mercredi 4 décembre 2013

(26) HÉBREUX - JACOB ET JOSEPH (Hébreux 11:21) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

    Bonjour et bienvenue dans notre vingt-sixième leçon sur cette merveilleuse épître aux Hébreux.
     Avant de commencer, j'aimerais vous rappeler qu'il y a un principe indispensable pour l'étude de la Bible, c'est une dépendance totale envers le Saint-Esprit. Seul Dieu peut révéler Dieu. Il a promis que si nous venons en tant que petits enfants, Il allait se révéler Lui-même à nous. Mais nous avons à mettre notre confiance dans le Seigneur. Le Seigneur veut manifester en nous cette attitude de ressemblance à un petit enfant. Il a promis de le faire. Notre part est de venir la bouche grande ouverte et Il a promis que si nous venons comme une terre asséchée, Il allait verser Son eau sur nous. Nous avons besoin de faire confiance au Seigneur. Laissez-moi vous donner le verset d'Esaïe 30:20 qui dit: « Celui qui t'instruit ne se cachera plus, mais tes yeux verront celui qui t'instruit. » L'objectif de nos études bibliques n'est pas l'enseignement. Si c'est ce que vous recherchez, vous risquez d'être déçus. Nous ne nous réunissons pas pour l'enseignement, mais pour voir l'Enseignant. Ce n'est pas moi l'enseignant et ce n'est pas un être humain, c'est le Seigneur Lui-même. C'est pour cette raison que j'aime ce verset: « Celui qui t'instruit ne se cachera plus, mais tes yeux verront celui qui t'instruit. »

    Prions:  Père, nous Te remercions à nouveau pour Tes merveilleuses grâces dans nos vies. Merci d'avoir mis le Saint-Esprit dans nos vies. Alors que nous nous réunissons autour de Ta parole, nous prions que Tu puisses ouvrir les yeux de notre coeur. Donne-nous de bien comprendre. Délivre-nous des idées des hommes, de la chair et du sang, montre-Toi à nous. Nous aimerions voir notre Enseignant céleste. Merci par avance parce que Tu vas faire cela, parce que nous le demandons au nom de Jésus. Amen.

RÉSUMÉ

    Merci de prendre votre Bible dans Hébreux 11, nous allons reprendre là où nous avons terminé dans notre précédente leçon. J'aimerais souligner à nouveau le fait que nous considérons les illustrations du Saint-Esprit au sujet de la foi que nous trouvons dans Hébreux 11. Je dis cela parce que les illustrations ici ne seraient probablement pas celles que vous auriez choisies, si Dieu vous avait demandé d'en proposer. En d'autres termes, si Dieu vous demandait: « Relis l'Ancien Testament et recherche des saints qui illustrent ce qu'est la foi », vous auriez probablement choisi une liste différente de celle que Dieu nous donne en Hébreux 11. Personnellement, je pense que j'aurais mentionné certains des mêmes noms, Abraham, Isaac, Jacob ou Moïse, mais je pense que j'aurais sélectionné d'autres illustrations de la foi prises de la vie de ces personnes.
    Par exemple, Joseph était un homme de foi. Vous connaissez tous l'histoire de Joseph le fils de Jacob. Sa vie est pleine d'illustrations de la foi comme la façon dont il vécut devant son père, la façon dont il s'est conduit devant l'épouse de Potiphar, qui sont des illustrations de son honnêteté, de sa crainte du Seigneur, du respect pour son père, de sa confiance dans la promesse de Dieu, même lorsqu'il a été tenté. Ce sont de nombreuses illustrations de la foi. Mais qu'est-ce que nous donne le livre d'Hébreux? Hébreux 11:22 dit: « C'est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d'Israël, et qu'il donna des ordres au sujet de ses os. » De toutes les illustrations de la foi, le Saint-Esprit dit: « En voici une où il a dit quelque chose à faire au sujet de ses os lorsqu'il serait mort. Et vous devez savoir quelque chose à ce sujet. » Ce que je veux dire par tout cela est que Dieu choisit des illustrations différentes de celles que nous choisirions. La question que nous pouvons nous poser, avec l'exemple de Joseph est, de quelle façon est-ce de la foi?
    Ce que je viens de dire au sujet de Joseph est vrai de presque toutes les illustrations dans Hébreux 11. Elles sont toutes uniques, certaines sont même assez bizarres. Par exemple, c'est par la foi qu'Hénoc fut enlevé, comment faites-vous cela par la foi? Par la foi, Sara reçut la capacité de concevoir. Par la foi, Isaac a béni Jacob et Esaü. Est-ce que vous vous rappelez cette bénédiction de Jacob et Esaü, où Isaac a été trompé par son fils Jacob qui s'est déguisé pour ressembler à son frère Esaü? Pourtant il est dit que c'est par la foi qu'Isaac les a bénis. Il y a ainsi de nombreuses illustrations de la foi. Nous savons que ce sont les illustrations du Saint-Esprit et que par conséquent ce sont les meilleures illustrations. Nous avons donc besoin de l'aide de Dieu pour comprendre cela.

NOUS DEVONS VOIR LES CHOSES COMME DIEU LES VOIT

    J'utilise cela comme un résumé parce qu'alors que nous retournons dans la Parole, j'aimerais que Dieu nous donne des yeux pour voir les choses de la même façon que Lui. C'est vrai de tout, mais c'est tout spécialement vrai pour vous et moi, nous devons nous voir de la façon dont Dieu nous voit et ce n'est pas toujours la façon dont nous nous voyons. Les voies de Dieu ne sont pas toujours nos voies.
    Par exemple, tout est égal devant Dieu. Il n'y a rien qui soit grand pour Dieu et il n'y a rien de petit pour Dieu. Toutes les choses sont les mêmes. Nous, nous voyons les choses différemment. Par exemple, nous disons ceci est un grand péché et cela est un petit péché. Mais Dieu ne fait pas la distinction entre les péchés. Tous les péchés ont été commis contre un Dieu infini et ils sont tous les mêmes. Par exemple, nous considérons les péchés de la chair comme l'ivrognerie et l'immoralité comme de grands péchés. Mais Dieu parle davantage de la fierté et des péchés des pensées qu'Il n'en dit sur certains des péchés de la chair. Il ne voit pas les choses comme nous les voyons. Il nous dit que si nous donnons tout ce que nous avons et que nous donnons notre corps aux pauvres et que nous n'avons pas l'amour, cela n'est rien. Nous, nous considérons quelqu'un qui sacrifie tout et qui le donne aux pauvres comme un homme ou une femme de foi. Mais ce n'est pas de cette manière que Dieu voit les choses. Nous désirons voir les choses comme Dieu les voit.
    Ma seconde observation, avant que nous retournions là où nous nous sommes arrêtés, est que dans chaque cas dans Hébreux 11, je crois qu'il y a vingt-et-un ou vingt-deux exemples, dans chaque cas nos yeux sont détournés de la foi pour les fixer sur Christ, l'objet de notre foi. Un des grands dangers dans la vie chrétienne, est d'avoir la foi dans sa foi. Certaines personnes disent: « Oh, Seigneur, j'ai besoin de plus de foi, j'ai besoin de davantage de foi, j'ai besoin d'une foi plus forte. Seigneur augmente ma foi. » En réalité, vous n'avez pas besoin de plus de foi. L'important n'est pas votre foi, mais ce en quoi vous mettez votre foi. Il s'agit de mettre sa foi dans le Seigneur.
    Nous n'étudions pas des illustrations de la foi. Nous étudions des illustrations de personnes qui ont mis leur confiance dans le Seigneur. Hébreux 11 ne vous enseigne pas de quelle façon faire confiance. Il vous enseigne de quelle façon faire confiance à Jésus. Cela n'est pas la même chose. Je désirais vous rendre attentifs à cela.
    Prenons maintenant Hébreux 11:21 qui dit: « C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton. » Voilà l'illustration du Saint-Esprit concernant la foi de Jacob. Il y a tant d'histoires de la Bible que l'on trouve dans ce verset. Je pense que pour toutes les illustrations que Dieu utilise dans Hébreux 11, Il s'attend à ce que nous connaissions les histoires d'où elles sont prises. Nous sommes dans le livre d'Hébreux, mais Dieu s'attend à ce que vous connaissiez Genèse, Exode, etc. Dans la majorité des cas, ce sont les histoires de l'Ancien Testament qui nous donnent la clé qui permet de saisir le mystère de la foi dans les illustrations qui nous sont données en Hébreux 11. J'aimerais donc vous donner assez de l'arrière-plan historique pour bien saisir les points soulignés.
    Selon Hébreux 11:21 de quelle façon la foi de Jacob est-elle illustrée? Je pense que nous verrons que l'illustration n'est pas premièrement dans les paroles qu'il a prononcées sur son lit de mort, mais dans les actions symboliques qu'il a faites sur son lit de mort. Jacob a fait quelque chose sur son lit de mort qui était hautement inhabituel. Ce qu'il a fait est comme une histoire spirituelle et illustre merveilleusement sa foi. L'arrière-plan de ce verset d'Hébreux se trouve dans deux récits de la vie de Jacob.
    Le premier récit est celui du jour où il a lui-même été béni par Dieu. Rappelez-vous, il n'était pas le premier-né. Il était le deuxième, mais il a pourtant reçu la bénédiction du premier-né. Jacob a dû apprendre par expérience que la grâce prend le dessus sur les règles de la nature. Voilà ce que Jacob a dû apprendre. Par nature, c'est Esaü qui est venu le premier, mais par la grâce, c'est Jacob qui est venu le premier. En Genèse 25:23, leur mère Rebecca a appris: « Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles; un de ces peuples sera plus fort que l'autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit. » Dès avant la naissance, les parents savaient que le choix de Dieu allait être fait par grâce. Presque la moitié de la vie de Jacob a été passée à essayer que la grâce se manifeste. Vous n'avez pas besoin d'aider Dieu pour que la grâce arrive. Vous vous rappelez que Jacob a lutté avec cela. La grâce n'a pas besoin de l'aide de Dieu. Aussi merveilleux que vous puissiez être, vous ne pouvez pas aider Dieu. Aussi merveilleux que je sois, je ne peux pas aider Dieu. Il n'a pas besoin de notre aide. Jacob a finalement compris cela et maintenant sur son lit de mort, il s'en rappelle et il fait quelque chose de très étrange. Nous devons donc considérer cet épisode de sa vie.
    Le second récit de la vie de Jacob sur lequel s'appuie l'illustration d'Hébreux 11:21, c'est le combat qu'il a eu avec l'ange du Seigneur. Genèse 32:31-32 dit: « Le soleil se levait, lorsqu'il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche. C'est pourquoi jusqu'à ce jour, les enfants d'Israël ne mangent point le tendon qui est à l'emboîture de la hanche; car Dieu frappa Jacob à l'emboîture de la hanche, au tendon. » Après avoir passé sa vie à combattre Dieu, Jacob est arrivé au dernier round et c'est Dieu qui a gagné ce round final. Est-ce que vous vous rappelez la façon dont Il a gagné? Il a frappé Jacob à la hanche et Jacob est resté boiteux pour le restant de sa vie. Il n'a jamais plus marché de la même façon. Il a marché en boitant pour le restant de ses jours. Il a dû quitter Peniel appuyé sur une canne. Cette lutte avec l'ange du Seigneur, a été une crise dans sa vie spirituelle.
    Ces deux histoires, la grâce qui prend le dessus sur la nature, la bénédiction du second avant le premier et la lutte, nous donnent l'arrière-plan d'Hébreux 11:21. J'aimerais donc à partir de ces faits vous raconter l'histoire qui est arrivée à Jacob. J'aimerais que vous imaginiez Jacob sur son lit de mort. Je pense que vous n'avez probablement jamais rencontré quelqu'un d'aussi vieux que Jacob. Il a maintenant cent quarante-sept ans. Il est sur son lit de mort et il est si malade que Genèse 48:2 dit que lorsque Joseph est venu, il a dû rassembler ses forces pour pouvoir s'asseoir sur le lit et saluer son fils. Il est très faible et très vieux. La Bible dit que ses yeux étaient affaiblis, il était presque aveugle. Il ne pouvait même pas distinguer une personne d'une autre.
    Ses douze fils avaient chacun eu leur famille. Mais Joseph est très différent, pas seulement parce qu'il est sans doute le fils préféré et bien-aimé de Jacob, le fils de Rachel, mais les frères de Joseph n'étaient que des hommes ordinaires. C'étaient des bergers, ils étaient comme vous et moi, c'étaient des personnes ordinaires. Mais ce n'était pas le cas avec Joseph. Joseph était une personne très importante dans le monde de l'époque. En réalité, il était le second après le Pharaon. Voilà à quel point il était grand. Nous avons donc d'un côté les fils de Jacob et de l'autre Joseph l'aristocrate. C'était un politicien, il travaillait pour le gouvernement. Il avait une place très importante. Les enfants de Joseph n'étaient pas comme leurs cousins. C'étaient des petits-enfants riches. Ils ont grandi dans un endroit différent, ils étaient très, très riches. C'étaient les enfants d'une autorité politique. Il faut que vous compreniez cela. Leur père était un grand homme politique et il possédait tous les avantages naturels. Au niveau terrestre, ces deux enfants avaient tout.
    Lorsque Jacob était malade et mourant, Joseph est venu avec ses deux enfants pour le voir. En Genèse 48:5 nous lisons: « Maintenant, les deux fils qui te sont nés au pays d’Égypte, avant mon arrivée vers toi en Égypte, seront à moi; Ephraïm et Manassé seront à moi, comme Ruben et Siméon. » Est-ce que vous voyez ce que Jacob dit ici? Il dit: « Il m'importe peu que tu te sois marié avec une femme païenne. Il m'importe peu que tes enfants soient nés en Égypte. Pour moi, ils ne sont pas égyptiens. Je ne tiens pas compte du fait qu'ils ont une mère païenne. Ils sont à moi et sont comptabilisés avec le peuple d'Israël. Peu importe qu'ils soient riches. Peu importe le standing qu'ils ont parce que tu es un politicien, ces enfants sont à moi. » Voilà quelle a été l'attitude de Jacob. Il a dit: « Ces enfants sont des juifs, ils ne sont pas égyptiens et je ne vais pas donner de bénédiction à des égyptiens. Ce n'est pas parce qu'ils ont été élevés dans un palais qu'ils sont différents, ils sont tout comme mes autres enfants. »

NOTRE SEULE ATTENTE C'EST DIEU, TOUT LE RESTE EST GRÂCE

    Jacob était vraiment béni par le fait qu'ils étaient venus et c'est une des raisons pour laquelle il loue Dieu. En Genèse 48:11 Jacob dit à Joseph: « Je ne pensais pas revoir ton visage, et voici que Dieu me fait voir même ta postérité. » Quel drôle de commentaire que Jacob fait là. Est-ce qu'un vieux père de cent quarante-sept ans en train de mourir ne s'attend pas à ce que ses enfants viennent le voir sur son lit de mort? Comment peut-il dire: « Je ne pensais pas revoir ton visage? » Vous voyez Jacob était arrivé très loin dans la vérité de la grâce de Dieu, si loin qu'il n'avait aucune attente même à la fin. Cela est une merveilleuse chose et je prie que Dieu puisse manifester cela dans mon cœur, pour que je ne manifeste aucune attente particulière envers les autres et tout spécialement à l'égard de ma famille et de mes enfants. De cette façon je ne les mettrai pas sous un joug de sorte qu'ils se disent: « Papa est malade, je dois prendre du temps pour aller le voir. » Je ne devrais pas m'attendre à cela.
    Il y a une autre vérité qui est illustrée par ce que Jacob a dit. Si je n'ai aucune attente, je ne peux jamais être déçu. Je ne peux pas dire: « Mais où sont les enfants? Ils ne pensent pas à moi. Je les ai élevés, je leur ai tout donné et maintenant que je suis malade, personne ne s'intéresse à moi. Personne ne vient me voir. » Vous voyez, c'est l'attitude du monde. Mais Jacob avait l'attitude qui nous est décrite au Psaume 62:5: « Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu; car mon attente est en lui. » N'est-ce pas un merveilleux verset? Car mon attente est en Lui. J'espère que je pourrai faire en sorte que mes enfants restent libres, je ne m'attends pas à ce qu'ils viennent me voir. S'ils viennent je me réjouirai, je louerai le Seigneur. Mais je ne veux pas mettre ce fardeau sur eux. Et s'ils ne viennent pas, je suis également libre. Je suis en paix, parce que je ne m'attends à rien de leur part, à part ce que le Seigneur désire me donner.
    Voilà donc Jacob sur son lit de mort. Son cœur est rempli, il a appris le message de la grâce. Considérons à nouveau Hébreux 11:21 qui dit: « C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton. » Sa foi est illustrée par deux actes symboliques. Je vous ai déjà dit que nous allions voir ce qu'il a fait et non pas ce qu'il a dit. Le premier acte est la bénédiction des enfants de Joseph, les petits-enfants riches et le deuxième acte est ce qu'il a fait lorsqu'il est mort.
    Premièrement qu'est-ce qu'il a fait lorsqu'il a béni les enfants de Joseph? Genèse 48:13-14 disent: « Et Joseph les prit les deux, Ephraïm de sa main droite, à la gauche d'Israël, et Manassé de sa main gauche, à la droite d'Israël, et les fit approcher de lui; mais Israël étendit sa main droite, et la posa sur la tête d'Ephraïm (or il était le plus jeune), et sa main gauche sur la tête de Manassé, plaçant ainsi ses mains à dessein, car Manassé était le premier-né. » Genèse 48:17-19 nous dit ensuite de quelle manière Joseph a réagi: « Et Joseph vit que son père posait sa main droite sur la tête d'Ephraïm, et cela fut mauvais à ses yeux; et il saisit la main de son père pour la détourner de dessus la tête d'Ephraïm et la poser sur la tête de Manassé. Joseph dit à son père, Pas ainsi, mon père; car celui-ci est le premier-né; mets ta main droite sur sa tête. Et son père refusa, disant, Je le sais, mon fils, je le sais; lui aussi deviendra un peuple, et lui aussi sera grand; toutefois son frère, qui est le plus jeune, sera plus grand que lui, et sa semence sera une plénitude de nations. »
    Imaginez-vous Jacob assis à l'extrémité de son lit et les deux fils de Joseph placés en face de lui. Manassé est l'aîné, c'est pour cela que Joseph a pris Manassé le premier-né et l'a mis debout en face de la main droite de Jacob, de telle sorte que Jacob qui était faible puisse facilement poser sa main sur lui. Joseph a ensuite pris son frère Ephraïm, le second fils, et l'a mis en face de sa main gauche, de telle sorte que Jacob puisse facilement les bénir tous les deux. Voilà quel a été le plan. Mais voici ce que Jacob a fait. Il a croisé ses mains et a posé sa main droite sur la tête du plus jeune fils et sa main gauche sur la tête du plus vieux. Mais Joseph s'inquiète et dit: « Non, mon pauvre père est aveugle, il ne peut pas voir. Père, ne sais-tu pas que c'est celui-ci Manassé et celui-là Ephraïm? » Par conséquent, Joseph a essayé d'inverser les mains de son père. Mais Jacob lui a répondu: « Non, non mon fils! Voilà comment les choses doivent être. »

BÉNIR SELON LA GRÂCE ET NON PAS SELON LA NATURE

     Laissez-moi vous donner le principe lié à cela. Dans sa vie Jacob a appris à bénir ses enfants, sa famille, selon la grâce et non pas selon la nature. Voilà le grand principe de sa foi et c'est cela le grand acte symbolique que fait Jacob. Il bénit selon la grâce et non pas selon la nature. Il y a quelque chose de très extraordinaire dans l'action de croiser ses mains. Vous voyez, il n'a pas simplement tendu les mains de la façon dont on attendait qu'il le fasse, il a croisé ses bras et cela a été un grand choc pour Joseph et il a essayé de les décroiser en disant: « Oh, ce pauvre vieil homme, il ne sait pas ce qu'il est en train de faire. » Mais la réalité est que Jacob pouvait dans ce cas mieux voir que Joseph, mais non pas avec les yeux naturels, mais avec les yeux de la foi. Vous voyez, Dieu lui avait révélé que le plus âgé allait servir le plus jeune.
    Mais d'où a-t-il bien pu apprendre cela? Je pense que vous savez exactement où il a appris cela dans sa vie. Et maintenant dans son dernier souffle il dit: « Je vais aller dans la tombe en appliquant le principe qui consiste à bénir ses enfants par la grâce, sa famille par la grâce et non selon la nature. Je sais ce que je fais mon fils, fais-moi confiance. » Jacob était sensible à la grâce. Dieu lui avait manifesté la grâce, lorsqu'il ne le méritait pas. C'est un principe qu'il avait appris et maintenant il le transmettait à ses enfants et petits-enfants. Il désirait mourir en faisant les choses selon Dieu et non pas à la façon des hommes.
    Vous savez que le fait que Jacob ait croisé les mains et les bras, est une très belle illustration des paradoxes de Dieu. Je pense que vous avez assez longtemps cheminé avec le Seigneur pour savoir qu'avec Lui les choses se passent à l'envers. Il y a un vieux negro-spiritual qui dit: « la seule façon de monter est de descendre. Vous pouvez essayer de grimper et de grimper, mais la seule façon de monter est de descendre! » Il y a quelques temps, j'ai lu un article de Aiden Wilson Tozer intitulé « Ce chrétien incroyable » où il parle des incroyables paradoxes de la vie chrétienne. Cet article nous explique que lorsque vous êtes chrétien, toutes les choses marchent à l'envers.
    Le principe de bénir selon la grâce et non pas selon la nature a des applications illimitées. J'aimerais vous en donner juste une application avant de continuer. La nature nous enseigne à bénir nos enfants d'une façon et la grâce d'une autre façon. La nature nous enseigne à leur donner des choses matérielles, des propriétés, des terrains et ce genre de chose. Mais ce n'est peut-être pas là où sont les vraies bénédictions. Je pense que si nous avançons dans le Seigneur, nous aurons à apprendre de façon spirituelle à faire cela à tout moment, même lorsque quelqu'un d'aussi spirituel que Joseph vient contre nous et essaie de nous faire faire les choses d'une autre manière.
    Même si cela vient des membres de notre famille, nous devons être assez forts pour dire: « Je fais cela de cette façon parce que c'est la manière de faire de Dieu. Peu importe si vous le comprenez ou pas, je désire faire les choses à la façon de Dieu. » Voici mon illustration: il ne fait aucun doute pour moi que les chrétiens avares devront en répondre devant le Seigneur. Mais je pense également que les chrétiens généreux devront se tenir devant le Seigneur et répondre de leur générosité. Est-ce que vous réalisez que votre générosité peut agir à l'encontre de l'action de Dieu dans la vie de quelqu'un? Il se peut que Dieu provoque une situation financière difficile pour pousser les gens à regarder vers le Seigneur. Il se peut ensuite qu'un chrétien vienne et les aide à sortir de ces difficultés. Ce chrétien peut penser qu'il est généreux et gentil, et qu'il agit en tant que chrétien en disant: « Je vais faire tout ce que je peux pour payer vos dettes. »
    Faites attention mes amis, marchez prudemment devant Dieu. Je ne dis pas qu'il ne faut pas être généreux et qu'il ne faut pas aider les gens. Je dis simplement: « Soyez prudents, parce qu'il se peut que vous agissiez à l'encontre de Dieu. » Dieu pourvoira toujours, mais parfois Il pourvoira en envoyant le pain de l'affliction (cf. Deutéronome 16:3) et parfois Il vous emmène à travers des épreuves pour tester la foi qui est plus précieuse que l'or périssable (cf. 1 Pierre 1:7). Je ne dis pas: « ne soyez pas généreux », je dis simplement: « soyez généreux par la grâce et apprenez le principe de la grâce. » Apprenez à faire selon la façon de faire de Dieu, peu importe qui se place contre vous, même lorsque vous êtes critiqués.
    Très bien, voyons maintenant le deuxième acte symbolique de Jacob. Laissez-moi mettre en contraste deux passages des Écritures qui semblent se contredire. Mais ce n'est pas réellement le cas, car il n'y a pas de contradiction dans la Bible, mais parfois on en a l'impression. Hébreux 11:21 dit: « C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton. » Comment imaginez-vous Jacob en train de mourir appuyé sur un bâton? Voici maintenant ce que dit Genèse 49:33: « Lorsque Jacob eut achevé de donner ses ordres à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, il expira, et fut recueilli auprès de son peuple. »
    Vous voyez en Genèse, Jacob est assis à l'extrémité du lit, puis il se couche et meurt. Il ne s'appuie sur rien du tout. Mais dans Hébreux, il est écrit qu'il adora et mourut appuyé sur son bâton. Certaines personnes ont essayé d'expliquer cela d'une façon naturelle en disant que dans l'Hébreu le mot colonne de lit est très proche du mot bâton. Ces personnes disent donc qu'il est mort en s'appuyant sur la colonne du lit. Personnellement, je ne penche pas pour cette explication. Je pense que le bâton fait ici référence à la canne qui l'aide à marcher.
    Comme je l'ai dit, l'arrière-plan de cela est ce qui s'est passé lors de sa lutte avec l'ange de l’Éternel. La Bible nous dit que Jacob a gagné le combat... en perdant. Personnellement, j'aime gagner en perdant. C'est comme cela que ça s'est passé, il a gagné en perdant et finalement il a arrêté de lutter. Certaines personnes trouvent que cette lutte de Jacob avec l'ange est une belle image de la prière parce qu'il s'est accroché au Seigneur. Non, ce n'est pas une bonne image, n'utilisez pas cela. Il ne s'accrochait pas à Dieu, il était en train de résister à Dieu, voilà ce qu'était tout ce combat. Il a résisté à la bénédiction jusqu'à ce que finalement Dieu le rende boiteux. Après cette lutte, il a encore vécu soixante-dix ans de plus et pendant soixante-dix ans il était appuyé sur ce bâton.
    Je pense donc que c'est une illustration spirituelle du fait de s'appuyer sur le Seigneur, parce qu'il a appris la dépendance à travers cette lutte. Il a appris qu'il ne pouvait pas s'appuyer sur lui-même, il devait s'appuyer sur le Seigneur. Je me rappelle d'un frère qui a un jour partagé ce témoignage. Il était engagé dans la marine et les gens l'accusaient d'utiliser le Seigneur comme une canne. Mais lui il disait: « Non, je n'utilise pas le Seigneur comme une canne, parce que si j'utilise le Seigneur en tant que canne, c'est que je mets ma confiance en Dieu, et en ma bonne jambe. Je n'ai pas de bonnes jambes. Le Seigneur n'est pas une canne pour moi, Il est pour moi un brancard! » Je pense que c'est cela qui est illustré à travers la canne de Jacob. Le Seigneur n'est pas ma canne, c'est mon brancard.
    Jacob est mort par la foi en s'appuyant sur le Seigneur. Pendant cette lutte à Peniel, Jacob a résisté avec sa propre force, mais Dieu l'a touché à la hanche et maintenant il met sa confiance dans le Seigneur. Le bâton de Jacob n'est qu'une image. Je sais que cela n'est pas littéral parce que Genèse nous dit comment cela s'est passé en réalité. Jacob est mort « en retirant ses pieds dans le lit puis il expira. » Par conséquent, il s'agit de l'image d'une réalité spirituelle. Il y a deux façons par lesquelles cela peut être spirituel. De nombreux commentateurs pensent que le bâton est une image de la vie de pèlerin. Lors de la première pâque en Égypte, nous lisons en Exode 12:11: « Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. » C'est donc un signe qui indique que l'on est étranger et que l'on ne vit pas ici, et c'est donc une image de la vie de pèlerin.
    Vous savez au niveau terrestre, l’Égypte était bonne pour Jacob pendant ces dix-sept années. Je vous ai dit que Joseph était très très riche. Mais Jacob était également très riche. Jacob se portait bien et c'était le cas pour toute sa famille. Voici ce que dit Genèse 47:27-30: « Israël habita dans le pays d’Égypte, dans le pays de Gosen. Ils eurent des possessions, ils furent féconds et multiplièrent beaucoup. Jacob vécut dix-sept ans dans le pays d’Égypte; et les jours des années de la vie de Jacob furent de cent quarante-sept ans. Lorsqu'Israël approcha du moment de sa mort, il appela son fils Joseph, et lui dit: Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, mets, je te prie, ta main sous ma cuisse, et use envers moi de bonté et de fidélité: ne m'enterre pas en Égypte! Quand je serai couché avec mes pères, tu me transporteras hors de l’Égypte, et tu m'enterreras dans leur sépulcre. Joseph répondit: Je ferai selon ta parole. »
    Par conséquent, Jacob était vraiment un pèlerin de cœur. Jacob a dit: « L’Égypte est bien pour moi. L’Égypte m'a donné une maison. L’Égypte m'a donné des propriétés. L’Égypte m'a donné de l'argent. L’Égypte m'a donné des bénédictions. Mais ne m'enterrez pas en Égypte, je n'appartiens pas à ce pays, je ne vis pas ici, je suis un pèlerin. J'aimerais être enterré dans le pays promis. » Voilà ce que Jacob était en train de dire.
    Comme je l'ai dit, il y a encore une autre façon de considérer ce bâton. Il se peut que cela représente la vie de pèlerinage, mais je pense que cela signifie simplement la dépendance envers le Seigneur. Personnellement, si je suis vivant sur mon lit de mort et même si je ne m'y attends pas, si mes enfants viennent me voir, j'aimerais qu'ils sachent que je désire mourir en bénissant ma famille par la grâce et qu'ils sachent que je meurs en adorant et en m'appuyant sur le Seigneur. J'aimerais quitter ce monde en mettant ma confiance dans le Seigneur et en sachant que ma famille sait que je mets ma confiance dans le Seigneur. Voilà la foi de Jacob. De toutes les illustrations, le Saint-Esprit s'est focalisé là-dessus, en disant que c'est de ce genre de foi dont nous avons besoin pour mourir. C'est le genre de foi qui bénit par la foi et qui meurt en adorant et en s'appuyant sur le Seigneur.

LA FOI DE JOSEPH

    Laissez-moi commencer à voir l'illustration de la foi suivante avec Joseph et nous développerons cela dans notre prochaine leçon. Prenons Hébreux 11:22 qui dit: « C'est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d'Israël, et qu'il donna des ordres au sujet de ses os. » A priori il semble également que Joseph avait une foi de pèlerin, non illustrée par le bâton, mais illustrée par sa demande: « Ne m'enterrez pas en Égypte. Je suis un étranger. Je ne suis pas de ce pays. » Comme je l'ai dit, Joseph est mort au sommet de la prospérité. Il était très, très riche et très, très important. Il était second du royaume après Pharaon. Il avait un grand héritage, beaucoup d'honneur et de richesses. Pourtant lorsqu'il a été temps pour lui de mourir, il a vu la valeur de tout cela et a dit: « Tout cela n'est rien. Cela ne m'intéresse pas. Je ne veux pas être enterré ici. » Lorsque vous lisez ce verset, c'est la première idée à laquelle vous pensez, vous vous dites que Joseph avait une foi de pèlerin.
    N'oubliez pas que le mauvais Pharaon n'est arrivé qu'après que Joseph soit décédé. Vous vous attendriez donc à ce que Joseph dise: « Très bien les enfants d'Israël, regardez de quelle façon Dieu vous a bénis. Regardez ce que vous avez. Je vous ai fait venir dans ce pays, ne gâchez pas tout. Ne le perdez pas. Tout cela ce sont les provisions de Dieu. Habitez ici, mourez ici, élevez vos enfants ici. » Mais Joseph n'a pas dit cela. Il a dit l'opposé. Il a dit: « Je ne désire pas que vous restiez ici. Vous n'appartenez pas à ce pays. Peu importe si vous êtes en Égypte, vous n'êtes pas un égyptien. Vous appartenez au Seigneur. Vous êtes le peuple du Seigneur. Et ce n'est pas dans ce pays que vous devez être enterrés. »
    Nous pourrions donc simplement dire que Joseph est un pèlerin tout comme Jacob. Mais voici la différence. Jacob a dit en Genèse 47:29: « Lorsqu'Israël approcha du moment de sa mort, il appela son fils Joseph, et lui dit: Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, mets, je te prie, ta main sous ma cuisse, et use envers moi de bonté et de fidélité: ne m'enterre pas en Égypte! » Joseph a donc promis à son père de ne pas l'enterrer en Égypte. Genèse 50 nous dit ce qui est arrivé lorsque Jacob est décédé: on l'a pleuré pendant soixante-dix jours. Genèse 50:4 dit: « Quand les jours du deuil furent passés, Joseph s'adressa aux gens de la maison de Pharaon, et leur dit: Si j'ai trouvé grâce à vos yeux, rapportez, je vous prie, à Pharaon ce que je vous dis. Mon père m'a fait jurer, en disant: Voici, je vais mourir! Tu m'enterreras dans le sépulcre que je me suis acheté au pays de Canaan. Je voudrais donc y monter, pour enterrer mon père; et je reviendrai. Pharaon répondit: Monte, et enterre ton père, comme il te l'a fait jurer. »
    Jacob a dit: « Ne m'enterre pas en Égypte. » Joseph est donc allé voir Pharaon pour lui dire qu'il ne pouvait pas enterrer Jacob ici. Pharaon a donc dit: « Tu as ma permission, va en Canaan. » On lit ensuite au chapitre 50, la description de funérailles parmi les plus grandes qui n'ait jamais eu lieu sur la terre. C'était des funérailles assez incroyables. Pharaon a demandé à tous les serviteurs de sa maison de participer à ces funérailles. Tous les anciens de tout le pays d’Égypte y ont également participé. Toute la famille de Joseph ainsi que ses frères et leurs familles y participèrent. La Bible nous dit qu'il y avait des cavaliers et des chars. Cela a été une très grande troupe. C'était si énorme que les gens du pays de Canaan se sont demandés: « Mais qui est mort? Nous n'avons jamais vu d'enterrement comme celui-ci. » C'étaient des funérailles incroyables. Jacob a dit: « Ne m'enterrez pas en Égypte. » Et c'est ce qu'ils ont fait, ils l'ont transporté en Canaan en grande pompe et l'ont enterré dans le pays promis dans la tombe de ses pères.
    Ceci dit, la foi de Joseph est un peu différente. Il a également dit: « Ne m'enterrez pas en Égypte. » Pourtant la foi de Joseph était différente. Voici ce que dit Genèse 50:24-25: « Joseph dit à ses frères: Je vais mourir! Mais Dieu vous visitera et il vous fera remonter de ce pays-ci dans le pays qu'il a juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob. Joseph fit jurer les fils d'Israël, en disant: Dieu vous visitera; et vous ferez remonter mes os loin d'ici. » Jacob a demandé de ne pas l'enterrer en Égypte et on a transporté son corps en Canaan. Joseph a également dit: « Ne m'enterrez pas en Égypte. Cela doit être assez difficile pour vous de comprendre parce que vous vivez bien en Égypte et vous êtes riches, mais vous finirez opprimés et esclaves et cela durera quatre cents ans comme Dieu l'a dit à notre père Abraham. Ne me faites pas monter maintenant hors d’Égypte. Attendez que Dieu vous délivre tous et transportez-moi lorsque vous partirez tous. 
    Est-ce que vous savez ce que cela signifie? Cela signifie que pendant quatre cent cinquante ans, le peuple a dû avoir un coffre pour déplacer les os de Joseph. Lorsque plus tard le peuple d'Israël parcourra le désert sous la conduite de Moïse, ils porteront les os de Joseph partout où ils iront. Je peux m'imaginer un enfant demander à son père: « Papa mais pourquoi est-ce que l'on n'enterre pas ce monsieur? » Et le père de répondre: « Fils, ton grand père croyait en Dieu. Il croyait que Dieu, allait nous emmener au pays promis. » Parfois nous sommes découragés, alors nous regardons aux os et nous reprenons courage. Joseph croyait Dieu et par conséquent il ne désirait pas être enterré avant que tout le monde arrive dans le pays promis.
    Rappelez-vous lorsque Joseph a dit cela ils n'étaient même pas encore en esclavage. Cela n'est arrivé qu'après que Joseph soit mort. Pourtant Joseph fit jurer aux enfants d'Israël: « Ne m'enterrez pas dans ce pays, ni nulle part ailleurs, mais attendez que vous soyez arrivés dans le pays promis. » Voici ce que dit à nouveau Hébreux 11:22: « C'est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d'Israël, et qu'il donna des ordres au sujet de ses os. » Et voici ce que dit Josué 24:31-32: « Israël servit l’Éternel pendant toute la vie de Josué, et pendant toute la vie des anciens qui survécurent à Josué et qui connaissaient tout ce que l’Éternel avait fait en faveur d'Israël. Les os de Joseph, que les enfants d'Israël avaient rapportés d’Égypte, furent enterrés à Sichem, dans la portion du champ que Jacob avait achetée des fils de Hamor, père de Sichem, pour cent kesitas, et qui appartint à l'héritage des fils de Joseph. »
    Les enfants d'Israël ont été quatre cents ans en esclavage, puis quarante ans dans le désert et encore sept ans en guerre dans le pays de Canaan, et lorsque tout cela fut passé et qu'ils eurent remporté la victoire, ils se sont dit: « Nous pensons qu'il est temps d'enterrer les os de Joseph. » Voilà pour l'arrière-plan concernant Hébreux 11:22. Dans notre prochaine leçon, nous verrons ce que cela signifie que de donner des commandements « concernant nos os. » Nous verrons quelle est la foi de Joseph et pourquoi Dieu nous rend attentifs à cela. C'est davantage que juste une foi de pèlerinage, parce que Jacob a eu une foi de pèlerin et il n'a pas été enterré en Égypte, mais il a tout de suite après sa mort été enterré en Canaan. Mais la foi de Joseph était différente. Il a dit: « Ne m'enterrez pas en Egypte, mais attendez quatre cent cinquante ans avant de m'enterrer. » Nous avons besoin de savoir ce que cela signifie, parce que Dieu aimerait que nous ayons une foi comme celle-ci. Que Dieu nous vienne en aide. Nous verrons cela dans notre prochaine leçon.


mardi 3 décembre 2013

(25) HÉBREUX - LA FOI D'ISAAC (Hébreux 11:20) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été 
conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingt-cinquième leçon sur cette merveilleuse épître aux Hébreux.

    Prions:  Père céleste, nous Te demandons que Tu puisses à nouveau Te révéler à nous alors que nous méditons sur ce merveilleux passage. Seigneur nous Te demandons que Ton Saint-Esprit tourne les yeux de notre coeur d'une façon fraîche et nouvelle vers notre Seigneur Jésus. Nous savons qu'Il Le mérite et nous le demandons en Son nom. Amen.

RÉSUMÉ

    Dans notre étude d'Hébreux, nous sommes arrivés au chapitre 11 qui nous parle de la foi. Dans cette leçon, nous étudierons un seul verset qui est une des nombreuses expressions de la foi d'Hébreux 11. Comme vous le savez, Dieu utilise Ses enfants de l'Ancien Testament en tant qu'illustrations de la foi. Ici et là, certains de Ses enfants ont manifesté de la foi et c'est ce que Dieu nous présente comme illustration de la foi.
    A la fin de notre dernière leçon, j'ai commencé à vous parler de la foi d'Isaac et de la manière dont elle s'exprime à travers les bénédictions de ses fils. En un seul verset, le Saint-Esprit place devant nous l'histoire longue et compliquée de la rédemption. Voici le verset, Hébreux 11:20 dit: « C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Esaü, en vue des choses à venir. » C'est sur ce verset que nous aimerions nous concentrer. Si vous ne connaissiez pas l'histoire, si vous n'étiez pas familiers avec le récit biblique, il serait facile de comprendre ce passage. Si vous ne connaissiez pas l'histoire de la Bible, vous pourriez penser qu'Isaac, le père, rassemble ses deux fils et qu'il les bénit selon la connaissance qu'il a de ses enfants. Cette bénédiction était habituellement faite sur le lit de mort lorsqu'une personne savait qu'elle était proche de la fin de sa vie.
    Voici ce que dit Genèse 27:1-2: « Isaac devenait vieux, et ses yeux s'étaient affaiblis au point qu'il ne voyait plus. Alors il appela Esaü, son fils aîné, et lui dit: Mon fils! Et il lui répondit: Me voici! Isaac dit: Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. » Isaac était vieux, aveugle et il pensait que sa mort était proche. Il avait à peu près cent quarante ans et selon Genèse 35:28, il avait cent quatre-vingts ans lorsqu'il est mort. En d'autres termes, il pensait qu'il était proche de la mort, mais en réalité il en était très loin. Il a encore vécu quarante ans après cela. C'est le premier indice que nous avons et qui montre que quelque chose de pas très spirituel se profilait. Dieu nous dit clairement en Hébreux 11:20 que c'est par la foi qu'Isaac a béni Esaü et Jacob, en vue des choses à venir. Mais lorsque nous considérons les faits, nous devons nous demander: mais où est sa foi?
    Pourquoi le Saint-Esprit choisit-Il cette histoire pour illustrer la foi d'Isaac? Au niveau terrestre, il me semble qu'il avait davantage de foi en Genèse 22 lorsqu'il s'est soumis à son père Abraham sur le mont Morija, ou dans Genèse 24 lorsqu'il a attendu le choix de Dieu concernant son épouse, ou encore en Genèse 26 lorsqu'il n'a pas combattu au sujet des puits que ses ennemis passaient leur temps à remplir avec des gravats. Mais en quoi bénir Jacob et Esaü était une manifestation de la foi?
    Très bien, laissez-moi vous rappeler les faits et essayez de voir de quelle manière le Seigneur peut nous aider à comprendre tout cela. Comme vous devez le savoir, Dieu a béni Rebecca, sa femme stérile en réponse à la prière, nous voyons cela en Genèse 25:21. Lorsque Dieu a répondu à cette prière, elle est tombée enceinte de jumeaux. Elle a su très vite que quelque chose de particulier se passait dans son sein. Elle ne savait pas que ce qui se passait physiquement était en fait l'illustration d'une chose très spirituelle et très importante. Selon Genèse 25:22, elle alla consulter l’Éternel.
    Voici ce que dit Genèse 25:22-23: « Les enfants se heurtaient dans son sein; et elle dit: S'il en est ainsi, pourquoi suis-je enceinte? Elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit: Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles; un de ces peuples sera plus fort que l'autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit. » L'explication n'était pas uniquement qu'elle allait devenir la mère de jumeaux, des jumeaux qui ne pouvaient pas vivre ensemble, mais elle allait également devenir la mère de deux nations qui ne pourraient pas vivre en harmonie tout au long de l'histoire. Le conflit qui se déroulait dans son sein allait également prendre place dans l'histoire humaine. Le prophète Osée décrit Jacob comme un combattant et ce combat a commencé dans le ventre de Rebecca. Osée 12:3 dit: « Dans le sein maternel Jacob saisit son frère par le talon, et dans sa vigueur, il lutta avec Dieu. »
    A sa naissance, Jacob a saisi son frère par le talon. C'est à cause de cela qu'il est connu sous le nom de « celui qui prend par le talon » ou « le supplanteur. » En Genèse 25:26, Moïse nous dit que lorsqu'il est né, il est sorti en tenant le talon de son frère. C'est une image très forte. Jacob a essayé de naître le premier et c'est pour cette raison qu'il a saisi son frère par le talon, comme s'il essayait de le retenir et de le repousser au fond du ventre. Comme les bébés ne peuvent pas raisonner dans le ventre, c'est presque comique d'imaginer le bébé Jacob se dire: « Je dois naître le premier afin que je reçoive la bénédiction du premier-né. » Si vous connaissez l'histoire de Jacob et Esaü cela n'est pas étonnant, ils seront antagonistes durant toute leur vie.
    Après que le Seigneur ait dit à Rebecca que deux nations étaient en conflit dans son sein, Il lui a également donné la prophétie que l'on trouve en Genèse 25:23: « Le plus grand sera assujetti au plus petit. » Peu importe celui qui est né le premier, la prophétie disait que le plus grand sera assujetti au plus petit. Le premier-né allait finir par servir le second. Si Jacob était né le premier, il allait finir par être le serviteur d'Esaü. Si c'est Esaü qui naissait le premier, il allait finir par être le serviteur de Jacob. Voilà la prophétie. Rebecca savait cela. Isaac savait cela. C'était une parole claire de Dieu. Le plus vieux allait servir le plus jeune.
    Vous savez ce qui est arrivé. C'est Esaü qui est né le premier. Genèse 25:25-26 dit: « Le premier sortit entièrement roux, comme un manteau de poil; et on lui donna le nom d'Esaü. Ensuite sortit son frère, dont la main tenait le talon d'Esaü; et on lui donna le nom de Jacob. Isaac était âgé de soixante ans, lorsqu'ils naquirent. » Nous connaissons tous les dangers associés au fait de montrer de la partialité dans l'éducation des enfants. Nous ne sommes pas censés favoriser l'un par rapport à l'autre. Nous sommes supposés les traiter tous également. Ce n'était pas le cas dans la famille d'Isaac et de Rebecca. La mère favorisait Jacob, c'était un homme tranquille qui restait sous les tentes. Isaac lui, favorisait Esaü. C'était un vrai homme fort, il aimait la chasse. La Bible dit qu'il sentait l'odeur d'un bouc. Jacob était davantage le garçon à sa maman. Il n'aimait pas vivre à l'extérieur.
    Ce favoritisme est arrivé à son paroxysme, lorsque Isaac a pensé qu'il était sur le point de mourir. Le moment était venu de bénir le premier-né. Mais voici le problème: Isaac savait ce que Dieu demandait. Le plus vieux allait servir le plus jeune. Dieu lui avait dit, avant même que les jumeaux soient nés, que Sa volonté était que le plus âgé serve le plus jeune. C'est Jacob et pas Esaü qui était supposé recevoir la bénédiction du premier-né. Même si selon la nature il est venu à la suite d'Esaü, c'était la volonté de Dieu que Jacob reçoive la bénédiction. Mais pour être honnête, Isaac n'aimait pas la volonté de Dieu. Isaac attendait le bon moment pour bénir le fils qu'il désirait favoriser, peu importe ce que Dieu avait dit. Par conséquent, il a fait des plans délibérés pour aller contre la volonté révélée de Dieu. Il désirait donner la bénédiction patriarcale au premier-né, à celui qui était né le premier, en d'autres termes à Esaü.
    Son raisonnement était: « Dieu m'a demandé de bénir Jacob à la place d'Esaü, mais je n'aime pas cela et je ne vais pas le faire. Esaü est mon favori et c'est lui que je vais bénir. » Par conséquent, Isaac a fait un plan pour aller à l'encontre de la volonté de Dieu et bénir celui qui était né en premier, de façon naturelle. Voilà la situation. Il résistait clairement à la volonté révélée de Dieu lorsqu'il a essayé de bénir son fils favori. Il ne pouvait clairement pas faire appel à son épouse ni à son autre fils pour l'aider à réaliser son plan, parce qu'ils allaient tout faire échouer. Ils auraient rappelé la prophétie du Seigneur à Isaac en lui demandant: « Mais que fais-tu de ce que Dieu a dit? Tu sais qu'Il a dit que le plus vieux allait être le serviteur du plus jeune. Pourquoi vas-tu contre la volonté de Dieu? Tu sais ce que Dieu veut. Pourquoi résistes-tu? »
    Pour éviter ces problèmes, Isaac a planifié une bénédiction secrète pour Esaü. Son épouse Rebecca et son fils Jacob ne devaient rien en savoir. C'était un secret entre Isaac et son fils favori Esaü. Voici le plan qu'il a mis sur pieds: « Isaac devenait vieux, et ses yeux s'étaient affaiblis au point qu'il ne voyait plus. Alors il appela Esaü, son fils aîné, et lui dit: « Mon fils! Et il lui répondit: Me voici! Isaac dit: Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j'aime, et apporte-le moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. » Voici le plan secret d'Isaac, Esaü devait aller chasser et préparer un plat pour son père, pour ensuite recevoir le bénédiction.
    Mais voici comment le plan d'Isaac a failli. Genèse 27:5 dit: « Rebecca écouta ce qu'Isaac disait à Esaü, son fils. Et Esaü s'en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. » Vous connaissez le reste de la triste histoire et ce que Rebecca et son fils ont manigancé; on trouve ce récit en Genèse 27. Rebecca et Jacob ont mis au point un plan très sournois pour tromper Isaac, pour qu'il bénisse sans le faire exprès Jacob au lieu d'Esaü. Isaac a essayé de tout son être de résister à la volonté de Dieu, mais il a fini par l'accomplir. Mais quelle triste histoire de tromperie et de plan machiavélique.
    Genèse 27:15-17 résume bien l'histoire: « Ensuite, Rebecca prit les vêtements d'Esaü, son fils aîné, les plus beaux qui se trouvaient à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet. Elle couvrit ses mains de la peau des chevreaux, et son cou qui était sans poil. Et elle plaça dans la main de Jacob, son fils, le mets et le pain qu'elle avait préparés. » Genèse 27:22-27 ajoute: « Jacob s'approcha d'Isaac, son père, qui le toucha, et dit: La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d'Esaü. Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d'Esaü, son frère; et il le bénit. Il dit: C'est toi qui es mon fils Esaü? Et Jacob répondit: C'est moi. Isaac dit: Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Jacob le servit, et il mangea; il lui apporta aussi du vin, et il but. Alors Isaac, son père, lui dit: Approche donc, et baise-moi, mon fils. Jacob s'approcha, et le baisa. Isaac sentit l'odeur de ses vêtements; puis il le bénit, et dit: Voici, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ que l’Éternel a béni. »
    Voilà l'histoire de cette bénédiction. Nous devons prendre ce récit de tromperie, de résistance à la volonté révélée de Dieu, de mensonge, d'hypocrisie, de favoritisme, de secret, de rébellion, d'un côté et de l'autre côté, en tenant compte de ce que nous lisons en Hébreux 11:20: « C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir. » Voici donc notre question: de quelle façon cela peut-il être par la foi? Il semble que ce soit l'opposé de la foi. Il semble qu'Isaac ait fait tout ce qui était en son pouvoir pour donner la bénédiction à Esaü. Pourtant nous voyons qu'Isaac se trouve dans le chapitre de la foi d'Hébreux 11.

DIEU EST SOUVERAIN

    Laissez-moi vous faire deux suggestions qui, je l'espère, mettront en lumière la façon dont Dieu voit tout cela et en quoi c'était de la foi. Nous aimerions comprendre comme Dieu le comprend. Ma première suggestion est qu'il est presque impossible d'étudier l'histoire de Jacob et d'Esaü en faisant abstraction de la vérité concernant la souveraineté de Dieu. En d'autres termes, Dieu arrive toujours à Ses fins. Il contrôle toutes choses. Il y a des choses qu'Il contrôle et dans lesquelles l'homme n'intervient pas; il y a d'autres choses qu'Il contrôle malgré l'intervention même contraire des hommes et il y a des choses qu'Il permet tout simplement dans le cadre de Son plan élevé et mystérieux. Mais dans tous les cas, Dieu arrive toujours à Ses fins. Toutes choses concourent à Son objectif. Il contrôle toutes les choses dans l'univers, soit par Ses commandements ou par Sa permission.
    Voici quelques illustrations. Nous avons déjà vu la première dans Genèse 25:23 qui dit: « Le plus grand sera assujetti au plus petit. » C'est une prophétie que Dieu a donnée, alors que les deux jumeaux étaient en conflit dans le ventre de leur mère. Cette prophétie devait arriver ou alors Dieu se serait trompé. Mais cela est une impossibilité. Peu importe ce qui allait se passer, cette prophétie « le plus grand sera assujetti au plus petit » devait être accomplie. Et par la souveraineté de Dieu cela allait être accompli.
    En lien avec cela, j'aimerais que l'on considère le passage de Romains 9:10-14 qui dit: « Et, de plus, il en fut ainsi de Rebecca, qui conçut du seul Isaac notre père; car, quoique les enfants ne fussent pas encore nés et qu'ils n'eussent fait ni bien ni mal, — afin que le dessein d'élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle — il fut dit à Rebecca: L'aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu'il est écrit: J'ai aimé Jacob Et j'ai haï Esaü. Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l'injustice? Loin de là! » Malachie 1:2-5 fait également référence à cela. Nous ne verrons pas le passage de Malachie ensemble, mais laissez-moi dire quelques mots au sujet de ce passage de Romains.
    Laissez-moi commencer avec Romains 11:33 qui dit: « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! » Vous devez être familiers avec le fait que Romains 9 à 11 sont les grands chapitres au sujet de la souveraineté de Dieu et ce verset est la fin de cette grande section. Elle se termine avec les mots « profondeur, insondables, incompréhensibles ». Le contexte nous montre que c'est Sa volonté souveraine qui est si profonde et insondable. Comme vous le savez, la relation entre la souveraineté de Dieu et la responsabilité de l'homme a été un sujet de guerre depuis des siècles. C'est toujours à nouveau un sujet pour des débats controversés. D'un côté nous avons la souveraineté de Dieu qui est, en plus grande partie, mystérieuse pour notre pensée humaine, et de l'autre côté nous avons la responsabilité de l'homme de répondre aux instruments que Dieu utilise. Lorsque je parle d'instruments, je veux parler de la Bible, des prédications, des amis et des familles chrétiennes, de l'influence de l’Église et des anciens, et de la manifestation de Christ dans le comportement chrétien et dans les circonstances et tout ce genre de choses.
    Après avoir connu le Seigneur depuis à peu près cinquante-trois ans, j'ai fini par arrêter de sonder ce qui est insondable. J'ai arrêté d'essayer de connaître ce qui ne peut être connu. J'ai arrêté d'essayer de comprendre ce qui est incompréhensible. Est-ce que cela semble sensé? Il y a des choses, dans la souveraineté de Dieu et la responsabilité de l'homme qui dépassent nos capacités de compréhension. Les arminiens, ceux qui pensent que l'homme a la responsabilité et la capacité de répondre, ne tiennent pas compte des arguments forts des calvinistes qui considèrent que Dieu règne sur son trône souverain. De la même manière, les calvinistes ne veulent pas tenir compte des arguments sérieux que les arminiens mettent en avant. Les deux groupes ont des arguments auxquels l'autre groupe refuse de répondre. J'ai passé beaucoup d'heures futiles à essayer de réconcilier ces arguments venant des deux côtés et à lire au sujet des arguments des deux groupes, qui chacun disent avoir des arguments qui permettent de tout mettre ensemble. Jusqu'à ce que le Seigneur Jésus revienne, l’Église aura toujours ses calvinistes de divers degrés et ses arminiens de divers degrés. Je me suis personnellement retiré de cette guerre.

  L’ÉLECTION DE DIEU TIENT DE SA PRE-CONNAISSANCE

    Ceci dit, il y a deux choses qui sont 100 % claires. L'une du côté de la responsabilité de Dieu et l'autre du côté de la responsabilité de l'homme. Du côté de la souveraineté de Dieu, il y a une connexion plus proche entre l'élection de Dieu et la pré-connaissance de Dieu, que ce que la plupart des gens réalisent. Souvent lorsque Dieu parle de l'élection ou de la prédestination, Il parle de cela en termes de sa pré-connaissance. Laissez-moi juste vous donner deux versets:

Romains 8:29: « Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l'image de son Fils, pour qu'il soit premier-né entre plusieurs frères. »
1 Pierre 1:1-2: « Pierre, apôtre de Jésus-Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l'Asie et de la Bithynie, qui séjournent parmi les nations, élus selon la pré-connaissance de Dieu le Père. »     Je ne dis pas que c'est l'entière réponse, mais cela aide à avoir de la lumière sur le caractère de Dieu. Dieu voit le futur et de quelle manière une personne va répondre, et ensuite Il élit selon cette pré-connaissance.


DIEU N'EST PAS L'AUTEUR DU PÉCHÉ

    La chose qui est 100 % sûre du côté de la libre volonté de l'homme et qui est acceptée par tous, quels que soient leurs points de vue, est que nous ne pouvons faire de Dieu le responsable du péché. Il n'est pas l'auteur du mal. Lorsque nous creusons cette discussion, cela nous amène à l'origine du péché. D'où vient le péché? Est-ce que cela vient des anges? Est-ce que cela vient de l'homme? Est-ce que cela vient du diable? D'où cela vient-il? Qui a créé le péché? Est-ce que cela est venu de Dieu, de Satan ou de l'homme? Jusqu'à ce que cette question trouve sa réponse, il y aura toujours un argument en faveur du camp des partisans de la libre volonté de l'homme.
    Personnellement, je viens à ce sujet comme un enfant. J'accepte les deux extrêmes: l'homme est responsable et Dieu est souverain. Toute vue de la souveraineté de Dieu qui amoindrit la responsabilité de l'homme est fausse. Toute vue de la responsabilité de l'homme qui amoindrit la souveraineté de Dieu est également fausse.
    Retournons maintenant à l'histoire de la bénédiction de Jacob et d'Esaü par Isaac, à la lumière de la souveraineté de Dieu. Le point souligné en Romains 9:10-14 est de montrer clairement que le salut n'est pas par les œuvres. C'est un grand texte qui prouve cela, parce que les deux bébés étaient encore dans le ventre. Ils n'avaient encore rien fait, ni en mal ni en bien. Je parle comme un fou, mais Dieu aurait pu s'épargner beaucoup de difficultés s'Il avait juste laissé Jacob naître le premier. Ensuite, il n'y aurait pas eu de problème au sujet de qui aurait le droit d'aînesse. Il aurait pu facilement faire cela, mais Il désirait montrer que tout est par grâce et non par les œuvres.
    J'aimerais encore faire une observation de plus au sujet d'Esaü et ensuite nous retournerons à la foi d'Isaac. En Genèse 27:34 il est dit: « Lorsque Esaü entendit les paroles de son père, il jeta un cri très grand et amer; et il dit à son père, Bénis-moi, moi aussi, mon père! » Puis en Genèse 27:38 nous lisons: « Et Esaü dit à son père, N'as-tu que cette seule bénédiction, mon père? Bénis-moi, moi aussi, mon père! Et Esaü éleva sa voix et pleura. » Lorsqu'Esaü a perdu sa bénédiction, il a pleuré et pleuré. Certaines personnes pourraient considérer cela à la lumière de Romains 9 et dire: « Ce n'est pas juste. Il était condamné avant même qu'il soit né. Et maintenant il désire se repentir, il désire la bénédiction, mais c'est impossible pour lui de l'avoir parce qu'il est une victime de l'élection de Dieu. »
    Je pense qu'Hébreux 12:16-17 peut nous aider à avoir davantage de lumière sur ce problème: « Qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Esaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet. » Lorsque vous lisez ces deux versets, il semblerait qu'il cherche à se repentir avec larmes. Mais ce n'était pas de la repentance, il désirait juste la bénédiction. Esaü était une personne profane et impudique. Hébreux nous dit que son repentir n'a pas trouvé de place. Il ne désirait pas se repentir. Dieu savait, avant qu'il ne soit né, qu'il allait être impudique et profane. Esaü n'était pas une victime de l'élection. Sa vie a été prophétisée par la pré-connaissance de Dieu. Si une personne choisit ce monde, si elle vend ses droits spirituels, alors elle ne devrait pas pleurer, si elle ne reçoit pas la bénédiction spirituelle.
    Très bien; tout cela est l'arrière-plan. Retournons à Hébreux 11:20 qui dit: « C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Esaü, en vue des choses à venir. » A la lumière de cette histoire, de quelle façon Isaac a-t-il béni son fils par la foi? Je crois que l'observation la plus simple est la suivante: nous devons considérer la foi d'Isaac dans le cadre de la souveraineté de Dieu. Voilà ce que je veux dire par cela. Isaac a clairement résisté à la connaissance révélée de Dieu. Il a essayé de façon délibérée de bénir le mauvais fils contre la volonté de Dieu. Et autant qu'il en savait, il a réussi. Au début, il ne savait pas qu'il avait été trompé. Je pense que c'est à ce point que sa foi est entrée en jeu. Vous voyez, je sais qu'il n'a pas béni Jacob et Esaü par la foi alors qu'il était en train de résister à la volonté révélée de Dieu, alors qu'il essayait de faire comme il le voulait. Cela n'est pas de la foi. Il n'a pas exercé la foi jusqu'à ce que Dieu ait conduit les événements, malgré Isaac, à travers Sa souveraineté. En d'autres termes, la foi s'est manifestée lorsque tout était terminé. Dans un sens, c'est lorsqu'il n'avait plus le choix. C'est lorsqu'il a vu qu'il ne pourrait pas faire comme il le désirait lui. Lorsqu'il a découvert que Dieu a utilisé des instruments indignes, en la personne de Rebecca et de Jacob, pour mettre Ses projets à exécution malgré sa résistance.
     Veuillez noter ce que dit Genèse 27:37: « Isaac répondit, et dit à Esaü: Voici, je l'ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, je l'ai pourvu de blé et de vin: que puis-je donc faire pour toi, mon fils? » Vous savez, il y avait beaucoup de pression au niveau terrestre sur Isaac parce que son fils favori, Esaü, est venu vers lui en pleurant. Son fils est venu vers lui les yeux remplis de larmes, le suppliant de changer d'avis et de lui donner la bénédiction, mais il a refusé et c'est là où se manifeste sa foi. Il a dit: « C'est fait mon fils, je ne peux pas changer le futur, je ne peux pas changer la volonté de Dieu. J'y ai résisté aussi longtemps que je l'ai pu, mais maintenant j'abandonne et j'accepte la volonté de Dieu. Peu importe combien tu pleures et tu me supplies, je ne peux pas aller contre la volonté de Dieu.» En Genèse 27:39-40, Isaac dit simplement à Esaü la vérité au sujet du futur et ce n'est pas une bonne nouvelle. Isaac déclare la vérité par la foi et dit: « Dieu a Sa propre volonté. Même si je ne l'aime pas, même si j'ai fait tout ce que je pouvais pour y résister, Dieu a conduit toutes choses pour imposer Sa volonté. » Une des évidences, de ce qu'Isaac a maintenant embrassé la volonté de Dieu, est que la bénédiction est maintenant pour le fils deuxième-né et cela est illustré dans le chapitre suivant. Vous savez qu'Esaü était rempli de haine, il était sur le point de tuer Jacob car il était déterminé à suivre l'exemple de Caïn et à tuer son frère, à commettre un fratricide.
    Voici ce que dit Genèse 28:1-4: « Isaac appela Jacob, le bénit, et lui donna cet ordre: Tu ne prendras pas une femme parmi les filles de Canaan. Lève-toi, va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends-y une femme d'entre les filles de Laban, frère de ta mère. Que le Dieu Tout-Puissant te bénisse, te rende fécond et te multiplie, afin que tu deviennes une multitude de peuples! Qu'il te donne la bénédiction d'Abraham, à toi et à ta postérité avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu habites comme étranger, et qu'il a donné à Abraham! » Vous voyez cette fois-ci Isaac n'est pas trompé, il connaît la volonté de Dieu, cette fois il sait que c'est Jacob qui est devant lui et non pas Esaü, mais maintenant il s'est résigné à faire la volonté de Dieu.

LORSQUE NOUS NOUS SOUMETTONS FINALEMENT À SA VOLONTE 
DIEU MET CELA À NOTRE CRÉDIT

    Mes chers amis en Christ, voici une leçon très précieuse, c'est une vérité très précieuse. Même après que j'ai résisté à Dieu et que j'ai combattu Sa volonté, après que j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que Dieu ne puisse pas accomplir ce qu'Il désirait, même après cela, je peux me résigner à accepter la volonté de Dieu, et c'est là où tout cela est merveilleux et je peux alors en recevoir un plein crédit. Comme Dieu est plein de grâce! Nous résistons, nous nous rebellons, nous faisons nos propres plans, mais Dieu accomplit malgré tout Ses desseins. Et finalement, lorsque nous n'avons même plus de choix, nous disons: « Ok, ok, je me soumets. » Et ensuite Dieu impute tout cela à notre foi. C'est cela qui est arrivé à Isaac. C'est par la foi qu'il a béni son fils, mais de quelle manière? A travers la souveraineté de Dieu qui s'est accomplie malgré ses plans.
    Est-ce que vous réalisez cela? A tout moment dans ma vie, à tout moment dans votre vie, peu importe à quel point vous êtes allés à l'encontre de la volonté de Dieu — et Isaac a fait cela pendant soixante-dix ans, c'est la durée d'une vie — si finalement vous courbez votre tête et que vous acceptez la volonté de Dieu, même si vous n'avez pas le choix, Dieu vous donne le crédit de la foi. J'ai vu cela avec des chrétiens qui ont résisté au diagnostic du docteur. Ils ont haï ce rapport, ils y ont résisté bec et ongles, ils n'ont pas mis leur confiance dans le Seigneur. Je connais un cas où la personne était très amère envers Dieu, en essayant tout pour éviter la volonté de Dieu, mais qui s'est finalement résignée lorsqu'elle n'avait plus de choix. Elle l'a accepté comme étant la volonté de Dieu, et selon la Bible, elle est morte dans la foi. Dieu est l'auteur et le consommateur de la foi.
    J'ai vu cela dans d'autres cas, comme des histoires d'amour, lorsque des chrétiens ont choisi des épouses non chrétiennes. Ils connaissaient la volonté de Dieu, qui est de ne pas se mettre sous un joug étranger, et pourtant ils sont allés contre la volonté de Dieu. Mais Dieu les a finalement conduit à une place où ils ont eu à se soumettre, et ensuite ils ont commencé à vivre par la foi. J'ai vu cela arriver dans une banqueroute, où des gens ont résisté à la volonté de Dieu et se sont finalement résignés, puis Dieu leur a donné le crédit de la foi.
    Cela arrive dans les tragédies, cela arrive dans les rejets, cela arrive lorsque l'on refuse une promotion à quelqu'un ou lorsqu'il y a des persécutions. Cela arrive lorsque les circonstances ne vous permettent pas d'aller là où vous pensez que Dieu aimerait que vous alliez. Il peut y avoir une violente résistance à la volonté de Dieu au début, mais ensuite une humble reconnaissance que la volonté de Dieu doit se faire. Habituellement lorsqu'il n'y a plus de choix, si ce n'est de se résigner, alors Dieu nous met cette foi à crédit. Qui aurait pensé que lorsque vous n'avez plus de choix, si ce n'est que de se soumettre, Dieu allait vous donner crédit pour cela? N'est-ce pas une chose merveilleuse? Voilà à quel point notre Dieu est bon.

LE JOUR OÙ NOUS SERONS TOTALEMENT DÉPENDANTS DE CHRIST

    Laissez-moi clore cette leçon avec une merveilleuse illustration de Jean 21. C'est quelque chose qui m'est très précieux. Jean 21:18 dit: « En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. » Ce verset parle d'un jour qui vient, pour de nombreux chrétiens, où ils devront devenir dépendants d'autres chrétiens. Il y aura quelqu'un d'autre qui vous prendra par la main et qui vous dira où vous devez aller et il se peut que vous n'aimiez pas cela. D'autres personnes feront des choix à votre place. Des personnes prendront votre main et vous guideront là où vous ne désirerez pas aller.
    C'est un moment difficile pour beaucoup de personnes, lorsqu'elles ne peuvent plus être indépendantes. Elles ne peuvent pas choisir leurs vacances, elles ne peuvent pas choisir ce qu'elles désirent manger, elles ne peuvent pas choisir leurs amis, parfois elles ne peuvent même pas choisir là où elles vont vivre. Elles ne peuvent plus faire les choses qu'elles avaient l'habitude de faire et on leur prend leur permis de conduire. Frères et sœurs, voici le côté glorieux de tout cela: le jour où vous n'aurez plus le choix est le jour où n'aurez plus besoin d'avoir peur de rater la volonté de Dieu pour votre vie. Peu importe à quel point vous essayerez d'aller par un autre chemin, vous n'aurez plus le choix quand la volonté de Dieu sera fixée pour vous.
    Pour ceux d'entre nous qui sommes sérieux au sujet de faire la volonté de Dieu, et qui ont recherché avec diligence à travers les années ce qui Lui plaît, et à ne pas aller contre Sa volonté, ce jour de dépendance est un jour de fête. Les Américains célèbrent le jour du 4 juillet. Le 4 juillet 1776 la déclaration d'indépendance a été adoptée, cela commémore le jour où les Américains ont été libérés des Anglais. Cela a été un jour de célébration. Ce jour d'indépendance est habituellement associé à des feux d'artifice, à des parades, à des barbecues, à des carnavals, à des pique-niques et des concerts, à des réunions de famille et à de nombreuses cérémonies.
    Je pense qu'en tant que chrétiens, si nous avions la pensée de Christ nous ne célébrerions pas le jour de l'indépendance, nous célébrerions le jour de la dépendance. Cela devrait être un jour tout particulier sur le calendrier. Le jour de la dépendance est le début du moment où je ne manquerai plus jamais la volonté de Dieu pour ma vie. Si je ne deviens pas sénile et si ce jour arrive pour moi, je pense que je le célébrerai avec des feux d'artifice, un grand gâteau et un pique-nique avec ma famille. Je désire célébrer le jour de la dépendance. C'est par la foi qu'Isaac a béni ses fils et par la miséricorde souveraine de Dieu, lorsqu'il y a été forcé, il a accepté la volonté de Dieu et Dieu lui a donné tout le crédit de la foi pour cela. Que Dieu puisse rendre ces choses réelles dans nos cœurs.

    Prions: Père, nous Te remercions tellement de ce que nous savons que Tu es le Dieu souverain et de ce que Tu règnes sur ton trône. Seigneur, nous Te remercions pour le jour qui vient pour de nombreuses personnes, pour ce jour de dépendance, lorsque nous ne serons plus préoccupés par la possibilité de rater Ta volonté. Donne grâce et tout particulièrement aux plus âgés, alors qu'ils font face à cette glorieuse libération. Aide-les à voir Ta volonté dans toutes les choses. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.


lundi 2 décembre 2013

(24) HÉBREUX - LA FOI DE SARAH (Hébreux 11:11-12) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingt-quatrième leçon sur cette merveilleuse épître aux Hébreux.

RÉSUMÉ

    Dans notre étude d'Hébreux, nous sommes arrivés à Hébreux 11.Si Hébreux 11 est connu pour être le chapitre au sujet de la foi: c'est parce que le Saint-Esprit a sélectionné de nombreux événements et individus de l'Ancien Testament et les a utilisés pour illustrer la simplicité de la foi. En lui-même, Hébreux 11 est probablement le plus grand chapitre sur la foi dans la Bible. Mais dans le livre d'Hébreux, et nous devons étudier cela dans son contexte, ce n'est pas simplement un chapitre au sujet de la foi. Hébreux 11 est un chapitre de transition. En d'autres termes, il fait le lien entre ce qui est avant et ce qui vient après.
    Qu'est-ce qui est arrivé avant Hébreux 11? La réponse est Hébreux 1 à 10. Nous avons appelé Hébreux 1 à 10 la doctrine. Ce sont des enseignements, des instructions. Dans Hébreux 1 à 10, nous avons la doctrine que le Dieu-Homme, le Seigneur Jésus, est notre Grand Prêtre selon l'ordre de Melchisédek. Voilà la doctrine. Qu'est-ce qui vient après Hébreux 11? La réponse est Hébreux 12 à 13, le reste du livre. Nous appelons cela la section pratique, le résultat, le fruit. Qu'est-ce qui sera vrai dans ma vie, si je crois réellement que le Dieu-Homme est mon Grand Prêtre selon l'ordre de Melchisédek? La réponse est les chapitres 12 et 13. Comment puis-je alors passer des chapitres 1 à 10 à 12 et 13? La réponse est par la simplicité de la foi. C'est pour cette raison qu'Hébreux 11 est placé entre les deux sections du livre. C'est parce que cela me donne le comment. Le livre d'Hébreux ne me laisse pas tout simplement en train de me gratter la tête, en me disant: « Qui est cet Homme-Dieu? De quelle manière ces deux aspects de Sa personne sont-ils unis ensemble? Quel est Son sacerdoce? Comment est-ce que cela fonctionne? Qui est Melchisédek? » Toutes ces choses sont de la doctrine. Et c'est toujours par la simplicité de la foi que les choses deviennent applicables et pratiques. C'est là où nous sommes arrivés dans ce chapitre de transition.

LA FOI N'EST JAMAIS PLUS FORTE QUE CE EN QUOI NOUS METTONS NOTRE CONFIANCE

    Nous avons considéré les illustrations de Dieu une par une, pour nous permettre de voir les aspects variés de la foi qui feront que les doctrines deviendront pratiques. On n'y trouve pas toutes les choses qui concernent le sujet de la foi. Il ne s'y trouve que les illustrations qui nous permettront de bien comprendre la première partie d'Hébreux et de nous conduire dans la seconde partie. Je vous rends attentifs au fait que les illustrations de la foi mentionnées ici, nous ramènent toujours à notre union avec Christ. Je vous rends attentifs à cela parce qu'à la base, la foi doit avoir un objet. La foi n'est jamais plus forte que ce en quoi vous mettez votre confiance. Si vous mettez votre confiance en quelque chose de faible, vous pouvez avoir toute la foi du monde, mais cela ne vous aidera pas. Si je fais quatre-vingt-dix kilogrammes et que je désire marcher sur de la glace qui peut supporter quatre-vingt kilogrammes, toute la foi du monde ne sera pas suffisante pour traverser, à cause de la fragilité de ce en quoi j'ai mis ma confiance.
     Puisqu'une petite foi permet de saisir un grand Christ, il ne s'agit pas de savoir combien de foi vous avez, mais en quoi vous mettez votre foi. De nombreux chrétiens sont tombés dans l'erreur qui consiste à mettre leur foi dans leur foi. Ils pensent que c'est en ayant plus de foi ou une foi plus forte qu'ils pourront réussir. Ils prient: « Seigneur donne-moi une foi plus sincère. Augmente ma foi. » Est-ce que vous réalisez que lorsque les disciples ont demandé au Seigneur d'augmenter leur foi, ils ont été presque toujours repris par le Seigneur? Vous n'avez pas besoin de davantage de foi, vous avez simplement besoin du bon objet pour votre foi. J'ai besoin de faire confiance à Jésus et vous avez besoin de mettre votre confiance en Jésus. Plus vos yeux sont sur le Seigneur Jésus, moins vous aurez en réalité besoin de foi.
     Voilà où nous sommes arrivés. Pour l'instant nous avons vu cinq illustrations.

Hébreux 11:3: L'illustration de la création.
Hébreux 11:4: L'illustration d'Abel
Hébreux 11:5-6: L'illustration d'Hénoc
Hébreux 11:7: L'illustration de Noé
Hébreux 11:8-19: Deux illustrations d'Abraham      Voilà ce que nous avons vu jusqu'à présent. Nous n'avons pas encore considéré l'illustration de Sara que l'on trouve en Hébreux 11:11-12. Nous l'avons mise de côté parce que Dieu nous donne deux illustrations au sujet d'Abraham, et je désirais d'abord considérer le cas d'Abraham. Mais maintenant nous revenons à Sara. Hébreux 11:11-12 dit: « C'est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d'avoir une postérité, parce qu'elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. C'est pourquoi d'un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu'on ne peut compter. »
      Pour bien saisir ce que le Saint-Esprit désire souligner ici, et pour apprécier Sara et sa confiance dans le Seigneur, laissez-moi mettre en avant les choses auxquelles le Saint-Esprit nous rend attentifs. J'aimerais que vous remarquiez, et ce n'est pas uniquement ici, il y a également un autre endroit, que lorsque Dieu nous rend attentifs à la foi de Sara, c'est en lien avec Abraham. En d'autres termes, il ne s'agit pas de Sara seule. Il s'agit de Sara et d'Abraham. Ce n'est pas le seul endroit dans la Bible où l'on utilise l'illustration de la foi de Sara. En 1 Pierre 3:1-6, nous trouvons une autre illustration de la foi de Sara. En fait dans ce passage, elle est appelée la mère de la foi. Vous savez qu'Abraham est le père de la foi, eh bien Sara est la mère de la foi et nous sommes ses enfants, si nous croyons de la même façon qu'elle l'a fait.
     On peut remarquer que dans le récit de 1 Pierre 3, on voit à nouveau que Sara est unie à Abraham. Nous ne pouvons pas comprendre la foi de Sara sans la mettre en lien avec celle d'Abraham. Mais comme nous ne sommes pas dans le livre de 1 Pierre, focalisons-nous sur Hébreux 11. Comme nous l'avons fait pour les autres illustrations, il nous sera utile de nous remémorer l'histoire de Sara dans la Genèse. Ce que j'aimerais donc faire, c'est simplement donner suffisamment d'informations sur l'arrière-plan de cette histoire, afin que le principe que nous en tirerons soit tout à fait clair. Veuillez noter l'expression du verset 11:11: « malgré son âge avancé. » En d'autres termes, Sara était très âgée.
    Habituellement les femmes n'aiment pas donner leur âge. Peut-être que vous serez intéressés de savoir que dans votre Bible, la seule femme dont on nous donne l'âge est Sara. Elle est la seule dont nous connaissions l'âge. Selon Genèse 23:1, lorsque Sara est décédée, elle avait cent vingt-sept ans. Elle a donc vécu jusqu'à un âge bien avancé. Abraham a encore vécu trente-huit ans après que sa première femme soit morte. Mais l'âge auquel l'auteur fait référence en Hébreux n'est pas cent vingt-sept ans lorsqu'elle est décédée, mais à celui que l'on trouve en Genèse 17:17. Genèse 17:17 nous dit qu'elle avait quatre-vingt-dix ans lorsqu'elle est tombée enceinte. C'est à cet âge que j'aimerais vous rendre attentifs. C'est à cet âge que fait référence le verset 11:11 lorsqu'il dit: « malgré son âge avancé. »
     Combien de femmes de quatre-vingt-dix ans connaissez-vous qui sont enceintes ou sont tombées enceintes? Vous n'en avez probablement jamais rencontrées. En Romains 4, nous trouvons un autre commentaire sur ce sujet. Romains 4:19 dit: « Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et l'épuisement du sein de Sara. » Ici on nous parle de « l'épuisement du sein de Sara ». Pour comprendre l'illustration de Dieu sur la foi, il faut que vous compreniez que Sara était « deux fois morte ». Ce que je veux dire par cela est que Genèse 11:30 dit: « Sara fut stérile. Elle n'avait pas d'enfant. » Par conséquent, son sein était déjà mort avant de mourir. Son sein était mort parce qu'elle était stérile. En d'autres termes, elle n'était pas capable d'avoir des enfants. Qu'est-ce qui se passe lorsque qu'une femme qui est stérile devient âgée? Elle ne peut pas avoir d'enfant parce qu'elle est stérile et lorsqu'elle devient vieille, elle a encore moins de chance d'en avoir. Dieu est en train de souligner l'absolue impossibilité pour Sara de pouvoir un jour porter du fruit, c'est-à-dire d'avoir des enfants.
     Je vous ai dit que dans son illustration de la foi, elle est liée à Abraham. Ce qui est dit d'Abraham est également dit de Sara. Hébreux 11:12 dit: « C'est pourquoi d'un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu'on ne peut compter. » Le problème n'est donc pas uniquement que Sara ne peut pas avoir d'enfant, mais Sara a également dépassé l'âge d'avoir des enfants, ainsi que son mari. Tous les deux sont morts par rapport au fait d'avoir des enfants. Abraham avait, à cette époque, cent ans et nous lisons qu'il est déjà usé de corps.
     Romains 4 ne parle pas uniquement de l'épuisement du sein de Sara, mais voici à nouveau ce que dit Romains 4:19: « Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et l'épuisement du sein de Sara. » Abraham fait donc le constat que son corps est usé et que le sein de Sara est épuisé. Il a reçu la promesse qu'il aurait un fils et il s'assoit pour y penser. Et alors qu'il y pense, il se dit: « Il n'y a aucune possibilité. Sara est stérile et âgée, je suis aussi âgé, nous sommes comme morts tous les deux, cela ne peut pas arriver. » Vous devez comprendre cela sinon vous ne pourrez pas comprendre de quelle façon le Saint-Esprit nous rend attentifs à la foi de Sara. Quelle a été la première réponse d'Abraham, lorsqu'il a appris que son épouse de quatre-vingt-dix ans allait être enceinte et qu'il allait être père à cent ans?

RIRE À CAUSE DE LA FOI OU DE L’INCRÉDULITÉ

    Genèse 17:17 dit: « Et Abraham tomba la face contre terre, et il rit, et il dit en son coeur: Naîtra-t-il un enfant à un centenaire? Et Sara, une femme de quatre-vingt-dix ans, enfantera-t-elle? » Ne lisez pas cela à la légère. Au début, je pensais qu'Abraham a ri parce que c'était trop gros pour le croire et qu'il prenait cette annonce plutôt comme une blague. Mais je ne le crois pas à cause de Romains 4:20 qui dit: « Mais à l'égard de la promesse de Dieu, il ne douta point par incrédulité, mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu. » Et Romains 4:18 dit aussi: « Espérant contre toute espérance, il crut. » Et comme il est dit qu'il tomba la face contre terre, puis-je vous suggérer qu'il est tombé sur sa face en adoration et a ri. Il a reconnu qu'ils étaient tous les deux comme morts. Il a reconnu l'impossibilité de tout cela, mais lorsqu'il a entendu le Seigneur en parler, il y a cru et il était si reconnaissant envers le Seigneur qu'il y ait cette possibilité, qu'il est tombé sur sa face et a ri.
     C'est en contraste par rapport à Sara. Abraham est tombé sur la face en riant, mais quelle a été la réponse de Sara? Voici ce que disent les anges qui viennent visiter Abraham et Sara en Genèse 18:9-15: « Puis ils lui dirent: Où est Sara, ta femme? Il répondit: Elle est là dans la tente. Et il dit: Certainement je reviendrai chez toi l'an prochain, et voici Sara ta femme aura un fils. Et Sara entendait cela à l'entrée de la tente, derrière lui. Or Abraham et Sara étaient des vieillards, fort avancés dans la vie; Sara était hors d'âge. Et Sara rit en elle-même en se disant: Vieille comme je suis, aurais-je encore du plaisir? Et mon seigneur est vieux. Et l'Eternel dit à Abraham: Pourquoi donc Sara a-t-elle ri en se disant: Est-ce que vraiment j'enfanterai, vieille comme je suis? Y a-t-il rien qui soit trop merveilleux pour l'Eternel? A cette saison je reviendrai vers toi l'an prochain, et Sara aura un fils. Et Sara nia disant: Je n'ai pas ri; car elle eut peur. Mais il lui dit: Non, car tu as ri. »
     Vous voyez, le rire de Sara était davantage un signe d'incrédulité que d'adoration. Juste en passant, je désirais souligner le fait qu'en 1 Pierre 3:6, il nous est dit que le fait que Sara a appelé Abraham son Seigneur a été mis au crédit de sa foi. Eh bien ce n'est qu'en Genèse 18:12 que nous lisons qu'elle dit cela, et ce qui est merveilleux c'est que l'on trouve cela dans une phrase qui marque son incrédulité. Elle dit: « Vieille comme je suis, aurais-je encore du plaisir? Et mon seigneur est vieux. » Et Dieu met cela au crédit de sa foi. N'est-ce pas incroyable de voir comment Dieu écoute vos paroles et s'il s'y trouve quelque chose qu'Il peut récompenser, Il le fera? Mais c'est un autre sujet.
     Abraham a ri, mais il croyait Dieu. Sara, elle, a ri par incrédulité puis l'a nié disant: « Non je n'ai pas ri. » Mais Dieu dit: « Si tu l'as fait. » Cela correspond assez à ce que Luc décrit au sujet de Zacharie le père de Jean Baptiste et Marie la vierge de Nazareth. Les deux ont reçu la visite d'un ange leur annonçant une chose impossible. A Zacharie, on a dit que sa femme déjà âgée allait avoir un enfant. A Marie, on a dit que bien qu'elle soit vierge, elle allait concevoir par la puissance du Saint-Esprit. Ils ont tous les deux réagi de la même façon en disant: « Mais comment est-ce que cela est possible? » Dieu a blâmé Zacharie pour son incrédulité, mais cela a été mis au crédit de la foi de Marie. Ce sont les mêmes paroles parce que Dieu voit le coeur. Abraham a ri et c'est de la foi. Mais Sara a ri et c'est de l'incrédulité. C'est possible parce que Dieu voit le cœur.
     Je peux concevoir qu'au niveau terrestre, c'est une situation dont on peut rire. Toute cette idée peut faire rire. Du fruit venant du sein d'une femme stérile et âgée et d'un homme qui a déjà cent ans, ce n'est pas possible. En Genèse 18:10 il est dit: « Je reviendrai vers toi à cette même époque; et voici, Sara, ta femme, aura un fils. » Vous voyez, Dieu promet de revenir lorsque le bébé sera né. Hébreux 11:11 dit: « C'est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d'avoir une postérité. » Cela est au début et Genèse 18:10 dit que Dieu ne lui a pas uniquement donné la puissance pour concevoir, mais qu'Il se manifestera également pour l'accouchement, et j'ai trouvé que cela était vraiment une précieuse vérité et une merveilleuse promesse. Dans le récit de la Genèse, nous n'avons aucun signe qui montre que Dieu est revenu lorsque l'enfant de la promesse est né. Mais nous savons qu'Il l'a fait. Je trouve que c'est une merveilleuse parole à partager avec quelqu'un qui attend un enfant. Dieu est celui qui permet de devenir enceinte et Il dit qu'Il sera également là pour l'accouchement.
     Mais cela n'est pas le principe que nous aimerions illustrer. Cela illustre sûrement le fait que Dieu est l'alpha et l'oméga, le début et la fin, le premier et le dernier, l'auteur de la foi et le consommateur de la foi, et qu'Il est Celui qui a commencé une bonne œuvre et qui l'achèvera. Ceci dit, vous connaissez la fin de l'histoire. Genèse 21:1-2 dit: « L’Éternel se souvint de ce qu'il avait dit à Sara, et l’Éternel accomplit pour Sara ce qu'il avait promis. Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. » Genèse 21:6-7 dit: « Et Sara dit: Dieu m'a fait un sujet de rire; quiconque l'apprendra rira de moi. Elle ajouta: Qui aurait dit à Abraham: Sara allaitera des enfants? Cependant je lui ai enfanté un fils dans sa vieillesse. » Vous voyez ce qui arrive? Dieu a changé le rire d'incrédulité en rire de la foi. Est-ce que vous savez ce que signifie le nom d'Isaac? Isaac signifie « il rit. » Il n'est pas surprenant pour moi que celle qui a eu un rire d'incrédulité puisse dire: « J'ai un grand nom pour mon enfant. Appelons-le « il rit » parce que ce n'est que par la puissance de Dieu qu'il peut y avoir le rire de la foi. » C'est comme cela que leur fils a été appelé « il rit. »
     Voilà pour ce qui est des faits. Retournons maintenant à notre passage d'Hébreux 11:11-12: « C'est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d'avoir une postérité, parce qu'elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. C'est pourquoi d'un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu'on ne peut compter. » Au niveau terrestre, la manifestation de la foi de Sara et d'Abraham, peu importe à quel point tout cela peut sembler risible et absurde, comporte un moment où Abraham et Sara se sont mis ensemble pour avoir des relations intimes. Je ne vais pas insister là-dessus parce que c'est délicat d'en parler, mais vous pouvez tous voir comment à la fin, la foi est fonction de la volonté. Cela dépasse l'intellect et peu importe à quel point cela vous fait rire et même si vous doutez, le vieil homme et la vieille femme ont dû avoir suffisamment de foi pour s'unir dans une union intime pour concevoir un enfant.

DIEU PRODUIT DU FRUIT LORSQUE LA NATURE EN EST INCAPABLE

    Mais le fait que la foi est un problème lié à la volonté n'est pas le point que le Saint-Esprit souligne ici. C'est vrai, mais ce n'est pas le sujet ici. Laissez-moi donc vous le donner. Le point mis en avant ici, selon le verset 11:11 est de faire confiance au Dieu qui est fidèle pour produire du fruit lorsque la nature ne peut rien faire. Voici comment c'est le cas ici. Sara et Abraham devaient faire confiance à Dieu pour qu'Il puisse produire du fruit là où la nature ne pouvait rien faire. Isaac est l'illustration de Dieu du fruit surnaturel.
    Comment puis-je produire du fruit? Voilà la question, voilà le problème. Vous vous rappelez que lorsque Sara était stérile, elle a essayé de tomber enceinte. Elle a essayé d'avoir des enfants. Elle n'a pas accepté le fait d'être stérile. Lorsque cela n'a pas réussi, elle a essayé à nouveau et à nouveau et à nouveau. Elle a essayé de produire du fruit à travers Agar sa servante. Vous connaissez la triste histoire. Hébreux 11 commence après que son « sein soit épuisé », lorsqu'il était mort. Sara a dû un jour cesser d'essayer de produire du fruit avec un sein mort, et chaque chrétien doit aussi un jour abandonner l'idée de produire du fruit pour Dieu.
     Laissez-moi essayer de vous expliquer cela en termes de réalité spirituelle et tout cela sera probablement plus clair. Voilà la réalité, chaque chrétien et cela sans exception, les jeunes, les vieux, les matures, les immatures, ceux qui recherchent le Seigneur et ceux qui sont rétrogrades, chaque chrétien a « un sein stérile. » Il n'y a pas un seul chrétien sur la planète qui puisse produire du fruit pour Dieu. Nous avons besoin de comprendre cela. Souvent lorsque les chrétiens demandent: « Avez-vous eu du fruit? », ce dont ils parlent est « gagner des âmes », la mission, l'évangélisation ou le fait de conduire quelqu'un à la foi en Jésus-Christ qui sauve.
     C'est bien plus grand que cela. Le fruit peut inclure le fait de gagner des âmes. Ceci dit, il est intéressant de voir que dans le Nouveau Testament, ce n'est jamais le cas, à part peut-être dans un cas qui peut faire supposer cela dans Jean 4, où Jésus parle des champs qui blanchissent. Mais à part ce cas, je ne peux trouver d'autres passages. Lorsque l'on parle de fruit, on parle de caractère, de vertus et de manifestation du Seigneur Jésus, comme en Galates 5:22-23 qui dit: « Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi, la loi n'est pas contre ces choses. » Voilà ce que je veux dire lorsque je parle de fruit.
     Quelle est la possibilité pour moi en tant que chrétien d'aimer? La réponse est aucune, parce que je suis stérile. Quelle est la possibilité pour moi en tant que chrétien d'exercer la patience? La réponse est aucune, je suis stérile. Et ce qui est vrai de la patience est également vrai de la joie, de la paix, de la bonté, de la bienveillance, de la fidélité, de la douceur et de la maîtrise de soi. Selon les récits bibliques, lorsque Sara était stérile, elle n'avait pas la foi. Elle a essayé, essayé, essayé pour que son sein puisse concevoir un enfant. C'est pitoyable de voir des chrétiens lutter et lutter pour essayer de vivre la vie chrétienne, sans jamais reconnaître le fait qu'ils sont stériles et qu'ils ne sont donc pas capables de produire du fruit. Il est presque impossible de les convaincre qu'ils sont stériles.

LA CHAIR NE PEUT PAS ÊTRE AMÉLIORÉE

    Les chrétiens se fâchent avec eux-mêmes chaque fois qu'ils ratent et ils disent: « Oh, non, j'ai encore raté. J'aurais tant désiré réussir. J'ai essayé si fort de pardonner. J'ai essayé si fort d'être patient et d'abandonner le péché, mais je n'ai pas réussi. » Avez-vous déjà essayé de faire cela? C'est impossible. Je ne peux pas arrêter d'être jaloux, envieux, etc. Jean 3:6 dit: « Ce qui est né de la chair est chair. » Cela sera toujours la chair et Jésus n'est pas venu pour améliorer la chair. Il n'est pas venu pour me changer. Je ne peux pas être changé et vous ne pouvez pas être changés. Peu importe à quel point nous aimons chanter ce refrain: « Change-moi Seigneur », cela n'arrivera pas. Votre changement viendra, mais ce sera à la résurrection. Dieu ne vous changera pas et c'est pour cela que le message de la vie chrétienne n'est pas un changement, mais un échange. C'est Sa vie contre la mienne, Sa vie à la place de la mienne. Ce n'est pas ma vie qui est améliorée et qui va mieux, car je suis stérile et je ne peux pas m'améliorer.

DIEU NE NOUS AIDE PAS, IL EST NOTRE AIDE

    Il y a tant de personnes qui font comme Sara qui, lorsqu'elle a vu qu'elle était stérile, a essayé de trouver une parade au problème de sa stérilité. Elle a essayé d'aider Dieu. Les chrétiens font pareil, ils demandent à Dieu de les aider. Mais Dieu ne va pas vous aider. Il est votre aide! Ce n'est pas la même chose. Dieu ne va pas vous aider à avoir plus de patience. Les chrétiens prient comme cela: « Seigneur donne-moi un peu plus de patience. Je n'en avais pas assez la semaine dernière, j'en ai besoin de plus cette semaine. » Cela ne va pas se passer comme cela. Ce que Dieu a fait avec Sara, c'est qu'Il a attendu qu'elle ait quatre-vingt-dix ans et qu'elle réalise finalement que son sein stérile est également maintenant mort, et qu'elle ne pourra pas avoir d'enfant parce qu'elle est trop âgée. Elle n'a pas réalisé qu'elle ne pouvait pas porter du fruit lorsqu'elle était stérile, par conséquent Dieu a dû attendre jusqu'à ce qu'elle devienne vieille et faible et qu'elle arrive finalement à la place où elle dit: « Je sais que je ne peux pas produire du fruit. »
     C'est un glorieux moment pour Dieu d'emmener quelqu'un à voir finalement que « son sein stérile est mort. » Aussi longtemps que vous pensez que votre sein peut produire quelque chose, vous allez essayer et essayer et essayer. Et vous continuerez d'échouer, de rater. Mais par la grâce de Dieu, un jour viendra où vous direz: « Non seulement mon sein est stérile, mais il est également vieux. Cela n'a jamais marché et cela ne marchera jamais. » Selon Hébreux 11:11, la foi de Sara a commencé lorsque malgré son âge avancé, elle fut rendue capable d'avoir une postérité, parce qu'elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. C'est à ce moment qu'elle a ri à la suggestion que le Seigneur avait faite et a dit: « Ce n'est pas possible. Ma capacité pour concevoir, ma capacité pour devenir enceinte, ma capacité pour produire du fruit, ma capacité pour recevoir la semence de la vie est passée. Je n'ai plus qu'une seule espérance maintenant. C'est un Dieu fidèle qui peut produire du fruit dans un sein stérile qui est maintenant mort. » Et maintenant Dieu dit qu'Il peut finalement commencer à faire quelque chose.

TOUT CE QUE DIEU ME COMMANDE DE FAIRE EST IMPOSSIBLE

    Vous voyez, il n'y a finalement plus de lutte chez Sara pour essayer de vivre la vie chrétienne. Sara est maintenant l'image de quelqu'un qui a décidé d'arrêter d'essayer. C'est un glorieux jour pour un chrétien de venir à la place où il admet qu'il ne peut pas vivre la vie chrétienne. Quel merveilleux moment où le chrétien accepte qu'il ne peut pas aimer. Dieu m'a appelé à aimer Lillian. Qu'y a-t-il de plus naturel que d'aimer cette merveilleuse femme? Je ne peux pas l'aimer comme Christ a aimé l’Église, alors comment vais-je pouvoir aimer mes ennemis et prier pour ceux qui me persécutent? Je ne peux pas tendre l'autre joue. Je ne peux pas faire un second mile. Je ne peux pas regarder comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles je peux être exposé. Je ne peux pas rendre grâce en toutes choses. Ce n'est pas possible. Tout ce que Dieu me commande de faire est impossible. Jésus dit: « Etends ta main sèche. Mais c'est impossible, ma main est sèche. » Jésus dit: « Prends ton lit et marche. Mais c'est impossible, je suis paralysé. » Jésus dit: « Petite fille lève-toi. C'est impossible, je suis morte. » Jésus dit: « Lazare, sors. Mais c'est impossible je suis mort en train de pourrir derrière cette pierre et comme Marthe l'a dit, cela sent déjà mauvais. »
     A cause de mon sein « qui est mort », je ne suis même pas capable d'aimer ma famille comme Dieu s'attend à ce que je l'aime. Je ne peux rien produire. Ainsi Sara est finalement arrivée à la place au-delà du sein épuisé, jusqu'au sein mort où il était risible de penser qu'il pouvait en sortir quelque chose et maintenant par la foi, elle va être capable de produire du fruit. Je ne peux pas dire suffisamment que tous les chrétiens doivent réaliser qu'ils sont stériles. Il faut qu'il y ait un moment où les chrétiens arrêtent de croire que s'ils essaient davantage, s'ils prient davantage, s'ils jeûnent davantage, s'ils se lèvent plus tôt, s'ils lisent toute la Bible en un an, s'ils vont à l'église, s'ils ont des moments de méditation, s'ils participent au repas du Seigneur, s'ils servent les autres, alors cela les aidera à ne plus être stériles.
     La réalité c'est que vous ne pouvez pas venir en aide à votre sein stérile et mort. Mais maintenant Sara est arrivée au-delà de cela, elle a accepté qu'elle ne pouvait rien faire, et elle a appris à demeurer en Christ comme il est écrit en Jean 15:4-5: « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » Pourquoi continuons-nous à lutter avec cela? Pourquoi ne pouvons-nous pas simplement le croire? Nous ne pouvons rien faire en dehors de Christ.
     D'après Hébreux 11, Dieu avait une promesse à donner à Sara et elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. Voilà la vérité qui nous est rapportée en Romains 7:4 qui dit: « De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. » Voilà le message de la foi de Sara.
      Laissez-moi vous donner ce test objectif. Si vous considérez votre vie chrétienne jusqu'à présent, avez-vous déjà été déçus par votre vie chrétienne? Vous êtes-vous déjà sentis mal parce que vous avez raté et avez-vous déjà souhaité avoir une nouvelle opportunité pour essayer de faire les choses d'une autre manière? Si vous répondez: « oui », alors c'est le signe que vous n'avez pas encore compris l'évangile du « sein stérile. » Parce que si vous avez été déçus, cela montre que vous vous attendiez à réussir, cela montre que vous aviez une espérance, et si vous avez la moindre espérance que votre « sein stérile » puisse produire quelque chose, c'est que vous n'avez pas reconnu qu'il est stérile. Chaque fois que vous êtes déçus par votre vie chrétienne, vous êtes en train de dire: « J'attendais mieux de moi. Je m'attendais à pouvoir faire mieux que cela. » Mais vous ne pouvez pas mieux faire et si c'était à refaire, vous rateriez à nouveau.

DIEU DONNE LE COMMANDEMENT ET LA PROVISION POUR L'ACCOMPLIR

    Ceux qui ont compris l’Évangile ne sont pas déçus par leur vie. En fait lorsqu'ils ratent, ils se réjouissent, ils tombent sur leur face comme Abraham l'a fait en adoration, ils louent Dieu et rient et ils disent: « Comme j'ai été stupide de penser que je pouvais le faire. Comme c'est stupide de ma part de penser que je pouvais être patient, gentil, compatissant et que je pouvais être le mari que Dieu voulait que je sois quand Il m'a créé. C'est stupide. » Mais il y a un Dieu qui a promis qu'Il allait me donner la capacité de concevoir. Est-ce que cela signifie que je ne peux pas aimer mon épouse Lillian comme Christ a aimé l’Église? Si je le peux, parce que pour toutes les choses qu'Il commande, Il donne également les provisions pour les accomplir. Tous les commandements sont également des promesses. Toutes les choses que Dieu commande sont également accompagnées des capacités pour les appliquer par la puissance du Saint-Esprit qui vit dans ma vie, c'est la vie de Dieu. Tout comme celui de Sara mon sein stérile est mort, il ne peut rien concevoir.

LA VIE CHRÉTIENNE EST UN MARIAGE, PAS UN ENTERREMENT

    Est-ce que vous vous rappelez lorsque les disciples de Jean sont venus vers Jésus en disant: « Pourquoi jeûnons-nous souvent alors que tes disciples ne jeûnent pas? » Est-ce que vous vous rappelez la réponse que Jésus a donnée? Il a dit: « C'est parce que la vie chrétienne est un mariage, pas un enterrement. » Voilà quelle a été sa réponse. Il a dit: « Ils ont l'époux. Mais le jour viendra où l'époux sera enlevé et ensuite ils pourront être tristes. » (cf. Matthieu 9:14-15) La raison pour laquelle les chrétiens sont attristés de nos jours, est qu'ils ne vivent pas un mariage avec le Seigneur Jésus. Sara, pour sa part, a reçu les capacités pour concevoir.
     Pour terminer l'histoire de Sara laissez-moi citer deux versets d'Esaïe et un d'Osée:

Esaïe 54:1: « Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes plus! Fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n'as plus de douleurs! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui est mariée, dit l'Eternel. »
Esaïe 54:5: « Car ton créateur est ton époux: l'Eternel des armées est son nom; et ton rédempteur est le Saint d'Israël: il se nomme Dieu de toute la terre. »
Osée 14:8: « C'est de moi que tu recevras ton fruit. »      Voilà pour ce qui concerne l'illustration de Sara. Je vous propose maintenant de prendre la prochaine illustration même si nous ne pourrons que la commencer et que nous devrons la terminer dans notre prochaine leçon.


LA FOI D'ISAAC

    Hébreux 11:20 dit: « C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir. » C'est le seul verset au sujet de la foi d'Isaac. Tous ceux qui connaissent le récit de la Genèse concernant Isaac, se grattent la tête et se demandent: « Mais de quoi est-il en train de parler? » lorsque l'auteur du livre d'Hébreux dit: « C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir. » On a envie de lui demander: « N'es-tu pas en train de plaisanter? Est-ce que tu te rappelles du récit de la Genèse? » Laissez-moi vous rappeler les faits. Tout comme Sara, la femme d'Isaac, Rebecca, était stérile. Genèse 25:21 dit: « Isaac implora l’Éternel pour sa femme, car elle était stérile, et l’Éternel l'exauça: Rebecca, sa femme, devint enceinte. » Vous vous rappelez que lorsqu'elle a conçu, elle a eu des jumeaux qui sont Jacob et Esaü. Lequel des deux est né le premier, Jacob ou Esaü? Genèse 25:25-26 dit: « Le premier sortit entièrement roux, comme un manteau de poil; et on lui donna le nom d'Esaü. Ensuite sortit son frère, dont la main tenait le talon d'Esaü; et on lui donna le nom de Jacob. Isaac était âgé de soixante-ans, lorsqu'ils naquirent. » Mais avec la naissance des jumeaux, Dieu a également donné une prophétie. L’Éternel dit en Genèse 25:23: « Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles; un de ces peuples sera plus fort que l'autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit. »
     Même si Esaü est né le premier, il deviendra le serviteur du deuxième. Le plus vieux va servir le plus jeune. Dieu prédit que Jacob allait recevoir les bénédictions du premier-né, même si c'est Esaü qui était né le premier. La façon dont Dieu allait faire cela est une histoire à part que nous n'aborderons pas dans cette leçon. Le point que j'aimerais souligner est le suivant: bien qu'Esaü soit le premier-né selon la nature, le projet de Dieu était de faire de Jacob le premier-né. Le récit montre qu'Isaac le père a résisté à la volonté révélée de Dieu. C'était la volonté de Dieu que Jacob obtienne la bénédiction, mais Isaac préférait son fils aîné qui était un chasseur habile, alors que son frère Jacob était un homme tranquille qui restait sous les tentes.
     Isaac préférait donc Esaü et dans son cœur il se disait: « Même si Dieu veut que je bénisse Jacob, j'aime Esaü. » Isaac a donc résisté à la volonté de Dieu. Le récit de la Genèse nous dit que lorsque Isaac, devenu aveugle, pensait qu'il allait mourir, bien qu'il ait encore vécu quarante ans après cela, il désirait tant bénir Esaü qu'il a mis sur pied un plan secret. Isaac a fait appeler son fils Esaü et lui a dit: « Esaü? va chasser et prépare-moi un bon repas. Après avoir bien mangé, je te bénirai pour que tu reçoives les bénédictions patriarcales. » Isaac a ainsi résisté à la volonté de Dieu.
     Nous avons également vécu ce genre de chose dans notre famille. En l'an 2000, j'ai été victime d'une attaque cardiaque et il semblait que je n'allais pas survivre. Les gens ont essayé d'encourager les personnes de notre famille en disant: « Le Seigneur règne. Dieu est sur son trône. Rien ne peut arriver à moins que le Seigneur le veuille. » Cela a apporté du réconfort à toutes les personnes de notre famille, à part à mon deuxième fils Daniel. Daniel avait un problème avec cela et il a finalement demandé aux gens: « Voulez-vous s'il vous plaît arrêter de me dire que Dieu est sur le trône. Je sais qu'Il est sur le trône. Je sais qu'Il règne. Et c'est cela mon problème. S'Il désire que mon père meure, je veux aller contre Sa volonté. Je ne veux pas que mon père meure. » Et il est allé contre la volonté de Dieu. Il a dit: « Peu importe ce qu'est la volonté de Dieu. Vous ne m'apportez pas de réconfort en me disant que la volonté de Dieu soit faite. Je ne désire pas la volonté de Dieu. Je ne veux pas que mon père meure. Je désire que mon père vive. Si c'est la volonté de Dieu qu'il meure, je suis désolé de ne pas être spirituel, mais je ne le désire vraiment pas. Je vais choisir d'être contre la volonté de Dieu. »
     Voilà où en était Isaac, mais c'était un peu différent parce que Daniel ne connaissait pas la volonté de Dieu. Isaac, lui, connaissait la volonté de Dieu. Isaac savait que le plus jeune allait être servi par le plus âgé, et bien qu'il connaisse la volonté révélée de Dieu, il s'est tout de même élevé contre elle. J'ai soulevé ce point concernant mon fils Daniel, parce que l'on retrouve cette même attitude qui consiste à résister à la volonté de Dieu, chez lui et chez Isaac. Mais dans le cas d'Isaac, c'est un cas encore plus clair, car la volonté de Dieu était connue. Nous retrouvons toute cette histoire dans Genèse 27. Isaac a donc demandé à son fils Esaü d'aller chasser et de lui préparer un repas. Mais Rebecca, l'épouse d'Isaac, a tout entendu et s'est souvenue de la promesse. Elle a donc décidé de trouver un moyen pour que la promesse s'accomplisse. Ainsi Rebecca a expliqué son plan à Jacob. Elle lui a dit: « Ton père est presque aveugle. Il ne peut pas te voir. Tu te présenteras donc à lui et tu prétendras être Esaü. Moi je vais préparer le meilleur repas qu'il ait jamais eu et il pensera que Dieu a pourvu pour la chasse. Tu vas donc aller chez ton père et t'habiller comme ton frère. »
     Voici le subterfuge décrit en Genèse 27:15-17: « Ensuite, Rebecca prit les vêtements d'Esaü, son fils aîné, les plus beaux qui se trouvaient à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet. Elle couvrit ses mains de la peau des chevreaux, et son cou qui était sans poil. Et elle plaça dans la main de Jacob, son fils, le mets et le pain qu'elle avait préparés. » Esaü devait vraiment être un homme poilu pour que Jacob ait dû prendre la peau des chevreaux et les mettre autour de son cou. Ensuite Genèse 27:22-24 nous narre la rencontre entre Jacob et Isaac son père: « Jacob s'approcha d'Isaac, son père, qui le toucha, et dit: La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d'Esaü. Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d'Esaü, son frère; et il le bénit. Il dit: C'est toi qui es mon fils Esaü? Et Jacob répondit: C'est moi. » Nous n'allons pas développer tout cela, mais j'aimerais juste dire à ceux qui aimeraient être quelqu'un d'autre pour recevoir les bénédictions de Dieu de rester eux-mêmes! N'essayez pas d'être quelqu'un d'autre parce que vous perdrez les bénédictions.
     Le point principal est qu'Isaac a résisté à la volonté de Dieu. Nous avons ici une illustration du fait de marcher par la vue. Isaac ne pouvait pas voir, mais ses autres sens lui disaient que ce n'était pas Jacob. Il a dit: « Tu sens comme Esaü. Tu es poilu comme Esaü. Tu ressembles à Esaü. » Le texte nous rend attentifs aux sens. Selon le récit de la Genèse, Isaac s'est élevé contre la volonté de Dieu. Il a dit: « Je sais ce que Dieu a dit, mais je n'en tiendrais pas compte. Je vais tout de même bénir Esaü et non pas Jacob. » Maintenant relisons Hébreux 11:20: « C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir. » Ma question est: comment malgré ce que l'on lit en Genèse, Dieu peut dire au sujet d'Isaac: « C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü? » Eh bien c'est ce que nous verrons dans notre prochaine leçon. Nous verrons que c'est une révélation de la foi qui est incroyable et nous avons besoin de voir cela.

    Prions: Père, merci tellement pour la foi de Sara. Enseigne-nous à quel point notre sein est naturellement stérile et mort. Enseigne-nous que le fruit vient de Toi. Rends-nous capables de porter des racines vers le bas et des fruits vers le haut, à travers notre union avec Jésus-Christ. Nous Te remercions également pour la foi d'Isaac, même si nous ne l'avons pas encore développée. Prépare nos coeurs pour comprendre de quelle façon il a mis sa confiance en Dieu. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.