HAÏSSEZ LE
MOI ET VIVEZ POUR TOUJOURS
«
Celui qui affectionne sa vie, la perdra; et celui qui hait sa vie
dans ce monde-ci, la conservera pour la vie éternelle. » (Jean
12:25)
Une
caractéristique importante des derniers temps, c'est que les hommes
seront « idolâtres d'eux-mêmes » (2 Timothée 3:2a). Il semble ce
que soit là la base de tous nos problèmes. En effet, cela explique
l'existence du mal dans le monde. Le mal existe parce des gens qui
sont aveuglés par leur amour d'eux-mêmes cherchent à tout
contrôler et tout manipuler, dans le but de servir leurs propres
fins égoïstes; et s'ils ne peuvent pas contrôler quelque chose,
ils essayent de le détruire. Le remède à ce mal, c'est une sainte
haine du Moi, et c'est exactement ce que produit la Croix, dans son
application pratique, chez un disciple de Jésus.
Le
problème, c'est de faire accepter la Croix aux gens. Même dans sa
lettre la plus joyeuse, un Paul frustré se lamente que « tous
cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ »
(Philippiens 2:21). Dans cette même lettre, Paul nous dit en
pleurant que « plusieurs marchent en tant qu'ennemis de la Croix du
Christ, dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et
dont la gloire est ce qui fait leur honte, qui ont leurs pensées
dans les choses terrestres » (Philippiens 3:18-19). On peut être un
ennemi de la Croix de Christ sans pour autant maudire Christ: il
suffit de nous aimer nous-mêmes et de nous intéresser d'avantage
aux choses terrestres qu'aux choses célestes. Finalement, la
préservation de soi, l'amour de soi, l'entêtement, la propre
justice, au détriment de tout le reste, deviendront la destruction
de soi. On obtient le contraire de ce que l'on espérait recevoir.
Voilà ce que Jésus nous dit. Si vous aimez votre vie, vous la
perdrez complètement.
Il
arrive un jour où nous sommes tellement dégoûtés de notre propre
voie, que nous implorons Dieu de nous en montrer une autre. Paul dit
que ce qu'il veut faire, il ne le fait pas, mais ce qu'il déteste,
il le fait (cf. Romains 7:15). Nous pourrions penser que la solution
serait de fixer notre attention sur le problème, d'arrêter de faire
ce que nous détestons, de mettre notre conduite en règle. Mais nous
découvrirons tôt ou tard, comme Paul, que le vrai problème n'est
pas ce que nous FAISONS, mais ce que nous SOMMES. Nous pouvons
confesser encore et toujours les mêmes péchés, ou bien nous
pouvons prendre la Croix et mourir à tous les péchés. La première
approche traite les péchés commis, tandis que la seconde approche
traite le pécheur. Laquelle, pensez-vous, sera la plus efficace? Eh
bien, si celui qui pèche est mort, alors la question du péché
devient insignifiante. Haïr le péché, c'est bien; haïr le Moi,
c'est mieux, et bien plus efficace. Car la force du péché, c'est le
Moi. Si vous mettez la hache au pied d'un mauvais arbre, il
s'arrêtera de porter de mauvais fruits, et la question est réglée
une fois pour toutes. Si le Moi est renié, alors le péché devient
superflu, et le problème du Mal est résolu.
LE
DIEU DU SAINT AMOUR ET DE LA SAINTE HAINE
Mais
la sainte haine n'est pas réservée aux disciples. Le Seigneur est
capable lui aussi d'avoir une sainte haine. Depuis très longtemps,
les gens ont pensé que, comme Dieu nous aime indépendamment de ce
que nous faisons, Il aime aussi tout ce que nous faisons. C'est
totalement faux. Dieu est amour, et, comme nous l'avons déjà
montré, un saint amour produit une sainte haine. Le Seigneur nous
aime. Et parce qu'Il nous aime si passionnément, Sa sainte haine
peut être assez dure:
«
A quoi me sert la multitude de vos sacrifices? dit l’Éternel.
Je suis rassasié d'holocaustes de béliers, et de la graisse de
bêtes grasses; et je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, et
des agneaux, et des boucs. Quand vous venez pour paraître devant ma
face, qui a demandé cela de vos mains, que vous fouliez mes parvis?
Ne continuez pas d'apporter de vaines offrandes: l'encens m'est une
abomination, - la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des
assemblées; je ne puis supporter l'iniquité et la fête solennelle.
Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait; elles me
sont à charge, je suis las de les supporter. Et quand vous étendrez
vos mains, je cacherai de vous mes yeux; quand même vous
multiplierez la prière, je n'écouterai pas... » (Ésaïe 1:11-15a)
Et...
«
Je hais, je méprise vos fêtes, et je ne flairerai pas de bonne
odeur dans vos assemblées solennelles; si vous m'offrez des
holocaustes et vos offrandes de gâteau, je ne les agréerai pas, et
je ne regarderai pas le sacrifice de prospérités de vos bêtes
grasses. Ôte de
devant moi le bruit de tes cantiques; et la musique de tes luths, je
ne l'écouterai pas. » (Amos 5:21-23)
Je
veux être une bénédiction et une réjouissance pour le Seigneur.
Je ne veux pas Le peiner. Qu'en est-il de vous? Mes amis, nous devons
apprendre quelles sont les choses que le Seigneur aime, et quelles
sont celles qu'Il déteste. Il vaudrait mieux que nous laissions
tomber toutes nos occupations et que nous nous couchions la face
contre terre plutôt que de mener encore une "réunion"
d'église et ainsi courir le risque de peiner le Seigneur une fois de
plus. Nous avons la responsabilité de découvrir quelles sont les
choses que le Seigneur aime et quelles sont les choses qu'Il déteste;
lesquelles Lui sont acceptables, et lesquelles ne Lui sont pas
acceptables. C'est en vain que nous Lui demandons sans cesse de bénir
la chose même qui Le repousse. C'est une perte de temps.
Offrons-nous des sacrifices acceptables au Seigneur? Des sacrifices
d'humilité? D'un cœur brisé? Le louons-nous en Esprit et en
Vérité? Ou bien mettons-nous seulement en œuvre chaque semaine la
forme extérieure du christianisme? Nous savons mettre en place un
programme musical (trois chants de louange, trois chants
d'adoration). Nous savons collecter les offrandes. Nous savons
prêcher, et nous savons appeler les gens à l'autel. Nous savons
faire toutes ces choses: mais donnons-nous à Dieu ce qu'Il désire?
C'est triste, mais c'est un fait: si la présence de Dieu quittait
nos assemblées, 99% de nos activités resteraient inchangées, sans
aucune interruption. Nous n'avons pas besoin de l'Esprit de Dieu pour
adorer dans la chair: cela, nous pouvons le faire par nous-mêmes.
Mais Dieu n'acceptera pas un tel « culte. » Il s_en détourne.
Car...
«
L’Éternel hait
ces six choses, et il y en a sept qui sont en abomination à son âme:
les yeux hautains, la langue fausse, et les mains qui versent le sang
innocent, le cœur
qui médite des projets d'iniquité, les pieds qui se hâtent de
courir au mal, le faux témoin qui profère des mensonges, et celui
qui sème des querelles entre des frères. » (Proverbes 6:16-19)
Nous
avons du mal à le comprendre, mais les Écritures le
disent clairement. Le Seigneur place la fierté, le mensonge et le
commérage dans la même catégorie que le meurtre et la conception
de projets d'iniquité. Si nous voulons être une bénédiction au
Seigneur, nous devons détester les choses que Lui déteste. Nous ne
pouvons pas nous permettre de prendre ces choses à la légère. Le
Seigneur ne change pas. S'il y a quelque chose qu'Il n'aimait pas il
y a 4000 ans, Il la déteste tout autant aujourd'hui. Nous ne pouvons
pas nous permettre d'être négligents. Tous les jours, nous peinons
le Seigneur et nous nous peinons les uns les autres avec des paroles
et des actions irréfléchies.
Nous
détestons tous le meurtre - mais détestons-nous la fausseté et
l'hypocrisie avec la même passion? Détestons-nous le commérage et
le mensonge? Nous sommes prompts à condamner les autres pour leurs
actes de terrorisme et de violence, parce que c'est un péché
évident. Mais sommes-nous aussi prompts à nous juger nous-mêmes
quand nous sommes coupables de semer des querelles entre des frères?
« Seigneur, permets-moi de détester ce que Tu détestes. » Telle
devrait être notre prière, et le Seigneur y répondra en Se
révélant Lui-même à nous avec puissance. Nous apprendrons à nous
éloigner des choses qui peinent et offensent le Seigneur. Nous
serons attirés par les choses qui Lui font plaisir. C'est cela, la
sainteté.
Certains
frères et sœurs n'ont
pas la moindre peur de semer la discorde. Au nom du « partage », il
nous arrive si souvent de nous mordre et nous dévorer les uns les
autres. Bien sûr, le commérage est généralement enrobé d'un
vocabulaire spirituel. Une fois, j'ai lu quelque chose en ligne sur
Internet qui disait, « Priez pour Chip Brogden, parce qu'il... » et
par la suite était listé tous les points où je n'avais pas été à
la hauteur des attentes de cette personne. « Priez pour sœur une
telle, vous savez, je l'ai vu l'autre jour dans le bureau de tabac
etc... » Avec des partenaires de prière comme cela, à quoi bon
prier? C'est là un autre exemple qui montre que nous ne détestons
pas ce que le Seigneur déteste. Au cours des nombreuses années que
j'ai passées avec des gens d'église, j'ai vu tellement de disputes
et de discordes que j'ai appris à détester le commérage avec une
sainte haine. J'implore Dieu de m'aider à garder ma bouche et mes
oreilles fermées dans ce domaine. Le commérage m'est tellement
détestable que je ne peux pas supporter d'être avec des gens qui
cherchent par tous les moyens à semer la discorde. Cela me donne des
frissons dans le dos! Cela me met hors de moi! C'est un don de Dieu.
Le Seigneur m'a brisé dans ce domaine. Et qu'en est-il de vous?
à
suivre
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