi d'un pèlerin et il avait également la foi d'un ami. C'était instantané chez lui, tout était facile, tout ce qu'il faisait c'était simplement tout lui soumettre. Et c'est également très simple pour nous, si nous sommes l'ami de Dieu. Dans notre prochaine leçon, nous verrons la foi de Sara.

    Prions:  Père, merci à nouveau pour Ta parole précieuse. Pas pour ce que nous croyons qu'elle signifie, mais pour tout ce que Tu as voulu qu'elle signifie. Merci de manifester cela dans notre coeur. Merci Seigneur parce que tu nous as révélé le secret d'Abraham, son amitié avec Dieu. Merci parce que tu dis à tes disciples: « Je ne vous appelle plus serviteur parce qu'un serviteur ne sait pas ce que fait son maître, mais je vous ai appelé ami. » Nous savons que le résultat de la Seigneurie est l'amitié, alors fais-nous grâce pour aller jusqu'à l'autel de telle sorte que nous puissions connaître la vie de résurrection.


samedi 30 novembre 2013

(22) HÉBREUX - ABRAHAM LE PÈLERIN DE LA FOI (Hébreux 11:8-10) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingt-deuxième leçon sur cette merveilleuse épître aux Hébreux.

    Prions:  Père nous Te remercions encore une fois parce que, de notre point de vue, tout est simple, tout est par grâce. Nous T'aimons, mais merci parce que Tu nous as aimés le premier et parce que Tu l'as manifesté envers nous. Seigneur nous chérissons Ta parole; merci parce que Tu as pris la responsabilité de l'accomplir dans notre vie. Tu as dit que Tu allais Te révéler à nous, alors dirige une nouvelle fois les yeux de notre coeur vers le Seigneur Jésus. Nous nous attendons à Toi et Te remercions pour chaque partie de la Bible, et tout particulièrement pour le livre d'Hébreux. Merci de guider notre méditation. Nous le demandons dans le nom merveilleux de Jésus. Amen.


RÉSUMÉ

    Nous sommes arrivés dans le chapitre 11 et comme vous le savez, c'est le chapitre d'Hébreux qui nous parle de la foi. Je crois que dans ce chapitre, Dieu nous donne le plein développement de ce que signifie vivre par la foi. Si vous désirez avoir le plein développement de ce qu'est la résurrection, vous devez lire 1 Corinthiens 15. Si vous désirez avoir le plein développement de ce qu'est l'amour, vous devez lire 1 Corinthiens 13. De la même manière, ce chapitre contient le plein développement de la foi.
    A la fin de ce chapitre, Dieu nous parle de la foi active dans les versets 11:33-35 et de la foi passive dans les versets 11:36-40. La foi active est la foi qui agit, c'est ce que l'on fait. Nous vivons par la foi, nous agissons. La foi passive, c'est ce que l'on nous fait. Parfois, nous ne faisons rien du tout, nous sommes simplement assis et les choses arrivent. Nous avons besoin de la foi dans les deux cas, nous avons besoin de faire confiance au Seigneur. Rappelez-vous que la foi n'est pas plus grande que l'objet dans lequel on met sa foi. Ce qui fait que la foi est grande, c'est Christ. Nous faisons confiance à Christ. L'important n'est pas notre confiance, mais Celui en Qui nous la mettons. Par conséquent, une petite foi est suffisante lorsque l'on a un grand Christ. C'est pour cela que Christ a dit que nous n'avons besoin que d'une foi de la taille d'une graine de moutarde. C'est parce que c'est l'objet de notre foi qui est important.
    En parcourant ce merveilleux chapitre, nous avons restreint notre étude à ces deux faits. L'un vient de Romains 10:17 qui dit: « La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. » On peut également comprendre « de la révélation de Christ. » En d'autres termes pour avoir la foi, il faut avoir une Parole de Dieu. S'il n'y a pas de Parole, il ne peut pas y avoir de foi. Nous avons besoin d'une révélation qui nous soit envoyée du ciel. Il faut qu'elle vienne de là-haut. Cela ne doit pas venir de notre raisonnement, de notre logique ou de nos propres conclusions. Cela n'est pas la foi. Cela ne doit pas venir de notre imagination ou de notre ressenti. Cela ne doit pas venir de notre éducation, parce que mes parents me l'ont dit et que les ancêtres nous l'ont enseigné. C'est Dieu Lui-même qui doit parler. Notre foi doit donc se reposer sur Christ et sur une Parole que Dieu a donnée. Cela peut être un commandement, une promesse, une révélation ou quelque chose de semblable.
    Le deuxième fait se trouve dans le verset 11:1 qui dit: « Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. » La foi est en lien avec des choses invisibles. C'est l'opposé de la vue. Nous marchons par la foi, pas par la vue. Je vous ai parlé des trois expressions que Dieu utilise pour parler de « choses invisibles. » Premièrement, il s'agit de choses qui n'existent pas. Dieu a créé ce monde à partir de choses qui n'existent pas. Deuxièmement, il s'agit de choses futures. Si une chose est future, nous ne la voyons pas, elle est invisible. Troisièmement, il s'agit de choses spirituelles et éternelles. Ce sont des choses que nous ne pouvons pas voir avec nos yeux naturels. La foi doit avoir une de ces choses ou toutes pour être la foi.
    Bien entendu, il ne s'agit pas de mettre sa foi en rien, dans le futur ou dans les choses spirituelles. Le verset 11:27 dit: « C'est par la foi qu'il quitta l'Égypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. » Voici Celui qui est votre invisible. C'est le Seigneur Lui-même.
Pour l'instant, nous avons considéré les quatre premières illustrations. Nous avons vu la création au verset 11:3, Abel au verset 11:4, Hénoc dans les versets 11:5-6 et Noé au verset 11:7. Considérez le verset 11:6 qui dit: « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Comme la foi est en tout point liée à Christ, Il est l'objet de notre foi, c'est Lui qui est l'invisible. C'est cela qui plaît à Dieu. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Si nous désirons un jour plaire à Dieu, nous devons vivre par la foi.
    Selon ces quatre premières illustrations, nous plaisons à Dieu lorsque nous n'apportons rien, de la même manière que la création, qui a été faite à partir de rien. Nous plaisons à Dieu lorsque nous offrons Christ, nous voyons cela avec Abel qui a offert Christ sous l'image d'un agneau. Nous plaisons à Dieu lorsque nous marchons avec Lui, nous voyons cela avec Hénoc qui a marché avec Dieu. Nous plaisons à Dieu lorsque nous recevons une révélation de Christ, de la même manière que Noé a reçu la révélation de l'arche. Tout est en lien avec Christ. La foi, c'est Lui faire confiance de telle sorte que nous puissions Le voir.
    Pour terminer ce résumé, j'aimerais citer 1 Pierre 1:6-9: « C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. »
    Voici comment je résume cela avec mes propres mots. Même lorsque Dieu teste votre foi, même lorsqu'Il semble si loin et que vous vous sentez si confus, vous L'aimez encore même si vous ne pouvez pas Le voir. Vous Lui faites confiance même si vous ne pouvez pas encore Le voir. Et lorsqu'Il se manifeste enfin, et je ne parle pas là de Sa seconde venue, je veux parler de lorsqu'Il se révèle Lui-même, alors vous expérimentez également ce merveilleux salut et vous serez transformés par cette révélation.
    Cela nous amène à une nouvelle illustration. Dans cette leçon et dans la suivante, nous allons considérer la foi d'Abraham. Le Saint-Esprit nous donne deux illustrations concernant la vie d'Abraham, son départ de la Mésopotamie et le sacrifice d'Isaac. Ces deux illustrations sont entrecoupées par une illustration concernant Sarah. Une des raisons pratiques pour laquelle le Saint-Esprit a fait cela, est parce qu'Il ne prend pas comme allant de soi le fait que vous connaissiez les histoires de l'Ancien Testament. Si le Saint-Esprit avait simplement dit: « Voici Abraham le pèlerin, il a tout quitté » et qu'ensuite Il dise: « Voici maintenant Isaac », vous seriez tentés de dire: « Mais qui est Isaac? » C'est pour cela qu'entre ces deux illustrations, Il nous parle de la naissance d'Isaac à travers la foi de Sarah. C'est pour cette raison qu'Il a fait cela de cette façon.
    Ceci dit, il se peut qu'il y ait plus que cela et que j'ai peut-être tort de vouloir mettre ces deux illustrations ensemble. Nous n'allons pas considérer ces trois illustrations dans l'ordre où Dieu les a données, mais nous considérerons d'abord les deux illustrations concernant Abraham puis celle sur Sarah.
    Très bien, considérons la première illustration concernant Abraham. Les versets 11:8-10 disent: « C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait. C'est par la foi qu'il vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. »
    Après avoir décrit la foi d'Abraham en tant que pèlerin, l'auteur nous dit qu'Abraham n'était pas le seul à avoir cette foi de pèlerin. Voici ce que disent les versets 11:13-16: « C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. » Les versets 11:8-10 commencent en disant: « C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit… » J'aimerais vraiment que cela soit vrai dans ma vie. J'aimerais obéir dès que Dieu m'appelle.
    Il y a certaines informations sur Abraham que l'on ne trouve ni dans le récit de la Genèse, ni dans celui d'Hébreux. Alors qu'Etienne rappelle l'histoire d'Israël dans Actes 7, il nous donne des informations complémentaires. Voici ce que dit Actes 7:2-4: « Étienne répondit: Hommes frères et pères, écoutez! Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu'il s'établît à Charan; et il lui dit: Quitte ton pays et ta famille, et va dans le pays que je te montrerai. Il sortit alors du pays des Chaldéens, et s'établit à Charan. De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays que vous habitez maintenant. »
J'aimerais souligner l'expression: « Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu'il était en Mésopotamie. » On ne nous dit pas comment cela est arrivé. Est-ce que cela a été un rêve, une vision, une apparence physique ou une intuition intérieure? Nous ne le savons pas. Mais nous savons que c'est central pour la foi. L'histoire d'Abraham n'a pas commencé avec Dieu qui a appelé et Abraham qui a obéi. Non, voilà comment cela a commencé: le Dieu de gloire lui est apparu, Dieu l'a appelé et ensuite il a obéi.
    L'apparition du Dieu de gloire a tout déclenché. Genèse 12:4 dit: « Abram partit, comme l'Éternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu'il sortit de Charan. » Vous voyez, Hébreux ne nous dit pas quel âge il avait. Nous ne savons pas combien de temps il est resté à Charan. C'est là où son père est décédé. Abraham avait donc à peu près soixante ans lorsque Dieu lui est apparu. Nous avons besoin de ces deux faits pour bien comprendre Hébreux. Premièrement, le Dieu de gloire lui est apparu et deuxièmement, il avait à peu près soixante ans lorsque Dieu lui est apparu.
    Reprenons maintenant Hébreux 11:8-10: « C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait. C'est par la foi qu'il vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. »
    J'aime faire référence à la foi d'Abraham en tant que la foi du pèlerin. Vous pouvez voir d'où je tire cela. Le verset 11:9 dit: « Il vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes. » Vous voyez, une maison a des fondations. Mais une tente n'a que des pieux et des cordes, elle n'a pas de fondations. En vivant sous une tente, Abraham disait: « Je ne vis pas ici. Je ne fais que passer. Ce monde n'est pas ma maison, je ne fais que passer. » Voilà ce que disait Abraham. 
                   IL N'Y A PAS DE FONDATION POUR LE CHRÉTIEN SUR LA TERRE  

    Voici maintenant un fait intéressant. Genèse 23 nous parle de la seule propriété qu'Abraham n'ait jamais eue. Il a acheté un morceau de terre, c'était le champ de Macpéla. Savez-vous pourquoi il a acheté cette terre? Cela fut pour enterrer sa chère femme Sarah. Il n'a jamais possédé de maison. Il n'a jamais rien possédé. Le principe ici est que la seule chose que ce monde ait à nous donner est un coin de terre pour être enterrés. La seule chose que ce monde ait à nous offrir est une place dans un cimetière. Abraham a vécu en tant que pèlerin, il ne faisait que passer, il ne possédait rien sur la terre si ce n'est une tombe.
    Le verset 11:16 dit: « Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. » Il recherchait cette cité qui a des fondations. Le verset 11:10 dit: « Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. » Par sa foi, Abraham illustre pour nous cette grande vérité, lorsque le Dieu de gloire apparaît et que nous Lui répondons par la foi, Dieu fait de nous des pèlerins. Dès que nous voyons le Dieu de gloire, nous ne vivons plus réellement ici. Abraham a vécu sur terre, mais pas réellement. C'est illustré par sa tente et ses déplacements constants. Son cœur était là où était son trésor, son cœur n'était plus vraiment là. Son corps était encore ici, sa famille était encore ici, sa tente était encore ici. Mais son cœur n'a jamais pu trouver de repos ici. Il n'y a pas de fondation dans ce monde. Voilà ce qu'Abraham illustre pour nous. Abraham recherchait une cité qui a des fondations, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur.
    Je vais maintenant parler comme un fou, mais si Hébreux 11 n'avait pas été écrit et que Dieu était venu vers moi pour me demander: « Ed, voici ce que j'aimerais faire. J'aimerais écrire un chapitre sur la foi et j'aimerais que tu m'aides. J'aimerais que tu parcoures la Bible et que tu choisisses quelqu'un qui puisse illustrer ce qu'est un pèlerin. » Eh bien, je n'aurais pas choisi Abraham. Je ne sais pas qui j'aurais choisi. Peut-être que j'aurais proposé Lazare le mendiant de la parabole de Jésus, en Luc 16, qui était couvert d'ulcères. Il est clair que lui n'avait pas de maison ici sur terre et il a dû être heureux de la quitter. Cet homme aurait sûrement été un bon exemple de ce qu'est un pèlerin. Peut-être que j'aurais également choisi Job. Il n'a pas eu des moments faciles dans sa vie, il était assis sur la cendre en train de se gratter avec un tesson. Peut-être que lui aurait pu faire un bon exemple de pèlerin? Ou alors si je réfléchissais davantage, je pourrais proposer Salomon. Parce que Salomon avait tout et était décidé à tester ce que ce monde pouvait procurer, mais il a vu que tout était vanité des vanités et poursuite du vent. Comme il a découvert que tout cela n'était que poursuite du vent, il se peut que lui aussi ait été un bon pèlerin. J'aurais pu aussi choisir Jean le Baptiste qui a choisi de dire: « Ce monde ne signifie rien pour moi, je préfère manger des sauterelles et du miel. »
    Mais Dieu n'a pas choisi le mendiant Lazare, Job qui souffrait, Salomon une personne insatisfaite ou Jean le Baptiste, celui qui était séparé ou quelqu'un comme cela. Non, soyez attentifs parce que c'est important, Dieu a choisi Abraham le millionnaire! Abraham était une des personnes les plus riches qui ait jamais vécu. Par conséquent, nous ne disons pas que pour être un pèlerin, vous ne devez rien posséder. J'ai entendu des personnes parler comme cela. Certains disent: « Je suis un chrétien. Je dois conduire un vieux tacot et je dois vivre dans une cabane. Je suis juste un simple chrétien. » Non, vous pouvez être millionnaire et pourtant être un pèlerin. Le fait d'être un pèlerin est lié au coeur. Je suis si reconnaissant que Dieu ait choisi Abraham pour illustrer la vie de pèlerinage.
    Le contraste que donne Genèse est: « Soyez un pèlerin comme Abraham et pas un colon, quelqu'un qui s'établit, comme Lot. » L'histoire d'Abraham et celle de Lot vont ensemble car nous sommes des pèlerins et pas des colons qui nous installons dans cette vie. Hébreux ne mentionne pas le côté colon, je vais donc laisser cela de côté. Ceci dit, qu'est-ce qui faisait qu'Abraham était un pèlerin? Si je ne regarde que le verset 11:8, je vois que Dieu l'a appelé et qu'il a obéi et alors mes yeux peuvent se tourner vers Abraham ou vers sa foi, et il se peut que je lui donne tout le crédit. Il se peut qu'alors je dise: « J'aimerais tellement avoir une foi comme la tienne. Abraham, tu es merveilleux, Dieu t'a appelé et tu as obéi. »
    D'un point de vue terrestre, cela a été une décision qui a impliqué beaucoup de choses. Nous, nous lisons cela à la légère: « Dieu l'a appelé et il a obéi. » Il a quitté Ur en Chaldée. C'était une des grandes villes de l'époque. Les archéologues ont fait des fouilles sur ces sites et ils ont réalisé que c'était une cité très développée. Ils ont retrouvé des tombes royales, des palais, des armes en or, des instruments de musique, le reste d'une bibliothèque et de merveilleux bijoux. Et nous, nous lisons simplement: « Abraham se leva et partit. » Pour Abraham, quitter Ur, c'était comme quitter New York, Los Angeles, Londres, Paris ou Tokyo. C'est comme quitter tout un monde d'opportunités. Il s'est simplement levé et il est parti. Il a quitté sa famille, il a quitté ses amis, il a quitté son emploi, il a quitté tout un tas d'avantages de cette vie d'un point de vue terrestre.
Pouvez-vous imaginer Abraham après que le Dieu de gloire lui soit apparu et lui dise: « Allez Abraham, il faut que tu t'en ailles. » Pouvez-vous l'imaginer rentrer à la maison et annoncer cela à sa famille et à ses amis. Voilà le dialogue qui aurait pu s'engager:
- Oh, cela semble vraiment excitant. Où vas-tu?

- Je ne sais pas.
- Combien de temps vas-tu être parti?
- Je ne sais pas.
- Où vas-tu vivre?
- Je ne sais pas.
- Comment vas-tu pourvoir au besoin de ta famille?
- Je ne sais pas.
- Qu'est-ce que tu vas faire?
- Je ne sais pas.
- Pourquoi pars-tu?
- C'est Dieu qui m'a dit de le faire. » 

    Voilà le témoignage de cet homme. Comme je l'ai dit, si tout ce que vous aviez était le verset 11:8, vous pourriez le féliciter et dire à quel point c'est un grand homme. Vous diriez sûrement: « J'aimerais aussi être comme cela. » La Bible dit que son père et son neveu sont partis avec lui. Mais combien de personnes non sauvées dans sa famille a-t-il laissées derrière lui? Cela a dû être une chose terrible. Je pense que vous devez avoir un fardeau pour vos bien-aimés qui ne connaissent pas Jésus, moi j'en ai un. Ce n'est pas facile à faire. Selon Josué 24:2, nous savons que sa famille n'était pas pieuse. Ils étaient idolâtres. Les païens avaient des dieux appelés les théraphims. Nous savons également que Sarah ne pouvait pas avoir d'enfant et ce n'était pas non plus facile. Ensuite, alors qu'ils étaient à Charan, Térach le père d'Abraham est mort. Cela a aussi été une période difficile pour Abraham.
    Ensuite où est-il allé? Rappelez-vous que le pays était rempli de Cananéens. Imaginez quelqu'un venir avec sa tente et s'installer sur votre terrain avec tous ses troupeaux, vous ne seriez sûrement pas très contents. Il en avait tellement que lui et Lot ont dû se séparer. Il était sur la propriété de quelqu'un d'autre et ces Cananéens n'étaient pas des plus tendres. Il devait surveiller ses avants et ses arrières à tout instant. C'est pour cela que je dis que si c'est tout ce que nous avions, je pourrais louer Abraham et dire: « J'aimerais tellement être comme Abraham. J'aimerais avoir une foi comme lui. » Mais un homme ne se lève pas et ne part pas tout simplement comme cela. Quelque chose doit le toucher. Et nous savons naturellement ce que c'est.

 LA FOI COMMENCE TOUJOURS AVEC UNE RÉVÉLATION DE DIEU  

    J'aimerais vous rendre attentifs à cela parce que le point de départ de la foi d'Abraham n'a pas été l'obéissance. Le point de départ de la foi d'Abraham est ce qu’Étienne nous dit en Actes 7:2: « Le Dieu de gloire est apparu à notre Père Abraham. » Sans la révélation du Dieu de gloire, il n'y aurait jamais eu de pèlerin. Cela n'a pas commencé avec Abraham, cela n'a pas commencé avec l'obéissance ou la soumission, et cela n'a sûrement pas commencé avec la foi. Tout commence avec l'apparition de Dieu.
    Il y a un chant que l'on chante parfois et qui dit:

Vers Jésus, lève les yeux,
Contemple son visage merveilleux,
Et les choses de la terre pâliront peu à peu,
Si tu lèves vers Jésus les yeux...
 
    Mais voilà l'autre côté, si nous levons les yeux vers Jésus pour Le contempler, les choses de Dieu grandiront de plus en plus. C'est ce qui est arrivé à Abraham. La foi commence toujours avec une révélation de Dieu. C'est pour cela que votre Bible commence ainsi: « Au commencement Dieu. » C'est vrai dans la nature et c'est vrai dans la grâce. C'est toujours Dieu, qui intervient le premier, Il est la Source.
    Vous voyez, Abraham n'a pas participé à une réunion de réveil en se disant: « Oh, oh, je crois que Dieu m'appelle maintenant et je ferais bien de quitter Ur. » Il ne participait pas à une journée de prière particulière, il n'était pas en train de suivre une liste de disciplines particulières, en espérant que quelque chose de spirituel allait se passer. Le Dieu de gloire s'est juste manifesté. Et je puis vous dire que c'est une chose merveilleuse lorsqu'Il intervient et la seule raison pour laquelle Il intervient se trouve dans Deutéronome 7:7-8. Ce verset dit: « Dieu m'aime parce qu'Il m'aime. » Y a-t-il un meilleur verset que celui-là? Dieu m'aime parce qu'Il m'aime et c'est pour cela qu'Il se manifeste.
    J'aime ce drôle de verset en Jean 8:56 qui dit: « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. » Je pense que lorsque le Dieu de gloire est apparu à Abraham, c'est le Seigneur Jésus-Christ qui est apparu à Abraham. Entendant cela, les juifs furent si furieux contre Jésus qu'ils prirent des pierres pour le lapider, parce qu'Il se faisait ainsi Lui-même Dieu. C'est donc voir Christ qui crée en nous un cœur de pèlerin. Je ne deviens pas détaché de ce monde, parce que j'ai beaucoup de foi et que je suis soumis. Je deviens détaché de ce monde, lorsque je vois le Seigneur et ainsi les choses du monde pâlissent.

NOTRE SYSTÈME DE VALEUR CHANGE LORSQUE NOUS TOURNONS NOS YEUX  VERS  JÉSUS

     La même chose est arrivée à l'apôtre Paul. Vous rappelez-vous de son témoignage dans Philippiens 3? Philippiens 3:7-10 dit: « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. »
    Comment se fait-il qu'Abraham soit tout d'un coup devenu un pèlerin? C'est au moment où il a vu Christ qu'il s'est rendu compte que la terre n'avait plus rien à lui apporter si ce n'est une tombe. De même, Paul était sur le chemin pour aller à Damas et tout d'un coup il a vu la gloire du Seigneur, et alors il s'est écrié: « Tout n'est que boue. » Comment se fait-il que leur système de valeur ait changé si radicalement? La réponse: il faut tourner vos yeux vers Jésus et les choses de la terre pâliront. La vanité, le vide, la fausse gloire de ce monde deviennent évidents lorsque nous voyons le Seigneur.
    C'est si différent de ce que vous entendez souvent dire comme: « Ne soyez pas matérialistes. Laissez-tomber tout cela. Soumettez tout cela au Seigneur. » Et ensuite les gens s'écrient: « Oh, mais c'est si dur! C'est si dur d'abandonner ma maison et ma voiture au Seigneur. » Laissez-moi vous dire cela: si vous pensiez vraiment dans votre cœur que tout ce que vous possédez n'est que de la boue, auriez-vous beaucoup de mal à soumettre tout cela au Seigneur? Imaginez que quelqu'un vienne chez vous et dise: « J'aimerais que vous me donniez vos ordures? » Vous n'auriez pas beaucoup de mal à donner vos ordures! Personne ne refuse d'abandonner une chose, si quelque chose de plus grand lui est offert à la place.
    Imaginez que quelqu'un soit prêt à vous donner 100 euro pour une pièce de 1 euros. Est-ce que vous seriez prêts à le donner? Si je m'engageais à vous donner 1 million d'euros en échange de vos 100 euros, auriez-vous du mal à abandonner cela? Je pense que vous avez saisi ce que j'aime à souligner. Ce que j'essaye de dire est que la soumission est difficile, si vous ne voyez pas le Seigneur. C'est une terrible lutte, si vous n'avez pas vu le Seigneur. C'est pour cela que les gens ont tant de luttes. Il faut que vous puissiez voir le Seigneur.
    Hébreux 11:13 nous rend attentifs au fait qu'il ne s'agit pas que d'Abraham, mais de tous les chrétiens. Ce verset dit: « C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. » Tous ceux qui voient réellement Jésus le Dieu de gloire, deviennent des pèlerins de coeur. Et un pèlerin de coeur est simplement quelqu'un qui ne fait que passer et il sait qu'il n'y a rien ici bas. Voici donc la définition d'un pèlerin: c'est quelqu'un qui a répondu par la foi à l'apparition du Seigneur.

UN PÈLERIN VIT UNE VIE DE CONFIANCE

    Ainsi donc, un pèlerin est quelqu'un qui a vu Jésus et qui l'a pleinement reçu. Laissez-moi vous donner deux caractéristiques d'une vie de pèlerin illustrée par Abraham. Premièrement, un pèlerin vit une vie de confiance. Hébreux 11:8 dit: « C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait. » Abraham n'avait aucune idée de ce qui l'attendait lorsque Dieu l'a appelé. Il ne savait pas que son voyage allait commencer par les funérailles d'un de ses bien-aimés. Il ne savait pas que quelques temps plus tard, Dieu allait lui envoyer une terrible famine. Il ne savait pas qu'il allait se retrouver dans de fâcheuses et honteuses situations, en mettant sa femme entre les mains d'hommes mal intentionnés.
    Il ne voyait pas le futur. Il ne savait pas que d'ici quelques temps, il allait être impliqué dans une grande guerre et qu'il allait devoir combattre cinq armées, juste avec ses serviteurs. Il ne savait pas que tout cela allait arriver. Il ne savait pas que le roi de Sodome allait venir et essayer de le tenter avec les choses de ce monde. Il ne savait pas qu'il allait tomber dans le péché en essayant d'aider Dieu avec Agar. Il ne savait pas tout ce qui l'attendait. Il a fait confiance au Seigneur et il est parti. Il ne savait pas qu'un jour, il allait manifester de l'hospitalité envers des anges. Il ne savait rien de tout cela. Et nous ne savons pas non plus ce qui va nous arriver. C'est cela une vie de pèlerin. Vous ne savez pas ce qui va se passer durant cette journée ou la semaine prochaine. Par conséquent, un pèlerin fait confiance à Dieu concernant ce que l'on ne voit pas, le futur, ce qu'on ne sait pas.
    Je ne sais rien de ce qui arrivera demain, mais cela importe peu, je sais Qui tient les lendemains dans Sa main. Je pars avec Son autorité. La clé pour être guidé n'est pas la volonté de Dieu. Ne courez pas après la volonté de Dieu. Vous êtes en danger si vous commencez par rechercher la volonté de Dieu. A la place, recherchez le Dieu dont c'est la volonté et vous ne raterez jamais la volonté de Dieu. Proverbes 3:6 dit: « Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » Le Psaume 23 dit: « Le Seigneur est mon berger... Il me dirige près des eaux paisibles... Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice. » La seule façon de ne pas rater l'endroit où Il me guide est de suivre le Guide. Par conséquent, oublier de suivre le Guide mène simplement au désastre.

UNE VIE DE PÈLERINAGE EST UNE VIE DE « FAIM ET DE SOIF SPIRITUELLES » 

     Voici la seconde caractéristique. Une vie de pèlerinage est une vie de désir, de faim, de soif et de recherche. Je vous ai dit que le corps d'Abraham était sur terre, mais son cœur n'était pas ici-bas. Il était dans une autre place, assis avec Christ dans les lieux célestes. Sa pensée et son affection étaient sur les choses d'en-haut. Nous vivons ici, mais il n'y a pas ici de raison pour laquelle nous devrions vivre. Nous sommes des pèlerins, des étrangers, des gens qui ne font que passer. Nous lisons dans les versets 11:9-10: « C'est par la foi qu'il vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. »
    Vous voyez, sa tente n'avait que des pieux et des cordages, mais il désirait des fondations. Dans son cœur il désirait être stable, solide et sûr, il désirait des fondations, celles dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Ne pensez pas que parce qu'il habitait sous une tente, il ne s'intéressait pas aux fondations. S'il désirait des fondations, c'est qu'il désirait être stable et solide. Pour utiliser un terme du Nouveau Testament, il désirait demeurer. Il ne désirait pas s'installer comme un colon dans cette vie, mais il désirait demeurer et être stable. Celui qui a un cœur de pèlerin vit ici dans une tente.
    En l'an 2000, lorsque j'ai eu mon attaque cardiaque, j'ai eu un appel téléphonique d'un ami et il ne m'a pas dit: « Je prie pour toi ou quelque chose comme cela. » Vous savez ce qu'il m'a dit: « Eh! Ed, j'ai entendu dire que tu as une déchirure dans ta tente. » Il avait tout à fait raison, j'avais une déchirure dans ma tente. Nous ne sommes que dans une tente et c'est pour cela qu'en 2 Pierre 1, Pierre écrit qu'il est dans une tente et qu'il va la quitter subitement. Il était sur le point de mourir et d'aller avec le Seigneur pour être toujours avec Lui. Nous ne sommes que dans une tente et nous ne faisons que passer.
    Laissez-moi encore faire une remarque au sujet de deux mots. Abraham désirait avoir une fondation et pour avoir cette fondation, il savait qu'il avait besoin d'un architecte et d'un constructeur. L'architecte est celui qui prépare et trace les plans. Et le constructeur est celui qui prend le plan et qui l'exécute. L’Architecte est la source et Abraham dit que la seule façon pour avoir une fondation, c'est qu'il ne soit pas lui-même la source de sa propre vie. Il reconnaît son besoin d'un Architecte. Il a besoin de Quelqu'un qui a un objectif, une volonté et un plan. Il désire une sûre fondation. Et une fois qu'il a un plan, Abraham dit qu'il a également besoin d'un Constructeur.
    Je ne pense pas que je fais violence à ce passage, si je remplace le mot « cité » par d'autres. Le mot « cité » n'est qu'une illustration. Abraham recherchait une cité, parce qu'Abraham ne faisait que passer. Mais vous pouvez remplacer ce mot « cité » par d'autres. Par exemple, certains pèlerins pourraient dire: « J'ai besoin d'une épouse qui a des fondations, dont l'architecte et le constructeur est Dieu. » D'autres pourraient dire: « J'ai besoin d'un époux qui a des fondations, dont l'architecte et le constructeur est Dieu. » D'autres encore pourraient dire: « J'ai besoin d'une église qui a des fondations, dont l'architecte et le constructeur est Dieu. » D'autres pourraient dire: « J'ai besoin d'un ministère qui a des fondations, dont l'architecte et le constructeur est Dieu. » D'autres pourraient dire: « J'ai besoin d'une famille qui a des fondations, dont l'architecte et le constructeur est Dieu. » Par conséquent, de la même façon que Dieu est celui qui planifie, Il doit également être le constructeur.
    Laissez-moi terminer avec cette illustration. Qu'est-ce que cela signifie que d'avoir Dieu en tant que constructeur? La vie chrétienne peut être vécue sur la base d'un de ces deux principes. Si vous êtes chrétiens, vous vivez soit sur la base du principe de l'arbre de Noël, soit sur le principe de l'arbre fruitier. Je vais vous expliquer ce que je veux dire par cela. Nous sommes familiers avec ce qu'est un arbre de Noël. Un arbre de Noël est une chose merveilleuse, qui est créé par l'inventivité et la créativité des hommes. Nous faisons de belles choses en suspendant des décorations un peu partout sur l'arbre. Nous répartissons des boules, des guirlandes et des sucreries sur l'arbre. Et tout en-haut de l'arbre, nous mettons une étoile ou un ange. Si c'est bien fait, cela peut être très joli. Mais pourtant c'est tout ce qu'il y a de plus mort. C'est juste un arbre mort. Tout ce que vous avez mis sur l'arbre pour le rendre plus joli, mais n'a pas réellement changé l'arbre, n'est-ce pas? L'arbre est simplement un arbre.
    Nous nous donnons beaucoup de peine pour accrocher des choses tout autour de notre arbre à nous. Ainsi nous suspendons une étude biblique par ici et une méditation par là. Nous accrochons une prière par ici et un temps de communion par là en allant à l'église et tout ce genre de chose. Il y a des milliers et peut-être des millions de chrétiens arbres de Noël. Le chrétien arbre de Noël est celui qui a accroché des doctrines par ici, la mission par ici, la communion par là, la discipline spirituelle par là, les dons spirituels par ici et la bonne gestion des biens ici. C'est un arbre qui semble si beau. Il semble si beau que les gens vont venir et dire: « Oh, quel bel arbre! Quel bel arbre! Si seulement je pouvais moi aussi avoir tout cela. Quelle foi! Si seulement je pouvais avoir une foi comme la vôtre. Vous connaissez si bien la Bible. Si seulement je connaissais la Bible comme vous. Et votre vie de prière! Vous devez avoir un monopole sur Dieu. »
    C'est de cette façon que vivent la plupart des chrétiens, mais pas le pèlerin. Le pèlerin dit: « J'ai besoin d'un architecte et d'un constructeur. J'ai besoin de quelqu'un qui bâtisse, je n'ai pas besoin de suspendre les choses. » L'autre façon de vivre est selon le principe de l'arbre fruitier. Vous savez ce qu'est un arbre fruitier. Vous avez peut-être un arbre fruitier sur votre propriété, ou vous connaissez quelqu'un qui en a un. Un arbre fruitier a également des choses sur ses branches, mais personne ne les a mises sur les branches. Ses fruits sont arrivés à travers un principe qui s'appelle la vie. Cette vie est venue à travers l'arbre, puis les branches et elle a produit un fruit qui porte la semence pour davantage de vie. Voilà ce qu'est le fruit et la vie.
    Le pèlerin est simplement dans une tente, il ne fait que passer et il désire cet arbre qui porte le fruit de l'amour et avec l'amour, il y a toutes ces décorations que sont la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la miséricorde, la gentillesse et le contrôle de soi. Son arbre est merveilleux, mais c'est parce que Dieu en est le constructeur. Ainsi Abraham disait: « Je n'ai pas de fondation ici. J'ai rencontré le Dieu de gloire. Lorsque je l'ai rencontré, tout est devenu clair. Je sais maintenant ce qui a de la valeur et ce qui n'est que de la boue, je mets tout de côté pour le privilège de connaître Christ Jésus mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout. Et maintenant je recherche une cité, une famille, un ami, un ministère, un mari, une épouse, toutes choses qui a des fondations. » Et comment savez-vous si quelque chose a des fondations? C'est lorsque Dieu a planifié la chose, lorsqu'Il est l'architecte et également le constructeur. Que Dieu puisse manifester cela en nous. Nous n'en avons pas fini avec Abraham, parce que dans Hébreux 11, Dieu l'utilise pour illustrer la foi d'une autre façon, lorsqu'il offre Isaac. Nous verrons cela la prochaine fois.

    Prions:  Père, nous Te remercions pour cette illustration de la foi. Merci parce que tout cela ne dépend pas d'Abraham, ne dépend pas de son obéissance, ne dépend pas de sa soumission, mais cela dépend de Toi, de Celui qui apparaît comme le Dieu de gloire et qui transforme notre vision, notre coeur et qui nous transforme en pèlerin. Seigneur nous désirons avoir des fondations, de la stabilité dans ce monde instable. Nous savons que nous ne faisons que passer. Sois l'architecte de toutes choses dans nos vies. Sois le constructeur de toutes choses dans nos vies. Aide-nous à vivre selon le principe de l'arbre fruitier. Nous le demandons dans le nom merveilleux de Jésus. Amen.


vendredi 29 novembre 2013

(21) HÉBREUX - HENOC ET NOE (Hébreux 11:5-7) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingt-et-unième leçon sur cette merveilleuse épître aux Hébreux.

    Prions: Père, nous Te remercions pour le Seigneur Jésus et pour le Saint-Esprit qui vit dans nos coeurs. Nous Te remercions Seigneur parce que notre Père nous révèle ces choses à travers le Saint-Esprit. Rends-nous capables de voir par la foi notre Seigneur Jésus de façon plus claire encore. Nous Te remercions pour chaque partie de la Parole et tout spécialement pour Hébreux 11. Nous Te demandons maintenant de nous guider dans notre méditation, alors que nous nous focalisons sur Christ dans ce merveilleux passage. Nous le demandons dans le nom merveilleux de Jésus. Amen.

RÉSUMÉ

    Hébreux 11 est la grande transition entre les dix premiers chapitres qui sont doctrinaux et les chapitres 12 et 13 qui sont pratiques. Bien entendu, ce qui rend les choses doctrinales pratiques est la simplicité de la foi. C'est ce chapitre qui parle des personnes de l'Ancien Testament qui ont laissé de côté l'ancien système et qui ont mis leur confiance dans le Seigneur pour vivre par la foi. Un de nos objectifs est de voir pendant quelques instants chacune des illustrations d'Hébreux 11. Dieu les a sélectionnées et nous désirons donc voir ce qu'Il a voulu mettre en lumière à travers elles, au sujet de l'histoire de la rédemption. Dans notre approche de ces illustrations, nous avons souligné cinq observations générales au sujet du chapitre dans son ensemble.

DIEU TROUVE SA SATISFACTION DANS SON FILS ET DANS CEUX QUI METTENT LEUR FOI EN SON FILS

    Nous savons à quel point la foi est importante et même indispensable. Hébreux 11:6 dit: « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Il n'est pas dit que cela est improbable ou difficile. Il est impossible de plaire à Dieu sans la foi. La raison en est simple: c'est parce que Dieu est satisfait avec Son Fils. Matthieu 3:17 dit: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon plaisir. » C'est parce que Jésus est l'objet de la foi que Dieu est satisfait par notre foi en Christ. C'est parce qu'elle se focalise sur Christ qui est l'objet de la foi. Dieu est satisfait avec son Fils et lorsque nous mettons notre foi en Son Fils, Il est satisfait avec nous.
    J'aime exprimer Hébreux 11:6 de cette manière: « Sans la foi il est impossible... » et m'arrêter là. Qu'est-ce qui est impossible? Toutes choses sont impossibles. Sans la foi tout est impossible. La vie chrétienne est impossible sans la foi. Comprendre la Bible est impossible sans la foi. Le Grand Commandement est impossible sans la foi. Obéir à Dieu, marcher dans Sa volonté est impossible sans la foi. Sans la foi, tout est impossible. La foi satisfait Dieu parce qu'elle est focalisée sur Christ. Nous avons besoin de la foi, c'est la seule possibilité que Dieu ait donnée par laquelle nous puissions plaire à Dieu.
    J'aimerais vous rappeler que la foi est un de ces mots, comme la crainte de Dieu, qui ne peut qu'être décrit, il ne peut pas être défini. Ce n'est pas possible, c'est trop grand. Vous ne pouvez pas mettre de limites autour du mot foi. Les définitions sont trop limitatives. Par conséquent, Dieu décrit toujours à nouveau la foi. Vous avez dix-sept descriptions différentes de la foi. La foi, c'est manger. La foi, c'est venir. La foi, c'est boire. La foi, c'est croire. La foi, c'est nettoyer. La foi, c'est entendre. La foi, c'est obéir. La foi, c'est recevoir. La foi, c'est demeurer. Elle est décrite de nombreuses façons, mais fondamentalement la foi c'est focaliser notre attention sur notre Seigneur Jésus-Christ.
    Nous ne pouvons pas voir tous les détails, j'ai donc décidé de me focaliser sur deux choses que l'on trouve dans chacune des illustrations de la foi dans le chapitre 11. La première est exprimée en Romains 10:17: « Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. » La foi vient, mais vous avez besoin d'une parole. La foi vient de ce qu'on entend et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. S'il n'y a pas de révélation de Dieu, il n'y a pas de foi. Il vous faut avoir une révélation de la part du Seigneur pour avoir la foi. Il ne vous faut pas quelque chose qui vienne de la raison ou de l'imagination. Il ne vous faut pas quelque chose que vous receviez de votre frère humain et qui soit purement académique. Il faut que cela vienne des cieux. Il n'y a pas foi indépendamment de la révélation de Dieu.
    S'il en est ainsi, ce n'est pas tellement à cause de la révélation, des paroles, mais à cause de Celui qui se tient derrière tout cela. Comme le dit L’Éternel en Jérémie 1:12: « Je veille sur ma parole, pour l'exécuter. » Si nous pouvons mettre notre confiance dans la Parole de Dieu, c'est parce qu'Il se tient derrière, comme Celui qui est fidèle. C'est Lui qui tient Ses promesses et c'est Lui qui nous permet de faire ce qu'Il dit que nous pouvons faire. Ainsi la foi embrasse cette autorité divine. Voilà la première chose que nous regardons dans chaque illustration, c'est-à-dire où est la parole.
    La seconde chose nous vient du verset 11:1 où il est dit: « Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. » La foi est toujours en relation avec ce qui est invisible, les choses que l'on ne voit pas. 2 Corinthiens 5:7 dit: « Nous marchons par la foi et non par la vue. » Chaque illustration du chapitre 11 ne se base pas uniquement sur une parole de Dieu, mais nous rend également attentifs à une chose invisible.
Rappelez-vous la façon dont la Bible utilise le terme invisible. Elle l'utilise de trois façons différentes. Si cela n'existe pas, c'est invisible. Dieu a créé ce monde à partir de choses qui n'existent pas. C'est quelque chose d'invisible. Si cela est futur, c'est invisible. Et si c'est spirituel et éternel, c'est également invisible. Vous devez avoir une de ces trois choses ou une combinaison de ces trois choses, pour pouvoir parler de foi. En parlant de Moïse Hébreux 11:27 dit: « C'est par la foi qu'il quitta l'Égypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. » Évidemment la chose fondamentale est que lorsque nous regardons aux choses invisibles, qu'elles n'existent pas, qu'elles soient futures, spirituelles ou éternelles, nous finissons par voir Celui qui est invisible. Il s'agit toujours de voir le Seigneur et de fixer nos yeux sur Lui.
    Dans notre dernière leçon, nous avons considéré les deux premières illustrations. Hébreux 11:3 dit: « C'est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles. » Ici l'illustration est bien entendu les choses matérielles, la création physique. Quelle est la parole? Dieu a dit: « Qu'il y ait... » Voilà la parole. Dans cette première illustration, Dieu nous montre à quel point la Parole dite et la Parole vivante sont proches, parce que dans le Nouveau Testament nous voyons que Dieu a tout créé par la Parole et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous. La Parole est une personne. Il a fait les choses invisibles à partir de rien. Dieu a dit: « Qu'il y ait et cela fut. » Voilà pour notre première illustration.
    Par la foi nous comprenons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles. Christ est l'agent de la création, Christ a fait toute la première création à partir de rien. Eh bien ce qui est vrai de l'ancienne création est également vrai de la nouvelle. Nous sommes la nouvelle création. 2 Corinthiens 5:17 dit: « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » C'est la même Parole, Christ qui a fait l'ancienne création, qui fait également la nouvelle, c'est pour cela que Christ travaille en nous. Et Il refait la nouvelle création, de la même manière qu'Il a déjà fait l'ancienne à partir de rien. Il faut toujours qu'Il commence avec « rien. » Voilà l'illustration de la foi dans ce passage.
    Dieu ne vient pas dans votre vie en disant: « Oh, je vois que Tu as de l'amour, mais il n'est pas complet, je vais l'améliorer. Tu as de la patience, mais tu n'en as qu'un peu, je vais donc travailler sur la patience que Tu as. Tu as de la force, mais elle n'est pas suffisante. Tu es faible, je vais venir renforcer ta force. » Non, Il n'agit pas du tout ainsi. Lorsque Dieu vient, c'est parce que vous n'avez pas d'amour, parce que vous n'avez pas de pardon, parce que vous n'avez pas de patience et parce que vous n'avez pas de force. C'est pour cela qu'Il vient faire dans la nouvelle création ce qu'Il a fait dans l'ancienne. Et comme j'ai « plein de riens » à offrir au Seigneur, Il a tous les matériaux bruts dont Il a besoin pour faire beaucoup de choses à partir de rien. La foi croit que Jésus-Christ peut commencer avec rien et faire quelque chose. Voilà l'illustration de Dieu. Voilà la première illustration.
    Nous avons terminé notre dernière leçon en considérant le verset 11:4 qui parle de la foi d'Abel. Hébreux 11:4 dit: « C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c'est par elle qu'il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c'est par elle qu'il parle encore, quoique mort. » Là encore nous nous posons la question: « Où est la parole? » J'ai essayé de vous montrer, la dernière fois, que la parole est venue à travers Adam et Eve, ses parents. Ils ont enseigné à leurs enfants que lorsqu'ils ont péché, un animal avait été tué et qu'ils avaient été revêtus de sa peau, qu'ils ne pouvaient se tenir devant Dieu qu'en ayant un agneau de substitution qui avait été sacrifié à leur place.
    Vous me direz quelle est la chose invisible ici? Eh bien lorsque Abel a offert cet agneau, c'était une image de notre Seigneur Jésus dont l'incarnation n'a eu lieu dans l'histoire que 4 000 ans plus tard. Ce qu'Abel a offert à Dieu c'était Christ. Lorsqu'il a offert l'agneau, c'est Christ qu'il a offert, même s'Il était encore invisible pendant 4 000 ans.

LA FOI D’HÉNOCH

    Cela nous amène à notre troisième illustration, la foi d'Hénoc. Les versets 11:5-6 disent: « C'est par la foi qu'Hénoc fut enlevé pour qu'il ne vît point la mort, et qu'il ne parut plus parce que Dieu l'avait enlevé; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu'il était agréable à Dieu. Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. »
Avant que nous considérions cette illustration, laissez-moi faire quelques observations au sujet d'Hénoc. Lorsque nous parlons d'Hénoc, nous devons déjà bien savoir duquel nous parlons, parce qu'il y a plus qu'un Hénoc dans la Bible. Nous devons donc être bien sûrs que nous parlons tous du même. Il y a plusieurs choses qui sont uniques au sujet de cet Hénoc.
Premièrement, il a été le père de Metuschélah, c'est la personne qui a vécu le plus longtemps sur cette planète. Il a vécu neuf cent soixante-neuf ans. Avant le déluge, tout le monde vivait longtemps. Est-ce que vous vous rappelez la personne citée qui a vécu le moins longtemps? Cela a été son père Hénoc. Hénoc avait trois cent soixante-cinq ans lorsqu'il est mort. Cela correspond à une année pour chacun de nos jours. Par conséquent, Hénoc est connu en tant que père de Metuschélah.
    Deuxièmement, il est également connu comme l'homme qui n'est jamais mort. Genèse 5:24 dit: « Hénoc marcha avec Dieu; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. » Hébreux 11:5 nous donne davantage de lumière sur ce sujet: « Par la foi Hénoc fut enlevé pour qu'il ne vît point la mort, et qu'il ne fut plus trouvé parce que Dieu l'avait enlevé; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu'il était agréable à Dieu. » Selon la Bible, il y a eu deux personnes qui ne sont jamais mortes comme les autres humains. Hénoc était l'une d'entre elles. Il n'est jamais mort. Qui était l'autre? C'est Élie qui a également été élevé au ciel. Comme dans Apocalypse, il est dit qu'à la fin des temps il y aura deux témoins qui viendront du ciel, sur la terre et plus tard ils seront tués. Comme il est également dit dans Hébreux 9:27: « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement », certaines personnes pensent que ce sont eux les deux témoins qui viendront, puis mourront et ressusciteront à nouveau. Personnellement, je ne sais pas si c'est le cas ou pas.
    Dans 2 Rois 2, après qu’Élie fut enlevé au ciel, nous voyons plusieurs fils de prophètes qui ne le croyaient pas. Voici ce que dit 2 Rois 2:16-18: « Ils lui dirent: Voici, il y a parmi tes serviteurs cinquante hommes vaillants; veux-tu qu'ils aillent chercher ton maître? Peut-être que l'esprit de l'Éternel l'a emporté et l'a jeté sur quelque montagne ou dans quelque vallée. Il répondit: Ne les envoyez pas. Mais ils le pressèrent longtemps; et il dit: Envoyez-les. Ils envoyèrent les cinquante hommes, qui cherchèrent Élie pendant trois jours et ne le trouvèrent point. Lorsqu'ils furent de retour auprès d'Élisée, qui était à Jéricho, il leur dit: Ne vous avais-je pas dit: N'allez pas? » Ils ne le trouvèrent pas parce que Dieu avait enlevé Elie au ciel dans un char de feu et dans un tourbillon.
    De la même manière lorsque Hénoc vint à disparaître, on envoya également une équipe pour le rechercher. Vous me direz peut-être: « Mais où as-tu lu cela? » Eh bien, c'est écrit de façon implicite par « et qu'il ne fut plus trouvé parce que Dieu l'avait enlevé. » Le fait qu'ils ne l'ont pas trouvé implique qu'ils l'ont recherché. Je pense donc que certaines personnes sont également parties pour rechercher Hénoc, mais Dieu l'avait pris vers Lui.
    Il y a de nombreuses suggestions sur le pourquoi ou la raison pour laquelle Dieu l'a enlevé. Une des raisons est que dès le début de l'histoire de l'humanité, Dieu nous enseigne au sujet de l'immortalité de l'homme et qu'il y a une vie après la mort. Je pense que cela peut également être un avant-goût de ce que vivra une génération de chrétiens qui ne verront pas la mort. Nous appelons cela l'enlèvement. Si cela arrivait maintenant, nous ferions partie de ces gens et nous serions enlevés dans les airs pour aller à la rencontre du Seigneur, sans mourir. Nous recevrions immédiatement notre corps de résurrection sans avoir à mourir. Ainsi personne ne risque de rater son corps de résurrection.
    Ma troisième observation vient du Nouveau Testament. Tout ce que nous savons d'Hénoc, selon l'Ancien Testament, est qu'il est le père de Metuschélah, qu'il a marché avec Dieu et qu'il est monté au ciel sans mourir. Dans le Nouveau Testament, Jude décrit les faux enseignants des derniers jours. En faisant référence au temps ante diluvien, il dit: « Cela sera tout comme lors de l'époque d'Hénoc ». Jude 14-15 dit: « C'est aussi pour eux qu'Hénoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes: Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d'impiété qu'ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu'ont proférées contre lui des pécheurs impies. » Jude nous dit qu'Hénoc n'a pas seulement marché avec Dieu, mais qu'il était également un prédicateur. Il était prophète. Il a prophétisé au sujet du jugement. Il a prophétisé que Dieu allait juger les impies pour toutes leurs œuvres impies, et pour les paroles impies qu'ils disaient au sujet du Seigneur. Genèse ne nous dit pas qu'Hénoc est devenu un prédicateur.
    Très bien, laissez-moi maintenant prendre tous ces faits et les mettre ensemble pour former une merveilleuse image. Commençons avec Genèse 5:22 qui dit: « Hénoc, après la naissance de Metuschélah, marcha avec Dieu trois cents ans; et il engendra des fils et des filles. » Veuillez maintenant noter ce que dit Genèse 5:24: « Hénoc marcha avec Dieu; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. » Il est clair et cela ne fait aucun doute que Hénoc a marché avec Dieu. C'est pour cela qu'Hébreux 11:5 dit: « C'est par la foi que Hénoc fut enlevé pour qu'il ne vît point la mort, et qu'il ne fut plus trouvé parce que Dieu l'avait enlevé; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu'il était agréable à Dieu. » Mais il y a un petit indice en Genèse 5:22 qui peut nous en apprendre un peu davantage au sujet de sa marche avec Dieu. Vous voyez Genèse 5:22 ne dit pas « Hénoc marcha avec Dieu. » Ce verset dit: « Hénoc, après la naissance de Metuschélah, marcha avec Dieu. »
    Hénoc a commencé à marcher avec Dieu après la naissance de son fils. Hénoc avait 65 ans lorsqu'il a commencé à marcher avec Dieu. Il y a quelque chose au sujet de la naissance de son premier-né, qui l'a fait marcher avec Dieu. Personnellement, lorsque mon premier enfant est né, je me suis senti coupable envers cet enfant, parce qu'à cause de moi, à cause de l'hérédité, il allait devoir faire face à quantité de problèmes. Je suis allé vers lui, puis plus tard vers mes autres enfants et petits-enfants pour m'en excuser et j'ai promis à chacun que j'allais faire tout ce que je pouvais pour leur montrer la solution de Dieu à leurs problèmes. J'ai pu le faire seize fois pour mes petits-enfants. Une fois je n'ai pas pu le faire parce qu'un de mes petits-enfants est allé au ciel avant que je n'ai pu lui parler.
    Ceci dit il y a eu quelque chose au sujet de cet enfant qui a poussé Hénoc à commencer à marcher avec Dieu. Qu'est-ce que cela a été? Le nom Metuschélah signifie: « Lorsqu'il mourra, cela arrivera. » Cela n'est pas dans la Bible, mais voilà comment les choses auraient pu arriver. Imaginez-vous Hénoc et son épouse au pied du lit de l'enfant nouveau-né en train de discuter au sujet du nom qu'ils devraient lui donner. Ils se sont peut-être dit: « Devrions-nous le prénommer Adam, Seth ou Hénoc? » Mais ensuite une parole des cieux leur est venue, une révélation de Dieu qui disait: « Vous l'appellerez Metuschélah, lorsqu'il mourra, cela arrivera. » Il semble clair que Dieu a parlé du déluge à Hénoc. Nous savons de Jude qu'il est ensuite devenu un prédicateur. Ce qu'il prêchait, c'était: « Lorsque mon enfant mourra, cela viendra. » Son bébé devint le signe et l'emblème de la patience de Dieu. Les années passaient et Metuschélah était encore en vie. Les décades passaient et Metuschélah était encore en vie. Les siècles passaient et Metuschélah était encore en vie. Mais le message restait le même: « Lorsque mon enfant mourra, cela viendra. » Quelle belle image de la patience du Seigneur.
    Peut-être avez-vous entendu parler de James Ussher. Il a consacré sa vie à classer les événements de la Bible de façon chronologique et bien qu'elle date du XVIIe siècle, cette chronologie est encore utilisée. Selon la chronologie de James Ussher, Metuschélah est décédé l'année où le déluge est arrivé. Le déluge est arrivé 969 ans après la naissance de ce bébé.
Très bien: regardons maintenant l'illustration concernant Hénoc. Sans parole de Dieu, il ne peut pas y avoir de foi. Je crois que Hénoc a reçu cette parole de Dieu, le jour où il a appelé son bébé « Metuschélah. » A partir du jour où il a reçu cette révélation, il a commencé à marcher avec le Seigneur et il a marché avec Lui jusqu'à ce que le Seigneur le rappelle à Lui. Voilà ce qui a plu à Dieu. Cela nous enseigne plusieurs choses. La première chose, bien entendu, est que si vous désirez échapper à la mort, vous devriez marcher avec Dieu. Mais cela n'est pas uniquement une vérité, c'est également un principe. Lorsque nous marchons avec Dieu, Il nous « élève » de ce monde et des choses mortes. Par exemple, lorsque nous marchons avec Dieu, nous faisons plaisir à Dieu et nous sommes délivrés des « amis morts », des « jobs morts », des « églises mortes », des « ministères morts », des « activités mortes » et des « œuvres mortes. » Nous sommes comme élevés au-dessus de toutes ces choses mortes et nous recevons un avant-goût du ciel.
    En lien avec cela, j'aime 1 Thessaloniciens 5:9-10 qui dit: « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillons, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui. » Quel est mon objectif si je veille, c'est-à-dire si je ne suis pas mort? C'est de vivre ensemble avec Lui. Quel est mon objectif si je dors, c'est-à-dire si je suis mort? C'est également de vivre ensemble avec Lui. Il n'y a pas de différence. Peu importe que je sois ici ou là. Peu importe que je sois vivant ou mort. Peu importe que je sois dans mon corps ou hors de mon corps. Peu importe que je sois absent ou présent avec le Seigneur. Peu importe que je sois sur terre ou au ciel. Qu'est-ce que le ciel? C'est la continuité de ce qu'il y a maintenant et c'est pour cela que nous pouvons avoir un ciel sur la terre. C'est pour cela que Paul dit en Philippiens 1:21: « Car pour moi vivre c'est Christ, et mourir c'est gagner davantage de Christ. » Voilà ce qu'est la mort, c'est avoir davantage de Christ, c'est la même chose. C'est pour cela que la mort ne me fait absolument pas peur, parce que c'est exactement la même chose, c'est simplement davantage de Jésus.
    Je profite du Seigneur actuellement, je marche avec Lui actuellement. Je n'attends pas le millénium où Christ sera Roi des rois et Seigneur des seigneurs, où Satan sera lié, où la justice régnera et où la paix remplira toute la terre. Cela est vrai pour moi maintenant. Il est déjà Roi des rois dans ma vie. Il est déjà Seigneur des seigneurs dans ma vie. Satan est déjà lié dans mon cœur. La justice du Seigneur règne déjà et la connaissance du Seigneur couvre déjà la terre comme les eaux couvrent la mer. Je vis déjà dans un monde de paix. Ceci dit est-ce qu'il y aura davantage de tout cela? Oui, bien entendu! Lorsqu'Il viendra, il y aura une pleine manifestation de tout cela. Mais ne ratez pas ce que vous avez déjà maintenant! Profitez et réjouissez-vous de Christ maintenant. C'est cela dont Hénoc a profité par la foi. Il a marché avec le Seigneur et a profité du ciel sur la terre. Dieu a illustré tout cela en l'enlevant au ciel.

LA FOI DE NOE

    Regardons maintenant une deuxième illustration. Hébreux 11:7 dit: « C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille; c'est par elle qu'il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi. » Bien entendu ici, vous n'avez qu'un seul verset sur Noé. Mais dans l'Ancien Testament vous avez de nombreux chapitres sur Noé et sur le déluge universel. Tout le monde est capable d'associer Noé avec l'arche et les animaux. Mais l'auteur d'Hébreux ne fait référence qu'à certains épisodes de la vie de Noé et c'est cela que nous devons regarder.
    2 Pierre 2:5 nous dit: « Dieu n'a pas épargné l'ancien monde, mais s'il a sauvé Noé, lui huitième, ce prédicateur de la justice, lorsqu'il fit venir le déluge sur un monde d'impies. » Nous apprenons ici que Noé était un prédicateur de la justice. L'Ancien Testament ne nous dit pas cela. Voilà une chose intéressante. Même s'il y a de nombreux chapitres au sujet de Noé, il n'y a pas un seul verset sur ce que Noé aurait dit. Si l'on ne considère que l'Ancien Testament, nous pourrions croire qu'il n'a jamais rien dit. Pourtant Pierre nous dit que Noé était un prédicateur de la justice, nous savons donc qu'il a parlé, mais cela n'est pas écrit dans la Genèse.
    Noé a trouvé grâce aux yeux du Seigneur. Il méritait pourtant d'être noyé tout autant que les autres personnes de sa génération. Mais Hébreux ne nous parle pas du tout cela. Hébreux 11:7 dit: « C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille; c'est par elle qu'il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi. » Lorsque Noé eut 480 ans, il reçut la révélation de Dieu. Rappelez-vous, s'il n'y a pas de parole de Dieu, il ne peut pas y avoir de foi. Cela est souligné par la phrase: « Divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore. » Noé a reçu cette révélation de la part de Dieu.
    Je ne sais pas si c'était un rêve ou une vision, je ne sais pas s'il y a eu une apparition de Dieu qui lui a parlé. Mais Noé a reçu une révélation de Dieu qui incluait trois choses. Premièrement, Dieu lui a dit qu'Il allait juger le monde. Ensuite Dieu lui a également dit qu'Il avait de l'amour dans Son cœur et qu'Il désirait en épargner certains. Et finalement, Dieu lui a dit comment Il pensait les épargner. Il a donné à Noé un plan pour bâtir une arche, avec toutes les dimensions.
Ne lisez pas cela à la légère. La foi est entièrement liée à Christ. Lorsque Dieu a créé l'univers, la première illustration, Il a « utilisé » Christ. Lorsque Abel a offert le sacrifice, il a offert Christ. Lorsque Hénoc marchait avec Dieu, il marchait avec Christ. Et ici, qu'est-ce que Dieu a montré à Noé ? Vous me direz sans doute: « Il lui a montré une arche. » C'est davantage qu'une arche. C'est le salut. C'est l'arche de la sécurité. C'est une image de Christ Lui-même. A travers tout ce chapitre d'Hébreux 11 vous verrez Christ, Christ, Christ. Voilà quelle est la révélation de Dieu. Il a dit à Noé: « Je dois juger, mais j'aime, voilà donc mon plan pour le salut. » Et Dieu lui a donné une arche.
    A partir de ce point, tout est invisible. Ce que je veux dire par là est que la seule personne qui ait reçu cette révélation était Noé. Noé a vu l'arche dans sa pensée, il a vu le déluge et les gens. Il a vu l'amour de Dieu et le bateau. Il a vu la taille du bateau, son nombre de fenêtres et de portes. Il a vu tout cela. Si vous aviez vu Noé juste après qu'il ait reçu cette révélation, vous auriez vu qu'il ressemblait simplement à une autre personne. Mais il y a quelque chose de différent chez lui. Il a quelque chose à l'intérieur de lui que l'on ne peut pas voir. C'est dans sa pensée, c'est dans son cœur. Mais nous ne pouvons pas le voir, c'est intérieur.
    Il est clair que cette révélation l'a transformé. Pendant les 120 années qui ont suivi cette révélation, il n'a fait que construire l'arche. Pendant que les autres se mariaient et mariaient leurs enfants, pendant que les autres semaient et plantaient, pendant que les autres achetaient et vendaient, Noé était très occupé à bâtir une arche avec ses enfants. Une fois terminée, tout le monde pourra voir cette arche, mais pour l'instant c'est sa vie. L'arche était son travail. L'arche était son passe-temps. L'arche était sa mission. C'était tout pour lui. C'était son ministère et sa vie entière.
    Même si Noé a vécu il y a des siècles, si vous prononcez son nom devant un chrétien, il répondra: « Le déluge, l'arche, les animaux. » Voilà à quoi vous pensez, lorsque vous entendez le nom de Noé. L'arche était davantage qu'un bateau. C'était davantage qu'un navire. Elle est devenue son meilleur ami. C'était son sauveur. C'était son salut. Dans cette arche qui ressemblait en réalité à un cercueil, il allait mourir. Puis cette arche allait s'élever et dans cette arche, Noé allait s'élever. Cette arche allait reposer sur les flots et dans cette arche, Noé allait se reposer sur les flots. Ce sont tous de merveilleux principes, mais l'auteur aux Hébreux ne rentre pas dans tous ces détails.
    Considérez à nouveau le verset 11:7: « ...c'est par elle (l'arche) qu'il condamna le monde... » On trouve Noé dans de nombreux endroits dans la Bible. Ézéchiel 14:14 par exemple nous dit que c'était un homme juste. Mais ce n'est pas sa justice qui condamna le monde. Selon 2 Pierre, nous savons qu'il était un prédicateur, mais ce n'est pas sa prédication qui condamna le monde. Il condamna le monde en préparant une arche. Qu'est-ce que cela signifie?
    Noé a bâti cette arche et pendant qu'il la construisait, il a été un témoignage qui a condamné le monde. Si l'arche est une image de Christ, qu'est-ce que cela veut dire que de bâtir Christ? Je vous ai dit que lorsque Noé a pour la première fois reçu la révélation de Christ, tout était invisible. Tout était dans son cœur, dans sa pensée, dans son imagination. Noé voyait tout très clairement. Mais lorsqu'un voisin regardait par la fenêtre, il ne pouvait rien voir. Tout ce qu'il voyait c'était un homme, qui avait effectivement quelque chose à l'intérieur, mais il ne pouvait pas voir ce que c'était. Il ne pouvait voir que Noé. Il ne pouvait pas voir ce que Noé voyait.
    Mais ensuite Noé a commencé à bâtir. C'est comme s'il avait pris la révélation qui était à l'intérieur, et il a commencé à l'extérioriser de telle sorte que ses voisins pouvaient la voir. Il a pris la révélation qu'il avait à l'intérieur et que Dieu avait mise en lui, et il l'a mise là où les autres pouvaient la voir. L'arche était dans son cœur, mais maintenant elle devenait visible. « Bâtir Christ », c'est donc lorsque nous laissons les autres voir ce que Dieu a mis en nous et que nous rendons tout cela public.
    Si vous lisez le récit de la Genèse, vous découvrirez que Noé et sa famille furent appelés à entrer dans l'arche une semaine avant que le déluge vint. Il n'avait encore emmené aucun animal dans l'arche, mais il avait maintenant un problème, car Dieu lui a dit: « Rassemble tous les animaux », mais Il lui a également dit: « Rentre dans l'arche. » Que va-t-il faire? Il va choisir la deuxième chose, il va rentrer dans l'arche avec sa famille. Parce que voici ce qui arrive lorsque vous demeurez en Christ. Il y a eu la plus grande migration qui ait jamais eu lieu sur la planète. Les animaux sont venus par eux-mêmes, par deux et par sept. Noé n'a jamais eu à chercher un seul animal. Ses fils n'ont jamais eu à chercher un seul animal. Ce fut une migration, c'est Dieu qui les a fait rentrer. Vous savez, nous parlons de ce grand commandement: « Allons dans le monde entier, prêcher l'évangile. » Vous devez en premier lieu demeurer en Christ, si vous demeurez en Christ, ils viendront à vous.
    Noé a bâti l'arche pendant 120 ans. Dieu est patient. Vous vous rappelez de Hénoc qui prêchait « lorsque mon fils mourra, cela arrivera. » Et son fils Metuschélah est mort à 969 ans. Dieu est omnipotent, Il est tout puissant. Dieu est omniprésent, Il est partout. Dieu est omniscient, Il sait tout. Mais Dieu n'est pas « omnipatient ». S'il était « omnipatient » Il ne jugerait jamais. C'est vrai qu'Il est très patient. Il a attendu 969 ans. Et pendant les 120 dernières années de ces 969 ans, Il a été très, très patient.
    Pendant ces derniers 120 ans, tout ce qui était dans le cœur de Noé est devenu très visible. Au début où les voisins ont regardé par la fenêtre, ils n'ont vu qu'un homme, même pas une pile de bois, juste un homme. Mais ensuite alors que le temps passait et que Noé bâtissait son arche, les voisins pouvaient dire: « Nous voyons deux choses. Nous voyons un homme et nous voyons également quelque chose d'autre. Et cela devient plus gros et plus gros et plus gros. Et il semble que l'homme devient plus petit et plus petit et plus petit. » Jean Baptiste nous dit en Jean 3:30 « Christ doit grandir et je dois diminuer. » Si vous aviez regardé par la fenêtre au début, vous auriez juste vu un homme. Si vous aviez regardé un peu plus tard, vous auriez vu un homme et un bateau, vous auriez vu un homme et Christ. Mais ensuite, il serait venu un jour où vous n'auriez plus vu d'homme, juste un bateau, parce qu'il était dans l'arche et en regardant par la fenêtre, vous n'auriez vu que Christ! C'est cela le témoignage qui consiste à bâtir Christ.
    Hébreux nous dit ensuite que c'est par l'arche que Noé a condamné le monde. Il y a plusieurs façons par lesquelles Dieu peut enlever l'homme ou la femme de Dieu. Une façon est qu'ils peuvent simplement déménager et tout ce qui vous reste alors est le témoignage de Christ. Ou alors Dieu peut appeler quelqu'un au ciel et tout ce qui vous reste alors est le témoignage de Christ. Ou alors à travers la maturité, un chrétien peut apprendre ce que c'est que d'habiter en Christ, à ce moment-là on ne voit plus le chrétien, mais on voit simplement Jésus. Voilà le témoignage qui condamne le monde. Dans Hébreux Dieu dit simplement: « Par la foi Noé prépara une arche. » Voilà la révélation que Dieu lui a montrée. Alors quelle est la parole de Dieu ici? C'est la révélation de l'arche que Dieu a ensuite rendue visible pour que tout le monde puisse la voir.
    Qu'est-ce que la foi selon l'illustration de la création? C'est croire que Dieu peut faire quelque chose à partir de rien. Qu'est-ce que la foi selon l'illustration d'Abel? La foi, c'est croire que la seule façon pour me tenir devant Dieu est d'offrir un substitut. Qu'est-ce que la foi selon l'illustration de Hénoc? C'est répondre à sa révélation de telle manière que je marche avec Dieu et que je sois élevé au-dessus de cette terre, et au-dessus de la mort. Qu'est-ce que la foi selon l'illustration de Noé? La foi, c'est condamner ce monde. En laissant Christ grandir, alors que je diminue.

    Prions: Père, merci pour Ta précieuse Parole et pour toutes ces réalités spirituelles qui sont ici. Rends-nous capables de marcher par la foi. Alors que nous parcourons ce chapitre, enseigne-nous ce que cela signifie que de Te faire confiance. Merci pour ces grandes illustrations. Rends-les réelles dans nos coeurs et dans nos vies. Nous Te le demandons dans le nom de Jésus. Amen.