dimanche 22 février 2015

(14) ÉPHÉSIENS (Ephésiens 6:1-9) par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
RÉSUMÉ

    Bonjour et bienvenue dans notre quatorzième leçon sur cette merveilleuse épître aux Éphésiens. Laissez-moi vous rappeler les choses principales que nous avons vues pour vous permettre de saisir l'esprit de ce livre. Le message d’Éphésiens peut être résumé par les mots que l'on trouve au verset 3:8: « les richesses insondables de Christ. » Le livre se divise en deux parties, les chapitres 1 à 3 et les chapitres 4 à 6. La première partie du livre nous montre à quel point nous sommes riches dans notre union avec le Seigneur Jésus-Christ. Chaque chrétien est un multimilliardaire en Christ Jésus. Et chaque groupe de chrétiens est également un groupe multimilliardaire en Christ Jésus. Nous avons intitulé les trois premiers chapitres: « des ressources illimitées. » Nous avons reçu tant de bénédictions en Christ, elles sont innombrables. Nos ressources sont illimitées en qualité comme en quantité. Ses bénédictions n'ont pas de fond, elles sont sans limite, infinies. Charles Spurgeon décrit notre vie en Christ avec ces mots: « un océan sans rivage et sans fond. » C'est tout à fait juste. Et quand Dieu, par Sa grâce, ouvre nos yeux, nous commençons à voir les incroyables richesses que nous avons en Christ. Par exemple, vous êtes au bénéfice du pardon, mais de plus, vous n'en verrez jamais la fin. Et il en est ainsi de chaque bénédiction en Christ. Qu'il s'agisse de la grâce, de l'amour ou de la patience, nous continuerons aux siècles des siècles à explorer nos bénédictions en Christ. Ne pensez pas que vous arriverez un jour au bout de Jean 3:16. Vous n'en verrez jamais la fin. Ainsi nous avons des ressources illimitées.
    Nous avons intitulé la deuxième partie du livre: « des responsabilités illimitées. » Parce que l'on demandera beaucoup à celui qui a beaucoup reçu. La deuxième partie du livre est un test objectif de la première partie. Si vous êtes réellement entrés dans les chapitres 1 à 3, alors les chapitres 4 à 6 seront vrais dans votre vie. Si vous lisez les chapitres 4 à 6, et que vous ne voyez pas la contrepartie dans votre vie, n'essayez pas de la faire apparaître. C'est un danger, vous risquez de tomber dans le légalisme, dans le salut par les oeuvres. Si vous considérez les chapitres 4 à 6 et que vous ne voyez pas cela dans votre vie, alors il vous faut à nouveau courir auprès du Seigneur, et Lui demander de vous enraciner profondément dans les chapitres 1 à 3. Car c'est dans la mesure où les chapitres 1 à 3 seront vrais dans votre vie, que les chapitres 4 à 6 seront également vrais. Cela en découle, c'est automatique, et cela vient dans votre vie. C'est un test sur les trois premiers chapitres. Nous avons appelé les chapitres 4 à 6, « des responsabilités illimitées », et j'ai ajouté le mot « bénies » après le mot responsabilités, sinon on pourrait penser que ce sont des responsabilités terrifiantes et écrasantes. C'est vrai dans le monde mais pas en Christ. Ce sont des responsabilités bénies, parce qu'avec chaque responsabilité nous est donnée la capacité nécessaire et dans notre union avec Christ, tout cela devient facile. Ce sont donc des responsabilités bénies.
    Lors de nos dernières leçons, nous avons commencé à énumérer les responsabilités que nous trouvons dans les chapitres 4 à 6. Laissez-moi vous les rappeler à nouveau. Le chapitre 4 mentionne cinq responsabilités bénies: être uni, être humble, être vrai, être saint et être naturel. Dans le chapitre 5, nous avons trouvé trois responsabilités bénies. Pour chacune des responsabilités, le Saint-Esprit nous a donné une image physique pour illustrer la vérité spirituelle. A travers l'illustration physique de la lumière, Il nous a donné la responsabilité bénie de marcher dans la lumière du Seigneur. A travers l'illustration physique du vin, Il nous a donné la responsabilité bénie de marcher dans la joie du Seigneur. A travers l'illustration physique du mariage, Il nous a donné la responsabilité bénie de marcher dans l'union avec le Seigneur. C'est là où nous nous sommes arrêtés la dernière fois.
    Cela nous amène donc à présent au chapitre 6. Veuillez noter le verset 6:1 qui dit: « Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. » Le verset commence avec le mot « enfants. » Le verset 6:5 commence par « Esclaves. » Vous voyez, les versets 6:1-9 ne sont pas vraiment une section à eux seuls. Mais c'est la suite de ce qui a été commencé au verset 5:22. Les versets 5:22-6:9, forment une section. Le verset 5:22 commence avec « Femmes », le verset 6:1 continue avec « Enfants » et le verset 6:5 termine avec « Esclaves. » Ici le Saint-Esprit illustre la grande responsabilité de marcher dans l'union avec le Seigneur. Nous avons illustré cela à travers le mariage, mais Il continue à travers l'illustration des enfants, et la relation entre les serviteurs et les maîtres. C'est donc la même responsabilité. Nous continuerons donc notre discussion sur la marche avec le Seigneur. Le Saint-Esprit utilise ces différentes illustrations de maris et femmes, parents et enfants, serviteurs et maîtres. Il semble faire le tour de toutes les catégories sociales, pour nous donner un aperçu de ce que signifie marcher dans l'union avec Christ.

LE SUJET EST L'UNION AVEC JÉSUS-CHRIST

    Rappelez-vous que nous avons dit que les versets 5:22-33 n'étaient pas un passage sur le mariage. Eh bien, les versets 6:1-9 ne sont pas un passage sur l'éducation des enfants, ni sur les relations entre employés et patrons. Ce sont des illustrations mais pas le sujet, pas le point qu'Il souligne. Le sujet est l'union avec Christ. Ces illustrations nous montrent comment marcher en union avec Christ. Naturellement, ces passages nous apportent la lumière sur ces questions, mais étudier ces questions n'est pas le sujet. Le sujet est l'union avec Jésus Christ. A travers ces trois illustrations, Dieu souligne un principe qui, je crois, est le grand principe de toute cette section. Ce principe peut être résumé en un seul mot: « soumission. » Lorsque nous avons parcouru la dernière fois les versets 5:22-33, nous l'avons étudié en termes de responsabilités de l'époux par rapport à son épouse en tant qu'illustration de notre union avec Christ. Le point principal était l'amour. C'est un amour comme celui de Christ qui a aimé l'Église et qui s'est livré Lui-même pour elle. Mais maintenant lorsque vous les prenez tous les trois ensemble, Il considère la soumission.

L'IMAGE N'EST JAMAIS AUSSI GRANDE QUE LA RÉALITÉ

    Toujours à nouveau le Saint-Esprit semble prendre plaisir à utiliser des réalités physiques pour illustrer les réalités spirituelles. C'est ce qu'Il fait ici. Avant de rentrer plus avant dans notre sujet, laissez-moi juste faire un petit commentaire. L'image n'est jamais aussi grande que la réalité. L'illustration humaine a toujours ses limites, mais elle nous aide au moins à regarder dans la bonne direction. J'aimerais aussi vous donner un petit plan de ce que nous verrons dans cette leçon. Il y a quatre mots qui nous permettent de découper ce passage. C'est vraiment facile.
• Verset 6:1: enfants
• Verset 6:4: pères
• Verset 6:5: esclaves
• Verset 6:9: maîtres
    Le passage est déjà divisé pour nous. Nous parlerons donc d'enfants, de pères, d'esclaves et de maîtres. Nous essayerons de voir comment le Saint-Esprit développe chacun d'entre eux et ensuite nous reviendrons et nous prendrons le principe sous-jacent qui concerne la soumission pour en tirer des applications pour notre vie. C'est ainsi que nous procéderons.
    Les versets 6:1-9 disent: « Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère (c'est le premier commandement avec une promesse), afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. Et vous, pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant dans le Seigneur. Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre coeur, comme à Christ, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ, qui font de bon coeur la volonté de Dieu. Servez-les avec empressement, comme servant le Seigneur et non des hommes, sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu'il aura fait de bien. Et vous, maîtres, agissez de même à leur égard, et abstenez-vous de menaces, sachant que leur maître et le vôtre est dans les cieux, et que devant lui il n'y a point d'acception de personnes. »
    Le verset 6:1 commence avec: « Enfants, obéissez. » Laissez-moi vous donner trois observations tirées des versets 6:1-3. La première est que le Saint-Esprit s'adresse aux enfants. En pratique, cela signifie que les enfants participaient aux réunions des chrétiens le premier jour de la semaine. Vous voyez, peu importe la position que vous preniez concernant l'église locale, que vous disiez qu'ils se réunissaient dans des bâtiments particuliers ou dans des temples, dans les synagogues ou dans les maisons, le point essentiel est qu'ils se réunissaient. Le peuple de Dieu se réunissait et les enfants n'étaient pas rassemblés dans un endroit à part. Les enfants étaient avec eux. Ces lettres faisaient le tour des assemblées locales. Et lorsqu'elles arrivaient dans une assemblée, elles étaient lues, et le Saint-Esprit s'adressait donc aux enfants parce qu'ils étaient présents aux réunions. On considérait qu'ils devaient aussi y participer. Voilà pour la première observation.

LA DIFFÉRENCE ENTRE L’AUTORITÉ DÉLÉGUÉ ET ABSOLUE

    La deuxième expression que je veux souligner est « dans le Seigneur », « Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur. » Je crois que par cette expression, le Saint-Esprit limite le champ de l'obéissance. Je pense qu'il y a des moments où les enfants peuvent davantage honorer le Seigneur en désobéissant à leurs parents qu'en leur obéissant. C'est possible. « Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur. » Vous voyez lorsque Jésus dit: « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu les choses qui sont à Dieu », Il voulait montrer la différence entre l'autorité déléguée et l'autorité absolue. Bien sûr nous avons des responsabilités et nous ne devons pas abuser du fait qu'il y a des moments où il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Je sais que le prophète Daniel l'a utilisé. Il a obéi à Dieu plutôt qu'aux hommes. Schadrac, Méschac et Abed Nego l'ont également fait. Pierre l'a fait. Il y a des moments où il faut désobéir à l'autorité.
    Il y a eu beaucoup d'abus de ce principe. Il est facile de dire, cela n'honore pas Dieu, et de l'utiliser comme une excuse pour se rebeller contre l'autorité. Je pense donc que nous devons marcher prudemment devant le Seigneur, avant de nous rebeller contre une autorité. Nous verrons cela sous un autre angle lorsque nous considérerons le principe de l'esclavage. Le principe est qu'il doit y avoir une violation claire du principe objectif de Dieu, avant de désobéir à une autorité. Si une autorité déléguée contredit la Parole de Dieu, alors vous avez le droit de vous y opposer pour obéir à l'autorité absolue. En d'autres termes, si une autorité, quelle qu'elle soit, qu'il s'agisse des parents ou autres, vous demande de mentir, de voler, il vous faut obéir à Dieu. Mais s'il n'y a pas de parole claire de la part de Dieu, alors il vous faut vous soumettre à l'autorité déléguée.
    Voilà maintenant quelques illustrations. Vous ne serez peut être pas d'accord avec mes illustrations, ce n'est pas grave, mais retenez au moins le principe. Il n'y a pas de parole claire de Dieu au sujet des prières dans les écoles publiques, alors soumettez-vous aux autorités. Il n'y a pas de parole claire de la part de Dieu au sujet de taxes trop importantes. Vous vous dites peut être: « On me taxe trop, je vais donc me rebeller contre cela. » Faites attention avant d'agir ainsi. Il n'y a pas de parole claire de Dieu au sujet de porter des armes. Certains chrétiens sont très remontés parce que c'est permis. Dieu a ordonné et mis en place les autorités déléguées, et s'il n'y a pas de paroles claires de la part de Dieu, alors la seule parole que nous ayons est: « Soumets-toi. » Vous devez vous soumettre, et avec la grâce de Dieu, sans murmure, ni complainte, quelle que soit la décision officielle. D'un autre côté il y a une parole claire de Dieu au sujet de l'avortement, de la peine capitale, de l'euthanasie et de la prédication de la parole de Dieu. Sur ces choses, vous n'avez pas le choix, vous devez vous aligner avec la façon de voir de Dieu. Dans toutes vos soumissions et obéissances à l'autorité déléguée, que ce soit par rapport à l’État, à un enseignant, à un patron ou dans la famille, la limite est « dans le Seigneur. » Il faut se soumettre « dans le Seigneur », tant que cela ne viole pas la Bible. Le principe objectif que Dieu a donné est: « Soumets-toi dans le Seigneur. »

SE SOUMETTRE A UNE PERSONNE OU A UNE FONCTION

    Je pense que cela nous aiderait si nous considérions l'autorité déléguée comme des fonctions divines, des positions divines. Je pense que vous verrez que cela est scripturaire. Je vais prendre mon Fils David comme exemple. Nulle part dans la Bible, il n'est écrit que David doit se soumettre à Ed. La Bible dit: « Enfants, obéissez à vos parents. » Parent est une fonction, père est une fonction, époux est une fonction, épouse est une fonction, même enfant est une fonction. Il se peut qu'il y ait des personnes indignes qui remplissent mal une de ces fonctions. La Bible décrit ce qu'est un père qui reflète la paternité de Dieu. Mes enfants ne sont pas responsables de se soumettre à moi mais de se soumettre à la fonction biblique de père, un père selon Dieu. Si en tant que père, par mon comportement, je sors des limites de cette fonction, mes enfants devront peut être se rebeller contre moi en tant que personne, s'ils veulent être soumis à la fonction de père selon Dieu. Père est une fonction et Dieu nous a appelés à nous soumettre à cette fonction. La fonction de père est tout spécialement une fonction élevée. Parce que Dieu l'a donnée pour être le reflet de Lui-même, dans les cieux, dans notre relation avec Lui. La Bible décrit ses qualifications, ses responsabilités et ses limitations. Si sur la terre, il y a un père qui est un renégat et qui viole la fonction de père, s'il est un ivrogne ou vivant dans l'immoralité ou violent et cruel, alors vous soumettre à la fonction de père signifiera peut être pour vous de vous rebeller contre cet homme.
    C'est vrai pour toute autorité déléguée. C'est aussi vrai pour les épouses et les époux. Un jour une épouse m'a appelé et m'a dit que son mari lui demandait d'aller avec lui au bar et de boire, et comme la Bible disait de se soumettre, elle y était allée. Mais la Bible ne dit pas cela. La Bible vous dit de vous soumettre à la fonction d'époux, mais la demande du mari ne représentait pas la fonction d'époux, c'était une violation de cette fonction. Elle avait eu tort de se soumettre à cela. Elle devait se soumettre au Seigneur. Voilà donc deux observations, premièrement les enfants étaient présents et deuxièmement l'expression « dans le Seigneur » pose les limites de l'obéissance.

SI NOUS SOMMES SOUMIS VERTICALEMENT, PAR RAPPORT A DIEU, NOUS SERONS SOUMIS HORIZONTALEMENT

    Mais cette expression « dans le Seigneur » illustre encore autre chose. Le verset 6:2 dit: « Honore ton père et ta mère (c'est le premier commandement avec une promesse). » « Honore ton père et ta mère » est un commandement. Laissez-moi vous donner une illustration. Dieu dit à un enfant: « Obéis à tes parents » et les parents disent: « Éteins la lumière, tu gaspilles l'électricité. » Cela ne viole pas la Parole de Dieu. L'enfant doit donc obéir à ses parents qui disent: « Éteins la lumière. » S'il le fait, à qui obéit-il? A ses parents qui lui ont dit d'éteindre la lumière ou à Dieu qui lui a dit d'obéir à ses parents? La priorité c'est ce que Dieu a dit. C'est Dieu qui a dit d'obéir à ses parents lorsqu'ils lui demandent d'éteindre la lumière, et s'il désobéit à ses parents, il désobéit à Dieu, parce que c'est Dieu qui vous a demandé de vous soumettre à cette autorité déléguée. Je vous rends attentifs à cela parce que nous mettons beaucoup l'accent sur l'obéissance horizontale par exemple entre parents et enfants, et peu sur l'obéissance verticale entre nous et Dieu. Or la Bible enseigne que si je suis au clair verticalement alors je serai au clair horizontalement. Et si j'ai des problèmes dans mes relations horizontales de la vie quotidienne, c'est parce que quelque chose ne va pas dans ma relation verticale avec le Seigneur. Si j'ai une bonne relation verticale avec le Seigneur alors j'aurai aussi de bonnes relations horizontales avec les autres. Il ne s'agit jamais de problèmes entre parents et enfants, il s'agit toujours de problèmes entre les parents et Dieu, entre les enfants et Dieu.
    Je crois de tout mon cœur que nous devrions enseigner nos enfants au sujet de cette relation verticale, en les y fondant fermement. Ils sont certainement responsables envers nous, mais il est aussi très scripturaire de dire aux enfants que même s'ils ont des responsabilités envers leurs parents, c'est en premier envers Dieu qu'ils ont des responsabilités par rapport à leurs parents. Ce ne sont pas que des mots différents pour dire la même chose, c'est une toute autre direction. Les parents n'ont pas de responsabilités envers leurs enfants, mais ils ont des responsabilités envers Dieu par rapport à leurs enfants. C'est toujours dans ce sens. Pourquoi est-il si grave pour les enfants de désobéir à leurs parents? Pourquoi est-il si grave de se rebeller contre une autorité déléguée? Parce que c'est un signe de rébellion contre Dieu Lui-même. C'est Dieu qui a commandé d'obéir. Lorsque mes enfants me désobéissent ou désobéissent à leur mère, il est clair qu'ils devront en répondre devant nous, mais il est aussi vrai qu'ils devront en répondre devant le Seigneur. C'est d'abord à Lui qu'ils auront à faire, car en réalité, ce n'est pas à nous qu'ils désobéissent, c'est à Dieu.

NOUS SOMMES RESPONSABLES DEVANT DIEU D’OBÉIR AUX AUTORITÉS DÉLÉGUÉES

    Je vous rends de nouveau attentifs à cela, l'Esprit de Dieu utilise des illustrations extrêmes, ainsi, vous verrez plus loin qu'Il utilise les maîtres et les esclaves. Il utilise les illustrations extrêmes afin que tous les cas puissent être couverts. Il agit toujours de cette façon. Les parents représentent ici toutes les autorités déléguées, et ce qui est vrai des relations avec mes parents est vrai de toutes mes relations. C'est vrai dans les relations entre employés et employeurs. C'est à Dieu que nous obéissons ou désobéissons, car c'est Dieu qui a dit de se soumettre aux autorités. Mes problèmes ne sont pas avec mon patron, ils sont avec le Seigneur. Le principe peut être énoncé en ces mots: « Nous sommes responsables devant Dieu d'obéir aux autorités déléguées. » Il y a bien entendu la limitation dans le Seigneur, il ne faut pas violer des vérités objectives.
    Le verset 6:2 dit: « Honore ton père et ta mère. » Ce mot honorer contient de nombreuses choses qui vont au-delà de ce que nous comprenons d'habitude. Cela inclut entre autres, l'appréciation et le respect. Lorsque j'étais jeune, j'avais parfois honte de mes parents, ce n'était pas honorer ses parents. Voici une illustration qui se trouve en Matthieu 19:3-9. Le Seigneur Jésus est ici pris à partie par ce triste groupe appelé Pharisiens; Il utilise une illustration pour parler du commandement que l'on trouve ici: honore ton père et ta mère. Il leur dit qu'ils ont transgressé ce commandement et les pharisiens Lui demandent en quoi ils l'ont transgressé. Il leur répond: « C'est en suivant vos traditions. Vous donnez tout votre argent pour l’œuvre du Seigneur et vous dites qu'à cause de cela, vous êtes libres de ne pas honorer vos parents. » Il leur dit: « Vous ne les aidez pas financièrement et l'excuse que vous présentez, c'est que vous donnez tout votre argent au Seigneur. En ne les aidant pas financièrement, vous les déshonorez. » Je ne vais pas développer ce passage davantage mais laissez-moi vous suggérer d'étudier cet aspect comme en 1 Timothée 5, qui montre la responsabilité des enfants et des petits enfants de prendre soin de leurs parents âgés. Dieu nous a donné cette responsabilité et Il dit que si nous ne le faisons pas, alors nous sommes pires que des infidèles. Je pense que si les chrétiens s'occupaient de leurs parents selon la Bible, il y aurait moins besoin de maisons de retraite. Il y a bien sûr des exceptions médicales, et parfois ce n'est tout simplement pas possible. Mais ce serait bien différent si les enfants de Dieu honoraient Dieu en honorant leurs parents. En tout cas le principe est clair. Nous sommes responsables devant Dieu d'obéir aux autorités déléguées.
    Laissez-moi encore faire une autre observation. Dans le verset 6:2, l'Esprit de Dieu ajoute en parenthèse que c'est le premier commandement avec une promesse. La promesse se trouve au verset 6:3 qui dit: « Afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. » J'aimerais vous en donner différentes approches puis un principe qui souligne le tout. Il y a un petit problème avec ce passage car s'il est lu superficiellement, le verset 6:3 semble vouloir dire: « Si vous honorez vos parents, vous aurez une longue vie. Votre espérance de vie s'allongera. Vous vivrez plus longtemps que ceux qui n'honorent pas leur famille. » Le problème est que si quelqu'un meurt jeune, on risque de dire: « Il n'aimait pas sa mère et son père. » De l'autre côté, si quelqu'un vit longtemps, on pourrait peut-être conclure que cette personne a vraiment honoré ses parents. Mais est-ce toujours le cas? Vous voyez, ceux qui honorent vraiment leurs parents ne sont pas à l'abri des actions providentielles de Dieu, de la maladie, des accidents et des morts prématurées. Ils ne sont pas exempts de tout cela. Mais alors qu'est-ce que Dieu veut dire par-là? Il veut évidement dire quelque chose, sinon Il ne l'aurait pas précisé ici. Laissez-moi vous suggérer quelques raisons.
    La première explication c'est que ce verset devrait être interprété selon le contexte de l'Ancien Testament dans lequel il a été donné. Exode 21:17 dit: « Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. » La même chose est soulignée en Lévitique 20:9 qui dit: « Si un homme quelconque maudit son père ou sa mère, il sera puni de mort; il a maudit son père ou sa mère: son sang retombera sur lui. » Deutéronome 20:18-21 dit: « Si un homme a un fils indocile et rebelle, n'écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère, et ne leur obéissant pas même après qu'ils l'ont châtié, le père et la mère le prendront, et le mèneront vers les anciens de sa ville et à la porte du lieu qu'il habite. Ils diront aux anciens de sa ville: Voici notre fils qui est indocile et rebelle, qui n'écoute pas notre voix, et qui se livre à des excès et à l'ivrognerie. Et tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi, afin que tout Israël entende et craigne. » Comme c'était la loi sous l'Ancien Testament, on peut donc comprendre pourquoi il est ordonné: « Honore ton père et ta mère afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. » Peut-être veut-il simplement dire, honore tes parents et tu ne seras pas lapidé. C'est peut être tout ce qu'Il veut dire.
    Mais certains disent: « Non Il pensait à plus que cela, cela signifiait plus de choses. Il parlait aussi du chemin de la sécurité et de la sûreté. » Vous voyez, Dieu nous a donné dix commandements. Dans Deutéronome, Il les a donnés sur deux tables de pierre, cinq par cinq. Je sais que certaines personnes disent en quatre et six, mais Dieu les a divisés en 5 et 5. Les cinq premiers sont en rapport avec notre relation avec Dieu. Les cinq suivants sont en rapport avec nos relations avec les hommes. Et le premier commandement de ceux-ci est notre relation avec nos parents, les enfants et leurs parents. C'est le premier commandement appartenant à la deuxième table de la Loi. Je crois que si Dieu commence par cette relation, c'est parce que c'est une relation fondamentale, parmi toutes celles destinées à illustrer notre relation avec Dieu. La relation que nous avons envers notre père terrestre donne une bonne indication de la relation que nous entretenons avec notre père céleste. La tragédie est que nos enfants honoreront le Père céleste dans la mesure où ils honoreront leur père terrestre et leur maison céleste dans la mesure où ils honoreront leur maison terrestre. Notre maison est censée être le ciel sur la terre, et notre famille doit être une réplique de la famille de Dieu; nous devons nous occuper d'eux de la même façon que Dieu s'occupe de nous.
    Si vous trouvez un enfant qui honore, respecte, apprécie ses parents et donc obéit à Dieu dans sa relation avec ses parents, alors vous verrez aussi, la plupart du temps, que cet enfant évitera les choses qui risquent de raccourcir sa vie. En règle générale, les personnes dépendantes de la drogue, celles qui sont des ivrognes, des criminels et des pervers, n'honorent pas leurs parents. Ils n'honorent pas Dieu dans leurs rapports avec leurs parents. Ils suivent un chemin qui va raccourcir leur vie. Certains commentateurs pensent que c'est là le sens du verset que nous examinons. C'est comme si Dieu disait: « Si vous agissez de cette manière avec vos parents, vos aurez une vie plus longue et plus saine, parce que vous éviterez les pièges qui peuvent raccourcir votre vie. » En tant que règle générale, c'est vrai, mais il y a bien sûr des exceptions.
    Il y a une troisième façon d'interpréter cela. Certaines personnes disent que le verset 6:3 ne cite pas mot pour mot la promesse qui est donnée dans Exode 20:12 mais qu'il exprime la promesse de cette façon: « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. » Ce verset ne dit pas que la vie sera plus longue sur la terre mais elle le sera dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Et cela fait naturellement référence au pays promis, le pays de lait et de miel. Le pays qui est cité ici comme une illustration, représente la vie en Christ, c'est la vie de lait et de miel dans l'union avec Christ. Par conséquent certains disent que c'est une promesse au figurée. C'est une promesse spirituelle. C'est-à-dire que si vous honorez vos parents physiques qui illustrent votre père céleste, vous aurez une vie spirituelle longue dans un pays spirituel. Ainsi ils disent que c'est une promesse spirituelle. Voilà pour les différentes approches.

UNE RELATION JUSTE AVEC SES PARENTS SERA UNE BÉNÉDICTION SUR NOTRE VIE

    Que vous interprétiez ce verset dans le sens ne pas être lapidés ou éviter les pièges qui raccourcissent la vie, ou que tout cela est spirituel et parle de prospérités spirituelles, il semble y avoir cette vérité sous-jacente. Je crois qu'une relation juste avec vos parents sera une cause de bénédiction sur votre vie. Dieu nous donne ces illustrations pour nous montrer notre relation avec Christ.
    Regardons maintenant le verset 6:4 qui dit: « Et vous, pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant dans le Seigneur. » Pourquoi les pères sont-ils mentionnés ici et pas les mères? Lors de ma première lecture, je me suis dit, c'est parce que les pères représentent l'autorité dans la famille, et c'est eux qui sont responsables d'élever les enfants en les corrigeant et en les instruisant dans le Seigneur. En d'autres termes, « Je suis le boss. » Mais lorsque j'ai approfondi la question, j'ai réalisé que le Saint-Esprit ne pensait pas vraiment à cela. En fait, je pense qu'il avait cette chose en tête: « Pères, vous savez que vous êtes faits de poussière et que vous avez des faiblesses. Et en raison de vos faiblesses, vous êtes plus enclins à irriter vos enfants que les mères. Donc, vous avez ici un avertissement particulier. » Je pense que c'est ce que Dieu veut dire ici. Le mot grec pour « élever » au verset 6:4 a la signification de chérir, de gentillesse, de nourrir. Et lorsqu'Il dit de les élever en les corrigeant et en les instruisant, le mot « corriger » est lié à ce que vous faites, vous les punissez, vous leur donnez des interdictions. Et le mot « instruire » est lié à ce que vous dites, aux avertissements et aux exhortations. Vous voyez, les pères sont très enclins à violer ces instructions.
    Je crois que le Saint-Esprit donne un sérieux avertissement aux pères. Les pères ont moins de facilité à être gentils, patients, et tendres. Je parle par expérience. Ils ont tendance à réagir parfois un peu rapidement, à être durs, d'humeur variable et injuste. Cela ne veut pas dire que les mères ne sont jamais ainsi. Mais je pense que Dieu met tout spécialement les pères en garde de ne pas irriter leurs enfants. Comment pouvons-nous irriter nos enfants? Par des reproches infondés, en faisant subir aux enfants les frustrations que nous avons vécues pendant la journée, par des punitions injustes ou en faisant montre de peu d'amour. Psaumes 103:13, qui parle du Seigneur s'occupant de nous ses enfants, dit: « Car il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière. » N'êtes-vous pas contents de savoir que lorsque L’Éternel s'occupe de vous, Il se rappelle que vous êtes poussière. Et alors qu'Il nous corrige et nous instruit dans le Seigneur, Il se rappelle que nous sommes poussière. Les pères ont tendance à s'occuper de leurs enfants sans considérer que leur nature est poussière et ils oublient qu'eux-mêmes sont aussi poussière. Cela ne veut pas dire que vos enfants ne vont jamais se rebeller ou s'irriter, mais les pères ne doivent pas en être la cause.
    Je pense qu'une des choses les plus pratiques que j'ai entendues sur ce sujet, c'est ce qu'a dit Dwight Pentecost du séminaire de Dallas. Il a donné trois suggestions sur la façon de ne pas irriter ses enfants. Premièrement s'ils savent pourquoi vous faites ce que vous faites. Deuxièmement, s'ils savent que vous les aimez alors que vous vous occupez d'eux. Et troisièmement, s'ils savent que vous les aimez après que vous vous soyez occupés d'eux. Tout cela sonne très pratique. S'ils savent pourquoi vous agissez comme vous le faites, s'ils savent que vous les aimez pendant que vous vous occupez d'eux et s'ils savent que vous les aimez après vous être occupés d'eux, alors vous ne les irriterez pas.
    Le verset 6:5 dit: « Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ. » Laissez-moi faire un commentaire sur l'esclavage avant d'en venir aux principes. L'esclavage en tant que propriété d'hommes et de femmes a toujours été contraire à la volonté de Dieu. Dieu n'a jamais permis à quelqu'un de posséder quelqu'un d'autre. Mais certains types d'esclavages dans la Bible ne sont en fait qu'une forme de service codifiée. En d'autres termes, ce sont des gens qui travaillent en échange d'un logement et de la nourriture. Dans certains cas ils étaient même devenus membres de la famille, et ils étaient traités avec dignité et respect. Mais vous savez qu’Éphésiens parle de l'esclavage romain, et les esclaves romains n'étaient pas du tout considérés. L'esclavage romain était une terrible injustice sociale, c'était une terrible forme d'esclavage, c'était cruel et oppressif. Dans de nombreux cas, cela n'avait plus rien d'humain. Vous pouvez lire certaines des atrocités que les esclaves ont dû subir sous les tyrans romains. C'était une forme d'esclavage cruel. Dieu utilise ici l'esclavage romain, donc à nouveau une illustration extrême, pour inclure toutes les autres illustrations. Dans l'épître aux Romains, Dieu utilise cette illustration pour montrer l'esclavage du péché. Voilà à quel point l'esclavage romain était terrible. C'est devenu l'illustration de Dieu pour le péché.

L’ÉVANGILE CHANGE LES HOMMES DE L’INTÉRIEUR VERS L’EXTÉRIEUR

    Je souligne ce point pour montrer comment l’Évangile gère les injustices sociales, et également comment l’Évangile ne gère pas les injustices sociales. L’Évangile gère les injustices sociales de deux façons. Premièrement il change les hommes de l'intérieur vers l'extérieur. Voilà comment Dieu gère les injustices sociales, Il travaille dans les cœurs et Il change les hommes de l'intérieur vers l'extérieur. La deuxième chose qui en découle, c'est que l’Évangile en changeant les hommes de l'intérieur sape ces injustices sociales jusqu'à ce qu'elles disparaissent d'elles-mêmes. Je vous rends attentifs à cela parce que certains chrétiens dans notre société ne gèrent pas les injustices sociales de la même façon que Dieu les a gérées dans le Nouveau Testament.
    Nous devons tirer tous nos principes de la Bible. Nous devons être des hommes et des femmes d'un seul livre: la Bible. Lorsque je lis la Bible et tout spécialement le Nouveau Testament, je ne peux encourager aucune sorte de révolte. On ne voit pas les chrétiens marcher sur la capitale impériale, en criant: « Arrêtez l'esclavage, arrêtez l'esclavage, marchons jusqu'au palais. » Ils n'ont pas fait ce genre de choses. Ils n'ont pas signé de pétitions. Il y avait beaucoup d'occasions dans le Nouveau Testament pour « marcher contre » les injustices sociales. Mais Jésus ne l'a jamais fait et les disciples ne l'ont jamais fait. Ils auraient pu marcher contre l'esclavage, ils auraient pu marcher contre l'inhumanité de ce que les hommes subissent par exemple dans les arènes. Ils auraient pu marcher contre de nombreuses choses. Les femmes étaient sûrement opprimées à l'époque du Nouveau Testament. Mais elles n'ont pas marché contre cela.
    Dieu n'approuvait pas ces pratiques, mais comment Dieu les a-t-Il changées? Il a commencé à changer les cœurs humains un par un et en les changeant, ces choses disparaissaient d'elles-mêmes. Encouragez les gens à être en règle avec Dieu. Vous voyez, vous ne pouvez pas légiférer sur l'amour. Vous ne pouvez pas voter une loi qui dise: « A partir de maintenant, nous allons nous aimer les uns les autres. » Vous ne pouvez pas faire cela, c'est un fruit de l'esprit. Je frissonne chaque fois qu'un chrétien arrive avec une pétition et me demande de la signer pour l'envoyer à Washington afin de changer l'une ou l'autre injustice. Je ne peux pas le faire. Aujourd'hui j'ai reçu un courrier d'un groupe de chrétiens qui organisent une pétition pour le retour de la prière à l'école. Mais je n'ai même pas lu tous ces papiers. Cela ne se passait pas ainsi dans le Nouveau Testament. Dieu change les cœurs et c'est en changeant les cœurs que ces injustices sociales disparaissent. Son illustration ici, et son conseil aux esclaves, est complètement opposé à « combattez de toutes vos forces pour ces droits. Vous avez des droits et vous devez être entendus, levez-vous pour vos droits même si vous devez verser votre sang pour cette cause. » Il ne dit pas cela. C'est l'opposé qui est vrai. Il dit: « Soumettez-vous à vos maîtres. »
    Lorsque je vois des chrétiens marcher contre les injustices, cela me fait froid dans le dos. J'aimerais leur dire, retournons à la façon de faire de la Bible, à la grâce. Prions le Seigneur de la moisson d'envoyer des ouvriers dans Sa moisson. Voyons la grâce de Dieu se répandre et changer la vie des hommes, nous souhaitons que les gens soient conformés à l'image du Seigneur Jésus Christ et ensuite ils ne violeront pas ces principes.

SERVIR LES HOMMES COMME POUR LE SEIGNEUR

    Quelle est l'instruction principale que le Seigneur donne aux esclaves chrétiens? De nos jours nous ne dirions pas esclaves et maîtres d'esclaves, nous dirions employés et employeurs, c'est à cela que s'applique le principe de nos jours. Quel est le principe fondamental que le Seigneur donne aux esclaves et aux maîtres, aux employés et aux employeurs concernant les patrons humains? Veuillez noter dans vos Bibles ces expressions:
• Verset 6:5: « Dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ »
• Verset 6:6: « Non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des esclaves de Christ »
• Verset 6:6: « Qui font de bon cœur la volonté de Dieu »
• Verset 6:7: « Comme servant le Seigneur et non des hommes »
• Verset 6:8: « Recevra du Seigneur selon ce qu'il aura fait de bien »
    On peut l'énoncer de cette façon, l'employé, l'esclave doit tout faire comme pour le Seigneur. Je me rappelle l'époque où je comprenais mal ce verset. A une certaine époque, j'avais un patron oppressif. C'était peu après avoir mis ma confiance dans le Seigneur Jésus en tant que mon sauveur. Mon patron se moquait de moi parce que j'étais chrétien. Il m'a fait passer des moments difficiles. Il me chargeait délibérément avec beaucoup de travail pour voir si j'allais pécher, si j'allais me mettre en colère, jurer ou perdre mon tempérament. Et un jour il y est parvenu. Je lui ai même donné un coup dans la mâchoire à cause de ce qu'il avait fait. Je me rappelle ces moments où je ne connaissais pas grand-chose du Seigneur, je n'en connais pas beaucoup plus maintenant. Mais à cette époque, j'en savais encore moins. Par conséquent je criais à Dieu pour avoir la grâce, je ne savais pas quoi faire, j'avais besoin de ce travail, et je ne pouvais pas l'abandonner. Je me rappelle avoir étudié le passage de Colossiens qui traite de ce même sujet. Colossiens 3:23 dit: « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. »
    Voici l'erreur dans laquelle j'étais tombé. Je pensais que Dieu me demandait de jouer à un petit jeu, un jeu appelé « prétendre », c'est comme s'Il disait: « Prétends que tu travailles pour Jésus au lieu de ce mauvais patron que tu as. » C'est ce que j'ai fait et cela a marché un certain temps. Je regardais mon patron, et je considérais qu'il était Jésus. Et à tout ce qu'il me demandait de faire, je répondais simplement: « Oui Monsieur », et je prétendais que je le faisais pour le Seigneur. Mais bien sûr, il n'a pas fallu longtemps pour que je trébuche.
    Veuillez noter que dans le verset 6:5, il n'est pas écrit: « comme si c'était Christ. » Mais il est dit: « comme à Christ. » Vous voyez ce que je veux dire, vous voyez la différence. Ce n'est pas un jeu, nous ne jouons pas au jeu: « Je prétends être. » Ce verset rappelle à l'esclave qu'il travaille en réalité pour le Seigneur, et pas comme si c'était pour le Seigneur ou en prétendant que c'est pour Jésus. Il ne s'agit pas de prétendre que c'est pour Jésus, c'est réellement pour Jésus. Admettons que votre patron soit méchant et oppressif et qu'il n'apprécie pas votre bon travail. Certainement que l'esclave a dû se dire qu'il perdait son temps, que son maître, cette bête sans sentiment, ne méritait pas qu'il travaille pour lui. C'est ce qu'il devait ressentir. A cela, Dieu répond: « Vous êtes employés par le Seigneur Jésus. » Peu importe votre travail. Ce n'est pas le hasard qui vous a amenés là. Vous Lui devez toutes choses.

NOUS SOMMES EMPLOYÉS PAR LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST

    Laissez-moi vous donner une illustration humaine. Admettons que le Seigneur Jésus vienne en chair et en os dans votre vie de sorte que vous puissiez Le voir physiquement. Il frappe à votre porte et dit: « Pourrais-tu me faire une faveur? » Et à ce moment là, vous reconnaissez qu'Il est la deuxième personne de la trinité, votre Sauveur, le Seigneur Jésus. S'Il vous disait: « Pourrais-tu s'il te plaît enlever ces saletés pour moi? » Que feriez-vous sachant que c'est Lui? Enlèveriez-vous les saletés ou non? Et s'Il demandait: « Pourrais-tu, s'il te plaît, déplacer ces briques là-bas de l'autre côté? » Et bien, vous déplaceriez toutes les briques de l'autre côté. S'Il vous demandait de laver les fenêtres, auriez-vous des problèmes pour laver les fenêtres? Est-ce que vous laisseriez des traces sur les fenêtres? Il ne s'agit pas de prétendre ou de faire semblant. Voici les paroles que le Saint-Esprit dit aux esclaves: « Vous ne devez pas le faire comme pour un employé humain. Esclaves, vous avez une très haute position, vous êtes employés par le Seigneur Jésus-Christ, et votre service et tout votre ministère se fait pour Lui. Vous devez le faire, non d'une manière qui soit simplement agréable aux yeux, comme voulant plaire aux hommes, mais dans la sincérité de coeur comme pour Christ, sachant que vous recevrez de Lui votre salaire et votre récompense. Si seulement nous comprenions ce principe de base: « Non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ. »
    J'ai travaillé un certain temps dans une crèche, il m'a été demandé d'enlever toutes les mauvaises herbes et d'y mettre de la tourbe de sphaigne. Je me suis dit que mon chef n'allait pas voir de différence si j'enlevais les mauvaises herbes ou si je les recouvrais juste avec de la tourbe de sphaigne, parce qu'il ne verrait que la tourbe. Je n'ai donc pas enlevé toutes les mauvaises herbes, j'ai juste mis de la tourbe par dessus. Devinez ce qu'il a découvert au bout de quelques semaines? L'herbe était réapparue. Est-ce que nous servons comme pour plaire aux hommes, ou comme des serviteurs de Christ? Vous voyez, si le Seigneur Jésus était notre patron, nous n'essaierions pas de tricher ou de gâcher les choses. Nous ne serions pas négligents. Ce n'est pas un jeu, nous travaillons pour le Seigneur Jésus.
    Il est demandé à l'esclave de se soumettre à son maître humain, non pas pour des salaires humains mais pour des salaires éternels. Réalisez-vous que chaque fois que nous nous plaignons, nous renions la souveraineté pratique de Dieu, peu importe contre quoi nous nous plaignons, il s'agit ici du travail. Chaque fois que nous nous plaignons, nous disons, « Dieu n'a rien à voir avec cela », comme s'Il n'était pas souverain. Il faut que Dieu l'imprime de façon indélébile dans votre coeur: vous faites les choses pour le Seigneur, et non pour les hommes. Laissez-moi vous poser cette question: Si vous pouviez plaire au Seigneur dans votre travail, pensez-vous qu'un seul patron humain sur terre pourrait être mécontent? Vous voyiez, il n'y aurait aucune plainte au niveau terrestre si vous le faisiez pour le Seigneur. Si vous le faisiez vraiment pour Lui plaire à Lui, vous seriez le meilleur ouvrier sur la terre. Si vous le faisiez pour Lui, il n'y aurait pas de plainte.

L'ESCLAVE ET SON PROPRIÉTAIRE ONT LE MÊME MAÎTRE

    Le verset 6:9 dit: « Et vous, maîtres, agissez de même à leur égard, et abstenez-vous de menaces, sachant que leur maître et le vôtre est dans les cieux, et que devant lui il n'y a point d'acception de personnes. » Sur terre, ceux qui sont maîtres, propriétaires d'esclaves, employeurs, grâce à l'argent, l'éducation, l'héritage, les opportunités ou la providence de Dieu, ont toujours un rang social plus élevé que les esclaves. Les employeurs semblent avoir une vie plus facile que les employés. Ceux qui travaillent pour d'autres ne sont parfois qu'un numéro, ce ne sont que des mains que l'on loue. Les employeurs n'ont pas besoin de connaître votre nom, et parfois ils ne vous connaissent même pas. Mais Dieu rappelle aux maîtres que devant Lui, tout le monde est au même niveau. L'esclave doit rendre des comptes à son Maître céleste, mais son maître terrestre aussi, car ils sont tous les deux soumis au même Maître céleste. Une fois encore le Saint-Esprit fait comme dans tout ce chapitre, Il veut nous rendre attentifs à la relation verticale.

SI NOUS AVONS UNE JUSTE RELATION AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, NOUS AURONS UNE JUSTE RELATION DANS TOUTE 
RELATION HORIZONTALE

    J'aimerais résumer tout cela en soulignant le grand principe. Est-il dit: « Femmes, soumettez-vous au Seigneur? » Non, il est dit: « Femmes, soumettez-vous au Seigneur afin de vous soumettre à votre mari. Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur. Esclaves, servez Jésus-Christ. » Le principe c'est que si je suis soumis au Seigneur Jésus-Christ, je n'aurai aucun problème dans toutes les relations horizontales sur la terre. La plupart des couples rencontrent des problèmes. Il y a tant de conseillers conjugaux qui passent leur temps à gérer tous ces problèmes de couples. Mais ils ne font que travailler en surface. Ils ne vont pas au cœur des choses. Le cœur des choses est un problème spirituel. Lorsque quelqu'un vient à vous avec un problème, si vous savez que le problème est ailleurs, qu'il est spirituel, mais que vous lui donniez une réponse humaine, ce ne sera pas la vraie réponse. Vous suivez? En fait, dans tous les cas, le problème est le péché et la réponse est la Seigneurie de Jésus Christ. Il n'y a jamais d'exception, et cela simplifie grandement les conseils.
    Quelqu'un dira: « J'ai des problèmes avec ma femme. » La réponse est qu'il faut qu'il s'accorde avec le Seigneur. Un autre dira: « Je n'arrive pas à m'en sortir avec mes enfants, il y a un problème de génération. » La réponse est qu'il faut qu'il s'accorde avec le Seigneur. Un autre encore dira: « J'ai vraiment du mal avec mon nouveau chef. » La réponse est qu'il faut qu'il s'accorde avec le Seigneur. Si vous avez une relation juste avec Dieu alors vous aurez des relations justes avec toutes les personnes que vous croisez dans la société. Pourquoi est-ce si mauvais de violer les lois de la société humaine? Parce que cela montre un problème de cœur. Chaque fois que vous violez une loi, Dieu dit: « Vous avez un problème avec ceci. » Si vous êtes justes avec cela, vous serez justes avec les autres choses. Tout dépend de notre union avec Jésus-Christ. Nous avons vu nos responsabilités bénies dans le chapitre 5 qui étaient de « marcher dans la lumière du Seigneur », « marcher dans la joie du Seigneur. » Et ici nous terminons avec « marcher en union avec le Seigneur. »

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mardi 17 février 2015

(13) ÉPHÉSIENS (Ephésiens 5:22-33) par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
RÉSUMÉ
    Bonjour et bienvenue dans notre treizième leçon sur cette merveilleuse épître aux Ephésiens. J'aimerais vous redonner une vision d'ensemble de cette épître avant de reprendre là où nous nous étions arrêtés. Nous sommes dans la deuxième partie du livre d’Éphésiens. La première partie, les chapitres 1 à 3, nous disent à quel point nous sommes riches en Christ, en tant que chrétien individuel, mais aussi en tant que Corps. Nous sommes indescriptiblement riches dans notre union avec le Seigneur Jésus-Christ. Nous avons intitulé les chapitres 1 à 3: « des ressources illimitées. » En développant tout cela, nous avons vu toute l'immensité de ce que nous avons reçu en Christ Jésus. La deuxième partie du livre s'occupe des résultats, du fruit que produisent ces richesses. Nous avons intitulé les chapitres 4 à 6: « des responsabilités illimitées. » Comme vous le savez, on demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné. Par conséquent, nos responsabilités sont en rapport avec nos richesses. Dieu nous a donné de grandes choses et de ce fait, certaines choses seront vraies dans nos vies.


TRAVAILLER SUR SOI, OU RETOURNER A CHRIST POUR AVOIR UN BON FONDEMENT

    La deuxième partie du livre est tout particulièrement pratique. C'est un test sur la première partie du livre. C'est un test objectif. Si vous lisez les chapitres 4 à 6, et que certaines des responsabilités bénies que l'on y trouve ne sont pas présentes dans votre vie, n'essayez pas de les y mettre. N'essayez pas d'y travailler. C'est le test que Dieu vous propose pour vous permettre de savoir si vous êtes entrés dans les bénédictions des chapitres 1 à 3. Si c'est le cas, alors les chapitres 4 à 6 seront vrais dans votre vie. Sinon, vous ne pouvez pas les y faire entrer vous-mêmes. Il vous faut retourner vers le Saint-Esprit et Lui demander de vous enraciner dans vos richesses en Christ. Parce que si vous êtes fermement fondés en Christ, il en résultera les chapitres 4 à 6. Comme vous le savez, il est facile de prononcer de vos lèvres des phrases qui sonnent spirituellement juste, sans en avoir la réalité dans votre coeur. Il est facile de dire: « Je crois en ceci et en cela. » Mais le test c'est: est-ce présent dans votre vie? Est-ce réel, ou jouez-vous à un jeu? Il est facile de dire: « Je suis crucifié avec Christ. » Mais avez-vous été délivrés du péché? Avez-vous été conformés à l'image de Christ? Marchez-vous harmonieusement avec le Seigneur? Voilà la vraie question. Etes-vous vrais de A à Z?
    En parcourant la deuxième partie du livre, nous avons souligné nos responsabilités bénies. J'emploie les mots « responsabilités bénies » parce que parfois, lorsque vous entendez le mot responsabilité, vous faites un pas en arrière en disant: « Ce sont des responsabilités terribles. » Ces responsabilités là ne sont pas un fardeau, ce sont des responsabilités bénies parce qu'elles sont le résultat naturel de notre relation avec Christ. Lorsque les responsabilités découlent de cette relation alors elles sont bénies. Laissez-moi vous rappeler celles que nous avons déjà vues avant de reprendre où nous nous étions arrêtés.
    Dans le chapitre 4, nous avons mentionné cinq responsabilités bénies. Notre première responsabilité bénie peut être résumée par ces deux mots, « soyez un. » Conservez l'unité de l'esprit par le lien de la paix. C'est la responsabilité de ne pas être sectaire, d'être ouvert au Seigneur et à tous les enfants du Seigneur pour être enseigné et édifié à travers tous les enfants de Dieu. La deuxième responsabilité c'est d'être humble. La troisième responsabilité c'est d'être vrai. Ne faites pas semblant. La quatrième responsabilité c'est d'être saint. Bien entendu tout ce que j'ai énuméré jusque là est une impossibilité. C'est pour cela qu'il faut être fondé dans les chapitres 1 à 3. Il n'y a que Dieu qui puisse rendre cela réel, vous ne pouvez pas être saints, vous ne pouvez pas être humbles. Mais si c'est le résultat d'une relation, alors cela sera pratique dans notre vie. La cinquième responsabilité du chapitre 4 est d'être naturel, d'être soi-même, ne pas simuler.
    Le chapitre 5 présente trois responsabilités bénies. Nous en avons développé deux, et nous verrons la troisième dans cette leçon. Voici le plan que nous avons adopté pour le chapitre 5. Dans ce chapitre, nous avons une merveilleuse démonstration de ce que l'on trouve dans toute la Bible, à savoir que le Saint-Esprit aime illustrer les vérités spirituelles par des vérités physiques. Il utilise des choses physiques pour nous montrer des choses spirituelles. C'est ce qu'Il fait dans le chapitre 5. Il nous donne trois illustrations, l'illustration de la lumière, du vin, et du mariage. Ces trois illustrations physiques contiennent des principes spirituels valables en tout temps. Les versets 5:1-14 correspondent à l'illustration de la lumière. Le principe est, marchez dans la lumière du Seigneur. Les versets 5:15-21 correspondent à l'illustration du vin. Le principe est, marchez dans la joie du Seigneur. Aujourd'hui nous verrons les versets 5:22-33 qui correspondent à l'illustration du mariage. Le principe est, marchez en union avec le Seigneur. En réalité cela va au-delà du verset 5:33, cela va jusqu'au chapitre 6:9. C'est plus large que le mariage, cela inclut toute la famille. Dans cette partie du chapitre 6, nous voyons les relations entre les parents et les enfants et entre les esclaves et les maîtres. Nous verrons cela dans la prochaine leçon, mais ici nous considérerons l'illustration du mariage et le grand principe de la marche dans l'union avec Jésus Christ.
    Lisons les versets 5:22-33: « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; car le mari est la tête de la femme, comme Christ est la tête de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. »


NE PAS CONFONDRE L'ILLUSTRATION ET LA VÉRITÉ QU'ELLE ILLUSTRE

    Pendant des années, j'ai pensé que les versets 5:22-33 traitaient de la famille, du mariage, des maris qui devaient aimer leur femme et des femmes qui devaient se soumettre à leur mari. La dernière fois que j'ai enseigné au sujet d’Éphésiens, j'ai appelé ces versets les plus grands versets sur les relations entre mari et femme de toute la Bible. Dans un sens, j'avais raison. Mais dans un sens plus large, j'avais tort. Le mariage c'est l'illustration, mais ce n'est pas le point que le Seigneur veut souligner. C'est l'illustration et non la vérité qui y est illustrée. J'aurai dû comprendre plus vite, parce que le verset 5:32 dit: « Ce mystère est grand; je parle de ce que je viens de dire au sujet du Christ et de l'Eglise. » Cela aurait dû être pour moi un indice parce que Paul termine en disant, je ne suis pas en train de parler du mariage, je parle de Christ et de l'Eglise. Il ne pouvait pas être plus clair. Pourtant je n'ai pas vu cela pendant des années. Vous voyez, l'illustration est le mariage, mais ce n'est pas un passage sur le mariage, c'est un passage sur l'union avec Jésus-Christ. Si dans le chapitre 5, vous ne prenez pas la lumière, le vin et le mariage comme des illustrations, vous obtiendrez beaucoup de règles sur la façon de repousser les ténèbres, de faire attention à ne pas s'enivrer et de s'assurer d'avoir de bonnes relations avec son épouse. Mais ce n'est pas le sujet ici.
    Ce n'est pas un livre de psychologie. Ce livre ne nous enseigne pas comment avoir de bonnes relations dans la famille. Ce sont des vérités spirituelles, il parle de marcher dans la lumière du Seigneur, de marcher dans la joie du Seigneur et de marcher en union avec Jésus-Christ. Ce sont des choses spirituelles. Vous direz peut être: « C'est la même chose, il n'y a pas de réelle différence, ce n'est que de la sémantique, tu le dis juste d'une autre manière. » Non, ce n'est pas du tout la même chose, la direction est tout autre. L'accent est mis sur un autre endroit. Ce n'est pas une petite différence, c'est la différence entre Dieu et les hommes. C'est la différence entre la grâce et les oeuvres. C'est la différence entre le ciel et la terre. Vous voyez, si vous faites de l'illustration le sujet, vous êtes un légaliste. C'est ce que fait le légalisme. Il ne voit pas le principe, il s'arrête aux faits. Les faits sont donnés par l'Esprit de Dieu pour illustrer le principe, et Dieu doit nous ouvrir les yeux pour voir les principes spirituels. Derrière cette illustration, il y a un principe que Dieu désire que nous voyons. Mais avant d'aller plus avant, laissez-moi compléter cette vérité par une autre. Car pour éclairer une vérité, il faut pouvoir trouver un ou plusieurs points de comparaison entre l'illustration et la vérité qui est illustrée.
    Lorsque l'on aborde le mariage comme une illustration, on rencontre le problème suivant: Si vous regardez la plupart des mariages, vous ne voyez pas « l'union avec Christ. » Vous voyez plutôt des tragédies, du gâchis, vous voyez une illustration qui a été piétinée et détériorée. C'est pourquoi, pour voir ce que Dieu a voulu illustrer, il ne faut pas regarder le mariage tel qu'il est actuellement, mais tel qu'il devrait être. L'illustration, c'est le mariage que Dieu avait prévu. Je peux regarder le mariage dans ma vie et dire, voici une image de l'union, et j'espère que je progresse vers cela, j'espère que Dieu agit en moi et qu'Il me conforme à cette grande réalité. Ici il parle des principes du mariage tels que Lui l'avait prévu, et c'est cette illustration qu'Il l'utilise.


LE MARIAGE EST UNE ILLUSTRATION DE L'UNION AVEC JÉSUS-CHRIST

    Dire que le sujet de ce passage n'est pas le mariage n'affaiblit pas les applications pratiques que l'on y trouve. Nous parlerons donc du mariage mais ce n'est pas le point ici. Nous parlerons du mariage pour aborder le vrai sujet qui est l'union avec Jésus-Christ. Cependant, en considérant le mariage idéal, nous trouverons de nombreuses idées pratiques. Laissez-moi vous donner un petit plan pour développer tout cela, et ensuite nous essayerons d'y entrer petit à petit.
    La responsabilité bénie que nous considérons est l'union avec Jésus-Christ. Si nous entrons dans nos richesses en Christ, objet des trois premiers chapitres, nous marcherons dans la lumière du Seigneur, nous marcherons dans la joie du Seigneur et nous marcherons également dans l'union avec Jésus-Christ. Rappelez-vous que j'ai dit: « Pour qu'une illustration ait de la puissance en tant qu'illustration, il doit au moins exister un point de comparaison ou de contraste entre l'illustration et la réalité qui y est illustrée. » Le Saint-Esprit met en avant ici au moins trois points de comparaison entre le mariage idéal et la réalité de notre union avec Christ. Il y en a certainement davantage mais nous en verrons trois.


CHRIST EST CELUI QUI DONNE, NOUS NOUS RÉPONDONS

    La première comparaison entre le mariage idéal et la réalité spirituelle, l'union avec Christ, peut être résumée en ces mots: « Le mari est celui qui donne, l'épouse est celle qui répond. » C'est vrai de l'époux céleste et de l'époux terrestre. C'est vrai de l'épouse céleste et de l'épouse terrestre. C'est la vérité de la grâce de Dieu, du fait que c'est Dieu qui prend l'initiative, c'est Dieu qui fait le premier pas et l'épouse répond. Parfois je me demande comment certaines personnes peuvent à ce point tordre les Écritures  pour lui faire signifier dans certains cas l'exact opposé. Certains hommes, certains époux chrétiens, ne sont jamais allés au-delà du verset 5: 23a. Ils sont tout excités lorsqu'ils lisent le verset 5:23a qui dit: « Car le mari est la tête de la femme » ensuite ils disent: « Merci, vous pouvez fermer votre Bible, c'est suffisant. » Ils ne le comprennent pas dans son contexte spirituel. Ils disent: « C'est très facile à interpréter. Le mari est la tête de la femme, ce qui signifie que je suis le boss. C'est moi qui prends toutes les décisions finales. Lorsque nous en arrivons à un blocage, si nous n'arrivons pas à tomber d'accord, alors c'est moi qui dois décider! Je prends la décision finale car je suis la tête. Je décide. » Certains vont même plus loin et disent: « Quoi qu'il arrive, l'épouse a la responsabilité de se soumettre à son mari. » Ils disent: « Le mari est l'autorité que Dieu a établi dans la maison. Il est la tête de la maison, le chef. » Dans la tête de certaines personnes, il en découle que l'épouse est une servante, une esclave, elle doit obéir, elle doit faire ce que l'homme dit. Ces gens pensent que Dieu l'a prévu ainsi et donc l'épouse doit se soumettre à l'époux. Ils pensent que l'homme impose les règles et que l'épouse doit s'y soumettre, et faire ce que son mari lui dit.
    Est-ce cela que l'Esprit est en train de dire? Assigne-t-Il à l'époux, en tant que tête de l'épouse, tête de la famille, la place d'autorité finale dans la maison? La réponse est NON! Pas du tout, ce n'est pas ce qu'Il fait, en réalité Il en présente ici l'exact opposé. S'il se trouve un serviteur dans les versets 5:22-33, alors c'est le mari et pas l'épouse. Si vous lisez attentivement, vous verrez que le mari est présenté comme se répandant complètement, ne gardant rien pour lui, se donnant entièrement, se sacrifiant lui-même, dans sa dévotion. En aucune façon vous pouvez interpréter ce passage en disant: « L'époux est le boss, je règne sur la famille et je prends toutes les décisions. J'ai le droit divin de gouverner parce que Dieu me l'a donné. » Dans ce passage le mari est celui qui donne, l'époux est le serviteur, il vit pour une autre qui est sa femme. Il n'y a aucune tyrannie domestique dans ce passage.
    Je pense qu'il est profondément tragique, et c'est pour cela que je le souligne si fortement, de voir ce que certains chrétiens ont fait avec ce passage. Il y a eu tant d'abus sur ce sujet, c'est lamentable de voir ce qui arrive à l'illustration de Dieu sur l'union avec Jésus-Christ. Si vous détruisez l'illustration comme elle a été détruite, alors vous détruisez aussi la réalité et c'est tragique. C'est tragique de voir un homme demander l'amour d'une femme, et la vie d'une femme, pour ensuite devenir son oppresseur! Et cela arrive partout parmi les chrétiens, et ils le font au nom du Seigneur. C'est de l'égoïsme, c'est de la fierté, ce ne sont que des caprices pour gouverner la vie de votre conjoint. Vous ne trouverez pas cela dans Ephésiens 5, et vous ne le trouverez nulle part dans la Bible parce que Dieu n'a jamais prévu cela.
• Verset 2:23: « Car le mari est la tête de la femme, comme Christ est la tête de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. »
• Verset 2:25: « Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle. »
• Verset 2:29: « Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église. »
    Je sais pourquoi les gens ont pu être amenés à une mauvaise compréhension. C'est parce que, lorsque vous voyez le mot « tête » et le mot « soumettre », vous pouvez être entraînés dans une mauvaise direction en pensant que le mot tête signifie « Seigneur », et le mot soumettre « obéir. » Les mots sont utilisés dans un sens différent et vous devez voir le contexte dans lequel ils sont utilisés. Lorsque vous lisez le verset 5:23: « Le mari est la tête de la femme », le verset 5:22: « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur », et le verset 5:24: « Les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses » cela sonne comme voulant dire: « Je suis le boss, tu es la servante, et tu dois faire ce que je dis. » Mais ce n'est pas du tout ce que cela veut dire ici! Vous voyez, dans ce contexte, le mot tête ne signifie pas Seigneur, c'est vrai dans d'autres passages de la Bible, où la tête est utilisée avec le sens de Seigneur mais pas ici. Il parle de la relation que le crâne, le cerveau et la tête ont avec le corps. Il ne dit pas qu'il est Seigneur sur le Corps, il ne parle pas de cela. Il en est de même du mot soumettre dans ce contexte. Plus tard il va utiliser le mot obéir, au verset 6:1 lorsqu'il parle des enfants, au verset 6:5 lorsqu'il parle des esclaves, mais il ne l'utilise pas ici pour les épouses. C'est incroyable à quel point cela a été mal interprété.
    Il n'est pas en train de parler de la tête d'un gouvernement, il parle de la tête d'un corps. C'est une union de vie, c'est une union de relation. La tête apporte la vie au corps, qui coule continuellement vers le corps, et le corps répond. Dans ce passage et dans toute la Bible, tout ce qui est enseigné au sujet de l'épouse devant se soumettre à l'époux, est en rapport avec les responsabilités de l'époux qui doit donner à l'épouse. C'est lui qui donne en premier et cela fait partie de l'image de Dieu qui est Celui qui donne, et nous sommes ceux qui répondent, nous sommes Son épouse. Si l'illustration était parfaite c'est ainsi qu'il en serait dans la famille. Les époux aimeraient leur épouse, et ils passeraient leur temps à donner et à aider, à nourrir et à chérir, à honorer et à prendre soin... et l'épouse y répond. C'est ainsi qu'il doit en être dans la réalité et c'est de cette façon que c'est prévu dans cette image.


L’UNITÉ ABSOLUE DE LA TÊTE AVEC LE CORPS

    Le Saint-Esprit fait une autre comparaison. Le mariage n'est pas seulement l'image de la grâce de Dieu, du fait que Dieu est Celui qui donne et que l'épouse est celle qui répond. L'union avec Christ est aussi illustrée dans l'unité absolue de la tête avec le corps. Pour compliquer un peu cela, le Saint-Esprit donne une illustration pour imager l'illustration qui montre la réalité! La réalité est l'union avec Christ. L'illustration est le mariage. Mais comme Il savait que cette illustration allait être détériorée, Il a donné une autre image pour illustrer le mariage qui représente la réalité qui est l'union avec Christ. L'exemple de l'illustration est la tête et le corps. L'unité du corps humain. Veuillez noter le verset 5:23: « L'époux est le sauveur du corps. » Qu'est-ce que cela veut signifie? C'est une merveilleuse expression pour montrer l'absolue unité de l'époux et de l'épouse. Les versets 5:28-29 disent: « Les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin. » Je sais qu'il y a une mauvaise manière de s'aimer soi-même, et je ne vais sûrement pas vous enseigner de vous aimer vous-mêmes. Mais il y a aussi une bonne manière.
    La Bible enseigne qu'il est naturel pour une personne d'aimer son propre corps, et si vous ne vous aimez pas vous-mêmes, ce n'est pas naturel. Si quelqu'un se fait du mal à lui-même, alors il a un problème mental. Il y a quelque chose qui ne va pas bien. Dieu a mis dans l'homme ce que les psychologues appellent la soif de vivre, l'instinct de survie. L'homme normal fait très attention à ce que son corps soit bien nourri, qu'il soit à l'aise et il en prend soin. Il fait attention à ce que tout soit « Ok » pour lui-même. Chacun d'entre nous portons des chaussures adaptées à ses pieds. Savez-vous pourquoi vous portez des chaussures qui ont la bonne taille et qui ne soient pas trop petites pour vous? C'est parce que vous aimez vos pieds. Vous aimez votre corps, vous aimez vos pieds et vous ne voulez pas qu'ils soient blessés. Pourquoi mangez-vous de la nourriture? C'est parce que vous aimez votre estomac. C'est pour cela que nous mangeons. L'homme est le sauveur de ses pieds, et il est également le sauveur de son estomac et de son corps. Pourquoi vous habillez-vous chaudement lorsqu'il fait froid dehors? Vous portez un bonnet parce que vous aimez vos oreilles et vous portez des gants parce que vous aimez vos mains. Vous portez une écharpe et un manteau parce que vous aimez votre cou et votre corps. Vous souhaitez qu'ils restent au chaud. Vous aimez votre propre corps. Comment se fait-il qu'en allant au lit le soir, vous ne dormiez pas sur un tas de pierres. C'est pourtant moins cher qu'un lit. Parce que vous aimez votre corps, vous souhaitez qu'il soit à l'aise; c'est aussi pour cette raison que vous utilisez un matelas. Vous utilisez un oreiller parce que vous aimez votre tête.
    Vous vous aimez vous-mêmes, et Dieu utilise cela pour illustrer une merveilleuse vérité. De la même façon que vous aimez votre corps, lorsque vous vous mariez, vous devenez tellement unis à votre épouse qu'elle devient votre corps. Elle est à vous et vous êtes à elle, et si vous la haïssez, vous vous haïssez vous-mêmes, vous haïssez votre propre corps parce que vous êtes un. C'est pourquoi Dieu utilise l'illustration de notre amour pour notre propre corps, pour nous montrer l'unité que nous avons avec notre épouse et pour nous montrer notre incroyable union avec le Seigneur Jésus-Christ. Je pense que c'est aussi évident que notre nez est au milieu de notre figure. Chacun d'entre nous est le sauveur de son corps, et s'occupe de lui. Dans le mariage, d'après ce passage, l'épouse est comme le corps, et il serait tout autant contre nature pour un homme de ne pas aimer son épouse que de ne pas aimer son propre corps. Au verset 5:30, il nous fait nous élever et nous dit que Dieu nous considère comme faisant partie de Son corps: « Nous sommes membres de son corps. » Avez-vous déjà pensé à cela? Que Dieu puisse l'imprimer dans notre coeur! C'est une chose précieuse de voir que Dieu nous traite comme Il se traite Lui-même, que Dieu nous aime autant qu'Il s'aime Lui-même, qu'Il nous nourrit et qu'Il prend soin de nous. Est-ce que vous avez remarqué au verset 5:31 qu'il est dit: « Les deux deviendront une seule chair? » Et ensuite vous voyez ce qui est dit au verset 5:32: «Je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. » Il dit: « Les deux deviendront une seule chair, je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. » Il s'agit de l'Eglise dans le Seigneur. Tout cela est vrai sur la terre, d'une façon que nous ne pouvons pas même commencer à comprendre; c'est aussi vrai dans notre relation avec Dieu. Dieu est Celui qui donne, Il donne et donne et donne, et tout ce que nous avons à faire c'est à répondre. Il se répand constamment pour nous, Il donne constamment. Dieu est Celui qui nous considère comme Son propre corps, Il nous nourrit, Il prend soin de nous, nous aime et nous chérit autant qu'Il s'aime Lui-même.


L'AMOUR DE L’ÉPOUX TRANSFORME L’ÉPOUSE

    Il y a une troisième comparaison, Dieu n'est pas seulement l'initiateur de notre relation, Dieu ne nous considère pas seulement comme étant un avec Lui-même. Le principe suivant est que l'amour de l'époux transforme l'épouse. Une des meilleures illustrations de cela se trouve dans Apocalypse 21:10-22:5 où vous trouvez le récit de la nouvelle Jérusalem. Parce que la nouvelle Jérusalem est l'épouse, c'est une image du Seigneur Jésus dans Son Eglise, en nous. Nous sommes l'épouse de Christ, la nouvelle Jérusalem est l'Eglise comme elle sera un jour dans sa maturité, dans sa conformité.
   Le principe est que l'amour de l'époux transforme l'épouse. Voici ce que disent les versets 5:25-26: « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. » Dans ce passage, l'épouse est décrite comme étant sale, pleine de tâches et de rides. Laissez-moi vous poser cette question, et pensez à la réponse. Dans les cieux, notre époux céleste, notre mari céleste, aime-t-Il l'Eglise parce qu'elle est aimable, parce qu'elle n'a pas de tâche, pas de ride, propre? Est-ce pour cela que Dieu vous aime? D'après ce passage, Christ a aimé l'Eglise lorsqu'elle était sale, ridée, et pleine de tâches. Elle a beaucoup d'imperfections et de défauts, beaucoup de manques et d'anomalies. Christ a aimé l'Eglise non parce qu'elle était aimable mais d'après ce passage, pour la rendre aimable. Son amour la rend aimable. Il n'a pas choisi une épouse sans tâche, ni ride, il a donné Son affection à quelqu'un qui avait de nombreuses tâches et rides. Et Il l'a aimée.
    Lorsque vous lisez un passage comme celui-ci, vous ne pouvez pas dire qu'il parle de la famille, non il parle de l'union avec Jésus Christ. Et voyez ce qu'il dit. Il dit que lorsque Christ a aimé l'Eglise, Il l'a aimée malgré ses tâches, ses rides, et sa saleté, et ainsi l'Eglise est changée et conformée. Il l'aime tellement qu'elle se transforme continuellement, et Il continue de l'aimer, et ses tâches, ses rides, sa saleté commencent à disparaître. Et elle est transformée, à tel point qu'un jour elle se tiendra debout, dans la présence de Sa gloire avec une grande joie, sans tâche, ni ride, ni défaut, ni imperfection, ni rien de semblable. Elle sera conformée à Son image.
    Messieurs les époux, et ceux qui vont le devenir, que nous le voulions ou non, nos épouses deviennent conformes à ce que nous sommes. Nous avons la responsabilité devant Dieu d'aimer notre conjoint, avec ses rides, ses taches et tout le reste. Il n'y a jamais d'excuse pour les enfants de Dieu. L'Esprit de Dieu utilise une illustration très visuelle en employant les mots rides et taches. Il y a certaines taches que vous pouvez laver, même si elles se logent dans les rides. Certaines tâches sont dans le pigment de la peau, mais bien sûr il existe toujours l'une au l'autre crème que vous pouvez mettre sur la tâche, et elle finira par partir. Mais autant que je le sache, on n'a rien trouvé pour enlever les rides. Il semble que le Saint-Esprit soit simplement en train de prendre notre langage et de l'amener à son expression ultime; c'est comme s'Il était à court de mots. Il dit que Christ va vous aimer au point de faire disparaître toutes les taches, toutes les rides, et toutes les choses semblables. C'est comme s'Il disait que s'il y a d'autres sortes de défauts, de déformations, ou d'imperfections Il continuera jusqu'à les faire disparaître. Vous voyez comment l'épouse va être amenée à la perfection et à la gloire. Ce passage montre que c'est par l'amour de l'époux, par l'amour de son mari. Il l'aime jusqu'à faire disparaître ses taches.
    Souvent des personnes viennent vers moi avec cette question. Je ne suis pas un conseiller et en fait, je ne suis pas sûr de voir la place qu'ont les conseillers dans l'Eglise de Christ. C'est Christ qui est le Conseiller, (cf. Esaïe 9:6). Pourtant des gens viennent vers moi, et font ce commentaire: « Je n'aime plus ma femme. » Tout ce que je peux leur dire, c'est de l'aimer de plus en plus jusqu'à ce qu'ils l'aiment comme Christ a aimé l'Eglise et s'est donné Lui-même pour elle. Un mari n'a jamais d'excuse de ne pas aimer son épouse comme Christ a aimé l'Eglise. Bien sûr, cela doit être fait par la vie et la puissance du Seigneur. L'amour demandé par Dieu vient d'en-haut, pas de l'intérieur.
Le Saint-Esprit nous dirige à nouveau vers l'union avec Jésus. Il nous dit:
• Jésus prendra toujours l'initiative; Il agira toujours dans la grâce; Il nous pousse à répondre.
• Il nous dit que le Seigneur Jésus nous considère toujours comme Son propre corps. Nous sommes un. Ce qui est sur Son coeur, c'est de nous protéger, de nous nourrir et de nous chérir.
• Il dit que notre cher Seigneur Jésus n'arrêtera pas de nous aimer à cause de nos taches, de nos rides et de nos autres imperfections. A la place, Il nous garantit de nous aimer jusqu'à ce que nous soyons parfaits, de nous aimer jusqu'à ce que nous soyons mûrs, de nous aimer jusqu'à ce que nous soyons finalement conformés à Son image.
    Les chrétiens évangéliques aiment faire des tableaux et des diagrammes mais il y a une doctrine que nous ne voyons pas sur la plupart des diagrammes. Nous avons des diagrammes sur la résurrection, sur l'enlèvement, sur le tribunal de Dieu, sur le millénium, sur le Ciel et ainsi de suite. Pourtant il y a un autre grand jour qui va arriver - et qui est plusieurs fois mentionné. Ce jour est appelé la PRÉSENTATION. On en parle au verset 5:27 qui dit: « Afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. » Ce sera un grand jour pour le Seigneur Jésus-Christ, lorsque l'Epoux accueillera Sa glorieuse épouse parfaite et merveilleuse. Ensuite Il lui donnera Son trône pour s'y asseoir; Il la conduira dans la salle du mariage; et Il s'assiéra avec elle au banquet du mariage. Jude 24:25 dit: « Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles! Amen! » Ce jour arrive! Et ce jour-là, Il nous fera paraître devant Lui. Cela trouve certainement son application pratique dans la famille - spécialement pour les époux. Nous sommes les initiateurs; nous considérons nos épouses comme nos propres corps, nous les aimons et ainsi leurs taches, leurs rides et leurs imperfections disparaissent. Ce sont des réalités profondes.
    Dans notre prochaine leçon, si le Seigneur le permet, nous considérerons les versets 6:1-9 qui est la suite de ce passage. Laissez-moi terminer en disant ceci: nous devons être des maris sur la terre; nous devons être des parents sur la terre; nous devons être des maîtres sur la terre. Comment pouvons-nous remplir ces responsabilités bénies? J'apprends à être un mari envers mon épouse Lilian, en étant l'épouse de Jésus; j'apprends à être le père de mes six enfants en étant un enfant du Seigneur; j'apprends à être un maître envers ceux pour qui on m'a délégué une autorité, en étant un serviteur du Seigneur. Toutes ces choses nous conduisent à notre relation avec Lui!

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dimanche 8 février 2015

(11) ÉPHÉSIENS (Ephésiens 4:17-24) par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
RÉSUMÉ

   Bonjour et bienvenue dans notre onzième leçon sur cette merveilleuse épître aux Ephésiens. Laissez-moi vous redonner le plan du livre pour bien en saisir l'esprit. Le livre d’Éphésiens est divisé en deux parties. Les chapitres 1 à 3 décrivent nos grandes richesses en Christ; nous avons été appelés à profiter de ressources illimitées. Dans cette partie, Dieu nous rappelle encore et encore combien, de Son point de vue, nous sommes riches en Jésus Christ. Les cinq derniers mots du verset 3:8 résument tout cela: « les richesses insondables de Christ. » Les chapitres 4 à 6 nous parlent de nos responsabilités illimitées. On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné. Les chapitres 4 à 6 nous montrent que Dieu nous demande beaucoup à cause de nos richesses. Je vous rends à nouveau attentifs au fait que ce ne sont pas des responsabilités terribles, ce sont des responsabilités bénies. Elles sont bénies parce que nous ne sommes pas responsables de vivre au niveau de nos responsabilités. C'est Dieu qui le fait pour nous, en nous et par nous. 
    Et c'est parce qu'Il nous rend capables de les remplir que cela devient des responsabilités bénies. C'est pourquoi, dans la Bible, vous pouvez revendiquer chaque commandement comme une promesse. Chaque commandement est une promesse parce que tout ce que Dieu demande de faire, Il nous en rend aussi capables en nous donnant les provisions pour le faire. L'expression clé de cette partie se trouve dans le verset 4:1: « Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d'une manière digne de l'appel qui vous a été adressé. » C'est l'expression: « marcher d'une manière digne de l'appel qui vous a été adressé. » Cela décrit les chapitres 4 à 6. Il s'agit de notre marche avec Christ. Si nous croyons aux chapitres 1 à 3, alors les chapitres 4 à 6 seront automatiquement vrais dans nos vies. C'est une partie très pratique de la vie chrétienne.
    Nous avons déjà commencé à parler du chapitre 4, nos responsabilités du point de vue de Dieu. Nous avons divisé le chapitre 4 en trois sections. En effet, je pense qu'il est ainsi plus aisé de l'analyser; ces sections sont les versets: 4:1-164:17-24 et 4:25-32. Voici comment agit l'Esprit de Dieu dans ces chapitres. Bien que cela concerne une partie pratique, l'Esprit de Dieu dispose constamment des pavés sous nos pieds. Il ne veut pas que nous nous disions simplement: « Ok, maintenant que nous nous savons riches, mettons-nous au travail. Commençons à travailler pour le Seigneur, soyons actifs, voilà nos responsabilités. » Non, Il ne veut pas qu'il en soit ainsi. C'est pourquoi Il souligne une grande vérité, une grande fondation, un principe libérateur. Et lorsqu'Il l'a mis sous nos pas, Il nous montre les merveilleux résultats qui se manifestent si nous y rentrons vraiment par la foi. Si vous essayez d'accomplir vos responsabilités sans voir le fondement, vous êtes un légaliste, vous êtes esclave. Des milliers de chrétiens ont essayé d'accomplir leurs responsabilités, et se sont épuisés en essayant de plaire au Seigneur, en essayant de faire l'oeuvre de Dieu, mais ils n'ont pas trouvé de fondation sous leurs pieds. Ensuite dans les versets 4:17-24, Il fait à nouveau la même chose. Il pose une autre fondation sous forme de principe, puis nous voyons ce qui suivra si cette nouvelle fondation est vraie dans une vie. Comme Il le fait à travers toute la Bible, Il nous donne de grands principes éternels.
    La dernière fois, nous avons vu les versets 4:1-16. Nous avons posé une fondation puis nous avons vu les deux résultats qui en découlent. Cette fondation bénie peut être énoncée de la façon suivante. Dieu a promis avec serment et a garanti que chaque chrétien arriverait à maturité, pour certains dès ici bas sur cette terre, pour d'autres là-haut quand Dieu accomplira Son plein et ultime dessein. Chaque chrétien va grandir en Christ à la pleine mesure de la stature de Christ. Comment Dieu va-t-il faire cela? Grâce à Sa merveilleuse oeuvre accomplie et achevée. Il a donné des dons à chacun de Ses enfants. Chacun des enfants de Dieu a un don particulier de Dieu. Dieu ne va pas seulement utiliser les chrétiens qui travaillent « en public », ceux que nous voyons en chaire, mais chaque chrétien dans le monde peut être utilisé en tant qu'instrument, pour vous édifier, pour m'édifier et pour nous amener à la maturité. Voilà la fondation.
    On peut l'énoncer de cette façon, pour bien mettre en évidence combien c'est libérateur: arrêtez de vous inquiéter au sujet de la maturité. Cessez de vous faire du souci à propos de votre croissance en Christ, ce n'est plus un problème. C'est pourquoi Dieu commence par là. Il dit clairement dès le début: « Vous serez matures, Je m'en occupe personnellement. Je l'ai planifié. » N'en faites pas l'horizon de toute votre vie. Ne laissez pas ce sujet remplir toute votre vision. Ne vous faites pas du souci à propos de votre croissance en Christ, de votre niveau spirituel, de votre avancement avec le Seigneur. C'est Christ qui doit remplir votre champ de vision, pas la maturité. La maturité arrivera si Christ est votre Tout, si vous grandissez jour après jour dans Sa connaissance. Je me rappelle que dans ma propre vie, tout cela m'a rendu malade. J'essayais d'être mûr; je me demandais: « Est-ce que je grandis en Christ? Est-ce que je refroidis? Est-ce que je m'installe et n'avance plus? J'espère que je ne deviens pas rétrograde. J'espère que je n'ai pas perdu la communion avec Jésus. Est-ce que j'avance ou est-ce que je recule? Ou est-ce que je fais du sur place? » Je me posais de multiples questions de ce genre. La maturité, c'est Son oeuvre, pas la vôtre. Son oeuvre, pas la mienne. C'est pour cela que Dieu a posé une fondation avant de donner les responsabilités bénies.
    Et parce que c'est Lui qui a déterminé d'amener chacun de Ses enfants à la maturité, les deux choses suivantes sont vraies. Verset 4:3: la responsabilité bénie de l'unité spirituelle. Reconnaître que chaque chrétien, indépendamment, (et je le dis avec respect) du groupe « étrange » avec lequel il s'associe, indépendamment des murs qu'il peut élever, indépendamment de tout cela, dès lors qu'il est un avec Christ est un avec nous. Tous les chrétiens appartiennent les uns aux autres. Nous sommes tous un, indépendamment de nos arrière-plans ou de nos associations. Reconnaissez votre unité spirituelle. Et de même que vous n'avez pas à vous soucier de la maturité, vous n'avez pas à vous soucier si les gens marchent bien droit. Vous n'avez pas besoin de remettre qui que ce soit dans le bon chemin en les détournant de leurs drôles de doctrines. C'est Dieu qui va les remettre dans le bon chemin. Vous, reconnaissez simplement que vous êtes un en Christ.
    La seconde responsabilité décrite au verset 4:2 puis développée et illustrée dans le chapitre, c'est l'humilité. Il y a plusieurs tests dans le chapitre mais le plus important est celui-ci: si je suis réellement humble, je serai ouvert à tous les instruments que Dieu veut utiliser dans ma vie. Dieu veut utiliser tous les chrétiens dans votre vie, mais êtes-vous ouverts? Pas aux personnes mais à Dieu? Etes-vous ouverts au Seigneur pour Le laisser utiliser tous ceux qu'Il désire, pour vous édifier et vous emmener plus loin en Christ. C'est un signe d'humilité. Il en sera ainsi si vous reconnaissez que la maturité n'est pas un problème. Voilà ce que nous avons vu la dernière fois. Le monde chrétien ne serait-il pas merveilleux si ces deux responsabilités étaient embrassées dans toute leur réalité? Tout le peuple de Dieu est un, uni à sa Tête, et chaque chrétien ouvert à Dieu Lui permet d'utiliser les autres chrétiens comme des instruments puissants dans leur vie. Que Dieu puisse faire venir ce jour! Quel moment merveilleux ce serait si Dieu pouvait manifester cela au milieu de nous!
    Cela nous amène aux versets 4:17-24, où nous trouvons une seconde fondation, une seconde vérité libératrice que Dieu a posée et le principe qui en découle. Voici ce que disent les versets 4:17-24: « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »

LA VIE DE DIEU

    Vous pouvez voir ce que Dieu est en train de faire dans cette section. Il met en contraste la façon par laquelle marchent les païens, étrangers à la vie de Dieu, avec celle par laquelle doivent marcher les chrétiens qui ont en eux la vie de Dieu. Les versets 4:17-19 montrent comment les hommes vivent sans Dieu. Les versets 4:20-24 montrent comment vit quelqu'un en union avec Dieu. La grande fondation que nous allons illustrer est la vie de Dieu. Toute la vérité tourne autour de la vie de Dieu. Il y a tant de doctrines qui ont été élaborées à partir de ces huit versets, aussi laissez-moi en parler un peu et vous présenter le principe afin que vous connaissiez exactement l'intention du Saint-Esprit ici.
    Certains appellent les versets 4:20-24, la doctrine du vieil homme et de l'homme nouveau. Certaines versions utilisent l'expression « l'ancien moi » au lieu du « vieil homme » et « nouveau moi » au lieu du « nouvel homme. » Je ne sais pas si vous avez fait des recherches approfondies sur ce passage, mais on remarque que les commentateurs semblent avoir quelques difficultés pour définir le « vieil homme. » Il y a une multitude d'idées sur ce qu'est le « vieil homme » et le « nouvel homme. » Laissez-moi vous suggérer, lorsque vous êtes face à cela, de demander au Seigneur de vous montrer, au milieu de toutes ces idées divergentes, un dénominateur commun car en général, le grand principe de Dieu est contenu dans un dénominateur commun. Certains disent que le « vieil homme » et le « nouvel homme » ne sont pas différents de ce que d'autres passages appellent « l'esprit » et la « chair. » Ecoutez, à ce propos, ce qu'en dit Handley C. G. Moule, que je considère comme un excellent commentateur. Il dit que le « vieil homme » et le « nouvel homme » dans Ephésiens 4 ne sont pas du tout les mêmes que la « chair » et « l'esprit » que l'on trouve dans Galates 5:16-17. Dans Galates on parle de la chair qui est en guerre avec l'esprit. Vous voyez, dans Galates 5, il semble qu'il y ait une guerre, et que la chair soit tout le temps en guerre avec l'esprit. Même si l'esprit triomphe toujours, la guerre ne finit jamais. Mais si vous regardez dans Ephésiens 4, il ne semble pas du tout qu'il y ait une guerre. D'autres sont en désaccord avec Handley C. G. Moule et disent: « Non, Dieu utilise ces mots comme des synonymes. Parfois Il utilise le vieil homme, parfois le vieux moi, parfois le vieil Adam, parfois la chair, parfois le corps, parfois le corps de cette mort, parfois l'homme naturel et parfois l'homme charnel. » Ils disent que quelle que soit l'expression que vous utilisiez, Dieu parle de la même chose.
    Voilà ce qui, je le crois, amène toute cette confusion. Nous allons essayer de régler tout ce malentendu et ensuite je pense que le principe sera clair. Dans Ephésiens, le Saint-Esprit, à travers l'apôtre Paul, parle comme si l'ancien était enlevé, que le nouveau était revêtu, et qu'il n'y avait plus jamais de lutte. Il n'y a plus de lutte, l'un est parti et l'autre est arrivé. Cela semble contredire d'autres passages, et cela semble en particulier contredire notre propre histoire, notre propre expérience dans la vie. La vie chrétienne semble être une bataille, et selon qui vous êtes, cela peut même être une guerre, une terrible lutte. Parfois vous gagnez et parfois vous perdez, mais vous luttez toujours, vous combattez toujours. Certains disent: « Nous sommes en guerre, la vie chrétienne est une bataille. »
    Quelle est l'intention du Saint-Esprit dans ce passage? Laissez-moi vous donner quelques observations au sujet de ce passage, et ensuite vous énoncer le principe qui, je le crois, est le grand fondement. Je vais prendre un peu de temps sur ce passage parce qu'il s'agit ici d'une vérité libératrice. Nous avons vu que la maturité n'est plus un problème, ne vous n'inquiétez pas de votre maturité en Christ. Mais cette autre vérité est encore plus libératrice que la précédente! Lorsque Dieu commencera à la manifester, à l'imprimer dans votre coeur, les résultats seront si naturels et si simples, et votre vie chrétienne deviendra une bénédiction.
    Il est très important de saisir d'abord le principe, avant de plonger dans le fruit et le résultat que produit le principe. Lorsque je dis « saisir », je ne parle pas d'une compréhension mentale, mais je parle de saisir de façon spirituelle par l'illumination du Saint-Esprit. Faites confiance à Dieu alors que vous lisez, pour vous illuminer et vous rendre ces choses vivantes. Il n'y a rien qui ait moins de vie qu'une philosophie de la vie chrétienne. Personnellement j'en ai assez de toutes ces différentes idées sur la façon de vivre la vie chrétienne. Sur ce sujet je ne veux pas davantage d'idées, de philosophies, de méthodes ou de formules. Je veux une révélation. Je veux savoir ce que Dieu dit à ce propos, parce que pendant au moins sept ans de ma vie chrétienne, je ne suis arrivé à rien si ce n'est à l'épuisement, alors que j'essayais de vivre victorieusement. Par conséquent nous ne voulons pas de théorie, et vous ne voulez pas mes idées. Vous désirez être ouverts à Dieu, et si ce que je partage n'est pas de Dieu, vous pouvez vous fermer à tout ce que je partage. Alors restez ouverts au Seigneur. Je crois qu'il n'y a rien de plus merveilleux que des principes qui fonctionnent, des principes qui soient pratiques dans la vie. Et la pratique découle toujours d'une bonne théologie. Alors faisons-Lui confiance pour nous dévoiler Ses secrets et voir Ses grands principes.
   Laissez-moi commencer en faisant deux remarques sur l'ensemble des versets 4:17-24. Je serai très pratique parce que vous n'avez pas besoin de quelque chose que vous ne puissiez saisir et utiliser. J'espère que vous souhaitez que cela ait une incidence sur votre vie de tous les jours. Dans ces versets, veuillez remarquer que le Saint-Esprit semble nous présenter ici un cas extrême. Voilà comment Il décrit ces païens. Ils marchent selon la vanité de leurs pensées, ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu et ils ont le coeur endurci. Ils ont perdu tout sentiment et se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. La situation pourrait-elle être pire encore? Le Saint-Esprit nous expose ici un cas extrême.
    Lorsque vous lisez cette description, à quelle sorte de chrétiens l'apôtre Paul s'adressait-il en envoyant cette lettre aux Ephésiens? Il donne cette description et ensuite il dit: « Ne soyez pas ainsi. » En 4:17 il dit: « Vous ne devez plus marcher comme les païens. » Il décrit les païens dans leurs pires conditions. Il les décrit tous comme étant exclus de la vie de Dieu, se livrant à la sensualité, pratiquant toute sorte d'ignominies. Cela ne pourrait pas être pire. Et ensuite il s'adresse à ces chrétiens victorieux, les Ephésiens, en leur disant, ne soyez pas comme cela. N'agissez pas ainsi. Les Ephésiens ont peut être pensé en lisant cela: « Quelle insulte! Il n'a pas besoin d'être aussi dur dans son langage. Il pourrait peut-être écrire ainsi à l'Eglise de Corinthe, mais nous, nous sommes dans les cieux avec Christ! Nous avons vu combien nous sommes riches dans le Seigneur. » C'est une chose de déraper et de retomber dans le péché, mais de là à être dans cette situation. C'est une chose de perdre parfois patience, de garder de la rancune, de succomber aux passions de la chair puis ensuite revenir au Seigneur, mais là on lit: « exclus de la vie de Dieu », le « coeur endurci », « ayant perdu tout sentiment » c'est tout autre chose. Cela ne pourrait vraiment pas être pire.

LE VIEIL HOMME ET LE NOUVEL HOMME

    Pourquoi le Saint-Esprit nous donne-t-Il ce cas extrême? Pourquoi utilise-t-Il cette illustration très forte? Je crois qu'Il a une raison. Je crois qu'Il a un objectif. Il essaie de nous montrer un merveilleux principe. Et pour bien montrer la gloire qui découle de ce principe, Il veut être sûr que vous ne ratiez pas le principe. Il a une merveilleuse fondation. En essayant d'identifier l'ancien moi et le nouveau moi, ou le vieil homme et le nouvel homme, Il essaie de poser une vérité très radicale et libératrice. Une vérité que des milliers de chrétiens ont encore à découvrir. Une vérité qui rend libre et vous libère de l'esclavage. Je pense que cela peut être résumé par ces mots. Laissez-moi vous donner une définition du vieil homme et du nouvel homme. Qu'est-ce que le vieil homme? Le vieil homme est la vie de l'homme sans la vie de Dieu. Voilà le vieil homme. Qu'est-ce que le nouvel homme? Le nouvel homme est la vie de Dieu sans la vie de l'homme. C'est cela le nouvel homme. Le vieil homme est la vie de l'homme sans la vie de Dieu. Le nouvel homme est la vie de Dieu sans la vie de l'homme. C'est un principe merveilleux comme vous le verrez. A quoi ressemble la vie des hommes lorsqu'ils n'ont pas la vie de Dieu? La réponse se trouve dans les versets 4:17-19. Vous voyez, le Saint-Esprit vous donne la direction de la vie des hommes, du vieil homme, de l'ancienne nature. Comment cette vie évoluerait-elle si vous enleviez Dieu, si vous la détachiez de la vie de Dieu. Ne soyez pas choqués par cette description des versets 4:17-19. Ce n'est pas la description d'une tribu cannibale, qui se dévorerait les uns les autres. C'est la description de chaque coeur, de mon coeur, de votre coeur et du coeur des païens. C'est la description d'une vie sans la vie de Dieu.
    Vous voyez, la question n'est pas: est-ce que vous faites ces choses? Mais, êtes-vous capables de faire ces choses? Si vous chassez Dieu de votre vie, vous avez tout le potentiel pour agir ainsi. Il utilise le cas extrême pour vous montrer de quel côté coule la rivière, pour vous montrer ce qui arriverait si Dieu était complètement exclu de votre vie. Lorsque la vie de Dieu est absente d'un coeur, vous devenez ainsi. Il est choquant de réaliser à quel point nous sommes réellement corrompus et dépravés, parce que nous sommes de gentils chrétiens. Ce passage nous montre un peu les potentialités de nos propres cœurs. C'est incroyable ce qui peut resurgir et les possibilités qui sont dans notre coeur. 
    Il n'y a pas si longtemps je lisais 2 Roi 8. Il y a un homme du nom Hazaël dans ce récit. Il était serviteur du Roi de Syrie. Hazaël se tenait debout devant Élisée, l'homme de Dieu et la Bible dit que l'homme de Dieu pleura. Cela surprit bien entendu Hazaël qui lui demanda: « Pourquoi pleures-tu? » Et Élisée répondit: « Parce que je sais le mal que tu feras aux enfants d'Israël. » Ensuite il commença à énumérer tout ce que cet homme allait faire: « Tu mettras le feu à leurs villes fortes, tu tueras avec l'épée leurs jeunes gens, tu écraseras leurs petits enfants, et tu fendras le ventre de leurs femmes enceintes. » Alors Hazaël l'arrêta et lui dit: «Mais ton serviteur est-il un chien pour faire de si grandes choses? » Puis il partit. Il ne pouvait pas croire ce qu'il y avait dans son propre coeur. L'homme de Dieu pleura parce que Dieu lui avait révélé ce qu'il y avait dans le coeur d'Hazaël. Il a nié cette possibilité pourtant il en fut ainsi, il tua le roi de Syrie, et il est lui-même devenu le roi. Et il a fait des choses bien pires que celles qu'Elisée avait décrites. Il n'y a pas de fin aux possibilités de votre vie, de ma vie, lorsqu'elle exclut Dieu. Ne pensez pas un seul instant: « Maintenant je suis un chrétien, je ne peux pas me retrouver à faire ces choses. Je ne peux pas être brûlé par le péché, parce que Dieu me garde. » Non Il ne le fait pas. Parce qu'il y a un principe, et que cela ne s'applique pas seulement aux personnes non sauvées.

VIVRE PAR SA PROPRE VIE OU PAR LA VIE DE DIEU

    Des milliers de chrétiens vivent selon le principe de leur propre vie sans la vie de Dieu, même s'ils sont « sauvés » et qu'ils vont « au ciel. » Ils ne vivent pas par la vie de Dieu, ils vivent par leur propre vie. Et lorsque vous vivez par votre propre vie, vos aptitudes à pécher sont infinies. J'aimerais vous donner un exercice pour votre âme, si vous le voulez bien. Lorsque Dieu m'a ouvert les yeux sur cette vérité, les possibilités infinies de pécher dans ma propre vie, j'ai décidé de parcourir toute la Bible, mais je ne suis jamais arrivé à la fin. En fait, je n'ai pas terminé Lévitique. J'avais décidé de lire toute la Bible et chaque fois que je lisais quelque chose au sujet d'un péché, que ce soit quelqu'un commettant un péché ou Dieu mettant en garde contre un péché, j'ai décidé de confesser ce péché si je l'avais déjà commis ou confesser la possibilité de commettre ce péché si les conditions se présentaient. Je puis vous dire que c'est allé de mal en pis.
    Lisant simplement Lévitique, j'ai fini par confesser le meurtre, l'immoralité, la perversion, l'inceste, c'était horrible. Et j'ai touché le fond quand j'ai dû confesser à Dieu, à cause d'un avertissement qu'Il donne, la possibilité dans mon coeur d'avoir des relations sexuelles avec un animal. J'ai dit: « Seigneur, est-ce possible? » Est-ce que quelqu'un peut tomber aussi bas? Et la réponse est oui, j'en suis capable. Et vous le pouvez aussi. Nous n'imaginons pas les possibilités de pécher qu'il y a dans nos cœurs sans Dieu. C'est la doctrine de la dépravation. Il parle de cela lorsqu'Il utilise l'expression « vieil homme. » C'est cela le vieil homme. Il la pousse simplement à l'extrême. C'est le vieil homme à son extrême. Et à son extrême, il est simplement rempli de l'enfer. A son extrême, c'est sale, pollué, pervers, c'est la vie sans Dieu. Si vous le comprenez, vous verrez le principe. J'essaie de vous amener à ce principe libérateur. Vous voyez, le vieil homme est simplement un principe personnifié. Il parle d'une direction que peut prendre la vie. Est-ce que le Saint-Esprit nous dit cela pour nous faire peur? Pour que nous nous sentions condamnés, mauvais et sales? Pourquoi le Saint-Esprit nous révèle-t-Il cela? Est-ce qu'Il veut dire: « Vous voyez combien la bataille va être grande, votre vieille nature pécheresse est ainsi. Vous avez une inclinaison à cela et par conséquent vous devez le vaincre. C'est pourquoi il y a tant de luttes et tant de combats. Regardez comment vous devez combattre pour rester sur le bon chemin. » Est-ce là ce qu'Il est en train de dire?

SE DÉPOUILLER DU VIEIL HOMME OU VAINCRE LE VIEIL HOMME

    Vous connaissez la réponse, mille fois NON! Ce n'est pas du tout ce qu'Il dit. La clé pour comprendre le principe est au verset 4:21, c'est l'expression « se dépouiller du vieil homme » et au verset 4:24, « revêtir l'homme nouveau. » C'est la clé, se dépouiller et se revêtir. Laissez-moi vous montrer deux choses au sujet de cette clé et ensuite je vous montrerai le principe. La première est qu'il y a une différence entre se dépouiller du vieil homme, et vaincre le vieil homme. Il y a une différence entre mettre quelque chose de côté et essayer de le soumettre. Tout chrétien honnête doit reconnaître que même s'il est sauvé, il n'en a pas encore fini avec le péché. Même si nous connaissons le Seigneur, nous trouvons encore en nous le principe du péché.         Nous sommes encore enclins à quitter le Dieu que l'on aime. Et à cause de cette tendance, certains chrétiens n'ont pas compris le plan de Dieu et la façon de faire de Dieu. Ce serait si facile, n'est-ce pas, si au moment même où nous prononçons la prière du pécheur, Dieu pouvait simplement enlever de nos corps toute inclinaison à pécher. Ne serait-ce pas merveilleux, si au moment où vous disiez oui à Dieu, vous deveniez parfait, débarrassé des passions, de l'impatience, de l'égocentrisme, de la malhonnêteté, de la fierté, des désirs de la chair, du manque de foi, des mauvaises pensées. Ne serait-ce pas magnifique?
    C'est pourquoi le chrétien est parfois confus, en voyant encore les résidus de toutes ces choses dans son coeur, son coeur purifié. Ces choses sont encore très présentes dans son coeur et il ne sait pas quoi faire. Il connaît sa destinée, il sait qu'il va au ciel, sa destinée a été changée, mais parfois il se demande pour quelle raison ses habitudes, sa conduite, et ses appétits n'ont pas été changés. Alors que peut-il faire, il a un problème. Ce qu'on lui enseigne souvent, c'est d'être un conquérant, d'être victorieux. On lui enseigne qu'il a un ennemi dans son coeur maintenant, la vieille nature mauvaise, la chair. Et cette chair combat contre l'esprit et par conséquent il doit constamment être sur ses gardes contre toute mauvaise pensée ou mauvais désir. Il est pris dans une lutte entre la vie et la mort. Il doit faire attention à tout instant, pour ne pas être surpris en train de dormir ou de n'être pas vigilent. Sinon dans ses moments de faiblesses, la chair peut venir et le renverser. C'est pourquoi on lui apprend à faire attention et à combattre. On lui explique que la vie chrétienne est une bataille entre le bien et le mal, entre ce qui juste et injuste, entre le péché et la justice, entre le vieil homme et le nouvel homme, le vieux moi et le nouveau moi, la chair et l'esprit. Et il nous faut donc rester en alerte pour empêcher le vieil homme de vivre et laisser vivre le nouvel homme.

LA CHAIR NE PEUT PAS ETRE AMÉLIORÉE, ELLE DOIT ETRE CRUCIFIÉE

    Est-ce là ce que le Saint-Esprit veut dire lorsqu'Il dit: « se dépouiller de l'ancien et revêtir le nouveau? » Laissez-moi l'illustrer. Si la chemise que je porte s'enflammait tout d'un coup d'un feu que l'on ne peut éteindre, je pourrais résoudre le problème de deux façons. Je pourrais avoir la victoire « sur » ma chemise, ce qui signifie quelque chose comme la victoire de Schadrac, Méschac et Abed Nego, lorsqu'ils étaient dans la fournaise. Le feu brûlait mais Dieu a fait un miracle afin qu'Ils ne soient pas blessés ou tués. Dans ce cas, Dieu me donnerait la victoire « sur » ma chemise. Ou alors je pourrais avoir la victoire « par rapport à » ma chemise. C'est-à-dire que je pourrais enlever ma chemise et la jeter loin de moi dans un coin et moi j'irais dans le coin opposé. Je serais sain et sauf et je laisserais le feu brûler. Il brûlerait dans son coin et moi je serais dans mon coin. Il y a une différence entre avoir la victoire « sur » et la victoire « par rapport à. » Si j'avais la victoire « sur » ma chemise, Dieu devrait faire un miracle, Il devrait me préserver de la douleur. Si j'avais la victoire « par rapport à » ma chemise, je serais séparé d'elle, et il n'y aurait plus du tout de combat, il n'y aurait plus de lutte, j'en serais entièrement séparé.
    Est-ce que Dieu nous donne la victoire « sur » notre ancienne nature pécheresse ou nous donne-t-Il la victoire « par rapport à » notre ancienne nature pécheresse? Je crois que si vous lisez ce passage mais aussi l'ensemble des Écritures, vous verrez qu'IL NOUS DONNE LA VICTOIRE PAR RAPPORT A! Oui! Il nous donne la victoire par rapport à, mais pas par rapport à nos inclinaisons ou a nos tendances. Il nous donne la victoire par rapport au MOI! JE SUIS CRUCIFIE AVEC CHRIST! C'est moi qui ai besoin de la vie de Jésus. Comme Jésus l'a dit à Nicodème, ce qui est né de la chair est chair. Toute ma vie, depuis ma naissance est chair. Il y a la chair épurée et la chair non épurée, mais les deux chairs doivent être crucifiées. Dieu ne fera jamais de la chair ce qu'elle n'est pas. Il n'améliorera pas ma chair, elle doit être crucifiée. Je dois être délivré de moi-même. Et je suis délivré de moi-même pour être à Lui. Loué soit son Nom!

DÉLIVRÉ « DANS » LA BATAILLE OU DÉLIVRÉ « DE » LA BATAILLE

    La deuxième chose pour comprendre ce sujet peut être résumée par une citation de Handley C. G. Moule que l'on trouve dans son commentaire sur l’épître aux Éphésiens. En parlant du verset 4:22 « se dépouiller du vieil homme » et du verset 4:24 « revêtir l'homme nouveau » il dit: « Je ne pense pas qu'il fasse référence à un devoir mais à un fait! C'est un infinitif aoriste qui est employé dans le grec! Se dépouiller tout comme se revêtir sont considérés comme des faits accomplis. » Que veut-il dire par là? Il veut simplement souligner la réalité de ce que nous chantons, croyons et aimons. C'est-à-dire que tout cela est une oeuvre accomplie et terminée! Il serait contradictoire de dire que Christ a tout accompli sur la croix, et de devoir encore combattre le péché. On dit que Christ a gagné la guerre, mais que l'on doit encore lutter. On dit que Christ a remporté la victoire une fois pour toutes mais que je dois la remporter à mon tour. Non! Tout cela est faux. Cela reviendrait à avoir la victoire « sur » la chemise. Nous ne sommes pas délivrés en étant « dans » la bataille, mais nous sommes délivrés « de » la bataille. Des milliers de chrétiens vivent au jour le jour en luttant contre leur ancienne nature pécheresse. Il n'y a pas de lutte! On ne peut pas combattre ou vaincre la tendance à pécher du coeur. C'est ce que j'aime dans les versets 4:20-21 qui disent: « Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruit. »

L'ANCIENNE NATURE PÉCHERESSE N'EST PLUS UN PROBLÈME

    Voici le principe, la bonne nouvelle, l’Évangile est un fait et non pas un acte. L'ancienne nature pécheresse n'est plus le problème. De même que la maturité n'est plus le problème, l'ancienne nature pécheresse n'est plus le problème. Dieu ne nous délivre pas de la défaite « dans » ou « au milieu de » la bataille, mais il nous délivre « de » la bataille elle-même. La guerre est terminée! Il est vainqueur! Il a gagné; Il a la victoire; Il est mort au péché; Il est vivant pour Dieu; Il est saint. Alors quelle est notre part? Combattre le péché? Lutter avec le vieil homme? Non! Reconnaissez que vous avez été dépouillés du vieil homme. C'est un fait accompli! Christ est triomphant. Il nous conduit dans Son triomphe; Christ est vainqueur; nous sommes vainqueurs en Lui. Il a vaincu le monde. Nous devons nous réjouir non pas parce que « nous » vaincrons le monde, mais parce que nous sommes unis à Lui et qu'Il a vaincu le monde.
    Question #1: Croyez-vous que vous possédez une justice par vous-même ou vous est-elle imputée? Question #2: Croyez-vous avoir la force par vous-même ou vous est-elle imputée? De la même façon, votre sagesse, votre sanctification, votre patience, votre amour... tout vous est imputé! Christ est amour, vous êtes accepté dans le Bien-aimé; Il est l'élu, vous êtes élu dans Son élection; Il est le Fils de Dieu, vous êtes un fils de Dieu en Lui. La victoire vous est aussi imputée. La victoire appartient à Christ... pas à vous, pas à moi, pas à nous. De manière pratique, comment cela fonctionne-t-il? Combien de fois avons-nous dit: « S'il Te plaît, Seigneur, donne-moi la victoire sur mon impatience », « Délivre-moi de cette tendance », « Donne-moi la victoire sur mon tempérament », « Donne-moi la victoire sur mon esprit critique » ou encore «Seigneur, donne-moi la puissance et vaincs ma chair; mets un frein à mon amour de l'argent et des choses matérielles, soumets mon ancienne nature pécheresse. » TOUT CELA EST FAUX!

LA VIE CHRÉTIENNE C'EST LAISSER DIEU VIVRE

    Toutes ces prières ne sont pas scripturaires. Cela n'arrivera jamais; cela ne peut jamais arriver. C'est impossible! C'est futile! Dieu n'a jamais promis de faire un jour une telle chose. Ma vie indépendante de la vie de Dieu doit être mise de côté, pas vaincue! Il faut s'en dépouiller, pas la vaincre! Elle doit être mise à mort; elle doit être crucifiée; elle ne doit pas vivre. Qu'est-ce que le nouveau moi, le nouvel homme? C'est la vie de Dieu sans la vie de l'homme. Qu'est-ce que la vie chrétienne? Ce n'est pas combattre le péché; c'est s'approprier la vie de Dieu et devenir un avec Lui. C'est Le laisser vivre! Il est victorieux; Il est saint; Il est pur; Sa vie est en communion avec Dieu. C'est la simplicité de tout cela qui rend la chose si formidable. Ce n'est pas courir après 1000 choses... ou même 1 douzaine... ou même 2 choses. C'est dans la mesure où je Le laisserai vivre que je verrai les fruits de Sa vie.

NOTRE SEULE OCCUPATION C'EST CONNAÎTRE JÉSUS

    Notre unique responsabilité est d'aller après Dieu Lui-même; nous ne devons pas essayer de mourir! Nous ne devons pas essayer de nous crucifier nous-mêmes. Dieu s'en occupera; Il manifestera toujours la mort dans nos vies. Il s'occupera des détails de nos vies pour nous amener à la fin de nous-mêmes. La bonne nouvelle est que Christ a déjà triomphé, Il a déjà vaincu, il ne me reste pas la moindre petite bataille à mener. Mon travail et ma joie à temps plein c'est de connaître Jésus... pas de témoigner... juste de connaître Jésus... pas d'avoir la communion... juste de connaître Jésus... pas de combattre le péché, Satan et le moi... juste de connaître Jésus. Il n'y a aucun effort; aucune sueur. Je n'ai pas à vaincre ma vieille nature, à abandonner mes mauvaises habitudes, à me crucifier moi-même ou à vivre une vie d'ascète.
    Pour rendre cela tout à fait pratique, permettez-moi de vous montrer ce qui découle de ces deux fondements: la maturité n'est pas le problème et l'ancienne nature pécheresse n'est pas le problème. Réalisez-vous que pas 1 chrétien sur 1000 ne serait d'accord avec cela... Le premier résultat se trouve au verset 4:25 qui dit: « C'est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain. » Quelle parole! Il n'y a que la vérité. C'est notre responsabilité bénie d'être vrai. Il n'y a aucune hypocrisie, pas de vie artificielle, pas de prétention d'avoir une vie paisible et libre alors que je ne l'ai pas. Je n'ai pas besoin de jouer un jeu, de jouer un rôle! Je n'ai plus jamais besoin de simuler. Certains chrétiens n'ont jamais été vrais. Ils essaient d'apprivoiser leur nature. Ils ont une chaise et un fouet en main et ils essaient de dompter ce lion qu'est leur nature. Ils sont embarrassés parce qu'il ne peut pas être apprivoisé et c'est pourquoi... ils mentent. Ils prétendent avoir une victoire qu'ils n'ont pas réellement. Ils écrivent mêmes des livres sur la façon d'avoir la victoire, la paix, la joie et la délivrance du péché, mais tout ce qu'ils ont fait en réalité c'est en supprimer les formes extérieures. Dans le lieu secret, dans la nuit... loin des regards... ils retombent encore et encore. Ils développent de mauvaises habitudes et de mauvaises pensées; et ils mentent comme n'importe qui d'autre.
    Le second résultat du verset 4:28 est la Sainteté. Les versets 4:23-24 disent: «Renouvelés dans l'esprit de votre intelligence... créé selon Dieu » Semblable à Dieu! Voici la vérité, c'est DEMEURER EN CHRIST. Je vois Jésus par la foi et je suis transformé; je partage Sa vie, indépendamment de ma vie. Nous partageons Sa victoire. Je n'essaie pas d'abandonner le péché - je poursuis Dieu. Je suis transformé. Regardez le changement qui est illustré au verset 4:28: « Que celui qui dérobait ne dérobe plus; mais plutôt qu'il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin. » Désormais, le voleur travaille afin d'être quelqu'un qui donne plutôt que quelqu'un qui prend. C'est l'exact opposé. Imaginez que-vous soyez amer envers quelqu'un. Essayer d'avoir la victoire « sur » votre nature ressemblerait à cela: « Je le hais, je ne peux pas le supporter. Mais parce que je suis chrétien, je ne vais pas le tuer! » Cela, c'est la victoire sur votre nature.            Mais voici à quoi ressemble la victoire « par rapport à » votre nature. « Je le hais, je ne peux pas le supporter. Mais Dieu l'aime; je laisse Dieu agir. Je me soumets à la vie de Dieu. » Voyez-vous la transformation qui résulte du fait de Le voir, c'est quelque chose de profond! Non seulement il n'y a pas de destruction mais en plus en 4:29, « cela sert à l'édification. » C'est vrai pour chaque domaine, je serai transformé.
    Le troisième résultat est que Christ sera formé en moi et Sa vie coulera à travers moi. Considérez les versets suivants:
• Verset 4:32: « Comme Dieu vous a pardonné en Christ »
• Verset 5:1: « Imitateur de Dieu »
• Verset 5:1: « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église. »
    Voyez-vous pourquoi je prends tout ce temps pour vous montrer les fondements? Sinon vous pourriez penser que vous devez essayer d'être vrai et d'arrêter de pécher. Non! Appropriez-vous la vie de Dieu, indépendamment de votre propre vie, et ces choses seront aussi naturelles que de respirer!

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