dimanche 29 novembre 2020

(30) - église (1) UN SEUL TROUPEAU ET UN SEUL BERGER par Chip Brogden

 « Voici l'Eternel Dieu; Il vient avec puissance et Son bras Lui assure la souveraineté. Voici: Ses récompenses sont avec Lui, et le fruit de Son œuvre va devant Lui. Comme un berger, Il paîtra Son troupeau et Il rassemblera les agneaux dans Ses bras. Sur Son sein, Il les porte et conduit doucement les brebis qui allaitent. » (Ésaïe 40:10-11)

«L’Éternel m'adressa la parole en ces termes: Fils d'homme, prophétise au sujet des bergers d'Israël, prophétise et dis à ces bergers: « Voici ce que déclare le Seigneur, l'Eternel: Malheur aux bergers d'Israël qui ne s'occupent que d'eux-mêmes. N'est-ce pas le troupeau que les bergers doivent faire paître? Vous vous êtes nourris de sa graisse et habillés de sa laine, vous avez abattu les bêtes grasses, mais vous ne faites pas paître le troupeau. Vous n'avez pas aidé les brebis chétives à retrouver des forces. Vous n'avez pas soigné celle qui était malade, vous n'avez pas bandé celle qui avait une patte cassée, vous n'avez pas ramené celle qui s'était écartée, vous n'avez pas cherché celle qui était perdue; non, vous leur avez imposé votre autorité par la violence et la tyrannie. Mes brebis se sont dispersées, faute de berger, et elles sont devenues la proie de toutes les bêtes sauvages. Mes brebis se sont égarées sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées. Elles ont été dispersées sur toute l'étendue du pays, sans que personne en prenne soin ou aille à leur recherche... J'établirai à leur tête un seul berger qui les fera paître: mon serviteur David; il prendra soin d'elles et sera leur berger. Et moi, l'Eternel, je serai leur Dieu, et mon serviteur David sera prince au milieu d'elles. Moi, l'Eternel, j'ai parlé. » (Ézéchiel 34:1-24)

« Moi, je suis le bon berger; je connais Mes brebis et Mes brebis me connaissent, tout comme le Père me connaît et que je connais le Père. Je donne Ma vie pour Mes brebis. J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront Ma voix, ainsi il n'y aura plus qu'un seul troupeau avec un seul berger. » (Jean 10:14-16)

                    Dans la Bible, l’Église est représentée par de nombreuses images. Elle est décrite (entre autres choses) comme une Épouse, un Corps, une Ville, un Troupeau de brebis et un Temple de Pierres Vivantes. Chaque image décrit une partie de la vérité mais pas l'entière vérité, nous devons donc être familiers avec chacune d'elles pour connaître le plan de Dieu pour l’Église. L’Épouse représente l'union avec Christ, le Corps représente la Vie, la Cité représente le refuge et la paix, le Troupeau représente l'unité, et le Temple de Pierres Vivantes représente le travail de Dieu et Sa place au milieu de nous.

J'aimerai vous parler de l’Église en tant que Troupeau.

                 Que nous puissions voir que devant Dieu, il n'y a qu'Un Seul Troupeau, l’Église, et Un Seul Berger, Jésus-Christ. Il n'y a pas plusieurs troupeaux avec plusieurs bergers. Dieu a établi, il y a des centaines d'années que Sa préférence allait vers Un Seul Troupeau et Un Seul Berger. Comment en est-Il arrivé là?

                  Dans Ézéchiel 34, le Seigneur se plaint de ce que les bergers d'Israël se sont nourris eux-mêmes et ne se sont pas occupés du troupeau. Ils ont abusé les brebis et ont pris plus qu'ils n'ont donné. Ils ont oublié de soigner les boiteuses, de rechercher les perdues et de les protéger des ennemis. Ils règnent avec force et cruauté. Ils permettent aux brebis de se battre entre elles. Ils laissent les brebis être dispersées et dévorées. Le Seigneur a alors fait le serment qu'Il allait se débarrasser d'eux et à la place installer un Seul Berger, David, pour s'occuper du troupeau et les rassembler en un seul endroit.

                    Il est clair qu'il ne faut pas prendre ces paroles de Dieu au sens littéral, il ne s'agit pas de vrais bergers dans un vrai pâturage d'Israël, et Dieu n'est pas en train de planifier le retour du Roi David d'entre les morts pour s'occuper de vraies brebis. Le Seigneur parle de Jésus-Christ, qui est connu comme la racine et le rejeton de David. Il est aussi connu en tant que Fils de David et la graine d'Isaï. Tous ces titres font référence à la même chose. Ils décrivent Sa généalogie humaine, et ils parlent aussi du rapport avec Son Père. David est décrit comme un homme selon le coeur de Dieu. Jésus est vraiment un Fils de David.

                De la même façon qu'il y a un Seul Corps avec beaucoup de membres, il y a Un Seul Troupeau avec beaucoup de brebis.

LE BON BERGER EST LE SEUL BERGER

                   Jésus est le Bon Berger. Réalisons bien que le Seigneur Jésus-Christ est le Seul Qui satisfasse entièrement Dieu dans tous les domaines. « Celui-ci est mon Fils bien aimé - Ecoutez-le. » Jésus-Christ seul satisfait parfaitement le coeur et la volonté de Dieu. Il Lui est parfaitement obéissant en toutes choses. Personne d'autre que Lui sur la terre et dans le ciel n'en est digne. Personne d'autre ne peut prendre le rouleau, lire ce qu'il y a dedans ou même y jeter un coup d'oeil.

                    Parce que le troupeau a été abusé et éparpillé par les mercenaires, Dieu, dans Sa sagesse, a déclaré qu'il allait s'occuper Lui-même du troupeau et qu'il les rassemblerait à nouveau, pas seulement d'Israël, mais de toute la terre, incluant les juifs et les gentils, en les aimant et s'occupant d'eux. Cela s'est-il déjà produit? Oui, la parole du Seigneur s'est déjà réalisée. Quand les a-t-Il rassemblées sous Un Seul Berger? Il l'a fait quand Il a ressuscité Christ d'entre les morts, et qu'Il a établi l’Église. Jésus-Christ est le Bon Berger Qui donne Sa vie pour Ses brebis.

                   En Jean 17, Jésus dit, « Je prie qu'ils soient un. » C'est plus qu'un cri pour l'unité dans le Corps, c'est un cri pour qu'il n'y ait plus qu'un Seul Troupeau sous la conduite d'un Seul Berger. Laissez-moi-vous dire que tous ceux qui partagent la Vie du Seigneur sont déjà rassemblés en un seul Corps. Le Seul Troupeau est l'Ecclesia, « ceux qui sont appelés hors de », ceux qui ont la révélation de Jésus. Le Seul Berger est Jésus. C'est si clair qu'on ne peut pas le rater.

                   David se réjouissait de ce jour et a déclaré, « Le Seigneur est mon Berger. » Nous pouvons aussi le formuler de cette façon, parce que le sens est le même: « Le Seigneur est mon Pasteur.» Comment cela résonne-t-il à vos oreilles? Voudriez-vous avoir Jésus comme votre Pasteur? Le Psaume 23 parle de l’Église, et Jésus est votre Pasteur. Bien sûr, cela parle de notre relation individuelle avec Christ, mais rappelez-vous, Il a plus d'une brebis. Ce n'est pas seulement vous et Jésus marchant ensemble main dans la main. Il y a tout un troupeau dans ce passage. Le texte parle de ce que signifie être soigné par un Berger qui s'occupe de nombreuses brebis.

                    Jésus dit clairement, « Je suis le Bon Berger. » Dans Jean 10, Il nous explique la différence entre le Bon Berger et les mercenaires. Il dit même que tous ceux qui sont venus avant Lui étaient des voleurs et des brigands. C'est pour cela que Dieu a envoyé Son Fils pour s'occuper des Brebis. Personne d'autre n'en est digne. En dehors de Lui, tous sont des mercenaires. De la même façon que personne n'est digne d'ouvrir le sceau et de lire le contenu du rouleau excepté Christ, personne n'est digne de s'occuper du troupeau de Dieu à part Christ. Dieu a déclaré qu'Il allait s'occuper Lui-même du troupeau, et Il l'a fait et le fait à travers le Seigneur Jésus-Christ.

LES SOUS BERGERS SERVENT LE CHEF DES BERGERS

                    C'est vrai qu'il y a des hommes qui sont appelés au ministère en tant que pasteurs et bergers. Ce sont des dons de Dieu pour l’Église tout comme les apôtres, les prophètes, les évangélistes et les enseignants pour construire le Corps et les emmener à Christ. Comme on ne peut pas remettre en question le fait que Dieu ait choisi Jésus pour être Le Berger, pourquoi le Seigneur a-t-Il besoin d'établir des pasteurs dans l’Église pour son édification? Quelle est la nature du ministère pastoral dans le nouveau Testament?

                  Après que Jésus soit ressuscité des morts, Il a donné cet ordre à Pierre en disant, « Pais Mes brebis. » Remarquez bien que les brebis appartiennent au Seigneur Jésus et il est demandé à Pierre de les nourrir. Le Seigneur n'a pas dit qu'Il donnerait à Pierre quelques-unes de Ses brebis pour qu'il s'occupe d'elles ou domine sur elles. Il ne donne rien à Pierre pour que cela lui appartiennent. Il ne demande pas à Pierre de partir pour commencer une église et de rassembler les gens en son propre nom. Il ne dit pas non plus à Pierre de se faire élire pour prendre la place de Jésus en tant que nouveau leader des disciples. En fait, personne n'a jamais été élu pour prendre la place de Jésus après qu'Il ait été enlevé au ciel. Pourquoi? Parce qu'Il est encore la Tête, et Il est toujours le Bon Berger. Il n'a jamais abandonné Sa place. Avez-vous compris cela? « Pais MES brebis », a dit Jésus. A qui sont les brebis? Au Seigneur.

                      Maintenant nous avons une vision plus claire de la façon dont cela fonctionne. Jésus, le Bon Berger, a demandé à des sous bergers de nourrir Ses brebis et de s'occuper d'elles. Nous savons que Jésus est notre Pain, Viande, Lait et Miel, Eau. Donc nourrir le troupeau signifie les amener à la source, Christ. C'est une tâche sainte. C'est beaucoup plus difficile (humainement parlant) que de prêcher un sermon en trois points une fois par semaine.

                 Comment Dieu fait-Il pour réunir tout le monde dans un Seul Troupeau sous un Seul Berger? Il le fait à travers les sous bergers. Un vrai pasteur est en réalité un sous berger, et le Seigneur Jésus est le Chef des Bergers. Il n'y a que deux classes de bergers. La catégorie de sous berger, ils y sont nombreux et la catégorie de Chef des Berger, il n'y en a qu'Un. Que font les sous bergers? Les sous bergers servent le Berger Chef. Ils sont supposés rassembler les brebis en un Seul Troupeau, les emmenant à Christ, les nourrissant, s'occupant d'elles et surveillant ce qui appartient au Seigneur.

                     Si Dieu a prévu d'avoir Un Seul Troupeau sous Un Seul Berger alors il est clair que rien n'appartient à un autre individu. Souvent nous entendons les hommes parler de « mes gens », « mes brebis » ou « mon église », comme s'ils possédaient quelque chose en propre. Remarquons plutôt que les sous bergers ne possèdent rien, mais sont les administrateurs des biens de Dieu. Les Écritures disent clairement que nous sommes les brebis de Son pâturage. Tout appartient au Père qui a donné toutes choses au Fils, le Bon Berger. Aucun sous berger ne peut réclamer quelque chose comme lui appartenant en propre. Si nous réalisions simplement cela, nous commencerions alors immédiatement à traiter les brebis du Seigneur avec plus de respect et d'humilité. Comment un homme peut-il dominer sur quelque chose qui ne lui appartient pas? Comment peut-il abuser et maltraiter ce qui n'est pas à lui?

                   Laissez-moi-vous poser cette question: Que fera, selon vous, le Maître aux sous bergers qui dominent sur le troupeau du Seigneur avec cruauté, abusant les brebis, les éparpillant dans toutes les directions, et laissant les ennemis les attaquer de toutes parts? Le Seigneur va-t-Il simplement hausser Ses épaules ou rendre visite aux sous bergers et venger les brebis? Quelle sainte confiance. Nous devons traiter les brebis avec douceur, et s'en occuper avec peur et tremblement. Nous ne devons pas entretenir la pensée que nous pouvons faire ce que nous voulons avec ce qui appartient au Seigneur. Ce n'est pas quelque chose à prendre à la légère.

À suivre

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mercredi 25 novembre 2020

(29) - église (3) UNE PLACE POUR LE SEIGNEUR par Chip Brogden

4 - Le caractère infiniment précieux et important du Seigneur Jésus est reconnu.

« Une femme s'approcha de Lui, tenant un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix; et, pendant qu'Il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. » (Matthieu 26:7)

                     Nous en arrivons à la quatrième caractéristique de Béthanie, c'est-à-dire l'endroit où les besoins du Seigneur sont satisfaits, où Son cœur trouve la satisfaction. Ici nous voyons que Béthanie représente la reconnaissance du caractère précieux et de la valeur du Seigneur Jésus.

                 Ceci semble être très logique, mais nous sommes exactement au coeur du sujet. Les disciples se plaignaient parce que ce parfum, qui valait plus que le salaire d'une année, aurait pu être vendu pour donner l'argent aux pauvres. Les témoins de cet événement, en protestant, disaient en substance, « Jésus ne mérite pas cela. » Ils ont considéré cette onction comme une perte.

                   « Pour vous qui croyez, il est précieux » (I Pierre 2:7). Pour ceux qui reconnaissent le caractère infiniment précieux du Seigneur, rien n'est trop beau pour Lui. Rien de ce qui est versé sur Lui n'est une perte. Qu'Il soit oint avec des larmes ou avec du parfum - Il est digne de tout. Alors que Christ nous est révélé et que nous commençons à grandir en Lui, nos cœurs sont illuminés et nous commençons à saisir quelque chose du caractère précieux du Seigneur. La réponse normale est un culte « en esprit et en vérité ». Cela ne peut pas être atteint avec de la meilleure musique ou un conducteur de la louange dynamique. Indépendamment d'une révélation, indépendamment d'une vision, nous ne pouvons pas avoir une juste appréciation de Sa valeur. Le culte est notre réponse à la révélation.

                    Nous voulons paraître occupés à travailler pour Dieu, dans le cadre de notre « ministère ». Mais il y a un endroit où nous nous « gaspillons » simplement nous-mêmes pour Lui, et où extérieurement nous semblons ne rien faire. Si plus de croyants se « gaspillaient » eux-mêmes, servant le Seigneur, s'asseyant à Ses pieds, écoutant Sa Parole, le servant Lui dans la prière secrète et le jeûne! Leur travail serait tellement plus fructueux quand ils se lèveraient pour travailler!

5 - La vie de Résurrection est manifestée alors que nous diminuons et qu'Il est élevé.

                   La cinquième caractéristique de Béthanie est la manifestation de la vie de Résurrection. La plupart des chrétiens veulent la Vie du Seigneur en abondance comme l'avait Lazare, mais ils ne sont pas prêts à entrer entièrement dans la tombe au point de sentir mauvais. En d'autres termes, ils ne sont pas disposés à recevoir la mort du Moi pour avoir la Vie du Seigneur. Ils ne s'occupent pas de savoir si le Seigneur grandit en eux, car ils ne veulent pas être diminués eux-mêmes. En effet, la vie de Résurrection ce n'est pas éviter la mort, c'est traverser la mort afin de la surmonter. Celui qui perd sa vie trouvera sa Vraie Vie, et celui qui tient à sa vie la perdra. Lazare ne peut pas expérimenter la résurrection avant de passer par la mort.

                   Quand le Seigneur trouve une place pour Lui, une « Béthanie » de croyants réunis ensemble, Sa propre Vie aussi sera présente. De même que nous ne pouvons pas avoir la Vie sans accepter la Loi de cette Vie, nous ne pouvons pas avoir le Seigneur sans avoir la Vie du Seigneur. Et, aussi sûrement que nous expérimenterons Sa Vie se manifestant en nous par l'Esprit, nous éprouverons Sa mort se manifestant en nous par la Croix.

               Il n'est pas très difficile de trouver une réunion ou un culte où l'on ressent une odeur de mort et non de Vie. La musique, la prédication, et la communion peuvent être belles et bonnes, mais vous revenez affamés et défaits parce que les besoins du Seigneur ne sont pas satisfaits. La mesure de la présence du Seigneur ou de la bénédiction du Seigneur sur une réunion, une œuvre ou un peuple, est toujours la Vie. Ne jugeons pas selon des aspects extérieurs. Rappelez-vous que ce ne sont pas les feuilles du figuier, mais les figues qui contiennent la vie. Le fruit de l'Esprit est la manifestation extérieure de la Vie intérieure.

                     La Vie de Résurrection nous parle de ce qui était mort mais qui est revenu à la vie. Elle porte sur elle la marque de la Croix. Elle est passée une fois par la mort et la mort ne peut plus la toucher. Si nous n'avons pas encore traversé la mort , nous avons constamment peur de mourir. Mais celui qui est déjà mort et ressuscité n'a plus rien à craindre de la mort. Alors que nous diminuons en portant quotidiennement notre croix, Christ grandit en nous, et la force de Sa Vie grandit à travers notre faiblesse. Béthanie contient toutes ces choses.

6 - Le Seigneur Lui-même est célébré alors que nous nous « gaspillons » nous-mêmes sur Lui.

« Là, on fit un souper à Jésus; Marthe servait. » (Jean 12:2a)

                  Au chapitre 12 de Jean, toutes les personnes dont nous avons discuté jusqu'ici se retrouvent ensemble dans une pièce. Marthe est encore en train de servir, mais il n'y a pas de frictions comme avant, et nous en déduisons qu'elle a trouvé l'équilibre approprié entre l'être et le faire. Lazare partage la table avec Jésus, et ceci parle de la communion de la résurrection. Sa présence même à la table avec Jésus est le témoignage de la victoire, n'est ce pas? Et bien sûr, Marie adore aux pieds du Seigneur.

                  Le dîner est donné  pour honorer le Seigneur, pour  être en communion avec Lui, pour satisfaire Son besoin, pour Lui donner la gloire due à Son nom, pour Le célébrer Lui! La sixième caractéristique de Béthanie est donc de célébrer le Seigneur Lui-même. Alors que la louange célèbre ce que le Seigneur a fait, l'adoration célèbre ce qu'Il est. La louange peut parfois devenir égocentrique (le Seigneur M'a sauvé, M'a guéri, M'a libéré, M'a donné la puissance, etc) mais le Seigneur seul peut être l'objet de l'adoration.

                   Gardez à l'esprit, bien sûr, qu'au milieu de ce débordement d'affection pour le Seigneur Jésus, Satan est là pour causer une distraction. Toutes les fois que quelqu'un décide de préparer une place pour le Seigneur, vous pouvez être sûrs que ce ne sera pas quelque chose de facile à garder. La chair essayera de s'imposer. Ceux qui n'ont pas une connaissance intérieure seront source de problèmes. Ils viendront dans l'assemblée des saints avec leurs propres idées sur la façon dont les choses doivent être faites, et essayeront de donner leur opinion. Ils n'ont pas vu le Seigneur, ils n'ont pas encore compris la valeur du Seigneur Jésus, et ils diront que verser autant de nous-mêmes sur Lui est une « perte ».

                    Notons que Jésus a toujours défendu Ses adorateurs, ils n'ont jamais eu à se défendre eux même. Mais tant qu'à souffrir de quelque chose, qu'y a t-il meilleur que d'être accusé de « se gaspiller » nous-mêmes pour le Seigneur? Béthanie est une terre sanctifiée parce qu'elle représente un des derniers endroits sur terre où toute l'activité se concentre sur Christ en tant que Tout et en Tous. Cela seul suffit à faire de Béthanie quelque chose qui n'a pas prix.

7 - Un esprit ascendant et un témoignage merveilleux sont mis en évidence.

« Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, Il les bénit. Pendant qu'Il les bénissait, Il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, après l'avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. » (Luc 24:50-52)

                    La septième et dernière caractéristique que nous trouvons dans les Ecritures concernant Béthanie est qu'elle représente une ascension entre la terre et le ciel, entre le royaume de ce monde et le Royaume de Dieu. Béthanie est l'endroit où la prière « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel » est accomplie en tant qu'avant-goût de son accomplissement final sur toute la terre.

                  L’Église est premièrement céleste. « Il nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:6). Nous ne disons pas que l'Eglise n'existe pas du tout sur la terre; mais nous soutenons que l'Eglise est céleste et non terrestre. Bien qu'elle soit sur la terre, elle n'est pas de la terre. Bien qu'elle soit dans le monde, elle n'est pas du monde. Beaucoup est fait pour que nous allions au ciel quand nous mourons, mais le but n'est pas tant de faire aller le terrestre dans le céleste que de faire venir le céleste dans le terrestre. Par extension, il s'agit de maintenir le Témoignage de Jésus au-dessus et contre l'obscurité actuelle. Béthanie procure le terrain sur lequel le céleste peut recouvrir le terrestre.

                Béthanie est un avant-goût du céleste. Il s'y trouve un esprit ascendant qui nous élève jusqu'aux cieux. S'il y a un manque dans l'Eglise d'aujourd'hui c'est bien celui-ci: nous vivons comme des gens naturels, attachés à la terre, de chair et de sang, qui parlent de grandes choses mais ne vivent pas ce dont ils parlent. Il n'y a en nous aucune particularité céleste et peu de réalité qui puisse faire penser à cet autre monde dont nous nous réclamons. Nous vivons en tant que « simples hommes », des hommes religieux certes, des hommes spirituels même, mais pas comme citoyens des cieux.

                    Je crois néanmoins que pendant que nous préparons une place pour le Seigneur, cet esprit ascendant se déversera sur nous spontanément. C'est une chose pour nous d'essayer d'agir de façon céleste. Mais c'en est une toute autre d'entrer dans une telle communion et partage avec l'Homme Céleste au point d'exhaler Son odeur céleste comme le parfum doux de l'encens imprégnant le prêtre dans le Lieu Saint. Le Royaume des Cieux est là où Christ a la prééminence et remplit toutes choses: et si c'est notre cas , individuellement ou de façon corporative, alors il peut être dit de nous que le Royaume des Cieux est arrivé.

PRÉPAREZ UN ENDROIT POUR LE SEIGNEUR

« Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, Je suis au milieu d'eux. » (Matthieu 18:20)

                     Quand nous considérons tout ce que disent les Écritures concernant Béthanie, nous avons une idée de ce que signifie préparer une place pour le Seigneur. Pour récapituler, Béthanie est l'endroit où:

Le Seigneur est accueilli et reçu;

La Parole du Seigneur est écoutée tandis que nous sommes assis à Ses pieds;

Christ a la prééminence comme la Seule Chose parmi beaucoup de choses;

Le caractère précieux et la valeur sans commune mesure du Seigneur Jésus sont reconnus;

La Vie de Résurrection est manifestée pendant que nous diminuons et qu'Il augmente;

Le Seigneur Lui-même est célébré pendant que nous nous « gaspillons » nous-mêmes sur Lui;

Un Esprit ascendant et un témoignage merveilleux se manifestent;

                     Vous vous dites peut-être, « Oh, si je pouvais trouver un tel endroit où les croyants se retrouvent ensemble pour tendre vers ce but! Comme je souhaiterais pouvoir trouver une telle communion! Je suis ici dehors dans le désert sans endroit où aller. » Frère ou soeur, mon défi pour vous est ceci: cessez de rechercher un tel endroit, et soyez un tel endroit.

                  Peut-être êtes-vous dans un endroit isolé parce que le Seigneur désire vous utiliser pour établir une place pour Lui dans le désert. Si le Seigneur a imprimé dans votre coeur Son besoin d'un tel endroit, alors déclarez que votre coeur est une « Béthanie » et prenez ceci entre vous et le Seigneur. Donnez au Seigneur un terrain pour construire dessus. Donnez-Lui Sa place. Ne recherchez pas les multitudes de personnes. Il vaut mieux avoir un, deux ou trois qui se recueillent ensemble en tant que la Béthanie du Seigneur que d'avoir des centaines ou des milliers de personnes rassemblées ensemble en tant qu'autre chose que Béthanie.

                    Y a-t-il des personnes dans le monde entier qui puissent se réunir vraiment dans le but de servir le Seigneur et de se « gaspiller » elles-mêmes dans l'adoration, ne prenant aucunement en considération leurs propres besoins, mais fondant leurs vies entièrement sur la satisfaction du Seigneur? Je prie que quelque chose puisse remuer chez certains pour considérer ceci sérieusement devant le Seigneur. Beaucoup sont appelés, mais peu sont choisis. Qu'Il puisse imprimer cette parole dans nos coeurs, et si quelqu'un le désire, qu'il puisse l'entendre.

FIN

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dimanche 22 novembre 2020

(29) - église (2) UNE PLACE POUR LE SEIGNEUR par Chip Brogden

BÉTHANIE LE TYPE D'UN ENDROIT POUR LE SEIGNEUR

« Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, Il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, Le reçut dans sa maison. » (Luc 10:38)

                    Nous savons à partir d'autres passages que ce village est Béthanie, ce qui signifie « la maison des figues ». Béthanie est l'endroit où habitent Marie, Marthe, et Lazare.

             Vous vous rappelez que Jésus a visité le Temple à Jérusalem, a renvoyé les changeurs d'argent, et a passé la nuit à Béthanie. À un certain moment, ayant faim, Il s'est dirigé vers un figuier espérant y cueillir des figues, mais Il n'a trouvé que des feuilles. Alors Il a maudit le figuier qui s'est desséché.

              Le figuier représente « Jérusalem ». Là encore, les besoins du Seigneur ne sont pas satisfaits, et cette histoire du figuier est là pour nous faire comprendre une vérité spirituelle. Le Seigneur a « faim », recherchant quelque chose qui ressemble à un fruit, quelque chose qui soit lié à la Vie, mais Il ne trouve rien d'autre que des feuilles - de la belle verdure, rien qui ait vraiment beaucoup de substance. Mais là-bas, à Béthanie, la maison des figues, Il trouvera du fruit.

                    Pour expliquer de quelle manière nous pouvons préparer une place pour le Seigneur, nous prendrons Béthanie pour symbole de ce qui satisfait le coeur du Seigneur et répond à Ses besoins. Nous n'utilisons pas cet exemple pour donner raison aux « églises dites de maison » et tort aux « églises institutionnelles ». Nous espérons juste vous faire comprendre que ce qui satisfait le Seigneur et répond à Son besoin a très peu à voir avec les aspects extérieurs ou un emplacement géographique. Ce qui fait « Béthanie » ne tient pas à la façon dont on doit faire « l’Église » ou la manière de se réunir (les feuilles) mais à la Vie (le fruit).

               Il y a sept caractéristiques « de Béthanie », et nous passerons en revue chacune d'elles.

1 - Le Seigneur est accueilli et reçu.

« Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, Il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, Le reçut dans sa maison. » (Luc 10:38)

                     Sept fois, les Écritures mentionnent ou font indirectement référence à Béthanie. Nous sommes toujours dans Luc 10:38 parce que tout ce que nous avons dit jusqu'ici nous amène à la première caractéristique d'une « Béthanie », une maison qui donne du fruit, un endroit pour le Seigneur. En premier lieu, Béthanie est l'endroit où le Seigneur est reçu.

                 Nous avons vu comment le Seigneur est bien souvent enfermé en dehors et rejeté par la plus grande partie du monde, se tenant à la porte et frappant pour pouvoir entrer dans l'église de Laodicée. Mais il n'en est pas ainsi avec Béthanie. Ici le Seigneur trouve l'entrée qu'Il a longtemps cherchée. En tant que tel, Il trouve un témoignage sur la terre, un chandelier d'or par lequel Sa lumière peut pénétrer l'obscurité. C'est pour cela que les églises de l'Apocalypse sont caractérisées par des chandeliers.

                   Je crois que « recevoir le Seigneur » est une chose très importante, une chose intentionnelle (je ne parle pas de « recevoir le Seigneur en tant que votre sauveur personnel »). Nous avons entendu des personnes dirent qu'elles espèrent voir le Seigneur « se montrer » à leur réunion ou culte. Quel genre d'invitation est-ce là? « Seigneur Jésus, nous Te souhaitons la bienvenue, nous Te recevons: pas en tant que spectateur, mais en tant qu'invité d'honneur. » Cela, c'est une invitation à la communion. Là où deux ou trois sont rassemblés en Son nom, Il est là. Il ne s'agit pas tant de faire en sorte qu'Il se « montre » que de Le reconnaître, de L'accueillir, et de Le recevoir comme quelqu'un qui est déjà présent au milieu de nous. Mais Il doit être reconnu, et notre « maison » doit être ouverte pour Le recevoir. Cela n'implique t-il pas une certaine préparation?

                Parmi ceux qui cherchent « la présence de Dieu », certains recherchent souvent des émotions. Nous ne devons pas rechercher « Sa présence » ou une certaine rencontre de puissance: nous devons Le rechercher LUI, et si nous sommes habitués à rechercher un certain genre de sentiment ou d'expérience alors nous devons apprendre à faire la distinction entre Christ et nos sentiments. Cela ne veut pas dire que nous ne devrions jamais ressentir quelque chose; mais que nous soyons affectés dans nos émotions ou même physiquement est une autre histoire. Le vrai culte est fait dans l'esprit et en vérité, pas avec la chair et le sang. Par conséquent, Béthanie reçoit le Seigneur comme le Sien, pour qui Il est, pour le servir Lui et pour répondre à Ses besoins.

2 - La Parole du Seigneur est écoutée alors que nous nous asseyons à Ses pieds.

« Elle avait une sœur nommée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait Sa parole. » (Luc 10:39)

                      Alors que nous considérons ce que signifie préparer une place pour le Seigneur, une « Béthanie », nous en arrivons à la deuxième caractéristique de cet endroit - st là où le Seigneur peut parler, où les cœurs sont ouverts pour entendre et recevoir ce qu'Il est en train de dire et de faire.

                     Il y a deux éléments ici: elle est assise à Ses pieds, et elle écoute Sa Parole. Nous devons nous asseoir à Ses pieds et entendre par nous-mêmes. Nous pouvons entendre Sa Parole à travers d'autres moyens - le pasteur, le professeur, le prophète, une méditation, une émission télévisée, un livre. Malgré l'abondance de moyens nous sommes faibles dans notre écoute. Nous sommes peut-être bien versés dans « les choses du Seigneur »; néanmoins nous ne sommes pas très profonds. Pourquoi? Nous avons oublié d'aller auprès du Seigneur par nous-mêmes. Nous ne nous sommes pas assis à Ses pieds personnellement, nous consultons et nous référons à la chair et au sang, recevant des enseignements de deuxième, troisième, et quatrième main. Si c'est là notre situation, nous n'avons aucune racine en nous-mêmes et nous sommes susceptibles de nous dessécher pendant la chaleur du jour.

                    Vous devez vous asseoir à Ses pieds et L'entendre pour vous-même. Il faut cette sorte d'amour et de dévotion que démontre Marie pour entrer dans les pensées du Seigneur et devenir un habitué de Ses voies et de Sa Parole. Le temps grec utilisé suggère une action continue: elle « persiste à L'écouter ». Marthe aussi a écouté, mais quand elle est partie pour préparer le dîner, Marie est restée. Alors que nous progressons, nous verrons que Marie a découvert « l'esprit et la vérité », et dorénavant elle sera toujours aux pieds du Seigneur d'une façon ou d'une autre.

                    C'est là où cela commence: le disciple est assis aux pieds du maître, s'y attardant bien au-delà de ce qui est habituel et usuel, et s'arrêtant sur chacun de Ses mots. Ainsi Béthanie satisfait le Seigneur parce que c'est là qu'Il peut se déposer directement dans les coeurs qui l'écoutent.

3 - Christ a la prééminence en tant que Seule Chose parmi beaucoup de choses.

« Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. » (Luc 10:41,42)

                 Nous en arrivons maintenant à la troisième caractéristique de Béthanie. L'endroit que nous préparons pour la satisfaction du Seigneur sera une place où Il a la prééminence, où toutes les autres choses se trouvent derrière Lui. Béthanie représente donc Christ ayant la prééminence.

                    Nous avons déjà écrit ailleurs au sujet de la Seule Chose qui soit nécessaire. Nous ne nous répéterons donc pas, excepté pour dire que cette Seule Chose est associée à Christ remplissant toutes choses parce qu'Il est prééminent sur tout. Quand nous avons compris que Dieu fait concourir toutes choses dans le but de tout réunir en Christ, nous rechercherons tout naturellement les choses qui vont dans ce sens et nous éviterons celles qui n'y concourent pas.

                  Plus tard, nous voyons Marthe continuer de servir, mais à ce moment là, tout est en ordre - il n'y a aucune plainte au sujet de Marie, et tout semble se passer comme il faut. Ce service, cette communion ou la préparation des repas ne sont pas mauvais en eux-mêmes: ils doivent simplement être dans le bon ordre. On peut faire beaucoup de bons services et tâches spirituelles, mais l’œuvre pour le Seigneur ne doit jamais avoir la prééminence sur le Seigneur de l’œuvre. D'après notre expérience, la plupart des différends et des désaccords entre les chrétiens sont dus au fait que l'on s'occupe des « nombreuses choses » et qu'on oublie qu' « seule une chose est nécessaire. »

                 La solution? Paul a dit, « mais je fais une chose ». Nous devons avoir une seule pensée. Si nous recherchons d'abord le Royaume de Dieu, toutes les autres choses trouveront leur place appropriée derrière Lui. Béthanie parle continuellement d'Une Seule Chose, et au milieu de beaucoup de distractions et d'agitations, cela nous rappelle que nous devons prendre notre place aux pieds du Seigneur et garder la Meilleure Chose en premier.

À suivre

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mercredi 18 novembre 2020

(29) - église (1) UNE PLACE POUR LE SEIGNEUR par Chip Brogden

« Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » (Matthieu 8:20)

                   Comment pouvons-nous préparer une place pour le Seigneur Jésus? Que recherche-t-Il? Où se trouve l'endroit où Il peut se reposer? Bon nombre d'entre nous sont sortis « hors du camp » à la recherche de quelque chose qui soit davantage en harmonie avec le coeur de Dieu. Je crois que l'appel le plus important que nous puissions avoir est de préparer une place pour le Seigneur Jésus, de Lui donner un endroit où reposer sa tête. Nous constaterons alors que l'expression de l’Église la plus pure et la plus simple est celle qui satisfait le cœur du Seigneur et Lui donne une place.

UN JÉSUS SOLITAIRE SE RETIRE

« Sa renommée se répandait de plus en plus, et les gens venaient en foule pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies. Et lui, Il se retirait dans les déserts, et priait. » (Luc 5:15,16)

                 Bon nombre d'entre nous partageons un témoignage assez particulier. J'ai parlé avec plusieurs personnes qui peuvent confirmer ma propre expérience. La voici: alors que nous étions assis ou debout pendant un culte, plusieurs d'entre nous ont eu le sentiment que Jésus était tout à fait seul, malgré toute la gloire, la louange, et les choses qui étaient faites en Son Nom. J'ai récemment trouvé un livre édité il y a presque vingt ans dans lequel l'auteur affirme avoir éprouvé le même sentiment, comme si Jésus était quelqu'un se trouvant à l'extérieur et regardant à l'intérieur. Après beaucoup de prières, nous en sommes venus à comprendre que la plupart des choses faites au nom de « l'Eglise » ne sont pas du tout pour le Seigneur, mais pour nous.

                      Peut-être est-ce pour cette raison que Jésus s'est si souvent retiré dans un endroit isolé et qu'Il se retire peut-être de bien des choses qui sont faites « en Son Nom ». Si quelqu'un nous demande pourquoi nous ne participons pas plus souvent aux réunions ou aux rassemblements, tout ce que nous pouvons dire c'est que, la majeure partie du temps, les besoins du Seigneur ne sont pas satisfaits dans ces lieux.

                  Jésus s'est souvent retiré dans un endroit isolé. De plus en plus, nous trouvons des chrétiens dans ces « endroits isolés » qui prient, attendent, et se posent des questions. Je crois que c'est la première étape pour trouver une place pour le Seigneur - car ils comprennent que le Seigneur a besoin d'obtenir un tel lieu.

« Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. » (Jean 4:23)

                    S'il y a de vrais adorateurs, c'est qu'il y a aussi de faux adorateurs. S'il y a un culte en lesprit et en vérité, il y a donc aussi un culte qui est faux et non spirituel.

                 Nous n'allons pas nous arrêter sur ce qui est faux parce que nous sommes le savons déjà trop bien.

               La question devant nous est la suivante: comment pouvons-nous préparer un endroit pour le Seigneur Jésus? Que recherche-t-Il? Nous avons ici quelques indices sur ce que le Père recherche, et puisque le Fils est l'image exacte du Père, nous savons qu'ils recherchent tous les deux la même chose. Sommes-nous ce genre d'endroit? Le Seigneur est-Il à la maison avec nous? Le Seigneur a-t-Il trouvé ce qu'Il recherche en nous?

               (Pas dans un sens légal parce que nous sommes Ses enfants et Il nous aime quoi que nous fassions, mais dans le sens de la relation, dans un sens de partage et de communion.)

            Ces questions ne sont pas très pertinentes pour ceux qui sont uniquement concernés par leurs propres besoins. L’Église, Dieu, l'univers, tout tourne autour d'eux et de leurs besoins. Toutes leurs décisions sont prises dans la perspective de leurs propres besoins, souhaits, désirs (réels ou imaginaires). Ils n'ont jamais la pensée de satisfaire les besoins du Seigneur, de s'assurer que Ses désirs soient satisfaits, et qu'Il ait trouvé en eux la satisfaction « en esprit et en vérité ». C'est pourquoi je dis que la plupart des réunions et des rassemblements ne satisfont pas les besoins du Seigneur. Comment le peuvent-ils? Ils cherchent à satisfaire les besoins de l'homme.

                   L'objet de ce message est de nous provoquer et de nous lancer le défi d'atteindre un but plus élevé, que le Seigneur puisse trouver un endroit en nous où Son Besoin est satisfait et où nos besoins sont oubliés.

À LA RECHERCHE D'UN ENDROIT OU SE REPOSER

« Elle était dans le monde, et le monde a été fait par Elle, et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. Mais à tous ceux qui L'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, Elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » (Jean 1:10-12)

                    Le monde ne L'a pas connu, et Son propre peuple ne L'a pas reçu, bien qu 'Il soit l'Héritier de toutes choses, et que rien ni personne n'a été fait indépendamment de Lui. Nous Le voyons dans la synagogue. Pendant un moment, les gens sont étonnés par ce qu'Il dit et sont émerveillés par Son enseignement - mais à la fin du message ils essayent de Le jeter du haut d'une falaise. Et on peut trouver plusieurs exemples similaires.

                    Il est important pour nous de comprendre que, la plupart du temps, le Seigneur Jésus est enfermé dehors et rejeté de Sa propre création (de façon similaire, il est enfermé en dehors de Sa propre Église). Ce n'est pas un problème pour Sa Seigneurie ou Sa Déité parce qu'Il reste le Roi des Rois. Le problème est toujours à propos du partage et de la communion. D'après les Écritures, Jésus-Christ est, en grande partie, privé de la relation intime qu'Il désire avoir avec Son peuple.

                   Cependant, il y a un reste du peuple qui L'a reçu, et ils ont reçu la puissance! Qu'en est-il d'eux? C'est ce que nous voulons savoir: comment pouvons-nous préparer une place pour le Seigneur, où Il trouve la satisfaction et le repos du cœur, au milieu d'une génération malhonnête et pervertie, au milieu de tant d'obscurité?

À LA RECHERCHE « D'ESPRIT ET DE VÉRITÉ »

                   Le Seigneur recherche des adorateurs en esprit et en vérité pour être en communion avec Lui. Dans votre groupe, lors de vos réunions, au centre de votre coeur, a-t-Il trouvé ce qu'il recherche?

« Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, J'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec Moi. » (Apocalypse 3:20)

                   Le plus souvent nous citons ce verset dans le contexte du salut, mais il convient de noter que Jésus a dit ces mots, non pas à des pécheurs perdus, mais à l'église de Laodicée. Même parmi son propre peuple, Il ne force pas pour ouvrir la porte, mais Il frappe patiemment et attend.

                     Avant que nous puissions préparer un endroit pour le Seigneur en tant que Corps composé de croyants, Il doit avoir un accès prêt et fréquent en nous en tant que disciples individuels. A Laodicée la situation est si mauvaise que le Seigneur adresse Son appel au coeur des individus pour qu'ils Le laissent entrer. Nous sommes, plus ou moins, dans la même condition aujourd'hui. Le problème n'est pas le salut, mais le partage et la communion.

                   En effet, la vie corporative du peuple de Dieu ne sera jamais plus élevée que celle des individus qui le représentent. En d'autres termes, s'il n'y a aucun culte « en esprit et en vérité » dans notre vie de prière dans le secret à la maison, nous ne pouvons pas nous attendre à un culte en « esprit et en vérité » quand nous nous réunissons ensemble. Nous venons si souvent à une réunion en espérant « entrer dans » un endroit où Dieu va se trouver. Au lieu de cela, le rassemblement des croyants devrait être la célébration et la continuité d'un processus dans lequel nous sommes déjà entrés.

                   Le culte, l'adoration, l'abandon du Moi, le ministère pour le Seigneur, doivent être sur la même base que celle de « Marie » qui se met à Ses pieds chaque jour pour L'écouter, et « d'Anne » qui ne quitte jamais le temple, mais sert le Seigneur dans le jeûne et la prière jour et nuit. Alors que nous continuons à réfléchir à ces choses, puisse le Seigneur trouver une porte ouverte dans nos cœurs.

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapident ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-Je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu! Voici, votre maison vous sera laissée déserte; car, Je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez: Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur! » (Matthieu 23:37-39)

                     Certains se demandent comment le Seigneur Jésus peut ressentir un sentiment de solitude et être esseulé alors qu'Il a déjà de si nombreux enfants. La réponse est tout à fait évidente. Si vous avez trois ou cinq ou même dix enfants, ne vous affligeriez-vous pas de la perte d'un seul? Combien plus le Père merveilleux languit-Il après tous Ses enfants! Le berger laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres pour en rechercher un seul. Tel est le coeur de Christ.

                Jérusalem représente ce qui, au commencement, a donné satisfaction au Seigneur, mais ce n'est plus le cas maintenant. Elle perpétue la tradition et les cérémonies, dans les choses extérieures, mais elle ne reconnaît pas l'identité du Seigneur Jésus. Le Temple était Son lieu de repos mais il est devenu maintenant un « repaire de voleurs ».

             Il se languit de les avoir, de les recueillir à l'ombre de Son aile: mais ils ne le Lui permettent pas.

                Il y a un endroit où le Seigneur est reçu: mais c'est en dehors de Jérusalem, loin de la religion établie, loin des scribes, des enseignants de la Loi, loin des Pharisiens, des Sadducéens, des théologiens, des érudits de la Bible et des hypocrites, loin même du Temple et de sa splendeur.

               C'est un peu à l'Est de Jérusalem, dans un petit village, dans une simple maison, qu'Il a finalement trouvé ce après quoi Il languissait.

À suivre

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dimanche 15 novembre 2020

(28) - église UN CULTE QUI NOUS ARRANGE par Chip Brogden

 « Et le roi prit conseil, et fit deux veaux d'or, et dit au peuple: C'est trop pour vous de monter à Jérusalem; voici tes dieux, Israël! qui t'ont fait monter du pays d'Égypte. » (1 Rois 12:28)

                   Ainsi commence le triste témoignage d'Israël, tombé de son statut de peuple saint pour devenir une nation rétrograde d'adorateurs d'idoles. Comment est-il possible que, si peu de temps après l'achèvement du Temple de Jérusalem, Israël ait pu s'égarer ainsi? On y trouve une application prophétique pour notre situation actuelle. Ces choses sont écrites pour nous servir d'exemple, c'est pourquoi jetons un coup d'oeil à ce moment précis de l'histoire d'Israël et voyons les leçons que l'on peut en tirer.

                    Il n'est jamais sage de forcer une interprétation à partir de quelques points principaux, parce que le Royaume de Juda n'était guère meilleur que celui d'Israël. Mais globalement, nous notons simplement que Jérusalem appartenait à Juda; et bien qu'elle ne soit pas parvenue à atteindre la pleine mesure de ce que Dieu avait prévu, Jérusalem avait vocation à être le centre de l'adoration et l'endroit dont le Seigneur avait dit qu'Il y ferait Sa demeure. Nous savons que Jérusalem abritait le Temple et le sacerdoce des Lévites. Après la mort de Salomon, le Royaume a été divisé entre deux hommes: Roboam, le fils de Salomon et Jéroboam, le serviteur de Salomon. Roboam est devenu le roi de Juda, et il a fait de Jérusalem sa capitale. Jéroboam est devenu le roi d'Israël et son territoire comprenait tout le Nord du pays.

              Et nous avons ainsi un royaume divisé contre lui-même; pour l'essentiel, deux nations existant l'une en face de l'autre. Cela ne peut amener que de la controverse et de la compétition. Juda est centré sur Jérusalem, adorant Dieu dans le Temple, étant conduit dans cette adoration par le sacerdoce lévitique. Il n'est pas difficile de voir en Juda un reste existant au sein d'Israël.

                   Juda n'a qu'une tribu, alors qu'Israël en a dix. Notre Seigneur Jésus-Christ est le Lion de la Tribu de Juda. Tous ceux qui appartiennent à Christ sont spirituellement contenus dans cette tribu de Juda. Notre Jérusalem vient d'en haut, nous sommes le temple du Saint-Esprit, et nous sommes rois et sacrificateurs dans cette nation sainte qu'est ce peuple particulier, mis à part et spécial. Je pense que vous êtes suffisamment familiers avec le Nouveau Testament pour reconnaître ces réalités sans qu'il ne soit besoin de les étayer par des chapitres et des versets.

                Israël en est donc venu à représenter quelque chose de tout à fait différent de Juda. Bien que Juda soit issu d'Israël, il était bien séparé d'Israël. Ainsi, que voyons-nous dans ce royaume divisé? Nous voyons l’Église que Jésus est en train de bâtir comme quelque chose qui est au-dessus de « l' « Église » que l'homme bâtit. Que vous l'appeliez l’Église Institutionnelle ou la Religion Organisée, il s‘agit d'un système religieux alternatif qui existe à coté de la véritable expression en Esprit et en Vérité dans la Nouvelle Jérusalem. Comme nous le verrons, la Religion Organisée est, dans la totalité de ses buts et intentions, un Culte qui arrange tout le monde.

UN CULTE D'AUTO-PRÉSERVATION

« Jéroboam dit en son cœur: Le royaume pourrait bien maintenant retourner à la maison de David. Si ce peuple monte à Jérusalem pour faire des sacrifices dans la maison de l'Eternel, le cœur de ce peuple retournera à son seigneur, à Roboam, roi de Juda, et ils me tueront et retourneront à Roboam, roi de Juda. » (1 Rois 12:26,27)

                   Nous voyons ici Jéroboam, le roi rebelle d'Israël. Il domine sur dix tribus. Son pays et son peuple sont plus grands que ceux de Juda. Et pourtant, il est troublé. Qu'est-ce qui le trouble? Il y a le problème de ces gens à qui Dieu a commandé d'aller à Jérusalem pour adorer. Jéroboam suppose, à juste titre, qu'une fois les gens du peuple arrivés à Jérusalem pour adorer, ils pourraient être enclins à s'y établir, et son royaume se verrait ainsi diminué.

                    J'aimerais suggérer que, de nos jours, Dieu nous appelle à monter à Jérusalem pour adorer - à savoir, L'adorer en Esprit et en Vérité (cf. Jean 4). Le Père recherche ces adorateurs véritables qui n'ont pas en pensée un endroit géographique où adorer, mais un lieu d'adoration en Esprit et en Vérité; une place spirituelle, une place venant du coeur. C'est ce que signifie pour nous « monter à Jérusalem ». C'est une Jérusalem d'en haut, elle vient des cieux, nous devons monter vers elle parce qu'il existe un niveau plus élevé, une dimension plus grande. C'est un lieu spirituel. Le livre de l'Apocalypse nous en parle, descendant des cieux, remplie de la gloire de Dieu et de la présence de l'Agneau.

                     Plusieurs répondent à cet appel à « monter à Jérusalem » et sortir de Babylone, sortir de l'Eglisianisme, sortir de la Religion Organisée. C'est pourquoi tous les Jéroboam de ce monde sont consternés! Comment empêcher cet exode massif de gens qui quitteraient nos églises? Jéroboam ne se soucie pas du peuple. Il ne se soucie pas du Seigneur ou des attentes du Seigneur. Il n'est concerné que par sa propre préservation: la sauvegarde de son leadership, la continuité de son royaume, la prolongation de sa propre vie.

              La solution qu'il a trouvée était assez ingénieuse. Il a créé ce que j'appelle « UN CULTE QUI NOUS ARRANGE ». Ce culte présente trois caractéristiques: 1) Un endroit qui nous arrange ; 2) Une prêtrise qui nous arrange et 3) un festin qui nous arrange, pour unir ensemble les adorateurs. Regardons chacune de ces particularités l'une après l'autre, et voyons si l'on peut y trouver une application prophétique pour notre temps, pour la période à laquelle nous appartenons.

UN ENDROIT QUI NOUS ARRANGE

« Et le roi prit conseil, et fit deux veaux d'or, et dit au peuple: {litt.: leur dit.} C'est trop pour vous de monter à Jérusalem; voici tes dieux, Israël! qui t'ont fait monter du pays d'Égypte. Et il en mit un à Béthel, et l'autre il le plaça à Dan. Ce fut là une occasion de péché. Le peuple alla devant l'un des veaux jusqu'à Dan. » (1 Rois 12:28-30)

                    Jéroboam était suffisamment habile pour faire appel à cette partie de l'être humain qui est attirée par la commodité des choses, par leur coté pratique et facile. On peut s'arranger! « C'est trop pour vous de devoir monter à Jérusalem ». En d'autres termes, cela ne vous arrange pas, c'est trop difficile d'adorer Dieu comme Il le désire. Le coût en est trop élevé.

                  Si vous consultez une carte biblique, vous verrez que Jéroboam a placé stratégiquement ses veaux d'or aux extrémités Nord et Sud de son royaume. Vous pouviez donc vous rendre aisément vers le veau d'or le plus proche de chez vous. C'est le genre d'astuce de marketing qu'utilisent les restaurants pour vendre leurs desserts. Ils ne vous demandent pas si vous voulez un dessert; ils vous demandent si vous préférez comme dessert un gâteau au chocolat ou une tarte à la banane! Bien évidemment, vous pouvez refuser les deux, mais quand la question est posée ainsi aux gens, les statistiques démontrent que la plupart d'entre eux choisissent une de ces deux options, et finissent par commander un dessert.

                  Ainsi Jéroboam n'a demandé à personne de choisir entre un veau d'or et Jérusalem; il leur a simplement offert le choix entre « des desserts » - que préférez-vous: Béthel ou Dan? Il a tout réduit à une question d'arrangement. « c'est trop compliqué pour vous d'aller à Jérusalem ». Trop compliqué!

                 De nos jours on nous offre une myriade de choix d'adoration, une multitude de veaux d'or à chaque coin de rue, les uns à coté des autres, chacun cherchant à attirer les gens vers lui. Sur quoi est basé leur message de marketing? Sur ce qui nous arrange! On vous offre le choix entre plusieurs cultes afin que vous puissiez choisir celui dont l'heure vous convient le mieux. Un choix entre différents styles d'adoration et de prédication afin que vous puissiez choisir celui que vous préférez. Tant de choix, un si grand nombre d'options.

                   Si nous nous arrêtons pour réfléchir à cela, nous allons réaliser que Dieu ne nous demande pas de choisir quel veau d'or, parmi des milliers, nous désirons adorer. Il nous demande de faire un choix entre ce « système de veau d'or » dans son ensemble et la vie en Esprit et en Vérité dans la Nouvelle Jérusalem! Dieu nous appelle à quitter, à laisser derrière nous ce système totalement faux, et à faire une chose loin d'être facile - « monter à Jérusalem », se joindre à l'Eglise que Jésus bâtit, et apprendre à être une nation de rois et de sacrificateurs.

                Il nous faut noter que quand Israël a accompli la chose qui l'arrangeait le mieux, la plus commode, la plus pratique et aisée, c'est devenu pour eux un péché. Elle les a conduits loin de Dieu et les a amenés sous le jugement. Le chemin qui nous arrange est un chemin large, et il mène à la ruine. Adorer Dieu en Esprit et en Vérité, en laissant derrière nous les chemins familiers et populaires, est difficile et coûteux, mais c'est précisément pour cela que Jésus dit qu'il faut bien évaluer le prix à payer avant de devenir Son disciple.

UNE PRÊTRISE QUI NOUS ARRANGE

« Jéroboam fit une maison de hauts lieux, et il créa des sacrificateurs pris parmi tout le peuple et n'appartenant point aux fils de Lévi. » (1 Rois 12:31)

                    Un culte qui nous arrange nécessite une prêtrise qui nous arrange, pour la diriger facilement, la faire durer, la superviser et la conduire. Conformément à la pensée de Dieu, seuls les Lévites étaient appelés à Le servir en tant que prêtres. Tous les lévites se trouvant déjà à Jérusalem pour servir dans le Temple, Jéroboam a dû trouver d'autres prêtres pour travailler dans son système erroné.

              La solution choisie par Jéroboam a été de rendre cela facile - arrangeant tout le monde - n'importe qui pouvait devenir un prêtre. Peu importait l'appel de Dieu. Quiconque choisissait de devenir un prêtre pouvait être ordonné par Jéroboam, et acquérir instantanément le statut de leader. Et ainsi les membres les moins élevés du peuple avaient l'opportunité de s'élever au-dessus du lot.

                     Combien de temps faut-il pour faire un apôtre, un prophète? De nos jours, pas longtemps. Il suffit de s'autoproclamer quelque chose, ou de permettre à d'autres de nous appeler ainsi, pour faire de nous quelqu'un de spécial. Comme c'est facile! Nous sommes envahis par des gens qui s'attribuent eux-mêmes le titre d'apôtre, d'évêque, de prophète, de pasteur et de « première dame » (peut être le titre le plus charnel de tous).

                     Le problème est que lorsque « chacun» est un prêtre, il est alors très difficile de faire la différence entre les prêtres du Seigneur et les prêtres du veau d'or. Quand «chacun» est un prophète, comment faire le tri entre la parole véritable et la parole fausse? La plupart des gens ne le peuvent pas, et ainsi la déception se propage à cause de cette recherche de la facilité, de ce qui arrange les gens.

                    La réalité est la suivante: il y a un coût énorme qui est associé à l'appel de Dieu pour notre vie, et si vous vivez réellement la vie chrétienne telle qu'on doit la vivre - « pas moi, mais Christ » - cela sera (par moments) difficile, désagréable, à contre sens, et problématique. Et quand Dieu vous place dans une position de responsabilité pour les autres, alors les difficultés seront multipliées par mille. Cela ne sera pas « facile », mais pour ceux qui placent la vérité au-dessus de la facilité, cette façon de vivre en Christ est leur propre récompense.

UNE FÊTE QUI NOUS ARRANGE

« Il établit une fête au huitième mois, le quinzième jour du mois, comme la fête qui se célébrait en Juda, et il offrit des sacrifices sur l'autel. Voici ce qu'il fit à Béthel afin que l'on sacrifiât aux veaux qu'il avait faits. Il plaça à Béthel les prêtres des hauts lieux qu'il avait élevés. Et il monta sur l'autel qu'il avait fait à Béthel, le quinzième jour du huitième mois, mois qu'il avait choisi de son gré. Il fit une fête pour les enfants d'Israël, et il monta sur l'autel pour brûler des parfums. » (1 Rois 12:32,33)

                    Un culte qui nous arrange nécessite diverses sortes de célébrations qui nous arrangent, ou des fêtes pour réunir régulièrement ses adorateurs. Jéroboam a décidé d'organiser un festival « comme la fête qui se tenait en Juda ». Bien sur, ce n'était PAS la même fête, ce n'était qu'une contrefaçon de la fête des tabernacles. La fête véritable se trouvait à Jérusalem. La fête de Jéroboam était quelque chose d'imaginé, d'inventé et de conçu par Jéroboam.

               Etait-ce une réunion pour honorer le Seigneur? Était-ce une assemblée pour adorer Dieu? Pas du tout. C'était une distraction qui détournait de l'adoration spirituelle, une alternative bien pratique à un voyage vers Jérusalem pour adorer dans le Temple. Bien entendu, c'était de nature religieuse - ce n'était pas une réunion sauvage, mais une fête religieuse « comme la fête qui se tenait en Juda ».

                  Un endroit qui nous arrange, une prêtrise qui nous arrange, et une fête qui nous arrange constituent tout ce qu'il faut pour faire une un culte qui nous arrange. Il en résulte pour finir un système alternatif d'activités religieuses qui proclame adorer Dieu, qui a l'apparence de la piété mais qui est bien plus facile et attrayant pour la chair.

JUGEMENT SUR LE CULTE QUI NOUS ARRANGE

« Voici, un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel, par la parole de l'Eternel, pendant que Jéroboam se tenait à l'autel pour brûler des parfums. Il cria contre l'autel, par la parole de l'Eternel, et il dit: ... » (1 Rois 13:1,2a)

                   Dieu a utilisé un prophète venant de Juda pour défier ce système erroné d'adoration religieuse qu'avait mis en place Jéroboam, et pour prophétiser sa destruction. Ce n'étaient pas des paroles « plaisantes » à apporter. Après avoir annoncé la destruction pour Jéroboam, le prophète a été lui-même désobéissant et s'est fait tuer par un lion. Si vous n'aviez pas écouté la parole du prophète, peut-être pouviez-vous apprendre la leçon en voyant ce qui était arrivé au prophète! Jéroboam, bien que troublé sur le moment, a persisté dans sa désobéissance, et a été jugé en conséquence. Mais les dégâts étaient faits et Israël a sombré dans la ruine.

                  Il n'est pas difficile de voir à quel point l'histoire s'est répétée pendant les deux mille ans passés. Comme l'Israël ancien, nous vivons dans un « royaume divisé » dans lequel la Majorité Religieuse perpétue un culte qui arrange les gens, et la Minorité du Reste cherche la pleine pensée du Seigneur, Sa volonté, Son coeur, et Son Esprit, concernant l'Eglise que Jésus bâtit, une maison spirituelle de pierres vivantes, une « Nouvelle Jérusalem » de rois et de prêtres. On considère les deux (la Majorité Religieuse et la Minorité du Reste) comme étant « Israël » mais seule l'une est la véritable Eglise, alors que l'autre n'est qu'une distraction qui nous arrange.

                Pour finir, la nation de Juda elle-même a sombré dans l'idolâtrie et s'est trouvée sous le coup du jugement. Le Temple a été détruit et Jérusalem brûlée. Dieu a dû alors travailler avec un Reste issu du Reste, et Il a ainsi fait perdurer Son Royaume selon des principes spirituels.

               De nos jours, le Seigneur continue de travailler avec un Reste, les appelant à « monter à Jérusalem » et à s'affectionner aux choses d'en haut. Dieu travaillant selon des principes spirituels pour accomplir un dessein spirituel, la frontière est beaucoup plus subtile entre l'Israël rétrograde et le Juda spirituel, entre l'adoration du veau d'or et l'adoration en Esprit et en Vérité. Mais une fois que vous avez vu l'Eglise que Jésus bâtit, il est beaucoup plus facile de rejeter les veaux d'or. Jéroboam sait cela, et c'est pourquoi il propose une alternative très attrayante et qui arrange tout le monde.

              Que le Seigneur fasse de ces paroles un fardeau sur nos coeurs. Amen.

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