mercredi 31 octobre 2018

(21) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Pourquoi ne pouvons-nous jamais 

échapper aux problèmes ?

 

                    Lorsque deux surfaces se déplaçant dans des directions différentes se touchent, cela crée une friction, et là où il y a friction, il y a chaleur. Dans le fonctionnement de nos machines modernes extrêmement complexes, la friction est un problème majeur. La résistance fournie par une pièce en mouvement envers une autre peut ralentir le fonctionnement et immobiliser la machine, ou alors la chaleur générée par le frottement peut causer un incendie. Pour éviter cela, toutes les surfaces en contact sont rendues le plus lisse possible et on utilise des lubrifiants entre les différents éléments pour réduire au maximum le frottement. Sans huile lubrifiante, les industries d'une nation développée s'arrêteraient net au bout de quelques minutes.

 

                    Une machine est une société de pièces métalliques, pour ainsi dire, chacune ayant son propre travail à faire dans le cadre de l'accomplissement de ce pour quoi la machine a été conçue. Les pièces opposées peuvent donner l'impression de travail à l'encontre les unes des autres, mais en réalité, elles travaillent ensemble vers un but bien plus élevé que ne pourrait accomplir l'une d'entre elles individuellement – un but qui ne peut être réalisé que par les efforts concertés de l'ensemble de la société.

 

                    Les pièces d'une machine peuvent servir de métaphore pour une société humaine. Un homme qui se tient seul demeure simplement un homme, mais dès qu'un second homme arrive et se joint à lui, nous avons une société d'hommes. Puisque deux hommes ne peuvent pas demeurer immobiles ni silencieux bien longtemps, cette société élémentaire contracte rapidement des problèmes sociaux. Les intérêts opposés des deux hommes font qu'ils évoluent dans des directions différentes et parce qu'ils sont en contact, cela crée des frottements. Maintenant, au lieu de cette société simpliste de deux personnes, considérons maintenant une réelle société complète composée d'hommes, de femmes et d'enfants, et il est facile de comprendre pourquoi il y a des problèmes sur terre. Si l'humanité restait immobile, ou si tous ses membres étaient semblables et avaient les mêmes buts, il n'y aurait pas de problèmes dans la société humaine. L'énergie et l'activité qui est propre à l'être humain, font cependant qu'une certaine mesure de friction est inévitable.

 

                   Pour nous chrétiens, cela peut nous apprendre des choses. Puisque l'église est une société d'êtres humains, les problèmes qui tourmentent les familles et les nations se trouvent également dans l'église. Si un chrétien se tient tout seul, ses problèmes ne sont que de nature personnelle, mais dès l'instant que d'autres chrétiens se joignent à lui, des problèmes sociaux se manifestent en plus. Il est vrai que les membres de l'église sont des êtres humains régénérés, mais cela ne signifie pas qu'ils en sont moins humains. Les différences de goût, de tempérament, d'opinion, d'énergie morale et de vitesse d'action au sein d'un groupe religieux en étroite collaboration créent toujours une certaine mesure de friction à l'intérieur de celui-ci. Les dirigeants chrétiens dotés de sagesse anticiperont ces problèmes et sauront comment les gérer lorsqu'ils apparaissent.

 

                    J'écris ceci pour la consolation du peuple de Dieu, en particulier pour les ministres et les ouvriers chrétiens. Si nous arrivons dans le contexte extrêmement terre-à-terre de vivre dans une communauté chrétienne avec des notions irréalistes la concernant, nous risquons un amer désenchantement et peut-être même des blessures spirituelles qui auront du mal à guérir.

 

                    Lorsque j'étais un jeune prédicateur au sein de ma première petite congrégation, je n'avais pas encore eu suffisamment d'expérience pour savoir à quoi m'attendre. J'ai entamé mon travail au sein de l'église avec la croyance naïve que les deux merveilles qu'étaient la nouvelle naissance et la puissance du Saint-Esprit rendraient impossible la discorde et le désagrément parmi les saints. Par conséquent, la première dispute au sein de l'église a failli briser mon esprit. Inconsciemment, je pensais avoir été appelé à diriger un troupeau d'anges plutôt qu'un troupeau de moutons humains.


                    A travers la prière agonisante et une profonde souffrance, je suis enfin arrivé à voir ce que j'aurais dû savoir dès le départ – que les chrétiens sont à la base des êtres humains, et que lorsqu'ils essayent de vivre ensemble, ils auront des problèmes tout comme les autres. L'église est un corps de pièces en mouvement, une société composée de nombreux membres. Les problèmes qui surgissent dans une église seront en directe proportion du zèle, de l'activité, et de l'énergie de ses membres. Cela est inévitable, et doit être accepté sereinement.

                     Certains dirigeants chrétiens erronés se sentent dans l'obligation de préserver l'harmonie à tout prix, et ils mettent donc tout en œuvre pour réduire au maximum la friction. Ils devraient se souvenir que dans une machine qui a été éteinte pour la nuit, il n'existe aucun frottement. Coupez le courant et vous n'aurez aucun problème avec des pièces en mouvement. Souvenez-vous aussi qu'il existe une société humaine exempte de tout problème – c'est le cimetière. Les morts n'ont aucune différence d'opinion. Ils ne génèrent pas de chaleur parce qu'ils n'ont plus d'énergie ni de mouvement. Mais le revers de cela c'est la stérilité et le manque d'accomplissement.

 

                      Quelle est donc la conclusion de l'affaire ? Les problèmes sont le prix du progrès et la friction est le résultat du mouvement, et une église qui vit et qui grandit aura son quota de difficultés résultant de sa vie et de son activité. Une église remplie de l'Esprit invitera la colère de l'ennemi.


                    Comment donc traiter ces problèmes ? D'abord, il faut s'y attendre pour ne pas être pris au dépourvu. Deuxièmement, il faut se rendre compte que tout groupe de chrétiens a ses problèmes, depuis Christ et ses apôtres jusqu'à aujourd'hui – les nôtres ne sont donc pas uniques dans l'histoire. Troisièmement, déversez de grandes quantités d'amour, le meilleur lubrifiant au monde. L'amour réduit la friction au maximum et permet à l'ensemble du corps de travailler avec souplesse et sans détérioration de ses membres. D'où vient cet amour ? L'amour de Dieu jaillit du Saint Esprit qui est dans notre cœur.

à suivre.... 

 

lundi 29 octobre 2018

(20) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Aucun substitut n'est acceptable

                    Tout a une cause – dans le royaume de Dieu tout comme dans le monde naturel. La raison pour laquelle Dieu refuse manifestement d'envoyer le réveil est peut-être profonde, mais pas au point d'être insondable. Il nous suffit d'être réalistes et honnêtes en nous confrontant à ce fait indéniable. Pour ma part, je suis persuadé que notre problème demeure en ce que nous avons essayé de substituer la prière à l'obéissance, et ça ne peut pas marcher.
 
                     Une église, par exemple, suit ses traditions sans trop se demander si elles sont ou non en accord avec les Écritures. Ou alors elle succombe à la pression de l'opinion publique et elle est emportée par les courants qui la déportent loin du modèle du Nouveau Testament. Ensuite, les dirigeants remarquent un manque de puissance spirituelle parmi l'assemblée, et ils se demandent que faire. Comment peuvent-ils atteindre cette revitalisation de l'esprit dont ils ont si grand besoin ? Comment faire descendre les pluies rafraîchissantes pour vivifier leurs âmes languissantes ?
 
                   La réponse leur est toute préparée. Les livres leur expliquent comment faire – prier ! L'évangéliste de passage confirme ce qu'ont dit les livres – prier ! Ce mot résonne de tous côtés et s'amplifie jusqu'à devenir assourdissant – prier ! Alors le pasteur appelle son assemblée à la prière. Des jours et des nuits sont passées à supplier Dieu d'avoir miséricorde et d'envoyer le réveil sur Son Peuple. Les sentiments sont échauffés et il semblerait pour un moment que le réveil serait bien en route. Mais il ne se passe rien, et le zèle pour la prière diminue. Il faut peu de temps pour que l'église se retrouve là où elle avait commencé, et que le découragement s'installe sur tout-le-monde. Où est l'erreur ?
 
                    Simplement ici – ni les dirigeants, ni l'assemblée n'ont fait le moindre effort pour obéir à la Parole de Dieu. Ils avaient l'impression que leur seule faiblesse, c'était un manque de prière, alors qu'en fait ils faisaient défaut d'obéissance dans des dizaines de domaines vitaux. « Obéir vaut mieux que les sacrifices. » La prière n'est jamais un substitut acceptable à l'obéissance. Le Seigneur souverain n'accepte aucune offrande de la part de Ses créatures qui ne soit accompagnée d'obéissance. Prier pour le réveil tout en ignorant ou même en désobéissant ouvertement à un précepte clairement établi dans les Écritures, ce sont autant de paroles en l'air.
 
                   On a beaucoup oublié, ces derniers temps, que la foi en Christ est un dirigeant absolu. Elle préempte la personnalité régénérée tout-entière, et se saisit de l'individu à l'exclusion de toute autre revendication. Ou plutôt, elle considère chaque revendication valable sur la vie d'un chrétien, et détermine sans hésitation quelle sera la place de chacune dans la vision globale. L'acte de se consacrer à Christ pour le salut libère le croyant de la punition du péché, mais pas de son obligation d'obéir aux paroles de Christ. Au contraire, le salut nous place sous la joyeuse nécessité d'obéir.
 
                    Nombreux sont ceux qui pensent que les épîtres du Nouveau Testament sont essentiellement de l'exhortation – de bons conseils, rien de plus. En divisant les épîtres en sections « doctrinales » et « exhortatives », nous nous sommes dégagés de toute nécessité d'obéir. Les passages doctrinaux exigent seulement que nous les croyions. Les passages dits « exhortatifs » sont également assez bénins, puisque le mot par lequel nous les décrivons indique que ce sont des paroles de conseil et d'encouragement et non pas de commandements à obéir. Il s'agit là d'une erreur grossière. Il n'y a pas de conseils dans le Nouveau Testament, sauf trois passages dans le septième chapitre de la première épître de Paul aux Corinthiens, et ceux-ci sont clairement indiqués comme n'ayant pas le sceau de l'inspiration divine (les versets 6, 12, et 25).

                    A part celles-ci, les « exhortations » dans les épîtres sont à prendre comme des injonctions apostoliques portant le poids d'ordres impératifs provenant de la Tête de l'Église. Nous sommes sensés y obéir, et non pas les évaluer comme de bons conseils que nous sommes libres d'accepter ou de rejeter.

                    Si nous aimerions avoir sur nous la bénédiction de Dieu nous devons commencer par obéir. La prière deviendra efficace quand nous cesserons de l'utiliser comme un substitut pour l'obéissance. Nous ne faisons que nous tromper nous-mêmes lorsque nous essayons de faire cette substitution

à suivre....

vendredi 26 octobre 2018

(19) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com



Une règle pour les textes obscur  

                     Il y a, comme chacun sait, quelques passages difficiles dans la Bible. Les ennemis de la vérité se plaisent à sortir ces versets obscurs et les montrer du doigt pour prouver que la Bible est un livre d'erreurs et de contradictions. Les enseignants de fausses doctrines s'en servent pour enseigner des idées qui n'ont aucun support Scripturaire. Il est bon pour le chrétien de savoir que faire des passages difficiles.

                       Lorsque nous lisons les Écritures pour notre édification personnelle, nous serions bien avisés de lire simplement ces versets sans plus s'y attarder. Par exemple, le livre de 1 Pierre contient 103 versets de vérité bénie et encourageante, conçue pour fortifier et instruire le lecteur. Il contient aussi deux versets qui sont, comme Pierre l'a dit sur certains des écrits de Paul, « difficiles à comprendre. » Ceux qui cherchent Dieu s'attarderont sur les 103 versets qu'ils comprennent et attendent de recevoir davantage de lumière pour les courts passages qu'ils trouvent difficiles. Agir autrement, ce serait donner fortement l'impression qu'on joue avec la Parole de Dieu et qu'on est bien content de trouver moyen de détourner notre attention des passages qui troublent notre conscience.

                    Les passages de 1 Pierre auxquelles je me réfère sont les suivantes : « Dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison », et « Car l'Évangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l'Esprit » (4:6). Que ces versets sont difficiles à interpréter ne peut être nié pas aucun commentateur biblique un tant soit peu humble. Il me semble personnellement que j'ai une explication satisfaisante, mais supposons que je n'en avais pas et que je sois forcé d'avouer que je ne sais pas ce que veulent dire ces versets, que faire alors ?  
                     Pour répondre à cette question, j'aimerais donner à mes lecteurs une règle d'interprétation qui mérite d'être appliquée universellement dans l'étude de la Parole de Dieu. C'est celle-ci : « Si je ne sais pas ce que veut dire ce passage difficile, je peux au moins savoir ce qu'il ne veut pas dire. 
 
                   C'est à ce point que le faux enseignant prend le dessus sur le chrétien. Il suffit que le chrétien avoue qu'il ne connaît pas la signification d'un verset, et le faux enseignant s'empare avidement de cette admission et l'exploite au maximum. « Vous ne savez pas ce que signifie ce verset ? Eh bien, voici ce que Mme Eddy, ou Judge Rutherford, ou Mme Blavatsky, ou Joseph Smith a dit que cela signifiait. Maintenant vous en avez le sens. La lumière vous est enfin venue. » L'assurance avec laquelle il parle intimide l'âme humble qui vient d'avouer son ignorance sur le sens du texte, de sorte qu'elle se rend aussitôt à la direction du conducteur aveugle.
 
                    Prenons une illustration improvisée. Supposons que j'essaye d'identifier un fruit que je viens de cueillir d'un arbre. Il est de couleur violette, en forme d’œuf, il contient un gros noyau au centre, il est recouvert sur toute sa surface d'une série de pointes, avec le parfum d'une rose et le goût d'une pastèque. Je secoue la tête et j'avoue que je ne sais pas ce que c'est. Immédiatement, un petit assistant apparaît et dit avec enthousiasme, « Si vous ne savez pas ce que c'est, je peux vous aider. C'est une banane. Maintenant que je vous ai montré la lumière, vous devez venir me suivre. Je sais beaucoup d'autres choses tout aussi merveilleuses que ça ! »
 
                    Mais on ne me trompe pas si facilement. Ma réponse, c'est, « Non, mon ami, je ne te suivrai pas. C'est vrai que je ne sais pas quel est ce fruit, mais je sais assurément ce qu'il n'est pas. C'est n'est pas une banane. » Une telle réponse me libérera aisément de mon petit assistant, surtout si je suis capable de lui montrer une vraie banane pour comparer.
 
                     Qu'est-ce que je veux montrer par là ? Simplement ceci – le fait que je ne puisse pas expliquer un passage ne m'oblige pas à accepter de la part de quelqu'un d'autre une explication manifestement erronée. Je ne sais pas ce que cela signifie, mais je sais ce que cela ne signifie pas. Je ne sais peut-être pas, par exemple, ce que veulent dire ces versets étranges qui nous disent que Christ est allé en esprit prêcher aux esprits en prison. Mais je sais tout-de-même ce qu'ils ne veulent pas dire. Ils ne parlent pas du salut universel, ni une deuxième chance pour être sauvé après la mort, ni que l'enfer sera vidé et aboli. Je sais que ces versets n'ont pas ce sens-là parce que ces doctrines ne sont simplement jamais enseignées dans toute l'étendue de la vérité révélée. Et plus important encore, le contraire est abondamment et ouvertement enseigné au travers de la Bible tout-entière.

                    J'ai employé un seul passage des Écritures, non pas pour le mettre particulièrement en avant, mais comme un exemple représentatif d'environ une douzaine de passages difficiles dans la Bible. La même règle s'applique à chacun d'entre eux. La morale, c'est : Laissez parler la Bible tout-entière et vous trouverez qu'elle parle d'une voix unie et claire. Écoutez cette voix et les versets obscurs ne vous troubleront pas

                     « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » Le sage comprendra, mais nous pouvons nous attendre à ce qu'un certain type de religieux continue de faire des points cardinaux de passages obscurs. De telles gens ont un talent inné pour tordre la doctrine, et rien que je pourrai dire ne les en guérira.

à suivre...



mardi 23 octobre 2018

(18) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

L'ange du quotidien

                    Le récit de Zacharie et de l'ange (Luc 1:8-11) suggère que les gens d'aujourd'hui voient la vie d'une drôle de façon. Cela nécessite un effort considérable pour se libérer des fausses philosophies qui tiennent en leur pouvoir le commun des mortel. 

                    En limitant notre considération aux États-Unis simplement, on peut dire avec un grand degré d'exactitude que la population toute entière pense la même chose sur à peu près tous les sujets. Notre liberté de pensée tant chérie est une blague pour quiconque possède le discernement de voir au delà du bout de son nez. Mis à part la poignée de rebelles parmi nous, le peuple américain réagit de façon uniforme face aux différents stimuli sociaux. Nous sommes soigneusement conditionnés, comme l'étaient les allemands sous Hitler, ou les russes sous Staline. La différence est que notre conditionnement s'accomplit non pas par la violence mais par le biais de la publicité et les autres outils d'éducation des masses. La presse, la radio, et les différents arts dramatiques, parmi lesquels le film est le plus puissant, ont opéré un lavage de cerveau envers l'américain moyen au moins aussi efficace que n'importe quelle machine de propagande totalitaire n'a jamais pu le faire par le passé. Bien entendu, il n'y a pas de menaces, de camps de concentration ni de police secrète, mais la tâche se voit néanmoins accomplir. Et la preuve de son efficacité se trouve justement dans le fait que ceux qui sont ainsi lavés ne sont pas conscients de ce qui leur est arrivé, et ils reçoivent de telles notions avec des éclats de rire. Mais que la victime rie ou qu'elle pleure, elle demeure néanmoins victime.  

                   Un signe fatidique de nos concepts tordus est notre attitude envers le quotidien. L'idée s'est développée parmi nous que le banal est vieux-jeu et démodé. On ne permet plus à rien de nos jours d'être ce que c'est – tout doit être « traité. » Parmi certaines couches de la société par exemple, la vue d'une mère qui allaite son bébé provoquerait des exclamations voire des froncements de sourcils. Les industries n'ont-elles pas inventé de meilleurs aliments que le lait maternel ? Et de toute façon, cette nourriture n'a pas été « traitée, » et elle n'est pas produite dans une usine homologuée. Comment Mme Amérique peut-elle faire resplendir son éclat quand elle s'engage dans une activité si commune et banale ?

                    La quête du « glamour » et le mépris du quotidien sont des signes et des présages au sein de la société américaine. Même la religion a pris un certain éclat. Et au cas où vous ne sauriez pas ce que signifie le « glamour, » je peux expliquer que c'est un mélange de sexe, de peinture, de rembourrage et de lumières artificielles. Il est arrivé en Amérique à travers le bastringue et les films et a d'abord été accepté dans le monde, puis l'église l'a accueilli les bras ouverts, pleine de vanité, d'orgueil et de mépris. Au lieu d'avoir l'Esprit de Dieu parmi nous, nous avons maintenant l'esprit de « glamour, » aussi artificiel que la mort enguirlandée et aussi vide que le crâne, qui est son symbole.

                    Dire que nous avons aujourd'hui affaire à un nouvel esprit dans le monde chrétien n'est pas simplement une figure de style. Le nouveau christianisme a clairement introduit de nouveaux concepts qui nous affrontent de manière éhontée à chaque détour du christianisme évangélique. Les simples vertus, qui étaient si chères au prophète comme à l'apôtre et la substance des sermons solennels et puissants de nos antécédents protestants ont été mis au rebut avec le cheval du pompier et le soufflet du forgeron. Le nouveau chrétien n'a plus envie d'être bon, saint, ou vertueux. Il veut être heureux et libre, avoir la « liberté d'esprit » et par dessus tout, il veut jouir de l'enthousiasme de la religion sans subir aucun de ses périls. Il aborde le Nouveau Testament avec un concept paganisé de la voie chrétienne et fait dire aux Écritures précisément ce qu'il ou elle souhaite leur faire dire. Et le comble, c'est que le nouveau chrétien fait cela, bizarrement, en insistant lourdement sur l'idée que c'est un descendant direct des apôtres et un authentique enfant de la Réforme. Les modèles spirituels de cette personne ne sont pas des hommes saints mais des joueurs de foot, des héros du ring et des stars sentimentales mais non-régénérées.

                    Le véritable christianisme est bâti sur la Bible, et la Bible est l'ennemi de toute prétention. La simplicité, la sincérité et l'humilité demeurent des vertus cardinales dans le royaume de Dieu. L'ange est apparu à Zacharie alors qu'il accomplissait son travail quotidien. Il n'y avait rien d'éclatant dans le travail de ce vieux saint. Il n'y avait pas de fanfare, pas de lumières – simplement un vieillard qui accomplissait fidèlement ce qu'il avait appris à faire. Il ne cherchait pas à se faire connaître. Les gens à l'extérieur étaient occupés à d'autres tâches et ils ne s'occupaient pas de lui. A notre époque effrénée peut-on espérer que quelques chrétiens puissent encore croire à l'ange du quotidien ? 
                    Éteignons les lumières multi-colores un instant et voyons ce qui se passe. Peut-être que nos yeux s'habitueront à la lumière de Dieu. Et qui sait ? Peut-être que quelqu'un verra à nouveau un ange.

à suivre.... 

dimanche 21 octobre 2018

(17) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


L'Esprit Saint est présent

                   La Pentecôte n'est pas venue pour ensuite repartir – la Pentecôte est venue définitivement. Chronologiquement, il est vrai qu'on peut identifier le jour historique sur un calendrier; mais dynamiquement, ce jour est encore avec nous dans toute sa puissance. 
                   C'est aujourd'hui le jour de la Pentecôte. Avec le Saint-Esprit, il n'y a ni « hier » ni « demain », mais seulement un « maintenant » éternel. Et puisqu'Il est pleinement Dieu, avec tous les attributs de la divinité, il n'y a pas avec lui de lieu; Il habite un « ici » éternel. Son centre, c'est « partout »; Sa limite, c'est « nulle-part ». Il est impossible de quitter Sa présence, quoi qu'il soit possible qu'Il retire la manifestation de cette présence. 
                   Notre insensibilité à la présence de l'Esprit est l'une des plus grandes pertes que nous ont fait encourir notre incrédulité et nos préoccupations. Nous avons fait de lui un élément de nos credo, nous l'avons enfermé dans un terme religieux, mais nous ne l'avons guère connu dans notre expérience personnelle. Satan nous a bloqué la voie du mieux de ses capacités en suscitant des opinions conflictuelles sur l'Esprit, et en faisant de Lui un sujet de débats enflammés et acharnés entre chrétiens. Entre temps, nos cœurs languissent après Lui, et nous ne savons quasiment pas ce que signifie ce languissent. 
                   Ce serait utile de nous souvenir que l'Esprit est Lui-même Dieu, la nature-même de la divinité sous une forme accessible à notre conscience. Nous ne connaissons des autres personnes de la Trinité que ce Lui nous révèle. C'est Son illumination de la face de Christ, qui nous permet de Le connaître. C'est Sa lumière en nous, qui nous permet de comprendre les Écritures. Sans Lui, la Parole de la vérité n'est que ténèbres. 
                 L'Esprit est envoyé être notre Ami, pour nous guider sur le long chemin du retour à Dieu. C'est Christ Lui-même venu vivre avec nous, Lui permettant d'accomplir Sa parole, « Sûrement, je suis toujours avec vous, » même s'Il est Lui-même assis à la droite de la Majesté dans les cieux.

                    Ce sera pour nous un jour nouveau quand nous écarterons les fausses notions et les peurs insensées et permettrons au Saint Esprit de communier avec nous aussi intimement qu'Il le souhaite, nous parler comme Christ a parlé à Ses disciples sur le bord de la mer de Galilée. Après cela, il ne peut plus y avoir de solitude, seule la gloire de l'infaillible Présence.

à suivre...

jeudi 18 octobre 2018

(16) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Le prophète est un homme mis à part

                     L'église est le témoignage de Dieu envers chaque génération, et ses ministres en sont la voix. C'est par eux que l'église prend parole. C'est toujours par eux qu'elle a parlé au monde, et c'est par eux que Dieu a parlé à l'église elle-même. Le témoignage des pieux laïcs de l'église a toujours été une aide puissante dans l’œuvre qu'elle cherche à accomplir, mais les laïcs ne peuvent jamais faire, et ne sont en aucun cas appelés à faire, l’œuvre des ministres. Par ses dons et par sa vocation, le ministre est un homme mis à part.

                 Cependant, ce n'est pas assez que l'homme de Dieu prêche la vérité. Il n'a pas le droit de perdre le temps de quelqu'un en lui disant ce qui est seulement vrai. C'est un compliment douteux pour un prédicateur que de hocher la tête et dire, « C'est vrai. » On pourrait dire la même chose s'il récitait les tables de multiplications – cela aussi c'est vrai. Une église peut tout aussi bien dépérir sous le ministère de l'exposition biblique sans esprit que sous un ministère où l'enseignement biblique n'est pas donné du tout. Pour être efficace, le message du prédicateur doit être vivant – il doit alarmer, mettre au défi ; il doit représenter la voix de Dieu au moment présent pour un groupe de personnes en particulier.

                     Alors, et alors seulement, c'est une parole prophétique et l'homme lui-même est un prophète.

                     Pour parfaitement accomplir sa vocation, le prophète doit être en tous temps sous la direction du Saint Esprit. De plus, il doit être sensible aux conditions morales et spirituelles. Tout enseignement spirituel doit avoir un rapport avec la vie, et doit s'introduire dans les affaires quotidiennes et personnelles des auditeurs. Sans être pour autant personnel, le vrai prophète percera néanmoins la conscience de chaque auditeur comme si le message avait été adressé à lui seul.

                   Pour prêcher la vérité, il est souvent nécessaire que l'homme de Dieu connaisse les cœurs des autres mieux qu'ils ne les connaissent eux-mêmes. Les gens sont souvent confus intérieurement – le prophète oint doit s'adresser à cette confusion avec une sagesse illuminante. Il doit surprendre ses auditeurs avec sa connaissance inattendue de leurs pensées secrètes.

                    L’œuvre du ministre est bien trop difficile pour un homme. Nous sommes forcés de nous appuyer sur la sagesse de Dieu. Nous devons chercher la pensée de Christ et nous jeter sur le Saint Esprit pour fournir la perspicacité spirituelle et mentale suffisante pour la tâche.

(personnellement je ne crois pas qu'il y a des "laïcs" et des ministres. Je crois que nous sommes tous prêtres -Apocalypse 1:6- mais qu'il y a des ministères spécifiques comme celui de prophète ou pasteur etc... indiqués dans Éphésiens 4:6.  jcb )

Ce n'est pas une rue à sens unique

                   On entend beaucoup parler ces jours-ci du grand nombre de jeunes hommes, particulièrement les étudiants de séminaire, qui abandonnent leur foi dans les Écritures et se convertissent théologiquement à la position dite libérale. On ne peut pas nier que des centaines de jeunes hommes qui ont commencé en tant qu'évangéliques tièdes ont fini, après une année ou deux sous le tuteurage de professeurs non-croyants, par tourner le dos sur la foi de leurs pères. Et notre intention ici n'est pas de nier ce fait. Il vaut toujours mieux regarder la vérité en face, aussi déplaisante qu'elle puisse être. Le mouvement entre la foi et l'incrédulité est tragiquement lourd, comme les Écritures l'avaient prédit. Mais nous pouvons conforter nos cœurs par le fait que ce mouvement ne se fait pas toujours dans le sens de l'incrédulité – parfois, il se fait dans l'autre sens.

                     De temps en temps, il nous vient la nouvelle réconfortante d'un « libéral » qui devient dégoûté à vomir de la philosophie épicurienne et du mélange de poésie superficielle et de psychologie appliquée dont les modernistes l'ont gavé, et qui rentre comme le prodigue à la maison du Père. J'ai entendu parler d'un certain nombre de telles personnes ces dernières années, et il y en a sans doute des centaines d'autres dont je n'ai pas entendu parler. Le témoignage suivant prouve que le trafic n'est pas à sens unique. C'est un extrait d'une lettre écrite à un ami par un pasteur d'une église dénominationnelle, récemment converti. Ce témoigne parle pour lui-même :

                    « Jusqu'à l'été dernier, je faisait partie des faux prophète « libéraux », orgueilleux et inconvertis, qui prêchent un évangile qui n'est pas l'évangile, mais le sentimentalisme superficiel que le monde appelle la religion.

                     Il y a trois mois, le Seigneur m'a sauvé et a fait de moi, même moi, une nouvelle création en Christ Jésus. L'été dernier, j'ai commencé à être dégoûté du panthéisme tout-inclusif que je prêchais au nom de Christ. Je me suis rebellé contre et j'ai commencé à prêcher — aveuglement encore — le péché et le salut par la foi, tout en étant moi-même confus et dérangé. C'est alors que j'ai trouvé un nouvel ami qui a commencé à m'aider de manière intellectuelle à me débarrasser des concepts du libéralisme.

                    Puis un jour, Dieu a ôté le voile de ma compréhension, et j'ai soudain compris que Jésus Christ était mort pour moi — qu'Il était mort de la mort qui m'est due à cause de mon péché — mais que si je L'acceptait comme Seigneur et Sauveur je n'aurais pas à mourir! Je me suis rendu et j'ai renoncé à tout afin de devenir son esclave. Et Jésus Christ m'a accepté et Il est venu en mon être vide et a pris ma vie pour Lui-même. Comme Il est gracieux et merveilleux !

                    Je voulais simplement que tu saches ce qui m'est arrivé par la grâce de Dieu en Christ. Chaque homme doit être né de l'Esprit, et quand par la foi Dieu lui donne ce don inexprimable, il le sait, car l'Esprit Lui-même porte témoignage avec notre esprit, et nous savons en qui nous avons cru.

                    Mon assemblée ici a besoin d'être sauvée. Certains d'entre eux connaissent réellement le Seigneur Jésus Christ, mais il y en a tellement qui ont besoin d'entendre le message de la bouche d'un nouveau témoin. Je prie que le Saint Esprit vienne avec le feu et la puissance sur ceux qui croiront. 

                   Une pensée encourageante pour le vrai chrétien, c'est que le mouvement depuis l'orthodoxie vers le libéralisme est généralement lent, presque trop lent pour qu'on s'en aperçoive, tandis que le mouvement de retour à la foi est soudain. L'incrédulité entre dans l'âme par une infiltration lente; la toxine entre dans les murs du chrétien par une sorte d'osmose spirituelle, de sorte que la victime est déjà bien empoisonnée avant de s'en apercevoir, et la condition pathologique qui en résulte rend généralement impossible à la personne de savoir ce qui ne va pas. Je n'ai jamais connu un seul cas où quelqu'un a accepté le modernisme suite à une expérience spirituelle. Au contraire, c'est plutôt le manque d'une telle expérience qui expose l'âme à l'infiltration du poison de l'incrédulité.

                    A l'inverse, le mouvement depuis le doute vers la foi est habituellement soudain, souvent explosif. Un homme se convertit à Christ par une rencontre soudaine et violente avec Dieu et les choses spirituelles. La voie de cette personne devient une illumination intérieure soudaine qui montre les certitudes de la vie spirituelle aussi clairement qu'un paysage de minuit lorsqu'il est illuminé par un éclair. Après des recherches de cœur longues et douloureuses, après ce qui peut être une agonie de lutte avec l'ange, l'aube se lève aussi soudainement qu'elle s'est levée sur Jacob. Il n'y a plus aucun doute. Le cœur peut dire « Qu'ai-je maintenant à faire des idoles ? Je l'ai entendu, et je l'ai observé ».

                    Le simple fait que le croyant « expérimente toujours » quelque-chose et le non-croyant « n'expérimente rien » devrait en dire long. Le libéral ne peut jamais être tout-à-fait sûr de quoi que ce soit – être certain est contraire à sa philosophie tout-entière. Seul le vrai chrétien est certain. Il a vu le soleil se lever, et il faut plus que les contentions des pseudo-instruits pour détruire la clarté de sa foi.

à suivre...


mercredi 17 octobre 2018

(15) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


Des mots symptomatiques : « Juste » et « Injuste »

                    Les mots ne signifient pas autre chose que ce qu'une personne souhaite exprimer, et je ne veux pas rendre certains mots « coupables par association. » Et pourtant chaque attitude humaine possède son expression verbale caractéristique, et donc, lorsque nous entendons certains mots nous pouvons avec une certaine précision soupçonner la présence d'une certaine attitude. C'est pour cette raison que l'on peut dire que les mots sont symptomatiques. En eux-mêmes, ils ne sont ni santé ni maladie, mais ils peuvent bien indiquer la présence de l'une ou de l'autre. Ils peuvent également indiquer de quelle maladie l'utilisateur souffre, ou le degré de santé dont celui-ci jouit.

                    Cette observation résulte de conversations avec les personnes religieuses. Après avoir écouté parler certains chrétiens pendant quelque temps, on commence à avoir une idée assez précise de la santé ou de la maladie qui est présente dans leur âme. Certains mots reviennent constamment et nous en disent dix fois plus sur le locuteur qu'il n'aurait jamais imaginé que nous savions, et également bien plus qu'il n'aurait souhaité nous dire. Les mots sont symptomatiques.

                     L'un des mots que l'on rencontre parfois parmi les chrétiens est le mot « juste, » ou sa sœur jumelle désagréable « injuste. » Les gens utilisent ces mots pour décrire la façon dont les autres les traitent, et superficiellement ceux-ci peuvent paraître des mots tout à faire innocents, voire indispensables. Toutefois, ils indiquent une attitude intérieure qui n'a aucune place parmi les croyants. L'homme qui parle d'un acte qui a été commis envers lui comme étant « injuste » n'est pas un homme victorieux. Il est intérieurement vaincu, et pour se protéger il fait appel à un arbitre pour qu'il remarque la faute qui a été commise. Cela lui donne un alibi au moment où on l'emmène dans le brancard et lui sauve la face pendant qu'il bat la retraite. Il pourra toujours expliquer sa défaite en disant qu'il a été traité injustement par les autres.

                    Les chrétiens qui comprennent la vraie signification de la croix ne se permettront jamais de pleurnicher sur leur sort, et ne se plaindront jamais d'avoir été traité « injustement » par les autres. Qu'ils aient reçu un traitement « juste » ou non ne leur viendra jamais à l'esprit. Ils savent qu'ils ont été appelés à suivre Christ, et que sans aucun doute Christ n'a jamais reçu ce qui pourrait dans la moindre mesure s'approcher d'un traitement juste de la part de l'humanité.

                    C'est là que réside la gloire de la croix — qu'un Homme a souffert injustement, a été maltraité, décrié, et crucifié par des gens qui étaient indignes de respirer le même air que Lui. Et pourtant Il n'a pas ouvert Sa bouche. Bien que mal traité, Il n'a pas rendu la haine, et quand Il a souffert, Il n'a menacé personne. La pensée qu'Il aurait pu réclamer la justice à Son égard ne peut pas même être entretenue par un cœur pieux. Sa vie toute entière a été donnée pour rendre ce qu'Il n'avait pas dérobé. S'Il s'était assis et avait soigneusement compté combien il devait et n'avait pas payé un centime de plus, l'univers moral tout entier se serait effondré.

                    Le chrétien victorieux ne s'intéresse pas à ce que les choses soient justes à son égard. L'amour ne cherche pas son propre intérêt, et ce qui est bizarre c'est que le saint joyeux qui ouvre sa main pour être volé librement par les autres se trouve toujours être plus riche que ceux qui le volent.

                    Parfois, il est vrai, Dieu permet à Son peuple de subir des traitements injustes et Il attend le jour de la vérité pour rétablir la balance. Mais la plupart du temps Ses jugements ne se font pas attendre si longtemps. Et quand bien même les chrétiens devraient souffrir injustement ici-bas, s'ils acceptent le mal dans un bon esprit et sans plainte, alors ils ont vaincu leur ennemi et gagné la bataille. C'est après tout leur plus grand désir d'être intérieurement victorieux, et s'ils peuvent en plus rire et aimer et louer pendant qu'on les maltraite, alors ils ont atteint le désir de leur cœur. Qui peut en demander davantage ?

D'autres mots symptomatiques : 
« rancœur » et « ressentiment »

                  Dans le chapitre précédent nous avons fait référence à certains termes révélateurs qui portent en eux des connotations sans relation avec leur étymologie. Le mot « injuste » faisait partie de ces termes. Le mot « rancœur » dans ses différentes incarnations en est un autre.

                     Cela fait un certain temps que j'évolue dans les milieux chrétiens, et je n'ai jamais entendu le mot « rancœur » être utilisé par un chrétien victorieux. Ou en tout cas s'il utilisait ce terme, ce n'était pas pour décrire un sentiment présent dans son propre cœur. Au cours des dizaines de conférences et des centaines de conversations, j'ai souvent entendu les gens dire : « J'ai une rancune contre un tel » mais encore une fois, je n'ai jamais entendu ces mots utilisés par des chrétiens victorieux. La rancœur ne peut tout simplement jamais demeurer dans un cœur aimant. Avant que la rancœur ne puisse entrer, l'amour doit s'envoler et l'amertume doit s'installer. L'âme amère s'érigera des listes de doléances qui justifient la rancœur et les protégera jalousement comme une ourse garde ses petits. Et l'image est juste parce qu'un cœur amer est toujours méfiant et suspicieux.

                    Il y a peu de choses plus déprimantes que d'entendre un soi-disant chrétien défendre son bout de gras, et de résister amèrement à toute atteinte à ses supposés droits. Un tel chrétien n'a jamais accepté le chemin de la croix. Les douces grâces que sont la soumission et l'humilité lui sont totalement inconnues. Tous les jours il devient de plus en plus dur et acrimonieux en essayant de défendre sa réputation, ses droits, son ministère contre ses supposés ennemis.

                    Le seul remède à cette sorte de chose est de mourir à soi-même pour ressusciter avec Christ en nouveauté de vie. L'homme ou la femme qui se donne pour objectif la volonté de Dieu atteindra ce but non pas par l'autodéfense, mais par l'abnégation. Alors, quelle que soit le traitement reçu par cette personne aux mains des autres, celle-ci demeurera parfaitement en paix. La volonté de Dieu a été accomplie – peu importe si elle est accompagnée de bénédictions ou de fléaux, car le chrétien ne cherche ni l'une ni l'autre mais il souhaite à tout prix faire la volonté de Dieu. Alors, qu'il soit au sommet de la faveur publique ou qu'il sombre dans l'obscurité et le mépris, il sera satisfait. S'il y en a qui prennent plaisir à faire du mal à ce chrétien, pour autant il ne leur en voudra pas, car il ne cherche pas son propre avancement, mais la volonté de Dieu.

                    Il est triste de constater que certains philosophes païens aient dû nous apprendre, à nous chrétiens, une leçon aussi simple que celle-ci. « Je dois mourir, » dit Epictète, « et dois-je en plus le faire en grognant ? Je dois être exilé ; et qu'est-ce qui m'empêcherait d'y aller en souriant, paisible et serein ? 'Trahir un secret.' Je ne le ferai pas. 'Alors nous t'enchaînerons.' Vous enchaînerez ma jambe, mais personne ne peut s'imposer à mon libre arbitre. 'Nous décapiterons ton vil corps.' Ne vous ai-je jamais dit, » répondit Epictète, « que je suis seul à posséder une tête qui ne peut être retranchée ? »

                     « C'est là d'avoir étudié ce qui se doit d'être étudié ; d'avoir placé nos désirs et nos aversions au-delà de la tyrannie et au-delà de la bonne fortune. Je dois mourir – si instantanément, alors je mourrai instantanément ; si bientôt, alors je dînerai d'abord, puis, quand l'heure sera venue, alors je mourrai. Comment ? Comme il convient à celui qui rend quelque chose qui ne lui appartient pas. » Que personne ne rejette le raisonnement robuste de cet antique philosophe. Même sans la lumière de la grâce salvatrice, il savait comment une créature devait se comporter quand elle se tenait sous la main puissante de son Créateur, et beaucoup de chrétiens semblent ne pas en savoir autant. Mais nous avons une meilleure autorité que la sienne pour diriger notre comportement. Christ nous a laissé un exemple et devant celui-ci il ne peut y avoir d'appel. Comme Il était, ainsi sommes-nous dans ce monde, et Il n'a jamais ressenti la moindre rancune envers aucun homme. Même ceux qui l'ont crucifié ont été pardonnés alors qu'ils accomplissaient l'acte même. Il n'a pas prononcé un seul mot contre eux ni contre les menteurs et hypocrites qui les ont incités à Le détruire. Il était pourtant seul à connaître la pleine mesure de leur cœur inique, mais Il a maintenu envers eux une attitude de charitable compassion. Ils ne faisaient qu'accomplir leur devoir, et même ceux qui leur avait commandé cette tâche sinistre étaient inconscients de sa pleine signification. A Pilate Il a dit, « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi s'il ne t'avait été donné d'en haut. » Ainsi Il référa tout à la volonté de Dieu et s'éleva au-dessus du marécage des personnalités. Il n'a porté aucune rancune envers aucun homme. Il n'avait aucun ressentiment.

                    Le pire dans cette affaire c'est que ce n'est pas le tout d'attirer l'attention dessus. Le cœur amer est souvent incapable de reconnaître sa propre condition, et s'il arrive que l'homme rancunier lise un jour ce texte, il sourira d'un air satisfait et pensera que je parle de quelqu'un d'autre. Pendant ce temps là il deviendra de plus en plus petit en essayant de grandir, et il deviendra de plus en plus obscur essayant de se faire connaître. Pendant qu'il s'empresse d'accomplir son objectif égoïste, ses prières seront des accusations contre le Très-Haut et toutes ses relations avec les autres chrétiens auront pour caractéristique la suspicion et la méfiance.

                    Comme disait Spurgeon par rapport à quelqu'un : « Que l'herbe pousse vigoureusement sur sa tombe quand il mourra, car rien n'a pu pousser autour de lui pendant qu'il était en vie. » 

à suivre...

mardi 16 octobre 2018

(14) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com
 
Chrétiens honorifiques

                    Nous entendons parfois parler d'un homme politique ou d'une autre personne célèbre qui est nommée "chef" d'une tribu d'Indiens d’Amérique. Il est salué solennellement, on l'accueille avec des chants tribaux, et il est investi d'une parure flamboyante de plumes d'aigles. On le prend en photo avec les grands hommes de la tribu et à partir de ce moment-là il est considéré comme étant "chef" parmi eux.

                 Son sourire esquissé montre clairement qu'il considère tout ça comme un grand jeu, mais les Indiens pour leur part ne sourient pas, et ils prennent apparemment cela très au sérieux. Il n'y a pas besoin de beaucoup de clairvoyance pour voir que toutes les cérémonies, les bijoux, les plumes et les chants ne peuvent faire un indien d'un occidental. Au mieux celui-ci reste un chef honorifique, mais pas un vrai.

                    Comparez cela à tant d'églises évangéliques, où l'on trouve bien trop de membres qui sont chrétiens que par initiation, et non pas par naissance spirituelle. Ils ont été enseignés par les initiés ou par les sachems locaux pour leur donner l'impression que ce sont des chrétiens mais en réalité ils n'ont de chrétien que le nom.

                     Toutes les cérémonies religieuses qui ont été inventées par les esprits prolifiques des dirigeants du monde chrétien ne peuvent faire d'un pécheur un chrétien. Aucun homme, aussi riche et mystérieuse que soit sa parure vestimentaire, ne peut transformer un autre homme en chrétien. Les appointements impressionnants de la magnifique église et les rites solennels sont l'équivalent du tipi du Grand Sachem, simplement sur une plus grand échelle. Tout ce que l'on peut attendre de meilleur c'est une religion par initiation.

                Les chercheurs ressortent uniquement comme chrétiens honorifiques. La racine de la vie n'est pas en eux -- et ils méritent notre pitié.

                     Notre Seigneur nous indique clairement que nous devons être né de nouveau avant de pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. Ne nous contentons pas d'être membres honorifiques dans le royaume. Et ne considérons rien comme acquis. Il y a trop de choses en jeu dans ce domaine vital de notre existence.


Donnons généreusement, mais sagement

                    La somme d'argent gaspillée tous les ans dans le travail religieux ne peut jamais être calculé de manière exacte, mais elle doit certainement se compter dans les millions de dollars, ne serait-ce qu'aux États-Unis. L'une des contreparties de notre système protestant libre c'est l'absence des garde-fou nécessaires pour éviter que des personnes irresponsables se lancent dans une mission religieuse quelconque comme bon leur semble et fassent appel au public chrétien pour payer leurs factures. Le résultat de cette liberté c'est que l'escroquerie a depuis longtemps envahi la scène religieuse et que d'innombrables prophètes auto-proclamés vivent luxurieusement aux frais des saints.
                   Je ne parle pas des grandes sommes d'argent qui sont dépensées pour propager les nombreuses fausses sectes qui fleurissent comme une mauvaise herbe verdoyante sur notre riche sol américain. Je limite mes considérations au domaine des activités religieuses qui passent pour du Christianisme néo-testamentaire. Les faits indiquent que même là, tout ne va pas bien.

                    Plusieurs facteurs se sont combinés ces dernières années pour encourager la magouille dans le domaine de l’œuvre religieuse et pour rendre possible à des personnages peu recommandables de s'engraisser aux frais du généreux public chrétien.

                  Tout d'abord, il y a l'extraordinaire prospérité financière dont la nation jouit aujourd'hui. Pratiquement tout-le-monde ces jours-ci a largement de quoi donner aux œuvres religieuses ou caritatives, et il n'est pas dans la nature humaine de laisser un si riche potentiel inexploité, alors qu'il est tellement facile d'en détourner de grandes sommes en se lançant dans une entreprise religieuse quelconque et en faisant appel au bon peuple pour couvrir les frais.

                    Il est à la gloire éternelle des enfants de Dieu qu'ils peuvent être poussés à donner abondamment en entendant une histoire touchante ou en voyant la souffrance humaine. Il suffit de faire le tour du monde et de revenir avec des photos de la misère humaine, et les chères brebis de Dieu s'accroupiront promptement et se laisseront tondre jusqu'à la peau par des gens moralement indignes de nettoyer l'abri des moutons. Les saints au cœur tendre réfléchissent avec les sentiments et déversent sans discrimination les richesses consacrées sur toute personne qui dit des choses positives sur le Seigneur et qui prêche avec enthousiasme. Donner de si vastes sommes d'argent sans jamais exiger ni s'attendre à un compte-rendu, cela montre la bonté de leur cœur, mais ça n'indique pas beaucoup de discernement spirituel.

                    Sachant combien nous, les américains, tenons à notre droit de décider quand et où nous donnons et qui nous finançons, je n'imagine pas que mes lecteurs prendront cette exhortation paisiblement. Je m'attends à entendre que je me mêle de choses qui ne me concernent pas. Ma réponse, c'est que je sais personnellement qu'il y a des dizaines de pasteurs pieux qui déplorent secrètement l'exploitation du peuple de Dieu par des gens peu honorables, mais qui sont trop timides pour le dire publiquement. Les insensés s'empressent là où les anges craignent de mettre pied, et si ces anges ne veulent pas parler ouvertement pour protéger les saints alors quelqu'un de moins craintif (même s'il est moins angélique) devra le faire. 

                    De plus, nous devons tous rendre compte à Dieu de l'utilisation des richesses dont nous jouissons. Donner pour promouvoir des projets malhonnêtes, c'est gaspiller l'argent de Dieu, et nous devrons expliquer à Dieu, au grand jour, pourquoi nous l'avons fait. Nous aurions tout intérêt à prier attentivement avant de faire nos dons. Ne donnons pas moins, mais donnons plus sagement. Un jour, nous serons heureux de l'avoir fait.

à suivre...



dimanche 14 octobre 2018

(13) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com


L'obéissance : une doctrine négligée

                    Il y a, comme l'a dit William James, « une sorte d'aveuglement dans les êtres humains » qui nous empêche de voir ce que nous ne voulons pas voir. C'est peut-être cela, ainsi que l’œuvre du diable lui-même, qui fait que la doctrine de l'obéissance est tellement négligée dans les cercles religieux modernes. On reconnaît, bien-sûr, que Dieu exige que nous soyons des « enfants obéissants, » mais ce fait reçoit rarement assez d'attention pour produire un quelconque changement dans nos actes. Beaucoup de personnes semblent penser que leur devoir d'obéissance a été rempli une fois pour toutes par l'acte de croire en Jésus Christ au début de notre vie chrétienne.

                    Il faut se souvenir que « la volonté est le siège de la vraie religion dans l'âme. » Rien d'authentique n'a jamais été accompli dans la vie d'un homme avant qu'il ait cédé sa volonté dans un acte d'obéissance actif. C'est la désobéissance qui a engendré la chute de notre race. C'est « l'obéissance de la foi » qui nous ramène de nouveau dans la faveur divine.

                Essayer de croire sans obéir donne lieu à tout un monde de confusion et de déceptions. Nous nous retrouvons dans position d'un oiseau qui essayerait de voler avec une aile repliée. Nous battons de l'aile en rond, et cherchons à nous réconforter dans l'espoir que les plumes qui voltigent dans tous les sens sont la preuve qu'un réveil ne tardera pas à venir. Une bonne partie des prières qui sont faites lors de nos réunions de camp ont exactement le même effet que pleurer un bon coup: ça permet de libérer la pression émotionnelle et soulager les nerfs tendus. Le sourire qui en résulte est accepté comme preuve qu'une œuvre spirituelle profonde a été accomplie. Pour certains individus ce peut être une erreur tragique, donnant lieu à des blessures et des pertes permanentes dans la vie spirituelle.

                    Une soumission passive n'est pas nécessairement une véritable soumission. Se soumettre vraiment à la volonté de Dieu, c'est être prêt désormais à prendre des ordres de Sa part. Quand le cœur s'est engagé irrévocablement à accepter des ordres du Seigneur Lui-même et à y obéir, on peut alors dire qu'une œuvre a été faite, mais pas avant. Nous ne verrons probablement pas parmi nous des transformations remarquables d'individus ou d'églises tant que les ministres du Seigneur ne rendent pas à l'obéissance la place de proéminence qu'elle occupe dans les Écritures.

Fuyez l'idolâtrie

 

                    L'idolâtrie est de tous les péchés le plus détestable à Dieu, parce que c'est au fond une diffamation du caractère divin. L'idolâtrie tient une basse opinion de Dieu, et quand elle publie cette opinion, elle se rend coupable de diffuser de mauvais bruits sur la Majesté céleste. Ainsi, l'idolâtrie calomnie la Divinité. Ce n'est pas étonnant que Dieu l'ait en horreur. Nous devons nous garder de l’habitude confortable de supposer que l'idolâtrie ne se trouve que dans les pays païens et que les gens civilisés en sont libres. C'est là une erreur qui résulte de l'orgueil et d'une réflexion superficielle. En réalité, l'idolâtrie est présente partout où il se trouve des hommes. Quiconque tient une conception ignoble de Dieu ouvre son cœur au péché de l'idolâtrie. Il suffit que celui-ci personnalise sa basse représentation mentale de Dieu et se mette à y faire des prières, pour qu'il devienne idolâtre – et ce, qu'il soit ou non de confession chrétienne.

 

                    Il nous est vital de penser à Dieu correctement. Puisqu'Il est au fondement de toutes nos convictions religieuses, il s'en suit que si nous nous égarons dans nos pensées sur Dieu, nous nous égarerons également sur tout le reste. Les faux dieux de l'humanité ont été nombreux – presque aussi nombreux que les adorateurs eux-mêmes. Il faudrait un livre d'une bonne taille pour faire la liste complète de tous les dieux qui ont reçu un nom et qui ont été adorés à un certain temps, quelque part dans le monde. Les plus dépravés et les plus bas sont probablement les obscènes dieux phalliques des anciens. Tout près d'eux, et pas bien plus élevés sur l'échelle, se trouvent le scarabée, le serpent, le taureau, et toute une ménagerie d'oiseaux, de quadrupèdes et de créatures rampantes. Paul dit ouvertement qu'une telle adoration dégradée avait jailli des imaginations vaines et des cœurs obscurcis résultant du rejet de la connaissance de Dieu.

 

                     Plus haut sur l'échelle se trouvaient les dieux plus nobles des philosophes et des religieux de Grèce, de Perse et de l'Inde. Ceux-ci représentaient la pensée la plus fine sur Dieu, adorés par des chercheurs de vérité sérieux. Mais ils n'atteignaient pas le vrai Dieu car ils tiraient leur source des intelligences d'hommes déchus n'ayant pas la révélation de Dieu pour purifier leurs concepts. Leur adoration était de l'idolâtrie.

 

                    Ce serait réconfortant de croire que de telles erreurs sont une chose du passé et que cela appartient à l'enfance de l'humanité et à des temps et des lieux distants. Mais je me demande si une telle conclusion serait justifiée.

 

                     Où placerons-nous les nombreux dieux actuels ? Que faire du président de comité exalté dans le monde des affaires occidental ? Ou du dieu farceur et sympathique des bars et des cafés ? Ou le dieu robuste et costaud qui écoute les prières des boxeurs adonnés à la violence et à l'argent ? Puis il y a aussi le dieu rêveur du poète non-régénéré. Ce dieu est agréable et philosophe et se plaît à communier avec tous ceux qui entretiennent de hautes pensées et qui croient à l'égalité sociale.

 

                    Deux autres dieux modernes méritent d'être mentionnés, différents l'un de l'autre en caractère et pourtant similaires dans la mesure où ce sont tous deux de faux dieux. L'un est le dieu sournois et sans scrupule des superstitieux. C'est le dieu de la lettre chaîne et de tous ceux qui pratiquent la magie blanche. Quoi que ce soit un dieu bon marché, entrée de gamme, il a tout-de-même beaucoup de fidèles aux États-Unis. L'autre est le dieu intellectuel et intransigeant du théologien inconverti. Il n'est connu que de l'élite intellectuelle, il montre une partialité marquée pour les instruits et il fréquente exclusivement les gens dotés d'un grand nombre de diplômes.

 

                     Les Écritures sont la seule révélation fiable de Dieu, et c'est à nos risques et périls que nous nous en écartons. La nature nous apprend des choses sur Lui, mais pas suffisamment pour nous éviter de tirer des conclusions erronées. Ce que nous apprenons dans la nature doit être complété et corrigé par les Écritures si nous voulons échapper au risque de tomber dans des concepts de Dieu incorrects, et indignes de Lui.

 

Les cieux déclarent Ta gloire, Seigneur !

Dans chaque étoile Ta sagesse resplendit;

Mais quand nos yeux contemplent Ta Parole,

Nous y lisons Ton nom en traits plus beaux.

 

                    Bien-sûr, la révélation finale de Dieu, c'est Christ. « Celui qui m'a vu, a vu le Père. » « Il est l'image du Dieu invisible, la radiation de la gloire de Dieu et exacte représentation de son être. » Connaître et suivre Christ, c'est être sauvé de toutes les formes d'idolâtrie.

 

à suivre...