vendredi 30 novembre 2018

(11) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Ne le prenez pas pour un dû (chapitre 11)

                  Une petite chanson de l'école du dimanche nous donnait du courage dans les moments de découragement. Elle nous disait de compter toutes nos bénédictions. Assurément, si nous l'avions fait, nous aurions été étonnés de remarquer tout ce que le Seigneur avait déjà fait pour nous. La chanson en elle-même est à peine un classique mais elle contient un brin de sagesse. Nous sommes enclins, de par notre nature, à être ingrats vis à vis de toutes les bénédictions que Dieu saupoudre sur nos vies, en les prenant comme un dû. Nous devons garder notre gratitude envers Dieu éveillée et vivante en nous rappelant à chaque instant chacune de nos réjouissances en tant qu'individu et en tant que nation !

                    Premièrement, ayez de la gratitude pour votre église. Malgré ses imperfections, l'église aide à faire briller la lumière de la vérité afin qu'aujourd'hui, personne sur cette terre ne reste dans les ténèbres ! Toute personne, qui écoute l’Église, ne peut que recevoir en abondance la lumière spirituelle si elle est intéressée et si elle le désire réellement. Même en ces jours de déclin, il reste encore suffisamment d'églises établies pour illuminer l'esprit des gens. Les ténèbres spirituelles sont le résultat de l'indifférence. Il y a cependant beaucoup de lumière car l'église a veillé à cela et c'est pour cette raison que nous devons avoir une profonde gratitude !

                    Ensuite nous pourrions avoir de la gratitude pour notre pays. Il y a un véritable danger cependant dans les agissements de nos politiciens de pacotilles. Ils peuvent nous rendre amers envers notre propre pays. Les taxes et les charges sont distribuées au quatre coins du pays jusqu'à ce qu'il en pleuve même du ciel ! Mais nous devons rester sur nos gardes afin que nous ne devenions pas cynique et que nous ne perdrions pas foi dans notre pays. Sans approuver leurs méthodes corrompues et en restant attentifs à ce que nos yeux voient, nous avons toutes les raisons de remercier Dieu pour notre pays et pour ce qu'il représente.

                    Parmi tous les trésors que nous avons reçus, il y a la liberté ! Malgré qu'elle ait été détournée par nos fautes et qu'elle ait blessé nos amis, elle demeure la meilleure des choses sur terre avec la religion chrétienne. Cependant, il n'y a que ceux qui un jour l'ont perdue, qui peuvent aujourd'hui s'en réjouir pleinement ! Nous avons tellement l'habitude d'être libre que nous prenons cette liberté pour un dû ! Prenez garde de ne jamais prendre la liberté pour un dû car nous avons été libérés par le sang de nos soldats ( du Christ notre Sauveur aussi ). Combien d'hommes courageux, qui aimaient la vie autant que nous aujourd'hui, reposent d'ores et déjà, dans des rangs minutieusement rangés sur des centaines de champs de bataille. Ils nous ont assuré le droit de marcher sous le soleil et de respirer l'air de la liberté ! Nous ne devons jamais penser à eux sans incliner nos têtes en guise de respect et par gratitude envers Dieu !

                       Pour notre famille aussi, nous devons avoir de la gratitude. En principe, nous habitons trop proche les uns des autres pour pouvoir nous apprécier comme nous le devrions.

                   C'est seulement lorsqu'un des nôtres part que nous nous apercevons de ce que nous lui devons

                     La maison est une crèche, c'est notre première école, notre refuge pour nous abriter des vents violents et c'est également notre lieu de repos après une dure journée de tribulations ! La valeur de la famille et de sa maison est au-delà des mots malgré ses imperfections ! Papa, Maman, frère et sœur - Ô combien nous leur devons et Ô combien nous leur rendons ? Une fête comme 'Thanksgiving' devrait nous rappeler que nos proches sont des personnes ayant beaucoup plus de valeur que nous voulons bien leur accorder.

                      A nos voisins et amis aussi, nous devons de la gratitude. L'homme le plus seul au monde, s'il faisait une pause en se demandant combien d'amis il pourrait bien avoir, pourrait en être très étonné. Seul l'homme vil qui s'est mis en marge de la tolérance humaine, peut se dire totalement, complètement sans amis. Mais même cet homme peut encore être traité avec la plus grande gentillesse par les policiers, les juges et ses co-prisonniers. Et quand la société elle-même se retourne contre les hors-la-loi, elle le fait généralement avec amertume. Mais sachez que même pour le pire criminel il y a encore un peu d'amour et de sympathie. Dieu seul est son juge, nous ne sommes pas Dieu !

                    Si c'est vrai pour eux, alors, Ô combien plus d'amour et de considération, l'individu normal fondu dans la société avec une vie décente, peut-il attendre et combien plus de grâce, d'affection et de compréhension va-t-il recevoir. 
                    Les journalistes savent par expérience qu'un bébé orphelin en photo dans leur journal, va attirer la sympathie et les dons. Et des milliers de parents voudront même l'adopter. L'histoire tragique d'une famille dans le besoin suscitera des camions chargés de cadeaux venant des lecteurs de ce même journal. 
                    Et soyons reconnaissant pour les Chrétiens. Ô combien plus profonde et plus proche est notre amitié, notre fraternité ! Elle commence ici sur terre et va au-delà de la mort jusqu'au ciel et dans l'éternité. Nous devons avoir une tendre et infinie gratitude envers nos amis chrétiens et puisse-t-elle progresser avec les années qui passent. Nous ne devons jamais les considérer comme un dû ! Ils sont beaucoup trop précieux pour cela.

                  Et finalement, le plus précieux de tout, c'est l'amitié et la communion en Jésus Christ.

                     Il est l'Ami encore plus proche qu'un frère et Il nous a prouvé que jamais Il ne nous abandonnerait ou nous trahirait. En sachant cela, que nos cœurs soient à jamais remplis de gratitude envers le Seigneur. Ne le prenons pas pour un dû.

                    Seul l'amour de Jésus doit entretenir la flamme de notre gratitude au bon niveau jusqu'au jour où nous serons présenté avec joie, devant L'Éternel notre Père !

à suivre...

mardi 27 novembre 2018

(10) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


La sainteté personnelle est prioritaire (chapitre 10)

                    Désirer un bonheur égoïste relève du même péché que tout autre désir dont les motifs sont égoïstes. Ce désir n'est point honorable à l'égard de Dieu car il a sa racine dans la chair. « Car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. » ( Romains 8 : 7 ).

                    De plus en plus, les gens d'aujourd'hui justifient leurs mauvaises actions par le fait qu'ils ne cherchent qu'à être heureux. Avant de consentir au mariage, la jeune fille moderne ne se demande pas « Est-ce qu'il peut me rendre heureuse? » Les rubriques sentimentales des journaux sont trempées par les larmes des gens qui s'apitoient sur eux-même et se posent la question « Comment préserver mon bonheur? » Les psychiatres s'engraissent grâce au nombre croissant de personnes qui cherchent de l'aide auprès des professionnels pour avancer dans leur quête interminable du bonheur. Il est assez courant de voir une personne commettre un crime contre une autre personne pour la seule raison qu'elle ait empiété sur son bonheur.

                    C'est une philosophie hédoniste des anciens temps grecs, mal comprise et mal appliquée aujourd'hui. Bien qu'acceptée par les masses, cette philosophie mine tout ce qui est noble chez l'être humain et le transforme en pâte molle, qu'il en soit conscient ou pas. Que nous soyons nés pour être heureux est une idée que l'on ne remet même pas en question. On ne cherche même pas à prouver que l'homme, dans son état naturel, ait le moindre droit au bonheur, ni même que cela lui ferait du bien à long terme. La seule question qui se pose est: « Comment trouve-t-on le maximum de bonheur dans la vie? » La thèse courante des livres et pièces de théâtre repose sur la supposition que le bonheur personnel est le but incontestable de la lutte dramatique de l'humanité.

                    Je propose que cette recherche romantique après le bonheur est aussi mauvaise que la recherche frénétique après l'argent, le succès ou le prestige. Cela ressort d'un mal entendu immense de nous-même et de notre vraie condition morale. Aucune personne qui se connaît à fond ne peut vraiment croire qu'il ait le droit d'être heureux. Qu'une personne ait une petite révélation sur l'état de son propre cœur suffit pour qu'il se tourne contre lui-même et avoue que Dieu a raison de le condamner. La doctrine du droit incontestable de l'homme à être heureux est anti-Dieu et anti-Christ et le fait qu'elle soit si largement acceptée révèle l'état moral de cette société qui y croit.

                    On ressent aussi l'effet de cette hédonisme moderne même chez le peuple de Dieu. Trop souvent, on présente l'évangile comme un moyen de trouver le bonheur, la tranquillité d'esprit ou la sécurité. Il existe même des gens qui lisent la Bible comme un moyen de se détendre, comme si c'était un calmant

                    Il suffit de lire le Nouveau Testament une fois avec méditation pour que l'erreur dans cette notion soit apparente à nos yeux. Là, l'emphase ne se place pas sur le bonheur mais sur la sainteté. Dieu se préoccupe plus de l'état des cœurs des gens que de celui de leurs émotions. Il est évident que le fait de se trouver dans la volonté de Dieu apporte à la longue beaucoup de bonheur pour ceux qui obéissent, mais le plus important n'est pas que l'on soit heureux, mais plutôt que l'on soit saint! Le soldat ne cherche pas à être heureux, mais à se retrouver sur le champs de bataille afin de gagner la guerre et de rentrer au sein de sa famille. Là, il peut profiter de tous les plaisirs. Mais tant que la guerre est en cours, son objectif le plus pressant est d'être un bon soldat et de se comporter comme un homme devrait quelque soit ses émotions.

                    La recherche enfantine du bonheur peut représenter un grand empêchement. On peut facilement se tromper en cultivant une joie religieuse sans la vie religieuse correspondante. Dans l'absence de la sainteté, aucun homme ne doit s'attendre à être heureux. Il doit passer son temps à chercher, savoir et faire la volonté de Dieu en laissant à Christ le soin de décider dans quelle mesure il sera heureux. J'ai une suggestion pour ceux qui prennent la chose au sérieux. Mets-toi d'accord avec Dieu. Dis-lui que tu veux la sainteté avant tout et que tu ne désireras jamais plus de bonheur que de sainteté. Que, quand ta sainteté se ternit, ta joie s'estompe. Et demande-Lui de t'amener à la sainteté que cela te rende joyeux ou non. Aie confiance qu'à la fin, ton bonheur sera aussi grand que ta sainteté; mais, en attendant, que ta seule ambition soit de servir Dieu et de ressembler à Christ. Si nous décidons de nous engager sur ce chemin, nous connaîtrons un nouveau degrés de purification intérieure, et Dieu étant ce qu'il est, nous connaîtrons par la même occasion un bonheur plus profond, mais un bonheur provenant d'une plus grande intimité avec Dieu, un bonheur supérieur, un bonheur qui ne sera pas égoïste mais qui se vivra libre des attirances charnelles imposées par la chair.

à suivre....

dimanche 25 novembre 2018

(9) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


Dieu nous aime dans Son Fils (chapitre 9)

                   Pour ceux qui réfléchissent un petit peu, il se pose plusieurs problèmes assez conséquents avec la doctrine de l'amour de Dieu. Cette doctrine qui est acceptée à la légère par tant de personnes simplement parce qu'elle est tellement répandue, se trouve présenter de gros problèmes lorsqu'elle est examinée attentivement par des chrétiens sérieux.

                     La première difficulté en est une qui risque de perturber les âmes qui sont profondément convaincues de leur propre nature pécheresse et de leur total démérite devant Dieu. Le problème se résume à ceci : « Comment Dieu peut-il aimer quelqu'un d'aussi pécheur et d'aussi indigne que moi-même ? » La question se pose dans beaucoup de nos hymnes et figure dans de nombreuses prières et témoignages partout où des chrétiens humbles se réunissent.

                    Il n'est pas évident que l'on puisse répondre de manière à satisfaire un cœur pénitent, car quelle que soit la réponse de la théologie, celui-ci ressentira toujours sa profonde nature pécheresse et reconnaîtra humblement que Dieu serait tout à fait juste et dans son droit de le rejeter pour toujours. Puisqu'il s'agit d'une impulsion du cœur qui n'émane pas de la raison mais de la répugnance morale, la raison est bien impuissante pour la réduire au silence. Et je me demande d'ailleurs s'il est bon de vouloir totalement éliminer cette émotion de notre cœur. L'exécration de soi peut être menée trop loin, mais une petite mesure de celle-ci nous aide à ne pas nous enorgueillir. Je crois que les grands saints en ont toujours eu une certaine mesure.

                   Le second problème en est un plus sérieux. Il s'agit de ceci : Comment un Dieu saint peut-il aimer des hommes qui ne sont pas saints ? Cette question ne doit pas être traitée à la légère, car elle soulève un problème théologique de taille. Dieu aime et doit aimer, ce qui Lui ressemble. Puisqu'Il est par nature parfaitement saint, comment peut-Il aimer ce qui par nature est complètement impie ? L'homme étant faux par dessus tout et désespérément mauvais, toutes les imaginations et les pensées de son cœur n'étant que mauvaises en permanence, comment Dieu, qui est tout à fait à l'opposé de cela, peut-Il trouver de quoi aimer chez le pécheur. Cet amour que Dieu éprouverait pour ce qui est radicalement différent de Lui-même ne constituerait-il pas une contradiction morale, Le mettant ainsi dans une position de compromis face à Sa sainteté ?

                    Bien évidemment, cela ne pose aucun souci pour les chrétiens tièdes qui pensent à Dieu comme un « Père universel » ou encore à ceux qui Le voient comme une sorte d'esprit bienveillant omniprésent mais sans sainteté, justice, ni vérité. Un faible dieu pleurnichard trop timide pour condamner le péché n'aurait aucun mal à aimer le pécheur. Il ne pourrait pas compromettre sa sainteté pour la simple raison qu'il n'en posséderait pas. Un tel dieu est l'idéal des poètes religieux sentimentaux dont le credo est l'amour, mais il n'est certainement pas le Dieu de la Bible. C'est le résultat de l'imagination déchue et obscurcie de l'homme et il est aussi faux que l'étaient les dieux des Philistins.

                   À la question « Comment un Dieu saint peut-Il aimer un pécheur impie ? » il existe une réponse complète et satisfaisante. La réponse, bien sûr, se trouve dans les enseignements des Écritures. Elle nous a été présentée, entre autres, par le théologien allemand Eckhart : « Le Père n'aime rien du tout à part le Fils, et tout ce qu'Il trouve dans le Fils. » Ceci est un juste résumé de la doctrine de l'amour de Dieu telle qu'elle est présentée dans les pages des Saintes Écritures.

                    « Le Père n'aime rien du tout à part le Fils. » Tout l'amour de Dieu se trouve rassemblé en Christ. Le Père aime le Fils avec tout l'amour qui existe, c'est à dire avec tout son Être, et Il n'aime directement rien d'autre que le Fils. Dans le Fils et par le Fils toutes choses ont été créées, y compris l'être humain. Dieu aime les hommes non pas pour eux-mêmes mais pour le Fils. Son amour pour eux est reflété sur la face de Jésus Christ et ne tombe sur eux que dans la mesure où ils entretiennent une relation avec le Fils. L'homme a été fait à l'image de Dieu et Christ est décrit comme étant « l'image du Dieu invisible. »

                    D'une certaine façon mystérieuse la race humaine est reliée au Fils et c'est grâce à Lui que Dieu peut déverser Son amour sur les pécheurs tout en maintenant Sa sainteté.

                    Un problème subsidiaire, sans importance pratique, est de savoir si Dieu continue d'aimer les pécheurs après qu'ils aient abandonné leurs droits sous sa patiente indulgence et ont été envoyés à leur demeure éternelle en enfer. Croire qu'Il maintient Son amour serait admettre une éternelle frustration de cet amour de la part de Dieu. S'Il devait continuer éternellement à déverser un amour unilatéral sur les hommes perdus Il ne pourrait jamais être au repos. Son amour gaspillé le torturerait éternellement.

                    La vérité est que Dieu n'aime que le Fils et « toutes les choses qu'Il trouve dans le Fils. » Lorsque les hommes impénitents prennent leur décision finale contre le Fils et quittent définitivement Sa lumière, ils ne sont plus l'objet de l'amour de Dieu. L'amour de Dieu est, comme Lui-même, éternel et constant, mais il ne touche que ceux qui touchent le Fils. L'âme qui rejette le Fils au travers d'un acte décisif et irrévocable abandonne pour toujours l'amour du Père.

à suivre...


samedi 24 novembre 2018

(8) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

 Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Notre bas niveau d'enthousiasme moral(partie II)
(chapitre 8)

                     Il y a quelque chose de frappant dans la vie de nos Chrétiens d'aujourd'hui, c'est leur bas niveau d'énergie spirituelle, leur manque total d'enthousiasme moral ! Je ne crois pas qu'il serait nécessaire de le prouver ; nous portons en nous la preuve dans nos propres cœurs et nous le voyons également dans la conduite de nos amis Chrétiens.

                    Nous acceptons cela et tranquillement nous continuons notre route en évitant de penser aux conséquences !

Derrière cette attitude, je crois qu'il y a quatre causes :

                   -- Nos sens endormis à propos du péché au sein de l'église. Le mot péché de nos jours ne veut plus rien dire sur le terrain de la philosophie et de la psychologie. Les intellectuels nous ont mis sur la défensive et ils nous ont fait croire qu'il était honteux de croire en la réalité des péchés. C'est un peu si on croyait aux nymphes et aux petits nains de jardins, sans doute suffisant pour les générations incultes mais sûrement pas pour la science. Ils enseignent à nos jeunes depuis si longtemps maintenant qu'il faut laisser le temps aux gens dans la rue d'assimiler tout le concept du bien et du mal afin qu'ils s'habituent à l'idée ! Ainsi il n'y a aucune barrière entre le bien et le mal, même parmi nous, le peuple de l'église !

                    -- Le manque total de la vraie conviction du péché au moment de la repentance lorsque quelqu'un accepte Jésus Christ dans sa vie. Il est rare maintenant de voir une véritable conversion. Une bonne partie de convertis font des compromis ou il donne une chose pour en obtenir une autre et font du troc comme des vulgaires marchands de tapis ! Ils n'ont pas même la pensée d'une conversion radicale à se soumettre à la volonté de Dieu. Cela ne leur traverse pas l'esprit ! La théologie à réduit tout l'événement de la conversion en une négociation de comptoir ou le pécheur opère sans vergogne ! Bien entendu, la conversion intéressée est une affaire de sang-froid et sans émotions !

                    -- La cause suivante découle directement des deux précédentes, c'est l'absence d'une vie expérimentée avec notre Dieu vivant. L'engouement personnel a donné la flamme et la vie à la religion de la Bible. « Abraham était tombé à genou et Dieu a parlé avec lui ». Jacob a rencontré Dieu à deux occasions et les deux fois il fut affecté comme le laser sur du verre. Moïse a tremblé devant Dieu avec une joie immense. La Bible s'est complétée avec toutes ces expériences. Aucune d'entre elles ne se ressemblait sauf pour l'effet spirituel et fidèle que cela avait sur leur cœur individuellement. Cet effet est si faible aujourd'hui dans la vie de nos Chrétiens que nous ne pouvons remarquer cet effet-là en eux !

                    Les mots signifiants des apôtres et des prophètes fut : « J'ai vu ! J'ai entendu ! Le ciel s'est ouvert ! J'ai vu le Seigneur ! » et tant d'autres expressions encore. Aujourd'hui nous affichons une foi pale et arrogante face à la foi décrite par les prophètes et les apôtres. Cela ne m'étonne guerre de voir l'église ressembler à un hôpital de convalescence au lieu d'un camp de vaillants guerriers!

                    -- La quatrième cause de notre manque d'enthousiasme, comme je le vois, c'est le manque d'expérience dans le dévouement du cœur. Les grandes âmes spirituelles du passé avaient ce dévouement. Dans l'Ancien Testament ils n'avaient franchement pas honte d'être amoureux de Dieu, du Plus Haut ; et quand Il s'est fait chair et qu'Il a marché parmi nous sur la terre, Il s'est rapproché d'avantage de son peuple. Le cœur de Paul s'est transformé en un volcan en éruption, rempli d'amour pour le Seigneur. C'était cela qui faisait de Paul un esprit embrasé et pas seulement sa théologie.

                    Voilà la chose que nous a donnée Augustine, Bernard, Francis, Rolle, Rutherford et tout le reste de la vaillante compagnie. Aujourd'hui nous nous trouvons sur la quatrième marche dans le froid qui nous amène vers le bas.

    Aucune conviction du péché
    Pas de transformation radicale
    Pas de relation directe et franche avec Dieu
    Aucun dévouement
   
                     De là, où allons-nous ?

à suivre..... 

mardi 20 novembre 2018

(7) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

 Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Notre bas niveau d'enthousiasme moral (partie I)
(chapitre 7)

                    Si un saint homme devait descendre du ciel parmi nous pour quelques temps, avec le pouvoir de diagnostiquer les maladies spirituelles des personnes de l'église, je peux déjà être certain d'un de ses commentaires qu'il inscrirait en première page de son rapport : Une chronique lassitude spirituelle et un niveau d'enthousiasme moral extrêmement bas.

                    Ce qui rend ce constat si signifiant est le fait que les Américains ne soient pas de nature des gens découragés. Ils ont justement une réputation mondiale du contraire. Nos touristes qui se rendent en Amérique complimentent sans cesse la vigueur et la quantité d'énergie avec laquelle nous réglons nos moindres problèmes. Nous vivons toujours au sommet de tous, que cela soit pour construire un gratte-ciel ou construire des autoroutes ou encore promouvoir des événements athlétiques ou tout simplement célébrer le retour de nos héros, nous le faisons toujours d'une manière très exagérée. Nos bâtiments doivent être les plus hauts, nos autoroutes doivent être plus larges, nos concours athlétiques doivent être plus colorés, nos banquets et fêtes doivent être encore plus élaborés et beaucoup plus coûteux que n'importe quel autre pays sur cette terre ! Nous marchons plus vite, nous conduisons plus vite, nous obtenons de plus gros salaires, nous dépensons plus et, bien-entendu c'est nous qui avons même la plus haute pression artérielle dans le monde !

                    Il y a cependant une lacune, un domaine où nous sommes lents et apathiques ; c'est sur le plan de la religion, et surtout sur le plan personnel. Pour quelques raisons assez étranges, nous avons même une apparence d'enthousiasme pour nos lacunes de toutes sortes. Les gens d'église ont habituellement un cœur et un égard à demi-mesure concernant leur relation personnelle avec Dieu. Cette attitude est complètement contraire à leur nature en général et cette lassitude n'a pas lieu d'être vu l'importance du sujet.

                    C'est vrai qu'il y a beaucoup d'activités religieuses parmi nous. Des tournois de basket inter-église, des parties de splash religieux accompagnés de quelques dévotions, du camping durant les week-end avec un questionnaire biblique autour du feu, des pique-niques avec l'école du dimanche, organisant des paniers pour la collecte dans des buts plus ou moins précis comme un déjeuner inter-ministériel etc. en quantité innombrable ! Ainsi se poursuit l'effet religieux Américain ! C'est au moment d'évaluer nos relations religieuses personnelles que nous perdons soudain notre enthousiasme.

                  Alors nous voici dans une situation contradictoire : Toute une quantité d'activités religieuses dirigée dans le vacarme sans même avoir une énergie morale ou même une ferveur spirituelle quelconque !

                     Même en voyageant toute une année durant, d'une église à une autre, on a du mal à trouver un croyant ayant un taux sanguin normal et qui maintient une bonne température morale. La vitalité et l'excitation d'une âme amoureuse se doivent de se tourner vers Le Nouveau Testament ou la biographie des hommes saints ; nous malheureusement, nous les recherchons dans des faux prophètes de nos jours.

                    S'il existe une vérité dans l'histoire toute entière de l'expérience humaine qui par sa propre nature mérite de défier l'esprit, de charmer le cœur et de ramener la vie entière vers une vie brûlante, cette vérité émane uniquement de la personne de Christ et elle brille uniquement autour de la personne de Christ. S'Il est comme Il est décrit par les Chrétiens, alors rien que de penser à Lui doit être la chose la plus excitante, la plus stimulante pour l'esprit humain ! Ce n'est pas difficile de comprendre comment Paul a pu joindre le vin et l'Esprit Saint dans un même verset. « Ne vous enivrez pas de vin ; c'est de la débauche. Soyez au contraire rempli de L'Esprit »(Éphésiens 5:18).

                    Quand Christ nous est révélé par L'Esprit Saint, l'effet qui se propage dans notre âme est aussi enivrant que l'effet du vin sur le corps, si ce n'est plus ! L'homme rempli de L'Esprit Saint peut être littéralement habité par avec une vivacité spirituelle lui apportant comme un pur enivrement !

                     Dieu est en état d'enthousiasme perpétuel. Il est heureux de tout ce qui est bon et s'inquiète du mal. Il poursuit toujours Ses labeurs dans la plénitude de Sa Sainteté. Il ne faut donc pas s'étonner que L'Esprit saint, au moment de la Pentecôte, soit arrivé comme un vent soufflant toute sa puissance, se déposant en forme de flammes sur le front de chacun. En faisant cela, L'Esprit a agit comme une partie à part entière de la puissance de Dieu.

                   Hormis les autres événements survenus ce jour là, même un simple observateur n'aurait pu, ne pas remarquer la vague d'enthousiasme morale soudain qui a jailli à ce moment là ! Ces premiers disciples brûlaient d'une flamme intérieure d'un combattant. (j'imagine comme cela devait être fort et bon !)

                   Ils étaient enthousiastes, a un point tel qu'ils se sont complètement abandonnés dans l'Esprit Saint !

                    Dante, durant son voyage imaginaire en enfer, a croisé un groupe d'âmes perdues et éternellement plaintives qui rodaient dans l'air étouffant. Virgil, son guide, lui explique que ceux-là sont des créatures naufragées, sans âme. Durant leurs séjours sur terre, ils n'avaient pas l'énergie morale pour choisir le bien ou le mal. Ils n'ont ni gloire ni peine et ils sont entourés d'anges ne glorifiant ni Dieu ni Satan ! Leur punition est d'être suspendu à jamais entre l'enfer qui les déteste et le paradis qui ne leur permettra pas d'entrer pour avoir renier Dieu. Pas même leurs noms seront annoncés dans le ciel, sur la terre et pas même en enfer! 

                          « Regarde » lui dit le guide, « et passe outre. »

                    Est-ce que Dante ne disait pas à sa manière ce que Jésus disait à l'église de Laodicée, il y a si longtemps : Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant!   Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche! Apoocalypse 3:15-16. 
                     Le bas niveau d'enthousiasme moral qui règne parmi nous peut avoir une signification bien plus profonde et plus grave que l'on ne veuille bien l'admettre.

à suivre... 
 

lundi 19 novembre 2018

(6) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

A propos de Frère Lawrence (chapitre 6)

                    Une des âmes les plus pures qui aient jamais vécu dans ce monde pervers était Nicholas Herman. Homme d'une simplicité merveilleuse, il était connu à travers le monde sous le nom de Frère Lawrence.

                    Il a écrit très peu mais ce qu'il nous a laissé semble, aux yeux de plusieurs générations de Chrétiens, d'une telle rareté et d'une telle beauté que son œuvre mérite une place supérieure dans les meilleurs livres de dévotion qui existent.

                 Le Frère Lawrence est tellement reconnu par les grandes âmes spirituelles à travers l'éventail de toutes les dénominations et de toutes les pensées chrétiennes que ceux qui le critiquent tombent sous l'image d'homme peu éclairé ou bien trop mondain pour savoir discerner une personne aux qualités spirituelles profondes.

                    C'était dans sa jeunesse que le Frère Lawrence a trouvé Christ comme Sauveur et Seigneur personnel et qu'il a pu entrer dans ce qu'il a appelé « la richesse ineffable de Dieu et de Jésus Christ ». Il n'était qu'un simple cuisinier mais il arrivait à transformer le service insignifiant en une sorte d'acte de louange. « Nous pouvons faire des petites choses pour Dieu, » il disait. « Je retourne la crêpe dans la poêle pour l'amour de Dieu, et ceci fait, et s'il n'y a rien d'autre à faire, je me baisse devant Lui en rendant grâce à Lui pour la capacité de travailler. Quand je me lève je me sens heureux comme un roi. » Il a passé toutes les années de sa vie à marcher avec Jésus, si bien qu'au moment de sa mort il n'a pas dit se préparer par un changement particulier dans son occupation. A la fin quelqu'un lui a demandé de quoi il se préoccupait sachant que la mort approchait. Il a tout simplement dit, « Je fais ce que je ferai pendant toute l'éternité ; bénir Dieu, louer Dieu, adorer Dieu, Lui donner tout l'amour de mon cœur. C'est notre seule occupation, mes frères, de le louer et de l'adorer sans aucune pensée pour autre chose. »


                    Les écrits du Frère Lawrence sont d'une simplicité ultime. Il y avait très peu de variété dans ses enseignements, mais il s'agissait simplement de quelques grandes idées tissées ensemble comme des fils de soie précieuse afin de créer un motif de grande beauté. des âmes les plus pures qui aient jamais vécu dans ce monde pervers était Nicholas Herman. Homme d'une simplicité merveilleuse, il était connu à travers le monde sous le nom de Frère Lawrence. Il a écrit très peu mais ce qu'il nous a laissé semble, aux yeux de plusieurs générations de Chrétiens, d'une telle rareté et d'une telle beauté que son œuvre mérite une place supérieure dans les meilleurs livres de dévotion qui existent.               
à suivre...

 

samedi 17 novembre 2018

(5) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


Les yeux de Hobab (chapitre 5)

                    Durant les premiers jours de voyage des Israélites dans le désert, il s'est produit une transaction étrange et notable entre Moïse et l'un de ses proches nommé Hobab.

                    « Moïse dit à Hobab, fils de Réuel, le Madianite, beau-père de Moïse : Nous partons pour le lieu dont l'Éternel a dit : Je vous le donnerai. Viens avec nous, et nous te ferons du bien, car l'Éternel a promis de faire du bien à Israël. Hobab lui répondit : Je n'irai point ; mais j'irai dans mon pays et dans ma patrie. Et Moïse dit : Ne nous quitte pas, je te prie; puisque tu connais les lieux où nous campons dans le désert, tu nous serviras de guide. Et si tu viens avec nous, nous te ferons jouir du bien que l'Éternel nous fera. » ( Nombres 10:29-32 )

                    Imaginez un peu ! Moïse a embauché un guide pour conduire Israël à travers le désert ! Les circonstances étant ce qu'elles étaient, c'est quasiment incroyable, mais Moïse était un homme capable de faire des erreurs tout autant que nous autres. Et employer Hobab constituait une erreur sérieuse. Voici pourquoi.

                    Dieu avait déjà dit à Moïse que Lui-même conduirait Israël dans la terre promise. « Voici, j'envoie un ange devant toi pour te garder dans la voie et pour t'amener au lieu que j'ai préparé » ( Exode 23:20 ). Dieu avait aussi donné la nuée et le feu merveilleux pour les guider ( Nombres 9:15-23 ). De plus, dans le même chapitre où Moïse sollicite l'aide de Hobab, il est écrit, « Ils partirent donc de la montagne de l’Éternel et voyagèrent pendant trois jours. L'arche de l'alliance de l'Éternel les précéda durant ces jours afin de leur trouver un lieu de repos » ( Nombres 10:33 ). Ainsi, par le biais de l'ange divinement établi, de l'arche et de la colonne de nuée, Dieu Lui-même guidait Israël à travers le désert. En quoi avaient-ils donc besoin des yeux de Hobab?                    

                   Hobab n'était pas en faute pour sa part dans cette affaire étrange, mais sa présence n'ajoutait rien à la sécurité de l'armée en marche ; et il y a de bonnes raisons pour croire qu'il ait pu être une pierre d'achoppement spirituelle pour Moïse et la nation d'Israël. Plus ils se fiaient à Hobab, moins ils se fiaient à Dieu. Et les conséquences pour Israël en furent graves.

                     L’Église aussi a son Guide qui est établi pour la conduire dans son voyage terrestre. « Mais le Conseiller, le Saint Esprit, que le Père vous enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai enseigné » ( Jean 14:26 ). « Car ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont les fils de Dieu » ( Romains 8:14 ). Ces Écritures et un grand nombre d'autres nous assurent que nous sommes sous la surveillance directe du Saint Esprit. La sécurité et la fructification nécessitent seulement que nous acceptions la direction de Dieu. Les bénédictions se trouvent dans le chemin de la soumission et de l'obéissance.

                    Quel besoin avons-nous des yeux de Hobab ? Aucun, assurément. Et pourtant, l'Église a toute une armée de Hobab sur lesquels elle s'appuie pour la guider et assurer sa direction. Le fait que Hobab n'ait rien à faire dans le plan divin ne semble avoir aucune importance. Le fait que Hobab soit un intrus, que ses yeux ne soient pas assez vifs pour trouver la bonne voie, qu'il soit totalement superflu et même gênant est négligé par pratiquement tout le monde. Dieu semble si lointain, la Bible est un si vieux livre, la foi impose à notre chair des exigences si sévères, alors qu' Hobab au contraire est tellement proche et tellement réel, et il est si facile de compter sur lui, que nous agissons en hommes terrestres et non en hommes célestes, et c'est à Hobab que nous prêtons oreille.

                Qui donc est Hobab, et comment pouvons-nous l'identifier ? La réponse est simple. Hobab, c'est tout ce qui s'introduit sans cause dans l'œuvre sainte de Dieu, n'ayant pas d'autorité biblique pour justifier son existence. Initialement, cette nouveauté peut paraître assez innocente et sembler même une amélioration du modèle biblique ; et parce que c'est nouveau, c'est sûr de trouver vite des adeptes et de se répandre rapidement parmi les églises. Nous chrétiens nous nous retrouvons vite à suivre bêtement le dirigeant, à cortéger docilement Hobab en justifiant sa présence par sa popularité. Quelqu'un d'aussi renommé que Hobab ne peut pas avoir tort, aussi loin soit-il de la Parole de Dieu.

                   Hobab n'est pas un individu. Hobab, c'est tout ce qui détourne notre attention de la nuée et du feu; c'est tout ce qui nous fait dépendre moins de Dieu et nous fier moins à la direction de l'Esprit. Chacun de nous doit prendre garde contre lui dans notre propre vie et dans notre église. Et quand nous le découvrons, nous devons nous en débarrasser aussitôt.

à suivre... 

 

jeudi 15 novembre 2018

(4) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

 La théologie des cantiques (chapitre 4)

                     Les œuvres religieuses qui naissent lors d'une période de grande bénédiction spirituelle ont davantage de valeur que celles qui nous parviennent à une époque de déclin spirituel. Cela est d'autant plus vrai si ces écrits révèlent clairement l'esprit de l'époque qui les a produits.

                      Les exemples sont nombreux. Prenons par exemple, les hymnes qui sont apparus autour du réveil Méthodiste au dix-neuvième siècle. J'ai à côté de moi en ce moment un recueil de ces hymnes Méthodistes. Il fut publié en 1849. Il contient 1.148 hymnes, dont 553 écrits par Charles Wesley, et ce qui est incroyable, c'est que tous les hymnes sont d'une qualité exceptionnelle. Ce qui les caractérise tous, c'est la grande mesure de saine doctrine qu'ils contiennent. Ce livre à lui tout seul suffirait pour construire un cours complet de théologie.

                    Le Saint Esprit était parmi les Méthodistes dans la plénitude de la grâce, et ils ont chanté de Dieu, de Christ et des Écritures  et des mystères et des joies de la rédemption personnelle qu'ils expérimentaient. Le recueil de chants présente une théologie lyrique, une théologie qui jaillit des entrailles-mêmes des hommes et des femmes qui ont écrit ces joyeux hymnes.

                    Comparons maintenant ce recueil à tous ceux qui ont vu le jour dans les cinquante dernières années. Les différences sont très prononcées et, pour l'âme pieuse, même assez déprimantes. Ces cinquante dernières années ont été de façon générale une période de déclin spirituel, et les hymnologies correspondantes s'en sont ressenties. Avec l'arrivée des grandes campagnes religieuses, avec leurs évangélistes à la mode et leur appel populaire, le chant chrétien a entamé un long déclin en qualité — déclin qui visiblement n'est pas encore terminé.

                   Dans le chant populaire, l'expérience a pris la place de la théologie. Les écrivains se sont davantage intéressés à la réjouissance générale qu'au sang versé par le Christ. Des airs empruntés aux ballades populaires ont remplacé les mélodies plus sérieuses. L'ambiance spirituelle est devenue plus légère et les hymnes ont reflété fidèlement cette tendance.

                     Au risque d'être traité de « vieux-jeu » ou « démodé, » j'oserai affirmer comme mon opinion pondérée que tout ce qu'il y a de valable dans les recueils contemporains c'est la section qui regroupe les grands hymnes du passé glorieux de l’Église, et qui figurent maintenant uniquement par respect envers nos aïeux, et qui sont donc rarement chantés.

à suivre ...
 

mardi 13 novembre 2018

(3) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER


Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


Il nous faut une foi réelle (chapitre 3)

                    Aux yeux de nombreux chrétiens, le Christ est une idée, ou au plus un idéal ; Il n'est pas une réalité. Des millions de croyants parlent comme s'Il était réel mais agissent comme s'Il ne l'était pas. Or, la position véritable de quelqu'un est toujours révélée par ses actions, et non par ses paroles.

                   Les œuvres sont la seule preuve de foi. Une croyance qui ne contraint à rien n'en est pas vraiment une ; c'est une pseudo-croyance. Certains d'entre nous seraient peut-être choqués profondément si on leur montrait soudain leurs propres croyances en les mettant au défi de les pratiquer.

                   Beaucoup de chrétiens ont réussi avec une adresse surprenante à arranger leur vie de façon à pouvoir professer la vérité du christianisme sans jamais être contraints à l'appliquer. On s'arrange de manière à ne pas avoir besoin d'une aide divine, et cependant on prétend la chercher. On se glorifie dans le Seigneur tout en faisant bien attention de ne jamais dépendre de Lui. « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et désespérément malin; qui le connaîtra ? » ( Jérémie 17:9 ).

                     La pseudo-croyance prévoit toujours une issue de secours au cas où Dieu lui manquerait. La croyance réelle ne connaît qu'un seul chemin et accepte avec joie qu'on lui ferme toutes les autres portes et les impasses. Pour la foi véritable, c'est Dieu ou la faillite complète. Et, depuis le premier jour de la création, Dieu n'a fait défaut à personne. Celui qui n'a qu'une pseudo-foi défend vigoureusement la vérité de son credo, mais refuse absolument de se mettre dans une position qui fera en dépendre son avenir. Il prévoit toujours quelques chemins annexes au cas où le ciel lui tomberait sur la tête.

                     Ce dont nous avons vraiment besoin maintenant, c'est de chrétiens qui soient prêts à faire confiance à Dieu autant aujourd'hui qu'ils devront le faire au dernier jour. Pour chacun de nous, l'heure viendra sûrement où nous ne posséderons rien d'autre que Dieu. La santé, les richesses, les amis et les cachettes seront balayés et nous n'aurons que Dieu. Pour la personne de pseudo-croyance, c'est une pensée terrifiante, mais pour le vrai croyant c'est là une des pensées les plus réconfortantes qui soient.

                     Ce serait tragique en effet de n'avoir plus rien que Dieu et de découvrir alors seulement qu'on ne l'a jamais cru vraiment pendant notre séjour terrestre. Il vaudrait mieux pour nous de demander maintenant à Dieu de chasser toute confiance vaine, de déraciner de notre cœur toute cachette secrète et de nous faire sortir au grand jour, où nous pourrons savoir par nous-même si oui ou non nous nous fions entièrement à Lui. C'est un remède sévère peut-être, mais il est sûr. De plus douces risquent d'être inefficaces. Et le temps fuit.
   
à suivre...


dimanche 11 novembre 2018

(2) Articles tirés du livre LE COÛT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Il faut réformer les obsèques chrétiennes (chapitre 2)

                    Nous avons longtemps pensé que dans la vie d'un chrétien lavé par le sang du Christ, la pire chose dans le fait de mourir, ce sont les funérailles. Même parmi les jeunes chrétiens, les obsèques sont devenues des rituels lugubres qui nous rendent tous misérables durant des journées entières. La seule personne qui n'est pas affecté par cette lourdeur générale qui pèse sur les obsèques, c'est le serviteur de Dieu qui est mort et en l'honneur de qui nous célébrons ce rituel.

                    Il est parti là où le méchant ne peut l'atteindre et là où ceux qui sont fatigués, trouvent le repos. Ceux qui restent sont néanmoins sous la supervision (du ministère et de l'ordonnateur des pompes funèbres) et eux, cependant ne trouvent alors aucun repos. Cette lassitude apparente ici est en contradiction avec le fait de vouloir justement l'éviter. Chaque effort accompli ici rend la mort illusoire et crée l'impression que le mort n'est pas mort et que le cimetière n'en est pas un mais un parc d'attraction ou tout est étincellent et plein de joie.

                    Malgré tous ces efforts, les funérailles (même celles des chrétiens) accentuent d'avantage la présence de la mort. Les lumières tamisées, la musique lente, l'odeur des fleurs fraîchement coupées, la fausse tonalité de tristesse du ministère et tout la simagrée devant le cercueil accompagnée des pas de marche très lents et frappants, marquant tous les esprit d'une tristesse futile d'une cérémonie destinée à la libération de l'âme d'un serviteur de Dieu.

                    Nous ne pouvons pas combattre la mort avec de la musique ! L'instinct du cœur humain est trop fort et ne peut être tromper sur la mort par de simples gestes orchestrés et bien intentionnés ? Ma mort et le fait de mourir est une affaire beaucoup trop sérieuse pour cela ! La mort est un fait !

                  Seule l'incrédulité ou l'insensibilité qui découle des pêchés des membres de la famille restant, rendent les obsèques d'un non chrétien sans inquiétude et sans crainte pour l'âme du mort. Le ministre des obsèques, s'il est honnête, ne peut annoncer aucun mot d'espoir pour cette âme perdue. Car pour les vivants il y a de l'espoir et ce ministre des obsèques ferait bien de les conduire vers le Seigneur et s'il considère ses services comme sacrés, alors il ne doit pas donner de faux espoirs concernant l'âme perdue du mort.

                    La valeur spirituelle des chrétiens peut être évaluée en observant leur conduite quand ils sont appelés à conduire des obsèques étant alors face à la dureté de la mort ! Quand la Parole de Dieu abonde parmi des croyants, les funérailles se transforment en célébration et se détourne de toute lamentation. Ou il n'y a pas de foi en la Parole de Dieu ; cette incrédulité flotte dans l'atmosphère. Néanmoins le ministre des obsèques dira « Ce qui ressemble à la mort, n'est pas la mort, c'est une transition. » Malgré les efforts faits pour embellir la vie du défunt pêcheur non croyant en infligeant des génuflexions comme si cela pouvait changer quelque chose au fait que le défunt a été incrédule et comme pour alléger les peines, nous savons qu'a travers toute la mis en scène, la lumière de la Parole de Dieu n'a pas brillé. Car un homme sauvé sait comment mourir sans ramper et les hommes sauvés savent se tenir face à la mort.

                    Les méthodistes aimaient leur victoire spirituelle qui les soulevaient au-delà de la tristesse au moment de la perte d'un des leurs et un de leurs hymnes funéraire résonne comme ceci :

Hosanna à Jésus, très haut
Encore un être est entré dans son repos
Encore un être s'échappe vers le ciel
Et habite le sein d'Emmanuel
L'âme de notre sœur s'en est allée
Pour élever le triomphe dans cette vallée
Pour atteindre le trône de Jésus ce jour
Et être retenu dans ses bras pleins d'amour

Il y a là une autre chanson qui disait ceci :

Ne pleure pas pour celui qui est mort
Notre perte est pour lui un gain infini
Son âme est libérée de cette prison d'abord
Libéré des ses chaînes corporelles aussi
Avec des chants, poursuivons le dans ses séjours
Et que l'on monte avec lui dans l'esprit
Nous échapper dans le palais de lumière pour toujours
Ou le jardin d’Éden devient notre abri.

                  Comme nos chants, qui accompagnent le dernier voyage de nos chers disparus, paraissent inférieurs aujourd'hui ! Toute l'ambiance reflète le désespoir plaintif des païens. Par notre conduite à des funérailles chrétiennes, nous abolissons le témoignage que le défunt a fait pendant son vivant. Il est temps pour nous de changer notre conduite.

                    Entre chrétiens, nous partageons l'espoir que pour beaucoup d'entre nous, le retour de Jésus Christ puisse irradier la mort et nous projeter dans la présence Immaculée sans avoir le besoin de passer par la mort. Mais bien entendu, si ce n'est pas le cas, n'ayons pas sur nos visages cette expression lugubre parmi ceux qui viennent offrir un dernier adieu à celui qui vient de disparaître. Nous vivons avec la Résurrection dans nos cœurs et sommes morts dans les bras de l'Éternel. Hosanna ! Il n'y a pas de place pour des lamentations !

                   « J'ai observé » dit l'historien « que les chrétiens meurent bien. » Un chrétien peut bien mourir car c'est, entre parenthèses, le seul qui a le culot de mourir ! L'homme perdu ne peut se permettre de mourir et le fait qu'il doive mourir est sa pire hantise. Un chrétien ose mourir car son Sauveur est mort et ressuscité. Renonçons à toute la mise en scène des païens dans les funérailles et mourrons comme nous avons vécu, c'est à dire, comme de véritables chrétiens! 

à suivre...