jeudi 22 décembre 2016

(18) Évangile de Jean partie 18 JEAN 4:5-42 La femme au puits - Partie 3 Par Ed Miller (première série d'études)

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT) 

Bonjour et bienvenue dans notre dix-huitième leçon sur ce merveilleux évangile de Jean.

Pour commencer j’aimerais que nous lisions un verset du Psaume 36

Psaume 36 :8 : «Ils se rassasient de l'abondance de ta maison, Et tu les abreuves au torrent de tes délices. » 

Prions : 

                  Père céleste, nous Te remercions à nouveau pour le privilège de nous rencontrer pour ouvrir Ta Parole. Nous nous confions dans Ton Saint-Esprit pour qu’Il focalise nos cœurs sur le Seigneur Jésus Lui-même. Nous Te remercions pour chaque révélation de Christ dans ce livre. Alors que nous méditons, nous prions que nos cœurs puissent se tourner à nouveau vers Lui. Nous Te remettons ces moments, dans le nom merveilleux de notre Seigneur Jésus, amen.

RÉSUMÉ

                    Très bien, merci de prendre Jean chapitre 4. Dans notre précédente leçon je vous ai montré de quelle façon le Seigneur Jésus s’occupe des personnes assoiffées. Bien entendu, cela est illustré par la façon dont Il s’occupe de la femme au puits. Elle était une femme pécheresse, et le Seigneur s’occupe  d’elle auprès du puits de Jacob.

                    J’ai commencé à vous donner six principes sur la façon dont le Seigneur Jésus s’occupe des personnes qui sont assoiffées. Avant que nous revoyions les quatre principes dont nous avons déjà parlé, laissez-moi encore une fois vous rappeler l’approche que nous ne prenons pas et l’approche que nous prenons pour l’étude de ce texte.

CHRIST N’EST PAS NOTRE EXEMPLE

               Je ne veux pas vous laisser croire que Jésus est notre exemple en ce qui concerne le salut des âmes. Je ne dis pas du tout cela. Je ne veux pas dire que nous devrions étudier le Seigneur Jésus et Ses méthodes, que nous devrions voir comment Il s’est occupé des personnes qui ont soif et agir de la même façon que Lui. Nous ne devons pas utiliser Jésus en tant que modèle et en tant qu’exemple. La réalité est que Dieu ne nous a pas appelés à copier Jésus.

                    Je me rappelle que lorsque j’ai mis ma confiance dans le Seigneur Jésus en 1958, le premier livre chrétien que j’ai lu était « l’imitation de Christ ». Toute l’idée ici était : voici comment Jésus a vécu et vous devez copier cela. Le message de ce livre est : sortez et vivez de cette façon parce qu’Il est le grand exemple. Non, nous n’enseignons pas cela.

                     A la place, ce que nous voulons dire est que lorsque le Seigneur était sur terre, Il s’est occupé des personnes assoiffées dans Son corps. Il s’agissait de Son corps incarné, c’est le corps que Dieu Lui a donné par la vierge Marie. Il a vécu dans Son corps, Il a bougé, Il a aimé, Il avait compassion, Il a pardonné, Il accueillait tous ceux qui venaient à Dieu en Son nom. Il n’y a pas deux Christs. Il n’y a qu’un seul Christ. Il n’y a que notre Seigneur Jésus Christ. Et soit qu’Il marche sur la terre dans Son corps ou qu’Il vive maintenant dans Son nouveau Corps c’est-à-dire vous et moi dans Son temple il s’agit du même Jésus.

                    Le Jésus que l’on étudie dans l’Évangile de Jean vit maintenant dans mon cœur. Et Jésus ne se contredira pas Lui-même. Il ne peut pas être différent. S’il revenait sur terre maintenant, Il ne changerait rien à Sa façon de faire. Il vivrait exactement de la même façon qu’Il a vécu à cette époque. Eh bien, Il est revenu sur terre et Il a un nouveau corps, nous sommes Son Corps. La question devant nous n’est donc pas : qu’est-ce que Jésus ferait à notre place et ensuite essayer de le faire. Mais plutôt : Qu’est-ce que Jésus va faire ? Il est encore vivant, Il est encore actif, et Il fait encore ce qu’Il a fait à cette époque. Il va vivre à travers vous et moi exactement de la même façon qu’Il a vécu lorsqu’Il vivait dans Son propre corps sur la terre. Il est encore le Christ doux. Il est encore humble. Son Cœur est encore attaché à faire la volonté de Dieu. C’est cela Sa viande. Il est encore le serviteur obéissant et celui qui ne se plaint pas. Il est encore soumis dans la souffrance. Jésus pleure encore sur Jérusalem. Il accueille encore tous ceux qui viennent à Lui dans une simple foi, mais maintenant Il le fait à travers Son Corps. 

                    Nous étudions donc Jean 4 pour savoir à quoi nous attendre lorsque Dieu amène des personnes qui ont soif dans nos vies. Nous pouvons voir ici de quelle façon Jésus va s’occuper d’elles à travers nous. Parce que la façon dont Il a pourvu aux besoins des personnes assoiffées, lorsqu’Il a vécu dans Son propre corps sur la terre est exactement la façon dont Il satisfait les gens assoiffés maintenant qu’Il vit dans Son nouveau Corps qui est l’Église.

                    Dans notre précédente leçon, j’ai mentionné quatre observations à partir de cette histoire pour montrer à quoi nous pouvons nous attendre lorsque nous nous soumettons à la vie de Christ en nous alors que nous nous occupons des gens assoiffés. Laissez-moi vous rappeler à nouveau ces quatre observations.

                    Ma première observation est que Christ était attaché à faire la volonté de Son Saint Père. Son cœur n’était pas centré sur le fait de sauver des âmes. Il vivait simplement pour obéir à Dieu. Lorsqu’Il vivait pour obéir à Dieu, Dieu mettait en place les circonstances pour que les personnes qui avaient soif puissent venir s’assoir avec Lui au puits. Eh bien, c’est exactement ce qui va aussi arriver de nos jours.

                     La seconde observation est la suivante, c’est que Jésus agissait avec un cœur aimant et impartial. Vous savez qu’il y avait de grands préjugés entre les juifs et les Samaritains. Eh bien, Jésus vivait au-dessus de tout cela et lorsqu’Il est en vous et en moi Il continue de ne connaître aucun homme d’après la chair. Il n’y a pas de préjugés dans Son cœur.

                    La troisième observation est que lorsque Jésus vivait dans Son propre corps sur la terre et qu’Il s’occupait des personnes qui avaient soif, Il était fidèle pour souligner les erreurs et révéler les péchés. Il a mis cette femme face à son péché lorsqu’Il lui a dit : « Appelle ton mari, et viens ici. » Il a mis cette femme face à son erreur lorsqu’Il lui a fait remarquer que sa religion était fausse. Il était assez fidèle pour faire cela, et il refera encore cela à travers vous et moi.

                     La quatrième observation est que Jésus avait une approche tout ce qu’il y a de plus naturel envers les personnes assoiffées – Il était supernaturellement naturel. Lorsqu’Il s’occupait de cette femme fatiguée, Il a permis à Son corps de devenir fatigué. Il avait soif et Il s’est assis près d’un puits. Christ a permis à Son corps d’avoir soif pour pouvoir s’occuper des personnes qui ont des besoins. Par conséquent de nos jours encore Il permet à Son corps, c’est-à-dire à nous, de devenir malades et de passer par des problèmes. Par conséquent ne soyez pas trop centrés sur vous-mêmes sur ce sujet en disant : « Mais qu’est-ce que Dieu est en train de faire de ma vie ? » Il est possible qu’Il soit en train de vous préparer à rencontrer des personnes qui ont soif. C’est de cette manière que Christ répond à des personnes assoiffées. Il devient Lui-même fatigué. Ensuite la femme qui était fatiguée a été attirée par la fatigue du Seigneur et elle a fini par trouver le Seigneur.

ÉVANGÉLISER EN ETANT CENTRE SUR DIEU

                    Cela nous amène à deux nouvelles observations que j’aimerais faire à partir de cette histoire. De quelle façon est-ce que Jésus s’est occupé des personnes assoiffées pour que je puisse savoir comment Il va agir en moi. Le cinquième principe peut être résumé en trois simples mots. Notre Seigneur Jésus était très centré sur Dieu lorsqu’Il s’est occupé de cette femme assoiffée. Il était centré sur Dieu. Par cela je veux dire que malgré que la femme ait essayé de changer de sujet, Lui il est resté sur son sujet.

Jean 4 :16-20 dit : « Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit: Je n'ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n'ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »

                  Comme rapidement cette femme désirait parler de théologie ! Elle demande sur quelle montagne est-ce que nous devons adorer, sur le Mont Garizim ou sur le mont Sion ? Il se peut que cela ait été une question honnête. En d’autres mots cela a pu faire partie de sa confusion, et cette question devait alors trouver une réponse. Je pense vraiment qu’il y a des personnes qui ont des questions vitales, mais certaines personnes utilisent simplement cela comme une excuse pour changer de sujet. Elles passent à un autre sujet, qui est la théologie, mais il y a des gens qui ont des problèmes auxquels il faut donner des réponses avant qu’ils ne puissent se tourner vers le Seigneur. Nous avons donc besoin d’être sensible et laisser le Seigneur vivre à travers nous à ce niveau.  

                    Je vous ai rappelé l’arrière plan de cette question dans l’introduction de ce chapitre. Nous avons vu qu’il y a eu un grand fossé qui s’est creusé entre les Juifs et les Samaritains, ils avaient un grand préjugé. Pendant le temps de restauration du Temple, les Samaritains ont offert leur aide. Les juifs ont donc voté, mais comme les Samaritains n’étaient que des demi-juifs, l’issue du vote a été : « Vous pouvez donner votre argent, aider aux frais mais vous ne pouvez pas utiliser vos mains impures pour participer à la construction. » Les Samaritains ont bien entendu été offensés par cela et ont donc décidé de se construire un temple pour eux-mêmes sur le mont Garizim. Ils ont ainsi répondu aux juifs : « Nous n’avons pas besoin de votre Temple à Jérusalem. Comme vous ne nous laissez pas vous aider, nous allons construire notre propre temple. »

                    Cela n’est pas dans la Bible, mais l’historien Flavius Joseph nous dit que le temple rival a été construit par Sanballat au temps de Néhémie. C’est la famille de ce Sanballat que Néhémie a jeté hors du Temple en Néhémie 13. Quoiqu’il en soit voilà la question de cette femme : Les Samaritains disaient nous devons adorer sur le Mont Garizim et les Juifs disent qu’ils doivent adorer sur le Mont Sion, qu’est-ce qui est juste ? Est-ce que nous devons adorer Dieu sur le Mont Garizim ou sur le Mont Sion ?

                    Il se peut que cela ait été une question légitime de la Samaritaine, et qu’elle essayait simplement d’avoir la bonne réponse. En d’autres mots, elle est venue près du Seigneur en disant : « Certaines personnes disent cela, d’autres personnes disent cela et d’autres encore autre chose. Comment est-ce que je vais pouvoir connaître la vérité ? Tout le monde dit des choses différentes et j’ai besoin de connaître la vérité. » Il est possible que c’est cela qui était dans son cœur, et qu’elle désirait simplement savoir où elle pouvait adorer.

                    C’est également possible, mais je pense qu’il semble plutôt qu’elle a posé cette question parce que le Seigneur Jésus a mis Son doigt sur son style de vie adultère lorsqu’Il a dit : « Tu as eu cinq maris dans le passé et celui avec qui tu vis actuellement n’est même pas ton mari », voilà ce qui la rend mal à l’aise. Par conséquent elle change de sujet, dès qu’Il lui parle de péché et elle dit : « Ah, en passant, sur quelle montagne devons-nous adorer ? » Elle essaie consciemment de changer de sujet pour passer du péché à un sujet plus religieux. Vous verrez de nombreuses personnes faire cela.

                    Que cette question soit légitime ou pas j’aimerais que vous voyiez comment Jésus s’occupe de cette femme  assoiffée. C’est parce que de nos jours Il s’occupe de la même façon des personnes assoiffées.

Jean 4 :21-24 dit : « Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. »

                    Vous voyez, le Seigneur Jésus est allé droit à ce qu’il y avait sur le cœur de cette femme. Elle, elle était concernée par l’endroit où elle devait adorer le Seigneur, ici ou là-bas. Mais Jésus lui dit que la vraie adoration, l’adoration acceptable ne dépend pas de la place, mais plutôt de l’état du cœur de celui qui adore. Il parle d’adorer par l’esprit au verset 4 :23 : « Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. » En d’autres mots, Jésus se détourne des choses extérieures, de cette montagne ou de cette montagne, vers la vérité qui est intérieure.  

Voici ce que dit 1 Samuel 16 :7 : « Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au coeur. »

                    Je ne sais pas si vous êtes conscient de cela mais il y a de nos jours un grand mouvement pour retourner à la façon de faire des juifs, au temple juif et aux cérémonies juives. Certaines personnes vont jusqu’à dire que lorsque l’Eglise est née du Saint-Esprit, Dieu n’a jamais prévu qu’elle remplace le Judaïsme mais qu’elle accomplisse le Judaïsme. Ils nous rendent attentifs à des versets comme Ephésiens 2 :15 qui dit : « Afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau. » Elles disent que toute cette idée de mettre de côté le Sabat juif, les cérémonies juives, les traditions et les restrictions au niveau de la nourriture vient de Satan, que c’est du diable. Elles disent que c’est charnel, c’est du monde et que Dieu n’a jamais prévu cela. Elles disent que les chrétiens de nos jours devraient respecter toutes les cérémonies juives. Elles soulignent le fait que l’apôtre Paul a vécu et est mort en tant que juif et que Jésus était aussi un juif. Elles essaient d’appeler cela la communauté juive messianique. Si vous n’en avez pas encore entendu parler, cela viendra parce que cela prend de l’ampleur. Il y a de nombreux livres qui ont été écrits sur ce sujet.

                    Un des moments importants de ce mouvement est lors de la fête des Tabernacles. Elles appellent cela la fête chrétienne des Tabernacles. Elles appellent cela Soukkot, c’est le mot hébreu pour tabernacle. Si vous participez à une telle fête vous verrez la cérémonie du versement de l’eau, le festival de la lumière et vous devrez vivre dans des cabanes pendant huit jours. Vous aurez des cours sur les herbes de la Bible, vous apprendrez à souffler dans un Shofar, à faire des danses hébraïques, comment coudre des habits hébraïques et comment manger de la nourriture Kasher. C’est assez incroyable de voir comment toutes ces choses se répandent parmi les églises chrétiennes. Toute l’idée là derrière est que les chrétiens devraient célébrer cela avec les juifs parce qu’ils sont un, ils ne sont pas séparés. La grande idée derrière est que Dieu n’a pas remplacé les juifs, nous devons simplement accomplir le judaïsme, car nous avons été greffés dans ce peuple.

                    Est-ce que c’est cela que Jésus a dit à cette femme assoiffée ? Est-ce qu’Il a dit que pour devenir chrétien elle devait devenir juive et respecter toutes leurs cérémonies ? Non, c’est l’opposé qui est vrai. Il l’a détournée du Mont Garizim et de toutes ces autres choses – les places, les sanctuaires, les autels, les prêtres, les sacrifices, les beaux vêtements, les bougies, l’encens et tout le reste. Tout cela est parti avec Christ et ce que ces chrétiens font lorsqu’ils retournent à toutes ces cérémonies n’est rien de moins qu’un retour à un salut par les œuvres. Le Seigneur est tout le temps ouvert envers les personnes assoiffées, et il fait que Ses secrets soient connus des personnes assoiffées. Les secrets qu’Il donne sont illustrés par cette femme avec qui il a parlé.

                    Un de ces secrets est le suivant : Dieu ne peut pas être localisé. Vous ne pouvez pas limiter Dieu à un endroit. Je pense que cette simple vérité a petit à petit disparu parmi le peuple de Dieu. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent doivent l’adorer en esprit et en vérité. Comme cela est simple ! Comme nous aimons boucher les fontaines ! Nous sommes comme ces castors qui construisent des barrages pour ralentir le courant. Jésus était fidèle dans le fait qu’Il était complètement centré sur Dieu et qu’Il dirigeait tout le temps cette femme vers Lui. C’est cela que Dieu recherche. Dieu est esprit et il désire que nous l’adorions en esprit et en vérité.

Les versets 4:23-24 disent : « Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. »

                    Est-ce que vous voyez la façon dont Dieu vient directement au point important ? Il désire que nous adorions selon qui est Dieu et selon Son caractère. Dieu est esprit; Dieu est vrai. Nous devons l’adorer en esprit et en vérité. Il recherche ceux qui l’adorent.

                    Est-ce que vous réalisez à quel point Jésus était audacieux, parce qu’Il est tout autant audacieux de nos jours. Il est le même. Lorsqu’Il dit cette vérité radicale, ce n’est ni sur cette montagne, ni sur celle-là, c’est dans notre cœur, c’est dans notre esprit, c’est Le connaître personnellement, Il lui a donné cette vérité sans prendre de précaution. Il n’a pas dit : « Sois prudente et ne deviens pas trop extrême. Tu peux m’adorer ici près du puits, mais fais attention parce que quelqu’un pourrait avoir l’idée qu’il n’a plus besoin d’aller à l’église et qu’il peut adorer Jésus près de ce puits. » Non, Il n’a pas dit cela. Il ne lui a pas donné d’avertissement. Elle avait soif, et Il ne lui a que dit la vérité. Les gens assoiffés sont protégés par leur soif. En Matthieu 5:6 Jésus a dit : « Bénis sont ceux qui ont faim et soif. » Ces gens n’ont pas besoin d’avoir peur des fausses doctrines. « Bénis sont ceux qui ont faim et soif ils seront rassasiés ». Les gens assoiffés n’ont pas à s’inquiéter, parce que Dieu s’occupe des personnes assoiffées et leur donne tout ce qu’elles ont besoin de savoir.

                    Je pense qu’il est encore choquant pour certaines personnes de digérer cette vérité, le fait que je puisse adorer Jésus en tout temps, dans tous les endroits, si mon cœur est juste et que je suis focalisé sur Lui. On nous demande constamment sur quelle montagne est-ce que je dois adorer. Dans quelle église est-ce que je dois aller ? A quelle dénomination est-ce que je dois appartenir ? A quel groupe? Où est-ce que je dois aller pour adorer? Comment trouver un bon endroit pour adorer et ce genre de choses. Jésus mettait tout cela de côté lorsqu’Il s’occupait des personnes assoiffées, Il allait droit au cœur des gens.

Les versets 4:25-26 disent : « La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu'on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. »

                    N’est-ce pas une chose incroyable ? Et Il a dit cela à une samaritaine, une femme pécheresse. C’est la seule fois, avec les paroles les plus claires qu’Il a dit directement qu’Il était le Messie. Cela implique qu’Il est arrivé souvent qu’Il n’a pas dit les choses aussi clairement. Je pense que la fois où Il en est arrivé le plus près était avec Pierre, lorsqu’Il dit en Matthieu 16 :17« Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux. » C’est presque comme dire : « Je le suis. » Mais avec cette femme, cette personne assoiffée, Il dit très directement : « Je suis la personne que Tu recherches. » Je suis le Messie, et tu ne dois pas t’étonner, tu n’as pas besoin de deviner. » Le point que je désire souligner est le suivant : Dans les moments de forte conviction, le cœur coupable et pécheur essaiera de détourner ses pensées du péché pour trouver du repos dans la théologie. Mais le Seigneur est fidèle pour le garder sur la bonne voie. Il va constamment vous tourner vers Dieu le Père. Il va tout le temps souligner ce qu’il y a sur votre cœur et Il ne vous laissera pas dans l’expectation. Il viendra très directement vers vous et Il se révélera Lui-même à vous.

                    Je me rappelle que lorsque j’étais à l’école biblique, je devais témoigner à une âme vraiment dans le besoin, et elle m’a répondu « laisse-moi seul, je ne désire pas Ton Jésus ». En tant qu’étudiant cela m’a vraiment terrassé. Cela me tourmentait tellement que je suis allé voir un conseiller. A cette époque je passais mon temps à aller voir un cher saint, un mentor qui est maintenant avec Christ, il s’appelait Frank Sells. Je lui ai partagé ce qu’il y avait sur mon cœur. Je lui ai dit qu’elle avait rejeté Christ et qu’elle ne voulait pas de Christ. Je n’oublierai jamais ses paroles. Il a répondu : « Es-tu sûr qu’elle a rejeté Christ? Christ est irrésistible. Es-tu sûr qu’elle n’a pas plutôt rejeté ta présentation de Christ? »

                    Mais voici mon point. Lorsqu’il y a une âme affamée, Jésus dit aux affamés : « Je suis ici. » Il se révèle Lui-même et il le fait tout le temps. Par conséquent Il vient tout le temps à la rencontre des assoiffés. Ce qu’Il a fait à cette époque Il le fait encore de nos jours. Lorsque Dieu vient à la rencontre des assoiffés à travers vous, il se peut que vous trouviez cela très difficile. Les gens vont essayer de discuter au sujet de la théologie, ils vont entrer dans toutes sortes de débats sur différents sujets. Si vous vous soumettez au Seigneur, je pense que vous resterez centrés sur l’essentiel. Vous devez simplement les recentrer sur Christ. C’est de cela dont ils ont besoin. Ils ont simplement besoin du Seigneur. Ils ont besoin de savoir qu’il s’agit d’un problème de coeur, puis Dieu répondra à vos besoins.

                    Cette femme Samaritaine n’avait pas réellement besoin de savoir sur quelle montagne il fallait adorer. Elle avait besoin de connaître Jésus et c’est ce qu’Il lui a montré.

NOUS SOMMES EN MÊME TEMPS DES SEMEURS 
ET DES MOISSONNEURS

Très bien, laissez-moi vous donner la sixième observation. Comment est-ce que Jésus s’occupe des assoiffés ? La façon dont Il s’occupe de cette femme est la façon dont Il s’occupe tout le temps des assoiffés. 

Jean 4 :28-42 dit : « Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s'en alla dans la ville, et dit aux gens: Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait; ne serait-ce point le Christ? Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui. Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange. Mais il leur dit: J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger? Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci ce qu'on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m'a dit tout ce que j'ai fait. Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d'eux. Et il resta là deux jours. Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole; et ils disaient à la femme: Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde. » 

                    Pour vous présenter ce principe j’aimerais relire le verset 4 :35 qui dit : « Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. »

                 Il y a deux différentes manières de considérer ce verset 4 :35. Certaines personnes disent qu’il faut le prendre de façon littérale. En d’autres termes ils sont au mois de février et ils savent que dans quatre mois ils seront au printemps ou au début de l’été et ce sera l’heure de la moisson. Ou alors ils étaient fin juin début juillet et ils savaient que dans quatre mois il y aura la moisson d’automne. Cela nous indique quand est-ce que Jésus a parlé avec cette femme et que dans quatre mois à partir de cette date il y aura la moisson.

                    Une autre manière de considérer cela est de dire que Jésus cite un proverbe « Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson. » Il veut donc dire qu’entre le moment où l’on sème et le moment où l’on moissonne il y a quatre mois.

                    Indépendamment de la manière dont vous comprenez ce passage, cela ne va pas changer le principe. Je pense que le principe ici peut être résumé par un simple mot. Lorsque Jésus s’occupe de personnes assoiffées, Il s’attend à voir des résultats. Je vais vous montrer cela à partir du texte.

                    Je pense que son point est le suivant. Jésus a pris le naturel pour illustrer le spirituel. Il dit : « dans le monde naturel, il y a une séparation entre le moment où l’on sème et le moment où l’on récolte. » En d’autres termes, entre le moment où l’on met la semence dans la terre et le moment où l’on espère recevoir quelque chose de cela, il s’écoule quatre mois. Cela est vrai dans le monde physique et naturel. Jésus souligne qu’il se peut qu’il n’y ait pas séparation dans le monde spirituel. Il se peut que vous plantiez une semence et qu’en un court instant, Dieu commence la moisson. Tout prend vie juste devant vos yeux. Dès que vous plantez la semence, cette personne est si mûre qu’elle commence à produire du fruit. En fait cela a été le cas avec la femme Samaritaine.

Considérez à nouveau le verset 4 :35 : « Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. »

Jésus leur demande de lever les yeux et de regarder les champs. Qu’est-ce qu’ils ont vu en levant les yeux ?

Les versets 4 :28-30 disent : « Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s'en alla dans la ville, et dit aux gens: Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait; ne serait-ce point le Christ? Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui. »

                    Les gens sont sortis de la ville et sont venus vers Jésus. Lorsque les disciples ont levé les yeux, ils ont vu un champ de Samaritains. Des Samaritains avec leurs robes blanches. Ils se sont rapprochés de Jésus et des disciples et c’était cela la moisson. Jésus dit aux disciples : « Cette femme vient juste de venir à Christ. Elle est allée dans la cité et parce que sa vie a été tellement transformée ils sont tous en train de venir vers moi. Alors levez les yeux et regardez. Les champs sont déjà blancs et prêts pour la moisson. » 

                    Combien de temps s’est écoulé entre le moment où le Seigneur Jésus a eu une conversation avec cette femme au sujet de la soif qu’il y avait dans son cœur et le moment où elle a témoigné à tout ce groupe de villageois ? Nous ne le savons pas exactement, mais je sais qu’il ne s’est pas passé quatre mois. Cela s’est passé tout de suite et donc le moment de semer et de moissonner n’est pas très éloigné l’un de l’autre. Selon le récit, les disciples ont eu le privilège de conduire beaucoup de Samaritains à Christ pendant les deux jours qui ont suivi. Les disciples étaient maintenant impliqués dans cette merveilleuse moisson.

En passant, cette idée de bénédiction spirituelle qui implique que la semence et la moisson ne sont pas très éloignées l’une de l’autre n’est pas une chose nouvelle. On trouve déjà cela avant dans la Bible :

Amos 9 :13 dit : « Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où le laboureur suivra de près le moissonneur, Et celui qui foule le raisin celui qui répand la semence, Où le moût ruissellera des montagnes Et coulera de toutes les collines. »

                    Nous avons ici une métaphore qui montre les bénédictions de Dieu lorsque le laboureur suit de près le moissonneur. En d’autres termes, il y a une personne qui moissonne mais la moisson est si abondante que celui qui laboure commence, alors que la moisson n’est pas encore terminée. Ainsi le laboureur rattrape le moissonneur. Cela montre à quel point les bénédictions sont grandes. Nous trouvons la même idée dans Lévitique 26 :3-6 : 

 « Si vous suivez mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique, je vous enverrai des pluies en leur saison, la terre donnera ses produits, et les arbres des champs donneront leurs fruits. A peine aurez-vous battu le blé que vous toucherez à la vendange, et la vendange atteindra les semailles; vous mangerez votre pain à satiété, et vous habiterez en sécurité dans votre pays. Je mettrai la paix dans le pays, et personne ne troublera votre sommeil; je ferai disparaître du pays les bêtes féroces, et l'épée ne passera point par votre pays. »  

                    Est-ce que vous pouvez voir à quel point c’est une puissante illustration que la bénédiction de Dieu, où celui qui sème et celui qui moissonne se réjouiront ensemble ? C’est de cette manière que se passent les choses dans le monde spirituel. 

Reprenons les versets 4 :36-38 : « Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci ce qu'on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. »

                    Jésus dit maintenant à Ses disciples qu’Il va les envoyer dans un endroit où ils n’ont pas labouré et qu’ils allaient entrer dans le travail de quelqu’un d’autre. Dans le travail de qui allaient-ils entrer ? C’était dans le travail de la femme samaritaine. C’était elle qui avait semé. Elle est retournée à la ville et étant connue en tant que fameuse pécheresse, elle est maintenant convertie et transformée et a ainsi attiré les gens qui sont venus vers Jésus. Mais c’est maintenant les disciples qui entrent dans le travail de cette femme. Certaine personnes disent qu’il s’agirait plutôt du travail de Jean le Baptiste. Parce qu’il a préparé le chemin pour le Seigneur Jésus. Il a prêché l’Évangile du Royaume et de nombreuses personnes se sont repenties et les disciples allaient entrer dans son travail. D’autres personnes disent que Jésus ne fait pas ici référence à Jean le Baptiste mais aux prophètes de l’Ancien Testament. Cette femme parle du Messie mais comment est-ce qu’elle a entendu parler du Messie ? C’est à travers les Prophètes de l’Ancien Testament. Il s’agirait donc de leur travail et les disciples allaient entrer dans leur travail. D’autres encore disent que ce n’est pas cela. Jacob a creusé un puits 2000 ans avant, s’il n’y avait pas eu ce puits, cette femme n’y serait pas allée et elle n’aurait pas rencontré Jésus. C’est Jacob qui avait fait le travail. C’était dans le travail de Jacob que les disciples allaient entrer. La question est donc : dans le travail de qui allaient-ils entrer ?

                    Ou est-ce que Jésus pensait à Lui-même ? Est-ce qu’Il était en train de dire : «Pendant que vous achetiez du pain en Samarie, j’ai semé quelque chose dans le cœur de cette femme. Elle a répondu positivement et elle est retournée transformée. » Elle a partagé l’Évangile et les gens sont venus de la ville. Alors est-ce que c’est dans le travail de Jésus que les disciples sont entrés ? Le point que je désire souligner est que dans les choses spirituelles nous sommes tous des moissonneurs et des laboureurs. Nous tous sommes un. Le corps est un. Christ vit dans Son corps. 

Voici à nouveau le verset 4 :36 « Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. »

                    Est-ce que vous vous rappelez ce que Paul a écrit aux Corinthiens ? Il a souligné le même point, parce que l’homme se glorifie tellement dans l’homme. Certaines personnes mettaient Paul en avant, d’autres Pierre et d’autres Apollos et d’autres encore Jésus. 

 1 Corinthiens 3 :5-9 dit : « Qu'est-ce donc qu'Apollos, et qu'est-ce que Paul? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l'a donné à chacun. J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu. »

                    N’est-ce pas un merveilleux verset ? Nous sommes co-ouvriers avec Dieu. Nous sommes le champ de Dieu. Laissez-moi revenir aux principes. Lorsque Jésus a eu un ministère envers les assoiffés, Il a agi avec attente. Il s’attendait à voir une moisson. Pourquoi ? Parce que de nombreux semeurs sont passés avant lui. Lorsque Christ s’adresse à une personne assoiffée à travers vous, ne pensez pas que vous êtes le premier qui ait jamais parlé de Jésus avec cette personne, et ne pensez pas que vous êtes le dernier. Dieu est l’ouvrier. Nous sommes des co-ouvriers avec Lui. Il a un Cœur pour gagner les personnes au Seigneur.

                    Parfois nous devenons si embarrassés lorsque nous allons parler avec une personne au sujet du Seigneur, et nous nous disons que personne n’a jamais parlé du Seigneur avec elle. Si, quelqu’un l’a déjà fait. Nous devons croire que Dieu fait un travail préparatoire. Nous ne sommes pas les premiers et nous ne sommes pas les derniers. Nous sommes tous un. Le Corps qui est soumis au Seigneur est constamment en train de toucher les gens assoiffés. Votre part, ma part, notre part sont insignifiantes. C’est Dieu qui donne la croissance. C’est Dieu qui est le gagneur d’âme. Nous pouvons emmener les gens jusqu’à une citerne, mais Christ doit l’emmener jusqu’à son puits. Nous ne pouvons emmener les gens que jusqu’à un endroit où l’eau tarit, seul Christ a l’eau de la vie. Cela ne dépend pas de vous, cela ne dépend pas de moi.

                    Je me rappelle quel grand lien cela a été au début de ma vie chrétienne. On m’a enseigné que l’éternité des autres personnes était sur mes épaules. Tout dépendait de moi. On me disait que si je ne leur témoignais pas et ne leur présentais pas la façon d’être sauvés, leur sang retomberait sur mes mains. Je serai responsable devant Dieu.

                    Alors que j’étais encore pasteur, je me rappelle qu’une femme m’a un jour appelé. Elle me disait : « S’il vous plaît venez à la maison. Mon mari est en train de mourir, il aimerait parler au pasteur. » Je suis allé là-bas aussi vite que j’ai pu et que la loi me le permettait, mais je suis arrivé en retard. Lorsque je suis arrivé là-bas, il était mort. Je n’oublierai jamais cela. Elle est sortie en criant et en frappant ma poitrine : « C’est de votre faute s’il est allé en enfer, c’est de votre faute. » Elle me frappait parce que je n’étais pas arrivé assez vite. Il y a de nombreux chrétiens qui pensent que le repos éternel des âmes dépend d’eux. Ce n’est pas le cas! C’est Christ qui est le gagneur d’âme. Coopérez avec Christ. Partagez le Seigneur lorsque vous en avez l’opportunité en Le laissant vivre à travers vous. Personnellement, j’ai vécu un moment de grande culpabilité pendant des années.

                    C’était la culpabilité qui pesait sur moi qui a fait que je suis devenu un fanatique en essayant de faire adopter l’évangile de force à toutes les personnes que je rencontrais jusqu’à ce que finalement je m’écroule en 1965, mais Dieu m’a secouru. J’espère que personne ne vit ce genre d’esclavage. Jésus est le seul gagneur d’âme et nous avons le grand privilège d’être des co- ouvriers avec Lui. Tout ce que Jacob peut faire, c’est creuser une citerne. Mais personne ne peut se satisfaire éternellement de votre citerne ou de la mienne. Jésus est content de venir à la rencontre des personnes assoiffées et de se donner Lui-même, Lui qui est la source de vie. Ainsi loué soit Dieu, Il utilise nos citernes. C’est là où Il vient à la rencontre des personnes exténuées.

LOUEZ DIEU DES CHOSES DONT NOUS 
AVONS ÉTÉ PRÉSERVÉS

                    Laissez-moi faire encore une observation avant d’en finir avec ce récit. Certaines personnes pensent que la raison pour laquelle cette femme a eu un tel impact dans la ville est, parce qu’elle était avant immorale. Je sais qu’il y a des personnes qui se sentent parfois un peu coupables si elles n’arrivent pas à donner un témoignage qui soit dramatique. Il y en a parfois certaines qui se lèvent et disent : « J’ai été un gangster. J’ai été un drogué. »

                    Personnellement, lorsque j’étais jeune chrétien, comme je n’avais pas de témoignage très spectaculaire, j’ai volé le témoignage de quelqu’un d’autre ! J’ai vécu dans un mensonge pendant des années. J’ai prétendu que Dieu avait fait quelque chose dans ma vie qu’Il n’avait jamais faite. Je peux vous dire que cela a été un vrai cauchemar dans ma vie. Nous avons pris l’habitude de glorifier les chrétiens qui avant étaient des stars d’Hollywood, des athlètes, des politiciens, des ivrognes, des drogués ou des pervers et qui ont fini par rencontrer le Seigneur et d’un autre côté nous dénigrons les gens qui ont grandi dans une famille chrétienne. 

Mais écoutez à nouveau le verset 4 :41-42 : « Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole; et ils disaient à la femme: Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde. »

                    Vous voyez, le témoignage de quelqu’un pourra emmener une personne près du puits, mais qu’est-ce qui aidera cette personne à réaliser que Jésus est Sauveur du monde ? La réponse est qu’elle l’entende elle-même de la bouche de Jésus. C’est la révélation de Christ Lui-même qui apporte le Salut. Je ne pense pas que le témoignage de cette femme ait pu tellement aider et je ne pense pas non plus que cela puisse être un frein. Je pense que le Seigneur utilise son peuple. Il utilisera parfois un témoignage dramatique et parfois pas. Je pense honnêtement que les personnes qui n’ont pas eu à subir une vie de péché ont davantage de raison pour louer Dieu que ceux qui ont dû être délivrés d’une telle vie. Nous devrions louer Dieu si nous avons été préservés de l’irruption de ce cœur dépravé dans notre vie mauvaise. Vous voyez, nous avons tous été sauvés d’une vie d’ivrogne parce que le potentiel est en chacun d’entre nous.

Très bien, laissez-moi à nouveau mentionner ces six principes.

                    Pour conclure, laissez-moi passer en revue les six principes que nous avons vus. A quoi pouvons-nous nous attendre lorsque Jésus agit dans la vie des personnes assoiffés à travers moi ? Premièrement, je peux m’attendre à ce qu’il fera tout le temps la volonté de Dieu. Deuxièmement, Il agira tout le temps avec un cœur aimant et impartial. Troisièmement, Il sera tout le temps fidèle pour s’occuper du péché et des erreurs. Quatrièmement, Il viendra tout le temps à la rencontre des personnes comme elles sont et là où elles sont de la manière la plus naturelle qui soit de manière à les emmener là où Il désire qu’elles soient. Nous avons qu’Il a accepté que Son corps soit exténué pour venir à la rencontre des personnes exténuées. Nous sommes Son Corps. Il permet parfois que nous devenions très faibles ou malades pour nous permettre de venir à la rencontre des personnes faibles et malades.

                    Cinquièmement, Il restera tout le temps centré sur Dieu et continuera sans arrêt à diriger les gens sur Lui-même et loin d’une théologie morte. Finalement, Il agit tout le temps avec expérience. Lorsque Dieu emmène une personne assoiffée dans votre vie, vous pouvez courber votre tête et savoir avec assurance que Dieu s’est occupé de cette personne depuis déjà un long moment et que maintenant vous avez un autre privilège de contribuer à cette merveilleuse œuvre dans le ministère. Nous sommes tous uns dans la moisson spirituelle.
Prions:

                      Père, nous Te remercions tellement de ce que Tu vis dans nos cœurs pour continuer ce que Tu as tout le temps fait pour agir envers ceux qui ont soif, pour se révéler Toi-même. Seigneur, nous ne désirons pas uniquement te permettre d’agir à travers, envers les personnes qui ont soif mais nous désirons être l’assoiffé à qui Tu te révèles Toi-même. Nous Te demandons de manifester ces choses dans nos cœurs. Au nom de Jésus. Amen.


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