mercredi 26 décembre 2018

Cinq vœux pour une puissance spirituelle ! Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

 
                 Certains refusent de faire des vœux, mais dans la Bible vous trouverez beaucoup de grands hommes de Dieu dirigés par des engagements, des promesses, et des vœux. Le roi David n'était pas opposé aux vœux: « Ô Dieu ! Je dois accomplir les vœux que je t'ai faits : » a-t-il dit, «  je t'offrirai des actions de grâce. » (Psaume 56:13) 
                     Mon conseil dans cette matière est que si vous voulez vraiment la croissance spirituelle -- la puissance, la vie, la joie, la renaissance personnelle dans votre cœur -- vous feriez bien de faire des vœux et de tenter de les tenir. Si vous échouez, repentez-vous en toute humilité et recommencez. Mais gardez toujours ces vœux devant vous. Ils vous aideront à harmoniser votre cœur avec les vastes puissances qui sortent du trône où le Christ s'assied à la droite de Dieu.


                     Un homme charnel refuse la discipline de tels engagements. Il dit : « Je veux être libre. Je ne veux placer sur moi aucun vœu  Je n'y crois pas. C'est du légalisme. » Eh bien, permettez-moi de dresser le portrait de deux hommes.

                L'un d'eux ne prend pas de vœux. Il n'accepte aucune responsabilité. Il veut être libre. Et il est libre, dans une certaine mesure -- de la même manière que le clochard. Le clochard est libre de se reposer sur un banc public le jour, de dormir sur un journal la nuit, de se faire chasser de la ville le jeudi matin, et de monter l'escalier grinçant d'une auberge médiocre le jeudi soir. Un tel homme est libre, mais il est également inutile. Il encombre le monde dont il respire l'air.

                     Regardons un autre homme -- peut-être un président ou un premier ministre ou n'importe quel grand homme qui porte sur lui le poids du gouvernement. De tels hommes ne sont pas libres. Mais par le sacrifice de leur liberté ils obtiennent la puissance. S'ils exigent d'être libres, ils peuvent l'être, comme le clochard. Mais ils choisissent plutôt d'être liés.

                    Il y a beaucoup de clochards religieux dans le monde qui refusent d'être liés par quoi que ce soit. Ils ont transformé la grâce de Dieu en un permis personnel. Mais les grandes âmes sont celles qui sont allées à Dieu en révérence avec la compréhension qu'il ne demeure rien de bon dans leur chair. Et ils savent que sans l'aide de Dieu, tous les vœux pris seraient brisés avant la nuit. Néanmoins, croyant en Dieu, ils ont pris certains vœux sacrés. C'est le chemin vers la puissance spirituelle. Il y a cinq vœux que j'ai à l'esprit que nous ferions bien de faire et de garder ... 
Le premier est, donc : Ne laissez aucune place au péché.

                    On dissimule le péché de nos jours et on lui donne de nouveaux noms et de nouveaux visages. Vous êtes peut-être soumis à ce phénomène dans les écoles. On désigne le péché par divers noms fantaisistes -- tout sauf ce qu'il est vraiment. Par exemple, les hommes ne sont plus convaincus d'être pécheurs  ils ont un complexe de culpabilité. Au lieu d'admettre leur culpabilité devant Dieu et de s'en débarrasser, ils se couchent sur un divan et racontent à un certain homme tout sur eux-mêmes. On apprend alors qu'ils ont été profondément déçus quand ils avaient deux ans ou quelque chose comme cela. Et c'est censé les rendre meilleurs.

                    Tout cela est totalement ridicule, parce que le péché a toujours été l'ennemi de l'âme. Cela n'a jamais changé. Nous devons traiter fermement le péché dans nos vies. « Le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, » a indiqué Paul, « mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit » (Romains 14:17). La justice se trouve à la porte du royaume de Dieu. « L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra » (Ézéchiel 18:4, 20).

                Je ne prêche pas la perfection absolue. Je dis seulement que chaque péché connu doit être nommé, identifié et répudié, et que nous devons faire confiance que Dieu nous en délivrera, pour qu'il n'y ait plus de péché où que ce soit dans nos vies. Il est absolument nécessaire que nous agissions ainsi, parce que Dieu est un Dieu saint et le péché est sur le trône du monde.

                    Ainsi n'appelez pas vos péchés par un autre nom. Si vous êtes jaloux, appelez-le jalousie! Si vous avez tendance à vous apitoyer sur vous-même et estimez que vous n'êtes pas apprécié, que vous êtes comme une fleur née pour fleurir sans être remarquée et pour gaspiller votre beauté sur l'air du désert, appelez-le ce que c'est -- apitoiement de soi !

                   Il y en a qui sont amers plein de ressentiment. Si vous êtes rancunier, admettez-le. J'ai rencontré des personnes qui vivent dans un état d'indignation la plupart du temps. J'ai entendu parler d'un pasteur qui agit comme une poule jetée hors du nid. Il court sans cesse dans toutes les directions caquetant et se plaignant -- quelqu'un lui fait toujours du mal. Eh bien, si vous avez cet esprit, vous devez vous en occuper maintenant. Vous devez l'éliminer ! Le sang de Jésus Christ nous lave de tout péché. Au lieu de le recouvrir et d'essayer de trouver une note marginale grecque où le cacher, il faut l'appeler par son nom, et s'en débarrasser par la grâce de Dieu.

                     Puis, il y a votre colère. Ne l'appelez pas indignation. N'essayez pas de la baptiser d'un autre nom. Appelez-la ce qu'elle est. Car si vous avez une colère ardente, soit vous vous en débarrasserez, soit elle vous fera perdre beaucoup de votre spiritualité et de la majeure partie de votre joie. 
                   Ainsi traitons le péché en totalité. Soyons parfaitement francs. Dieu aime les personnes franches. 
             
             Maintenant le deuxième vœu, c'est : Ne possédez jamais rien.

                    Je ne veux pas dire par là que vous ne pouvez pas avoir aucun bien matériel. Je veux dire que vous devez être délivré de ce sens de possession. C'est le sens de possession qui vous gêne. Tous les bébés naissent les poings fermés, et il me semble que cela signifie: « C'est le mien! » Une des premières choses qu'ils disent est « C'est à moi ! », d'une voix fâchée. Ce sens de possession est une chose très nuisible à l'esprit. Si vous pouvez vous en débarrasser de sorte que vous n'ayez pas le sentiment de posséder quoi que ce soit, il viendra un grand sens de liberté dans votre vie.

                    Ne pensez pas que vous devez vendre tout ce que vous avez et en faire don aux œuvres de charité. Non, Dieu vous autorise à avoir votre voiture et votre entreprise, votre pratique et votre position, quelles qu'elles soient, à condition que vous compreniez que toutes ces choses ne vous appartiennent plus, elles sont à Lui, et tout ce que vous faites c'est travailler pour Lui. Vous pouvez donc être en repos à ce sujet, puisque nous n'avons pas à nous inquiéter de perdre ce qui appartient à quelqu'un d'autre. S'il est à vous, vous regardez toujours dans votre main pour voir s'il est encore là. Si c'est à Dieu vous ne devez plus vous inquiéter à son sujet.

                    Il y a certaines choses que vous devrez remettre à Dieu. La propriété en est une. Certains enfants du Seigneur sont retenus parce qu'il y a un boulet et une chaîne à leurs jambes. Si c'est un homme, c'est sa grande voiture et sa belle maison. S'il s'agit d'une femme c'est sa porcelaine et ses meubles Louis XIV et tout le reste. Prenez ce vase par exemple. Si quelqu'un le renversait et le cassait le pauvre propriétaire perdrait probablement cinq ans de sa vie !

Voici le troisième vœu : Ne vous défendez jamais.

                 Nous sommes tous nés avec un désir de se défendre. Et si vous exigez de vous défendre, Dieu vous le laissera faire. Mais si vous remettez votre défense à Dieu, Il vous défendra. Il a dit à Moïse, dans Exode 23:22: « Je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. »

                Il y a assez longtemps, le Seigneur et moi avons parcouru ensemble le 23ème chapitre de Exode et Il me l'a donné. Pendant trente ans maintenant il a été une source insaisissable de bénédiction dans ma vie. Je n'ai pas à me battre.

                 Le Seigneur mène le combat à ma place. Et il fera la même chose pour vous. Il sera un ennemi à votre ennemi et un adversaire à votre adversaire, et vous n'aurez jamais à vous défendre.

                 Que défendons-nous? Eh bien, nous défendons notre service, et, tout particulièrement, notre réputation. Votre réputation, c'est que les gens pensent de vous, et si une rumeur se répand à votre sujet, la grande tentation est d'essayer de l'étouffer. Mais vous savez, empêcher un bruit de se répandre c'est impossible. Complètement impossible! C'est comme essayer de retrouver l'oiseau dont vous avez trouvé la plume sur votre pelouse. Vous ne pouvez pas le faire. Mais si vous vous tournez totalement vers le Seigneur Il vous défendra et assurera que nul ne vous fasse de mal. « Toute âme forgée contre toi sera sans effet; et toute langue qui s'élèvera en justice contre toi, tu la condamneras. » Isaïe 54:17).

                   Henry Suso était un grand chrétien d'un autre temps. Une fois il cherchait ce que certains chrétiens m'ont dit qu'ils cherchent -- mieux connaître Dieu. Vous cherchez un réveil religieux dans votre esprit qui vous poussera plus loin dans les choses profondes de Dieu. Eh bien, alors que Henry Suso cherchait Dieu, les gens ont commencé à raconter des histoires sur lui, et il s'en est affligé, en larmes, profondément attristé.

                   Puis un jour il a regardé par la fenêtre et a vu un chien qui jouait sur la pelouse. Le chien avait un tapis, qu'il prenait, jetait par-dessus son épaule, puis courait le ramasser, le lançait à nouveau en l'air. Dieu a dit à Henry Suso, « Ce tapis est ta réputation, et je laisse les chiens du péché le déchirer en lambeaux, et jouer avec sur la pelouse, pour ton bien. Un de ces jours les choses changeront ».

                   Et les choses ont changé. Peu de temps après, ceux qui déchiraient sa réputation ont été confondus, et Suso a été élevé jusqu'à être une puissance de son temps, et, une bénédiction, encore aujourd'hui, pour ceux qui lisent ses travaux et chantent ses cantiques.

Le vœu suivant : Ne dites jamais sur quelqu'un 
quelque chose qui puisse le blesser.

                    « L'amour couvre une multitude de péchés » (1 Pierre 4:8). Le rapporteur n'a pas sa place dans le royaume de Dieu. Si vous savez quelque chose qui blesserait la réputation d'un enfant de Dieu, enterrez-le pour toujours. Trouvez un petit jardin quelque part et quand quelqu'un vient avec une histoire mauvaise, prenez-la et enterrez-la, et dites, « Ici repose en paix l'histoire au sujet de mon frère. » Dieu s'en occupera. « Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez » (Matthieu 7:2).

                    Si vous voulez que Dieu soit bon avec vous, vous allez devoir être bon avec ses enfants. Vous dites, « Ce n'est pas cela, la grâce. » Et bien, la grâce vous fait entrer dans le royaume de Dieu. C'est une faveur non-méritée. Mais une fois que vous êtes assis à la table du Père, il compte vous apprendre à vous tenir à table. Et il ne vous laissera pas manger si vous n'obéissez pas à l'étiquette de sa table.

                Et qu'est-ce que c'est? L'étiquette de sa table est que vous ne racontiez pas d'histoires au sujet d'un frère qui s'assied à table avec vous -- quelle que soit sa dénomination, sa nationalité ou son origine.

Et notre dernier vœu c'est : N'acceptez jamais aucune gloire.

                     Dieu est jaloux de sa gloire et il n'en donnera pas à un autre. Il ne partagera même pas sa gloire avec d'autres. Il est tout à fait naturel, d'ailleurs, qu'on espère que notre service chrétien nous donnera peut-être une chance de montrer nos talents. Vrai, ils veulent servir le Seigneur. Mais ils veulent aussi que d'autres sachent qu'ils servent le Seigneur. Ils veulent avoir une réputation parmi les saints. C'est là un terrain très dangereux ; chercher une réputation parmi les saints. Il est mauvais de chercher une réputation dans le monde, mais c'est pire encore de chercher une réputation parmi le peuple de Dieu. Notre Seigneur a renoncé à sa réputation, et nous devons faire de même.

                    Meister Eckhart a prêché un sermon une fois sur la purification du temple pas Jésus. Il a dit, « Il n'y avait aucun mal en soi à acheter et vendre dans le temple, ni à y échanger de l'argent: c'était même nécessaire. Il n'y avait péché que dans la mesure où ils le faisaient pour le profit. Ils s'enrichissaient à servir le Seigneur. » Et ensuite il en a tiré la leçon: « Quiconque sert pour une commission, pour le peu de gloire qu'il peut en tirer, c'est un marchant et il doit être expulsé hors du temple ! »

                    Je suis tout-à-fait de cet avis. Si vous servez le Seigneur, et pourtant -- peut-être à peine consciemment -- vous espérez obtenir une petite commission de cinq pour cent, méfiez-vous ! Cela refroidira la puissance de Dieu dans votre esprit. Vous devez résoudre en vous-même que vous ne prendrez jamais de gloire, mais vous veillerez à ce que Dieu obtienne tout.

                    Donner un message comme celui-ci, c'est tout ce qu'il y a de plus facile. Ce qui est difficile, c'est de le faire marcher dans sa propre vie. Rappelez-vous que ces cinq vœux ne sont pas quelque chose que vous écrivez à l'arrière de votre Bible et que vous oubliez. Ils doivent être écrits dans votre sang. Ils doivent être rendus décisifs, irrévocables. Tant que cela demeure superficiel, c'est inutile. Beaucoup de nos promesses restent superficielles. Non, non. Il faut qu'elles sortent des profondeurs de votre cœur, des vastes profondeurs de votre esprit.

                  Ces engagements vont droit contre la vieille nature humaine. Ils introduisent une croix dans votre vie. Et personne ne revient jamais en arrière, après avoir porté sa croix -- personne, jamais ! Quand un homme prend sa croix il a déjà dit au revoir. Il a rangé ses affaires, et dit adieu à sa femme et ses enfants ; il ne reviendra pas. L'homme avec la croix ne revient jamais. Quand vous faites ces vœux, rappelez-vous: ils introduisent une croix dans votre vie, ils frappent au cœur même votre vie égocentrique et il devient impossible de faire demi-tour. Et moi, je dis, « Malheurs à qui se jouent de l'Esprit ! »

                     Dans notre pays -- et peut-être aussi dans d'autres pays -- il y a tant de personnes qui disent, « Essayez Jésus, Essayez Dieu ! » Ce sont des joueurs, des expérimentateurs. Comme un lapin avec une demi-douzaine de trous de telle sorte que si l'un est bloqué, il peut se réfugier dans un autre! Non ! De la croix on ne peut se réfugier nulle-part. On ne peut pas "essayer" Jésus. Il n'est pas là pour que nous expérimentions sur lui. Le Christ n'est pas une expérience. C'est vous qui l'êtes. Je le suis, moi. Mais pas Lui ! Dieu L'a ressuscité des morts et a confirmé pour toujours Sa divinité et L'a scellé et L'a placé à sa propre main droite comme Seigneur et Christ. Tournez tout à Lui et vous sentirez votre vie qui commence à s'alléger. Vous fleurirez d'une manière merveilleuse.
                       Si vous vous trouvez être un de ceux sur qui Dieu a étendu sa main pour une vie plus profonde, une vie plus puissante, une vie plus pleine, je me demande si vous seriez disposé à prier une prière comme la suivante : « Ô Dieu, glorifie-toi à mes dépends. Envois-moi la facture -- quoi que ce soit, Seigneur. Je ne fixe aucun prix. Je ne veux pas marchander. Glorifie-toi et j'en prendrai les conséquences ! 
                    Une telle prière est simple, mais elle est profonde et merveilleuse et puissante. Je crois que si vous pouvez prier une prière comme cela, ce sera la rampe d'où vous pourrez décoller vers des hauteurs plus élevées et des cieux plus bleus dans les choses de l'esprit.


vendredi 21 décembre 2018

Les quatre saisons de la vie ! Aiden Wilson. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

                    On appelle souvent Jérémie le prophète qui pleure. Il avait le cœur brisé parce que la menace du jugement de Dieu était sur son peuple. Jérémie ne voyait pas seulement ce qui est visible, et n'entendait pas seulement ce qui est audible, mais voyait prophétiquement par l'esprit. Ainsi, non seulement tout ce qui était arrivé mais aussi ce qui allait arriver, peinait le cœur de cet homme de Dieu.
Dans la prophétie de Jérémie, chapitre huit, versets dix-huit à vingt-et-un l'homme de Dieu dit :

                    « Je voudrais soulager ma douleur; mon cœur souffre au-dedans de moi. Voici les cris de la fille de mon peuple retentissent sur la terre lointaine : L'Éternel n’est-il plus à Sion ? N'a-t-elle plus son roi au milieu d'elle ? -- Pourquoi mont-ils irrité par leurs images taillées, par des idoles étrangères ? -- La moisson est passée, l'été est fini, et nous ne sommes par sauvés ! »

                  Il allait y avoir une invasion en Israël; des troupes étrangères allaient entrer et conquérir les Israélites, et les emmener captifs dans une terre lointaine. Ils allaient briser leur vie et briser leur nation -- voilà ce qu'ils allaient faire. Ce n'était pas le résultat d'une erreur politique. C'était la conséquence directe de leur vie mauvaise. Jérémie, un homme rempli du Saint Esprit, a été très franc avec les enfants d'Israël.

                    Il m'est arrivé d'entendre prêcher des gens qui n'avaient pas, à mon sens, le droit de parler aux autres de leurs pêchés. Ils le faisaient avec trop d'enthousiasme, trop peu de tendresse. Mais Jérémie a dit : « Je suis blessé des blessures de la fille de mon peuple ». Jérémie était un homme blessé et il était blessé non à cause de choses le touchant directement. Il était blessé comme une mère pourrait être blessée si son enfant mourrait dans ses bras. Elle, physiquement, n'avait aucune blessure. L'enfant avait été frappé, elle l'avait ramassé et, dans un paroxysme de douleur, elle le serre contre son cœur. Elle est blessée de la blessure de son enfant.

                    Jérémie était blessé de la blessure de son peuple, et donc Jérémie peut me parler, et il peut me parler avec autant de sévérité qu'il le faut ; il peut être aussi franc et honnête que la situation l'exige, je ne lui en voudrais pas, parce qu'un homme qui est blessé de mes blessures, qui souffre de mes douleurs, et s'attriste de ma tristesse, c'est un homme qui m'aime. Et un homme qui m'aime a le droit de me prêcher. Et je ne demanderais pas qu'il me console ou qu'il me parle amicalement ou gentiment. Je demanderais simplement à ce qu'il me dise la vérité.

                     Jérémie savait que c'étaient les pêchés du peuple d'Israël qui allaient causer les choses à venir, la défaite, la division, l'invasion, la captivité, la déportation. Il le savait et il a cité leurs pêchés : il disait qu'il y avait de l'idolâtrie. Yahvé avait été parmi eux mais dans leur cœur mauvais, ils se sont détournés du Dieu qu'ils connaissaient pour aller vers les idoles des païens. Ils étaient malhonnêtes entre eux -- je n'invente rien, tout est écrit -- c'étaient des menteurs, ils n'hésitaient pas à mentir tout en sachant que c'est mal. C'étaient des voleurs, certains d'entre eux; ils commettaient même parfois de meurtres. Il se trouvait parmi eux toutes espèces d'impuretés. Il y avait de la désobéissance arrogante quant à la voix de Dieu. Ils étaient têtus quand ils entendaient la voix de Dieu, et refusaient la correction. Jérémie a prophétiquement entendu ce cri de désolation : « La moisson est passée, l'été est fini -- l'été de notre chance est passé -- et nous ne sommes pas sauvés ! » Nous sommes loin dans une terre païenne avec nos harpes sur les saules. Dans les pays lointains, ils choisissent la mort plutôt que la vie, a dit l'homme de Dieu. Là, en captivité dans le pays lointain, sans sacrifice, sans prêtres, sans autel, sans prière, sans protection, sans rien .... A Babylone ils n'avaient que d'amers souvenirs, des remords, des regrets inutiles. La profonde détresse de l'âme perdue se retrouve dans ce cri : « La moisson est passée, l'été est fini, et nous ne sommes pas sauvés ! » C'est l'appel désespéré à l'aide. Ils vivaient, dans la terre lointaine, les conséquences amères mais prévisibles de leur style de vie, de leurs actes.

                     Vous voyez mes amis, si un homme sait qu'un pont est tombé, et s'il y a pancarte sur pancarte pour avertir que le pont est tombé, et si tout au long de la route il y a des gendarmes faisant des signes de mains avec des drapeaux rouges et qui crient « Attention, le pont est tombé ! » et si un homme poursuit son chemin, délibérément, le sourire aux lèvres, puis tombe jusqu'à la mort il aurait pu le prévoir, parce que tout était là pour le prévenir. Sachez mes amis, que nul n'est en enfer par accident, et nul n'est au paradis par accident !

                     Devenir chrétien sans le vouloir, c'est impossible ! On ne se réveille pas un matin pour s'apercevoir tout-à-coup qu'on est célèbre, et on ne se réveille pas non plus un beau matin pour se retrouver chrétien. On choisit; on prévoit. On peut le savoir, avec la parole de Dieu. Nous savons que deux plus deux font quatre, et donc, si nous voyons deux et deux, nous pouvons prévoir le quatre. Ainsi Israël, dans son cri de remords, de regret intense, aurait pu le prévoir. Ils ne sont pas excusables; ils auraient pu le prévoir. Le chemin qu'ils prenaient leur avait été clairement indiqué, et ils auraient pu l'éviter.

                    Je voudrais vous faire comprendre ceci : le type de christianisme qu'on prêche aujourd'hui est un christianisme faible, indécis, et efféminé ! Il dit au pêcheur qu'il n'est pas en faute, que c'est une maladie. Aujourd'hui, on dit que l'alcoolisme est une maladie, un alcoolique est un homme malade. C'est la seule maladie au monde que je connaisse qu'on doit acheter avec de l'argent. On l'achète et on la boit, volontairement. Mais on dit : « Ne dis pas à l'ivrogne qu'il est coupable, il est malade »; d'une maladie qu'il a bue, intentionnellement sachant quelle en serait la conséquence ! Il aurait pu le prévoir et l'éviter. L'homme en enfer aura ceci à ajouter au poids de sa détresse éternelle, qu'il aurait pu être autre part; si son amour de pêcher ne l'avait pas empêché de vouloir être autre part. Telle est l'ironie cynique du pêché.

                    Vous voyez, on ne se rend plus compte de la gravité du pêcher aujourd'hui. L'évangéliste moderne n'en parle guère. Il parle beaucoup d'un sauveur pleurnichard, qui les excuse et leur dit « Ne t'inquiète pas de tes pêchés, ne t'inquiète pas de tes pêchés, je suis mort pour toi sur la croix, je suis mort pour toi sur la croix. » Ce n'est pas là la religion du Nouveau Testament ! Ce n'est pas la religion des prophètes, et ce n'est pas la religion des pères de l'église, et ce n'est pas la religion des réformateurs, et ce n'est pas la religion des missionnaires, ni la religion des grands évangélistes. C'est un christianisme efféminé et coupé à l'eau, et parfumé, qui affiche un Christ pitoyable face devant des gens qui s'en moquent. J'ai entendu un homme dire qu'on passe notre temps à faire manger aux gens ce qu'ils n'ont pas envie de manger. Ce qu'on devrait dire aux gens, c'est que le péché, c'est de leur faute. Vous, si vous péchez, c'est de votre faute. Et si je pêche, moi, j'en suis responsable. Ce n'est pas une excuse que de dire « c'est une maladie », ou « je ne l'ai pas fait exprès, c'est héréditaire, je l'ai hérité de mon grand-père Adam; je n'y puis rien, je suis un pauvre homme, faible. »

                    L'ironie cynique du pêché, c'est que ceux qui nous soutiennent dans le pêché ne peuvent plus nous aider quand nous en subissons les conséquences. Ils nous empêchent de voir les conséquences. Ils nous mettent les mains sur les yeux pour nous empêcher de voir le bourreau qui arrive, pour qu'on ne voit pas le trou noir dans la colline qui mène vers l'enfer. Les mauvais amis -- les mauvais désirs et passions de la terre, les mauvais plaisirs -- nous empêchent d'obéir, nous éloignent du droit chemin mais quand on est loin, ils ne peuvent nous empêcher d'en subir les conséquences. C'est une affreuse cruauté qui sent le dragon. Une trahison sans cœur de la confiance du pêcheur.

                    Judas Iscariot était dorloté et flatté par les juifs jusqu'à ce qu'il ait vendu le Christ. Mais lorsqu'ils avaient mis les mains sur le Christ, et l'avaient noué de cordes et lui avaient mis les menottes, et que Judas avec un cœur brisé est revenu leur rendre l'argent, ces mêmes pharisiens, hypocrites et flatteurs, qui l'avaient supplié de vendre Jésus en lui offrant de l'or et de l'argent, ces mêmes juifs répondirent : « Que nous importe ? Cela te regarde. » « Que nous importe?

                    Souviens-toi jeune fille, « Que nous importe ? » sera leur réponse si tu pèche ! Souviens-toi jeune homme, ceux qui te mènent au pêché ne sauront pas t'en sortir. Et ceux qui t'y mènent, te diront, quand tu y sera, « Que nous importe ? » C'est la cynique méchanceté de l'enfer -- et j'y détecte le souffle du dragon !

                 Alors, que peut-on tirer de tout cela ? Ceci est une description exacte d'un bon nombre de personnes aujourd'hui, et aussi, je suppose, de certains qui sont parmi nous ici, aujourd'hui. Dimanche dernier, j'ai dit à frère Gray qu'il y avait cinquante personnes, certains qui chantaient, d'autres dans la chorale, et peut-être même enseignant l'école du dimanche, qui auraient dû être là, à genoux, si nous avions obéi à Dieu dimanche dernier, car le Saint Esprit était présent. Je ne fais pas une critique de ceux qui enseignent l'école du dimanche; c'est seulement pour dire que dans toute assemblée de personnes attaquées par le feu de l'enfer, il y aura des blessés, il y aura ceux qui seront vaincus par la chair, le monde, et le diable. Ceci, dis-je, est une description exacte. Il y en a certainement qui savent que le chemin qu'il suivent mène à la perdition. On les a sans doute prévenus, et exhortés, mais ils ont été volontairement aveugles quant à leur fin.

                     Mais moi personnellement, je ne veux pas que jamais Dieu me dise : « Je t'ai donné l'occasion de le dire à ces gens, mais tu ne l'as pas fait, tu as voulu être un type sympa, tu as voulu être aimé des gens, et tu as refusé de leur parler. » Je ne veux pas entendre cette chose affreuse en ce jour. Je perdrais tous mes amis plutôt que de l'entendre. Je préférerais vous voir tous me tourner le dos et partir dans une colère froide, plutôt que de vivre ce moment terrible où les cris des hommes et des femmes retentiront, et crieront : « L'été est fini, la moisson est passée », en sachant que moi, je n'aurai pas aidé à les secourir, je n'aurai pas gagné leurs âmes, en les emmenant à Dieu. Il n'est pas important que vous m'aimiez; ce qui compte, c'est que vous soyez lavés par le sang de l'Agneau, avant qu'il ne soit trop tard. Ce n'est pas important que vous me trouviez sympathique  mais c'est très important que vous rencontriez Dieu, une rencontre qui vous sauvera avant le jour terrible où vous seriez obligés de crier « J'ai laissé passer l'occasion ».

                    Je voudrais maintenant parler brièvement des quatre saisons de la vie. Il y a quatre saisons de notre vie devant Dieu. Il y a le printemps, notre enfance et notre jeunesse. C'est un temps beau et merveilleux, le printemps. Après l'hiver si long où la neige a recouvert les champs et les prés, le jardin, les routes et les bois puis le soleil monte doucement et la neige commence à se retirer, comme disait le poète : « La neige se portant mal en haut de la colline déboisée... » J'ai toujours aimé cette petite expression; la neige a du mal à résister. Puis le crocus tourne son petit visage souriant et curieux vers le haut pour savoir si l'hiver est fini, puis le bétail perd son poil d'hiver pour en avoir un nouveau. Il n'y a rien de plus lisse au monde que la peau d'un jeune cheval au printemps. Je les ai déjà vus bondir dehors et se coucher et se rouler par terre. Quelqu'un m'a demandé « Qu'est-ce qu'il fait ? » Ne savez-vous pas ? Ils se débarrassent des vieux poils d'hiver. Une étrille et brosse et vous les ferez briller ! Vous connaissez un peu les chevaux ? Moi, j'ai littéralement grandi avec eux et sur eux.

                    C'est le printemps... Quand un oiseau chante en automne tu te dis, en le regardant « Ah, toi, je te connais ! Je sais où tu vas. Tu es en route vers le sud, pour aller en Floride pour l'hiver. » Mais quand il chante au printemps tu lui dis « Salut, toi, je suis content de te revoir ! » Il y a quelque chose de frais dans le chant des oiseaux au printemps. Il y a quelque chose de merveilleux dans le soleil du printemps beaucoup plus merveilleux que le soleil de l'automne que l'on voit à travers le brouillard et la brume et qui a une certaine tristesse. Il en est de même dans la vie. On peut tout pardonner à un jeune, justement parce qu'il est jeune. La jeunesse, les premiers jours, les temps de fraîcheur... et la joie. La joie est une des caractéristiques de la jeunesse; d'être joyeux.

                     Un enfant peut être joyeux pour un rien, même si, pour être réaliste, il faut dire qu'il n'en faut pas d'avantage pour l'attrister ! Mais il peut devenir tout joyeux pour un rien. La jeunesse, mes frères, c'est très beau. C'est le moment des occasions, le moment pour se décider. C'est ainsi dans la vie, il y a une période, pas toujours la même que celle de notre jeunesse physique, mais il y a le printemps de nos occasions le printemps de notre désir où Dieu nous semble bon et le sang du Christ nous semble merveilleux, et où l'on veut connaître Dieu. Et, particulièrement si on est jeune en âge, on n'a pas autant de problèmes à résoudre. On n'est pas aussi cynique, on n'a pas été abattu et trahi jusqu'à ce qu'on ait perdu la foi. Il est merveilleux d'être sauvé jeune. Les statistiques montrent que la plupart de ceux qui sont sauvés, sont sauvés jeunes. Moi, j'avais dix-sept ans à ma conversion.

                    Puis doucement, le printemps cède à l'été. On n'est jamais sûr quand le printemps est parti et l'été a commencé, mais il finit bien par arriver : c'est la vie mûre. Un homme de vingt ou trente ans, entame l'été de sa vie; le moment est sûrement bon, il a assez de sagesse pour savoir qu'il ne peut pas s'en sortir seul, qu'il a besoin de l'aide d'un autre monde que celui-ci, et tout le dirige vers Christ. Ce qui est triste, c'est que la plupart des gens arrivent à l'été de leur vie mariés, ils ont des obligations par rapport au travail. Ils ont une voiture, des impôts à payer, une assurance, une maison et peut-être deux ou trois enfants. Peut-être une femme qui le pousse à gagner plus. C'est souvent le cas -- pas toujours. Ou plutôt, pour être plus juste, souvent ce n'est pas le cas, mais quelque fois si. Mais l'été a commencé et on est trop occupé. « Je sais que je devrais être sauvé, je sais que je devrais être en bonnes relations avec Dieu; mais voilà ! je ne peux même pas aller à l'église le dimanche ! J'ai trop de responsabilités, je ne peux pas me le permettre. Je sais que si je deviens chrétien, je devrai donner la dîme, mais après que le gouvernement canadien a pris vingt-deux pour cent de mon revenu, et que les employés en ont pris une partie, mon bulletin de salaire devient très mince, comment puis-je en donner encore davantage ? » Alors ils laissent passer l'occasion. Comme ils sont nombreux ! Des hommes qui commencent à avoir les temples gris; ils ne sont pas sauvés ! Ils ne se sont jamais donnés à Dieu en total abandon. Ils ne sont pas à lui. Ils vont à l'église de temps en temps, mais ils ne sont pas à lui. C'est la vie mûre. Il y en a moins qui sont sauvés alors.

                    Puis vient l'automne, la vie tardive. Ils ont arrêté de se battre; arrivé à l'automne, on ne se débat plus. Tant qu'on s'arrache encore les cheveux gris en espérant que c'en sera la fin, on demeure raisonnablement jeune, mais dès lors qu'on se jette les bras en l'air, et qu'on se dit « Cela ne sert à rien ! », c'est la vie tardive. Il y en a très peu qui, arrivés à cet âge, n'ont jamais été trahis par leurs amis, ou déçus par ce qu'ils aimaient, très peu qui n'aient jamais été trahis par quelqu'un, très peu. C'est un moment de tristesse. A moins bien-sûr qu'on se livre à l'alcool, aux cartes, aux paris, au jeu. Il n'y a rien de plus pitoyable qu'un vieillard joueur, rien de plus pitoyable.

                    On peut tout pardonner à un enfant vous savez. Ils peuvent me heurter, me renverser, et je ramasserais mes lunettes du trottoir, et me relèverais, sans même leur parler méchamment. Cette année, je prends le bus, et il y a des écoliers qui y montent. Ils sont gentils, vraiment tout gentils, mais quelle énergie ! Ils vous bousculent, blaguant, riant, se poussant; ils ne veulent aucun mal. Mais quand je vois un vieil homme comme ça, j'ai honte pour lui. Quand je vois un vieil homme qui ricane, et dont la seule raison d'être est son habilité à raconter des histoires, à faire des blagues fades et usées, s'accrochant au dernier fil de sa virilité, qu'il aimerait croire encore valide, mais qui ne l'est pas. Une fatigue, un découragement, et l'approche de l'hiver. Je me demande à combien de personnes je parle ce soir qui sont dans l'automne de leur vie, et qui n'ont jamais rien fait pour Dieu, depuis toutes ces années. Mais oui, tu as donné un peu d'argent, oui, bien-sûr, tu soutiens les missionnaires. Mais au fond de toi, il y a un découragement de la vie, et parfois, à des moments silencieux, tu te demande si la vie en vaut la peine.

                      Puis c'est l'hiver, la vieillesse. Tout a été dit à propos de la vieillesse. J'ai lu tout ce qu'en ont dit les écrivains classiques, et je suppose que si on est un David, ou un Samuel, un Élie ou un Paul, un Wesley à l'âge de quatre-vingt-trois ans ou un J. S. Bach, on peut dire que la vieillesse n'est qu'un inconvénient mineur. Mais sans Christ, c'est une véritable tragédie. Avec Christ, c'est un épi de blé mûr qui attend le moissonneur, mais sans Christ, c'est une tragédie. Très peu de gens viennent à Jésus dans la neige. Dans l'état d'Indiana, j'ai prêché une fois, et après le culte, une femme est descendue à l'autel, et elle a dit qu'elle donnait son cœur au Seigneur, et je n'ai aucune raison de croire que ce ne serait pas une conversion sincère. Je lui ai demandé si elle était déjà venue prier à un autel, et elle a répondu non. Elle avait soixante-neuf ans. Soixante-neuf ans ! Je ne sais pas, je n'ai pas pu la suivre, je devais retourner chez moi, mais j'aime penser que Dieu m'aurait permis ce jour là de tendre la main jusque dans la neige, pour saisir une femme gelée et la sortir par la chaleur et l'amour de Christ, et la sauver de la neige, mais il n'y en a pas beaucoup, mes frères. Très, très peu se tournent vers Dieu quand ils sont vieux.

                      Voilà les quatre saisons. Et ils crient « La moisson est finie ». Ils se dépêchent de traverser les saisons de leur vie par le pêché. Le pêché a jeté sur eux un hiver précoce. Moi, j'ai vu des personnes jeunes en âge, mais qui avaient déjà traversé les quatre saisons de la vie, pas vous ? Je les ai vus. Ils étaient jeunes en âge et sur le calendrier ils étaient encore jeunes, mais dans leur cœur, la neige était déjà tombée. C'est ce qui me peine ces temps-ci. Nos jeunes, si beaux initialement, vont dans le monde, et il faut peu de temps pour qu'ils aient tout vécu, connu toutes les sensations, nerveuses et émotionnelles, qui devraient leur prendre une vie entière; ils traversent tout d'un coup. Et je les vois marcher, débraillés, nerveux, des beatniks moraux. L'hiver est sur eux alors qu'ils sont encore jeunes. Pas un cheveu gris sur la tête, mais la vieillesse dans le cœur. Pas une ride au visage, mais la neige dans l'âme.

                    C'est là une chose terrible, mes frères. Je ne vous cacherais pas que je mets la faute, moi, tout d'abord sur le diable et le pêché, bien-sûr, mais, quant à son expression dans la société humaine, je mets la faute sur ceux qui nous divertissent, ces gens fous d'argent, cupides, amoureux du pêché ! Le Canada se bat contre l'influence des États-Unis, et je ne leur en veux pas. Je suis américain, et j'aurais honte de dire du mal de mon pays, mais j'aurais honte aussi d'approuver sa vile propagande ! J'aurais honte d'approuver, ou d'excuser le Sodome qu'on nomme Hollywood, et que toutes les filles du continent tentent d'imiter. Nos filles, imitent les prostituées d'Hollywood ! La radio et la télévision, le théâtre et les films, la littérature vulgaire. Des hommes obscènes et vils, des hommes avec des vers dans l'esprit, et un serpent dans le cœur, s'assoient dans une chambre d'hôtel, et écrivent une histoire répugnante, et elle devient best-seller ! Et si on la condamne, on se précipite pour l'acheter. Et si la police la bannit, ou si on essaye de la censurer, le résultat en est que l'article est épuisée dans les librairies. Telle est la nature humaine !

                     Tout ceci est arrivé et la moisson est passée, et nos jeunes, jeunes en âges, le visage rayonnant et beaux à voir, sont en train de s'épuiser. Leur plus grand rêve serait d'être célèbre. Je suis content que la mère de John Wesley n'ait pas cherché à être célèbre. Je suis content qu'elle n'ait pas eu des caniches à la place de bébés, je suis content qu'elle n'ait pas laissé ceux qu'elle avait chez la nourrice pour aller diriger la ville. Elle a eu dix-sept si ce n'est pas dix-neuf enfants et John Wesley était numéro dix-sept ! Et Charles Wesley était le quatorzième.

                    Ces deux anges de Dieu qui ont déployés leurs ailes pour bénir deux continents ! Suzanna Wesley ne voulait qu'être une femme obéissante et une mère aimante. Elle les faisait rentrer, les asseyait et leur enseignait la Parole. Elle n'avait pas une très haute opinion de ce que ça pouvait être d'avoir une carrière. Si elle avait eu une carrière à la place de John Wesley le monde entier en aurait été plus pauvre, toutes les carrières d'Hollywood ou New York ou Toronto ni toutes les carrières de toutes les femmes du continent aujourd'hui n'auraient pas suffit à compenser pour un homme, John Wesley, numéro dix-sept -- dix-sept !

                    Ils se sont dit : « On va l'appeler John », et ils ne savaient pas ce qu'ils nommaient quand ils l'on nommé John ! Ils ne le savaient pas ! Ils se sont dit « Regarde, regarde-le courir de partout ». C'était un petit coquin. Ils l'appelaient Johnny mais quand il a grandi, ils ont arrêté de l'appeler Johnny et se sont mis à l'appeler John. Il apprendra le grec et l'hébreu, et quand il entendra parler de Téxtigan, il apprendra l'allemand pour pouvoir le traduire en anglais. Il fera le tour du monde sur un vieux cheval, jamais entendu parler d'un avion. Quand il s'éleva en Angleterre, on lui jeta des pierres, des œufs  des fruits pourris, et des chats morts, tout ce dont on ne voulait pas, on le jetait sur John Wesley, et lui, il a continué à prêcher, et quand il était vieux, l'Angleterre l'a accueilli avec les fanfares. Dieu et lui avaient gagné !

                    John Wesley, le dix-septième ! Aujourd'hui, on les rend beaux et raffinés, et on leur donne une carrière. Prenez-les, vous ! Moi, je n'en veux pas ! Ils enfantent leurs semblables. Ils vieillissent avant d'être vieux, et meurent intérieurement avant de mourir extérieurement. Longtemps avant que le cercueil ne les prenne, ils sont morts en leur âme. C'est une situation affreuse, affreuse. « La moisson est passée, l'été est fini, et nous ne sommes pas sauvés ». Oh mon Dieu, comme c'est terrible ! Je vous le dis donc, veillez à ne pas laisser passer l'été de votre désir. Si vous désirez Dieu, je vous en supplie, ne laissez pas passer votre occasion. Elle est à toi, la lumière est sur ton chemin, et peut-être y a-t-il des gens qui prient pour vous. Quoi qu'il en soit, ne laissez pas un hiver précoce se mettre soudain en place sur l'été de votre désir. Venez, venez, ne laissez pas la parole partir, ne tournez pas le dos sur la lumière, venez, pendant que vous le pouvez, venez. Je dis cela aussi bien pour ceux qui ne sont pas sauvés et qui le savent, que pour ceux qui ne sont qu'à moitié sauvés, et qui vivent à la lumière d'un autre chrétien, ce qui revient au même.

Que Dieu vous aide ce soir à chercher sa face!



mardi 18 décembre 2018

(19) Article tiré du livre LE COUT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Nous ne devons pas avoir peur de regarder (chapitre 19)

                    En lisant l'histoire d'hommes comme Wesley et Finney, nous sommes frappés par le courage dont ils ont fait preuve face aux tribulations qu'engendrait leur travail pour Dieu. En tous lieux et à toutes heures, ils ont osé proclamer haut et fort le fond de leur pensée sur les religions et les prophètes, en leur accordant la valeur qu'ils méritent. Ainsi, ils étaient capables d'identifier les faux éléments qui menaçaient de nuire à la Parole de Dieu.

                    Voici un art à développer, surtout à l'époque dans laquelle nous vivons. Nous avons tendance à être effrayé à l'idée d'annoncer aux autres ce qui pourrait venir de Dieu, de peur que nous violions l'esprit de l'amour ou que nous imposions des mains indignes sur l'arche.

                    Avons-nous donc oublié que notre travail est d'éprouver les esprits et de dévoiler toutes choses ? Par notre négligence à obéir à ce commandement, de nombreux abus ont été et sont permis au sein des églises. Cette négligence affaiblit notre travail et pourrait nous être reprochée !

                   La mode d'aujourdhui est d'être tolérant en toutes choses sous peine d'être accusé d'intolérance.

                  Les saints aux esprits faibles ne pouvaient admettre que le roi Agag passe par l'épée ( 1 Samuel 15 ) alors ils choisirent plutôt de sacrifier la santé de l’église, et cela durant des années, en ignorant les fautes et le mal commis. Et le pire, c'est qu'ils l'ont fait au nom de l'amour chrétien !

                Nous sommes dans l'obligation de dénoncer toutes formes de méchanceté et de malice. Lorsque cette mission est acquittée avec amour pour Dieu et pour les hommes, le résultat est bénéfique pour tout le monde. Tout travail, quand il est conforme à la volonté de Dieu, ne sera jamais mal pris par un homme pieux.

                    Cette timidité qui ressemble à de l'amour a laissé mettre en place au sein des églises des pratiques inutiles et parfois même sans signification spirituelle. D'ailleurs, la conséquence est que l'Esprit a quitté nos églises, les laissant dans un état de désolation. C'est ainsi que tout ce qui avait été construit pour honorer Dieu fut anéanti par le manque de courage à se lever et à prendre position contre les abus. Ces abus avaient justement pour but de ruiner ce travail et de nous éloigner de la volonté de Dieu.

                   Nous ne devons pas avoir peur de faire des inquisitions. Toute la difficulté, bien entendu, est de le faire dans l'esprit chrétien. Il sera difficile de découvrir des fautes quand nous avons choisi de tout accepter. Il sera difficile de critiquer en cherchant à ne pas censurer.

                   Mais voilà ce que Dieu attend de nous si nous désirons garder Son travail pur en ces jours d'iniquité.

                 Pour parvenir à servir Dieu et à garder Son travail, nous ne devons pas avoir peur de regarder.

FIN
 

samedi 15 décembre 2018

(18) Article tiré du livre LE COUT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Être délivré de la peur charnelle (chapitre 18)

                   La peur charnelle peut prendre deux formes opposées. Nous pouvons avoir peur de faire ce que nous savons devoir faire, ou avoir peur de ne pas faire ce que nous pensons que les autres attendent de nous. Agir avec courage, c'est savoir se situer entre ces deux extrêmes.

                   Il existe un odieux réflexe qui rend esclave de ce que pensent les autres. Le fait d'être chrétien suscite chez nos amis une certaine attente vis à vis de nos actes et de nos comportements, et plutôt que de remettre en cause la relation qui s'est crée entre nous, nous agissons par devoir suivant ce qu'ils attendent de nous, même si nous ne possédons aucune conviction personnelle sur ce que cela nous amène à faire. Nous avons seulement peur de ne pas faire ce que les autres attendent de nous. Nous ne pouvons que difficilement faire face à ces personnes quand nous n'avons pas pu réaliser ce que nous savons qu'ils attendent de nous. La moralité pratiquée sous la pression des préjugés n'a rien d'une moralité pure. Au mieux, c'est une pratique timide du bien.; au pire, c'est une réaction infantile de faiblesse et de peur. Un chrétien libre devrait savoir agir indépendamment des opinions extérieures. Si un chemin est juste, il devrait le suivre parce qu'il est juste et non parce qu'il a peur de ne pas le prendre. Et si ce chemin est mauvais, il devrait l'éviter, même si cela a pour conséquence qu'il perde un ami, des biens, la liberté et même sa propre vie.

                    Avoir peur de l'opinion du groupe impose une certaine conduite aux membres des dénominations et des églises, et cela les force à entrer dans un moule. Le désir de rester en bons termes avec notre cercle d'amis religieux détruit l'originalité et fait de nous des imitateurs. Chaque église se retrouve autour des expériences qu'ils reconnaissent, ils ont leur signe distinctif comme « shibboleth » (Juges 12:6) et ils se donnent même un certain ton religieux; l'ensemble des aspects deviennent un standard pour le groupe et ils sont pour les assemblées ce qu'était la circoncision pour Israël, un laisser-passer pour être accepté dans le club.

                    Le grand problème est que cela déplace la motivation de l'intérieur vers l'extérieur, de Dieu vers l'homme naturel. On peut mettre sur un pied d'égalité les actes que l'on a réalisés parce que nous avions peur de ne pas les faire et ceux que nous n'avons pas réalisés parce que nous avons peur de les faire. C'est la peur qui dirige la conduite, et non pas l'amour et la foi. Et ce qui ne vient pas de la foi est péché.

                    La solution pour échapper à ce double piège est simple. Se rendre complètement à Dieu; L'aimer de tout votre cœur et aimer tout homme au nom de cet amour. Choisissez d'obéir à vos propres convictions au fur et à mesure qu'elles se précisent dans votre esprit, en réponse à vos prières et aux temps passé dans l'étude des Écritures. Après cela, vous pouvez facilement ignorer les attentes de vos amis et même faire face aux critiques de vos ennemis. Vous rencontrerez tout d'abord l'étonnement de l'armée de croyants qui marchent au pas, puis vous recevrez leur admiration forcée. Puis, si vous persévérez sur le chemin de l'amour et du courage, ils finiront par suivre votre exemple et ils se dégageront de cette influence par la peur. Ils vivront comme des hommes et des femmes rachetés à grand prix et ils marcheront dans la douce liberté que Christ leur a réservé.

à suivre... 
 

mercredi 12 décembre 2018

(17) Article tiré du livre LE COUT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Nous devons avoir l'esprit d'Église (chapitre 17)

                  L'Église est tellement précieuse aux yeux de Dieu qu'il n'est pas possible qu'elle soit sur-appréciée par les hommes. « J'aime ton Église, Ô Dieu, » devrait être notre seconde réaction après « Je t'aime, Ô Dieu. »

                     L'Église est le temple dans lequel l'Esprit de Christ habite, le corps dont Christ est la Tête, le moyen qu'Il utilise pour racheter l'humanité. Les membres individuels de l'Église qui œuvrent en harmonie les uns avec les autres sont les lèvres et les mains et les pieds du Christ qui vit en eux. L'Église est la véritable Shekinah, l'habitation visible du Dieu invisible, l'Épouse de Christ, destinée à partager pour toujours l'amour de Son cœur et les privilèges de Son trône.

                    Ce n'est bien entendu plus possible aujourd'hui d'avoir l'Église entière « d'un commun accord et dans un même lieu. » Certains de ses membres nous ont précédé pour se joindre à l'Église du Premier-né au ciel et communient dès maintenant avec les esprits des hommes justes arrivés à la perfection. Et ceux qui demeurent toujours sur la terre forment une compagnie trop importante pour se rassembler dans un même bâtiment. Le rassemblement de l'Église toute entière en un même lieu devra attendre la consommation du siècle présent. Seule la ville équilatérale permettra un espace suffisant pour une telle assemblée joyeuse.

                   Même si l'Église toute entière ne peut se réunir sur la terre, Dieu a arrangé les choses pour qu'elle puisse effectuer la même chose à une échelle réduite, des petits groupes de chrétiens se réunissant dans la communion de la louange et de la prière. Toute assemblée de véritables chrétiens constitue une Église. « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » ( Matthieu 18:20 ). Le nom et la Présence sont indispensables à toute Église locale. Un groupe de personnes sauvées, aussi petit soit-il, qui se rassemble au nom de Christ et qui reconnaît Sa présence, forme une authentique cellule de Son corps et jouit de la pleine puissance et de l'autorité de Christ Lui-même.

                  À cause de cela, toute la psychologie chrétienne devrait être tournée exclusivement vers Christ et Son Église. Tout adorateur devrait garder continuellement à l'esprit la pensée de Christ et de Son Église. Aussi humbles que puissent être les circonstances extérieures, si Christ est présent, le lieu devient un saint temple et chaque croyant se retrouve prêtre devant l'autel. Chaque cellule est une partie organique du corps et est unie aux autres et au Seigneur qui donne la vie au corps par Son Esprit.

                 Un sentiment profond de l'unité de l'Église devrait orienter notre attitude envers celle-ci, et façonner la politique de l'assemblée locale. On devrait constamment accentuer le fait que l'Église locale constitue une organisation indivisible et qu'il ne peut y avoir aucune « fraternité » ou « Église des jeunes » ou « groupe des enfants » qui soit indépendant et qui fonctionne séparément de la vie et de l'ordre de l'ensemble. Des segmentations organisationnelles à l'intérieur de l'Église peuvent s'avérer nécessaires et peuvent améliorer le fonctionnement, surtout lorsqu'il s'agit d'une grande assemblée ; mais dès lors qu'une partie de l'Église commence à se considérer comme indépendante et sans rapport avec le corps local, celle-ci devient un cancer dans la vie de l'Église et elle mène à sa destruction.

              Une multitude d'organisations religieuses sont apparues dernièrement, la plupart étant focalisées sur un besoin spirituel bien spécifique. Parmi ceux-ci nous pouvons citer les sociétés Bibliques, les écoles Bibliques et les diverses entreprises et groupes professionnels qui portent le nom de chrétien. Sans aucun doute, beaucoup de ces groupes sont des agents utiles et bénéfiques à travers lesquels l'Église peut œuvrer  mais on ne doit jamais leur permettre de prendre la place de l'Église. Ce ne sont que des servantes ; elles ne peuvent jamais prendre la place de l'Épouse.

                    En résumé, il demeure que l'expression la plus parfaite de la volonté de Dieu sur la terre se trouve dans l'Église locale, dont les membres se rencontrent régulièrement pour louer le Seigneur et pour communier les uns avec les autres, et qui sortent ensuite pour servir leur génération selon la manière décrite dans les Saintes Écritures.

à suivre... 
 

dimanche 9 décembre 2018

(16) Article tiré du livre LE COUT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Aucun chrétien ne devrait ressentir du mépris (chapitre 16)

                    L'une des paroles les plus dure du Nouveau Testament, c'est : "Je vous dis que [...] celui qui dira à son frère 'Raca' mérite d'être puni par le Sanhédrin; et que celui qui lui dira: 'Insensé' mérite d'être puni par le feu de la géhenne." (Matthieu 5:22).

                    Ce que dit ici le Seigneur, ce n'est pas qu'un homme sera puni par le feu de l'enfer pour avoir appelé son frère un insensé, mais qu'un homme capable d'insulter ainsi son frère révèle un état de cœur digne de l'enfer. Ce n'est pas tant le fait, relativement insignifiant, d'appeler son frère un insensé, qui mettra en péril l'avenir d'un homme, mais plutôt le péché du mépris. Ce qui est grave dans cette situation n'est pas que l'homme est capable de dire "Insensé!", mais qu'il ressente le mépris que ce mot exprime.

                   Le mépris d'un être humain est un péché presque aussi grave que l'idolâtrie, car tandis que l'idolâtrie est un manque de respect envers Dieu, le mépris, est un manque de respect envers l'être qu'Il a créé en Son image. Le mépris dit d'un homme : "Raca ! Cet homme ne vaut rien. Je n'attache aucune importance à sa personne." L'homme qui dévalue ainsi un autre être humain est entièrement en tort, pour de multiples raisons.

                 Le mépris est un sentiment qui ne peut exister que là où il y a beaucoup d'orgueil. L'erreur qui consiste à sous-évaluer un autre vient toujours de ce qu'on se sur-évalue soi-même. L'homme méprisant se sur-estime pour des raisons qui ne sont pas valides. S'il a une haute considération de lui-même, ce n'est pas par sa position d'être humain, créé à l'image de Dieu; c'est à cause de vertus imaginaires qu'il croit posséder. Son attitude envers lui-même est fausse, et son estimation de son prochain l'est doublement. L'erreur n'est pas intellectuelle mais morale.

                   C'est dans le sol fertile de la religion que le mépris pousse le mieux et fleurit le plus abondamment. On le voit dans le dédain de la femme d'église envers sa sœur mondaine, ou le dans mépris de la femme mariée pour sa voisine adultère. Le diacre sobre aura sans doute du mal à ne pas mépriser son voisin ivrogne, et le protestant évangélique peut être amené à attaquer le libéral avec une telle véhémence, qu'il est clair qu'il se sent supérieur en tous points. Toute religion qui n'est pas purifiée par la pénitence, l'humilité et l'amour, conduira inévitablement à un sentiment de supériorité et de mépris envers les irréligieux et ceux qui sont moralement pervertis. Et comme le mépris implique que l'on réduise à rien un frère humain, l'homme méprisant provoque la colère de Dieu, et se met en danger du feu de l'enfer.

                    Un chrétien ne peut fermer les yeux au bien ou au mal chez autrui. Il ne peut s'empêcher de rendre un jugement moral sur les actions des hommes; et, c'est en effet sa responsabilité. "C'est à leur fruits que vous les reconnaîtrez."  "Éloignez-vous de ces hommes-là." Mais sa désapprobation de leurs voies corrompues ne doit pas l'amener jusqu'au mépris de leur humanité. Il doit honorer l'humanité de chaque homme, si dégradée soit elle, par l'appréciation de son origine divine. Aucun homme pour qui Christ est mort ne peut être banal ni sans valeur. L'humanité elle-même mérite un certain respect dans la mesure où c'est le vêtement qu'a revêtu le Fils Éternel lors de son incarnation. Réduire à rien quelqu'un qui porte la forme d'un homme, c'est un manque de respect pour le Fils de l'Homme. Nous devons détester le péché en nous-mêmes et dans les autres, mais nous ne devrions jamais sous-évaluer l'homme en qui se trouve le péché.

à suivre... 
 

vendredi 7 décembre 2018

(15) Article tiré du livre LE COUT DE LA NEGLIGENCE A.W. TOZER

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com
 
Trois facteurs qui font une bonne œuvre (chapitre 15)

                    Chaque chrétien veut faire le bien. Il sait que ce ne sont pas ses bonnes œuvres qui le sauvent, mais il sait aussi que les bonnes œuvres découlent de son salut et qu'elles en sont la preuve. Et il sait qu'un jour il se tiendra devant le trône du jugement de Christ, et qu'il devra rendre compte de ses actes, et sera rétribué selon ses œuvres faites dans la chair, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

                    Pour être bonne, une œuvre doit passer trois tests et répondre aux questions suivantes : 'Quoi ?', 'Pourquoi ?', et 'Comment ?' Ce que nous faisons est, bien entendu, très important. Il y a des œuvres qui sont mauvaises en elles-mêmes ; rien ne peut les justifier et elles n'ont pas de circonstances atténuantes. Mais pour le moment, passons la question du 'Quoi' et ne prêtons plutôt attention qu'aux œuvres qui sont incontestablement considérées comme bonnes.

                    Au risque de me répéter, j'aimerais ajouter que dans la religion et dans la morale, ce qui compte par dessus tout, c'est les intentions. Ce n'est pas ce qu'un homme fait, mais pourquoi il le fait, qui détermine la qualité morale de son œuvre. Une œuvre, au premier abord, peut paraître bonne mais lorsqu'elle est faite avec égoïsme, cette œuvre devient mauvaise. Bien évidemment, comme nous ne pouvons pas toujours connaître les motivations des autres, nous ne pouvons pas savoir si leurs œuvres sont bonnes ou mauvaises. L'amour ordonne d'accorder à chaque homme le bénéfice du doute, mais Dieu seul connaît les cœurs ! Je crois que la plupart d'entre nous servons le Seigneur et nos frères avec des motivations qui passeront le test du 'Pourquoi' ? 
                   Mais nous voilà devant un autre facteur qui je pense ne nous permet pas d'être entièrement optimiste. C'est la façon dont les bonnes œuvres sont faites et l'esprit dans lesquelles nous les faisons. Je pense qu'il est facile de passer les deux premiers tests et d'échouer lamentablement au troisième. 
                  De tous les hommes, les chrétiens doivent être les plus bienveillants et ils doivent savoir s'effacer. Leurs dons doivent être faits en privé et sans étalage. Il est de leur devoir de ne pas embarrasser celui qui reçoit leur aide. Par exemple, par notre façon de prêter, la personne qui reçois peut se sentir humilié et profondément blessé, a tel point que même après avoir remboursé ses dettes, elle aura encore le sentiment d'être redevable. Elle se sentira petite et inférieure pendant très longtemps parce que le prêt avait été accordé dans un mauvais esprit !

                            Il y a un petit poème qui exprime très bien ma pensée :

Sans gloire
Est un cadeau de première classe
Qu'il fait honte d'avoir!
Quand il est offert sans grâce!

                     J'ai bien peur qu'un grand nombre de faveurs soient offertes sans grâce et qui ne sont ni plus, ni moins des blessures pour des personnes qui les reçoivent. La plupart d'entre nous ont déjà vécu cette expérience douloureuse que de se sentir petit par le biais d'un service qui nous avait été rendu sous le regard supérieur ou un sourire affichant la tolérance ou le dédain ! Nous chrétiens, nous devons prier pour la grâce innée au moment où nous intervenons auprès d'un ami. Je connais quelques personnes qui savent rendre service avec cette même grâce là et qui eux, se sentent honorés d'avoir pu rendre ce service et non le contraire. Un tel don est aussi rare qu'il soit beau. Nous devons cultiver ce don un peu plus attentivement.

                    Il va sans dire qu'un service fait à contrecœur ne saurait être accepté par Dieu. Un cadeau amer n'est pas vraiment un cadeau, même s'il est offert à des pauvres ou à une association caritative, et cela, même via l'étranger. Un travail spirituel et religieux qui s'effectue sous la mauvaise foi ou avec du ressentiment, ferai mieux de renoncer à être effectuer ! Même s'il paraît bon de le faire ; il vaut mieux pour tous qu'il ne soit pas fait car à la longue il s'avérera mauvais !

                  Le but du sujet est que si nous voulons que notre travail soit une bonne œuvre, nous devons y mettre tout notre cœur ! Il faut que cela soit le travail de L'Esprit et que le travail soit effectuer dans L'Esprit !
 
               Sans l'Esprit, les " bonnes œuvres " ne sont que bois, paille et pacotille !

à suivre....