lundi 26 décembre 2016

(20) Evangile de Jean partie 20 Jean 4:46 - 5:15 Par Ed Miller (première série d'études)

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre vingtième leçon sur ce merveilleux évangile de Jean.

                    Pour commencer, j’aimerais lire 1 Corinthiens 13 :12 : « Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. » Cela signifie que peu importe combien nous pensons que nous savons, ce n’est qu’en partie que nous savons. Paul nous dit ici : « Je connais en partie. » Même lorsque le Saint- Esprit nous enseigne cela n’est qu’en partie. Nous avons une connaissance imparfaite du Seigneur. Nous désirons donc prier pour que nous puissions voir le Seigneur, mais nous ne pouvons pas tirer de fierté si le Seigneur nous montre une ou deux choses. Remettons ce temps d’étude entre Ses mains

Prions:

                     Père céleste, nous sommes si reconnaissants de ce que nous pouvons avoir le privilège d’ouvrir Ta Parole et nous nous confions dans le Saint-Esprit pour nous illuminer et nous montrer le Seigneur Jésus. Nous Te remettons notre méditation. Nous Te remercions tellement pour l’évangile de Jean, merci de nous guider alors que nous méditons ensemble. Aide-nous à Te voir plus clairement, tout en sachant que ce que Tu nous enseignes de façon partielle nous prépare pour ce qui est parfait. Nous Te prions de nous accorder Ta lumière. Au nom de Jésus. Amen.

                    Nous sommes dans le chapitre 4 de l’évangile selon Jean. Nous avons étudié les versets 4:46-54 et nous nous posons les questions : Qui est Christ, qu’est-ce que la foi et qu’est-ce que la vie ? Il s’agit de la guérison de l’officier du roi qui habitait à Capernaüm. Vous vous rappelez d’où nous tirons ces trois questions.

Jean 20 :30-31 : « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. »

                    Jean nous dit, sous la guidance du Saint-Esprit, pourquoi il a écrit cet évangile. C’est pour que nous puissions croire en Jésus. Pour que nous puissions savoir qui est Jésus. Pour que nous puissions croire en Lui, et qu’en croyant vous puissiez avoir la vie en Son nom. Dieu nous dit donc que Jean a écrit pour que nous puissions connaître le Seigneur, mettre notre confiance dans le Seigneur et profiter du Seigneur.

                    A cause de ce passage clé, j’ai suggéré que chaque histoire dans l’évangile de Jean met en lumière trois questions. Avec chaque récit nous nous posons la question de qui est Christ ? Qu’est-ce que la foi ? et finalement, qu’est-ce que la vie afin que nous puissions profiter de Lui ?

                  Dans notre précédente leçon, nous avons étudié le récit de la guérison de l’officier du roi et nous avons commencé à étudier la question de qui est Christ ? J’ai suggéré qu’Il est le médecin omniprésent et omnipotent. Nous avons mis l’accent sur Son omniprésence parce qu’il s’agit d’un des quatre miracles que Jésus a fait à distance. Parfois il a simplement dit une parole, parfois il a juste désiré que le miracle arrive. Parfois il a touché une personne. Mais dans quatre cas, il a fait un miracle à distance. Il y avait environ 30 ou 40 kilomètres entre Cana en Galilée où était Jésus et Capernaüm où le jeune garçon se trouvait sur son lit de mort. Comme Christ est omniprésent, nous avons essayé d’illustrer cela en disant que comme Christ est omniprésent pour toucher les gens, nous sommes aussi dans un certain sens omniprésents et nous pouvons toucher le monde entier. J’aime faire le lien entre les deux versets suivants.

Marc 10:27 dit: « Jésus les regarda, et dit: Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu: car tout est possible à Dieu. »

                          Ce n’est pas le seul verset qui nous dit que tout est possible avec Dieu. Rien n’est trop difficile pour Lui. Tout est possible pour Dieu. Vous direz peut-être : « Cela est merveilleux, mais où est-ce que cela me mène ? Je suis reconnaissant que toutes choses soient possibles pour Lui, mais je suis faible et impuissant. » Voici le second verset.

Marc 9:23 : « Jésus lui dit: Si tu peux!... Tout est possible à celui qui croit. »

             Est-ce que vous voyez de quelle façon ces versets vont ensemble? « Tout est possible à Dieu. » « Tout est possible à celui qui croit. » Cela nous révèle que parce que la foi touche le Seigneur, ce qui est possible pour Lui est aussi possible pour la foi. Ce n’est pas parce que la foi est quelque chose en elle-même, mais parce qu’elle s’appuie sur Celui pour qui tout est possible. La foi touche Christ, l’objet de la foi, le seul objet de la foi. J’aime le dire de cette façon, tout ce que Dieu peut faire, la foi peut aussi le faire. Tout ce qui est possible pour Lui est également possible pour vous si vous mettez votre confiance dans le Seigneur. Par conséquent qui est Christ ? Il est le médecin omnipotent et omniprésent.

                           Dans notre précédente leçon, nous avons également répondu à la question: qu’est-ce que la foi? Nous avons tiré notre réponse du verset 4 :50 qui dit : « Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s'en alla. »

Qu’est-ce que la foi ici? La foi c’est croire la parole de Christ et aller de l’avant. Sans reprendre toute la leçon, j’aimerais tout de même rappeler que cette histoire nous montre une foi qui se développe. Cela ne commence pas trop bien. La foi de cet homme était assez faible et tremblante au commencement. Il est juste venu vers le Seigneur Jésus et s’est écroulé à ses pieds. Mais tout s’est terminé dans une grande victoire. Nous avons vu que la foi grandit jusqu’à ce qu’elle soit finalement confirmée.

                 Le verset 4 :50 dit : « Et cet homme crut. » et ensuite le verset 4 :53 dit : « Et il crut, lui et toute sa maison. » Il y a eu quelque chose de merveilleux lors de cette deuxième occasion où cet homme a cru, parce que le Seigneur a confirmé sa foi. Il s’agit maintenant de la foi de l’assurance. La foi, c’est croire la parole que Christ donne – une simple parole – et ensuite aller de l’avant.

                    A la fin de notre précédente leçon nous avons juste commencé à répondre à la question qu’est-ce que la vie, illustrée à partir de l’histoire de la guérison du fils de l’officier du roi. J’ai donné cette réponse. La vie, c’est la capacité de croire. La vie c’est se reposer sur la fidélité de Dieu et garder Sa parole lorsque je continue mon chemin – en m’attendant à ce que le Seigneur accomplisse Sa Parole.

                     J’aimerais dire une autre chose au sujet de la vie, mais j’aimerais d’abord clarifier quelque chose. Considérons à nouveau les versets 4 :47-48 : « Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir. Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point. »

                 Dans notre précédente leçon, j’ai souligné le fait que dans sa faiblesse, la foi de cet homme était subjective. En d’autres termes, il désirait voir un signe. Il désirait voir un miracle. Est-ce que vous pouvez voir pourquoi ? Son fils était en train de mourir. Il désirait voir son fils guérir. Il y a beaucoup de personnes qui ont une foi subjective. Une des illustrations de cela est qu’elles ont besoin de ressentir la présence de Dieu d’une façon ou d’une autre et si elles ne ressentent pas cette présence alors elles pensent que le Seigneur les a quittées.

                        Elles n’ont pas encore appris à se reposer sur le fait de la présence de Dieu, c’est-à-dire qu’Il est là, que vous le ressentiez ou pas. Il y a des personnes qui ont besoin de ressentir la paix dans leur cœur, et lorsqu’elles ont des doutes ou des questions elles se sentent déprimées et oubliées. Il y a des personnes qui ont besoin de voir des fruits. Elles ont besoin de voir des personnes venir au Seigneur ou alors elles pensent qu’elles ne sont pas utilisées par le Seigneur.

                   Le verset 4:48 se termine ainsi :« Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point. » Jésus a regardé dans les yeux de ce père qui luttait pour croire, car c’est là où en était sa foi et lui a dit quelque chose comme : « Et qu’en est-il si je désire que Ton fils meure ?  Tu vois, tu recherches des miracles. Tu me cherches pour que je guérisse ton fils. Mais qu’en est-il si jamais ma volonté était que ton fils meure ? » Jésus dit que si cela était le cas, cet homme ne croirait pas en Lui. En d’autres termes, la foi de cet homme n’était pas encore arrivée au repos ; il vivait encore dans l’insécurité. S’il n’y avait pas eu de miracles, alors cet homme serait reparti en tant qu’incroyant. Il n’aurait pas cru. Jésus illustre donc avec cet homme les personnes qui ne croiront simplement pas.

DIEU NOUS DONNE DES SIGNES DANS SON AMOUR 
PAS A CAUSE DE NOTRE FOI

                    J’aimerais maintenant souligner le grand amour de notre Seigneur. Lorsque le Seigneur voit dans ma vie ou la vôtre que nous avons besoin d’un miracle, que nous ne croirons pas sans que Dieu fasse quelque chose d’extraordinaire, alors Il le fera. Je me rappelle bien au début de ma vie chrétienne que je priais pour recevoir des signes. Si vous avez besoin d’un signe, Dieu vous le donnera.

                           Lorsque nous serons dans le chapitre 6 de Jean nous verrons que les plus grands miracles que Dieu fait ne le sont pas en réponse à la prière. Ses plus grands miracles le sont en réponse à l’incrédulité, et la faiblesse de la foi. Il arrive que quelqu’un se lève et donne un grand témoignage en disant : « Regardez ce que Dieu a fait. Il a fait ce grand miracle. » Nous sommes alors poussés à penser que cette personne a une grande foi. La réalité est que Dieu a fait cela parce que la foi de cette personne n’est pas grande. Dieu agit dans notre vie pour que nous apprenions à vivre par la foi et non pas par la vue, les signes et les miracles. Jésus n’a pas guéri le fils de cet officier du roi parce que sa foi était forte, mais Il savait que sans miracle cet homme n’allait pas croire.

                   Il y a une merveilleuse vérité associée à celle-ci. C’est sa contrepartie. Peut-être quelqu’un parmi vous est venu vers le Seigneur et Lui a demandé un miracle, une délivrance ou une aide spéciale. Peut-être que vous Lui avez demandé qu’Il ouvre une porte pour avoir une opportunité spéciale. Vous avez peut-être demandé une guérison, ou que le Seigneur vous secoure. Vous avez peut-être demandé un signe au Seigneur. Mais vous n’avez pas reçu ce que vous avez demandé. Le Seigneur a répondu par non, et Il n’a pas guéri la personne pour laquelle vous avez prié. Ou alors Il n’a pas secouru ou délivré. N’en soyez pas découragé. Vous êtes arrivé à avancer sans cela et le Seigneur savait que cela serait le cas. Si vous en aviez besoin, Dieu vous l’aurait donné. Vous voyez, votre foi est sans doute bien plus forte que ce que vous pouviez penser. Vous avez prié Dieu pour qu’Il fasse quelque chose de merveilleux, mais Il n’a pas agi. Il se peut alors que vous disiez : « Ma foi doit être trop faible. » Non, la réalité est que votre foi est forte, et vous pouvez continuer sans cela. Et par conséquent Dieu n’a pas agi.

En lien avec cela j’aimerais vous partager 1 Pierre 1:6-8 qui dit : « C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie ineffable et glorieuse. »

                    Est-ce que vous voyez ce que Pierre dit ici? Il dit que c’est le test de votre foi. C’est le moment où la foi va dans le feu. « lui que vous aimez sans l'avoir vu ». Vous passez par des épreuves et vous ne voyez pas le Seigneur. Mais est-ce que vous l’aimez encore ? Et bien qu’Il ne réponde pas et ne vous délivre pas, vous croyez tout de même et vous vous réjouissez d’une joie ineffable. Lorsque vous priez le Seigneur qu’Il semble lointain, et qu’Il ne réponde pas, est-ce que vous l’aimez encore ? Est-ce que vous lui faites encore confiance ? Il s’agit du test de la foi selon 1 Pierre. Cet officier du roi aurait raté le test de la foi si Dieu lui avait dit : « C’est ma volonté que ton fils meure. » C’est pourquoi dans Son grand amour et dans Sa compassion, Il a donné le miracle dont il avait besoin. Et maintenant, à la fin, sa foi s’est développée et elle a grandi. Maintenant toute sa famille est venue au Seigneur. Je pense que si cet homme était de nouveau amené à ce test il aurait dit: « Si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. »

                     J’aimerais que nous puissions voir le cœur de Dieu sur ce sujet parce qu’Il adapte tout le temps Sa force à notre faiblesse. Il vient tout le temps à notre rencontre là où nous en sommes pour qu’Il puisse nous emmener là où Il désire que nous soyons.

                      Retournons à nos questions. Qui est Christ ? Il est le médecin omnipotent et omniscient. Qu’est-ce que la foi? C’est croire les paroles que Christ prononce et passer son chemin. Qu’est-ce que la vie ? C’est expérimenter la fidélité de Dieu. C’est voir Jésus veiller sur Sa parole pour qu’elle s’accomplisse. C’est goûter à la fidélité du Seigneur.

                    En lien avec cela, j’aimerais souligner l’attribut de Dieu qui m’a le plus aidé dans ma vie chrétienne. Lorsque je considère toutes les révélations que le Seigneur m’a données je crois que la chose qui m’a le plus rendu humble est la patience du Seigneur. La patience du Seigneur s’est occupée d’un vieux pécheur comme moi. Notre Seigneur Jésus savait où en était la foi de cet officier et à quel point elle était subjective. Il avait besoin d’un signe, sinon il n’aurait jamais cru.

                    Mais le Seigneur n’a pas découragé cette foi qui était encore faible. Il l’a rencontré là où il en était, Il lui a donné une parole et ensuite dans Sa fidélité et Sa patience Il a accompli Sa parole. Il a ensuite confirmé sa foi avec cette parole du verset 4:53 dit : « Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. »

                     Ce second « il crut » va plus loin que la première fois qu’il a cru. La première fois il était tout tremblant, mais maintenant à cause de la fidélité et de la patience de Dieu, parce que Dieu s’est occupé de lui là où il en était, sa foi a été confirmée. En lien avec cela j’aime ce que dit le prophète Joël en :

Joël 2:11« L'Éternel fait entendre sa voix devant son armée; Car son camp est immense, Et l'exécuteur de sa parole est puissant; Car le jour de l'Éternel est grand, il est terrible: Qui pourra le soutenir? »

                    J’aime tellement cette expression : « Et l'exécuteur de sa parole est puissant. » Cela ressemble au verset de Jérémie 1:12 que nous avons vu dans notre précédente leçon: «  je veille sur ma parole, pour l'exécuter. » Dieu est puissant et je peux ajouter Dieu est patient pour exécuter Sa parole. Pourquoi est-ce que le Seigneur Jésus est patient lorsqu’Il s’occupe de moi ? C’est parce que dans sa fidélité Il est en train de consolider ma foi pour l’emmener à une place où je peux Lui faire confiance sans avoir besoin de signe. Dans Sa patience, dans Sa compassion, dans Sa fidélité, le Seigneur s’occupe de vous pour que vous puissiez Lui faire confiance sans avoir besoin d’un signe. C’est là où cette histoire s’arrête. Dieu désire que nous marchions par la foi et non par la vue. Nous devrions pouvoir Lui faire confiance sans avoir besoin de signe. Nous devons passer notre chemin et simplement croire Sa parole. Dans Sa fidélité Dieu va renforcer notre foi.

                    Par conséquent qu’est-ce que la foi? C’est la capacité à faire confiance à Dieu sans avoir besoin de signes ou de miracles. Voilà ce qu’est la vie. C’est croire en Lui juste à cause de qui Il est. Charles Spurgeon a fait cette magnifique déclaration : « Il y a une paix en Christ que l’on trouve dans la tempête et qui est souvent perdue dans le calme. » N’est-ce pas une merveilleuse vérité ? « Il y a une paix en Christ que l’on trouve dans la tempête et qui est souvent perdue dans le calme. » Vous voyez, il y a quelque chose qui est bien meilleur que la délivrance et c’est connaître Celui qui délivre. Il y a quelque chose qui est bien meilleur que la guérison et c’est être satisfait dans la présence de Christ alors que l’on est malade. Quel témoignage pour ceux qui ont connu la présence du Seigneur sur leur lit de maladie ! La vie c’est expérimenter Sa patience, Sa fidélité et nous emmener à la place où nous pouvons mettre notre confiance en Lui sans avoir besoin d’un signe.

Concluons cela avec 1 Jean 5:11-12 qui dit : «Et voici ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. »

                    Nous allons appliquer ce verset de 1 Jean 5:12 dans chaque histoire et dans chaque chapitre alors que nous avançons dans ce livre. Celui qui a le Fils a la vie. Qu’est-ce que la vie ? Celui qui a le Fils a la possibilité de faire confiance à Dieu sans avoir besoin d’un signe. Vous pouvez prendre ce verset pour répondre à la question : qu’est-ce que la vie ? Celui qui a le Fils a la vie. Très bien, c’est avec cela que nous concluons le chapitre 4.

                    Cela nous amène au chapitre 5 de Jean. Il y a deux parties dans ce chapitre, une courte et une longue. Les premiers 15 versets contiennent le récit de la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda et le reste du chapitre contient la conversation qui est la discussion qui a fait suite à ce miracle. Il y a eu une grande discussion à cause de la forte réaction des pharisiens suite à cette guérison et aux paroles de Jésus. Nous aimerions considérer ces deux parties. Nous allons d’abord considérer l’histoire en elle-même afin que nous puissions répondre aux questions qui est Christ, qu’est-ce que la foi et qu’est-ce que la vie ?

Jean 5:1-15 dit : « Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l'eau; car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l'eau; et celui qui y descendait le premier après que l'eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie. Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus, l'ayant vu couché, et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit: Veux-tu être guéri? Le malade lui répondit: Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau est agitée, et, pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son lit, et marcha. C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: C'est le sabbat; il ne t'est pas permis d'emporter ton lit. Il leur répondit: Celui qui m'a guéri m'a dit: Prends ton lit, et marche. Ils lui demandèrent: Qui est l'homme qui t'a dit: Prends ton lit, et marche? Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était; car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu. Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire. Cet homme s'en alla, et annonça aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri. »

                    Avant que nous répondions aux trois questions qui est Christ, qu’est-ce que la foi et qu’est-ce que la vie, laissez-moi régler trois petits problèmes que l’on trouve dans ce passage et duquel les érudits discutent, mais je ne désire pas prendre trop de temps sur ce sujet. J’aimerais juste les mettre en évidence. On les trouve tous les trois dans les 4 premiers versets. Le premier se trouve dans le verset 5 :1 qui dit : « Après cela, il y eut une fête des Juifs. »

                      Les érudits se bagarrent au sujet de quelle fête cela peut être. Est-ce qu’il s’agit de la fête de la Pâque ? Est-ce qu’il s’agit de la fête des semaines ? Est-ce qu’il s’agit de la fête des Tabernacles ? Est-ce qu’il s’agit de la fête des trompettes? Est-ce qu’il s’agit de la fête du Pourim? Comme nous ne savons pas de quelle fête il s’agit nous pouvons tout simplement laisser cela de côté. Personnellement je suis enclin à penser qu’il s’agit de la fête de la Pâque parce qu’au verset 4 :35 Jésus dit : «Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? » S’il est question d’une période dans ce passage, alors la fête peut correspondre à Pâque. Mais nous n’en sommes pas sûrs et certains.

                    Le deuxième problème se trouve en Jean 5:2 qui dit : « Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis. » La question est : où est cette porte des brebis ? Certains disent que l’on devrait traduire cela par la place du marché. Nous savons que lorsque Néhémie a reconstruit le temple, il a construit une porte appelée porte des brebis. Mais cela ne nous aide pas et nous ne savons pas où était cette porte et cela n’est pas important.

                    Troisième problème, celui-ci est un peu plus compliqué et je vais donc prendre un peu plus de temps. Jean 5:3-4 dit : 

« Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l'eau; car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l'eau; et celui qui y descendait le premier après que l'eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie. » 

                    Dans certaines de vos Bibles vous trouverez peut-être ce passage entre crochet. De nombreux manuscrits ne contiennent pas les versets 5 :3 et 4, et certaines Bibles ne contiennent que le début du verset 5 :3.

                    Je n’aimerais pas aller trop loin dans ce sujet mais il faut savoir de quelle façon les copistes géraient ces passages délicats. Vous savez qu’ils recopiaient les manuscrits à la main. Lorsqu’ils tombaient sur un passage douteux ou suspicieux ils le marquaient d’un signe. Ils avaient différentes façons de marquer selon le degré de suspicion. Concernant ce passage les copistes l’ont marqué avec le symbole qui indique la plus haute suspicion.

                     En d’autres termes, ils disent par là qu’il y a un réel problème avec ce texte. Vous voyez, ceux que l’on nomme les Pères de l’église ne citent jamais ces versets lorsqu’ils citent l’Évangile de Jean. Ce n’est qu’à la fin du second siècle que ces phrases sont apparues.

                     Le point que j’essaie de souligner est le suivant. Il y a un problème de manuscrit avec ces versets. Est-Il vrai qu’un ange venait régulièrement pour agiter l’eau ? Cela ne me gênerait pas parce que je n’ai pas de problème avec les miracles. Si Dieu désirait qu’un ange ou que dix anges descendent, cela ne me gênerait pas. Je ne désire pas altérer votre foi dans la Bible, mais il faut que vous sachiez qu’il y a des problèmes avec les manuscrits sur ce passage particulier. Je suis cent pour cent sûr que les personnes de cette histoire croyaient qu’il se passait quelque chose, parce qu’il est question que l’eau est agitée et il n’y a personne pour aider cet homme à aller dans l’eau lorsque cela arrive. Mais la Bible n’est pas claire sur le fait que les gens croyaient ou pas qu’un ange venait pour agiter l’eau.

                     Le problème que j’ai avec ce passage n’est pas uniquement qu’il lui manque une autorité de manuscrit. Cela ne cadre pas avec ce que je pense connaître de Dieu. Il est vrai que nous sommes des débutants lorsque l’on en vient à la connaissance de Dieu, mais cela semble contredire ce que je pense connaître du cœur de Dieu. Par exemple lorsque je lis ce passage il semblerait que l’on y trouve le principe de premier arrivé, premier servi. Il semblerait que ce soit le fort et pas le faible qui ait l’avantage. Cela ne cadre pas avec le cœur de Dieu. Je pense que si jamais Dieu désirait favoriser certaines personnes Il favoriserait les faibles. C’est cela qui semble être la direction de son cœur.

                    Cette idée de piscine qui aurait des capacités de guérison n’est pas nouvelle. On peut trouver des fontaines qui auraient des propriétés de guérison au Pérou, à Budapest, dans le Rio Grande et bien entendu dans la ville de Lourdes en France, où l’on dit qu’il y a six millions de pèlerins par an qui viennent parce que Marie y serait apparu. 

               C’est vraiment une drôle d’histoire que nous avons ici dans la Bible. Personnellement je suis enclin à penser que cela était un endroit de superstition. Je n’ai aucun doute qu’il arrivait que l’eau s’agite de temps en temps, mais pour moi cette place est une illustration de la superstition.

                    Reprenons Jean 5:3 « Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l'eau. » Ils s’attendaient sûrement à quelque chose, n’est-ce pas ? Ces malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques sont vraiment des personnes désespérées. Elles devaient être rejetées. Elles se réunissaient toutes autour de cette piscine. Ces personnes étaient sûrement prêtes à payer n’importe quel prix pour être guéries. C’est pour cette raison que les personnes très gravement malades sont les proies les plus faciles pour les charlatans. Elles sont si désespérées qu’elles sont prêtes à accepter n’importe quoi si seulement cela peut les soulager. C’est pour cette raison que je vais considérer cette piscine comme un symbole de la superstition.

                    Voici donc pour les trois problèmes que l’on peut avoir avec ce chapitre. Nous ne savons pas de quelle fête il s’agit. Nous ne savons pas ce qu’était cette porte des brebis. Et nous ne savons pas exactement ce qui se passait autour de cette piscine. Je suis enclin à penser que ces détails ont été ajoutés par la suite par ceux qui désiraient croire dans ces choses subjectives.

CHRIST EST LE GUÉRISSEUR MISÉRICORDIEUX 
DES PÉCHEURS INFIRMES.

                    Très bien, selon cette histoire qui est Christ? Le miracle a pris place à Bethesda. Ce mot vient des mots « Beth » qui signifie Maison et « Esda » qui signifie miséricorde. Bethesda signifie maison de miséricorde. Par conséquent qui que soit Jésus dans cette histoire, Il est Celui qui vient à votre rencontre dans la maison de miséricorde. J’aime à dire que Christ est le guérisseur plein de miséricorde des pécheurs infirmes. Laissez-moi vous montrer d’où je tiens cette idée d’infirmes pécheurs. Jean 5:5 dit : « Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. »

                    Vous voyez l’information sur le temps que nous trouvons ici. Il a passé 38 ans dans cette condition. Cet élément de temps souligne la puissance de Christ. Vous verrez souvent cela dans l’Évangile de Jean. Il y a par exemple l’homme qui est né aveugle. Il y a une femme qui avait des pertes de sang depuis 18 ans. Tout cela met l’accent sur le temps. 

Jean 5:14 dit : « Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire. »

                     Je ne peux pas le prouver mais il semble que cela implique que sa condition était la conséquence d’un quelconque péché. Il avait péché avant et le Seigneur lui demande de ne plus pécher sinon quelque chose de pire risque de lui arriver. Je ne sais pas ce qu’il a fait pour qu’il soit infirme. Peut-être cela s’est-il passé parce qu’il était ivre et qu’il a eu un accident ou parce qu’il s’est battu. Je ne sais pas ce qui est arrivé à cet homme, mais il lui est arrivé quelque chose et pendant 38 ans il a été paralysé dans son corps et son âme.

                    Lorsque vous lisez cette histoire avec tant de personnes dans le besoin, vous pouvez vous demander pourquoi Jésus s’est arrêté devant cet homme. Pourquoi n’a-t-Il pas guéri une des autres personnes ? Je pense que c’est parce que le problème moral est souligné. Il n’était pas uniquement infirme. C’était un infirme pécheur. Je pense que Dieu se focalise sur cette idée. Il ne va pas uniquement être guéri dans son corps, il aura également une guérison de l’âme. Jésus est donc un guérisseur miséricordieux pour les pécheurs infirmes. Comme cela fait 38 ans que cette personne était dans cette situation, cela montre que Jésus peut s’occuper des conséquences du péché qui sont profondément ancrées dans nos vies. Cet homme a passé 38 ans dans cette condition. Il arrive parfois que vous soyez si enfoncé par un péché que plus cela dure, plus vous pensez que vous ne pouvez pas en être délivré. Si cela fait plus de trente ans que vous êtes dans un péché, vous pouvez finir par penser comme cet homme qu’il n’y a plus d’espoir. Seul un Sauveur plein de miséricorde qui se manifeste à la maison de la miséricorde est capable de donner de l’espoir et de délivrer quelqu’un qui est si enfoncé dans le péché.

                    Avez-vous entendu parler de Mel Trotter? Mel Trotter était un alcoolique sans espérance à l’âge de 20 ans. Je ne pense pas que j’ai déjà entendu un témoignage de quelqu’un qui était si dépendant et si enfoncé dans le péché. Il vivait à l’époque où l’on utilisait des chevaux et des charrettes. Il a vendu cela pour assouvir sa soif. Son fils était gravement malade. Lui et sa femme étaient très pauvres parce que tout l’argent passait dans la boisson. Le docteur est venu voir le garçon, et comme il savait qu’il n’avait pas d’argent il a donné des sous au père et lui a dit : « Cours, ne marche pas, va à la pharmacie et achète des médicaments. » Il a couru mais pas pour acheter le médicament, pour acheter de l’alcool et a fini ivre. Lorsqu’il est revenu son fils était mort. Il a juré sur le cercueil de son fils qu’il n’allait plus jamais boire. Mais au bout de deux heures il était de nouveau saoul. Un peu plus tard sa fille est morte. Il est allé vers elle alors qu’elle était couchée dans le lit, a pris ses souliers et est allé les vendre pour acheter de l’alcool.

                    Voici encore qui montre à quel point il était enfoncé dans le péché. Il a pris un rasoir, a entaillé son bras et a écrit un vœu avec son sang dans lequel il jurait de ne plus boire. Il a utilisé son sang comme de l’encre et a écrit qu’il promettait de ne plus boire. Mais avant que le sang soit sec il était de nouveau ivre.

                   Finalement il ne pouvait pas trouver d’autre solution que de se prendre la vie. Il est allé sur le rivage du lac Michigan à Chicago mais il n’a pas eu le courage de se jeter à l’eau. Et il y a eu un homme qui est passé et l’a invité à une soirée missionnaire. Mel a été délivré. Il a accepté Christ et selon son propre témoignage, il a été tellement délivré qu’il n’a jamais plus eu le goût pour l’alcool. Il arrive parfois que Dieu ne délivre pas aussi complètement.

                   Je vous rapporte cette histoire pour vous montrer la puissance de Christ pour délivrer des personnes qui sont profondément engluées dans le péché. Il l’a fait pour le paralytique de Jean 5 et Il l’a fait avec Mel Trotter. Dans sa miséricorde Dieu aime à délivrer les personnes qui sont profondément engluées dans le péché.

                    Cela n’a pas besoin d’être une addiction. Cela peut être n’importe quoi. Cela peut être la fainéantise, la fierté, un mauvais tempérament, l’égoïsme, l’incrédulité, ou la médisance. Quoi que cela soit, vous pouvez vous dire mais cela fait 38 ans et je n’en ai jamais été délivré. Jésus est le grand guérisseur, qui dans Sa grande miséricorde peut se manifester et vous délivrer en un instant. 

Jean 5:7 dit : « Le malade lui répondit: Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau est agitée, et, pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »

                    Ce verset nous apprend que cet homme n’avait pas d’ami. C’est une chose que d’être profondément touché par le péché, mais s’en est une autre que d’être seul et de n’avoir personne de qui dire c’est mon ami et il va m’aider. Ajouté à cela, le fait qu’il est assis dans un endroit de superstition, cet homme n’avait aucun espoir. Quelle image vous avez ici de quelqu’un qui a besoin de Jésus de façon si désespérée ! Il est dans un endroit de superstition, il n’a pas d’ami et il est si enfoncé dans le péché ! Cela fait 38 ans qu’il est comme cela et il n’attend plus rien. Il n’espère même pas un jour être délivré. C’est à ce moment que le Seigneur Jésus se manifeste.

                    Lorsque le Seigneur Jésus est venu près des porches, vers ces nécessiteux, il est intéressant qu’il n’y a personne qui l’ait interpellé en disant : « Fils de David aie pitié de moi ! » Il n’y a pas d’appel pour qu’Il s’approche comme nous le voyons dans d’autres récits de l’Évangile. Personne n’est monté en hauteur pour mieux le voir comme ce fut le cas avec Zachée. Il n’y a personne qui a tendu le bras pour essayer de Le toucher. Personne n’a ressenti Sa présence puis a dit : « Arrière de moi, je suis un homme pécheur. » Il n’y a personne ici qui a dit : « Donne-moi juste quelques miettes de pain qui tombent de la table du maître. » Tout le monde était focalisé sur la piscine. Ils attendaient tous que l’eau s’agite. Ils s’attendaient à ce que quelque chose se passe, et voici devant eux il y a Celui qui donne la vie, le guérisseur Lui-même, qui circule au milieu d’eux et personne ne Le voit. Personne ne regarde vers le Seigneur. Ils sont tous focalisés sur cet endroit de superstition, d’où ils espèrent qu’ils pourront recevoir une sorte de guérison.

                    Vous savez de quelle manière les gens sont assis en train de rechercher ce don, cette vision, ce signe, ce rêve, cette bénédiction spéciale, ce baptême ou cette émotion. Années après années ils courent vers les retraites, les conférences et les conseillers, les livres ou les cassettes en espérant que quelque chose puisse se passer, mais Christ est en train de marcher au milieu d’eux, et ils ne voient jamais le Seigneur, et malheureusement il ne se passe rien pour eux. Cela est si triste, vous avez mal au cœur pour eux. Quoi qu’il en soit, notre Seigneur Jésus est Celui qui vient vers cette personne pécheresse, sans espérance, superstitieuse, dans la maison de miséricorde, et il commence cette merveilleuse œuvre.

                    Laissez-moi commencer à répondre à la question suivante et nous terminerons dans notre prochaine leçon. Qu’est-ce que la foi selon ce récit ? 

Jean 5:6 dit : « Jésus, l'ayant vu couché, et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit: Veux-tu être guéri?»

LA FOI C’EST L’IMPUISSANCE ET LA VOLONTÉ D’ÊTRE RÉTABLI

                       Laissez-moi  donner une simple réponse, puis je la développerai. La foi c’est la volonté d’être rétabli. Veux-tu être guéri ?

                     Je ne désire pas manquer de révérence au Seigneur Jésus, mais au niveau terrestre cela peut sembler comme une question bête. Vous allez vers une personne qui est malade depuis 38 ans et vous lui demandez : « Veux-tu être guéri? » nous répondrions sûrement : « Eh, cela fait 38 ans que je suis dans cette situation, bien entendu que je désire être guéri ! Cela semble aller de soi ! » Mais cet homme n’a pas répondu « oui. » Il semble que chaque pécheur infirme désire être guéri.


                      Qu’est-ce que la foi? C’est la volonté d’être rétabli. La foi est une question de volonté. Mais en fait c’est même mieux que cela. John Charles Ryle dit que la question signifie littéralement : « Est-ce que tu as la volonté d’être guéri ? » Vous voyez c’est tout ce dont Jésus a besoin pour faire Son œuvre. Est-ce que vous avez la volonté pour cela ? Est-ce que vous avez le désir ? Vous voyez, Christ s’adresse à des gens qui aspirent à la délivrance et il fait appel à leur volonté. Pourquoi croyez-vous que cet homme n’a pas répondu oui à la question ? Pourquoi n’a-t-il pas répondu : « Oui, je désire être guéri ! Je ne peux supporter cette condition ! S’il n’y a jamais eu quelqu’un qui désirait être guéri c’est bien moi ! Oui ! Oui ! » Pourquoi n’a-t-il pas dit cela ? Voici à nouveau sa réponse.

Jean 5:7 dit : « Le malade lui répondit: Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau est agitée, et, pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »

                   Vous voyez, il n’a pas essayé d’éviter la question. Cette question révèle à quel point cet homme était désespéré. En d’autres termes, je mets des mots dans sa bouche mais je crois qu’il était en train de dire : « J’aimerais dire oui, mais je suis infirme, il n’y a personne pour m’aider et c’est donc impossible. » Je pense qu’il exprimait par là son impuissance.

                   C’est Frederick Brotherton Meyer qui nous rappelle que « Dieu ne peut pas résister au cri des impuissants. » C’est tout à fait exact. Si souvent dans ma propre vie chrétienne je suis venu devant le Seigneur, j’étais si impuissant, je sentais que je ne pourrais faire confiance à Jésus qu’après  avoir été débarrassé de mon impuissance. Je demandais tout le temps qu’Il puisse me débarrasser de ce sentiment d’impuissance pour que je puisse mettre ma confiance en Lui. Mais Il me répondait tout le temps, l’impuissance fait partie du processus de la foi. Voilà ce qu’est la foi. C’est cela l’impuissance. Cet homme a donc donné une réponse parfaite. Il n’a pas dit oui ou non. Il a simplement exprimé son impuissance au Seigneur. Ce qu’il disait était : « Si je pouvais dire oui je le ferais. Mais personne ne va m’aider. Je ne m’attends à rien du tout. Je suis impuissant. » C’est ce que Jésus attendait d’entendre. Et ensuite il lui dit : « Prends ton lit, et marche. »

                       Laissez-moi terminer avec trois merveilleux versets qui m’ont beaucoup aidé dans ce domaine et avec la question est-ce que tu veux être guéri en lien avec la volonté.

Psaume 110 :3 dit : « Ton peuple est plein de volonté, quand tu rassembles ton armée; Avec des ornements sacrés, du sein de l'aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée. » N’est-ce pas merveilleux ?

Philippiens 2 :13 dit : « Car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. »

                    N’est-ce pas un merveilleux verset? C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire. Seigneur j’ai la volonté d’être rétabli, mais j’ai besoin que tu produises cette volonté et me donne la puissance pour le faire.

Jean 7:17 dit : « Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. »

                    Nous développerons cela lorsque nous irons dans le chapitre 7, mais ce qu’il dit est que si quelqu’un le désire, alors il connaîtra. La connaissance n’est pas une question de pensée. Dans le domaine spirituel, c’est une question de volonté. Si quelqu’un veut faire Sa volonté. Il m’arrive parfois que je parle du Seigneur à des personnes et elles me disent qu’elles ont besoin de plus d’informations. Non, vous n’en avez pas besoin. Vous avez juste besoin de la volonté, et mettre votre confiance dans le Seigneur. Ce n’est pas de plus d’informations dont vous avez besoin. Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra si la doctrine est de Dieu. Vous voyez lorsque cet homme exprime son impuissance, Jésus place sa volonté du côté de la foi. Quelle précieuse chose cela est-il !

                    Qui est Christ? C’est le guérisseur plein de miséricorde des pécheurs infirmes. Qu’est-ce que la foi ? C’est l’impuissance, mais aussi la volonté d’être rétabli. Cet infirme avait la volonté. Nous avons lu : « Ton peuple est plein de volonté, quand tu rassembles ton armée. » Si vous dites que vous désirez avoir la volonté, alors Dieu verra votre désir. C’est là où en était cet homme. Il n’avait pas la volonté de faire cela, il n’avait pas la puissance de le faire. Il ne pouvait pas le faire et personne sur la terre ne pouvait l’aider. Mais il avait un désir profond. Il avait la volonté d’avoir la volonté, mais il n’avait pas le pouvoir. Dieu vous donne les capacités et Il regarde à vos désirs. Nous devons vouloir avoir la volonté. Cela est si merveilleux et si simple.

                    Est-il possible que quelqu’un qui a été enfoncé dans le péché, qui est lié par des choses terribles pendant des années et des années soit délivré très rapidement par le Seigneur ? Oui, s’il a le désir, Dieu donnera la puissance. Il est en fait Celui qui nous attire et qui met ce désir en nous. Il est Celui qui met en nous le désir et qui nous permet de réussir.

Prions:

                    Notre Père céleste, nous Te remercions tellement de ce que Tu n’es jamais fatigué de passer près des porches de Bethesda, en recherchant quelqu’un qui a un désir. Seigneur, pardonne-nous parce que nous sommes si souvent focalisés sur les autres choses et pas sur Toi. Merci Seigneur pour la simplicité de la foi qui est simplement cette impuissance. C’est simplement un désir, c’est la volonté de vouloir. Merci Seigneur tu nous donnes une merveilleuse délivrance. Quelle miséricorde tu as pour nous ! Nous prions que Tu puisses manifester cela dans nos cœurs, nous prions que Tu puisses nous préparer pour cette grande révélation de ce qu’est la vie que l’on trouve dans ce chapitre, pour que nous puissions profiter de la vie. Celui qui a le Fils a ce genre de vie. Manifeste ces choses dans nos vies. Nous Te prions dans le nom de Jésus.



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