vendredi 7 décembre 2018

(15) Article tiré du livre LE COUT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com
 
Trois facteurs qui font une bonne œuvre (chapitre 15)

                    Chaque chrétien veut faire le bien. Il sait que ce ne sont pas ses bonnes œuvres qui le sauvent, mais il sait aussi que les bonnes œuvres découlent de son salut et qu'elles en sont la preuve. Et il sait qu'un jour il se tiendra devant le trône du jugement de Christ, et qu'il devra rendre compte de ses actes, et sera rétribué selon ses œuvres faites dans la chair, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

                    Pour être bonne, une œuvre doit passer trois tests et répondre aux questions suivantes : 'Quoi ?', 'Pourquoi ?', et 'Comment ?' Ce que nous faisons est, bien entendu, très important. Il y a des œuvres qui sont mauvaises en elles-mêmes ; rien ne peut les justifier et elles n'ont pas de circonstances atténuantes. Mais pour le moment, passons la question du 'Quoi' et ne prêtons plutôt attention qu'aux œuvres qui sont incontestablement considérées comme bonnes.

                    Au risque de me répéter, j'aimerais ajouter que dans la religion et dans la morale, ce qui compte par dessus tout, c'est les intentions. Ce n'est pas ce qu'un homme fait, mais pourquoi il le fait, qui détermine la qualité morale de son œuvre. Une œuvre, au premier abord, peut paraître bonne mais lorsqu'elle est faite avec égoïsme, cette œuvre devient mauvaise. Bien évidemment, comme nous ne pouvons pas toujours connaître les motivations des autres, nous ne pouvons pas savoir si leurs œuvres sont bonnes ou mauvaises. L'amour ordonne d'accorder à chaque homme le bénéfice du doute, mais Dieu seul connaît les cœurs ! Je crois que la plupart d'entre nous servons le Seigneur et nos frères avec des motivations qui passeront le test du 'Pourquoi' ? 
                   Mais nous voilà devant un autre facteur qui je pense ne nous permet pas d'être entièrement optimiste. C'est la façon dont les bonnes œuvres sont faites et l'esprit dans lesquelles nous les faisons. Je pense qu'il est facile de passer les deux premiers tests et d'échouer lamentablement au troisième. 
                  De tous les hommes, les chrétiens doivent être les plus bienveillants et ils doivent savoir s'effacer. Leurs dons doivent être faits en privé et sans étalage. Il est de leur devoir de ne pas embarrasser celui qui reçoit leur aide. Par exemple, par notre façon de prêter, la personne qui reçois peut se sentir humilié et profondément blessé, a tel point que même après avoir remboursé ses dettes, elle aura encore le sentiment d'être redevable. Elle se sentira petite et inférieure pendant très longtemps parce que le prêt avait été accordé dans un mauvais esprit !

                            Il y a un petit poème qui exprime très bien ma pensée :

Sans gloire
Est un cadeau de première classe
Qu'il fait honte d'avoir!
Quand il est offert sans grâce!

                     J'ai bien peur qu'un grand nombre de faveurs soient offertes sans grâce et qui ne sont ni plus, ni moins des blessures pour des personnes qui les reçoivent. La plupart d'entre nous ont déjà vécu cette expérience douloureuse que de se sentir petit par le biais d'un service qui nous avait été rendu sous le regard supérieur ou un sourire affichant la tolérance ou le dédain ! Nous chrétiens, nous devons prier pour la grâce innée au moment où nous intervenons auprès d'un ami. Je connais quelques personnes qui savent rendre service avec cette même grâce là et qui eux, se sentent honorés d'avoir pu rendre ce service et non le contraire. Un tel don est aussi rare qu'il soit beau. Nous devons cultiver ce don un peu plus attentivement.

                    Il va sans dire qu'un service fait à contrecœur ne saurait être accepté par Dieu. Un cadeau amer n'est pas vraiment un cadeau, même s'il est offert à des pauvres ou à une association caritative, et cela, même via l'étranger. Un travail spirituel et religieux qui s'effectue sous la mauvaise foi ou avec du ressentiment, ferai mieux de renoncer à être effectuer ! Même s'il paraît bon de le faire ; il vaut mieux pour tous qu'il ne soit pas fait car à la longue il s'avérera mauvais !

                  Le but du sujet est que si nous voulons que notre travail soit une bonne œuvre, nous devons y mettre tout notre cœur ! Il faut que cela soit le travail de L'Esprit et que le travail soit effectuer dans L'Esprit !
 
               Sans l'Esprit, les " bonnes œuvres " ne sont que bois, paille et pacotille !

à suivre....

 

mercredi 5 décembre 2018

(14) Article tiré du livre LE COUT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

  Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

 La prière change les gens et les choses (chapitre 14)

                    Personne ayant lu la Bible ne peut nier, qu'aux yeux de Dieu, l'homme est bien plus important que les choses. Un être humain a beaucoup plus de valeur que des milliers de galaxies d'étoiles ou encore des centaines de mondes comme le nôtre. Dieu a créé l'homme à Son image et Il a créé les choses pour servir l'homme. Dieu est évidemment plus concerné par les êtres humains avec une intelligence morale que par la matière inerte ! Puisque l'homme possède un corps matériel et qu'il est dans les choses matérielles, le temps et l'espace, ces choses lui sont importantes ! Sa vie terrestre est largement impliquée, à un très haut degré, dans les choses matérielles et dans les lois qui contrôlent toutes ces choses, j'ajouterais même qu'elle en dépend. Il est souvent affecté par les informations qu'il reçoit concernant son environnement terrestre.

                    Il y a parfois des situations qui se développent où le bien être d'un homme spirituel sera dépendant de son environnement matériel et cela lui est permis. Quand cela arrive, il serait bien que l'homme spirituel prie pour que ces choses qui lui sont indispensables, lui apportent davantage de forces pour la croissance de l'Esprit Saint pour ainsi changer la vision de « ces choses » justement. Un milliers de promesses sont répertoriées dans les Écritures de la Bible pour nous encourager de supplier, de chercher et de frapper jusqu'à ce que « ces choses » défavorables soient ou changées ou complètement détruites ! Et l'histoire d'Israël et de l’Église démontre abondamment que Dieu écoute et répond aux prières.

                    Dans toutes nos prières, néanmoins, nous devons nous rappeler que Dieu ne changera pas Sa volonté parce que l'homme le demande. Nous ne prions pas pour demander à Dieu de changer d'avis sur sa volonté. La prière n'est pas un assaut pour obtenir une faveur car il est aussi inutile de chercher à obtenir un sursis, en espérant que Dieu changera d'avis, que cela soit pour nous-mêmes ou pour une tierce personne. La prière n'est pas faite pour dépasser Dieu afin qu'il déplace son fusil d'épaule ! Dieu ne serait jamais qu'égal à Lui-même, peu importe la manière dont on le prie, ni pendant combien de temps on le prie, ni la profondeur de notre sincérité.

                   Dieu dans Son amour veut ce qu'il y a de meilleur pour nous tous et il désire nous donner le meilleur à n'importe quel prix. Il fera couler des rivières en plein désert, Il calmera les vagues des tempêtes, Il rendra le vent docile, Il fera couler l'eau des rochers, Il enverra un ange pour libérer un apôtre en prison, Il pourvoira aux orphelinats, Il montrera même Sa Face à une terre qui fut depuis longtemps privée de Ses bienfaits. Il a accompli toutes ces choses et un milliers d'autres et Il le fera encore en guise de réponse à nos prières mais seulement parce que ce fut déjà Sa volonté depuis le début ! Personne ne peut persuader Dieu !

                 Ce que l'homme pieux fait c'est de ramener sa volonté sur la même longueur d'ondes que la volonté de Dieu afin que Dieu puisse faire ce qu'Il avait décider dores et déjà ! Alors les prières changent les hommes et permet à Dieu de changer les choses en guise de réponse aux prières de l'homme.

à suivre... 
 

lundi 3 décembre 2018

(13) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER


Les considérations financières
tuent la religion (chapitre 13)

                   Démétrius, l'orfèvre, ne pouvait trouver d'autre preuve à sa religion que : "O hommes, vous savez que notre bien-être dépend de cette industrie. [...] Grande est la Diane des Éphésiens!" Il poussait le peuple à adorer Diane pour des raisons financières.

                    Tout intérêt financier dans la religion est mortel. Aussitôt qu'un homme s'emmêle de considérations financières, il cesse d'être un prophète, et devient un fils de Mammon. Son cœur dégénère et son esprit commence à mourir. S'il remplit un devoir religieux, accomplit un acte moral, exige une réforme, ou prêche une doctrine dans le seul but d'assurer son revenu, il n'est plus un vrai berger, mais un mercenaire.

                     Que L'Église soutienne ses ministres comme un pays ses soldats, afin de les libérer pour la bataille, semble tout à fait naturel pour la plupart des chrétiens. On trouve cet arrangement dans l'Ancien Testament, et on a repris à peu près le même système dans L'Église. Cette façon de procéder est sage et irréprochable, à condition que le prédicateur et le peuple soient de véritables enfants de Dieu.

                    L'Église a la lourde responsabilité de faire en sorte que le ministre soit libre financièrement d'enseigner ce qu'il croit du fond de son cœur. Le chantage financier est une arme terrible qu'on utilise parfois contre un homme qui prêche avec insistance une vérité dérangeante. Malheur à l'homme qui en est la victime. Mais, bien plus encore, malheur à l'église suffisamment basse pour l'employer.

                     Paul avait une profession sur laquelle il a toujours compter lorsqu'il en avait besoin, et je me demande s'il ne serait pas sage que chaque pasteur fasse de même. Il n'y a rien de pire que de s'incliner devant Mammon.

                  Quelques pasteurs ont trouvé une assez bonne solution au problème financier: ils vivent par la foi. Un tel homme n'est pas sensible à la pression financière; il n'est redevable de ce qu'il enseigne que devant Dieu, et Dieu, lui, est responsable de lui fournir son pain quotidien. On ne peut pas, dans ces conditions, subjuguer un homme en l'affamant, car le serviteur de Dieu vit de la manne, et la manne se trouve toujours là où la foi l'entrevoit.

à suivre.....

samedi 1 décembre 2018

(12) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Il y a deux aspects à la vie chrétienne (chapitre 12)

                   Les auteurs anciens disaient qu'il y a deux types de vie chrétienne, la vie active et la vie contemplative. Et leur illustration favorite était l'histoire de Marie et de Marthe.

                    Marthe représentait la vie active, et Marie la vie contemplative. La première se concernait du service pratique, et la deuxième de l'adoration. Et naturellement, la vie contemplative illustrée par Marie était préférée. Marthe représentait une vie chrétienne utile mais superficielle et l'accent était placé sur la supériorité de la vie de prière et de méditation telle que Marie la vivait. Bien-entendu, c'était elle, et non Marthe, qu'on devait imiter.

                    Mais le fait est que les chrétiens ne peuvent être clairement divisés en deux catégories, comme si Marthe ne faisait rien que cuisiner, et Marie s'asseyait sans cesse aux pieds de Jésus. Les êtres humains ne sont pas si simples que cela. La personne la plus céleste doit bien interrompre de temps en temps sa méditation pour vaquer à des occupations terrestres urgentes, et le chrétien le plus actif doit parfois se retrancher pour recharger ses batteries spirituelles. Nous ne sommes pas forcés de choisir entre l'un et l'autre, entre prier et agir, comme s'il était impossible de faire les deux. En réalité, chaque vrai chrétien fait l'un et l'autre dans une certaine mesure. Le problème est de trouver le bon équilibre.

                    L'auteur anonyme du célèbre livre « La nuée de l'inconnu, » quoi qu'il penche fortement du côté de la vie détachée et adoratrice, admet néanmoins que les deux aspects de la vie chrétienne peuvent être fusionnés en un. « Il y a, » écrit-il, « deux types de vies dans la Sainte Église. L'une est la vie active, l'autre la vie contemplative. L'active est inférieure, et la contemplative est supérieure. La vie active a deux niveaux, une supérieure et une inférieure : de même, la vie contemplative a deux niveaux, une supérieure et une inférieure. De plus, ces deux vies sont tellement couplées ensemble, que ni l'une ni l'autre ne peut exister totalement sans aucune trace de l'autre. Pourquoi ? Parce que la partie supérieure de la vie active, est en même temps la partie inférieure de la vie contemplative. Ainsi, un homme ne peut être pleinement actif qu'en étant en partie contemplatif ; et il ne peut être pleinement contemplatif qu'en étant en partie actif. »

                    En termes modernes, cela signifie simplement que chaque vrai chrétien, aussi pragmatique qu'il soit, est aussi un peu mystique, son mysticisme demeurant dans la partie supérieure de sa vie. Il prie, il médite, sur les choses spirituelles, et il communie avec Dieu et le monde invisible. De même, chaque chrétien, aussi dévoué qu'il soit à l'art sacré de la prière et de l'adoration, doit nécessairement redescendre pour travailler et manger et dormir et payer ses impôts et se débrouiller un peu dans le monde dur autour de lui. Et s'il continue dans la connaissance du Seigneur, il doit servir de toutes les manières utiles qui lui sont indiquées dans les Écritures de la vérité. Pour être un chrétien, il faut servir sa génération ainsi que son Dieu.

                    Le grand problème, c'est de maintenir le bon équilibre entre les deux aspects de la vie chrétienne. Marthe et Marie sont des sœurs et il nous faut les deux. Durant les années depuis la Pentecôte, l'une comme l'autre a eu ses moments de gloire à l'exclusion de l'autre. La pendule a basculé plusieurs fois entre le pragmatique et le mystique au fil des années, et bien que les deux aspects de la vie religieuse ont toujours été présentes, c'est généralement l'un seul des deux côtés qui recevait l'attention à un moment donné. C'est dommage que même la religion soit influencée par la mode intellectuelle et spirituelle.

                    Aujourd'hui, l'accent des chrétiens est fortement sur la vie « active ». Les gens sont plus concernés par la terre que par le ciel ; ils préfèrent « faire quelque chose » que d'être en communion avec Dieu. Le chrétien moyen se sent beaucoup plus proche de ce monde que du monde céleste. La vogue actuelle préfère « l'action chrétienne. » Le type de christianisme préféré est celui qui est motivé par un homme pressé, agressif, et toujours prêt avec des répliques à propos. Nous négligeons la partie supérieure de notre âme. La lumière dans la tour luit faiblement, tandis que nous nous empressons dans les conduits souterrains, faisant un grand vacarme et donnant l'impression d'une extraordinaire dévotion à notre tâche.

                   Ce qui est difficile, c'est de faire réaliser aux gens ce qui nous arrive actuellement. Le chrétien moyen a accepté la tendance spirituelle du moment comme étant la norme, et il risque fort de s'indigner si quelqu'un ose remettre en question sa validité ou suggérer que la religion chrétienne telle que nous l'expérimentons aujourd'hui n'est pas identique en tous points à la religion des apôtres.

                  Il est temps que nous examinions avec prières la saveur du christianisme actuel et que nous comparions sa qualité spirituelle à celle du Nouveau Testament. Je pense que nous trouverons que l'élément de l'adoration mystique en est quasiment absent. Je dis quasiment absent, car il ne peut jamais être totalement absent. Partout où se trouve l'Esprit de Christ, il y aura un certain degré d'adoration, aussi faible soit-il.

                    Il est regrettable que nous ne soyons pas capables de vivre des vies pleines et bien symétriques, incorporant dans nos personnalités rachetées le service pratique de Marthe et la vision adoratrice de Marie. Nous ne semblons pas souhaiter avoir les deux sœurs en même temps. En ce moment, Marthe est partout, mais où est Marie ? J'espère que quelqu'un la retrouvera bientôt.


à suivre...

vendredi 30 novembre 2018

(11) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Ne le prenez pas pour un dû (chapitre 11)

                  Une petite chanson de l'école du dimanche nous donnait du courage dans les moments de découragement. Elle nous disait de compter toutes nos bénédictions. Assurément, si nous l'avions fait, nous aurions été étonnés de remarquer tout ce que le Seigneur avait déjà fait pour nous. La chanson en elle-même est à peine un classique mais elle contient un brin de sagesse. Nous sommes enclins, de par notre nature, à être ingrats vis à vis de toutes les bénédictions que Dieu saupoudre sur nos vies, en les prenant comme un dû. Nous devons garder notre gratitude envers Dieu éveillée et vivante en nous rappelant à chaque instant chacune de nos réjouissances en tant qu'individu et en tant que nation !

                    Premièrement, ayez de la gratitude pour votre église. Malgré ses imperfections, l'église aide à faire briller la lumière de la vérité afin qu'aujourd'hui, personne sur cette terre ne reste dans les ténèbres ! Toute personne, qui écoute l’Église, ne peut que recevoir en abondance la lumière spirituelle si elle est intéressée et si elle le désire réellement. Même en ces jours de déclin, il reste encore suffisamment d'églises établies pour illuminer l'esprit des gens. Les ténèbres spirituelles sont le résultat de l'indifférence. Il y a cependant beaucoup de lumière car l'église a veillé à cela et c'est pour cette raison que nous devons avoir une profonde gratitude !

                    Ensuite nous pourrions avoir de la gratitude pour notre pays. Il y a un véritable danger cependant dans les agissements de nos politiciens de pacotilles. Ils peuvent nous rendre amers envers notre propre pays. Les taxes et les charges sont distribuées au quatre coins du pays jusqu'à ce qu'il en pleuve même du ciel ! Mais nous devons rester sur nos gardes afin que nous ne devenions pas cynique et que nous ne perdrions pas foi dans notre pays. Sans approuver leurs méthodes corrompues et en restant attentifs à ce que nos yeux voient, nous avons toutes les raisons de remercier Dieu pour notre pays et pour ce qu'il représente.

                    Parmi tous les trésors que nous avons reçus, il y a la liberté ! Malgré qu'elle ait été détournée par nos fautes et qu'elle ait blessé nos amis, elle demeure la meilleure des choses sur terre avec la religion chrétienne. Cependant, il n'y a que ceux qui un jour l'ont perdue, qui peuvent aujourd'hui s'en réjouir pleinement ! Nous avons tellement l'habitude d'être libre que nous prenons cette liberté pour un dû ! Prenez garde de ne jamais prendre la liberté pour un dû car nous avons été libérés par le sang de nos soldats ( du Christ notre Sauveur aussi ). Combien d'hommes courageux, qui aimaient la vie autant que nous aujourd'hui, reposent d'ores et déjà, dans des rangs minutieusement rangés sur des centaines de champs de bataille. Ils nous ont assuré le droit de marcher sous le soleil et de respirer l'air de la liberté ! Nous ne devons jamais penser à eux sans incliner nos têtes en guise de respect et par gratitude envers Dieu !

                       Pour notre famille aussi, nous devons avoir de la gratitude. En principe, nous habitons trop proche les uns des autres pour pouvoir nous apprécier comme nous le devrions.

                   C'est seulement lorsqu'un des nôtres part que nous nous apercevons de ce que nous lui devons

                     La maison est une crèche, c'est notre première école, notre refuge pour nous abriter des vents violents et c'est également notre lieu de repos après une dure journée de tribulations ! La valeur de la famille et de sa maison est au-delà des mots malgré ses imperfections ! Papa, Maman, frère et sœur - Ô combien nous leur devons et Ô combien nous leur rendons ? Une fête comme 'Thanksgiving' devrait nous rappeler que nos proches sont des personnes ayant beaucoup plus de valeur que nous voulons bien leur accorder.

                      A nos voisins et amis aussi, nous devons de la gratitude. L'homme le plus seul au monde, s'il faisait une pause en se demandant combien d'amis il pourrait bien avoir, pourrait en être très étonné. Seul l'homme vil qui s'est mis en marge de la tolérance humaine, peut se dire totalement, complètement sans amis. Mais même cet homme peut encore être traité avec la plus grande gentillesse par les policiers, les juges et ses co-prisonniers. Et quand la société elle-même se retourne contre les hors-la-loi, elle le fait généralement avec amertume. Mais sachez que même pour le pire criminel il y a encore un peu d'amour et de sympathie. Dieu seul est son juge, nous ne sommes pas Dieu !

                    Si c'est vrai pour eux, alors, Ô combien plus d'amour et de considération, l'individu normal fondu dans la société avec une vie décente, peut-il attendre et combien plus de grâce, d'affection et de compréhension va-t-il recevoir. 
                    Les journalistes savent par expérience qu'un bébé orphelin en photo dans leur journal, va attirer la sympathie et les dons. Et des milliers de parents voudront même l'adopter. L'histoire tragique d'une famille dans le besoin suscitera des camions chargés de cadeaux venant des lecteurs de ce même journal. 
                    Et soyons reconnaissant pour les Chrétiens. Ô combien plus profonde et plus proche est notre amitié, notre fraternité ! Elle commence ici sur terre et va au-delà de la mort jusqu'au ciel et dans l'éternité. Nous devons avoir une tendre et infinie gratitude envers nos amis chrétiens et puisse-t-elle progresser avec les années qui passent. Nous ne devons jamais les considérer comme un dû ! Ils sont beaucoup trop précieux pour cela.

                  Et finalement, le plus précieux de tout, c'est l'amitié et la communion en Jésus Christ.

                     Il est l'Ami encore plus proche qu'un frère et Il nous a prouvé que jamais Il ne nous abandonnerait ou nous trahirait. En sachant cela, que nos cœurs soient à jamais remplis de gratitude envers le Seigneur. Ne le prenons pas pour un dû.

                    Seul l'amour de Jésus doit entretenir la flamme de notre gratitude au bon niveau jusqu'au jour où nous serons présenté avec joie, devant L'Éternel notre Père !

à suivre...

mardi 27 novembre 2018

(10) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


La sainteté personnelle est prioritaire (chapitre 10)

                    Désirer un bonheur égoïste relève du même péché que tout autre désir dont les motifs sont égoïstes. Ce désir n'est point honorable à l'égard de Dieu car il a sa racine dans la chair. « Car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. » ( Romains 8 : 7 ).

                    De plus en plus, les gens d'aujourd'hui justifient leurs mauvaises actions par le fait qu'ils ne cherchent qu'à être heureux. Avant de consentir au mariage, la jeune fille moderne ne se demande pas « Est-ce qu'il peut me rendre heureuse? » Les rubriques sentimentales des journaux sont trempées par les larmes des gens qui s'apitoient sur eux-même et se posent la question « Comment préserver mon bonheur? » Les psychiatres s'engraissent grâce au nombre croissant de personnes qui cherchent de l'aide auprès des professionnels pour avancer dans leur quête interminable du bonheur. Il est assez courant de voir une personne commettre un crime contre une autre personne pour la seule raison qu'elle ait empiété sur son bonheur.

                    C'est une philosophie hédoniste des anciens temps grecs, mal comprise et mal appliquée aujourd'hui. Bien qu'acceptée par les masses, cette philosophie mine tout ce qui est noble chez l'être humain et le transforme en pâte molle, qu'il en soit conscient ou pas. Que nous soyons nés pour être heureux est une idée que l'on ne remet même pas en question. On ne cherche même pas à prouver que l'homme, dans son état naturel, ait le moindre droit au bonheur, ni même que cela lui ferait du bien à long terme. La seule question qui se pose est: « Comment trouve-t-on le maximum de bonheur dans la vie? » La thèse courante des livres et pièces de théâtre repose sur la supposition que le bonheur personnel est le but incontestable de la lutte dramatique de l'humanité.

                    Je propose que cette recherche romantique après le bonheur est aussi mauvaise que la recherche frénétique après l'argent, le succès ou le prestige. Cela ressort d'un mal entendu immense de nous-même et de notre vraie condition morale. Aucune personne qui se connaît à fond ne peut vraiment croire qu'il ait le droit d'être heureux. Qu'une personne ait une petite révélation sur l'état de son propre cœur suffit pour qu'il se tourne contre lui-même et avoue que Dieu a raison de le condamner. La doctrine du droit incontestable de l'homme à être heureux est anti-Dieu et anti-Christ et le fait qu'elle soit si largement acceptée révèle l'état moral de cette société qui y croit.

                    On ressent aussi l'effet de cette hédonisme moderne même chez le peuple de Dieu. Trop souvent, on présente l'évangile comme un moyen de trouver le bonheur, la tranquillité d'esprit ou la sécurité. Il existe même des gens qui lisent la Bible comme un moyen de se détendre, comme si c'était un calmant

                    Il suffit de lire le Nouveau Testament une fois avec méditation pour que l'erreur dans cette notion soit apparente à nos yeux. Là, l'emphase ne se place pas sur le bonheur mais sur la sainteté. Dieu se préoccupe plus de l'état des cœurs des gens que de celui de leurs émotions. Il est évident que le fait de se trouver dans la volonté de Dieu apporte à la longue beaucoup de bonheur pour ceux qui obéissent, mais le plus important n'est pas que l'on soit heureux, mais plutôt que l'on soit saint! Le soldat ne cherche pas à être heureux, mais à se retrouver sur le champs de bataille afin de gagner la guerre et de rentrer au sein de sa famille. Là, il peut profiter de tous les plaisirs. Mais tant que la guerre est en cours, son objectif le plus pressant est d'être un bon soldat et de se comporter comme un homme devrait quelque soit ses émotions.

                    La recherche enfantine du bonheur peut représenter un grand empêchement. On peut facilement se tromper en cultivant une joie religieuse sans la vie religieuse correspondante. Dans l'absence de la sainteté, aucun homme ne doit s'attendre à être heureux. Il doit passer son temps à chercher, savoir et faire la volonté de Dieu en laissant à Christ le soin de décider dans quelle mesure il sera heureux. J'ai une suggestion pour ceux qui prennent la chose au sérieux. Mets-toi d'accord avec Dieu. Dis-lui que tu veux la sainteté avant tout et que tu ne désireras jamais plus de bonheur que de sainteté. Que, quand ta sainteté se ternit, ta joie s'estompe. Et demande-Lui de t'amener à la sainteté que cela te rende joyeux ou non. Aie confiance qu'à la fin, ton bonheur sera aussi grand que ta sainteté; mais, en attendant, que ta seule ambition soit de servir Dieu et de ressembler à Christ. Si nous décidons de nous engager sur ce chemin, nous connaîtrons un nouveau degrés de purification intérieure, et Dieu étant ce qu'il est, nous connaîtrons par la même occasion un bonheur plus profond, mais un bonheur provenant d'une plus grande intimité avec Dieu, un bonheur supérieur, un bonheur qui ne sera pas égoïste mais qui se vivra libre des attirances charnelles imposées par la chair.

à suivre....

dimanche 25 novembre 2018

(9) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


Dieu nous aime dans Son Fils (chapitre 9)

                   Pour ceux qui réfléchissent un petit peu, il se pose plusieurs problèmes assez conséquents avec la doctrine de l'amour de Dieu. Cette doctrine qui est acceptée à la légère par tant de personnes simplement parce qu'elle est tellement répandue, se trouve présenter de gros problèmes lorsqu'elle est examinée attentivement par des chrétiens sérieux.

                     La première difficulté en est une qui risque de perturber les âmes qui sont profondément convaincues de leur propre nature pécheresse et de leur total démérite devant Dieu. Le problème se résume à ceci : « Comment Dieu peut-il aimer quelqu'un d'aussi pécheur et d'aussi indigne que moi-même ? » La question se pose dans beaucoup de nos hymnes et figure dans de nombreuses prières et témoignages partout où des chrétiens humbles se réunissent.

                    Il n'est pas évident que l'on puisse répondre de manière à satisfaire un cœur pénitent, car quelle que soit la réponse de la théologie, celui-ci ressentira toujours sa profonde nature pécheresse et reconnaîtra humblement que Dieu serait tout à fait juste et dans son droit de le rejeter pour toujours. Puisqu'il s'agit d'une impulsion du cœur qui n'émane pas de la raison mais de la répugnance morale, la raison est bien impuissante pour la réduire au silence. Et je me demande d'ailleurs s'il est bon de vouloir totalement éliminer cette émotion de notre cœur. L'exécration de soi peut être menée trop loin, mais une petite mesure de celle-ci nous aide à ne pas nous enorgueillir. Je crois que les grands saints en ont toujours eu une certaine mesure.

                   Le second problème en est un plus sérieux. Il s'agit de ceci : Comment un Dieu saint peut-il aimer des hommes qui ne sont pas saints ? Cette question ne doit pas être traitée à la légère, car elle soulève un problème théologique de taille. Dieu aime et doit aimer, ce qui Lui ressemble. Puisqu'Il est par nature parfaitement saint, comment peut-Il aimer ce qui par nature est complètement impie ? L'homme étant faux par dessus tout et désespérément mauvais, toutes les imaginations et les pensées de son cœur n'étant que mauvaises en permanence, comment Dieu, qui est tout à fait à l'opposé de cela, peut-Il trouver de quoi aimer chez le pécheur. Cet amour que Dieu éprouverait pour ce qui est radicalement différent de Lui-même ne constituerait-il pas une contradiction morale, Le mettant ainsi dans une position de compromis face à Sa sainteté ?

                    Bien évidemment, cela ne pose aucun souci pour les chrétiens tièdes qui pensent à Dieu comme un « Père universel » ou encore à ceux qui Le voient comme une sorte d'esprit bienveillant omniprésent mais sans sainteté, justice, ni vérité. Un faible dieu pleurnichard trop timide pour condamner le péché n'aurait aucun mal à aimer le pécheur. Il ne pourrait pas compromettre sa sainteté pour la simple raison qu'il n'en posséderait pas. Un tel dieu est l'idéal des poètes religieux sentimentaux dont le credo est l'amour, mais il n'est certainement pas le Dieu de la Bible. C'est le résultat de l'imagination déchue et obscurcie de l'homme et il est aussi faux que l'étaient les dieux des Philistins.

                   À la question « Comment un Dieu saint peut-Il aimer un pécheur impie ? » il existe une réponse complète et satisfaisante. La réponse, bien sûr, se trouve dans les enseignements des Écritures. Elle nous a été présentée, entre autres, par le théologien allemand Eckhart : « Le Père n'aime rien du tout à part le Fils, et tout ce qu'Il trouve dans le Fils. » Ceci est un juste résumé de la doctrine de l'amour de Dieu telle qu'elle est présentée dans les pages des Saintes Écritures.

                    « Le Père n'aime rien du tout à part le Fils. » Tout l'amour de Dieu se trouve rassemblé en Christ. Le Père aime le Fils avec tout l'amour qui existe, c'est à dire avec tout son Être, et Il n'aime directement rien d'autre que le Fils. Dans le Fils et par le Fils toutes choses ont été créées, y compris l'être humain. Dieu aime les hommes non pas pour eux-mêmes mais pour le Fils. Son amour pour eux est reflété sur la face de Jésus Christ et ne tombe sur eux que dans la mesure où ils entretiennent une relation avec le Fils. L'homme a été fait à l'image de Dieu et Christ est décrit comme étant « l'image du Dieu invisible. »

                    D'une certaine façon mystérieuse la race humaine est reliée au Fils et c'est grâce à Lui que Dieu peut déverser Son amour sur les pécheurs tout en maintenant Sa sainteté.

                    Un problème subsidiaire, sans importance pratique, est de savoir si Dieu continue d'aimer les pécheurs après qu'ils aient abandonné leurs droits sous sa patiente indulgence et ont été envoyés à leur demeure éternelle en enfer. Croire qu'Il maintient Son amour serait admettre une éternelle frustration de cet amour de la part de Dieu. S'Il devait continuer éternellement à déverser un amour unilatéral sur les hommes perdus Il ne pourrait jamais être au repos. Son amour gaspillé le torturerait éternellement.

                    La vérité est que Dieu n'aime que le Fils et « toutes les choses qu'Il trouve dans le Fils. » Lorsque les hommes impénitents prennent leur décision finale contre le Fils et quittent définitivement Sa lumière, ils ne sont plus l'objet de l'amour de Dieu. L'amour de Dieu est, comme Lui-même, éternel et constant, mais il ne touche que ceux qui touchent le Fils. L'âme qui rejette le Fils au travers d'un acte décisif et irrévocable abandonne pour toujours l'amour du Père.

à suivre...