lundi 29 juin 2015

Le butin de la guerre T. Austin_Sparks

                    "C'était sur le butin pris à la guerre qu'ils les avaient consacrés pour l'entretien de la Maison de l’Éternel." 1 Chroniques 26 : 27 (Segond)

                    Ce passage des Écritures nous conduit à cette conclusion : la Maison de l’Éternel est édifiée avec le produit de nos conflits. Le Seigneur construit avec le fruit de la lutte. Il en fut ainsi dans le temple que Dieu, par David, donna à Salomon. Lorsque le temple fut achevé il se dressa comme le monument d'une victoire universelle. Sa substance même proclamait le triomphe remporté de toutes parts. L'argent et l'or, et toutes les choses précieuses qu'il comprenait avaient été pris dans les batailles et façonnés pour former la Maison de Dieu.

                    Ce qui est une illustration dans l'Ancien Testament est vrai dans la réalité du Nouveau. Le plus grand Fils de David, Celui qui est plus grand que Salomon, Celui qu'"il y a ici" édifie la Maison avec le butin de Sa propre guerre et celle de Ses saints. J'ai été impressionné en lisant dans ce premier livre des Chroniques par les paroles que Dieu adresse à David. Et l'une des choses que l’Éternel déclare est celle-ci :

                     j’ai donné une demeure à mon peuple d’Israël, et je l’ai planté pour qu’il y soit fixé et ne soit plus agité, pour que les méchants ne le détruisent plus comme auparavant et comme à l’époque où j’avais établi des juges sur mon peuple d’Israël. J’ai humilié tous tes ennemis. Et je t’annonce que l’Eternel te bâtira une maison.   1 Chroniques 17 : 9-10 

                  Remarquons-le, l’Éternel fait mention des juges qu'Il avait établis sur Israël. L’Éternel, nous nous en souvenons, avait suscité des juges qui devaient accomplir ce qu'Israël n'avait pas complètement achevé sous Josué. Sous Josué, le peuple d'Israël avait été chargé par l’Éternel de détruire entièrement toutes les nations qui occupaient le pays, et de soumettre définitivement tous les ennemis. Il ne l'avait pas fait. Il avait permis aux ennemis de subsister et avait fait des compromis avec ceux-ci. L’Éternel avait alors suscité des juges pour sauver Israël des conséquences terribles résultant de la destruction incomplète de tous ses ennemis. Mais les juges faillirent, eux aussi, à cette tâche. Le Livre des Juges est une triste histoire d'une oeuvre toujours incomplète. L’Éternel avait levé ces juges pour accomplir ce qui n'avait pas été fait, mais les juges, cependant, n'ont pas achevé l'oeuvre.

                     Il est très intéressant et significatif de considérer David, dans 1 Chroniques 18 et 19, après que l’Éternel lui ait parlé de la construction de la Maison, se charger d'une manière définitive et positive de la destruction de toutes les nations que les juges n'avaient pas anéanties. Elles nous sont rappelées dans ces deux chapitres. Relisons-les et nous y trouverons la liste des nations et des peuples mentionnés dans le Livre des Juges. David, à la suite de la vision qu'il avait reçue de la Maison de Dieu, semble être instinctivement amené par l'Esprit de Dieu à percevoir que la Maison ne pourra jamais être édifiée avant que ces ennemis n'aient entièrement vaincus. L’Éternel accomplit Sa promesse de renverser tous les ennemis de David, et ces nations sont frappées et vaincues.

                    Lorsque l’Éternel eut donné à David la victoire de tous les côtés, celui-ci remit à Salomon le plan à suivre pour la construction de la Maison, et le butin ramené de ces guerres devint les matériaux nécessaires à la construction de la Maison. L'ennemi détenait les ressources nécessaires à l'édification de la Maison de Dieu. Il fallait qu'il en fut dépouillé pour que la Maison puisse être bâtie. Cela pourrait nous conduire très loin et nous donner beaucoup de lumières. Je me limiterais en peu de mots dans un développement assez restreint mettant cependant assez de choses en évidence pour nous aider à prolonger notre méditation. 

Les deux Aspects de l’Édifice

                 Il y a deux aspects à l'édification de la Maison de Dieu. Nous sommes enclin à tenir compte de l'un plus que de l'autre. Il y a la côté numérique. Lorsque nous considérons l'édification de la Maison de Dieu, nous pensons plutôt à un rassemblement de personnes, de ces âmes sauvées et amenées dans la vérité qui s'y ajoutent, et nous percevons l'édification de la Maison de Dieu dans le sens auquel Pierre fait allusion :   

                 "Vous-mêmes, comme des pierres vivants, êtes édifiés une maison spirituelle .............."   1 Pierre 2 : 5

                      Nous pensons  en  premier au côté  numérique, à  l'assemblage  des  pierres individuelles, que nous désirons voir prendre place dans l'édifice spirituel. Cela est en effet un côté véritable dans l'édification de la Maison du Seigneur, mais ce n'en est que l'un des côtés et une moité seulement de la vérité. Il y a un autre côté qui est également important et sans lequel nous n'aurions qu'une construction imparfaite de ces pierres vivantes. C'est le côté spirituel et moral de l'édification de la Maison de Dieu

                    Nous pouvons avoir un grand nombre d'âmes sauvées et manquer malgré cela le sens le plus vrai de la Maison de Dieu. Nous pouvons avoir une congrégation sans avoir une assemblée. Nous pouvons avoir le nombre sans avoir spirituellement la Maison de Dieu. La Maison de Dieu n'est pas fondée sur le nombre de participants, elle n'est pas numérique. C'est une entité spirituelle et morale. Elle a un caractère et c'est ce caractère qui fait d'elle, dans son essence même, la Maison de Dieu. C'est de sa Tête qu'elle prend son caractère, et elle sera définitivement reconnue à sa consommation, non pas simplement comme une grande multitude d'âmes sauvées, mais comme quelque chose qui a le caractère de sa Tête, du Seigneur Jésus. Le temps vient où le Seigneur Jésus fera reposer Son Nom sur les Siens, c'est-à-dire le temps où nous recevrons un caillou blanc, et sur ce caillou blanc, un nom. Nous aurons un nom nouveau, nous serons appelés par Son Nom. Son Nom sera écrit sur nos fronts.

                    Tout cela est un langage symbolique dont la signification est simplement celle-ci : le Seigneur Jésus sera si parfaitement manifesté dans les Siens, que l'on dira en les observant : "c'est l'expression du Seigneur Jésus !" On Le reconnaîtra à tant de choses, Il sera tellement en évidence, que l'on ne pourra que dire : "c'est la nature même de Christ !" Vous L'avez rencontré en eux, et lorsque vous les rencontrez, et bien c'est Lui que vous rencontrez. Et c'est ainsi qu'Il sera universellement révélé par les Siens. Son Nom, c'est Son caractère, et ce que Son Nom personnifie spirituellement et moralement reposera sur eux. C'est de Lui qu'ils prendront leur caractère, et il y aura ainsi, un déploiement universel du caractère et de la nature du Seigneur Jésus. Ce n'est pas Son propre être individuel et personnel qui sera manifesté, mais c'est Son peuple qui sera l'instrument de Son expression  universelle.

Le Caractère Formé par le Conflit

                    L’édification de la Maison du Seigneur n'est donc pas simplement un rassemblement de personnes, mais c'est quelque chose de spirituel et de moral. Et cela ne peut se réaliser que par le conflit. L'économie divine a été ainsi établie : bien que le Seigneur Jésus ait en Lui-même un triomphe universel sur tous Ses ennemis, les ennemis sont encore laissés pour que nous affirmions notre attitude à leur égard. L'ennemi, bien que défait, a été cependant laissé pour que les saints prennent leur terrain à son égard. Le Seigneur n'a pas chassé nos ennemis hors de l'univers, bien qu'en Lui-même le triomphe soit total et définitif.  Il a vraiment triomphé. Il les a laissés afin que nous prenions vis-à-vis d'eux notre position dans Son triomphe. C'est ainsi que vous et moi, nous avançons dans notre accroissement spirituel et moral. C'est par le conflit, par la lutte, par une guerre spirituelle, cruelle et terrible, que les vertus de notre Tête triomphante sont formées en nous. Nous triomphons dans Sa victoire, mais nous savons que la foi est si contestée dans un conflit, si profondément éprouvée dans une lutte, qu'il faut quelque chose de plus que simplement persévérer de manière objective, ou croire en quelque chose qui est en Christ. Cet exercice même de notre foi apporte dans notre âme, et venant de Lui, la puissance de Sa victoire.

                    Nous sommes faits moralement un avec Lui dans Son triomphe, par une épreuve de foi si cruelle et si terrible, que rien, si ce n'est Lui en nous, ne saurait nous suffire pour la traverser. Son triomphe doit pénétrer notre être même. Cela se fait par le moyen du conflit dans lequel la foi s'exerce et se développe. C'est ainsi que nous nous édifions, spirituellement et moralement par le moyen de la lutte, par le moyen de l'adversité, dans l'ordre divin et souverain de nos vies.

                     Le côté moral des choses est ce qui est acquis dans l'exercice, l'exercice de la foi quant à la valeur de la victoire du Calvaire. C'est une chose que d'avoir une appréciation théorique de la victoire du Calvaire et de dire dans une heure de crise : "Je prends la victoire du Calvaire." Et cependant, il arrive bien souvent que rien ne se passe. Et bien que nous prenions une position comme celle-là, nous nous voyons appelés à persévérer, encore à persévérer, à toujours persévérer ! Et c'est, tandis que le Seigneur nous demande de persévérer, que notre foi est très éprouvée, que la victoire du Calvaire devient quelque chose, non pas dont nous nous saisissons objectivement, mais qui s'établit intérieurement en nous. Et pour finir, cette victoire est en nous, comme elle l'est dans le Seigneur. Mais elle est devenue dans notre être, une qualité morale. Lorsqu'il nous arrivera encore d'être tentés, nous ne ferons plus un effort pour saisir quelque chose. Il y a un travail en nous, avec ses racines, un travail s'est accompli en nos et le fruit fait partie de nous-mêmes.                
La Lutte pour la Révélation

                    Cela se répète de diverses manières, dans plusieurs directions et sous bien des rapports. Nous avons reçu une lumière nouvelle, une révélation, de la part du Seigneur à l'égard de la vérité. Les cieux se sont ouverts pour nous faire contempler une vérité divine comme nous ne l'avions jamais appréhendé auparavant. C'est peut-être une chose nouvelle, une chose entièrement nouvelle, ou c'est peut-être une lumière nouvelle jetée sur une vérité déjà connue.

                           C'est dans tous les cas, une nouvelle révélation, une révélation qui vient à nous avec toute la fraîcheur et toute la joie , toute l'inspiration et tout le transport que nous donnent les cieux ouverts. Et durant un certain temps , nous faisons d'elle nos délices, nous y trouvons une gloire, nous nous baignons en elle. Nous n'avons plus pour sujet de conversation que la nouvelle révélation qui nous a été gracieusement accordée. Puis, arrive un moment où nous entrons dans un conflit terrible au sujet de cette révélation même. Il semble que toute la gloire en ait disparue et nous retrouvons avec toutes sortes de questions à son égard. Nous devenons froids, morts, dans les ténèbres. La vision a perdu son attrait et, la considérant désormais à ce point de vue, savoir au point de vue de cette sombre expérience, nous nous demandons si, après coup, elle était juste ou non. Quelles étranges créatures nous sommes !

                    Des vérités qui nous sont révélées comme des choses puissantes, dans notre propre expérience, peuvent devenir, dans certaines circonstances, des choses dont nous nous demandons si elles réellement vraies, ou bien si elles ne sont que des idées dont nous nous étions emparés pour les suivre durant un certain temps. Il y avait une fraîcheur en elles dont elles étaient à l'origine du mouvement qui nous portait. Tout cela peut devenir irréel et nous fait entrer dans un temps de conflit au sujet d'une vérité qui nous avait été révélée par le Seigneur. Durant cette lutte, nous sommes sondés, nos cœurs sont sondés et nous sommes éprouvés. Souvenons-nous de Joseph 

                 "Jusqu'au temps où arriva ce qu'il avait dit, la parole de l’Éternel l'éprouva   (Psaumes 105 : 19)

                      La Parole de Dieu l'éprouva ! Nous aussi, nous devons vivre les choses que nous avons proclamées et auxquelles nous avons cru. Il faut que nous posions toute sorte de questions à leur égard. La Parole du Seigneur nous éprouve, mais c'est dans ce conflit que se développent les éléments spirituels et moraux , que se forment les traits. Le conflit assure le butin qui servira à poursuivre l'édification. Nous revenons ensuite, non seulement à la base originale de notre acceptation de cette vérité, mais surtout à une appréciation beaucoup plus haute en même temps que beaucoup plus profonde et plus puissante. Ainsi, elle est bien plus en nous que lorsque nous l'avons reçue, car c'est avec cette révélation que nous avons été dans le conflit et nous en sommes sorti avec du butin pour l'édification. Des facteurs nouveaux et célestes y ont été ajoutés. 

                   Quelque chose a été introduite dans la révélation originale par le moyen du conflit et lui a donné une autre valeur. C'est la puissance de résurrection. La chose de Dieu vient de cette façon, comme de Dieu, avec toute sa gloire, toute sa beauté, toute sa puissance divines. Nous nous réjouissons de cette lumière durant un certain temps, et puis nous entrons dans la mort au sujet de cette même lumière. Mais dans la lutte, dans le conflit, dans la mort, là où nous sommes sondés, fouillés, tentés, éprouvés, amenés à la place où nous nous écroulerons, si cette chose s'écroule, parce qu'elle devenue notre vie, c'est là que commence à agir la puissance de résurrection. Nous sortons plus forts du conflit et en emportons du butin pour l'édification.

                   Nous connaissons désormais la valeur de cette chose. Nous ne l'avions jamais éprouvé auparavant, car nous n'avions jamais été avec elle dans la lutte, nous n'avions jamais essayé cette armure, jamais employé cette épée. Elle a maintenant, pour nous, une valeur que nous ne lui connaissions pas avant d'avoir traversé le conflit avec elle. Il en est ainsi en ce qui concerne une révélation. Combien d'enfants de Dieu nous avons vu s'élancer vers une révélation ! Ils l'ont embrassée, ne faisant que parler de cette nouvelle révélation qu'ils avaient reçue. Nous sommes heureux, nous nous réjouissons lorsque les enfants de Dieu font cela ; cependant nous nous disons : "Oui, mais ils vont être éprouvés à cet égard, et c'est cette chose même qui les éprouvera." Et ils entrent dans une période de conflit terrible et d'obscurité. Ils en arrivent à se demander si cette chose est réelle ou non, si elle est juste ou non. C'est alors que le Seigneur fait entrer la vérité en eux. C'est une expérience presque toute en surface. Elle était, en un sens, en une certaine mesure, objective, mais le Seigneur plante maintenant la révélation en eux et eux en elle.
                    Ils sortiront dans Sa victoire en disant : "C'était, auparavant, une chose qui m'avait été donnée, et qui, malgré cela, appartenait à quelqu'un d'autre, maintenant elle est à moi!" C'est ainsi qu'ils commencent à bâtir avec du butin qui est le fruit du conflit.

La Lutte pour la Vocation

                    La même expérience est encore vraie à l'égard d'une vision du dessein de Dieu. Le Seigneur donne une vision de Son intention, de Son propos dans lesquels Il nous appelle à être Ses serviteurs. La vision nous saisit, le but nous empoigne, et nous ne faisons plus, durant un certain temps ,que penser à la tâche à laquelle Il nous a appelés. Nous ne parlons que de celle-ci, toute la portée de la vocation et du service nous domine car nous avons cette vision. et nous avançons ainsi quelque temps, portés par la puissance de notre vision. Puis, il semble que nous perdons la vision ou bien nous entrons dans une période de conflit si intense au sujet de cette vision, et une telle bataille fait rage, que la chose parait vouée à la mort. Nous passons par une expérience profonde et sombre, durant laquelle toute la question se soulève de nouveau :
                     "Y a-t-il quelque chose en cela ? Est-ce que nous ne nous sommes pas trompés ? Est-ce bien là la chose à laquelle le Seigneur nous a appelés ? Est-ce que ce n'est simplement quelque chose que nous avons saisi et que le Seigneur, après tout, ne nous a pas donné ? Est-ce que nous nous serions trompés ?"    
                    Je pense que la plupart d'entre nous, nous connaissons ces expériences de conflit, ces luttes au sujet de la vision, mais nous nous trouvons après cette lutte dans une position plus ferme à l'égard de l'intention divine. Notre histoire est précisément celle-là . Nous avons été bien des fois dans la mort et le conflit avec notre vision, à travers des expériences où il semblait que la vision s'écroulait,où tant de questions s'élevaient à son sujet. Mais nous en sommes sortis et nous nous sommes trouvés liés avec cette intention  divine, plus solidement que nous ne l'avions jamais été. Nous avons passé à travers le conflit, et il s'en est dégagé des éléments spirituels et moraux qui contribuent à une édification. C'est un résultat de l'épreuve.

La Lutte pour une Prise de Position

                    Nous prenons une position, nous déclarons --et combien il est facile de prendre des positions dans des réunions et conférences, de faire des déclarations quand on est en communion avec le peuple de Dieu-- que nous allons marcher dans une certaine direction qui devra rester pour toujours notre but : "Jamais, non jamais, je ne Le quitterai !" Nous pouvons chanter avec beaucoup d'entrain des déclarations comme celle-là dans nos cantiques, mais, il ne se passera pas un jour (peut-être!) avant que nos ne les révisions et et ne cherchions quelque moyen de nous en échapper. Cela est vrai ! Nos cœurs sont de plus en plus inconstants. Nous prenons nos attitudes, nous occupons nos positions, nous faisons nos déclarations, et durant quelque temps nous avançons, forts de nos bonnes intentions. Puis il arrive le moment où la position que nous avions prise est contestée. Voyez de quelle manière cela es illustré dans l'histoire des enfants d’Israël : Alors Moïse et les fils d'Israël chantèrent........" Exode  15 : 1

                   Ils avaient passé  de l'autre côté de  Mer Rouge, et out le peuple d'Israël chanta. Et qu'est-ce qu'ils chantèrent ? Un cantique de victoire absolue. L'on aurait pu penser qu'ils se trouvaient déjà dans le pays ! Cependant, il va s'écouler très peu de temps avant qu'ils ne murmurent contre l’Éternel et contre Moïse.Ils furent sondés, provoqués, éprouvés au sujet de la position qu'ils avaient prise, et ils eurent à passer par un temps sombre. Il en est de même pour nous. Dès que nous ferons une déclaration, nous serons éprouvés, tôt ou tard, à son sujet même. (J'espère que mes paroles n'auront pas pour effet de vous faire dire : "Jamais plus, je ne ferai de déclaration !" Si nous prenions cette attitude, nous pourrions entraver le Seigneur dans Son dessein.) Il est nécessaire, pour avoir du butin, de passer par ce chemin. 

                    Les qualités ne peuvent être acquises que de cette manière, seulement ainsi, car selon la mesure de dévotion que nous avons, il est tout à fait juste de notre part de faire une déclaration, de prendre une position. Le Seigneur nous demande d'agir ainsi, car cela Lui donne une base, un fondement pour nous éprouver. Il semble, selon l'ordre des choses, que le Seigneur attende nos déclarations pour pouvoir agir. Si nous ne nous sommes jamais déclarés, si nous avons toujours gardé une réserve, et que nous ayons toujours été aussi prudents, jamais le Seigneur ne pourra travailler avec nous. C'est lorsque nous arrachons nos pieds du sol et que nous nous élançons dans les profondeurs en déclarant que nous voulons suivre le Seigneur, qu'Il peut commencer à agir ! Nous sommes éprouvés par la position que nous avons prise, passés au creuset par notre décision même! Alors, sont formées en nous ces qualités qui sont celles de l'édification. C'est le butin de la guerre.

Je lisais ce qui suit :

                    "Beaucoup de personnes désirent la puissance. Comment donc la puissance est-elle obtenue ? Nous passions l'autre près des grandes usines où les machines sont alimentées électriquement. Nous entendions le bourdonnement et le roulement  de ces multiples alternateurs et nous demandâmes à notre ami : Comment crée-ton la puissance ? Oh ! dit-il c'est simplement par la rotation de ces alternateurs. C'est par le frottement du rotor sur le stator qu'est produit le courant électrique. C'est le frottement  qui le crée

                    Ainsi, lorsque Dieu veut donner plus de puissance dans nos vies, Il permet plus d'épreuves. Il permet la force spirituelle par le moyen d'un rude frottement. Quelques-uns ne l'aiment pas et cherchent à s'échapper de ces épreuves, au lieu d'y trouver la puissance et de l'utiliser pour s'élever au dessus des causes douloureuses. L'opposition est essentielle à un équilibre véritable des forces. Les forces centripètes et centrifuges, qui agissent en opposition l'une contre l'autre, gardent notre planète sur son orbite. Poussée par l'une de ces forces, retenue par l'autre, au lieu de s'élancer à travers l'espace dans une voie de destruction, elle suit, grâce à une action et une réaction constantes, son orbite régulière autour de son centre, le soleil. 

                    C'est ainsi que Dieu dirige nos vies. Il ne nous suffit pas d'avoir une force impulsive, nous avons également besoin d'une force répulsive. Dieu nous retient ainsi par la suite des épreuves de notre vie, par l'oppression des tentations et des détresses, pou tous les événements qui semblent se dresser contre nous, et qui, réellement, élargissent notre voie et établissent notre marche.

                    Remercions-Le pour toutes choses ; acceptons les fardeaux aussi bien que les ailes, courons avec foi et persévérance dans notre vocation haute et céleste."
(Tiré de fleuves dans le Désert )

                    Ce n'est là qu'une manière d'exprimer l'expérience. La lumière et la puissance jaillissent du conflit. Le Seigneur édifie ainsi Sa Maison avec le butin de la guerre. Et Il permet que les ennemis subsistent afin que nos triomphons deux, des ennemis extérieurs comme des ennemis intérieurs, et pour qu'Il ait toute la beauté et toute la gloire pour Sa Maison

                   Que le Seigneur nous parle par ce message, qu'Il nous montre Lui-même-- lorsqu'Il nous donne une vision, une révélation, un appel auxquels nous répondons et que les revers viennent ensuite --  que les difficultés et l'opposition de démentent pas l'évidence de la révélation ou de l'appel de Dieu ; mais qu'elles doivent nous faire entrer dans quelque chose de plus que le simple domaine de l'émotion en ce qui concerne la vérité et le service. Elles doivent nous amener dans une position de puissance, par laquelle l'on pourra désormais compter sur nous. Le Seigneur Jésus dit : "Je bâtirai mon assemblée, et les portes de hadès ne prévaudront point contre elle." Et ceci, à cause de sa qualité morale. Grâce à sa vertu morale, elle est établie pour toujours.                      





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