lundi 29 octobre 2018

(20) Ce monde, aire de jeux ou champ de bataille Aiden Wilson Tozer

Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

Aucun substitut n'est acceptable

                    Tout a une cause – dans le royaume de Dieu tout comme dans le monde naturel. La raison pour laquelle Dieu refuse manifestement d'envoyer le réveil est peut-être profonde, mais pas au point d'être insondable. Il nous suffit d'être réalistes et honnêtes en nous confrontant à ce fait indéniable. Pour ma part, je suis persuadé que notre problème demeure en ce que nous avons essayé de substituer la prière à l'obéissance, et ça ne peut pas marcher.
 
                     Une église, par exemple, suit ses traditions sans trop se demander si elles sont ou non en accord avec les Écritures. Ou alors elle succombe à la pression de l'opinion publique et elle est emportée par les courants qui la déportent loin du modèle du Nouveau Testament. Ensuite, les dirigeants remarquent un manque de puissance spirituelle parmi l'assemblée, et ils se demandent que faire. Comment peuvent-ils atteindre cette revitalisation de l'esprit dont ils ont si grand besoin ? Comment faire descendre les pluies rafraîchissantes pour vivifier leurs âmes languissantes ?
 
                   La réponse leur est toute préparée. Les livres leur expliquent comment faire – prier ! L'évangéliste de passage confirme ce qu'ont dit les livres – prier ! Ce mot résonne de tous côtés et s'amplifie jusqu'à devenir assourdissant – prier ! Alors le pasteur appelle son assemblée à la prière. Des jours et des nuits sont passées à supplier Dieu d'avoir miséricorde et d'envoyer le réveil sur Son Peuple. Les sentiments sont échauffés et il semblerait pour un moment que le réveil serait bien en route. Mais il ne se passe rien, et le zèle pour la prière diminue. Il faut peu de temps pour que l'église se retrouve là où elle avait commencé, et que le découragement s'installe sur tout-le-monde. Où est l'erreur ?
 
                    Simplement ici – ni les dirigeants, ni l'assemblée n'ont fait le moindre effort pour obéir à la Parole de Dieu. Ils avaient l'impression que leur seule faiblesse, c'était un manque de prière, alors qu'en fait ils faisaient défaut d'obéissance dans des dizaines de domaines vitaux. « Obéir vaut mieux que les sacrifices. » La prière n'est jamais un substitut acceptable à l'obéissance. Le Seigneur souverain n'accepte aucune offrande de la part de Ses créatures qui ne soit accompagnée d'obéissance. Prier pour le réveil tout en ignorant ou même en désobéissant ouvertement à un précepte clairement établi dans les Écritures, ce sont autant de paroles en l'air.
 
                   On a beaucoup oublié, ces derniers temps, que la foi en Christ est un dirigeant absolu. Elle préempte la personnalité régénérée tout-entière, et se saisit de l'individu à l'exclusion de toute autre revendication. Ou plutôt, elle considère chaque revendication valable sur la vie d'un chrétien, et détermine sans hésitation quelle sera la place de chacune dans la vision globale. L'acte de se consacrer à Christ pour le salut libère le croyant de la punition du péché, mais pas de son obligation d'obéir aux paroles de Christ. Au contraire, le salut nous place sous la joyeuse nécessité d'obéir.
 
                    Nombreux sont ceux qui pensent que les épîtres du Nouveau Testament sont essentiellement de l'exhortation – de bons conseils, rien de plus. En divisant les épîtres en sections « doctrinales » et « exhortatives », nous nous sommes dégagés de toute nécessité d'obéir. Les passages doctrinaux exigent seulement que nous les croyions. Les passages dits « exhortatifs » sont également assez bénins, puisque le mot par lequel nous les décrivons indique que ce sont des paroles de conseil et d'encouragement et non pas de commandements à obéir. Il s'agit là d'une erreur grossière. Il n'y a pas de conseils dans le Nouveau Testament, sauf trois passages dans le septième chapitre de la première épître de Paul aux Corinthiens, et ceux-ci sont clairement indiqués comme n'ayant pas le sceau de l'inspiration divine (les versets 6, 12, et 25).

                    A part celles-ci, les « exhortations » dans les épîtres sont à prendre comme des injonctions apostoliques portant le poids d'ordres impératifs provenant de la Tête de l'Église. Nous sommes sensés y obéir, et non pas les évaluer comme de bons conseils que nous sommes libres d'accepter ou de rejeter.

                    Si nous aimerions avoir sur nous la bénédiction de Dieu nous devons commencer par obéir. La prière deviendra efficace quand nous cesserons de l'utiliser comme un substitut pour l'obéissance. Nous ne faisons que nous tromper nous-mêmes lorsque nous essayons de faire cette substitution

à suivre....
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