lundi 13 juin 2011

Jean 18 versets 28 à 40


28   Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c'était le matin. Ils n'entrèrent point eux–mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque.
29  Pilate sortit donc pour aller à eux, et il dit : Quelle accusation portez–vous contre cet homme ?
30  Ils lui répondirent : Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.
31  Sur quoi Pilate leur dit : Prenez–le vous–mêmes, et jugez–le selon votre loi. Les Juifs lui dirent : Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.
32  C’était afin que s’accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu’il indiqua de quelle mort il devait mourir.
33  Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : Es–tu le roi des Juifs ?
34  Jésus répondit : Est–ce de toi–même que tu dis cela, ou d'autres te l'ont–ils dit de moi ?
35  Pilate répondit : Moi, suis–je Juif ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t'ont livré à moi : qu'as–tu fait ?
36  Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici–bas.
37  Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
38  Pilate lui dit : Qu'est–ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui.
39  Mais, comme c'est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la fête de Pâque, voulez–vous que je vous relâche le roi des Juifs ?
40  Alors de nouveau tous s’écrièrent : Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand.

    Nous avons vu Notre Seigneur face au souverain sacrificateur Anne qui symbolise la Loi et l’Ancienne Alliance. Jean n’a pas relaté la comparution devant Caïphe, car, je pense qu’il voulait mettre face à face la Loi et la Grâce. Si nous lisons attentivement son évangile, nous voyons toujours le Seigneur en butte aux religieux, qui cherchaient par tous les moyens à le trouver en défaut. Nous pouvons dire que pendant Son ministère, Jésus a été examiné scrupuleusement par ces religieux, afin de pouvoir lui trouver une tare quelconque.          
    Ils n’ont pas pu lui imputer le moindre défaut, la moindre tare ou le moindre péché. Toute la vie, durant le ministère du Seigneur, surtout dans cet Évangile, est la description de cette inspection rigoureuse que pratiquaient les sacrificateurs afin d’agréer la victime et la déclarer apte à être sacrifiée. Cette inspection des actes et de la vie du Seigneur était pratiquée de façon permanente. Nous pouvons dire que celle-ci a duré les trois ans et demi de Son ministère et son point culminant est décrit par le face-à-face entre Jésus et Anne. Lors de cet entretien, ne trouvant rien de mauvais en Lui, il L’a condamné parce que justement, il était sans péché, pour le rachat des pécheurs. Anne a ainsi accompli la volonté de Dieu par sa désobéissance à la Loi qu’il aurait dû normalement faire respecter! Il est cet Agneau sans taches !
    Ainsi l’Agneau sans péché a pu être fait péché pour nous (2Corinthiens 5.21). C’est-à-dire sacrifice pour le péché, car malgré la charge des péchés de l’humanité sur Lui, Il est toujours resté pur pour que ce sacrifice puisse être agréé par Dieu. Les animaux qui étaient amenés pour être immolés comme victimes expiatoires étaient examinées sous toutes les coutures. Et lorsqu’ils étaient déclarés sans défauts les sacrificateurs les immolaient sur l’autel d’airain. Ils portaient les péchés, mais ils étaient toujours sans défaut et sans tare. Certains commentateurs enseignent sur la base de 2Corinthiens 5.21 (Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.) que le Seigneur est devenu ce péché à notre place. Mais, je ne le crois pas, car alors étant péché, donc impur, Il ne pouvait plus recevoir l’agrément de Dieu. Je préfère la traduction de la T.O.B. qui dit que Dieu L’a identifié au péché pour nous, ainsi que les versions Chouraqui et Jérusalem. Ainsi, nous sommes bien dans la tradition, des sacrifices sur l’autel d’airain où les victimes immolées restaient parfaites. Elles étaient identifiées aux pécheurs, par l’imposition des mains de ceux-ci, et portaient leurs péchés et les expiaient, par cette mort substitutive.
    La transgression de la Loi, par ceux qui devaient la vivre, qui étaient chargés de l’enseigner et la faire respecter, est devenue la source de salut pour l’humanité entière ! Qui peut comprendre les pensées et cette sagesse insondable du Seigneur, notre Dieu ? Je pense à ces versets de Romains 11 :33-36 :

33  O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car
34  Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ?
35  Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ?
36  C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !

   Je crois que ces trois versets de Romains, inspirés à Paul par le Saint-Esprit, expriment bien cette sagesse de Dieu, car là où l’homme croyait dominer la situation et assouvir ses désirs les plus vils, il était, en fait, l’instrument par lequel la volonté de Dieu s’accomplissait sous Son gouvernement. C’est incroyable de beauté et de gloire. La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses ( Pr 25.2a ) Et quoi de plus caché que ce moment qui va donner le salut sur l’humanité ? Notre Dieu est vraiment merveilleux !
    Nous voyons Jésus, maintenant, comparaître devant l’autorité de la loi civile, les Romains, qui étaient les seuls à pouvoir condamner à mort un prisonnier. Voilà donc l’Agneau devant le représentant de cette loi romaine, après avoir comparu devant le représentant de la Loi de Dieu. Rien ne sera épargné à notre Agneau. Les religieux sont heureux car Jésus va être crucifié et le danger de la perte de leur suprématie, de leur Loi et de leur Temple écarté.
Tout d’abord ce premier verset (28) qui décrit bien le cœur de ces religieux :

28 Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Ils n’entrèrent point eux–mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque.

    C’est vraiment incroyable ! Les voilà en train d’accomplir un acte violateur de la Loi en voulant faire condamner un innocent (et quel innocent !!) Et ils ne veulent pas se souiller en pénétrant dans le prétoire ! Tout cela pour pouvoir manger la Pâque ! 
    Nous avons une difficulté avec ce passage des Écritures. Jésus a mangé la Pâque avec Ses disciples, tandis que les religieux n’ont pas voulu entrer dans le prétoire car ils ne voulaient pas se souiller afin de pouvoir manger cette Pâque. J’ai lu bien des explications à ce sujet, mais ce qui importe c’est le cœur du Seigneur face aux cœurs des religieux. Faire condamner un innocent, par faux témoignage, ne rend pas impur, tandis que pénétrer dans la résidence officielle d’un gouverneur païen rend impur !!

    Nous pouvons nous interroger sur ce que représentait pour eux cette Pâque. D’ailleurs, dans Lévitique 23.2 nous lisons :

’Les fêtes de l’Éternel que vous publierez seront des saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes’’  

    Par contre nous lisons dans l’évangile de Jean : ‘’la Pâque des Juifs était proche’’ (2.13), et aussi ‘’après cela il y eu une fête des Juifs’’ (5.1) et encore ’’or, la fête des Juifs, celle des Huttes étaient proche’’ (7.2) Les fêtes de l’Eternel sont appelées fête des Juifs ! Je crois que si le Saint-Esprit a inspiré ce qualificatif à Jean, c’est pour souligner le fait que ces fêtes ne pouvaient plus être agréées de l’Éternel. Elles étaient devenues la fête de ces religieux. Par contre, je suis certain que tous ceux qui étaient sincères et droits pouvaient recevoir les bénédictions attachées à ces fêtes. Je pense que c’est pour cette raison, que le Seigneur, dans Luc 11 a condamné si sévèrement ces religieux :

42  Mais malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses.
43 Malheur à vous, pharisiens ! parce que vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques.
44  Malheur à vous ! parce que vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas, et sur lesquels on marche sans le savoir.
45  Un des docteurs de la loi prit la parole, et lui dit : Maître, en parlant de la sorte, c’est aussi nous que tu outrages.
46  Et Jésus répondit : Malheur à vous aussi, docteurs de la loi ! parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous–mêmes de l'un de vos doigts.
47  Malheur à vous ! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, que vos pères ont tués.
48  Vous rendez donc témoignage aux œuvres de vos pères, et vous les approuvez ; car eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
49  C’est pourquoi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils tueront les uns et persécuteront les autres,
50  afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la création du monde,
51  depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, tué entre l’autel et le temple ; oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52  Malheur à vous, docteurs de la loi ! parce que vous avez enlevé la clef de la science ; vous n'êtes pas entrés vous–mêmes, et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient.

    C’est vraiment une condamnation sans appel de tout ce qui est façade et rites hypocrites. D’ailleurs, Paul  écrit  dans ses deux lettres à Timothée : ’’le but de cette recommandation, c’est l’amour qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sans hypocrisie’’ (1Tm1.5) et ‘’je garde le souvenir de ta foi qui est sans hypocrisie’’ (2Timothée 1.5) A nous de ne pas tomber dans le travers d’actes religieux car le Seigneur nous a montré ce qu’Il pensait de ceux-ci ! Tout ce qui ne vient pas d’un cœur sincère ne peut pas plaire à Dieu, même si cela est pratiqué scrupuleusement selon la lettre !
    Lorsque Pilate leur dit ‘’Prenez-le vous-mêmes pour le juger’’, la réponse est immédiate et sans appel ’’il ne nous est pas permis de mettre quelqu’un à mort’’. Le Seigneur est déjà jugé et condamné avant même d'être entendu ! Donc Pilate interroge Jésus. Il ne va trouver aucun motif de condamnation et il le dit aux Juifs. Même l’autorité civile n’a rien trouvé pour condamner Jésus ! Même pas le fait d’avoir dit à Pilate ’’Je suis Roi’’ ! Aucun motif de condamnation, même pas la déclaration de Sa royauté. Car Pilate aurait pu le condamner pour sédition, puisque le Seigneur se déclarait Roi des Juifs.  Les Césars de Rome régnaient sur Israël, par les rois et procurateurs qu’ils avaient établi pour diriger le pays. Pas de tare, ni de défaut, rien pour accuser et condamner Jésus. Il est vraiment cet Agneau pur et sans tache reconnu innocent même par cette autorités romaine !
    Par contre le Seigneur va nous dire une vérité essentielle au sujet de son royaume

36  Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici–bas.
37  Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

   C’est une vérité fondamentale pour notre marche et notre compréhension des choses spirituelles. Si Son royaume n’est pas de ce monde, nous sommes les sujets d’un royaume invisible. Nous sommes le peuple de ce royaume. Dans son enseignement sur le royaume, le Seigneur n’a jamais donné une définition claire. Il n’a pas défini le royaume en disant c’est ceci ou cela, mais Il  a donné beaucoup d’images qui nous font comprendre les lois du royaume.
    Je pense surtout aux paraboles de Mathieu. La parabole des sols (Mt 13.1-23) qui explique une loi du royaume. Puis c’est la parabole de l’ivraie (Mt 13.24-30 et 36-43) dans laquelle Il commence son enseignement par : « Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé de la bonne semence dans son champ » Puis Il va continuer en disant « le royaume des cieux est semblable à : un grain de moutarde, à du levain, à un trésor caché, à un marchand qui cherche de belles perles, à un filet jeté dans la mer. » Toutes ces paraboles se trouvent dans Mathieu treize.
    Continuons dans Mathieu la lecture de ces paraboles. Dans le chapitre dix-neuf, Il affirme que le royaume des cieux est pour ceux qui sont comme des petits enfants (19.14.) Dans ce même chapitre nous voyons le jeune homme riche qui s’en va tout triste car il avait beaucoup de biens. Les biens qui étaient la bénédiction de ceux qui étaient sous la Loi deviennent un obstacle pour le nouveau royaume. Ensuite le chapitre vingt commence par : « le royaume de Dieu est semblable à un maître de maison » et c’est la parabole des premiers et des derniers.
    Au chapitre vingt et un c’est la parabole des deux fils. Puis vient celle des vignerons qui tuent et les serviteurs du maître de la vigne et le fils. Jésus dit cette parole terrible pour les religieux et Israël : « C’est pour quoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits »
    Ensuite, au chapitre vingt-deux, nous avons la parabole des noces, où ceux qui étaient invités refusent sous divers prétextes d’honorer l’invitation du roi. Ceux qui n’en étaient pas dignes sont invités et participent aux noces car le roi les a invités à leur place.
   Puis au chapitre vingt-cinq, nous lisons encore deux paraboles, celle des dix vierges et celle des talents. Il y en a encore dans les autres évangiles, mais nous voyons que ce royaume est très différent de ce que nous appelons royaume ou nation.
  Mais une parole du Seigneur peut nous éclairer malgré tout. Elle se trouve dans Luc dix-sept et elle est très intéressante  :

20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit : Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.
21  On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.
   
    Celui qui se trouvait au milieu des pharisiens, notre Seigneur, est donc ce royaume ! Ce passage donne la définition du royaume : le royaume est au milieu de vous. Jésus était entouré des pharisiens lorsqu’il affirmait cela. Jésus est le Roi de ce royaume Et Il l’a prouvé par les prodiges et les miracles qui ont  accompagné Son ministère. Ceux-ci étaient le témoignage du Père, la preuve que ces miracles venaient de Dieu. Il a aussi envoyé les soixante-dix en leur recommandant de dire aux personnes qui les recevaient, et après avoir guéri les malades qui se trouvaient à cet endroit ’’le royaume de Dieu s’est approché de vous’’. (Lc 10.9) 
    Nous lisons aussi dans Luc 11.20  

’’Mais si c’est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu’à vous

    Je crois donc que Jésus est le royaume de Dieu. Je sais que dans certaines Bible, nous trouvons cette traduction « car voici, le royaume de Dieu est au dedans de vous » et non au milieu de vous. Mais cette traduction, en tout cas pour moi, est peu vraisemblable dans ce contexte, car je ne pense pas que le Seigneur pouvait affirmer à ceux qui voulaient le tuer que le royaume était au-dedans d'eux !
    Si Jésus est ce Roi et aussi le royaume, et je le crois d’après ce texte, le Roi et son royaume habitent en nous. Nous sommes dans ce royaume quand nous demeurons en Christ et le royaume est en nous ! La foi seule nous permet de croire cela ! Le royaume de Dieu n’est plus un endroit géographique, mais une personne merveilleuse : Notre Seigneur Jésus-Christ ! 
    Nous sommes les filles et  fils du royaume, nous sommes dans ce royaume en esprit et ce royaume est en nous ! Je crois vraiment qu’il nous faut le renouvellement de notre intelligence pour bien apprécier cette vérité profonde que nous enseigne notre Maître ! Essayons de récapituler :

---- Quand Jésus dit ’’ le royaume est au milieu de vous,’’ Il parle de Lui-même.

---- Quand Il envoie les soixante-dix et leur ordonne de guérir les malades et en même temps de proclamer que le royaume s’est approché d’eux, il n’est pas question d’un endroit géographique, mais d’une loi du royaume qui apporte la guérison. Cette loi spirituelle émane de Notre Seigneur et de Son pouvoir. Nous avons cette même autorité quand le Seigneur nous demande de travailler en Lui (et non pour Lui !) car nous rentrons dans ce que Dieu a préparé d’avance. Ces œuvres préparées pour nous font partie du butin de la croix

---- Quand Jésus dit ’’mais si c’est par le doigt de Dieu que Moi Je chasse les démons, le royaume de Dieu est parvenu jusqu’à vous ; Il parle de la puissance pour chasser les démons, mais c’est Lui qui les  chasse, par la parole de Ses envoyés. C’est Lui qui est venu jusqu’à eux, c’est Lui le royaume de Dieu. Et en Lui, nous sommes ses ambassadeurs (2Co 5.20)

---- Regardons maintenant Hébreu 12. C'est un passage capital et qui nous éclaire un peu plus sur ce royaume:

22  Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,
23  de l'assemblée des premiers–nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,
24  de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.
25  Gardez–vous de refuser d'entendre celui qui parle ; car si ceux–là n'ont pas échappé qui refusèrent d'entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons–nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,
26  lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.
27  Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent.
28  C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, (12–29) avec piété et avec crainte,
29  car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

     Ce passage nous dit clairement que nous nous sommes approchés de la cité céleste Sion et que nous avons reçu un royaume inébranlable. Mais il y a aussi les choses ébranlées qui n’étaient là que pour un temps. Si nous regardons ces versets nous comprenons que les choses ébranlées sont les choses de l’Ancienne Alliance. Les choses de l'Ancienne Alliance, ce sont le Temple, la sacrificature d'une seule tribu, le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres (2Co 3.7) et tous les rites nécessaires pour s'approcher de Dieu.
    Ces choses ont disparues en soixante-dix lors de la démolition du Temple par les Romains. Les Juifs disaient que le Temple était le ciel sur la terre et nous pouvons comprendre dans ce passage que le ciel ébranlé est la destruction du Temple. Mais nous avons reçu ce ciel inébranlable et ce nouveau temple: NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST. Nous avons reçu ce royaume inébranlable. Le royaume que nous avons reçu n’est pas de ce monde et il annule l’ancien. Dans les versets de Luc que nous avons lus, il s’agit bien de quelque chose de spirituel qui n’a rien à voir avec un royaume tel que nous le connaissons. Toute la création appartient à Notre Seigneur. Il n'a vraiment pas besoin de montrer Sa suprématie sur un lieu quelconque qui serait son royaume
   Je crois aussi que nous sommes une royauté de sacrificateurs, comme nous le dit Apocalypse 1.6. Par notre sacrificature nous pouvons régner sur la terre, afin de rendre visible ce royaume invisible. Bien sûr notre règne est le règne du Seigneur par sa victoire à la croix et notre seule façon de régner consiste à être soumis à l'Esprit qui nous enseigne toute chose. Nous devons rentrer dans les choses que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions (Ephésiens 2.10) Et ainsi, nous régnons avec Christ et son royaume avance dans les cœurs. Je nous exhorte à proclamer, comme dans l’Apocalypse,

9  Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ;
10  tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.
11  Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers.
12  Ils disaient d’une voix forte : L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange.
13  Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles !

    Bien sûr, pour ce qui est du royaume de Dieu, nous ne sommes que sur le bord de ce vaste océan. Chaque jour, pendant notre marche, je crois que nous pouvons grandir dans la révélation de ce royaume et de son ROI merveilleux.
 
    Une dernière pensée aussi : Barabbas a été libéré, lui, le vrai coupable, afin que l’Agneau puisse être immolé. Barabbas a bénéficié de la mort du Seigneur, puisqu'Il est mort à sa place. La mort du Seigneur a libéré cet homme. C’est prophétique pour tous les pécheurs ! Dès cet instant le Seigneur va subir humiliations sur humiliations jusqu'à Sa mort sur la croix.

il (Pilate) sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui.


 jcb







mardi 7 juin 2011

Courte méditation sur Jean 18 versets 2-27

JEAN 18 (2-27)
2  Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
3 Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
4  Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança, et leur dit : Qui cherchez–vous ?
5  Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux.
6  Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.
7  Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez–vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth.
8  Jésus répondit : Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux–ci.
9  Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés.
10  Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus.
11  Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai–je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire ?
12  La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent.
    Nous voici en compagnie du Seigneur pendant Ses derniers moments à Gethsémané. Nous voyons l’attention du Seigneur (de cet Agneau qui va être immolé) pour Ses disciples.   En effet, Jean écrit : « Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, » va agir de telle sorte que les disciples ne soient pas inquiétés et puissent partir libres de ce jardin. Et ceci afin que s’accomplisse la parole qu’il avait dite « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés » (Jn 17.12) Notre Seigneur est merveilleux !!
    La prière de Jésus est devenue la Parole, la Parole de Dieu et cette Parole est agissante pour sauver Ses disciples. C’est la puissance de la prière de notre Souverain Sacrificateur !!! Nous voyons une dernière fois Sa gloire se manifester lorsque ceux qui sont venu Le chercher tombent à terre par la puissance de Sa réponse. La majorité des commentateurs disent que par cette réponse Jésus a prononcé le Nom divin qu’Il porte en Lui, ce Je Suis qu’il avait prononcé déjà dans Jean 8 en mentionnant en même temps sa crucifixion (Jn 8. 24-28) Nous lisons aussi cela dans d’autres passages de cet Évangile (6.20 ; 13.13 par ex.) Il montre par l’effet de cette Parole qu’Il n’est pas surpris et qu’Il domine sa Passion, car Il peut encore être Celui qu’Il a toujours été de toute éternité. C’est le Nom de l’ Éternel qui a été révélé à Moïse, dans le livre de l’Exode au chapitre trois.
    Puis Il va se laisser arrêter et nous voyons bien que c’est un acte volontaire, qu’Il s’offre à ceux qui viennent le chercher car personne ne peut prendre Sa vie. C’est Lui et Lui seul qui a décidé de Se laisser saisir et lier malgré Sa nature divine, car Il est devenu l’Agneau de Dieu. Même dans un moment aussi tragique Il va guérir l’oreille de Malchus, que Pierre avait tranchée ! Rien ni personne, ni aucune situation ne trouble Jésus. Il est le même au plus fort de la tempête et de l’adversité qu’Il est en train de traverser ! Incroyable et merveilleux Seigneur ! Combien cette réponse à Pierre sous forme de reproche « ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée ? » est belle et empreinte de cette paix qui garde notre Seigneur, même dans ces moments si douloureux !! Et cette coupe qu’Il a bue dans ce jardin et qui Le mène à cette mort odieuse, pour subir le juste jugement de Dieu à notre place. Il va à la croix afin que nos péchés soient expiés. Que de grâce et de gloire dans ces instants si durs ! Voici l’Agneau en marche vers Son sacrifice, ferme, doux, et sans que personne ne puisse le détourner de Sa route. A ce moment, chargé de nos péchés, devenu vulnérable, Il va subir l’humiliation, les outrages, les moqueries, les quolibets, les injures, la gifle du garde, le déguisement avec la couronne d’épines, la mascarade de ce soit-disant procès, la foule qui hurle après Lui et la croix. Insondable amour de Dieu !!
    La coupe est régulièrement associée au jugement de Dieu (Ps 75.9 ;Es 51.17,22 ;Jr 25.15 ;Ez 23.31-34) Quand nous lisons ces textes, nous avons un aperçu de la colère de Dieu sur le péché, et cette colère se retrouve focalisée sur l’Agneau. Nous comprenons que le Père ne peut plus regarder son Fils, car toute Sa colère est sur Lui. Je crois qu’il est impossible de décrire et même de comprendre ce qui se passe à ces moments-là. Mais nous pouvons nous incliner, et adorer notre Dieu pour cet amour. Il m’est très difficile de parler de ces évènements, car ils sont aussi insondables à comprendre que l’amour qui a été déversé sur nous justement à cause de cet événement qui a séparé le Père de son Fils, afin que les cieux s’ouvrent sur cette humanité déchue. La grâce de Dieu et L’amour de Dieu sont  insondables !
    Mais la coupe est aussi le symbole de ce que Dieu donne en partage. Le Psaume 16 nous décrit la confiance de l’Agneau pour Son passage dans la mort, car Il reçoit aussi cette coupe, qui est mentionnée dans ce Psaume. Et ce Psaume a dû sûrement fortifier le Seigneur lorsqu’Il a bu la coupe du jugement. Il devait aussi avoir dans sa pensée cette autre coupe, car c’était l’assurance que cet amour pour nous qui Le menait à la croix allait porter du fruit puisqu’il y est mentionné l’héritage et cet héritage c’est nous. Ce Psaume est un Psaume messianique qui nous permet de contempler la confiance de Jésus, l’Agneau, qui, dans Ses terribles souffrances à Gethsémané, devait sûrement porter ces promesses écrites dans Son cœur., Ainsi, il était soutenu pour passer à travers toute Sa Passion. La mort n’a pas pu Le retenir, mais Il a goûté la mort pour tous (Hé 2.9) Le verset 10 de ce Psaume est repris par Pierre dans Actes 2.25-28 et par Paul dans Actes 13.35 et il est appliqué au Christ ressuscité. Lisons-le. Il est tellement beau !

 Garde–moi, ô Dieu ! car je cherche en toi mon refuge.
2  Je dis à l’ Éternel : Tu es mon Seigneur, Tu es mon souverain bien !
3  Les saints qui sont dans le pays, Les hommes pieux sont l’objet de toute mon affection.
4  On multiplie les idoles, on court après les dieux étrangers : Je ne répands pas leurs libations de sang, Je ne mets pas leurs noms sur mes lèvres.
5  L’ Éternel est mon partage et mon calice (coupe) ; C’est toi qui m’assures mon lot ;
6  Un héritage délicieux m’est échu, Une belle possession m’est accordée.
7  Je bénis l’ Éternel, mon conseiller ; La nuit même mon cœur m’exhorte.
 J’ai constamment l’ Éternel sous mes yeux ; Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas.
9  Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, Et mon corps repose en sécurité.
10  Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien–aimé voie la corruption.
11  Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a d’abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite.
     Je pense que Notre Seigneur devait avoir ces deux coupes dans Sa pensée pendant Son agonie dans le jardin. L’une pour le jugement, l’autre pour la victoire sur la mort et l’héritage qu’il a reçu, car il est promis dans ce Psaume., Et cet héritage c’est nous, son Église, son Épouse chérie qu'Il s'est acquise au prix de Son propre Sang (Actes 20.28) !!
    Mais nous aussi nous buvons une coupe, et c’est celle de la Nouvelle Alliance en Son Sang (Lc 22.20). Même le Seigneur dit dans Marc et Mathieu en parlant de la coupe « ceci est Mon Sang » Cette coupe est ‘’la coupe des délivrances ‘’ du Psaume 116. Cette coupe c’est la nôtre, qui est le symbole du Sang de la Nouvelle Alliance, et le mémorial de cette vie donnée pour que nous puissions vivre de Sa vie en nous par le Saint-Esprit
je crois qu’il est bon de lire ou relire ce Psaume :

1  J’aime l’ Éternel, car il entend Ma voix, mes supplications ;
2  Car il a penché son oreille vers moi ; Et je l’invoquerai toute ma vie.
3  Les liens de la mort m’avaient environné, Et les angoisses du sépulcre m’avaient saisi ; J’étais en proie à la détresse et à la douleur.
4  Mais j’invoquai le nom de l’ Éternel : O Éternel, sauve mon âme !
5  L’ Éternel est miséricordieux et juste, Notre Dieu est plein de compassion ;
6  L’ Éternel garde les simples ; J’étais malheureux, et il m’a sauvé.
7  Mon âme, retourne à ton repos, Car l ’Éternel t’a fait du bien.
8  Oui, tu as délivré mon âme de la mort, Mes yeux des larmes, Mes pieds de la chute.
9  Je marcherai devant l’ Éternel, Sur la terre des vivants.
10   J’avais confiance, lorsque je disais : Je suis bien malheureux !
11  Je disais dans mon angoisse : Tout homme est trompeur.
12  Comment rendrai–je à l' Éternel Tous ses bienfaits envers moi ?
13  J’élèverai la coupe des délivrances, Et j’invoquerai le nom de l’ Éternel ;
14  J’accomplirai mes vœux envers l’ Éternel, En présence de tout son peuple.
15  Elle a du prix aux yeux de l’ Éternel, La mort de ceux qui l’aiment.
16  Écoute–moi, ô Éternel ! car je suis ton serviteur, Ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens.
17  Je t’offrirai un sacrifice d’actions de grâces, Et j’invoquerai le nom de l’ Éternel ;
18  J’accomplirai mes vœux envers l’ Éternel, En présence de tout son peuple,
19  Dans les parvis de la maison de l’ Éternel, Au milieu de toi, Jérusalem ! Louez l’ Éternel 
    Nous voyons ces coupes d’or remplies de parfums qui sont les prières des saints autour du trône de l’Agneau dans Apocalypse 5. C’est la coupe des délivrances que nous présentons, et que nous élevons devant l’Agneau et qui glorifie le Père. Notre coupe est une coupe d’or, symbole de la vie divine de Notre Seigneur, quand il était sur la terre. Cette coupe d’or est l’image de l’œuvre accomplie du Seigneur pour nous son Église, car nous ne pouvons accéder dans les lieux célestes que par le seul médiateur qui est Jésus-Christ Homme. Homme, ce mot décrit parfaitement Son œuvre sur terre pour notre rachat. Nous avons un Homme glorifié dans les lieux célestes et il est notre garantie d’accès au Père !!

Nous devons continuer notre lecture :

13  Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne ; car il était le beau–père de Caïphe, qui était souverain
qui était souverain sacrificateur cette année–là.
14  Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.
15  Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur ;
16  mais Pierre resta dehors près de la porte. L’autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre.
17  Alors la servante, la portière, dit à Pierre : Toi aussi, n'es–tu pas des disciples de cet homme ? Il dit : Je n'en suis point.
18  Les serviteurs et les huissiers, qui étaient là, avaient allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait.
19  Le souverain sacrificateur interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
20  Jésus lui répondit : J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret.
21  Pourquoi m'interroges–tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m'ont entendu ; voici, ceux–là savent ce que j'ai dit.
22  A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : Est–ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur ?
23  Jésus lui dit : Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal ; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes–tu ?
24  Anne l’envoya lié à Caïphe, le souverain sacrificateur.
25  Simon Pierre était là, et se chauffait. On lui dit : Toi aussi, n'es–tu pas de ses disciples ? Il le nia, et dit : Je n'en suis point.
26  Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit : Ne t'ai–je pas vu avec lui dans le jardin ?
27  Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta.
    Avant d’aller plus loin, regardons un peu les évènements du ‘’procès’’ de Jésus : Il comprend 3 phases avec les religieux, qui se sont ligués ensemble pour le faire mourir par ce simulacre de procès

 ---1 premier interrogatoire chez Anne (sur lequel nous allons nous pencher  (Jn 18.19-23)

---2 devant le Sanhédrin présidé par Caïphe, le souverain-sacrificateur en exercice au moment du procès (Marc 14.53-65)

---3 devant le Conseil pour entériner la session nocturne (Mc 15.1)

Puis nous le voyons devant les autorités romaines qui comprend aussi 3 phases :
---1 devant Pilate (Marc 15.1)

---2 devant Hérode Antipas (Lc 23.6-15)

---3 de nouveau devant Pilate (Marc 15.6

    Voilà notre Seigneur devant Anne. Il a été souverain sacrificateur de 6 à 15 environ et il fut déposé de son titre par les Romains. Mais beaucoup de Juifs refusaient cette déposition et le considéraient toujours dans sa dignité puisque le grand prêtre devait le rester à vie. Anne était le beau-père de Caïphe. Seul Jean raconte cette rencontre. Nous pouvons aborder et méditer au sujet de cette rencontre avec beaucoup de respect et de compassion., 

    Car nous voyons le souverain sacrificateur face à l’Agneau de Dieu, cet Agneau qui est aussi notre Souverain Sacrificateur pour l’éternité. L’ Alliance du Mont Sinaï représentée par Anne et la nouvelle Alliance en germe dans l’Agneau de Dieu. Moment incroyablement solennel où la vie du monde entier va basculer du régime de la Loi à celle de la grâce ! Anne était loin de se douter de ce qui était en train de se passer ! Lorsque le Seigneur a été lié lors de son arrestation dans le jardin, il a dit aux principaux sacrificateurs et aux chefs des gardes du temple et aux anciens :

J’étais tous les jours avec vous dans le temple, et vous n’avez pas mis la main sur moi. Mais c’est ici votre heure, et la puissance des ténèbres.(Lc 22.53)
    Anne représente ici l’heure et la puissance des ténèbres ! Lui et Caïphe ainsi que tous les religieux qui L’avaient condamné au supplice de la croix avant même de l’avoir entendu. Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis (Mt 26.56) C’est incroyablement dur de comprendre que le dessein de Dieu s’accomplit par le souverain sacrificateur. Chaque fois qu’une personne voulait offrir un sacrifice à l’ Éternel, il devait amener la bête aux sacrificateurs qui devaient l’examiner scrupuleusement afin de pouvoir dire si elle était apte à être immolée. Il fallait une bête sans aucun défaut. Ici, Jésus est l’Agneau sans aucune tare, ni péchés et le voilà accusé par des faux témoins pour qu’Il soit condamnable ! Mais Il a bu la coupe et même si personne ne peut rien trouver pour Le condamner, Il va aller à la croix, car en ce moment unique, solennel, Il est chargé de nos péchés et le Père ne peut plus rien pour Son Fils. La colère de Dieu est sur Lui!! Il a pris notre place!
    Anne est l’abréviation du nom Hananya qui signifie Yah fait grâce. Le Père a permis que l’Agneau de Dieu passe devant ce prêtre pour nous enseigner une chose essentielle. En effet le Seigneur est resté soumis à la Loi, même si celle-ci était violée par ceux qui s’en prévalaient, mais le nom prophétique de ce prêtre nous enseigne que tout, absolument tout ce qui ce passait à ce moment-là était sous le gouvernement de Dieu… et de sa grâce.
    Puis Jésus est interrogé. Il reste le même, n’élève pas Sa voix. Ses réponses sont simples, directes et lorsqu’il en appelle à ceux qu’il a enseigné pour être témoins de ses actes, il est giflé par un des gardes. Nous devons, ici, remarquer l’attitude du Seigneur. Il ne tend pas l’autre joue comme Il l’a enseigné dans Mathieu 5.39. Nous avons quelque chose d’important à comprendre par la réaction de Jésus face à cette action. Il a répondu pour montrer le non-fondé de cette gifle, afin de mettre cet homme, et en même temps Anne, devant leur responsabilité. De ce fait le Seigneur s’est dégagé de cette situation, sans amertume dans son cœur ; Il nous montre que cet acte est une injustice et ainsi Il peut permettre à cet homme de pouvoir se repentir de ce qu’il vient de faire. Dans la lettre aux Romains il est écrit que la bonté de Dieu nous pousse à la repentance (2.4) et plus loin au chapitre 12 :

17  Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.
18  S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.
19  Ne vous vengez point vous–mêmes, bien–aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.
20  Mais si ton ennemi a faim, donne–lui à manger ; s'il a soif, donne–lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.
21  Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.
    Je crois personnellement que le Seigneur a donné cet enseignement dans l’ Évangile de  Mathieu (5.38-39) afin de nous apprendre à pardonner et de ne pas faire justice nous-même dans une situation d’injustice. Ainsi, le fait de pardonner sans réagir nous rend obéissants et nous laissons agir Dieu, mais pour faire ainsi, nous devons Le connaître !!! L’autre joue peut représenter l’action de faire manger et boire mon ennemi.
    Nous allons aller un peu plus loin dans cette méditation sur le fait que le Seigneur a reçu cette gifle de la part du serviteur de Anne. D’abord étudions le contexte. Il était précisé dans la loi en Exode 22.28 ‘’tu n’insulteras pas Dieu et tu n’insulteras pas celui qui gouverne ton peuple’’ Lors de l’interrogatoire du Seigneur par Anne, Jésus a répondu :

20   J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret.
21  Pourquoi m'interroges–tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m'ont entendu ; voici, ceux–là savent ce que j'ai dit.
    Il n’y avait rien d’offensant, ni manque de respect, mais en disant cela, Jésus propose de se référer aux auditeurs afin que cet interrogatoire devienne un vrai procès où l’on puisse entendre toutes les parties pour rendre un jugement équitable. Il n’a pas transgressé la Loi. Par contre la loi juive interdisait de gifler un prisonnier. Cela, Anne ne l’a pas relevé. Sa préoccupation n’avait rien à voir avec le respect de la loi, mais il voulait simplement la condamnation de Jésus. Nous lisons, dans les autres récits de la comparution de Jésus devant le Sanhédrin, que non seulement, il a été giflé plusieurs fois, on lui a donné des coups de poing, on s’est moqué de lui, et on lui a craché au visage. (Mt 26.67 ;Marc 14.65). Et dans ces deux Évangiles, Il a subi tout cela lorsqu’Il a déclaré qu’Il était le Christ, le Fils de Dieu !
    Puis c’est le récit du reniement de Pierre. Nous pourrons partager ensemble en essayant d’en tirer des leçons pour nos vies. Je ne désire pas m’étendre sur ce sujet, car je crois que bien d’entre nous se sont trouvés confrontés à des situations comme celle de Pierre qui est décrite dans cet Évangile. Lorsque le Seigneur s’est retourné pour regarder Pierre, celui-ci a dû passer par un moment terrible de conviction de péché. Nous trouvons cela dans le verset  61 du chapitre 22 de Luc : ‘’Le Seigneur se retourna et regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite…..’’  Je crois que ce regard-là a changé le cœur de Pierre de façon radicale !
jcb


lundi 30 mai 2011

Courte méditation sur Jean 18 verset 1

L’AGNEAU DE DIEU (verset 1)

Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples.
 

    Le premier verset de ce chapitre m’a beaucoup interpellé, car Jésus va rentrer dans un jardin. J’aimerai m’arrêter assez longuement et méditer sur ce lieu dans lequel l’Agneau va commencer Son agonie. Et la finalité des souffrances de l’Agneau c’est la naissance de Son Épouse, l’ Église qu’Il s’est acquise au prix de Son propre Sang. (Actes 20.28)
    C’est ici que le Seigneur a subi les souffrances les plus horribles que nul au monde n’aurait pu supporter. C’est dans ce jardin qu’Il a lutté pour pouvoir boire la coupe. Et nous savons de quelle coupe il s’agit. C’est la coupe de la colère de Dieu ! L’Agneau se charge volontairement  des péchés de l’humanité, et la justice divine va être assouvie, le péché expié par la mort de cet Agneau, et Son Église-Épouse  va naître de Ses souffrances.
    C’est ici qu’Il a été fait péché pour nous (2 Corinthiens 5.21) Ici, dans ce jardin Sa sueur s’est changée en grumeaux de sang et Il a souffert d’une façon incroyable. A partir de ce moment, le Père ne pouvait plus Le regarder, Il a été coupé de cette communion si précieuse qui existait entre le Père et le Fils. A ce moment-là, Dieu n’avait plus de Fils et le Fils n’était plus le Fils, mais l’Agneau qui va être immolé.
    Qui peut comprendre cela ? Qui peut réaliser cette souffrance indicible du Père et du Fils ? Car à ce moment ils ne pouvaient plus se connaître, se parler. Nous voici donc dans ce jardin appelé Gethsémané ( pressoir à huile) Bien sûr, Il savait que le Père était avec Lui, mais Il n'en avait plus le soutien concret, palpable. 
    Pour bien comprendre ce qui se passe dans ce jardin nous allons méditer sur ce verset de Lévitique 17.11, car nous savons que ces sacrifices décrits dans ce livre sont l'ombre dont la réalité est le sacrifice du Seigneur, crucifié pour l'homme

11  Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.

    Ce verset nous éclaire sur les souffrances de l’Agneau à Gethsémané. Car dans ce verset, nous avons l’explication du sacrifice des victimes, offertes  sur l’autel d’airain. L’âme (la vie) de la victime innocente était donc, offerte sur l’autel d’airain pour expier la faute de la personne qui, ayant péché, méritait la mort. Cette personne en sacrifiant une victime innocente à sa place transmettait sa transgression sur la bête offerte et la sentence de mort tombait sur elle. Elle subissait la peine de mort à la place du pécheur. Ainsi la victime innocente mourrait en supportant le juste jugement de Dieu sur elle. Le pécheur était mis au bénéfice de cette mort substitutive. Son péché étant pardonné, car expié par le sang, il retrouvait la grâce de Dieu et pouvait vivre. Chaque fois que cet homme péchait, il fallait, de nouveau, un sacrifice et il en était ainsi durant toute sa vie. A chaque péché, un sacrifice était nécessaire.
    Ce n’est pas le sang lui-même qui fait l’expiation, mais l’âme qui est dans le sang, c’est-à-dire la vie de la victime. La victime devait être sans défaut, ni maladie, ni tare, elle devait être parfaite à tout point de vue. Notre Seigneur a été saisi d’angoisse et a dit aux trois disciples qui étaient avec Lui : ‘’Mon âme est triste jusqu’à la mort’’ (Matthieu 26.38) Mais cette mort n’était pas à ce moment précis de sa Passion sa mort physique, mais la séparation d’avec le Père. Lui le Saint, le Juste, le Fils de l’Homme séparé du Père !
    Il était séparé du Père car Il venait de se charger des péchés de l’humanité et Il était mort à Dieu son Père, à partir de ce moment. Ils étaient séparés l’un de l’autre ! Seul, Il a dû affronter Sa Passion. Abandonné du Père, de ses disciples. Il savait malgré tout que le Père était avec Lui (mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi Jean 16.32), mais Il ne pouvait plus avoir aucune  perception de la présence de son Père, si ce n’est par la foi. Terribles souffrances dues à notre humanité déchue. Le prix de notre salut est cette âme sans péché agonisant sous le poids de nos péchés. Les souffrances de l’âme de Notre Seigneur, puis sa mort ont été et sont notre salut pour l’éternité. Notre faute est expiée. Quelle grâce !
     Dans ce jardin il y a cet Agneau qui est aussi le Fils de l’Homme. Cet Homme  souffre atrocement, car des grumeaux de sang vont couler de son front (Luc 22.44) Un ange vient pour le fortifier (Luc 22.43.) Un ange est venu Le fortifier car Sa communion avec le Père était anéantie, seul cet ange pouvait s’approcher pour le consoler ! Les péchés sur Lui, l’avaient complètement séparé de Son Père.
    Notre merveilleux Seigneur était dans les douleurs de l’enfantement, car par Ses souffrances, dans ce jardin, l’église est en train de naître. Il est vrai que dans cet Évangile, Jean ne décrit pas les souffrances de l’Agneau, mais nous avons les trois autres récits de la Passion qui nous éclairent sur ses celles-ci. Quelle différence avec Éden ou l’homme a pu avoir sa femme à partir d’un profond sommeil, sans aucune souffrance. L’ Agneau qui va être immolé est en travail pour donner la vie à sa Fiancée, qui deviendra son Épouse céleste. Quelle souffrance a-t-il souffert pour nous donner la vie ! Séparé  du  Père, c’est-à-dire  de la Vie et cette coupe ignominieuse dans laquelle se trouvent tous les péchés de l’humanité dont les nôtres ! Il a bu ‘’la coupe de vin de l’ardente colère de Dieu’’. Le Père ne peut plus communier avec le Fils et le glaive de la justice divine va s’abattre sur notre Agneau, victime expiatoire. 
     L' Église est en train de naître à travers les douleurs de l’enfantement de notre divin Agneau. Elle va devenir l’ Épouse du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs ! En effet c’est la nouvelle dignité de Christ révélée dans l’Apocalypse (au chapitre 19) et le Seigneur sera inhumé dans le tombeau de Joseph d’Arimathée (Mathieu 27.57-60) Et ce tombeau  se trouve aussi dans un jardin (Jean 19.41. ) Ce jardin a été planté par l’homme et c’est le lieu de la souffrance de l’Agneau pour notre rachat.
     Il y a eu d’abord ce jardin planté par l’Éternel en Éden, qui est décrit dans Genèse (2.8) Dans ce jardin, l’Éternel a mis l’homme.  Or l’homme était seul et l’Éternel dit :

Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis.  ( 2.18),

     Mais l’homme ne trouve pas d’aide qui soit son vis-à-vis ( 2.20) Alors l’ Éternel fait tomber un profond sommeil sur l’homme, prend une de ses côtes et forme une femme à partir de cette côte, et l’homme dit :

cette fois c’est l’os de mes os et chair de ma chair, car elle a été prise de l’homme (Ge 2.23)

    Voilà ce que nous révèle la Parole Au sujet de la naissance de la femme, dans le jardin d’Éden. Cette femme est née de l’homme, façonnée par l’Éternel et sans aucune souffrance de la part d’Adam. Adam est passé par une sorte de mort, pour que naisse la femme. Il en est de même pour la naissance de l’église, Épouse de l’Agneau. Nous pouvons dire que c’était l’ombre des choses à venir. La réalité de ce premier couple est, en type, l’image de Christ et l’église. Nous savons cela par Paul qui écrit en commentant ce passage de la Genèse dans Ephésiens 5. 25-33

25  Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s'est livré lui–même pour elle,
26  afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau,
27  afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.
28  C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui–même.
29  Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’ Église,
30  parce que nous sommes membres de son corps.
31  C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.
32  Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise.
33 Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui–même, et que la femme respecte son mari.

    Bien sûr, Adam et sa femme (elle n’était pas encore Ève) n’ont pas connu de père et de mère. C’est une loi spirituelle pour nous faire comprendre l’amour dont nous aime Christ. Cela est expliqué par Paul dans ce passage de Ephésiens 5. Nous sommes os des os et chair de la chair de l’Agneau. Dans un sens spirituel bien entendu.
    1 Corinthiens 15 affirme qu’il n’y a eu que deux hommes le premier, Adam devint une âme vivante et le dernier, Christ, nouvel Adam , est devenu un esprit vivifiant. De même que la femme a été présentée à Adam, de même l’église est présentée à Christ. C’est Lui-même qui se la présente après l’avoir purifiée pour la faire paraître devant Lui ‘’sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.'' (verset 27) ’’Nous sommes le fruit des souffrances de l’Agneau dans ce jardin et à la croix.
    Colossiens 1.22-23 développe le passage de Ephésiens 5.25-26 où nous avons l'asurance que nous sommes réconciliés par Sa mort. Nous paraissons devant Lui saints, irrépréhensibles et sans reproches, avec pour condition de croire, et de rester dans l’espérance de l’ Évangile. Et si nous connaissons notre nouvelle condition, nous ne pouvons que glorifier le Seigneur et marcher dans la sanctification. Cette sanctification est aussi le fruit du sacrifice de l’Agneau, car il a été fait sanctification pour nous. 
(1Corinthiens 1.30)

22 Il vous a maintenant réconciliés  par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche,   
23 si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j’ai été fait ministre. (Colossiens 1.22-23)

     Voilà comment  le  Seigneur nous voit, et si nous demeurons dans la foi et dans Sa lumière nous pouvons le vivre par la puissance de l’onction de l’Esprit, en nous! Si nous ne nous  détournons  pas de l’espérance de l’Évangile, bien sûr ! Le Père ne voit l’Église qu’à travers l’œuvre accomplie par l’Agneau, et Il ne peut la voir que comme décrite dans ces deux passages de la Parole. Le Sang de l’Agneau couvre Son Église et elle est belle aux yeux de Dieu. Grâce merveilleuse de notre Dieu ! Marchons dans la sanctification afin de vivre cette vie de séparation et être des messagers de paix pour le monde !

    Puis il y a un autre jardin qui se trouve dans l’Apocalypse ! Le chapitre 21 nous décrit la nouvelle Jérusalem. Jean voit d’abord un nouveau ciel et une nouvelle terre et, chose bizarre,  la mer n’était plus ! Nous savons que la mer c’est le symbole des  nations  (les eaux que tu  as vues, sur lesquelles  la  prostituée  est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues -Apocalypse 17.15) Puis il voit Jérusalem descendre du ciel, d’auprès de Dieu, prête comme une épouse qui s’est parée pour son époux.
    Et au verset 9 l’ange dit ‘’viens, je te montrerai l’ Épouse, la femme de l’Agneau’’  puis au verset 10 cet ange  ‘’me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel’’.  C’est la description glorieuse de cette ville sainte : Jérusalem, épouse de l’Agneau ! Et nous savons le nom de cette épouse : l’ Église. Cette ville a une forme bizarre. Elle forme un cube de 12000 stades de côté. C’est un cube ! Ce qui nous ramène à la description du  Temple de Salomon. Nous voyons dans 1 Rois 6. 19-20

19  Salomon établit le sanctuaire intérieurement au milieu de la maison, pour y placer l’arche de l’alliance de l’ Éternel.
20  Le sanctuaire avait vingt coudées de longueur, vingt coudées de largeur, et vingt coudées de hauteur. Salomon le couvrit d’or pur.

    Le mot sanctuaire est débir qui signifie le Lieu très Saint, là où était entreposée l’Arche de l’Alliance, le lieu de la présence réelle de l’Éternel. Nous savons que cette Arche était le symbole du repos de Dieu (2 Chroniques 6.41) et celui du trône de Dieu (1 Samuel 4.5 ; 2 Samuel 6.2 ;2 Rois 19.15 ;Psaume 80.2, 99.1 ; 1 Chroniques 13.6) Elle est aussi en symbole l’œuvre et la personne de notre merveilleux Seigneur. Nous pouvons affirmer sans nous tromper que Dieu est rentré dans le repos, comme au début de la création, et ce repos, c’est Christ et son œuvre : la nouvelle création !! Pour en revenir à cette pièce du Temple, elle formait un cube parfait. Ce cube parfait est le lieu de la présence de Dieu. Nous voyons que cette Jérusalem céleste, l’épouse de l’Agneau a une forme cubique. Elle aussi est donc le lieu de la présence de Dieu. Le lieu où la Divinité habite. Rappelons-nous 1Corinthiens 3.16 et l’exhortation de Paul aux Corinthiens :

 Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le Temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le Temple de Dieu est saint, et  c’est ce que vous êtes !

Dans ce verset, l’église est le Temple, mais dans cette même lettre au chapitre 6 verset 19 Paul déclare

ne savez-vous pas ceci votre corps est le Temple du Saint-Esprit qui est en vous et vous n’êtes pas à vous mêmes ?

    Ici et plus haut le mot employé pour temple, est naos qui signifie, aussi, le lieu très saint, là où habite la Divinité, et c’est notre corps qui est ce Temple ! Je crois que nous voyons dans la vision de l’ Épouse de l’Agneau, en Apocalypse, notre réalité spirituelle décrite d’une façon imagée, symbolique, mais réelle. Cela nous montre le joyau qu’est cette Église aux yeux de Dieu. Tout est beau et parfait dans la description de cette Jérusalem céleste, l’Épouse de l’Agneau.
    Les 12 pierres des fondements de cette ville sont les 12 pierres du pectoral du souverain sacrificateur, des perles pour les 12 portes, la ville en or pur. L’église est cette ville car elle est l’Épouse de l’Agneau. Mais allons plus loin dans cette description. Il n’y a plus de temple !

Le Seigneur Dieu Tout-Puissant est son temple, ainsi que l’Agneau,…. plus de soleil, plus de lune… car la gloire  de  Dieu  l’éclaire et l’Agneau est son flambeau 
(Apocalypse 21.22-23)
Et  nous  reflétons  comme  un  miroir  la gloire du  Seigneur,  nous sommes transformés en la même image de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit (2 Corinthiens  3.18)  

   Nous pouvons montrer sur la terre la gloire de Dieu décrite dans le ciel. Car cette gloire est notre réalité spirituelle ! Elle doit ou devrait se voir par la vie de l’ Église dans ce monde. Il n’y a plus d’alternance de jours et de nuits, uniquement la lumière : C’est ce que nous sommes : la lumière ! …Si nous nous soumettons à l’Esprit qui habite en nous !
    Puis nous voyons le fleuve d’eau de la vie qui sort du trône de Dieu et de l’Agneau. Logique, car dans la vision d'Ézéchiel, chapitre quarante-sept, le fleuve sort du Temple. Ici c’est le Seigneur qui est son Temple. Ce fleuve est l’image de la vie éternelle, car Dieu est son temple ainsi que l’Agneau et donc le fleuve ne peut sortir que du trône ! Si Dieu règne sur nos cœurs, ce fleuve va jaillir de nos seins ! Jésus nous l’a affirmé en Jean 7.38 !
    Mais, oh, surprise ! Nous retrouvons l’arbre de vie, celui du jardin d’Éden. Cet arbre est unique, mais il est présent des deux côtés du fleuve ! Nous voilà, à nouveau, dans un jardin avec l’arbre de vie et un fleuve. Nous avons la réalité spirituelle du jardin d’ Éden. Éden était l’ombre des choses à venir et dans l’Apocalypse, nous voyons la réalité spirituelle de l’arbre qui est au milieu du jardin ainsi que la réalité de ce jardin.
    Et oui, je crois que l’ Église est le nouvel Éden, le jardin, dans lequel Dieu peut se  rencontrer avec l’homme pour lui redonner ce qu’il a perdu : La communion avec Lui-même qui devient son Père par l’œuvre et la personne de l’Agneau.
    De plus cet arbre produit le fruit pour chaque mois et il ne peut pas y avoir de disette, à condition, bien sûr de cueillir ce fruit. Mais ça, c’est notre part ! Cueillir le fruit pour vivre de Sa vie. Et dans ce nouvel Éden, plus de trace de l’arbre de la chute !
    Allons un peu plus loin dans notre raisonnement à propos de cet arbre. Dans ma bible Colombe, en marge est noté que l’expression ‘’l’arbre de vie qui produit douze récoltes’’ dans sa forme littérale se traduit ainsi ‘’un bois de vie qui produit douze fruits.’’ Cet arbre de vie c’est LA CROIX !!! Nous retrouvons ce même mot dans :

-- Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué, en le pendant au bois
 (Actes 5.29)
-- 39  Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois.
(Actes 10.39)
-- 13  Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous–car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au  bois
(Galates 3.13)
-- 24  lui qui a porté lui–même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.
(1 Pierre 2.24)

    Dans tous ces passages le mot bois est le même que celui de l’Apocalypse c’est le mot xulon. Mais ce n’est pas tout.
    Dans Genèse deux, l‘arbre de vie est au milieu du jardin, au verset neuf. Il est désigné par un mot hébreu que nous retrouvons en Deutéronome 21.22-23. Il parle de l’homme condamné et pendu au bois. Le bois est le même mot que dans Genèse.  
    Dans Galates trois, le verset de Deutéronome 21.23 est appliqué à la mort infâme de notre Seigneur. Il est devenu malédiction en étant pendu sur le bois, afin de racheter ceux qui étaient sous la malédiction de la Loi. Il est mort hors la porte afin d’étendre le salut à toute l’humanité. Il est mort comme un païen entre leurs mains, livré par la Loi 

Lisons Deutéronome 21 :

22  Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois,
23  son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’ Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

    La CROIX est le seul moyen par lequel l’homme peut parvenir à Dieu ! Bien sûr ce mot, dans les textes hébreux et grec a plusieurs significations : Arbre, bois bâton, potence. Mais à la lumière du Nouveau Testament, nous pouvons affirmer qu’il s’agit bien du bois de la croix. Jésus a été fait malédiction pour nous, sur ce bois de la Loi ! Les versets de Deutéronome appliqué au Seigneur dans Galates nous le prouvent. Ce bois se retrouve dans les trois jardins ! Quelle grâce !!
    Alors, pour conclure, si nous réfléchissons bien, nous voyons pour le premier jardin deux arbres en plus de tout le verger que l’ Éternel avait planté dont l’un nous fût fatal. Ainsi que le fleuve pour arroser toute la terre. Et après la chute les chérubins qui interdisent l’accès au jardin, car l’homme n’a plus le droit de manger de l’arbre de la vie. Nous voyons aussi que l’homme a eu sa femme, son vis-à-vis, sans souffrance par la grâce de l’ Éternel Dieu, femme qui pourtant a été tiré de la côte d’Adam. Puis, plus d’ Éden sur la terre !
    Pour le deuxième jardin, nous contemplons les souffrances de l’Agneau, souffrances nécessaires pour  donner naissance à la Femme, l’ Église qui sera son Épouse. Le Fils de l’Homme  souffre pour la  naissance de son Épouse. Mais pour nous, tout nous est acquis par les souffrances de l’Agneau et nous sommes au bénéfice de son œuvre expiatoire pour notre salut. Mais pas de  lumière, pas de fleuve, seulement un Homme qui est dans les affres de la mort et l’angoisse qui l’étreint à cause de nos péchés qui l’ont coupé de la communion du Père. C’est la nuit la plus sombre de toutes les nuits qui ont existé sur la terre depuis la création du monde.
       Pour le troisième jardin nous avons le trône de Dieu et de l’Agneau, la lumière incréée qui est la manifestation de la gloire de Dieu et de l’Agneau par leur présence. La merveilleuse beauté de cette ville-épouse qui est décrite de façon magistrale par Jean, l’arbre de vie qui produit une nourriture qui ne cesse jamais. ( pas de trace de l’arbre de la chute dans ce jardin) La reconnaissance de toutes les nations, les portes qui ne se fermeront point pendant le jour car il n’y aura pas de nuit.  Il n’y a pas de chérubins pour en interdire l’accès,

 mais il n’y entrera rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge, mais ceux-là seuls qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau. (Apocalypse 21.27)

    Nous aurions beaucoup d’autres choses à dire et à méditer sur cette glorieuse vision de ce jardin qui est la nouvelle Jérusalem, mais aussi l’ Épouse de l’Agneau, l’endroit où Dieu se rencontre avec l’homme qui a accepté que le juste jugement sur sa vie soit tombé sur l’Agneau,  et que mis au bénéfice de l’expiation de ses péchés accomplie à la croix, il peut vivre dans cette cité céleste, d’abord en esprit sur cette terre et plus tard à la consommation de toute chose, pour l’éternité dans la présence de Dieu et de l’Agneau

    Je crois que nous devrions apprécier de façon beaucoup plus profonde la gloire de l’ Église qui est os des os et chair de la chair du Seigneur, pour reprendre le verset de Genèse. Sauf que ‘’le premier Adam devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant’’ (1Corinthiens 15.45)  A méditer !

    Que dire de plus ? Ces visions ont été données à Jean pour que celui-ci puisse, par elles, encourager les églises qui étaient persécutées et dont la plupart de ses membres se retrouvaient face aux bêtes sauvages dans les arènes. Des chrétiens qui étaient dans la disette la plus noire car ils refusaient de sacrifier aux idoles.
    Nous savons que chaque corps de métiers était établi en guilde et que ces guildes étaient vouées à une idole. Et il y avait des sacrifices qui étaient offert régulièrement à ces idoles et les chrétiens qui faisaient partie de ces métiers étaient obligés de sacrifier à ses idoles. Et comme ils refusaient, ils se retrouvaient au chômage et n’avaient plus aucun revenu pour leurs familles. Et souvent ils devaient se demander ‘’mais que fait notre Seigneur, pourquoi sommes-nous si méprisés et persécutés, que se passe-t-il dans les lieux célestes ?’’
    Je crois que la vision de leur position spirituelle, de la puissance de l’Agneau qui est sur le trône et la réalité glorieuse de l’ Église révélée à Jean a dû leur donner la force de continuer et de persévérer dans les voies du Seigneur.
    Il est remarquable que dans l’Apocalypse, l’ Église est appelée la Femme de l’Agneau, c’est-à-dire de Celui qui a souffert pour nous, et non pas la Femme du Roi des rois et Seigneur des seigneur, non, elle est la Femme de l’Agneau. Nous ne devons pas oublier que l’Apocalypse est la révélation de Jésus-Christ et donc révélation de son Église qui est son Épouse. Et tous les chrétiens de tous les temps qui ont été persécutés (ou qui sont encore persécutés aujourd’hui) ont par les révélations données à Jean la grâce et la force de vivre leur foi jusqu’à la mort. Mais un chrétien ne meurt plus car il s’endort en Christ ! 
(1 Thessaloniciens  4.13-18)

(Ce partage est librement inspiré d’un enseignement de Kenneth O’Hare intitulé les 3 jardins, et qui m’a servi de départ pour notre méditation sur ce premier verset de Jean 18 )

 jcb