lundi 21 mars 2011

courte méditation sur Jean 10 Jésus le bon berger

1 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
2 Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis.
3 Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors.
4 Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
6 Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
7 Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés.
9 Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages.
10 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.
11 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
12 Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse.
13 Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis.
14 10-13 Je suis le bon berger. 10-14 Je connais mes brebis, et elles me connaissent,
15 comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.
17 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
18 Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.

    Le bon Berger, Jésus est le bon Berger! Nous avons bien des choses à partager et à méditer sur l'enseignement de cette parabole de notre Seigneur! Dans le texte original grec, il n'y a pas de séparation entre les chapitres 9 et 10, le Seigneur continue d'enseigner avec cette parabole du bon berger. Nous pouvons comparer le coeur du Seigneur avec ceux des Juifs qui cherchaient à tout prix à le faire taire, à cause de cette notoriété qui grandissait de plus en plus. Le discours du Seigneur ne s'est pas interrompu à la fin du chapitre 9, il se poursuit dans ce chapitre 10. C'est le même partage! Nous avons un contraste saisissant entre le coeur d'amour du Seigneur qui se révèle à cet aveugle-né (chapitre 9) qui le guérit et l’accueille face à ces religieux qui le chassent de la synagogue pour le punir! Le Seigneur agit avec Sa grâce merveilleuse pour cet homme. Cet incident introduit la parabole du bon berger. Ils n'ont pas ce coeur de berger requis pour aimer, conduire et prendre soin du peuple de Dieu. Cette parabole aurait dû toucher profondément les cœurs de ces religieux!
Le vrai Berger d’Israël est l’ Éternel (Ps. 23; Es. 41.10; Jr. 31.10; Ez. 34.11-31 etc…) Jésus affirme: «Je suis le bon berge» Il s’identifie au berger d’Israël qui est décrit dans l’Ancienne Alliance dont le psaume 23 en est la définition par excellence. Il s’identifie à Dieu, (car Il est Dieu), et par-là même, Il dénonce l’action destructrice par le ministère de ces religieux.
    Les chefs religieux, dans les prophètes, sont stigmatisés comme les destructeurs du troupeau (Es. 56.9-12; Jr. 23.1-4, 25.32-38; Ez. 34; Za 11) L’arrière plan de cette image se trouve donc dans l’ancien testament. Une des prophéties de jugement des plus violentes sur les bergers, se trouve dans Ézéchiel 34. L’ Éternel accuse les chefs religieux de s’occuper d’eux-mêmes, de laisser de côté les brebis chétives, malades ou blessées, de ne pas aller chercher celles qui se sont égarées. Ils ont imposé leur autorité par la violence et la tyrannie. Les brebis, n’étant pas soignées, se sont dispersées et sont devenu la proie des bêtes sauvages. De plus, ils se sont servis des plus grasses pour les tuer, prendre leur laine et se nourrir de leur graisse. Les Juifs qui connaissent bien la Parole, ne peuvent pas supporter cette parabole. Elle les met face à leur responsabilité de bergers prenant soin des brebis de l’ Éternel. Jésus se pare des attributs de l’ Éternel ! Il est, Lui, est le berger d’Israël! Il se ‘’fait’’’ Dieu!
    Si nous prenons le début de ce texte Jésus affirme que celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Il dit également que c’est le portier qui ouvre la porte. Qui est ce portier qui ouvre cette porte ? Au verset 29 Jésus déclare:

Mon Père, qui me les a données (les brebis), est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père.

    Je pense donc que ce portier c’est le Père qui travaille avec le Fils pour le bien-être des brebis. Le Père a ouvert la porte, La porte des brebis. C’est le portier qui a ouvert la porte! Cette porte a pour non: Jésus-Christ, Jésus-Christ crucifié. Cette porte a été ouverte par le Père! Nous comprenons combien est grande la soumission du Fils à Son Père. Cette porte a pour clef la croix! Il n’y a aucun autre moyen d’entrer dans la bergerie! Le Père a ouvert cette porte en agréant le sacrifice de l’Agneau, offrande volontaire de sa vie pour le salut de quiconque croit. Cet Agneau est notre bon berger. Quelle grâce! Quelle beauté, quel amour!
La porte a été ouverte par le sacrifice de notre merveilleux Agneau! C’est l’offrande volontaire de son corps pour que tombe le jugement de Dieu sur Lui (la mort), afin de nous épargner et de nous pardonner. Il est la porte des brebis, c’est Lui qui l’a ouverte, Lui aussi qui l’a fabriquée par Sa mort et Sa résurrection. Cette porte a été ouverte et c’est la croix! «Je suis la porte des brebis» (v.7 et 9) Voilà une affirmation très intéressant de la part du Seigneur. Nous avons l’écho de cette porte, dans l’ancienne alliance. Essayons de comprendre ce que le Seigneur a voulu dire, car il enseignait - à ce moment précis – des Juifs qui connaissaient bien l’ Écriture.
    Nous retrouvons, dans cette image de la porte, un écho dans la prophétie d’Osée. Osée est un prophète qui a exercé son ministère auprès des 10 tribus du Nord. Il était contemporain d’Esaïe, qui, lui, a principalement prophétisé sur Juda et Jérusalem. Osée a prophétisé dans le chapitre 2 de son livre aux versets 16-17, ce qui suit:

16 C’est pourquoi voici, je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur.
17 Là, je lui donnerai ses vignes et la vallée d’ Acor, comme une porte d’espérance, et là, elle chantera comme au temps de sa jeunesse, et comme au jour où elle remonta du pays d'Égypte.

    Osée a dit que la vallée d’ Acor est comme une porte d’espérance. Il est bon de rappeler ce qu’est cette vallée d’ Acor. Pour cela lisons quelques versets dans le livre de Josué où un moment bien triste de l’histoire d’Israël nous est raconté. Il s’agit du péché d’ Acan qui avait par sa désobéissance mis l’interdit sur tout le peuple. Lorsque l’ Éternel l’a désigné comme coupable, la sentence est tombée: la mort sur lui, sur toute sa famille et tous ses biens. Cela s’est passé dans la vallée d’ Acor. Lisons quelques versets chapitre 7 :

24 Josué et tout Israël avec lui prirent Acan, fils de Zérach, l’argent, le manteau, le lingot d’or, les fils et les filles d’ Acan, ses bœufs, ses ânes, ses brebis, sa tente, et tout ce qui lui appartenait; et ils les firent monter dans la vallée d’ Acor.
25 Josué dit: Pourquoi nous as-tu troublés? L’ Éternel te troublera aujourd’hui. Et tout Israël le lapida. On les brûla au feu, on les lapida,
26 et l’on éleva sur Acan un grand monceau de pierres, qui subsiste encore aujourd’hui. Et l'Éternel revint de l’ardeur de sa colère. C’est à cause de cet événement qu’on a donné, jusqu’à ce jour, à ce lieu le nom de vallée d’ Acor.

    Vallée d’ Acor signifie: vallée maudite, vallée d’exécration. Et pourtant Osée dit que cette vallée est une porte d’espérance pour les dix tribus du Nord. Incroyable non! Alors, quel rapport avec Notre Seigneur? Pour cela, lisons quelques versets dans l’épître de Paul aux Galates, chapitre trois. Ces versets sont la réalité dont la vallée d’ Acor en est l’ombre:

10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction; car il est écrit: Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.
11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit: Le juste vivra par la foi.
12 Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.
13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous–car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois, –

    Jésus a été fait malédiction pour nous et il est ainsi notre porte d’espérance, comme la vallée d’ Acor! Il a pris, par Sa mort, la malédiction de la Loi. La malédiction qui était sur nous est tombée sur Lui! Maudit est quiconque est pendu au bois! Ceux qui acceptent cette vérité merveilleuse en passant par la croix, reçoive la grâce du pardon et de l’espérance qui vient de Dieu, pour une vie conforme à la justice de Dieu. Notre porte d’espérance a un Nom: Jésus-Christ! Elle est éternelle et toujours ouverte pour ceux qui veulent la franchir! La malédiction tombée sur Jésus est devenue la bénédiction pour le salut!
    N’oublions pas que la vallée d’ Acor est le lieu où la faute du peuple a été jugée et expiée car la sentence de mort exigée par la Loi a été exécutée ! Josué et le peuple ont pu reprendre, à partir de cette vallée d’ Acor, le combat pour hériter du pays. Jésus, en mourant, a expié, Lui aussi le péché de Son peuple et des nations. Nos péchés l’ont lapidé!
    JÉSUS EST LA PORTE car en Lui l’expiation des péchés a été accomplie. Il est notre porte d’espérance, comme la vallée d’ Acor pour Israël dans Osée. Il est la réalité dont l’ombre se trouve dans la parole prophétique d’Osée. C’est la Porte de l’espérance et du salut!
    Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé! (v. 9) Il est la porte, mais dès que nous sommes entrés, Il nous fait sortir et nous conduit vers les pâturages, les Siens! Nous sommes sauvés pour suivre le Seigneur, pas pour rester enfermés dans l’enclos et se laisser vivre! Il marche devant nous….Et nous connaissons Sa voix.
    Je crois qu’actuellement, beaucoup de chrétiens ne connaissent plus la voix de leur divin Maître. Il y a une grande confusion qui règne, dans l’église, aujourd’hui! Toutes sortes de doctrines qui circulent, des lieux où il y a des prodiges et des miracles plus que douteux, l’œcuménisme qui sévit. Le jour de l’homme impie, le fils de perdition arrive à grands pas. Ce jour sera confirmé par des prodiges et des miracles mensongers ! L’apostasie est à la porte! Seront séduits tous ceux qui n’auront pas reçu l’amour de la vérité. Pour connaître la vérité, nous devons prendre du temps avec le bon Berger, écouter Sa voix afin de la reconnaître!
    Nous voici maintenant avec cette affirmation « je suis le bon berger » Bien sûr, nous pensons tous au psaume 23. Il y a là aussi des trésors merveilleux à découvrir dans d’autres textes de la parole. Pour cela lisons quelques versets du psaume 80 :

2 Prête l’oreille, berger d’Israël, Toi qui conduis Joseph comme un troupeau! Parais dans ta splendeur, Toi qui es assis sur les chérubins!
3 Devant Ephraïm, Benjamin et Manassé, réveille ta force, Et viens à notre secours !
3 O Dieu, relève-nous! Fais briller ta face, et nous serons sauvés

    Fais briller ta face et nous serons sauvés revient 3 fois dans ce psaume (v.4,6,20) Que nous dit Paul par le Saint Esprit dans Ephésiens ?

14 C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ resplendira sur toi (Eph. 5,14)

    Christ resplendit sur le peuple de Dieu comme l’Éternel dans le psaume 80. Christ, le Berger, mais aussi la Lumière de Dieu. Bien sûr il y a aussi tout ce qu’on a pu dire écrire ou entendre sur le berger lui-même, mais je voulais surtout insister sur le fait que Jésus est la réalité de tout ce que l’ Éternel a dit et proclamé dans l’ancienne alliance et que nous avons tout pleinement en lui (Col. 2,10) Tous les attributs de Dieu sont en Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est Fils de Dieu et Dieu le Fils, la Lumière de la vie! C’est notre Berger! Il est le vrai Berger, Celui qui est décrit et annoncé dans les prophètes.
    Cet enseignement est d’abord pour les Juifs puisqu’Il s’adressait à eux! Le Seigneur n’oublie pas les nations, car Il dit à tous ceux qui L’écoutent:

J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut aussi que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau et un seul berger.

    Ces brebis qui ne sont pas de cette bergerie se sont les nations, nous les païens. Notre bergerie était tenue par le diable et nous étions ses esclaves. La bergerie d’Israël est, je pense, la Loi qui les a gardés, mais qui les condamnait. Ils étaient prisonniers de la Loi. Jésus est venu pour ouvrir une porte afin que les cœurs sincères passent par celle-ci et soient sauvés. L’apôtre Paul était un prisonnier modèle de cette Loi! Il parcourait les villes et le pays pour emprisonner et faire mourir ceux qui se convertissaient! La Porte s’est révélée à lui sur le chemin de Damas et nous connaissons la suite!
Quelques versets très importants dans la lettre aux Ephésiens:

4 En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ.
5 Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ.
6 Ce mystère, c'est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus–Christ par l’Évangile,

    Voilà rassemblées les brebis d’Israël et les brebis des nations, les païens. Dieu a tenu sa promesse envers son peuple. Le salut d’Israël a été étendu à toutes les nations sur la terre. Il y a un seul Berger et un seul troupeau. C’est glorieux !

16 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
17 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
18 Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.

    Personne ne pouvait le faire mourir car il était sans tache et sans péché. Quand le Père lui a dit: «c’est le moment!» Il s’est offert volontairement pour avoir une postérité qui lui appartienne en propre et le prix de cette postérité: Son Sang. (sa vie) car il est écrit dans Lévitique 17,11

11 Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation

    Nous savons que: âme et vie traduisent le même mot hébreu pour l’ancien testament et grec pour le nouveau. C’est la vie, l’âme qui est dans le sang qui expie. La vie, l’âme de notre Seigneur était exempte de tout péché. Sa vie pure livrée à la croix a été ce parfait sacrifice qui ne pouvait être qu’agréé par Dieu. Les cieux se sont ouverts! Il n’y a plus de mur entre Dieu et l’homme. Tout est dit! Rien à ajouter! Se prosterner et adorer celui qui nous a témoigné un si grand amour. Le Sang de l’Agneau nous a rachetés et purifiés! Quelle grâce! Quel amour!
Poursuivons notre lecture:

19 Il y eut de nouveau, à cause de ces paroles, division parmi les Juifs.
20 Plusieurs d’entre eux disaient: Il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous?
21 D’autres disaient: Ce ne sont pas les paroles d’un démoniaque; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles?
22 On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver.
23 Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon.
24 Les Juifs l'entourèrent, et lui dirent: Jusques à quand tiendras–tu notre esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis–le nous franchement.
25 Jésus leur répondit: Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi.
26 Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
27 Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent.

    Les Juifs vont, une fois de plus, presser le Seigneur de questions pour savoir s’Il est vraiment le Christ. Plus nous avançons dans ce récit et plus les religieux refusent cette évidence. Ils sont farouchement opposés à reconnaître que les actes du Seigneur prouvent que ce qu’Il dit être est vrai! Ils ne veulent pas! C’est viscéral! Les preuves sont là, le Seigneur va continuer dans Son ministère et plus les preuves seront évidentes, plus l’opposition va grandir!
    Quelle hypocrisie lorsqu’ils demandent:«Si tu es le Christ, dis-le-nous ouvertement!» Ils ne veulent pas! Ils nient l’évidence! c’est navrant!
    Jésus explique pourquoi leur opposition est si grande: « Vous ne me croyez pas parce que vous n’êtes pas de mes brebis» C’est un constat tellement triste. La Lumière a brillé dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas reçue! Comme c’est vrai ! La véritable Lumière montre, dévoile le cœur de l’homme. Celui qui accepte cette confrontation ne peut que s’écrouler devant le Seigneur. Il découvre, par cette Lumière, son état de révolte contre Dieu, son incapacité totale à Lui plaire. Il se rend compte qu’il a besoin de salut! Il peut refuser ou accepter ce constat sans appel, comme les religieux, ou accepter de se repentir et devenir une brebis de son troupeau. La Lumière a été refusée par l’élite d’Israël! Mais à ceux qui l’ont reçue, Elle a donné le pouvoir d’être enfant de Dieu. Dieu est notre Père!

28 Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.
29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père.
30 Moi et le Père nous sommes un.

    Assurance de notre salut. Personne ne peut les ravir de ma main et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. La main du Père et celle du Fils, ensemble, pour nous garder. Qui peut nous ravir de leurs mains? La main du Père et la main du Fils pour nous garder. Leurs mains sont une seule main! Elle nous garde, nous protège, nous nourrit, nous guérit, nous châtie quand c'est nécessaire. Deux mains qui n’en font qu’une!
    Ces versets sont l’ancre de nos âmes pour l’assurance de notre salut. Notre salut dépend de la volonté du Père et de l’obéissance du Fils! Qui pourrait affirmer qu’une personne puisse ravir une brebis de la main du Père? …..et du Fils!
Jésus, dans Jean 6, affirme

37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi;
38 car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.
39 Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.
40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.

    Jésus est descendu pour faire la volonté de son Père. C’est la main du Père qui met dans les mains du Fils les personnes qu’Il veut sauver. Il a donné cet ordre à Son Fils : « Ne perd rien de tout ce que je t’ai donné ! » Le Fils a toujours fait la volonté du Père. S’Il perdait un seul homme que le Père lui a donné, Il aurait à subir une honte éternelle de ne pas avoir fait la volonté du Père. C’est un cas de figure inconcevable ! Il est impossible que cela puisse arriver ! Notre salut ne dépend pas de nous, mais de Lui et de Son obéissance au Père ! Quelle grâce, quelle merveille que cet amour uni du Père et du Fils pour notre salut ! C’est une pensée vraiment difficile à admettre et bien des chrétiens vont chercher des versets pour établir que la perte du salut est une vérité biblique. Aucun verset ne peut contredire ce que le Seigneur nous a enseigné ! C’est vrai qu’il existe des versets qui pourraient annuler cette promesse de Père et du Fils. Des versets qui peuvent nous troubler, nous déstabiliser dans ce que nous croyons, mais aucun verset ne peut annuler cette promesse formelle !
    Moi et le Père nous sommes Un ! Ils sont Un pour garantir notre salut. Qui peut nous ravir de Sa (leurs) main(s) ? QUI ? Le seul qui veut nous ravir de cette étreinte d’amour est le diable, l’ennemi de nos âmes. Il est vaincu et nous sommes au bénéfice de cette victoire ! La seule arme du diable est le mensonge et la séduction qui est le fruit de ce mensonge. Il est le père du mensonge et y excelle pour nous faire tomber ! IL EST VAINCU !!! Il a la puissance de mensonge et de séduction que nous lui donnons. Si nous sommes ancrés, bâtis sur notre Roc, il ne peut rien contre nous. SI ce n’est ‘’une écharde dans la chair’’ comme l’apôtre Paul. Dans ce cas, ‘’cet ange de Satan pour nous souffleter’’devient une bénédiction parce que c’est permis par notre Seigneur !!!
    Je sais que la perte ou pas du salut est un sujet de dispute et de discorde entre les chrétiens. Je dis simplement ce que je crois, appuyé par la Parole du Seigneur ! Je n’en fais pas un dogme, je ne demande à personne de croire comme moi !

15  Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là–dessus.
16  Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

    Que ces versets de Philippiens, puissent être vécus par chacun de nous, afin de ne pas partir dans des échanges épistolaires néfastes ! Je respecte ceux qui ne croient pas comme moi, mais marchons d’un même pas !

31  Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider.
32  Jésus leur dit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez–vous ?
33  Les Juifs lui répondirent : Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu.
34  Jésus leur répondit : N'est–il pas écrit dans votre loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux ?
35  Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Ecriture ne peut être anéantie,
36  celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : Tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu.
37  Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas.
38  Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.
39 _  Là–dessus, ils cherchèrent encore à le saisir, mais il s'échappa de leurs mains.

    L’opposition des Juifs est de plus en plus forte, à tel point que certains prirent de nouveau des pierres pour le lapider ! Nous pouvons contempler la grâce de notre Seigneur qui se laisse faire, se laisse insulter ! Il est vrai qu’ils ne peuvent pas le toucher avant son heure, celle que le Père a choisi ! Il a appris bien qu’Il fut Fils l’obéissance par ce qu’Il a souffert (Hé. 5)  Il a eu ses souffrances physiques, mais aussi cette souffrance morale continuelle provoquée par ces hommes qu’Il est venu sauver et qui ont tout fait pour le détruire. Qui peut connaître la souffrance de Jésus, en vivant ces moments terribles avec ceux qu’Il est venu sauver ?  Qui peut connaître la profondeur de Son amour, de Son cœur de grâce, de Sa miséricorde ?
    Le cœur de notre Seigneur !  Qu’aurions-nous fait à Sa place ? Lui cherche seulement à les convaincre. Il a déjà accompli beaucoup d’œuvres de Son Père. Ces œuvres attestent qu’Il est vraiment le Fils de Dieu. Les Juifs veulent le lapider pour ne pas Le reconnaître Fils de Dieu ! Les œuvres en sont la preuve ! Ils les rejettent ! Ils sont aveugles ! Une seule chose compte pour eux, garder la prééminence et leur position de chefs religieux, de conducteurs du peuple. Rien ne peut les obliger à changer leur façon de penser, d’être, d’agir !  Même pas les preuves formelles de la vie de notre Seigneur ! Le Père confirme par des prodiges et des miracles la vie et l’enseignement de notre Seigneur. Ils ne veulent pas ! La prophétie d’Esaïe se réalise et leurs yeux sont aveuglés.
    Quand même vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres ! Ils refusent de croire et même Lui disent qu’Il blasphème en se disant Fils de Dieu. Les preuves ne sont pas assez convaincantes pour eux ! Jésus est obligé de s’échapper de leurs mains ! Il est vrai qu’ils ne peuvent pas le toucher car ce n’est pas encore Son heure. Ils cherchent à l’arrêter, mais Lui, s’en va ! Il part au-delà du Jourdain.

40  Jésus s’en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait d’abord baptisé. Et il y demeura.
41  Beaucoup de gens vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais tout ce que Jean a dit de cet homme était vrai.
42  Et, dans ce lieu–là, plusieurs crurent en lui.

    Il demeure dans cet endroit, où Jean avait baptisé. C’est à partir de ce lieu qu’a commencé le ministère de Jésus, après avoir été baptisé. Il a été tenté quarante jours dans le désert et puis a commencé Son ministère.
    Beaucoup de gens viennent Le visiter. Ils avaient soif de connaître qui Il était vraiment. Ils ne sont pas harcelés ou empêchés  par les religieux de venir à Lui pour entendre Son enseignement. Libérés de la pression des religieux, plusieurs crurent en Lui !
    Ce harcèlement perpétuel des religieux vis-à-vis du Seigneur, pour essayer de trouver une faute en Lui, rappelle l’inspection rigoureuse que les sacrificateurs pratiquaient sur une bête afin de savoir si elle pouvait être agréée pour le sacrifice.  Ils étaient extrêmement pointilleux afin que la victime offerte soit acceptée par l’Éternel. C’est un peu ce que raconte cet évangile de Jean. C’est l’inspection minutieuse de l’Agneau de Dieu qui allait être immolé à Golgotha ! 

jcb





mardi 15 mars 2011

courte méditation sur Jean 9

 Jean 9 et l’aveugle de naissance

     Tout d’abord, que pense un ophtalmologue de ce miracle ? Du point de vue médical, il ne s’agit pas d’un miracle de guérison, mais de création de deux organes qui manquaient à cet homme. Il ne s’agit pas d’une cécité par maladie mais de naissance. Les pupilles de l’œil ne se trouvent qu’à l’état embryonnaire. De plus, il fallait créer l’organe sensoriel qui manquaient complètement à cet homme, les connexions nerveuses qui transmettent l’image visuelle au cerveau et permet de déchiffrer ce que l’on voit. C’est le cerveau qui voit ! L’œil est l’organe qui permet de capter des images qui sont décodées dans et par le cerveau. 

    Regardons en premier lieu l’arrière plan. Il faut préciser que les chapitres de Jean sept, huit, neuf et dix pourraient être mis ensemble dans le même chapitre. Le chapitre sept se passe pendant la fête des huttes. Nous lisons au début du chapitre huit : ‘’chacun s’en alla dans sa maison. Jésus se rendit au mont des oliviers. Mais dès le matin Il se rendit de nouveau dans le Temple’’ Ce sont des évènements qui se suivent. Fin du chapitre huit, il est écrit : ‘’Jésus se cacha et sortit du Temple’’ et au premier verset du chapitre neuf : ‘’Il voit en passant un aveugle-né’’ C’est l’histoire qui continue. Puis, au chapitre dix, Jésus enseigne et nous arrivons à la fête de la dédicace qui se célèbre au dixième jour du neuvième mois. ((Approximativement décembre) Dans cette Fête, aussi, la lumière joue un grand rôle. La fête des huttes se situe entre fin septembre et fin octobre selon le calendrier lunaire et dure une semaine. On peut penser que le Seigneur est resté à Jérusalem entre ces deux fêtes qui sont assez proches l’une de l’autre.
     Tout tourne autour de la lumière et Jésus déclare « Je suis la lumière du monde. » (8.12 et 9.5) Une phase de la cérémonie de la fête des huttes consistait à allumer quatre grandes lampes dans le parvis des femmes et de grandes réjouissances avaient lieu, parfois toute la nuit. Des hommes munis de torches chantaient et dansaient, l’orchestre des lévites battait son plein et tout le peuple était en liesse.
    Dans Jean dix la fête de la dédicace est mentionnée pendant laquelle des lampes étaient allumées sur les fenêtres pour être visibles de l’extérieur. Cette fête qui n’existe pas dans la Loi est la commémoration de la victoire du peuple, conduit par Judas Maccabée, sur Antochius Epiphane. Celui-ci qui avait pillé le temple de Jérusalem érigea une statue de Jupiter dans le lieu très saint et offrit en holocauste des porcs sur l’autel. Judas Maccabée, l’ayant vaincu, a pu purifier le Temple et rétablir le culte à l’ Éternel. Cette fête a été instituée en 165 avant J.C. Cette fête, appelée aussi fête des lumières, ressemblait beaucoup à la fête des huttes. Dans le livre apocryphe de 2Maccabée on peut lire : « Ils célébrèrent  avec allégresse, huit jours de fête à la manière des tentes, se souvenant comment jadis au jour de la fête des tentes, ils gîtaient dans les montagnes et dans les grottes, à la façon des bêtes sauvages. C’est pourquoi portant des thyrses, (grappes de fleurs en forme pyramidales, comme les lilas par ex.) des beaux rameaux et des palmes, ils firent monter des hymnes vers Celui qui avait mené à bien la purification de son saint lieu » ( Celui étant Dieu, bien sûr)
    La tradition raconte que lorsqu’il a voulu éclairer le lieu saint avec l’huile consacrée il s’est  aperçu qu’il n’y avait de l’huile que pour un jour. Il a supplié le Seigneur qui a permis que la provision de l’huile d’un jour en  dure huit, le temps d’avoir à nouveau de l’huile consacrée afin que la lumière brûle continuellement dans ce lieu saint. Donc une fête a été instaurée pour se souvenir de la purification du Temple et du miracle de l’huile suffisante pour un jour seulement, mais qui a duré et brûlé huit jours. Cette fête durait huit jours et elle est toujours en vigueur actuellement. Chaque jour nouveau on allumait une lampe de plus et au huitième jour il y avait huit lampes qui brillaient dans les maisons.
    Le Seigneur prend souvent la vie quotidienne des Juifs de l’époque pour les enseigner sur Lui-même. Jésus est la Parole incarnée et tout ce qu’Il dit ou fait est toujours un morceau de Sa Parole écrite. Il confirme et accomplit cette Parole.

Je pense à ces versets d’ Esaïe 60 v.1-3

1 _  Lève–toi, sois éclairée, car ta lumière arrive, et la gloire de l' Éternel se lève sur toi.
2  Voici, les ténèbres couvrent la terre, et l’obscurité les peuples ; Mais sur toi, l’ Éternel se lève, sur toi sa gloire apparaît.
3  Des nations marchent à ta lumière, et des rois à la clarté de tes rayons.

Ainsi que les versets 19 et 20 de ce même chapitre :

19  Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, ni la lune qui t’éclairera de sa lueur; mais l’ Éternel sera ta lumière à toujours, ton Dieu sera ta gloire.
20  Ton soleil ne se couchera plus, et ta lune ne s’obscurcira plus; Car l’ Éternel sera ta lumière à toujours, et les jours de ton deuil seront passés.

    Jésus s’est identifié pleinement à cette lumière, lumière de l’ Éternel. Il est vrai que lorsque nous lisons les évangiles, nous voyons cette Lumière briller de mille feux sur le peuple. Nous sommes observateurs de ces évènements et nous pouvons comprendre et être étonnés de voir la haine de ces religieux face à cette Lumière. Je suis persuadé que si nous avions vécu à cette époque, notre comportement aurait été conforme à ce que nous lisons dans cet évangile ! Surtout, ne jetons pas la pierre, nous aurions pu être des leurs !
    Je ne peux que penser à ces versets merveilleux de Apocalypse 21(22-24) et les premiers du chapitre 22

22  Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’agneau.
23  La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.
24  Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire.

 1  Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau.
2  Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.
3  Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront
4  et verront sa face,  et son nom sera sur leurs fronts.
5  Il n’y aura plus de nuit; et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.

    Nous voilà encore avec ce fleuve d’eau de la vie qui sort du trône de Dieu et de l’Agneau et cette lumière incréée qui vient de Dieu ! N’oublions pas que le Seigneur nous a promis que des fleuves d’eaux vives doivent couler de notre sein, si nous sommes obéissants, c’est-à-dire vivre dans la sanctification ! Si ces eaux vives coulent, notre corps qui est son Temple devient la source d’eau vive. Notre sein, le trône de Dieu d’où coulent ces eaux vives !
    Cette Lumière incréée habite dans nos cœurs par le saint Esprit. Si nous marchons dans cette Lumière, notre vie va être une interpellation permanente pour le monde. Cette Lumière ne peut se voir que par nos actes, notre vie soumise à l’Esprit, notre sanctification, notre communion. Cette Lumière doit provoquer des réactions dans le monde. Sinon, nous devons nous remettre en question au sujet de notre vie spirituelle ! C’est cette Lumière qui fait jaillir de nos seins, ces fleuves d’eaux vives ! A chacun de se scruter pour voir si elles coulent!

    Bon, après cet arrière plan nous allons essayer de comprendre l’enseignement si riche de ce miracle, découvrir et s’approprier les trésors que nous a laissés le Seigneur.

1   Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.
2  Ses disciples lui firent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ?
3  Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.
4  Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler.
5  Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.
6  Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle,
7  et lui dit : Va, et lave–toi au réservoir de Siloé, nom qui signifie envoyé. Il y alla, se lava, et s'en retourna voyant clair.
8   Ses voisins et ceux qui auparavant l'avaient connu comme un mendiant disaient : N'est–ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait ?
9  Les uns disaient : C'est lui. D'autres disaient : Non, mais il lui ressemble. Et lui–même disait: C'est moi.
10  Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont–ils été ouverts ?
11  Il répondit : L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m'a dit : Va au réservoir de Siloé, et lave–toi. J'y suis allé, je me suis lavé, et j'ai recouvré la vue.
12  Ils lui dirent : Où est cet homme ? Il répondit : Je ne sais.

    Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Je pense que les discussions devaient aller bon train et que les disciples n’avaient pas fait attention à cet homme. Seul, le regard de compassion du Seigneur pour cet aveugle a dû les interpeller, ces disciples ! Alors ceux-ci vont interroger le Seigneur sur « ce cas » en essayant de provoquer une discussion théologique ! Incroyable non ? Le Seigneur a vu le besoin de cet homme et va y pourvoir d’une façon magistrale, alors que les disciples veulent le faire aller dans un discours théologique improbable! Rabbi, qui a péché ? est la question posée au Seigneur ! Les disciples au cœur froid opposés à la compassion du Seigneur pour cet homme ! Bien sûr ils auront, à travers ce cas, un enseignement fondé sur un fait réel. Par l’acte d’amour du Seigneur, prodigué à cet homme, ce cœur de compassion se manifeste puissamment. Quelle grâce, quel amour donnés à cet aveugle ! Nous sommes bien loin de la ‘’théologie’’ et du partage cérébral que les disciples ont voulu provoquer!
    J’aimerai, ici, exprimer mon sentiment. C’est Jésus qui prend l’initiative d’aller vers cet homme et de le guérir. Pour chacun de nous c’est la même chose. Le Seigneur a décidé de venir vers nous, par le témoignage d’hommes, de situations diverses, de rencontres etc. Il prépare nos cœurs à Le recevoir et à nous de dire oui ou non !
    Il a mis en nous la pensée de l’éternité, Il nous a fait et créé à Son image. Les circonstances de nos vies sont des appels pour Le rencontrer. Je ne crois pas que nous décidons à un moment de ‘’donner notre cœur’’ C’est Lui qui nous confond par Son amour. La bonté de Dieu nous pousse à la repentance (Rm 2.4) Nous décidons de nous repentir parce qu’Il nous dévoile notre véritable état devant Lui et Il nous sauve. Donner son cœur est, je crois, une mauvaise expression car tout est de Lui, par Lui et pour Lui. Notre seule décision : la repentance, oui ! Nous repentir !  Lui et Lui seul, nous choisit pour Le servir !
    Il est la Lumière du monde. La rencontre avec cet aveugle-né illustre superbement l’affirmation du Seigneur. A la fin de ce chapitre, cet homme va recevoir la Lumière de la vie et il va se prosterner pour adorer. La lumière, la vraie, a jailli dans son cœur, issue de la bouche du Seigneur. Après sa guérison, il entre dans la présence de Dieu, par la Parole de Jésus !  
    Le Seigneur va faire une chose assez incroyable en mélangeant de la salive à la terre pour en faire de la boue afin d’oindre les yeux de cet aveugle. Puis il va le rendre participant à sa guérison en l’envoyant se laver au réservoir de Siloé.
    Alors cette salive qui sort de la bouche de la Parole incarnée, Jésus, mélangée à la terre dont nous sommes tous issus, peut représenter le divin Potier qui va remodeler ce vase pour créer ce qui manque à cet homme. Il s’agit d’un miracle de création, comme dit plus haut. Ce n’est qu’une pensée, une piste de méditation et non un dogme que je suggère ici ! Nous pourrons en débattre ensemble !
    Par contre ce que je sais et que j’affirme avec la Bible c’est que nous sommes tous des aveugles spirituels de naissance et que même en étant convertis nous sommes souvent aveugles. Quand nous lisons Sa parole, quand nous la méditons, le Seigneur peut mettre cette boue sur nos yeux spirituels.  Puis, par les eaux de Siloé (Son Esprit qui agit par Sa Parole ) nous allons nous laver et là, la lumière va jaillir et nous allons voir, jusqu’à la prochaine cécité !

    Regardons maintenant la progression spirituelle de cet homme :

13   Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle.
14  Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux.
15  De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois.
16  Sur quoi quelques–uns des pharisiens dirent : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n'observe pas le sabbat. D'autres dirent : Comment un homme pécheur peut–il faire de tels miracles ?  Et il y eut division parmi eux.
17  Ils dirent encore à l'aveugle : Toi, que dis–tu de lui, sur ce qu'il t'a ouvert les yeux ? Il répondit: C'est un prophète.
18  Les Juifs ne crurent point qu’il eût été aveugle et qu’il eût recouvré la vue jusqu’à ce qu’ils eussent fait venir ses parents.
19  Et ils les interrogèrent, disant: Est–ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit–il maintenant ?
20  Ses parents répondirent : Nous savons que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle ;
21  mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c'est ce que nous ne savons. Interrogez–le lui–même, il a de l'âge, il parlera de ce qui le concerne.
22  Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs ; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu’un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue.
23  C'est pourquoi ses parents dirent : Il a de l'âge, interrogez–le lui–même.
24  Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : Donne gloire à Dieu ; nous savons que cet homme est un pécheur.
25  Il répondit : S’il est un pécheur, je ne sais ; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois.
26  Ils lui dirent : Que t'a–t–il fait ? Comment t'a–t–il ouvert les yeux ?
27  Il leur répondit : Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté ; pourquoi voulez–vous l'entendre encore ? Voulez–vous aussi devenir ses disciples ?
28  Ils l’injurièrent et dirent : C’est toi qui es son disciple ; nous, nous sommes disciples de Moïse.
29  Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui–ci, nous ne savons d'où il est.
30  Cet homme leur répondit: Il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est ; et cependant il m’a ouvert les yeux.
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    --verset 11 il dit « l’homme appelé Jésus ». Nous voyons ici l’humanité de Notre Seigneur, c’est un homme ! Je pense à Esaïe 53 : il n’avait ni beauté ni éclat ou encore à ces versets de 2 Corinthiens : nous portons ce trésor dans des vases de terre et le Seigneur était aussi ce vase de terre, mais quel trésor à l’intérieur ! Il est notre modèle, Lui le Fils de Dieu et Dieu le Fils : un vase de terre ! Cet aveugle n’a pas eu le temps de voir celui qui l’a guéri. Il ne connaît que son Nom : Jésus, un homme, un vase de terre ! Combien la Lumière qui sort de cet ‘’homme Jésus’’ est éclatante ! Quelle grâce et quel amour Il déploie ! Cette Lumière n’a pas de comparaison avec la lumière du jour. C’est la véritable Lumière, celle qui donne la vie ! Il y a de vraies richesses dans ce passage. Jésus a guéri cet homme sans révéler Qui Il est ! Il a décidé, en accord avec le Père, de toucher et guérir cet homme incognito ! Plus loin, bien sûr, Il va lui dire Qui Il est vraiment et cet homme va se prosterner pour L’adorer !

    --verset 17 il dit « c’est un prophète » La controverse provoquée par ce miracle accompli un jour de sabbat va permettre  à cet homme de faire un pas de plus dans la révélation de qui est Jésus. Il est étonnant de remarquer que l’ex-aveugle qualifie d’homme le Seigneur lorsqu’il s’adresse à ses voisins et connaissances et de prophète quand les religieux l’interrogent. L’ex-aveugle assiste au débat provoqué par ce miracle. C’est la première fois que nous voyons une division entre les Pharisiens. C’est très important de la signaler, car jusqu’à présent, ils avaient fait bloc contre Lui. A la fin du chapitre sept, Nicodème essaie de prendre position pour Jésus. Les religieux, eux,  sont tous opposés à la suggestion de Nicodème qui demandait l’observation de la Loi pour le Seigneur. Nous voyons, déjà, par leur réponse que le Seigneur est condamné avant même d’avoir été entendu:

  Notre loi condamne–t–elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait ? 52  Ils lui répondirent : Es–tu aussi Galiléen ? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète.
   
    Le verdict est tombé et rien ne fera changer ces religieux de leur conviction face au Seigneur. Rien de bon ne peut venir de la Galilée ! L’affaire est entendue. Ils vont chercher à recueillir tous les éléments qui peuvent être à charge contre Lui.
    Revenons à notre texte. Pétrir de la pâte était l’une des 39 activités interdites un jour de Sabbat. Pétrir de la glaise était assimilé à ce travail ! Faire de la boue avec de la salive pouvait être considéré comme interdit par la Loi (celle des Pharisiens !) Je pense, malgré tout, que le fait de guérir le jour du Sabbat était, pour eux, un vrai manquement, une violation de ce jour de repos, le Sabbat.
    Nous avons encore et encore cette opposition entre la Loi de Moïse et le Seigneur. Ce mur a été bâti, justement, par ceux qui bâtissaient à coup de règles, de lois, de légalisme et avec des cœurs secs, sans compassion. Ceux qui écoutaient la Loi de façon spirituelle ont été conduits à Christ, comme nous avons vu plus haut.
   Les pharisiens lui ordonnent de rendre gloire à Dieu. Cette expression est une adjuration solennelle (une supplication)  de se souvenir de Dieu. Ainsi, celui qui disait cela prenait Dieu à témoin que ce qu’il disait était la vérité. C’était une coutume très solennelle. Nous en avons des exemples dans la bible : Jos. 7.19 ;1Sm 6.5 ; Jer. 13.16 ; Lc 17.18. Dans le cas de Josué, c’est Akan qui a donné gloire à Dieu avant d’être lapidé. En Samuel ce sont les Philistins qui donnent gloire à Dieu en renvoyant l’Arche de l’Alliance. Dans Jérémie, le prophète avertit le peuple de rendre gloire à Dieu avant qu’Il ne fasse venir les ténèbres. Dans Luc, c’est le lépreux guéri qui retourne vers Jésus ‘’pour donner gloire à Dieu.’’
    Personne n’ose affronter les Pharisiens, même pas les parents du miraculé ! Tous avaient peur d’être chassé de la synagogue !

    Ensuite cet homme miraculé, à cause de l’opposition grandissante des religieux, affirme :

30  Cet homme répondit il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est; et cependant il m’a ouvert les yeux.
31  Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui là qu’il exauce.
32  Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né.
33  Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.
34  Ils lui répondirent : Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent.

   Cet homme affirme haut et fort que Jésus est venu de Dieu et il veut le prouver en se servant de sa guérison comme argument. Réponse immédiate des religieux : ils le jetèrent dehors, hors de la synagogue, bien sûr ! Il est excommunié pour avoir oser dire que ce miracle pouvait venir de Dieu ! La religion a rejeté cet homme parce qu’il a suggéré que Celui qui l’a guéri est prophète. Il est libre de pouvoir rencontrer le Seigneur.
    C’est la confrontation entre la religion, le dogme, la loi des hommes, les ténèbres et la Lumière, Christ.
    Il nous faut évacuer, nous aussi, tout ce que nous avons pu emmagasiner dans nos cervelles, au fil des ans, pour accepter la Lumière. Nous avons mille arguments à opposer à Celle-ci, jusqu’au jour où, vaincus, nous nous inclinons. La Lumière chasse les ténèbres. Le seul obstacle vient de nous, de notre pensée, notre raisonnement, notre arrière-plan cultuel et culturel. Le Seigneur est bien plus grand que toutes ces choses !
    Le fait d’avoir été chassé par les religieux a libéré cet homme. Jésus va, une nouvelle fois, le rencontrer et le mener à la révélation suprême : qui est cet homme qui l’a guéri ?

35  Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé ; et, l'ayant rencontré, il lui dit : Crois–tu au Fils de Dieu ?
36  Il répondit : Et qui est–il, Seigneur, afin que je croie en lui ?
37  Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui.
38  Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui.

   --au verset 35 il est le Fils de Dieu C’est Jésus qui révèle Sa divinité. L’homme ne sait pas. La révélation vient de Dieu. Personne ne peut connaître Dieu si Celui-ci ne se révèle. Nous ne pouvons connaître que par la révélation et cela vient de Dieu ! Le miraculé est comblé ! Il se prosterne et adore Jésus. Celui qui a reçu la lumière matérielle, physique, reçoit aussi la véritable Lumière, la Lumière de la vie, celle du cœur. Quelle grâce !
    Dans beaucoup de versions de la Bible, il est marqué : le Fils de l’homme et non le Fils de Dieu. La Colombe a Fils de l’homme, avec une annotation qui stipule que ‘’beaucoup de manuscrits ont Fils de Dieu.’’ Je préfère Fils de Dieu, car c’est plus logique dans le contexte de ce récit. Je signale cela car dans la traduction de vos Bibles vous lirez, peut-être, Fils de l’homme.

39  Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.
40  Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent : Nous aussi, sommes–nous aveugles ?
41  Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

    Nous voici à la fin de ce beau récit qui décrit la révélation que donne Jésus sur Sa Personne. Nous retrouvons ces paroles refusées énergiquement par les Pharisiens, ces paroles qui les condamnent parce qu’ils refusent obstinément la grâce de Dieu. Ils refusent cette Lumière qui donne la vie, celle qui est à l’origine de tout ce qui existe !
    Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais, maintenant vous dites :Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste !
    Ces religieux se trouvaient face à la Lumière. Ils la nient, ne La veulent pas, La rejette de toutes leurs forces ! C’est vraiment navrant ! Ils étaient face au salut, à la grâce de Dieu, ils la refusent. Le prophète Esaïe l’avait annoncé ! C’est dur !

jcb