jeudi 4 février 2016

(2) L’ÉGLISE QUI EST SON CORPS T.A. SPARKS

Chapitre 2

LA BASE DE L’UNITÉ

                    Maintenant, sachant qu'il a été décidé par Dieu que nous sommes ensemble, nous, voulons voir quelque chose de plus à propos de cette unité. Je pense que le rappel du chapitre 23 du Lévitique qui relate l'établissement des fêtes de l’Éternel, pourrait nous y aider. La principale caractéristique et la dominante de ces fêtes c'est qu'elles représentent la vie corporative du peuple de Dieu, la vie corporative de l’Église. 

                   Nous y voyons les divers rassemblements de tout le peuple du Seigneur. Ces fêtes s'appellent les saintes convocations. Le peuple est convoqué et l'unité est révélée en ces occasions et démontrée par ces rassemblements. L'élément premier qui s'exprime dans ces périodes, c'est la vie corporative du peuple de Dieu. Nous voyons que lors de ces rassemblements, les gens cessent de vivre de manière privée, ils cessent de vivre en tant qu'individus séparés même par rapport à leurs habitudes domestiques ou à leur place sociale dans leur cercle particulier. Tout ce qui est personnel est mis de côté dans ces périodes et le peuple se retrouve dans l'unité. Ce qui constitue leur unité ce sont ces fêtes. 

                    Oui, mais ce sont les différents genres de fêtes, toutes rassemblées et formant un tout, qui sont la base de la vie corporative et de la communion fraternelle du peuple du Seigneur. Je ne vais pas traiter ces fêtes en détail, mais simplement les mentionner ainsi que leur principale caractéristique.

La fête de la Pâque

                    Beaucoup de principes divins sont inclus dans la Pâque, mais il y en a un qui englobe tous les autres et devient celui pour lequel la Pâque a lieu, celui qui représente la Pâque, c'est : UNE ALLIANCE DE VIE PAR LE SANG. Tout se récapitule en cela. Dieu fait une alliance. Il fait cet engagement par le sang. Ce sang de l'alliance est la délivrance du jugement et de la mort, une position dans la vie, car la mort est rejetée par le jugement, le destructeur est rendu inopérant. Oui, c'est la vie triomphante en présence de la mort, contre le diable, dans la puissance du sang répandu et aspergé, et il y a une alliance entre Dieu et les Siens. 

                   C'est la première étape, la première chose qui amène à l'existence la vie corporative du peuple de Dieu. Maintenant je voudrais établir une distinction. Un grand nombre de personnes aujourd'hui a essayé, et essaie encore, de réaliser l'unité de l’Église sur la base de la doctrine concernant la vertu et l'efficacité du Sang du Seigneur Jésus : la doctrine du Sang, si vous préférez la doctrine de l'expiation, de la valeur du Sang : tout l'enseignement concernant le Sang du Seigneur Jésus, quel que soit l'angle sous lequel cet enseignement est prêché et quelle que soit la direction dans laquelle cet enseignement est appliqué. Beaucoup essayent de réaliser l'unité de l’Église en établissant cela comme une doctrine essentielle et en affirmant que si vous l'acceptez en tant que des doctrines de la foi, alors vous êtes dans l'unité de l’Église. 

                     Mais, pourtant, jamais une doctrine n'a pu réaliser l'unité. Il n'est pas suffisant d'avoir un fondamentalisme, qui soit seulement l'assemblage de certaines doctrines de base reconnues. Ce n'est pas suffisant d'avoir cela comme base de l'unité. Cela ne marche pas car vous ne pouvez obtenir cette unité sur la base de la doctrine, sur la base d'un credo. 

                     Vous devez l'avoir sur la base expérimentale, sur la base de la puissance, de quelque chose qui agit, de quelque chose qui est forgé. Nous savons qu'il y a beaucoup de personnes qui croient dans toutes les vertus éternelles et infini du Sang du Seigneur Jésus, mais qui connaissent très peu la puissance de Son Sang expérimentalement dans leurs vies comme force puissante agissant contre le pouvoir de la mort et au dehors. C'est une chose céleste, mais le credo peut être tout à fait terrestre, parfaitement juste et vrai, cependant entièrement terrestre pour un système terrestre, non efficace dans le domaine spirituel.

                    C'est la puissance spirituelle du Sang enregistré dans le domaine spirituel qui représente la véritable valeur du Sang et c'est quand vous entrez en cela que vous entrez dans la véritable unité de l’Église, l'unité spirituelle et non confessionnelle. C'est expérimental et non doctrinal. Il s'agit de la vie, d'une vie active, énergique, puissante et non pas de notre fidélité à la doctrine. Il est très important de noter cette distinction. Le maintien de l'unité du Corps de Christ, bien-aimés, exige quelque chose d'infiniment plus qu'un bon credo et une doctrine juste. Il a besoin d'une puissance infinie, d'une force supérieure à n'importe quelle autre force dans cet univers. 

                    Le Sang est cela. C'est sur la base de ce Sang que l’Église a été amenée à l'existence. Christ vit maintenant en vertu de Son propre Sang, et Lui, vivant en vertu de cela a introduit tous Ses membres dans la communion céleste avec Lui par la vertu même de Son Sang. Ce Sang est une chose vivante, agissante, opérante, et la Pâque signifie que nous sommes entrés dans une union expérimentale, vivante, active, qui nous maintient les uns et les autres en Christ, dans la puissance de Son Sang, dans cette alliance. 

                    C'est l'unité de l’Église, le Corps de Christ. A moins que quelque chose de cela n'agisse, nous ne sommes pas encore entrés dans l'opération active de la vie de l’Église en tant que Corps céleste. Si l’Église doit avoir sa fonction, accomplir sa vocation, avoir un impact sur les dominations, les puissances, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants, et accomplir sa mission universelle, son dessein prédestiné cela ne peut être que sur la base de cette puissance extraordinaire qui est dans le Sang précieux du Seigneur Jésus. Ceci étant, l’Église n'a aucune existence indépendamment de ce Sang, et donc aucune vocation indépendamment du Sang.

                    Nous avons dit que nous devons entrer dans l'appréciation de ces choses pour se rapprocher de ce qui est vrai dès à présent. Mais dans la pensée de Dieu personne n'est un membre du Corps de Christ à moins de se tenir exactement sur la base de toutes les vertus de Son précieux Sang. Je ne veux pas dire que tous les membres du Corps de Christ ont saisi avec intelligence toute la signification de ce Sang, qu'ils sont entrés dans la pleine révélation de ce qu'est ce Sang, mais leur relation avec le Seigneur Jésus est réalisée en vertu de ce Sang, et dans le ciel, c'est le Sang qui les a unis à Lui et entre eux. 

                    C'est par sa puissance que l’Église va finalement triompher : ''ils l'ont vaincu à cause du sang de l'Agneau'' (Apocalypse 12:11). C'est seulement le commencement, voyez-vous. Ainsi, si nous voulons connaître, apprécier, jouir et profiter de la vérité corporative du Corps de Christ, nous devons apprendre ce qu'est la puissance du Sang et ce Sang doit devenir une force reconnue dans nos vie contre tout ce que le diable cherche à employer pour briser la communion fraternelle. Oh, combien le succès de Satan, à propos des schismes et des divisions aurait été éphémère si le peuple du Seigneur avait saisi que seules la puissance et la vertu du Sang triomphent de toutes les activités sataniques ! 

                     Vous et moi devons avoir conscience que la détérioration de nos rapports est la conséquence du travail de l'ennemi et que la seule chose qui nous introduira de nouveau dans la communion, bien-aimés, c'est d'implorer le secours de la puissance du Sang contre tous les agissements de l'ennemi. Cela prouve pleinement que le Corps est un en vertu du Sang, depuis le commencement, continuellement, et pour finir.

                    La fête de la Pâque introduit cette première vérité. Le rassemblement du peuple de l’Éternel, dans l'Ancien Testament, leur vie corporative, leur communion, étaient en premier lieu fondées sur la base d'une alliance dans le sang qui triomphe de la mort et du destructeur. C'était le premier aspect de leur communion. La seconde fête était…………

La fête des pains sans levain

                   La fête des pains sans levain devait durer sept jours entiers, représentant une période parfaite, une période spirituelle parfaite (sept étant le nombre de la perfection spirituelle). C'est une période spirituelle signifiant que tout ce qui est de la chair est rejeté et éliminé, car le levain est le ferment de la chair, l’œuvre de la chair, l'élément agissant de la chair qui est corrompue. Nous savons que c'est le levain qui est la base de la corruption. On doit éliminer la chair car elle est corrompue, la chair doit être éliminée tout au long de la constitution de la vie spirituelle. 

                    Nous devons aller à Romains 6 et voir dans la Croix du Seigneur Jésus que le corps de la chair a été rendu inopérant. Là, nous reconnaissons que cette chair a été éliminée par Dieu. Le Seigneur exige qu'elle soit mise de côté, nous devons la renier, nous devons accepter la position de Dieu à ce sujet, car la chair ne doit avoir aucun droit. Cela ne veut pas dire que nous ne serons jamais tentés dans le domaine de la chair, ni que nous ne serons jamais conscients que la chair est là, mais cela signifie que nous devons renier la chair bien que nous ne puissions être touchés par elle. Nous devons reprendre le terrain, répudier la chair et dire : ''Je me repends, je mets cela derrière, je reconnais qu'elle est corrompue et qu'elle corrompra tout et je la rejette. Je me reconnais mort à tout cela.'' 

                    La veille de la Pâque, le père de famille juif allumait sa lampe et passait dans chaque pièce de la maison, cherchant dans chaque recoin, chaque meuble, chaque lieu à l'écart pour voir s'il trouverait du levain, et après l'avoir balayé hors de la maison, suite à sa recherche des plus minutieuses -car sans cela, Dieu n'aurait pas été satisfait- il disait : ''J'ai scruté ma maison, je l'ai débarrassée du levain que je connais, mais si il y a encore du levain qui a échappé à mes soigneuses recherches et à mes minutieux examens, je le répudie aussi.''

                     La fête des pains sans levain se caractérise par l’entière répudiation de la chair comme élément de corruption. L'unité de l’Église, le Corps de Christ, exige que non seulement nos péchés soient ôtés, mais que nous avons aussi été mis de côté en ce qui concerne la chair. L'homme naturel corrompt les choses, les gâte et les divise. 

                     Nous savons que c'est le ferment de la chair qui agit contre l'unité du Corps de Christ, provoque des schismes, perturbe le fonctionnement spirituel positif du peuple du Seigneur dans l'unité spirituelle. C'est la chair qui fait tout cela. Ainsi, quand les croyants expriment leur unité de vie en Dieu, il est vital qu'ils répudient la chair et se débarrassent du levain. Je dois immédiatement considérer toute légère montée de jalousie, ou d'envie, ou de ressentiment personnel, ou d'échauffement du moi, ou de provocation de ma part qui n'a pas pour base un principe, la droiture, mais qui est personnelle, tout ce qui jette une ombre entre moi et autrui et de tout mon cœur je dois dire : ''J'ai commis une faute et je me repends de cela et désire extraire ce levain pour le rejeter.'' Nous devons tous agir ainsi. 

                    Durant cette vie naturelle nous sommes toujours sujets à être offensés et fâchés car nous sommes très susceptibles ; Ah oui, nous le savons très bien ! Que nous nous sentions offensés à juste titre ou pas, ce n'est pas cela la question, ce qui compte c'est de savoir si notre chair a fait intrusion dans la situation, ou pas. Si elle s'est ingérée, elle a dressé une barrière entre nous et les autres, et nous devons confesser cette faute dont nous avons été coupables. Ne nous excusons pas cesse quand les autres ont été plus injustes envers nous que nous envers eux, ni ne cachons nos propres torts parce que les autres ont des torts. Nous devons simplement examiner et dire : ''Je ne devais pas réagir ainsi, je dois rechercher la grâce et rendre le bien pour le mal.'' Nous n'agissons pas toujours ainsi, même aucun de nous ! Mais à moins que nous agissions ainsi, à moins que nous ne soldions continuellement nos comptes, une barrière va se dresser entre nous.

                     Le Corps de Christ, dans son unité corporative est fondé sur le principe agissant de Romains 6 et de Colossiens 2:11-12 : le corps de la chair est circoncis, rejeté au loin. Vous voyez à quel point il est nécessaire d'avoir quelque chose de plus que le principe de notre identification avec Christ dans la mort. Il doit y avoir non seulement le principe, mais le fonctionnement actif du principe. Le principe ne fait probablement rien d'autre que de nous mettre dans uns fausse position, et il en sera ainsi s'il n'est pas appliqué. Nous pouvons être trompés par l’erreur mais nous pouvons aussi l'être par la vérité en tant que telle. Beaucoup de personnes sont trompés par la vérité. Elles ont le principe, elles ont la doctrine, et pour elles c'est l'aboutissement de tout. Elles ne voient pas que ce qui est nécessaire c'est que le principe soit agissant et que ce doit être par la vie. Vous voyez que la vie corporative d'Israël était basée sur cette deuxième chose : le rejet de la chair. La troisième fête était……….

La fête des prémices

                    Or cela comprend beaucoup d'aspects de la vérité et nous conduirait bien plus loin que ce que nous avons à l’esprit de mentionner actuellement. Nous prenons juste le premier aspect, la chose initiale, le trait marquant qui régit tout le reste de ces fêtes. Quand vous examinez la fête des prémices, vous parvenez simplement à la grande vérité de la résurrection du Seigneur Jésus dans son aspect représentatif. Les premiers fruits mûrs représentent tous les autres qui suivront, les premiers fruits sont représentatifs du tout. 

                  Les Juifs présentent ces premiers épis de blé mûrs au Seigneur et ils Le remercient pour la moisson toute entière. Ce sont les prémices de la moisson et nous savons d'après l’épître aux Corinthiens ce que l'apôtre indique à ce sujet, que le Seigneur Jésus est les prémices, de sorte qu'Il est, dans Sa propre personne, de façon représentative, l’Église dans la résurrection. Nous sommes ressuscités ensemble avec Lui, dit l’épître aux Éphésiens. Nous avons été ensevelis avec Lui, le vieil homme est rejeté, maintenant nous sommes ressuscités avec Lui. 

                    La véritable unité des membres de Christ, l'unité du Corps de Christ se trouve dans le témoignage vivant de l'union à la résurrection du Seigneur Jésus. Nous savons qu'Il a établi ce principe dans la petite parabole simple et bien connue du grain de blé : ''En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.'' Jean 12:24) Vous voyez qu'il y a une multiplication au centuple. La mort d'un grain donne la vie à cent grains. C'est la résurrection corporative en Christ, par Sa mort. Oh, que nous puissions entrer dans le puissant courant de cette vie en tant que Corps de Christ. Vous savez quel sentiment de communion cela nous apporte, quelle différence il y a dans nos rapports quand vraiment nous commençons à entrer expérimentalement et de manière vivante dans le fait que nous avons été plantés ensemble avec Lui dans la conformité à Sa résurrection et que la puissance de Sa résurrection est opérante en nous. Si nos connaissons la puissance de la vie de résurrection œuvrant en nous, quelle communion nous avons ! Si nous connaissons mutuellement quelque chose de la vie qui triomphe de la mort, de cette chose agissant en nous, de cette expérience partagée, cette mutualité va compter, et cela constitue un témoignage dans les lieux célestes qui agit contre les forces de la mort et des ténèbres.

                   Le témoignage au fait que la puissance du diable est brisée et que Christ a vaincu la mort et l'a engloutie dans la victoire est quelque chose qui est forgé dans le Corps de Christ. A moins que nous ne connaissions cela expérimentalement dans le domaine spirituel, nous ne connaîtrons pas dans le domaine physique. Le physique suit toujours le spirituel dans l'ordre divin. Nous ne connaîtrons jamais la résurrection du corps pour la vie éternelle à moins que nous ne connaissions déjà la résurrection dans l'esprit. C'est une force agissante qui constitue la base même de l'existence de l'activité et de la fonction de l’Église. Pour rentrer dans le fait de l'unité de l’Église. Pour entrer dans le fait de l'unité du Corps nous devons entrer dans l'expérience de la puissance de résurrection. La quatrième fête était……….

Le jour des expiations

                    Comme dans toutes les autres fêtes, il y a également beaucoup de principes inclus dans celle-ci, mais une chose prédomine. Le Seigneur dit : ''c'est un repos de sabbat pour vous, vous ne ferez aucune œuvre.'' (Lévitique 23:32 et 31, version Darby). C'est une fête pour rassembler le peuple du Seigneur dans le repos, c'est le jour des expiations. 

                    Maintenant en laissant tous les autres éléments, notons la signification du repos du sabbat à ce moment-là. Les fêtes ont déjà été présentées avec l'établissement du sabbat. Ici, le repos du sabbat intervient dans un temps spécial et particulier en lien avec le jour des expiations. Il nous montre que sur la base de notre union d'alliance avec Dieu dans la vie triomphant de la mort, par le Sang répandu et aspergé, sur la base de notre vieil homme qui a été crucifié avec Christ, le corps de la chair étant rejeté au loin, sur la base de notre entrée dans la connaissance de l'union avec le Christ ressuscité, dans la puissance de Sa résurrection, nous entrons dans le repos. Nous entrons dans le repos car nous cessons nos œuvres et nous entrons dans le sabbat de Dieu, le repos de Dieu. Nous prenons place dans une position où nous ne travaillons plus pour parvenir à un but (mais nous avons atteint le but) où le combat pour satisfaire Dieu cesse, et Dieu est satisfait. Il considère Ses œuvres et Il est parfaitement satisfait. Nous entrons dans la satisfaction de Dieu. 

                    Le jour des expiations, dans l'œuvre expiatoire du Seigneur Jésus et dans la valeur expiatoire de Son Sang aspergé sur le propitiatoire, en présence même de Dieu, Dieu a trouvé une réponse à tous Ses désirs et à toutes Ses demandes. Il est entré dans Son repos, dans la pleine satisfaction en Son Fils. Ce Sang se trouve dans la présence de Dieu comme témoignage que tout est accompli et achevé, que Dieu se repose dans ce que le Seigneur Jésus a pleinement réalisé par Son Sang et qu'il n'y a plus d’efforts à fournir. 

                    Quand nous saisissons l’œuvre parfaite du Seigneur Jésus dans Son expiation, nous devons parvenir dans le repos. Tous les efforts fébriles pour satisfaire Dieu doivent être mis de côté et nous devons voir que Christ satisfait tous nos besoins pour nous devant le Père. Qu'en est-il de notre sanctification progressive ? N'y a-t-il plus rien à faire en nous ? Oui, mais vous n'entrerez jamais progressivement dans la perfection, dans la sainteté à moins que cette base soit entièrement posée : le Seigneur Jésus a tout présenté pour vous, pour la satisfaction du Père. Nous croissons dans la grâce sur la base du fait que Christ a déjà accompli toute l'œuvre pour nous et nous n'avons rien à faire pour ajouter à Son œuvre en faveur de notre sanctification.

                    Luther avait été envoyé à Rome pour une mission et il était très impatient de visiter la ville et ce lieu particulier de pénitence où il pourrait obtenir des indulgences et des privilèges spéciaux en montant les marches sur ses mains et sur ses genoux. Il pensait qu'en s'imposant cette terrible souffrance, il trouverait le repos que procure la justification. Il a essayé et cela est devenu très laborieux et quelque chose lui dit : ''le juste vivra par la foi''. Et comme il gravissait plusieurs marches, l'accent fut mis sur un mot : ''le juste VIVRA par la foi''. (Romains 1:17). C'est ce qui l'a conduit à la conversion et à l'abandon de tout le système romain de la justification par les œuvres. Le juste VIVRA par la foi. 

                     Ce n'est pas notre fois en tant que telle, en elle même, c'est l'Objet de notre foi, l'œuvre du Seigneur Jésus. Nous pensons trop à la mesure de notre foi, c'est l'Objet de notre foi qui est important. C'est quand notre foi s'attache à l'Objet, à savoir Christ et Son œuvre parfaite pour nous, c'est ainsi que nous entrons dans le repos. Nous ne gravissons plus les marches de pierre sur nos mains et genoux. C'est une chose fondamentale pour la vie corporative du peuple du Seigneur. L'élément du manque de repos, de l'agitation, l’insatisfaction s'en vont, et nous avons la paix avec Dieu, nous avons trouvé l'harmonie, ce qui est seulement un autre mot pour la paix. C'est le repos. La paix, dans la Bible n'est pas une certaine atmosphère, mais l'exact ajustement de tous les éléments, les uns aux autres, en une parfaite harmonie. La dernière de ces fêtes est…………

La fête des tabernacles

                    Combien cette chronologie est appropriée. Quand on arrive à la fête des tabernacles on constate combien l'ordre des fêtes est précisément juste. On remarque que pendant le temps de cette sainte convocation, les personnes sont invitées à laisser leurs maisons, à sortir pour couper des branchages et à se construire des cabanes pour y habiter durant toute la période de la fête. 

                      C'est un acte corporatif et si vous voulez examiner cette fête des tabernacles dans l'Ancien Testament, vous constaterez dans le livre de Néhémie qu'il y est fait référence au passé, et dans le cas du reste d'Israël, quand cette fête des tabernacles a été rétablie, il y a lien évident qui est fait entre cette fête et la sortie d’Égypte. (Lévitique 23:42-43)

                    Il est dit que cette fête des tabernacles est censée perpétuer la mémoire de la sortie d'Israël de l’Égypte, mais quand ils sont sortis d’Égypte, il n'y a pas eu de fête des tabernacles établie. La fête des tabernacles est le moyen de perpétuer la mémoire de l'Exode. Ils sont sortis des maisons en pierre, directement liées à la terre, et ils sont allés dans un désert où rien n'était terrestre mais tout était céleste. 

                    La longue robe bleue du grand prêtre et la frange sur le bord du vêtement de chaque homme, femme et enfant, dans toutes leurs générations, étaient des symboles célestes. Ainsi le céleste était le caractère de ces personnes. Elles n'étaient pas de cette terre, mais entièrement pour Dieu dans les cieux. La fête des tabernacles parle du caractère céleste du peuple de Dieu. Bien-aimés, c'est un facteur fondamental important de l’Église qui est Son Corps. Nous disions que Dieu dans cette dispensation ne fait absolument rien officiellement pour constituer quelque chose sur cette terre, mais les hommes travaillent aussi dur qu'ils le peuvent, pour établir quelque chose sur cette terre pour Dieu.

                  A la fin du deuxième siècle de cette ère chrétienne, peut-être même avant cela, cette chose que nous venons de citer s'est introduite, et il y eut des moyens et des méthodes qui furent adoptés pour que l’Église soit quelque chose sur cette terre, pour l'organiser comme une force dans ce monde, pour la façonner de telle manière qu'elle attire et impressionne les hommes de ce monde, en sorte que le monde tienne compte d'elle et dise qu'elle est une grande puissance, quelque chose qui ne peut être ignoré. 

                    Cela s'est développé et a toujours été une violation absolue du principe de Dieu pour cette dispensation. Ce que Dieu fait, c'est construire une Église céleste, un Corps dans les cieux. L’Église de Dieu n'est pas une chose visible, c'est une chose invisible, un peuple caché, spirituel, inconnu du monde car le monde ne L'a point connu. C'est fondamental pour notre unité. Dès que vous aurez tendance à installer quelque chose ici-bas sur cette terre, vous aurez des divisions. Peu importe sa spiritualité, dès que cela touche la terre vous aurez des divisions. Quand les plus beaux mouvements de Dieu, de vrais mouvements venant du ciel, retombent entre les mains des hommes et deviennent quelque chose sur la terre, la division se fait jour et vous avez encore plus de sectes. La seule sécurité c'est de délaisser la terre, c'est de reconnaître ce que Dieu est occupé de faire. Il y aura un témoignage ici-bas dans ce monde, mais il y a une différence entre être un témoignage dans le monde et être une organisation dans le monde.

                    Le Seigneur ne sympathise pas avec les mouvements qui cherchent à installer quelque chose ici-bas sur cette terre. Il fera cela dans la prochaine dispensation, mais pas dans celle-ci. Si nous faisons des choses pour les établir ici sur la terre, même pour Dieu, le Seigneur nous en laissera bien vite la responsabilité, il n'en prendra pas la responsabilité. Dans cet âge, Il prendra la responsabilité de tout ce qui est selon Sa propre pensée et qui est absolument céleste.


T. A. S.


mercredi 3 février 2016

Hébreux 11:1 Chip BROGDEN

Hébreux 11:1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

Pour le moment, nous sommes confrontés à un grand décalage, un large gouffre entre d'un coté, les choses telles que Dieu les désire et de l'autre, les choses telles qu'elles semblent être. Nous pourrions en citer toute une liste. Dieu dit qu'Il répondra à nos besoins, mais nous regardons et constatons que nos besoins ne sont pas satisfaits. Dieu dit qu'Il est la vie de notre corps, mais il semble que l'on ne puisse pas se débarrasser de nos maladies. Dieu dit qu'Il a détruit les œuvres du diable en Christ, mais nous voyons le diable agir comme d'habitude, apparemment imperturbable. Et ainsi de suite.

Que signifie cela? Hé bien, cela ne peut signifier que deux choses, et nous avons donc le choix entre deux options. La première est d'abandonner et de se contenter de croire que Dieu ne pense pas ce qu'Il dit. C'est la réponse la plus fréquente. La seconde option est de croire ce que Dieu dit, quelles que soient les apparences. Nous appelons cela « la foi ».

La foi n'est pas une puissance que nous utilisons pour changer les circonstances, c'est une assurance que nous possédons à l'intérieur de nous, que nos circonstances soient changées ou non. Ce n'est pas la capacité de modifier les circonstances qui fait de moi un Vainqueur, mais le fait de vivre indépendamment des circonstances. C'est vivre en prenant en compte « les choses qui ne sont point comme si elles étaient. » (Romains 4:17b). Si ces choses sont déjà là extérieurement, nous n'avons pas besoin de foi, n'est-ce pas (Romains 8:24)?

Chip BROGDEN :  A celui qui vaincra



mardi 2 février 2016

Jacques 4:7 Chip BROGDEN

résistez au diable, et il fuira loin de vous. Jacques 4:7

La manière de vivre de beaucoup d'entre nous démontre à l'univers que Jésus n'est pas réellement Seigneur. Nous n'avons pas besoin de DIRE de nos lèvres « Satan est plus puissant que Jésus; le péché est plus puissant que le Sang; le Moi est plus puissant que la Croix ». Nous le disons par nos vies - chaque fois que nous pêchons volontairement, chaque fois que nous donnons à Satan un avantage sur nous, et toutes les fois où nous faisons passer le Moi avant Christ. Confesser et proclamer la Vérité ne signifie rien en soi. Quand nous ne DÉMONTRONS pas la Vérité que nous affirmons de notre bouche, en fait nous proclamons exactement le contraire par nos actions.

La plupart d'entre nous, de temps en temps ou presque tout le temps, nous nous inquiétons à propos de quelque chose - notre santé, nos finances, ceux que l'on aime, et ainsi de suite. Pourtant les Écritures nous disent, ne vous préoccupez pas de vos vies, ne vous souciez de rien. Pourquoi l'inquiétude est-elle un péché? Je sais que nous la considérons comme une chose « simplement humaine », mais l'inquiétude en réalité implique un manque de confiance en Dieu. C'est croire un mensonge. Identifiez le mensonge et vous pourrez rapidement découvrir la Vérité.

Qu'est-ce que ce mensonge? Que Dieu, d'une certaine façon, n'est pas suffisant, qu'Il ne va peut-être pas intervenir en notre faveur. Ainsi, vous voyez que l'Ennemi nous incite à croire un mensonge, et donc nous amène à penser que nous sommes simplement « humains ». De cette façon, nous acceptons quelque chose d'inférieur à la vie chrétienne normale - Vaincre - en pensant que les choses sont ainsi tout simplement. Rappelez-vous: Satan n'a pas d'autre puissance que celle que nous lui donnons en croyant ses mensonges.

Les Vainqueurs apprennent à combler le fossé entre ce qu'ils DISENT croire et ce qu'ils VIVENT en réalité. Bien sur, nous ne critiquons ni ne jugeons les gens qui ont des pensées d'anxiété parce que nous sommes de leur nombre. Nous n'avons pas vaincu dans ce domaine. Nous disons simplement que vaincre c'est constamment s'opposer aux mensonges de l'Ennemi et démontrer la prééminence de Christ sur toutes choses. Quand tout mensonge est détruit alors le dragon est défait, car il ne peut pas contrôler ce qu'il ne peut tromper. La plupart des choses que nous voyons ou entendons sont une illusion. Ce n'est pas la Vérité, mais un mensonge, une distorsion de la vérité. On ne peut pas faire confiance à nos yeux et à nos oreilles. Nous devons avoir une vision céleste et une écoute céleste.

Chip BROGDEN :  A celui qui vaincra
 


lundi 1 février 2016

(1) L’ÉGLISE QUI EST SON CORPS T.A. SPARKS


Chapitre 1

LE CORPS DE CHRIST : SON ASPECT CÉLESTE

                    Selon que le Seigneur nous le permettra, nous allons considérer la question du Corps de Christ. Lorsque nous voulons mieux comprendre ce ''mystère'', nous faisons instinctivement référence à l'épître aux Éphésiens. Dans cette lettre, nous remarquons tout d'abord que l’Église est appelée ''le Corps de Christ'', ''l’Église qui est Son Corps''. Cette lettre parle de l’Église de manière particulière. Dans les autres épîtres il est fait mention du Temple, de la Maison de Dieu, et de bien d'autres termes, mais dans cette lettre c'est le Corps de Christ qui est à la base de tout ce qui est dévoilé. 

                  Tout ce qui est contenu dans cette lettre est en relation avec la pensée d'un corps et le terme qui semble prédominer dans cette lettre est le mot qui a été traduit par ''ensemble''. Il est frappant de constater que ce mot se retrouve de nombreuses fois dans cette lettre. Il nous est dit ici (Éphésiens 2:5 version Darby) que nous avons été ''vivifiés ensemble'' en Lui. Cela signifie non seulement que nous sommes individuellement ensemble avec le Seigneur Jésus dans Sa résurrection, mais que nous avons été vivifiés corporativement, c'est-à-dire ensemble en Lui. Ce n'est pas uniquement avec Lui, mais c'est en Lui que nous avons été vivifiés corporativement.

L'unité éternelle du corps

                    Tout l’Église, ensemble, a été incluse dans la résurrection du Seigneur Jésus. Dans le chapitre 2 au verset 6 nous lisons : ''ressuscités ensemble'' en Lui, plus loin, dans le même passage : ''assis ensemble'' en Lui. Dans le chapitre 1 au verset 10 (version Darby), il est question de ''réunir en un'' et encore au chapitre 2, versets 21 et 22 (version Darby) tout l'édifice est ''bien ajusté ensemble'' et nous sommes ''édifiés ensemble''. Ainsi, ce mot ''ensemble'' introduit de façon très significative la nature corporative de l’Église, le Corps de Christ. Cette lettre souligne que l’Église est un corps et dans toute la mesure du possible, nous voulons saisir la force qui s'en exprime. Ne pensons pas que cela se réalisera seulement où l’œuvre de la grâce sera achevée, ni qu'il en est seulement ainsi dans la pensée de Dieu, dans Sa volonté et Son intention, ni que cela devait en être ainsi lorsque le Seigneur a suscité l’Église, mais qu'il en est ainsi.  

                  Malgré tout ce que l'on constate ici-bas : le nombre toujours croissant de divisions et de séparations, les schismes malheureux qui ont entaché la communion du peuple de Dieu sur la terre, malgré tout ce qui a pu exister, ou qui existe et qui existera dans ce domaine l’Église est toujours une entité corporative. Cette réalité ne peut pas être affectée par ceux qui vivent sur la terre. C'est l'essence de la véritable nature de l’Église, le Corps de Christ et il vaudrait mieux pour nous que cela soit bien enraciné et fondé dans notre conscience spirituelle le plus tôt possible. Bien-aimés, aucun schisme sur la terre, pouvant avoir une incidence sur la relation des chrétiens entre eux, ne peut changer ce fait. 

               Les distinctions qui existent ou qui se manifestent à cause des mentalités différentes, des choix ou des préférences, des sympathies ou des antipathies, des acceptations ou des rejets intellectuels, toutes ces différences n'affectent pas ce fait ultime qu'il y a un royaume dans lequel il y a un ensemble, une unité, un corps qui n'est pas atteint par tout ce qui procède de l'homme en lui-même, sous l'aspect religieux ou théologique. Il y a un domaine, bien sûr, où peut se produire une rupture de communion, c'est celui de l'esprit, quand il est atteint ou affecté. Là, sans aucun doute, il vous est possible de porter un coup au Corps de Christ, mais finalement ce Corps est un. Ce qui montre clairement que c'est quelque chose qui échappe à ce qui est terrestre et que c'est un Corps céleste qui ne peut être touché par le terrestre.

                     Nous sommes enclins à accepter ce que nous ressentons, à être affectés par les divisions qui existent ici ou là, nous sommes presque désespérés par ce que nous voyons. Mais plus vite nous mettrons cela de côté et plus ce sera bénéfique. Laissons faire les mille et une subdivisions chrétiennes sur cette terre, le Corps de Christ demeure UN. C'est une longue robe sans couture, c'est un Corps qui ne peut pas être divisé, il reste UN. C'est le fait fondamental auquel nous devons revenir, c'est là le commencement. 

                    Cette lettre, qui apporte la révélation du mystère de Christ et de ses membres, de l’Église, le seul Corps, déclare solennellement le fait de la nature corporative du Corps. Elle n'argumente pas à ce sujet, elle ne le discute pas, mais le considère comme établi, c'est une chose irréfutable. Naturellement, il y a des degrés dans la jouissance de ce fait et il y a des degrés par rapport aux fruits qui se manifestent, mais ce fait est solidement établi, sans aucune nuance. Notre part consiste donc à entrer dans ce fait établi et dans sa signification, car si nous ne sommes pas encore entrés dans sa pleine signification, cela ne veut pas dire pour autant que cela n'existe pas. 

             La difficulté c'est que nous n'entrons pas dans ce que Dieu a établi au commencement. C'est-à-dire que nous devons connaître ce qui produit l'unité du Corps, c'est là notre part. L'unité existe et notre part c'est de la saisir et non pas de la faire. Nous verrons cela un peu plus loin. Mais notons que la lettre aux Éphésiens est toujours vivante, elle est toujours adaptée, elle est encore vraie aujourd'hui. Quand nous considérons tout ce qui s'est produit ou qui existe sur terre, les groupes et les divisions parmi les chrétiens, dont tous peuvent être des membres du Corps de Christ, la lettre aux Éphésiens demeure, après tous ces siècles, ce qu'elle était au début,et elle représente le Corps comme un tout solide, une unité corporative.

La position céleste est nécessaire pour saisir l'unité

                   C'est seulement quand nous parvenons dans les lieux célestes, loin de ce qui est terrestre, que nous commençons à entrer dans ce fait et réalisons ce que signifie ce fait pour Dieu, pour le ciel mais aussi pour l'enfer et pour ce monde. Ainsi, pour entrer dans ce fait avec tout ce qu'il contient par rapport à la vocation et à la vie, nous devons saisir notre position en Christ dans les cieux, et voir exactement là où nous sommes placés spirituellement. Ce n'est que quand nous reconnaissons cela et que nous entrons dans notre position céleste en Christ que nous voyons, apprécions et parvenons dans la signification de la réalité céleste de l’Église, qui est Son Corps. Nous ne pouvons pas voir l’Église en étant dans le domaine terrestre, nous pouvons seulement la voir lorsque nous nous trouvons dans les lieux célestes

Notre attitude à l'égard des différences

                    Je ne veux pas aller plus loin en ayant simplement énoncé des vérités. Je voudrais que nous en saisissions les pleins bénéfices. Vous et moi, nous pouvons avoir un désaccord mais cela ne fait aucune différence pour notre communion dans le Seigneur Jésus. Le fait que vous et moi soyons en désaccord ne nous met pas en pièces hors du Corps de Christ. Non, nous subissons des pertes, c'est ce qui nous charge de honte, c'est accidentel dans notre vie chrétienne, c'est un arrêt quelque part de l’œuvre de la grâce en nous, mais nous nous relèverons de cela si nous cédons aux mouvements de l'Esprit en nous. Et nous constaterons que nous ne devons pas être de nouveau unis en Christ, dans Son Corps, car ce fait demeure. 

                    Le principe qui agit est le suivant : il peut y avoir beaucoup de divisions parmi les croyants sur cette terre, mais nous ne devons pas accepter cela comme définitif. Nous ne devons pas prendre cela comme signifiant que certains sont en Christ et d'autres sont hors de Christ, que nous sommes en Christ et que d'autres ne le sont pas et que le Corps s'est entièrement effondré et désagrégé. Le seul espoir d'apprécier le fait divin, c'est de répudier ce qui ressemble à un autre fait, de chercher à subjuguer ce qui, étant terrestre, cause ces choses, et de découvrir que nous sommes dans les lieux célestes et que la communion fraternelle demeure. C'est là, le principe agissant et nous devrions reconnaître que c'est la signification de ce fait. Nous devons accepter ce fait et chercher à surmonter ou à répudier tout ce qui s'élève contre ce fait ultime. 


T. A. S.

 

Apocalypse 12:11 Chip BROGDEN

« Ils l'ont vaincu [le dragon] à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort. » (Apocalypse 12:11)

Alors qui sont les Vainqueurs? Si les Vainqueurs ne sont pas des conquérants ou des croisés terrestres, qui sont-ils? Les Vainqueurs sont simplement des chrétiens qui vivent la vie chrétienne normale. Parce que la vie chrétienne normale que Dieu attend de nous, c'est une vie de vainqueur. Ce n'est pas une vie de défaite. Dans ce cas, qu'est-ce que la vie chrétienne « normale »? C'est une vie qui démontre la prééminence de Christ sur toutes choses.

Croyez-vous que Jésus est plus puissant que le péché? Croyez-vous que Jésus est plus puissant que Satan? Croyez-vous que Jésus est plus puissant que le Moi? Il est tout à fait clair que Jésus est Seigneur sur toutes ces choses. Nous savons qu'Il a vécu une vie sans péché. Nous savons qu'Il a fait du bien autour de Lui, guérissant tous ceux qui étaient oppressés par le diable - en fait, Il est venu pour détruire le diable et ses œuvres (Hébreux 2:4, 1 Jean 3:8). Nous savons qu'Il n'a jamais rien fait de Lui-même ou pour Lui-même, mais Il a toujours fait la Volonté du Père.

Donc nous pouvons voir clairement que Christ a eu la prééminence sur le péché, le Moi, et Satan. Pourtant il y a « des réalités » dans ce présent univers qui pourraient faire croire que Jésus n'est pas SEIGNEUR sur le péché, le Moi, et Satan. Hé bien cela nous amène au cœur même de ce que signifie être un Vainqueur. Est vainqueur celui qui remporte continuellement la victoire sur le dragon en DÉMONTRANT la prééminence de Christ sur le péché, le Moi, et Satan. Vous voyez, cela n'a rien à voir avec des chrétiens élus aux plus hautes places d'un gouvernement terrestre. En comparaison, ça c'est une tâche facile. Ce dont nous parlons ici c'est d'un conflit spirituel aux dimensions cosmiques.

Chip BROGDEN :  A celui qui vaincra
 

dimanche 31 janvier 2016

LA JOIE fruit de l'Esprit

                    La première mention de la joie nous la trouvons, dans ma Bible, au chapitre 9 du Lévitique, verset 24 :

24  Le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur face.
       
                    Ce verset clôt le chapitre 9 qui décrit les premiers sacrifices offerts par Aaron et ses fils. Au chapitre 8, nous voyons Moïse consacrer Aaron et ses fils par les sacrifices sanglants offerts pour leur purification, ainsi que les ablutions et le revêtement des habits pour le sacerdoce. Il est remarquable de constater que c'est Moïse qui purifie Aaron et ses fils pour le sacerdoce. Ils ne font rien, c’est uniquement l’œuvre de Moïse qui les lave, les revêt et sacrifie d'abord le taureau pour le péché, puis le bélier pour l'holocauste et l'autre bélier pour l'investiture. Ils ne participent à aucun moment à ce rituel. C'est uniquement l’œuvre de Moïse sous le gouvernement de l’Éternel. C'est une image, une ombre dont la réalité est l’œuvre de notre Seigneur pour notre purification et notre "investiture" de prêtres pour Dieu notre Père. Nous n'avons rien fait pour cela, nous avons été lavés, purifiés, sanctifiés et investis pour le service par la grâce de Dieu.

                    Au chapitre 9, tout ce qui est nécessaire et prévu par la loi est accompli par Aaron et ses fils. Le sacrifice pour le péché d'Aaron et de ses fils est présenté par Aaron à l’Éternel avec l’aspersion du sang pour la purification de l'autel, puis l'holocauste qui ne peut être offert qu'après le sacrifice pour le péché. Ensuite c'est le sacrifice pour le péché du peuple qui est offert et après l'holocauste, toujours pour le peuple. Ensuite c'est l'offrande des pains sans levain qui est brûlée sur l'autel. Puis pour finir Aaron offre le sacrifice de communion qui sera mangé par les prêtres et le peuple. C'est une image parfaite de toute l’œuvre de Christ à la Croix pour nous. Nous pouvons communier avec le Père par le sacrifice du Fils et les uns avec les autres dans l'amour qui est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit. Nous lisons à la fin de ce chapitre 9 :

22  Aaron leva ses mains vers le peuple, et il le bénit. Puis il descendit, après avoir offert le sacrifice d’expiation, l’holocauste et le sacrifice d’actions de grâces.
23 Moïse et Aaron entrèrent dans la tente d’assignation. Lorsqu’ils en sortirent, ils bénirent le peuple. Et la gloire de l’Éternel apparut à tout le peuple.
24  Le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur face.

                     Les cris de joie ont précédé l'adoration. La joie qui avait envahie le peuple après tout ce rituel qui a permis la manifestation de l’Éternel par le feu qui a consumé l'holocauste a poussé le peuple à l'adoration. La joie est essentielle pour entrer dans la présence de Dieu et elle nous pousse à l'adoration. Cette joie est manifestée bruyamment par le peuple car il a vu, par le feu que l’Éternel a fait jaillir sur l'autel, que ce sacrifice était agréé et donc qu'Israël pouvait vivre en paix et dans la présence de son Dieu. 

                    Le manque de joie qui vient de Dieu est un jugement sur le peuple qui ne l'a pas servi selon Sa volonté. Nous trouvons cela dans Deutéronome 28 qui expose les bénédictions qui gratifient l'obéissance et les malédictions qui tombent sur le peuple suite à ce manquement :

15  Mais si tu n’obéis point à la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage......

                    et au verset 47 nous lisons :

47  Pour n’avoir pas, au milieu de l’abondance de toutes choses, servi (ce verbe signifie rendre un culte dans l'hébreu) l’Éternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur,
48  tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette de toutes choses,

                   L’Éternel mentionne quatre-vingt-dix-huit malédictions (d'après l’enseignement d'un Rabbin) qui tombent sur Israël car il ne l'a pas servi avec joie et de bon cœur. La joie est générée dans un cœur débordant pour l'amour du Seigneur par le culte qui lui est dû. Ces quelques pensées sont pour introduire notre méditation sur la joie dans le Nouveau Testament

9  Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
10  Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
11  Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

                     Jésus, le Fils de l'homme, l'Homme céleste, instruit ses disciples pour qu'ils reçoivent la joie qui est en Lui et qu'elle soit en plénitude dans leur cœur. Nous sommes à la fin de la vie terrestre du Seigneur et les chapitres 13 à 17 sont un peu le "testament" spirituel du Seigneur pour ses disciples. En tout cas, ces cinq chapitres sont d'une richesse merveilleuse pour nous. Après sa résurrection, Il est apparu à ses disciples pendant quarante jours en parlant de ce qui concerne le royaume de Dieu. (Actes 1:3) Nous ne savons pas ce que le Seigneur leur a partagé, mais dans Jean nous savons !

                    Jésus reprend et dit : "Si vous gardez mes commandements...." Deutéronome dit : "Si tu ne mets pas en pratique..." Il y a une différence très grande entre la loi et la grâce ! La loi dit : si tu ne mets pas en pratique... tandis que la grâce dit : si vous gardez mes commandements... Ses commandements sont : rester attaché au cep, demeurer dans l'amour du Seigneur, s'aimer les uns les autres comme Il nous a aimés. Nous pouvons vivre ainsi par la puissance de l'Esprit de Dieu qui habite en nous. Tout est possible si nous sommes soumis et obéissants à l'Esprit en nous.

                    La joie est mentionnée en second dans ces discours du Seigneur. D'abord la paix est donnée aux disciples quand Jésus leur dit "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix." (Jean 14:27) Cette paix nous vient de la Croix, le sacrifice suprême qui a déchiré le cœur de Dieu et qui nous donne la paix parce que Dieu, notre Père, a condamné Son Fils à notre place. Puis la joie est venue de se savoir entièrement et définitivement agréé et aimé par la Père. Il en est de même dans Lévitique 9. L’Éternel agrée le sacrifice en envoyant le feu sur l'autel. Dieu est en paix avec Son peuple et le peuple est en paix avec son Dieu par l’œuvre de la justice typisée ici par le sacrifice agréé de Dieu. D'abord la paix, puis les réjouissances, et avec les réjouissances, l’adoration.

                    Dans Galates 5 la joie est mentionnée en second comme fruit de l'Esprit. C'est l'amour qui est d'abord cité, puis la joie. L'amour ne peut que venir de la satisfaction de Dieu dont la source est l’œuvre de la Croix. La Croix est le sacrifie perpétuel décrit dans l'Ancienne Alliance nécessaire pour la présence de l’Éternel au milieu de Son peuple. Ainsi l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous à été donné. Rien ne peut exister pour nous sans l'autel, la Croix.

                    Dans Romains 14, il est écrit :

17  Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.
18  Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

                    Dans ce passage qui définit merveilleusement le royaume de Dieu, la joie est aussi mentionnée après la paix. La justice est d'abord citée puis la paix. La justice de Dieu c'est bien sûr l’œuvre de la Croix. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Christ. Les transgressions de l'humanité ont été jugées et expiées par la mort de notre Agneau immolé pour nos péchés. Tous ceux qui acceptent cet acte de justice sont quittes devant Dieu. Sa colère est tombée sur l'Agneau et il a subi cette terrible condamnation à mort pour nous. Nous sommes devant Dieu comme n'ayant jamais péché. C'est beau !

                    Par ce verset 17 nous nous retrouvons à Lévitique 9 qui est l'ombre dont la réalité est exprimée ici par le Saint-Esprit à travers les écrits de l'apôtre Paul. D'abord, le feu de Dieu qui consume le sacrifice, image de la justice de Dieu assouvie par ce sacrifice. La paix qui découle de la justice de Dieu accomplie. Dieu est apaisé et le paix en est le fruit pour nous. La joie débordante d'être en communion avec Dieu qui devient notre Père.

                    Le Royaume de Dieu c'est : la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit. C'est beau ! C'est merveilleux ! En restant dans cette joie et en l'entretenant, nous servons Christ et nous sommes approuvés de Dieu. Il est bon de réfléchir et de méditer sur ce qu'est réellement notre service auprès de Christ et comment plaire à notre Père. Cette joie est le fruit de la paix de Dieu dont la colère envers nous n'existe plus par notre acceptation du jugement tombé sur Christ à notre place. Cette paix nous vient de la justice de Dieu assouvie. Si nous croyons et vivons ainsi nous servons Christ et nous sommes agréables à Dieu.... et capables pour entrer dans les œuvres qu'Il a préparées d'avance pour que nous y marchions. (Ephésiens 2:10)

                    La joie, la nôtre, n'est pas le fruit d'une vie tranquille, sans grosses difficultés, mais de notre réconciliation avec Dieu notre Père par la Croix de Christ. Le Seigneur nous a prévenus :

18   Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous.
19  Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.
20  Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
21  Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.

                    C'est clair ! Notre joie ne peut pas venir de nos circonstances, mais de l'assurance de notre union avec le Père par l’œuvre de la Croix du Fils et le Saint-Esprit en nous pour nous conduire dans cette vérité. A chacun d'aller plus loi dans cette méditation, car je ne suis qu'au bord de cet immense océan de l’amour de Dieu pour nous!

jcb

Hébreux 2 :8 Chip BROGDEN

Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. (Hébreux 2 :8)

Le Dessein de Dieu est que Christ remplisse toutes choses, en commençant par chaque disciple, puis par l’Église en tant que synthèse de tous les disciples. Ensuite seulement Il pourra restaurer les nations de ce monde, et la création toute entière. Nous passons trop de temps à essayer de changer les choses extérieurement pour les autres, avant d'avoir réellement apprécié ce que Dieu a fait à l'intérieur de nous. Chaque enfant de Dieu devrait être une démonstration vivante de la manière dont Dieu amène toutes choses sous la Seigneurie de Christ. Le monde, les principautés, les pouvoirs, et la création elle-même devraient être à même de voir dans l’Église une préfiguration de ce à quoi ressemble la vie quand Christ est « Tout et en Tous » (Ephésiens 3:8-11).

Évidemment, nous savons que ce qui existe aujourd'hui est une aberration par rapport au Dessein de Dieu. Bien qu'Il ait « mis toutes choses sous les pieds de Christ », il n'en reste pas moins, que « nous ne voyons pas encore que toutes choses Lui soient soumises » (cf. hébreux 2:8). Ainsi, si nous regardons d'une façon extérieure l’Église, le monde, et la création, nous ne voyons pas la prééminence de Christ. Nous la voyons difficilement quand nous examinons nos propres vies. Jésus est-Il réellement Seigneur? Dieu est-Il réellement souverain? Assurément. Il opère « toutes chose selon le conseil de Sa volonté » (Ephésiens 1:11b). Bien entendu, c'est une chose progressive. Il ne prend pas tout d'un coup le contrôle de l'univers, pas plus qu'Il ne prend d'un coup le contrôle de Ses disciples. Les enfants de Dieu ne naissent pas pleinement mûrs, et Jésus ne bâtit pas Son Église en un jour. Au lieu de cela, Il travaille lentement, presque imperceptiblement, augmentant et élargissant, dirigeant avec douceur, se révélant Lui-même petit à petit par des centaines de petites choses.

Chip BROGDEN :  A celui qui vaincra

http://www.connaitrechrist.net/Site/CB/Prophetique/CeluiVaincra.htm