mercredi 22 décembre 2010

petite méditations sur le psaume 46

QUELQUES PENSÉES SUR LE PSAUME 46

1  Au chef des chantres. Des fils de Koré. Sur alamoth. Cantique.

     Ce psaume a été écrit par les fils de Koré. Nous connaissons l’histoire des familles de Koré, Datan et Abiram. C’est un triste épisode de la vie du peuple dans le désert. Nous trouvons ce récit dans le livre des Nombres au chapitre 16.
    Les trois chefs de ces familles, avec 250 hommes parmi les princes et les gens de renom, se sont soulevés contre Moïse. Ils contestaient l’autorité que l’Eternel lui avait donnée. Ils l’accusaient de prendre de lui-même cette autorité afin de régner sur le peuple en disant que lui et son frère Aaron confisquaient le sacerdoce à leur profit. D’après eux, ils s’auto investissaient pour ce sacerdoce ! Les Lévites pouvaient s’approcher de l’Eternel pour le service du Sanctuaire. Ils servaient l’Eternel et assistaient le peuple. Ils réclamaient en plus le sacerdoce, alors que l’Eternel avait choisi Aaron et sa descendance pour cela. Ils contestaient, non contre Moïse et Aaron mais contre l’Eternel ! Il est écrit au verset trois

3 Ils s'assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent : C'en est assez ! car toute l'assemblée, tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d'eux. Pourquoi vous élevez–vous au–dessus de l'assemblée de l’Éternel ?

    Le jugement de Dieu va tomber sur ces personnes ainsi que sur leur famille. Le Seigneur est très sévère lorsque ceux qui sont nommés pour le servir le bafouent ! C’est terrible ! Dieu est amour, mais Il est aussi Juste et Sa Justice est implacable pour ceux qui ne la respectent pas. La foudre de la justice de Dieu est tombée sur Christ car Il a pris sur Lui toutes nos injustices et le juste jugement de Dieu a fait mourir notre Substitut. Son sacrifice étant agréé, le ciel s’est ouvert sur l’homme par l’expiation de nos fautes, ces fautes qui le recouvraient lorsqu’Il était en croix..  
    Seul Koré s’est présenté devant l’Eternel avec les 250 hommes et chacun un brasier pour brûler le parfum. Aaron était là, lui aussi. Ils se tenaient devant le Sanctuaire. Datan et Abiram ont refusé de venir devant le Sanctuaire et ils sont restés devant leur tente, avec leur famille respective. La gloire de l’Eternel est apparue à toute la communauté. L’Éternel a demandé à chacun de s’éloigner de ces familles pour ne pas subir, lui aussi, ce jugement. Un feu est sorti d’auprès de l’Eternel et a consumé les deux cent cinquante hommes qui présentaient leur parfum. Lisons ce texte du récit du jugement de Dieu. Il nous montre qu’on ne se moque pas de Dieu impunément :

 28  Moïse dit : A ceci vous connaîtrez que l’Éternel m'a envoyé pour faire toutes ces choses, et que je n'agis pas de moi–même.
29  Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent, s’ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n’est pas l’Eternel qui m’a envoyé ;
30  mais si l’Eternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu’ils descendent vivants dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé l’Eternel.
31  Comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit.
32  La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens.
33  Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait ; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l’assemblée.
34  Tout Israël, qui était autour d’eux, s’enfuit à leur cri ; car ils disaient : Fuyons, de peur que la terre ne nous engloutisse !
35  Un feu sortit d’auprès de l’Eternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum.

    C’est un événement terrible ! Nous comprenons pourquoi le Seigneur Jésus a dit sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Il subissait le jugement de Dieu pour tous les hommes de tous les temps. Il était séparé de la communion avec le Père, bien que sachant qu’Il était quand même là. Dieu ne peut voir le péché, nous dit la Bible. Il ne pouvait plus voir Son Fils car nos iniquités sur le Seigneur les séparaient l’un de l’autre.  C’est le terrible et juste jugement sur nos vies, tombé sur notre merveilleux Agneau! 
    Ce jugement sur les trois familles a épargné les fils de Koré. Nous lisons dans Nombres 26.11 : « Les fils de Koré ne moururent pas » Je ne sais pas pourquoi ceux-ci ont pu échappé au jugement de Dieu, mais la Bible l’affirme. Peut-être parce que seul leur père s’est présenté devant l’Eternel. C’est possible mais je ne sais pas. Dans le verset onze, Moïse dit à Koré : «..C’est à cause de cela que toi et toute ta troupe vous vous liguez contre l’Eternel… »
Les fils de Koré ne sont pas mentionnés avec leur père. Ils n’ont sûrement pas pris part à la sédition de celui-ci.
    Ce qui est important c’est qu’ils nous ont laissé des psaumes d’une grande beauté. La grâce, la sainteté, la justice et colère de Dieu sont très bien décrites. Il suffit de lire déjà leur premier psaume, le quarante-deux (comme une biche soupire……) et le quarante-cinq (mon cœur bouillonne de belles paroles….) ainsi que d’autres encore à découvrir dans le Livre Saint. Le psaume quatre-vingt-huit est le plus dur de tous, car dans ce psaume, il n’y a aucun espoir pour le condamné, pas l’ombre de la grâce de Dieu. Ce sont les souffrances morales de notre Seigneur décrites dans ce psaume, sa séparation du Père et sa mort  pour expier nos fautes et nous délivrer de la colère de Dieu. Nous avons vu cela dans une autre méditation.

    Commençons notre lecture, après cette petite introduction :

2  Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse.

    Ils pouvaient écrire cette affirmation merveilleuse, ils en étaient une preuve irréfutable. Ils ont connu le jugement et la grâce de Dieu. Il est impossible de séparer ces deux choses, le jugement et la grâce. Leurs cœurs ont du être bouleversés de voir leur père subir la colère de Dieu. Ils ont pu goûter à la consolation de leur Dieu. Le Seigneur a du faire un puissant travail dans leurs cœurs ! Pierre nous certifie, dans sa première lettre que c’est l’Esprit de Christ en eux, qui attestait les souffrances de Christ et la gloire qui s’ensuivrait. Merveilleuse Parole de Dieu !

3 C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, Et que les montagnes chancellent au cœur des mers,
4 Quand les flots de la mer mugissent, écument, Se soulèvent jusqu'à faire trembler les montagnes. –Pause.

    Ici, nous avons en symbole la description du monde actuel, description dotée d’une limpidité et d’une clarté extraordinaire ! La terre est bouleversée, les nations sont dans une déprime pas possible. La formation de l’Europe qui devait donner stabilité, richesse, essor, bonheur est un fiasco complet. Toutes les nations sont sous le joug de Mamon. Elles sont toutes sur endettées et personne ne peut voir le bout du tunnel. Le monde entier vacille, les gouvernements sont désemparés. Les montagnes qui chancellent sont le symbole des gouvernements de ce monde. La mer représente les nations (Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues. Apocalypse 17.15) La montagne est le symbole du gouvernement. La Montagne de Sion est le Lieu du Trône de Dieu. Il règne à partir de Sa Montagne Sainte.
    La Montagne de Sion est le symbole absolu de la stabilité (Esaïe 2.2) La pierre  qui se détache sans le secours d’aucune main va devenir une montagne qui va remplir toute la terre. Daniel explique au roi que cette pierre devenue une montagne est un royaume qui subsistera éternellement. Ce royaume anéantira tous les autres royaumes, lui seul restera. Nous savons ce que cela signifie ! Le monde entier est à l’agonie. Il y a de plus en plus d’injustice. Les riches sont de plus en plus riches. Les pauvres se multiplient. Les inégalités se creusent. Il y a assez de ressources sur terre pour que chacun puisse vivre décemment, en paix, en mangeant à sa faim, vivant dans un logement décent. Il y a des famines qui se développent, des épidémies, des nouvelles maladies etc, etc La liste est très longue…
   
5 Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, Le sanctuaire des demeures du Très–Haut.
6 Dieu est au milieu d'elle : elle n'est point ébranlée ; Dieu la secourt dès l'aube du matin.

    Quel contraste entre l’agonie des nations et la description, très sobre de la cité de Dieu ! L’église est la cité de Dieu. L’église est la maison de Dieu, son sanctuaire ! Quelle belle et magistrale description de l’église en si peu de mots !
    Le fleuve qui réjouit la cité de Dieu est, sans erreur, le Saint-Esprit. Jésus s’est écrié dans Jean  7.38 : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. » Jean ajoute : « Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » Le fleuve qui réjouit la cité de Dieu peut et doit couler de notre sein, puisque nous sommes, chacun pour notre part, cette cité, là où Dieu habite ! C’est aussi l’image de la Parole de Dieu
    Ce psaume nous décrit merveilleusement la vie de l’église. Il y a un seul fleuve mais plusieurs courants dans ce fleuve. Ces courants sont les dons, les charismes qui nous sont donnés pour notre vie, notre édification, notre enseignement, notre discipline, etc... Les courants sont définis dans la première lettre de Paul aux Corinthiens. (12.7) Ils servent à l’édification du corps. Nous les retrouvons dans Romains 12 et ailleurs encore dans les écrits du Nouveau Testament. Il y a un seul Esprit et plusieurs dons.
    Nous sommes le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Il n’y a qu’un seul sanctuaire et plusieurs demeures sont dans ce sanctuaire. Chaque église locale est une demeure de ce sanctuaire ! Chaque couple chrétien qui ne sont qu’une ‘’seule chair’’ est aussi la demeure de ce sanctuaire. Chaque enfant de Dieu est aussi une demeure du sanctuaire  du Très-Haut ! Jésus a dit à ses disciples, dans Jean 14 : «  Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. » Notre Seigneur confirme ce psaume ! Il est la Parole incarnée !
    Nous voyons un contraste saisissant entre le monde et ses gouvernements qui chancellent au milieu des hommes et d’une multitude de tribulations et la paix et la solidité de la cité que Dieu secourt dès le matin. Dieu est au milieu d’elle. Quelle grâce et quelle assurance pour chacun de nous, surtout quand nous passons par des épreuves ! Nous avons eu et nous aurons des épreuves, mais le fondement est solide !
    Le Dieu de ce sanctuaire est le Dieu Très-Haut. C’est El-Elyon, celui qui est servi par le sacerdoce de Melchisédek. Nous trouvons ce récit dans Genèse 14.17-20. Dans ce passage, Abram (il n’était pas encore Abraham) vainqueur de Kédorlaomer et des rois qui ont combattu avec lui, reçoit la bénédiction de Melchisédek, roi de Salem. Il y est fait mention du pain et du vin qui sont devenus le mémorial du sacrifice de Christ. Hébreux 7 nous démontre que Melchisédek est l’ombre de la sacrificature dont Christ est la réalité. Il est notre véritable Roi de Salem, Roi de paix ! Notre Melchisédek !
    La Parole est vraiment belle, extraordinaire, vivante. Elle nous permet de glorifier Dieu, notre Père par Jésus-Christ depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse !

7 Des nations s'agitent, des royaumes s'ébranlent ; Il fait entendre sa voix : la terre se fond d'épouvante.
  
  Une fois de plus, le contraste entre les royaumes, (les nations)  leur agitation et l’église dans la paix, est saisissant. Il est important de noter que tout ce qui se passe sur la terre vient de la main de notre Dieu. Sa voix (la Parole) se fait entendre et la terre se fond d’épouvante ! Il tient tout, absolument tout entre ses mains, rien ne Lui échappe. Si tant de malheurs viennent sur la terre, c’est Sa volonté qui s’accomplit. Si l’homme veut en connaître la raison, il suffit pour celui-ci d’ouvrir le Saint Livre car tout est prévu et décrit. Pourquoi cette souffrance, comment être sauvé, tout est expliqué.
    C’est le Dieu de Jacob qui est notre retraite. Le Seigneur fait référence à notre vie dans la chair dont Jacob est le symbole. Il sait que nous bronchons de plusieurs manières. C’est le Dieu qui a appelé Jacob qui s’occupe de nous ! Celui qui a été patient envers le patriarche jusqu’à ce qu’il abdique lors de la lutte avec l’Homme de Péniel. Nous aussi, nous devons  passer par cette longue lutte, de nuit à Péniel, pour devenir Israël !!

    Regardons comment est appelé Dieu dans ce psaume :

--Dieu traduction du mot ELOHIM qui est le premier mentionné dans la bible. C’est le Dieu créateur (Genèse 1) Jésus est Celui par qui et pour qui tout existe.

--Dieu Très-Haut El-ELYON comme nous avons vu un peu plus haut. C’est le Dieu Maître du ciel et la terre, Celui à qui nous devons tout  et que nous devons honorer par nos dons. Celui qui donne le pain et le vin pour Le servir. Il est le divin Propriétaire !

--Dieu l’Eternel des Armées, YHWH-CEBOT, dans ce verset huit, certifie que c’est Lui qui a combattu pour nous, qui a gagné le combat et qui nous fait entrer dans Sa victoire. Nous pouvons passer à travers des moments terribles, avec la paix de Dieu, avec la puissance de l’Esprit. En Lui, nous sommes plus que vainqueurs !

    Lisons quelques versets de l’évangile de Jean dans le chapitre 12 :

37  Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui,
38  afin que s'accomplît la parole qu'Esaïe, le prophète, a prononcée : Seigneur, Qui a cru à notre prédication ? Et à qui le bras du Seigneur a–t–il été révélé ?
39  Aussi ne pouvaient–ils croire, parce qu'Esaïe a dit encore:
40  Il a aveuglé leurs yeux ; et il a endurci leur cœur, De peur qu’ils ne voient des yeux, Qu’ils ne comprennent du cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
41  Esaïe dit ces choses, lorsqu’il vit sa gloire, et qu’il parla de lui.
     
    Esaïe a vu Sa gloire et a parlé de Lui. Esaïe a vu la gloire de Jésus. D’après le contexte de la prophétie qui est mentionnée ici, nous affirmons que Jean décrit la vision du chapitre six de ce prophète. Il a vu la gloire de l’Eternel des Armées, notre Seigneur Jésus-Christ !
    YHWH traduit l’Eternel dans nos bibles est le Nom de l’Alliance de Dieu avec l’homme. Dans le premier chapitre de la Genèse c’est ELOHIM qui créé le monde l’univers, les animaux, puis l’homme.
    Dans le chapitre deux C’est YHWH-ELOHIM qui s’occupe personnellement de la création du premier couple, en le façonnant. Il prend un soin particulier pour celui-ci. Il le forme et lui insuffle un souffle de vie, de Sa Vie ! YHWH, le saint Nom de Dieu que personne ne sait prononcer est le Nom de Celui qui fait alliance. Ce Nom divin est mentionné dès que la description de la création de l’homme est mentionnée. C’est le Nom du Dieu qui s’occupe personnellement de l’homme en faisant alliance avec lui. Celui qui veille sur l’homme. C’est un Dieu personnel qui a une communication, un dialogue avec l’homme.

8 L'Éternel des armées est avec nous, Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. –Pause
    Le verset huit décrit parfaitement les réunions dans l’église. Il est avec nous. Quand nous nous réunissons en son Nom, Il est au milieu de nous car là ou deux ou trois sont assemblés en mon Nom, je suis au milieu d’eux. (Mt 18.20) Nous pouvons discerner Emmanuel, Dieu avec nous : Je suis tous les jours avec vous jusqu’à la fin du monde a affirmé Jésus !   

 9 Venez, contemplez les œuvres de l’Éternel, Les ravages qu'il a opérés sur la terre !
10 C'est lui qui a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre ; Il a brisé l'arc, et il a rompu la lance, Il a consumé par le feu les chars de guerre. –

    Comme nous l’avons dit plus haut, l’Eternel a opéré des ravages sur la terre. Il avertit l’homme par ces bouleversements. Ceci est très bien décrit dans l’Apocalypse. Toutes les circonstances sont des appels de Dieu pour l’homme. Il sait comment nous trouver. C’est Lui qui vient vers l’homme, c’est Lui qui fait le premier pas. Il l’a fait de façon magistrale en nous envoyant Son Fils pour notre salut. Il a pourvu et tout ce qui se vit sur la terre et dont Il est à l’origine est un puissant appel à venir à Lui. C’est Lui qui fait la plaie et qui la bande, Il écrase et Ses mains guérissent (Job 5.18) C’est ce que dit le verset 10 de façon différente.

11 Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : Je domine sur les nations, je domine sur la terre.
12 L'Éternel des armées est avec nous, Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. .
   
    Arrêtez ! Celui qui cesse de se débattre, de se révolter, de se démener, qui se sert de son intelligence pour comprendre l’origine de tous ces bouleversements ne peut qu’abdiquer devant ce Dieu redoutable et accepter le Salut. Celui qui reconnaît que Dieu est Dieu, que c’est Lui qui est à l’origine de tout ce qui se passe sur la terre peut vivre le verset 12 qui est la conclusion logique à ce psaume des fils de Koré !
    Ce ne  sont que quelques pensées. A chacun de découvrir tout ce qui est caché dans ce psaume. Il y a sûrement beaucoup d’autres trésors à découvrir !
« La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses ; la gloire des rois c’est de scruter les choses » (Pr 25.2) A nous de scruter et de découvrir ces choses car nous sommes ses fils, les fils du Roi des rois, notre Seigneur Jésus-Christ !
    Pour clore ces quelques pensées, nous pouvons citer Colossiens 3.16


Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez–vous et exhortez–vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l'inspiration de la grâce.

jcb

jeudi 16 décembre 2010

CONNAITRE CHRIST DE THEODORE AUSTIN-SPARKS

LA SUPRÊME IMPORTANCE DE CONNAÎTRE CHRIST  Par Théodore Austin-Sparks

La connaissance de Christ constitue LA base de la vie entière d'un enfant de Dieu: elle englobe chaque phase et chaque aspect de sa vie. Cela signifie que notre relation avec Dieu se fonde précisément sur cette connaissance. Notre croissance dans la grâce aussi bien que chaque aspect de notre service reposent sur la base de cette connaissance là. Il n'y a rien dans la vie du Chrétien qui ne dépende pas de la connaissance de Christ. Quelle que soit la durée de notre vie ici-bas, et quelle que puisse être la rapidité de notre croissance spirituelle, nous n'atteindrons jamais le sommet de cette connaissance. Ceci explique qu'à la fin de sa vie plus encore qu'à tout autre moment, l'apôtre Paul a exprimé le désir profond et l'aspiration de son coeur, à savoir « connaître Christ » (Phil. 3:10). Ainsi, nous pouvons dire que chaque progression dans la vie, la force, l'efficacité spirituelle, chaque croissance de notre utilité spirituelle pour le Seigneur requièrent une plus grande mesure de connaissance de Christ, cela est essentiel. Nous grandissons et nous progressons par cette connaissance. A mesure que nous recevons la connaissance vivante du Seigneur Jésus, nous Lui appartenons davantage.
Cette connaissance relève principalement du domaine spirituel: elle est totalement inaccessible à toute capacité, habileté et faculté autres que celles de l'esprit. Nous serons représentatifs de la pensée Divine et nous remplirons l'objectif Divin selon la mesure correspondant à la dimension de notre apprentissage de la personne de Christ, selon l'Esprit.
Cela peut signifier deux choses bien différentes selon les personnes: d'une part, cela peut constituer une limitation pour ceux qui ont appris Christ autrement que selon l'Esprit. En conséquence, ceux-ci devrons d'abord désapprendre davantage que les autres avant de pouvoir enfin apprendre. D'autre part, cela peut constituer un avantage pour ceux qui se trouvent au tout début de leur connaissance du Seigneur. Cette sorte de connaissance marque une différence entre l'apôtre Paul et les autres apôtres. Ces derniers possédaient certes une connaissance considérable de Christ, mais elle était surtout historique et terrestre. Paul est entré tout de suite dans une connaissance pratique de Christ, à un niveau céleste: sa connaissance de Christ fut spirituelle dès le commencement de sa vie chrétienne. A partir de ce point de départ, toute avancée nouvelle était liée à une meilleure connaissance spirituelle de Christ. Paul fit tout ce qui était en son pouvoir pour que cela continue ainsi. Par exemple, il refusa catégoriquement d'aller à Jérusalem pour recevoir sa connaissance de Christ de la part de ceux qui avaient été apôtres avant lui. Il a solidement maintenu sa position, croyant que Christ s'étant révélé à lui, Il POUVAIT et IL ALLAIT se révéler Lui-même de façon semblable. Bien entendu, plus tard, les autres apôtres sont aussi parvenus à cette connaissance spirituelle mais Paul n'avait pas son pareil. C'est toute la différence entre une connaissance, très grande, AU SUJET DE Christ et une connaissance, plus petite, DE Christ. La première peut être très développée dans son domaine et la seconde peut ne représenter qu'une très petite mesure; pourtant la chose petite peut compter infiniment plus que l'autre malgré son immensité.
La connaissance de Christ - acquise d'une façon spirituelle - constitue la base de tout dans nos vies d'enfants de Dieu. Le Saint-Esprit commence à dévoiler Christ dans nos cœurs tandis que nous avançons, de sorte que nous en connaissons la véracité. Cette connaissance donne sa réalité à la vie spirituelle et en fait une chose tangible, nous le savons bien. Cela nous permet de tenir ferme au point que rien ne peut nous détourner de la connaissance spirituelle, même si l'adversaire nous détourne d'un credo, d'une doctrine, d'une position ou encore d'une profession de foi. La connaissance spirituelle devient constitutive de notre être et nous ne pouvons jamais nous en séparer. C'est cela la réalité! Cette réalité se montre capable de nous porter en toute situation et en n'importe quel endroit. Rien d'autre ne peut expliquer que Paul ait persévéré jusqu'à la fin, tout en voyant le travail de sa vie tomber en morceau. Lorsque tous ceux d'Asie se sont détournés de lui, les assemblées, pour lesquelles il avait pour ainsi dire versé son sang, l'ont finalement abandonné. Mis à part le fait que Paul connaissait le Seigneur d'une manière spirituelle, rien ne saurait expliquer - non seulement son indéfectible loyauté au Seigneur - mais qu'il fut finalement triomphant. La réalité se tient là. L'ensemble des autres valeurs et vertus se trouvent dans la direction suivante: Christ est progressivement dévoilé à nos cœurs.
Viendra le jour où la plupart d'entre nous seront testés sur ce point précis. A travers ces tests, une chose s'éclairera révélant qu'une très grande part de notre connaissance du Seigneur n'était pas selon l'Esprit. Nous avions obtenu cette connaissance de façon rationnelle, peut-être en ayant été élevés dans une famille chrétienne et instruits depuis l'enfance ou bien cette connaissance avait été acquise en lisant de bons livres et de la littérature inspirée. Nous qualifions cette connaissance de providentielle. Depuis l'enfance, ces choses ont pu nous être profitables par notre éducation et nos rencontres. Si notre connaissance ne dépasse pas ce stade, le temps viendra où il sera prouvé qu'il manque un élément essentiel dans notre relation avec le Seigneur. De temps en temps le Seigneur autorise Son vent d'adversité à souffler. Il prend Sa pelle à vanner et lance tout en l'air, permettant au vent de souffler à travers la balle, simplement pour compter combien de grains solides retomberont sans être emportés par le souffle et combien d'ivraie sera transportée au loin.
Il en est constamment ainsi dans l'expérience spirituelle des Enfants de Dieu. De tels événements s'intensifieront à mesure que nous avancerons. Quoi que nous puissions en penser, le Seigneur fera en sorte de nous faire perdre l'illusion que nous avons une « vie spirituelle » s'il ne s'agit pas d'une vie spirituelle véritable. Voilà pourquoi le Seigneur nous teste et nous met à l'épreuve: dans ce que nous possédons, Il veut révéler la part qui est une vraie, une réelle connaissance de Lui Même dans nos cœurs, et la part qui est une connaissance d'une autre nature. Rien ne saurait se substituer à la véritable Connaissance spirituelle.

LUI-MEME par Albert Benjamin Simpson

Albert Benjamin Simpson (1843-1919) devint l'une des figures chrétiennes les plus respectées dans le monde évangélique américain. Orateur et prédicateur très demandé, Simpson publia plus de 70 livres, édita un magazine hebdomadaire pendant près de 40 ans, fonda l'Alliance chrétienne et missionnaire et écrivit de nombreux chants et poèmes.
Quel était le secret de son succès? Il disait « Je ne suis bon à rien à moins de pouvoir me retrouver seul avec Dieu. » Comme ses écrits le montrent, il croyait que nous ne pouvons rien faire si nous ne permettons pas à Christ de vivre Sa Vie en nous.
Voici comment il décrit une remise en question profonde dans sa vie « Quand j'ai enfin réussi à détourner mes yeux de ma propre sanctification et de mes expériences, et que j'ai pu les tourner sur Christ en moi, j'ai trouvé, à la place d'une expérience, le Christ plus grand que mes besoins du moment, le Christ qui avait tout ce dont j'aurai jamais besoin et qui m'était donné en une seule fois et à jamais! »

           J'aimerais vous parler de Jésus, et de Jésus seulement. J'entends souvent les gens dire, « Je souhaiterais pouvoir saisir la Guérison Divine, mais je ne le peux pas. » Parfois ils disent, « Je l'ai saisie. ». Je leur demande alors, « Qu'avez-vous saisi? » parfois la réponse est, « J'ai saisi la bénédiction »; parfois c'est, « J'ai saisi la théorie »; parfois c'est, « j'ai saisi la guérison »; parfois c'est « j'ai saisi la sanctification. » Je remercie Dieu de ce que nous avons appris que ce n'est pas la bénédiction, ce n'est pas la guérison, ce n'est pas la sanctification, ce n'est pas la chose, ce n'est pas l'objet que vous désirez, mais quelque chose de meilleur. C'est « Le Christ »; c'est Lui-même. Combien de fois cela apparaît dans Sa Parole - « Il a Lui-même pris nos infirmités, et s'est chargé de nos maladies », « Il a Lui-même porté nos péchés en Son corps sur le bois »! C'est la personne de Jésus que nous désirons. De nombreuses personnes voient l'idée mais ne peuvent rien en retirer. Ils la reçoivent dans leur tête, dans leur conscience, et dans leur volonté; mais ils n'arrivent pas à Le mettre dans leur vie et dans leur esprit, parce qu'ils n'ont que l'expression extérieurE et le symbole de la réalité spirituelle.

         Un jour j'ai vu une photo de la Constitution des Etats-Unis qui était gravée avec beaucoup d'habileté dans un plat en cuivre de telle sorte que lorsqu'on la regardait de près, on ne voyait qu'un simple texte, mais en reculant, on voyait apparaître le visage de George Washington. A cette distance, le visage ressortait de l'ombre des lettres, et j'ai vu la personne, pas les mots, pas les idées; et j'ai pensé, « C'est de cette façon qu'il faut considérer les Écritures et comprendre les pensées de Dieu pour voir le visage d'amour, illuminé de part et d'autre; pas des idées, ni des doctrines, mais Jésus Lui-même en tant que la Vie, la Source et la Présence qui soutient toute notre vie. »

             J'ai longtemps prié pour être sanctifié, et parfois j'ai pensé l'être. A une occasion, j'ai senti quelque chose et je m'y suis cramponné en l'agrippant désespérément de peur de le perdre. Je suis resté éveillé toute la nuit craignant qu'il ne s'en aille, et, bien sûr, cela a disparu avec l'arrivée d'une nouvelle sensation et d'une nouvelle humeur. Bien sûr, je l'ai perdu parce que je ne L'ai pas tenu, Lui. Je n'avais pris qu'un peu d'eau du réservoir, alors que j'aurais pu recevoir de Lui à tout moment la plénitude via des canaux grands ouverts. Je suis allé à des réunions et j'ai entendu des personnes parler de la joie. Je pensais même avoir la joie, mais cela ne durait pas car je ne l'avais pas Lui-Même en tant que ma joie. En fin de compte, Il m'a dit - oh, si tendrement - « Mon enfant, prends-Moi simplement, et laisse-Moi Moi-même être en toi une ressource constante pour tout cela. » Et quand j'ai enfin réussi à détourner mes yeux de ma propre sanctification et de mes expériences, et que j'ai pu les tourner sur le Christ en moi, j'ai trouvé, au lieu d'une expérience, le Christ plus grand que mes besoins du moment, le Christ qui avait tout ce dont j'aurai jamais besoin et qui m'était donné en une seule fois et à jamais! Car je n'avais pas seulement ce que je pouvais contenir durant cette petite heure, mais aussi, en Lui, tout ce dont j'aurai besoin la prochaine fois et la prochaine fois, et ainsi de suite, jusqu'à obtenir un aperçu sur ce qui sera dans un million d'années, une fois que nous « resplendirons comme le soleil dans le royaume de notre Père » (Matt. 13:43), et que nous aurons « la plénitude de Dieu. 

             Et de la même manière je pensais que la guérison était aussi une chose, que le Seigneur allait me prendre comme une vieille montre, me remonter, et me refaire fonctionner comme une machine. Cela ne se passe pas du tout comme cela. J'ai découvert qu'à la place c'était Lui-Même qui venait et qui me donnait ce dont j'avais besoin sur le moment. Je désirais avoir un grand stock, pour pouvoir me sentir riche; un grand entrepôt rempli pour des années, pour que je ne sois pas dépendant de Lui le jour suivant; mais Il ne m'a jamais donné un tel entrepôt. Je n'ai jamais obtenu davantage de sainteté ou de guérison en une seule fois que ce dont j'avais besoin sur le moment. Il a dit: « Mon enfant, tu dois venir à Moi pour ton prochain souffle parce que Je t'aime si tendrement, Je veux que tu viennes à chaque fois. Si Je te donnais une grande réserve, tu pourrais agir sans Moi et tu ne viendrais pas à Moi si souvent; tu as besoin de venir à Moi à chaque seconde, et te reposer sur Mon sein à chaque moment. » Il m'a donné une grande fortune, Il a placé des milliers et des millions à mon crédit, mais Il m'a donné un chéquier avec une seule condition, « Tu ne pourras jamais retirer davantage que ce dont tu as besoin à un moment donné. » Chaque fois qu'un chèque était nécessaire, il y avait le nom de Jésus dessus, et cela Lui procurait davantage de gloire, élevait Son Nom devant le monde céleste et Dieu était glorifié dans Son Fils.

               J'ai dû apprendre à obtenir de Lui ma vie spirituelle à chaque seconde, à L'inspirer pendant que j'inspirais et à expirer le moi. Ainsi, nous devons recevoir instant après instant pour l'esprit, et instant après instant pour le corps. Vous vous demandez peut-être, « N'est-ce pas là un asservissement terrible, d'être toujours sous tension?» Comment cela, où est la tension avec quelqu'un qui vous aime, votre meilleur ami? Oh, non! Cela vient si naturellement, si spontanément, tout comme une fontaine, sans en avoir conscience, sans effort, car la vraie vie est toujours facile, et débordante.



             Et maintenant, merci mon Dieu, je l'ai Lui, non seulement pour la place que j'ai, mais aussi pour celle que je n'ai pas, et pour celle que j'aurai, instant après instant, alors que je suis en route vers l'éternité qui est devant moi. Je suis comme une petite bouteille à la mer, aussi pleine que ce qu'elle peut contenir. La bouteille est dans la mer, et la mer est dans la bouteille; ainsi je suis en Christ, et Christ est en moi. Mais, autour de cette bouteille dans la mer, il y a encore un vaste océan; la différence est que la bouteille a besoin d'être remplie toujours à nouveau, chaque jour, et à jamais.

               La question qui est devant chacun d'entre nous n'est pas « que pensez-vous de la guérison divine? » mais « Que pensez-vous de Christ? » Il y a eu un temps où il y avait une petite chose entre Christ et moi. Je vais l'exprimer par une petite conversation avec un ami qui m'a dit, « Tu as été guéri par la foi. » « Oh, non, » ai-je répondu, « J'ai été guéri par Christ. » Quelle est la différence? Il y a une grande différence. Il y a un moment où même la foi semblait se mettre entre Jésus et moi. Je pensais que je devais travailler ma foi, donc je faisais des efforts pour obtenir la foi. En fin de compte je pensais l'avoir obtenue; et que si je mettais tout mon poids dessus, elle resterait. Je disais, alors je pensais avoir la foi, « Guéris-moi. » Je mettais ma confiance en moi-même, dans mon propre coeur, dans ma propre foi. Je demandais au Seigneur de faire quelque chose pour moi à cause de quelque chose en moi, pas à cause de quelque chose en Lui. Le Seigneur a donc permis au diable de tester ma foi, et le diable l'a dévorée comme un lion rugissant, et je suis tombé si bas que je pensais n'avoir plus aucune foi. Dieu avait permis qu'elle me soit enlevée jusqu'à ce que je ressente que je n'en avais pas. Et ensuite Dieu a semblé me parler si gentiment, disant, « Cela ne fait rien mon enfant, tu n'as rien. Mais je suis la Puissance parfaite, je suis l'Amour parfait, je suis la Foi, je suis Ta Vie, Je suis la préparation pour la bénédiction, et ensuite je suis la Bénédiction, aussi. Je suis tout à l'intérieur et tout à l'extérieur et pour toujours. » C'est juste avoir « Foi en Dieu » (Marc 11:22). « Et la vie que je vis maintenant dans la chair, je la vis » pas par la foi dans le Fils de Dieu mais « par la foi du Fils de Dieu » (Gal. 2:20). C'est-à-dire que ce n'est pas votre foi. Vous n'avez pas de foi en vous, pas davantage que vous n'avez de vie ou autre chose en vous. Vous n'avez rien si ce n'est du vide, et vous devez être disposés à Le prendre pour qu'Il fasse tout. Vous devez prendre Sa foi tout comme Sa vie et Sa guérison, et simplement dire, « Je vis par la foi du Fils de Dieu. » Ma foi n'est utile à rien. Si j'avais à prier pour quelqu'un, je ne voudrais surtout pas dépendre de ma foi. Je dirais, « Me voici Seigneur. Si tu veux que je sois le canal de ta bénédiction pour cette personne, souffle simplement en moi tout ce dont j'ai besoin. » C'est simplement Christ, Christ seul.

                Votre corps est-il soumis à Christ pour qu'Il puisse habiter et travailler en vous? Le Seigneur Jésus a un corps tout autant que vous, simplement il est parfait; ce n'est pas le corps d'un homme, mais du Fils de l'homme. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Il est appelé le Fils de l'homme? Le Fils de l'homme signifie que Jésus est l'Homme modèle, universel et complet qui inclut tout. Jésus est l'homme qui contient en Lui-même tout ce que l'homme devrait être et tout ce dont l'homme a besoin. Tout cela est en Christ. Toute la plénitude de la Trinité et toute la plénitude de l'humanité parfaite se sont manifestées corporellement en Christ, et Il se présente maintenant comme la somme de tout ce dont l'homme a besoin. Son esprit est tout ce dont notre esprit a besoin, et Il se donne simplement Lui-même. Son corps possède tout ce dont votre corps a besoin. Il a un coeur qui bat avec la force dont votre coeur a besoin. Il a des organes et des fonctions pleins de vie, pas pour Lui-même mais pour l'humanité. Il n'a pas besoin de force pour Lui-même. L'énergie qui lui a permis de ressusciter, de sortir de la tombe, et de s'élever au-dessus de toutes les forces de la nature, n'était pas pour Lui-même. Ce corps merveilleux appartient à votre corps. Vous êtes un membre de Son Corps. Votre coeur a le droit de prendre de Son Cœur tout ce dont il a besoin. Votre vie physique a le droit de prendre de Sa vie physique sa force et son support, et donc ce n'est pas vous, mais c'est juste la vie précieuse du Fils de Dieu. Voulez-vous le prendre aujourd'hui, dans ce cas vous ne serez pas simplement guéri, mais vous aurez une nouvelle vie pour tous vos besoins, un flot de vie qui va balayer les maladies, et il restera ensuite une fontaine pour tous vos besoins futurs. Oh, prenez-Le dans Sa plénitude.

                 Il me semble que si je pouvais vous apporter un petit talisman, comme si Dieu m'avait donné un petit secret pour chacun d'entre nous ici et me disait, « Va et dis leur, s'ils le prennent , il sera un talisman de puissance où qu'ils aillent, et il va les porter à travers les difficultés, les dangers, la peur, la vie, la mort, et l'éternité. » Si je pouvais me tenir sur cette plate forme et dire, « J'ai reçu du ciel un secret de puissance et de succès que Dieu donnera gratuitement, par ma main, à tous ceux qui le prendront, » je suis sûr qu'il faudrait un plus grand hall pour contenir tous les gens qui viendraient. Mais, chers amis, je vais vous montrer dans Cette Parole une vérité qui est bien plus précieuse. L'apôtre Paul nous dit qu'il y a un secret, un grand secret qui a été caché de tout temps et dans tous les âges (Col 1:26-27), que le monde a recherché en vain, que les hommes sages de l'Orient pensaient pouvoir trouver, et Dieu dit « qu'il est révélé maintenant à Ses saints » et Paul a parcouru le monde pour le dire à ceux qui étaient capables de le recevoir; et ce simple secret c'est simplement «Christ en vous l'espérance de la gloire.»

              Le mot « mystère » signifie secret; c'est ici le grand secret. Et je vous dis aujourd'hui, ou plutôt, je peux vous donner, si vous le prenez de Lui, pas de moi - Je peux vous donner un secret qui a été pour moi, oh, si merveilleux! Il y a bien des années je suis venu à Lui accablé par la culpabilité et par la peur; j'ai essayé ce petit secret, et il a enlevé toute ma peur et mon péché. Les années ont passé, et j'ai vu le péché me submerger et mes tentations être trop fortes pour moi. Je suis venu à Lui une deuxième fois, et Il m'a murmuré, « Christ en vous » et j'ai eu la victoire, le repos et la bénédiction.

                  Et j'aimerais donc vous dire, si ce précieux petit secret de « Christ en vous », peut vous aider, alors vous pouvez l'avoir. Puissiez-vous en faire meilleur usage que moi. Je crois que je n'ai que commencé à apprendre à quel point cela fonctionne bien. Prenez-le et voyez comment il se manifeste, à travers le temps et dans l'éternité - Christ est tout, grâce sur grâce, force sur force, gloire sur gloire, à partir de maintenant et pour l'éternité.

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lundi 13 décembre 2010

petite méditation sur 1Jean 5.1-21 la foi, son fruit

    Nous voici à la fin de cette méditation avec le chapitre 5 qui est la conclusion logique de ce que nous avons parcouru ces dernières semaines. Le premier verset nous oblige à faire un acte de foi. Ce verset résume, en peu de mots, l’œuvre rédemptrice de Dieu pour l’homme. C’est très sobre et très percutant.

    1  Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui.

    Quiconque : le salut est pour chacun(e) sur la terre. Il n’y a pas des privilégiés ou un peuple spécial pour recevoir ce salut. Il est ouvert à quiconque croit. Je vous partage le commentaire de Albert Nicole sur ce verbe croire, qui est très intéressant :

   Nous rencontrons pour la première fois ce sens du verbe croire introduisant une confession de foi. Elle peut rester purement  théorique ou exercer sur la vie morale de celui qui y adhère une profonde influence.
    Un exemple caractéristique du premier sens se trouve dans Jacques 2.19 « Tu crois, toi, que Dieu est un, tu fais bien, les démons croient aussi et ils tremblent » Voici le second :Jean 11.27 « Moi, je crois que toi, tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant qui devait venir dans le monde »  « Sans la foi, il est impossible Lui plaire ; celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’Il existe –foi qui pourrait être purement intellectuelle - et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent »-conviction qui transforme ceux qui la possèdent
    Jésus est le Christ, cf 4.2 où était envisagé celui qui confesse Jésus-Christ venu en chair. Ici, c’est celui qui croit. Romains 10.9 met en pleine lumière la nécessité de ces deux attitudes :  « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. » Jean indique en d’autres termes la récompense accordée à celui  qui croit que Jésus est le Christ, mais le résultat est le même. (Albert Nicole, pasteur)

   Est né de Dieu. Si nous croyons, nous sommes nés de Dieu ! Oui, mais nous devons croire comme nous l’a si bien démontré Albert Nicole. Nous devons nous rappeler que les démons, eux aussi, croient, mais ils ne sont pas sauvés ! Quelle merveilleuse certitude pour nos cœurs ! Il n’y a pas de plus grande grâce que celle-ci : nous croyons, (que Jésus est le Christ) nous sommes nés de Dieu. Quelle grâce! Cette foi va nous mener vers une vie d’amour, comme nous le stipule la fin de ce verset. Si nous aimons Celui qui nous a engendrés nous aimons aussi celui qui engendré par Lui. C’est-à-dire les autres membres de l’église. Il n’y a pas grand chose à ajouter ! C’est très clair !

2 Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements.

    Et bien sûr, la réciproque est vraie. Si j’aime les enfants de Dieu, eh bien ! j’aime Dieu, et je pratique ses commandements. Nous les connaissons ; Mais nous pouvons les résumer comme l’a enseigné et affirmé le Seigneur dans Marc 12.29-31 :

29  Jésus répondit : Voici le premier : Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur ;
30  et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force.
31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi–même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là.

    Jean est vraiment le chantre de ces vérités essentielles. Je crois que l’appréciation qu’il avait de l’amour de son Maître ne pouvait que se traduire par son amour en retour à Celui-ci. Il est magnifiquement exprimé par cette lettre. Nous pouvons contempler la profondeur de l’amour de Jean pour Jésus. Ce qui est important c’est que nous connaissons ou savons que nous aimons les enfants de Dieu parce que nous aimons Dieu

3  Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles,
4  parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi.
5 Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

    Jean continue la description de l’amour divin en nous et de ses fruits. Nous gardons ses commandements, donc, nous aimons Dieu. Garder veut dire, naturellement, les vivre. Il n’est pas question de faire de grandes déclarations d’amour mais de vivre selon ce que Dieu dit. Si nous le vivons, c’est notre plus grande déclaration d’amour envers notre Dieu. L’amour que nous ressentons en retour de tous les bienfaits que notre Dieu nous donne se manifeste par les actes de notre vie. Surtout pas de blabla, mais des actes concrets qui prouvent notre amour pour Dieu en le répandant sur les autres, c’est-à-dire les chrétiens et sur tout être humain.
    Aimer et obéir sont inséparables dans Deutéronome 10.12-13. Lisons ces deux versets :

12  Maintenant, Israël, que demande de toi l’Eternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Eternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme ;
13  si ce n’est que tu observes les commandements de l’Eternel et ses lois que je te prescris aujourd’hui, afin que tu sois heureux ?

    Observer les lois, c’est obéir à ces lois. Craindre, marcher, aimer, servir, observer. Tous ces verbes sont liés les uns aux autres et nous montrent que l’amour ne peut se manifester que par l’observation de tout ce qui est demandé, ici. Le Seigneur ne change pas. La seule différence avec Deutéronome c’est que cette loi est inscrite dans notre cœur et que notre onction est intérieure. L’Esprit de Dieu nous aide de l’intérieur pour vivre une vie d’amour avec notre Dieu et les hommes. C’est la nouvelle alliance décrite dans Hébreux 8.7-12 et qui est l’accomplissement de la prophétie de Jérémie 31.31,32,33.
    Ses commandements ne sont pas pénibles puisqu ‘ils ont pour origine l’amour de Dieu pour nous. Jean nous explique pourquoi ils ne sont pas pénibles : parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde. La victoire qui triomphe du monde : notre foi. Notre foi, dont Christ est l’Auteur et Il la suscite en nous. Christ est la manifestation de l’amour de Dieu pour nous. C’est Lui qui est l’Auteur de notre foi. Nous sommes parés pour accomplir des exploits incroyables, puisque l’Auteur de notre foi -qui triomphe du monde- habite en nous !
    Comme le dit le verset cinq, nous sommes vainqueurs du monde si nous croyons que Jésus est le Fils de Dieu. Nous avons, ici, le socle de notre foi. Nous croyons cela, nous savons que Jésus a vaincu l’ennemi de nos âmes, il habite en chacun de nous. Que nous manque-t-il pour vaincre ? Rien si nous croyons cette vérité. Nous devons la vivre par l’obéissance et nous sommes vainqueurs, car Jésus, le Fils de Dieu,  le Vainqueur habite en chacun de nous par son Esprit. Nous devons le croire pour le vivre. Si nous le croyons sincèrement, le Saint-Esprit fera le nécessaire !

6  C’est lui, Jésus–Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité.
7  Car il y en a trois qui rendent témoignage:
8  l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord.
9  Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car le témoignage de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils.

    Nous abordons des versets, un peu difficiles à comprendre, s’ils sont pris hors du contexte de l’époque. Pendant celle-ci se développaient des hérésies qui ont poussé Jean à écrire ces versets pour dénoncer ces  hérésies. Jean témoigne par ces deux éléments que Jésus est bien le Christ attendu depuis des siècles par les Juifs. Messie dont l’œuvre de salut s’est étendue à tout homme (le Juif premièrement, puis le païen)
    Jésus est venu avec (par le moyen de) l’eau qui est le symbole de son baptême. Dieu a témoigné par la voix venue du ciel « tu es mon Fils bien-aimé, objet de toute mon affection » et l’Esprit est descendu sur Lui, comme une colombe. Jésus, par son baptême s’est complètement identifié à l’homme.
    Le sang, bien sûr, est le symbole de son sacrifice, sa mort rédemptrice, expiatoire. Le baptême du Seigneur n’a pas de valeur en soi. Il prépare cet autre baptême, que Jésus mentionne dans Marc 10.38, en répondant à Jacques et Jean : « pouvez-vous être baptisé du baptême dont je vais être baptisé ? »  Il parlait de la croix, évidemment !
    Pourquoi ce témoignage ? Jean insiste non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et le sang. Lisons le commentaire de Albert Nicole :

     Non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et le sang, insistance incompréhensible, si elle n’était pas destinée à combattre l’erreur de Cérinthe. Cet hérétique considérait le baptême de Jésus comme l’heure suprême qui avait révélé sa divinité, tandis que la croix lui paraissait inutile, même scandaleuse. Voilà pourquoi l’apôtre répète avec emphase : «  non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et le sang »  Puisque l’eau et le sang sont gages et effet du salut qui a été apporté par Lui, ils rendent vraiment témoignage qu’Il a été envoyé de Dieu. (Albert Nicole)

    Ces deux éléments : eau et sang sont des preuves matérielles. Jean ajoute : c’est l’Esprit qui rend témoignage. L’Esprit est celui qui rend témoignage dans notre cœur que ces faits historiques sont vrais et donc, que Jésus est bien le Messie attendu. Il est le Messie par son œuvre expiatoire et non, comme l’imaginaient les Juifs de l’époque, un homme de guerre qui devait redonner le pays aux Juifs. D’ailleurs, l’Ange qui est apparu à Joseph, en songe, lui a dit en parlant de Jésus : « l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Nous sommes vraiment loin de ce Messie guerrier attendu par les juifs ! La seule façon de sauver le peuple de ses péchés : l’expiation ! Pour cela, il fallait une victime expiatoire !

    La Loi exigeait deux ou trois témoins pour appuyer une déclaration (cf Dt. 17.6 ;19.15 ;Mt 18.16 ;Jn 8.17,18 ; 2Cor 13.1) Ici, nous avons deux preuves matérielles : l’eau et le sang. Aux versets 7 et 8 nous lisons : « 7 Car il y en a trois qui rendent témoignage:  l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. » C’est l’Esprit de Dieu qui rend témoignage et atteste bien que l’eau et le sang soient des preuves irréfutables de la personnalité et de l’humanité de notre Seigneur.

    Par ces trois choses Dieu a rendu témoignage à son Fils. Nous croyons le témoignage des hommes, à bien plus forte raison devons-nous croire au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Cela est attesté dans nos cœurs par l’Esprit en nous.

    Nous avons d’autres interprétations de ces deux éléments :

    --Luther et Calvin, ainsi que d’autres commentateurs y ont vu une référence au baptême et à la cène. Ceci est très douteux, car si l’eau peut symboliser notre baptême, il est très difficile de penser que le sang seul fait référence au repas du Seigneur. Il n’est pas possible d’identifier le sang au corps de Christ.
    --Certains ont vu dans ces trois éléments du verset 8 une référence au baptême des chrétiens, avec l’imposition des mains pour le don de l’Esprit et de l’eucharistie. Car les nouveaux baptisés communiaient pour la première fois à leur baptême. Mais, comme vu ci-dessus, il est très difficile de dire que le sang seul est le symbole de la cène
     --D’autres relient l’eau et le sang avec le côté percé du Seigneur. Dans l’évangile de Jean (19.34-35) il est aussitôt sorti du sang et de l’eau. Nous savons que cette eau c’est le sérum qui était séparé du sang et attestait de la mort du Seigneur.
    --La troisième interprétation est celle que nous avons développée plus haut. Elle a été d’abord proposée par Tertullien et elle est celle à laquelle j’adhère.

   10  Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils.
11  Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils.
12  Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
13  Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.

    Chacun de nous, nous  devons croire et si nous croyons, par le Saint-Esprit, nous avons ce témoignage en nous-même et nous justifions Dieu, car nous le croyons. Sinon, nous faisons Dieu menteur. C’est très grave, c’est un blasphème ! C’est une vérité qui est très solennelle : si chacun de nous ne croit pas aux preuves données par Dieu pour son Fils, nous méprisons le Fils, nous faisons Dieu menteur, et nous restons sous la colère de Dieu. C’est une position effroyable !
    Le témoignage est prodigieux : Dieu nous a donné la vie éternelle ! Cette vie est dans le Fils. C’est une vérité essentielle pour notre marche dans le monde. La vie est dans le Fils. Si nous avons le Fils, nous avons la vie et si nous n’avons pas le Fils, nous n’avons pas la vie.
    Ce verset nous éclaire sur Ephésiens 2.10

Nous sommes son ouvrage. Nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions

    Car tout ce que nous accomplissons, c’est Christ en nous qui l’accomplit. Toute bonne œuvre ne peut venir que de l’œuvre de Christ. C’est une œuvre accomplie, préparée et nous devons la pratiquer. Nous vivons de la vie de Christ en nous. Rien de ce qui glorifie Dieu dans nos vies ne peut être de nous, de notre propre initiative, tout est fait et nous rentrons dans l’accompli de Dieu pour nos vies. L’Esprit nous donne le discernement….. Si nous avons une vie consacrée, et nous saurons ce qui est de Dieu ou de nous, notre volonté.
    Jean est catégorique, c’est par la foi, uniquement par elle que nous avons la vie éternelle, car nous croyons au Nom Fils de Dieu. Par cette foi chacun de nous vivons de la vie éternelle qui est en nous et nous pouvons servir le Seigneur. Nous savons que nous avons la vie éternelle car nous avons le Fils. C’est beau ! Nous le croyons, mais est-ce que nous le vivons ? A chacun de répondre, avec l’aide de l’Esprit !

14 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.
15  Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée.

    Deux versets qui devraient nous inciter à rechercher la volonté de Dieu, pour qu’Il nous écoute, et ainsi recevoir ce que nous demandons. Comment expliquer les nombreuses prières qui ne sont pas exaucées ? Je n’ai pas vraiment de réponse à cette question.
    J’ai lu la biographie d’un frère comme Muller qui a eu des milliers de prières exaucées, durant toute sa vie. Sa vie est une exhortation à chercher la volonté de Dieu et prier pour être entendu et exaucé. Il connaissait l’appel que Dieu a mis sur sa vie, et il a décidé de ne demander qu’à son Seigneur de pourvoir au besoin de Son œuvre. Bien des fois, il s’est retrouvé au bord du gouffre. Il n’a jamais douté, si ce n’est de lui, et le Seigneur a toujours répondu. Sa vie est un témoignage de foi et de soumission.
    Je me sens vraiment incapable de parler de ce sujet. Bien sûr, j’ai eu des exaucements à mes prières, mais il y en a aussi de nombreuses auxquelles le Seigneur n’a pas répondu. Je partage sur ces deux versets avec beaucoup d’humilité et de crainte.
     Je crois déjà que ces prières exaucées sont souvent le fait d’être dans l’œuvre du Seigneur, œuvre à laquelle le Seigneur pourvoit en répondant à la prière. Cette prière permet la dépendance totale de ceux qui sont dans Son œuvre, ainsi, le Seigneur est seul glorifié. C’est Lui qui pourvoit. Il pourvoit à tous les besoins nécessaires à cette œuvre. Il est, aussi, le bon Berger qui prend soin de chacune de ses brebis. Il a promis de pourvoir à tous nos besoins, mais pas à nos envies ou notre superflu ! C’est sûr !

    Pour illustrer cela, allons dans le livre de l’exode au chapitre 17 versets 8 à 13 :

 Amalek vint combattre Israël à Rephidim.
9  Alors Moïse dit à Josué : Choisis–nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main.
10  Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.
11  Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu’il baissait sa main, Amalek était le plus fort.
12  Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.
13  Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l’épée.
   
    Voyons d’abord l’arrière-plan de ce passage. Le peuple venait d’être libéré de la poursuite de Pharaon et de son armée qui ont été engloutis lors du passage de la mer rouge. Le peuple a chanté un cantique merveilleux de délivrance. Ensuite nous avons les eaux de Mara, endroit où, (déjà !) le peuple a murmuré contre l’Eternel, car il avait soif et l’eau de Mara était amère. Dieu, par Moïse, a assaini cette eau. Puis le peuple murmure à nouveau dans le désert de Sin. C’est l’épisode des cailles et de la manne. Ensuite nous avons l’épisode du Rocher d’Horeb, Rocher spirituel qui les suivait. Et ce Rocher était le Christ (1Co 10.4) Le peuple n’a jamais cessé de murmurer, de maugréer, de mépriser même la provision de Dieu pour leur marche dans le désert. Mais le Seigneur ne change pas, et la grâce est toujours sur le peuple malgré sa désobéissance. Lorsque le peuple a bu au Rocher qui était Christ, aussitôt l’adversaire est venu combattre ce peuple.
    Ce passage est très intéressant pour nous faire comprendre l’utilité et la puissance de la prière. Dieu voulait la victoire pour son peuple. C’était Sa volonté absolue. Par contre, Il engage la responsabilité de Moïse pour cette victoire. Il a décidé dans sa volonté souveraine de faire passer la victoire par l’intercession de Moïse sur la colline aidé de Aaron et Hour. Les bras levés vers le ciel témoigne de l’intercession de Moïse. Je crois qu’Il a donné la force nécessaire au peuple pour cette victoire, ainsi que la capacité spirituelle à prier (symbolisé par les mains levées) jusqu’à la victoire. Les deux sont liés :il faut l’action et la prière. C’est Lui qui opère en nous le vouloir et le faire (Ph 2.13) Ce qui est remarquable et qui peut nous interpeller, ceux qui priaient n’étaient pas ceux qui combattaient.

    Remarquons que Moïse est assis sur le rocher qui est le symbole de Christ. Ils sont trois pour s’aider et s’exhorter mutuellement. Jésus a dit : ‘’si deux d’entre vous s’accordent pour demander….’’ Nous avons, ici, l’ombre dont la réalité est l’église, l’église au combat !
    Pour revenir à ces deux versets, la condition pour être écouté est de demander selon sa volonté. Dieu nous écoute, Il répond et nous recevons ce que nous Lui avons demandé. Recevoir dans notre cœur la ferme assurance que nous allons voir la victoire. Un peu comme dans Exode dix-sept, la victoire est acquise, mais il a fallu la journée de combat pour en voir la réalisation.
    Je pense à cette parabole du juge inique et de la veuve qui réclame sans cesse justice de son adversaire. La persévérance de cette veuve a été entendue et elle a reçu son droit. Le Seigneur conclut cette parabole par cet avertissement (un peu e forme de reproche) : Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Dans ce passage nous constatons que la foi est liée à l’insistance, dans les prières, de demander sans se lasser ce qui est conforme à la volonté (ou au droit) de Dieu. Une prière qui demande que la justice de Dieu s’établisse dans une situation donnée sera, au temps du Seigneur, exaucée. La veuve ne réclamait que la justice, rien d’autre. Est-ce que nous avons foi, non en Dieu, comme nous entendons souvent, mais en Sa justice. C’est la leçon principale à retenir comme leçon de cette parabole et qui la conclusion de celle-ci :

7  Et Dieu ne fera–t–il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera–t–il à leur égard ?
8  Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera–t–il la foi sur la terre ?(Luc 18)

    Dieu ne peut faire justice que dans ce qui est conforme à Sa justice. Si nous réclamons quelque chose qui est conforme à Sa justice, nous le recevrons ! Mais, est-ce que le Seigneur, à Son Avènement, trouvera-t-Il son peuple qui a foi en cette justice ? Tout est là !

    Un exemple simple pour savoir comment prier et obtenir les promesses de Dieu. Je connais un ami chrétien qui prie depuis plus de trente pour ses deux fils qui ne sont pas encore au Seigneur. Dieu déclare dans sa parole dans Esaïe 49.25

   « Oui dit l’Eternel, la capture du héros sera reprise, et ce qu’a pris le tyran échappera : je combattrais tes adversaires et je sauverai tes fils »

    Il y a beaucoup de promesses à ce sujet, dans toute la bible. Ces promesses sont l’effet de la justice de Dieu. J’ai pris celle-ci, mais il y en a plein d’autres !

     Nous savons que le tyran qui tient prisonnier c’est l’ennemi de nos âmes avec ses hordes de démons. Nous savons que l’ennemi a été vaincu et que toutes les promesses de Dieu sont oui en Jésus-Christ, (2Co 1.20)  car c’est Lui qui a vaincu.
    Cet ami a reçu la délivrance de ses enfants, par la foi, car Dieu a promis et Il ne peut, ni mentir, ni renier sa parole. Il est le Garant de ce qu’Il a promis. Ils ne sont pas encore convertis ! Bien sûr, c’est long, mais il persévère comme les trois sur la colline et la victoire viendra. Il est impossible que cela n’arrive pas, car Dieu l’a dit, promis et Il tient toujours ses promesses.
    Si notre assurance est fondée sur les promesses de Dieu, il est sûr que nous avons reçu ce que nous avons demandé. Il faut persévérer sans se relâcher comme la veuve et ce que nous avons reçu par la foi deviendra une réalité visible, au temps de Dieu. Cette demande est fondée sur les promesses de Dieu, donc sur Sa justice. Elle est sûre de se réaliser. Quand ce que nous demandons est juste (selon Dieu), nous le recevons et nous justifions Dieu, car nous avons cru ce qu’Il dit dans Sa Parole.

    Ce que je viens d’exposer en quelques mots est le fondement de ma vie de prières. Si, pour une situation donnée, je ne sais comment prier, je me tiens simplement devant le Seigneur pour cette personne et je la bénis. C’est un peu un élan d’amour devant le Seigneur, pour l’accompagner dans ce moment difficile. Le Seigneur peut m’inspirer (ou pas) et me permettre de prier de façon plus ciblée. Par contre, j’attends pour cela, la direction de mon Dieu. En attendant une direction, j’aime cette personne par ma prière
    Je pense souvent, dans ces cas, à la demande du Seigneur, lorsque à Gethsémané, il a dit à ses trois disciples : « Veillez avec moi » (Mt 26.38 ) ou, selon Marc 14.34 : « Restez ici et veillez ». Dans Luc, Il va préciser « veillez afin de ne pas rentrer en tentation » Il le dit aussi la deuxième fois dans Mathieu et Marc.
    Le Seigneur voulait l’amour de ses trois disciples, simplement par leur présence éveillée. La prière, dans ce cas, n’était pas pour un exaucement, car Il savait où Il allait. C’était un acte d’amour, voilà ce qu’Il attendait de ses amis.
    Quand nous ne savons comment prier que ce soit simplement un acte d’amour ! Je pense que vous pourrez aller bien plus loin en méditant sur ces deux versets !

    Pour finir ce petit partage sur la prière, lisons ce petit commentaire de Spurgeon :

Dieu accordera aux justes ce qu’ils désirent. Proverbes 10.24.

   Parce que ce désir est un désir juste, Dieu peut l’accorder en sécurité. Une telle promesse faite aux méchants ne serait bonne ni pour l’homme en particulier, ni pour la société en général. Gardons les commandements de Dieu, et il aura à juste titre égard à nos désirs. S’il arrivait aux justes de souhaiter des choses injustes, elles ne leur seraient pas accordées. Mais telles ne sont pas leurs aspirations réelles; ce sont là pour eux des erreurs ou des égarements, et ils sont heureux de se les voir refuser. Leurs désirs légitimes parviendront au Seigneur qui ne les repoussera point. L’Eternel semble-t-il écarter momentanément nos requêtes; laissons-nous encourager par notre promesse de ce jour à demander encore. Avons-nous éprouvé un refus absolu ? Remercions-le encore, car notre désir est qu’il nous refuse ce qu’il juge nous être nuisible. Mais il est des choses que nous pouvons demander hardiment. Ce que nous recherchons avant tout, c’est d’être saints et consacrés, d’être conformes à Christ et prêts pour le ciel. Ce sont là les désirs de la grâce plus que ceux de  la
nature, de l’homme justifié plutôt que de l’homme naturel. Dans ces choses, non seulement Dieu ne mettra aucune restriction à nos ambitions, mais sa libéralité dépassera abondamment notre espérance. « Fais de l’Eternel tes délices et il t’accordera les désirs de ton cœur ! » Demande donc hardiment et ne craint pas.

    Nous allons, maintenant deux versets qui ont reçu plusieurs interprétations, et qui parfois divisent les chrétiens.

    16  Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort ; ce n’est pas pour ce péché-là que je dis de prier.
17  Toute iniquité est un péché, et il y a tel péché qui ne mène pas à la mort.
 
    En premier lieu, nous lisons : « si quelqu’un voit un frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère. » Cette exhortation est le résultat normal de l’amour que nous nous devons les uns, les autres. Jean nous engage dans une démarche d’amour pour ce frère.
    Dans le monde, lorsqu’une personne commet un acte mauvais ou répréhensible, elle est aussitôt, en tout cas très souvent critiquée, condamnée, voire insultée, méprisée. Il y a toujours une réaction de jugement vis-à-vis de cette personne, et celle-ci est souvent accablée. Ce comportement se retrouve aussi parmi nous, église de Jésus-Christ, Hélas ! Nous sommes, parfois, ces jeteurs de pierres, sans penser à ce que nous, aussi, nous sommes ! Il est bon de méditer là-dessus !
    Jean nous demande de prier, de ne pas juger, mais d’avoir un acte d’amour envers ce frère (cette sœur). Le meilleur des actes d’amour c’est la prière, avec un cœur pur (c’est-à-dire exempt de tout jugement à l’égard des actes de cette personne). Peut-être que nous recevrons une parole du Seigneur que nous pourrons donner dans l’amour, et cette parole permettra le relèvement de cette personne. Nous ne sommes pas des jeteurs de pierres ! Bien au contraire ! Des êtres qui s’aiment comme le Seigneur nous a aimés. Il aurait pu nous juger. Il en avait le pouvoir. Au contraire! Il nous a aimés !
    Je me souviens avoir prié pour un frère qui s’était éloigné du Seigneur. Mais, en priant, je jugeais ce frère. Tout d’un coup, le Seigneur m’a montré ce qu’il y avait dans mon cœur et je me suis écroulé en confessant mon péché. Je n’ai pas pu prier pour ce frère pendant quelque temps. Enfin, un jour, le cœur apaisé, j’ai pu aimer ce frère devant le Seigneur (par la prière !). Puis, un jour, il est venu vers moi et m’as dis : « Je sais que tu pries pour moi, je viens te voir pour que tu m’aides à comprendre où j’en suis » Je n’étais plus ce jeteur de pierres ! Nous avons eu un bon moment de communion fraternelle.
    Quoi de plus d’amour que la prière ? Cette prière doit être suivie, bien sûr, d’actes concrets qui sont la preuve de la réalité de notre amour. Cette prière est exaucée et Dieu donnera la vie à ce frère (sœur) Quel fruit merveilleux que de savoir un frère vivant pour Dieu, car Il a entendu et répondu à notre prière. Ce n’est pas notre prière qui donne la vie, mais Dieu. Il nous a simplement fait la grâce de pouvoir aimer. C’est important de le souligner. Cela nous maintient dans l’humilité! Dieu donne !

    Regardons ce péché mortel, qui mène à la mort. Ce péché ne donne pas la mort, il mène ou conduit à la mort. Les exégètes ont des interprétations différentes de ce péché, et donc de cette mort qui est le fruit de celui-ci.

    --La première interprétation : une habitude de péché grave, que la personne continue de pratiquer envers et contre tout. On ne peut plus rien faire pour cette personne. Il s’agit, ici, de mort physique et la personne sera sauvée comme à travers le feu. Ce feu qui va consumer l’œuvre de sa vie, la laisser nue. Ce feu peut mener ce frère jusqu’à la mort physique. Il ne s’agit pas de personnes inconverties, car Jean emploie le mot frère. C’est bien une personne né de nouveau !
    Nous avons le cas aussi de cet homme incestueux de 1Co 5.5. Paul livre cet homme à Satan pour la destruction de la chair (la mort) afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur. La bible expliquée traduit ainsi ce verset : « vous devrez livrer cet homme à Satan pour que son être pécheur soit détruit, mais qu’il puisse être spirituellement sauvé au jour du Seigneur » Cet homme, s’il ne se repend pas, va mourir physiquement, mais il sera sauvé à la résurrection, au jour du Seigneur. Difficile à expliquer, mais ce passage est clair.
    Nous avons un autre exemple de péché qui mène à la mort dans Nombres 13 et 14. Le peuple refuse de rentrer en Canaan. L’Eternel, irrité, va leur dire : 
    « Vos cadavres, à vous, tomberont dans ce désert ; et vos fils seront nomades quarante années dans le désert et porteront le poids de vos infidélités, jusqu’à ce que vos cadavres soient tous tombés dans le désert » (14.32-33)
    Est-ce que ces Israélites sont morts perdus éternellement ? Je ne pense pas car après l’intercession de Moïse, l’Eternel va décréter : 
    « Je pardonne comme tu l’as dit.  Mais, je suis vivant ! et la gloire de l’Eternel remplira toute la terre.  Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j’ai faits en Egypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois, et qui n’ont point écouté ma voix,  tous ceux-là ne verront point le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont méprisé ne le verront point. » (14.20-23)
    Ils sont morts pardonnés, mais ils n’ont pas reçu l’héritage, la terre promise.
    Nous avons, dans l’épître aux Corinthiens, le cas de ceux qui prenaient indignement le repas du Seigneur. Certains étaient encore vivants et malades et d’autres étaient morts. Sont-ils morts perdus ? Personnellement, je ne le crois pas. Beaucoup de théologiens comme  J. Stott, W. Nee, Léon Morris et d’autres disent qu’un chrétien qui est passé de la mort à la vie ne peut mourir (la seconde mort). Un enfant de Dieu ne sera jamais répudié par son Père céleste. J’adhère à cela. Je ne veux pas vous convaincre, ce n’est que ma conviction personnelle.
   Pour une plus grande explication de cette interprétation, (mort physique) je vous conseille de lire l’homme spirituel de W. Nee (pages 425-430)
   
    --La deuxième interprétation : ce péché est le péché contre le Saint-Esprit. Donc, la mort, c’est la seconde mort, c’est-à-dire la damnation éternelle.  Albert Nicole écrit :
    Ce péché est celui dont le Christ a dit : « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre le Saint-Esprit ne sera pas pardonné » (Mt 12.31 ;Mc 3.28-29 ; Lc 12.10)
    Ensuite A. Nicole poursuit en démontrant que ce péché est celui, dans le contexte de l’évangile, qui donne la gloire de Dieu aux démons. Ces Pharisiens refusaient de donner gloire à Dieu en affirmant que Jésus chassait les démons en invoquant le prince de ces démons. Ils refusaient absolument de reconnaître que c’est par l’Esprit de Dieu que Jésus les chassait. Ils niaient de toutes leurs forces la main de Dieu sur cet exorcisme.(Mt 12. 22-30) Ces Pharisiens niaient ainsi le royaume de Dieu (v.28)
    Ce qui me gêne dans cette proposition, c’est que les religieux ont obstinément refusé de croire au Seigneur. Ils ont rejeté le Fils de Dieu. Tandis qu’ici, ce sont des convertis, des chrétiens nés de nouveau. Je ne pense pas que ces chrétiens auraient pu faire cela.

    --La troisième interprétation : l’apostasie. Certains commentateurs modernes pensent que c’est le reniement total de Christ, l’abandon de la foi. Nous pensons, dans ce cas, à ces faux docteurs qui enseignaient les hérésies sur la personne du Seigneur. Il est difficile de soutenir cette interprétation, car nous voyons que Jean dit de ces personnes « Ils étaient au milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ». Quant à ceux du chapitre quatre ce sont des faux prophètes venus dans le monde.

    Je crois, personnellement, que si une église locale est confrontée à cette situation le Seigneur saura prévenir et aider celle-ci à sortir de ce problème. Dans une telle situation, ce péché est visible et l’église pourra le traiter avec l’aide du Saint-Esprit.

    18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais Celui qui est engendré de Dieu le garde, et le malin ne le touche pas.
19  Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin.
20  Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus–Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle.
21  Petits enfants, gardez–vous des idoles.

    Ce verset dix-huit est très interpellant placé juste après le conseil de ne pas prier pour quelqu’un qui commet un péché qui mène à la mort. De plus, Jean nous invite à prier pour celui ou celle qui commet un péché qui ne mène pas à la mort. C’est assez contradictoire !
    Il s’agit, ici, de personnes qui pratiquent le péché et qui restent dans cette position de désobéissance volontaire, de ne pas vouloir se repentir. Ces personnes ont pour principe de vie : le péché. Ce n’est pas une infraction quelconque, passagère, mais un endurcissement total dans cette forme de vie. Jean ne désigne on ne pense pas à ceux qui, parfois tombent et qui se repentent et continuent leur chemin avec la grâce de Dieu (1.8-10). Je vous partage simplement ma conviction.
    Certains experts en grec affirme que le verbe pécher conjugué au présent, (ne pèche pas), décrit une personne qui vit selon la volonté de Dieu. C’est sa vie normale. Il ne pèche pas. Cela ne signifie pas que cette personne ne tombera jamais, mais que ce n’est pas son mode de vie habituel.
    Celui qui est engendré de Dieu c’est notre Seigneur. C’est Lui qui nous garde. Il sait nous reprendre pour nous mener à la repentance, la confession, l’abandon de ce péché et le retour à la communion avec Lui et les membres de l’église.
    Le malin ne le touche pas. C’est une vérité qu’il faut serrer dans son cœur. Nous devons la méditer et la vivre par la grâce de Celui qui nous a appelé des ténèbres à son admirable lumière (1P 2.9) Croire, croire, ce que nous dit la Parole !
    Nous savons que nous sommes de Dieu. C’est la vérité concrète démontrée durant toute cette lettre. Si nous croyons tout ce que Jean affirme, il ne peut en être autrement. Nous devons croire cela… et le vivre !
    Les ténèbres, c’est le monde, la lumière, l’Eglise qui est son corps. Nous remarquons dans ces versets les deux mondes. D’abord, le monde de Dieu, la nouvelle création que nous sommes, gardée par l’Engendré de Dieu. Puis, le monde entier qui est au pouvoir du malin. Nous sommes de Dieu. Le monde est du malin. C’est très concis, mais combien cela doit nous faire réfléchir, afin de ne pas tomber dans la séduction de ce monde et de ses plaisirs !
    Nous savons. Ce verbe est répété pour la troisième fois et nous invite à sonder ces vérités qui ont été exposées, qui font partie du fondement de notre foi.
    Nous sommes dans le Véritable, en son Fils. C’est Lui, ce Fils qui est le Dieu véritable, et la Vie éternelle. Il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable

     Je vous donne la définition de ce mot intelligence par A. Nicole. C’est très instructif.

    « Quand au mot rendu par intelligence au sujet duquel le proverbe « traduire c’est trahir » prend toute sa valeur, il est composé d’un substantif qui caractérise l’ensemble de nos facultés intellectuelles, affectives et morales avec la préposition ‘’à travers’’. Sa portée est beaucoup vaste que ‘’intelligence’’, que les traducteurs ont choisi faute d’avoir à leur disposition un terme qui exprime toute la plénitude du mot grec. C’est la seule fois que Jean l’emploie. Il se retrouve dans Mt22.37 ; Mc 12.30 ; Lc 1.51 ; 10.27 ; Eph 2.3 ; 4.18 ; Col 1.21 ; Héb 8.10 ; 10.16 ; 1Pi 1.13 ; 2Pi 3.1. En méditant ces passages et le nôtre, il faut donc ajouter ‘’le cœur et la volonté’’
    Quelle gloire, mais en même temps  quelle faiblesse ! Cette capacité n’est pas le fruit de bonnes dispositions, elle ne s’acquiert pas le travail, ni par de pénibles recherches, elle est donnée et il faut la recevoir tout simplement comme un magnifique cadeau. »

    Cette intelligence vient de Dieu. C’est sûrement ce que Paul définit par le renouvellement de l’intelligence de Romains 12. Nous pouvons connaître le Véritable. Surtout pas d’une façon cérébrale ou intellectuelle, mais nous le connaissons intimement et profondément, car nous vivons de et avec Lui et en Lui. Quoi de plus merveilleux que cette vérité ? T.A.Sparks a écrit que la connaissance du Seigneur ne peut s’acquérir que par l’expérience. Il ne s’agit pas, ici, d’expériences extraordinaires, mais une communion intime avec notre Seigneur.
    Celui que nous connaissons comme Véritable est Dieu. La fin de cette lettre est une avalanche de vérités bénies. Nous avons vraiment tout reçu. Nous pouvons donner sans compter ! Dans la soumission à Son Esprit, bien sûr !

   Petits enfants, gardez-vous des idoles. Cette dernière exhortation est lapidaire. Elle nous met en garde contre les idoles. Des commentateurs disent que ces chrétiens étaient sûrement d’origine non juive. C’est pour cette raison que Jean aurait écrit ce dernier verset. Je pense, malgré tout, que ces chrétiens auraient pu avoir des idoles dans le cœur, plutôt que celles des temples païens.
    C’est un avertissement pour nous, aussi, car je crois que nous pouvons tomber dans l’idolâtrie très facilement. Ce sont des idoles qui sont cachées au fond de nos cœurs, comme, par exemple : ma doctrine sur tel point précis, ma vision de l’église, mon ministère, mon service etc
    Je crois que pour ne pas tomber dans ce piège, il faut simplement se souvenir que tout absolument tout est en Christ.
    Christ est notre vie, Il est notre doctrine vivante, Il est notre source de vie. Notre mode de vie nous est transmis directement par l’Esprit qui habite en nous.
    Christ en nous, l’espérance de la gloire !

jcb