dimanche 17 juin 2018

(1) Méditations et COURTE BIOGRAPHIE de Albert Benjamin Simpson

                    Né à Bayview, Prince Edward Island, Canada, le 15 décembre 1843, d'une famille écossaise, il reçut une forte et très austère éducation presbytérienne. Richement doué, mais physiquement frêle, il passa à 16 ans par une intense crise de santé et d'âme, suivie d'une conversation profonde et typique : « Souvenez-vous que la toute première bonne œuvre que vous ferez jamais... sera de croire en Jésus-Christ !. Jusqu'à ce que vous en veniez-là, toutes vos œuvres, vos prières, vos larmes et vos bonnes résolutions seront vaines. Croire au Seigneur Jésus, c'est tout simplement le prendre au mot et admettre qu'Il vous reçoit et vous sauve actuellement, à l'endroit où vous êtes. N'a-t'Il pas dit : « Celui qui vient à moi, certes, je ne le mettrai pas dehors ! »

 

                    Après avoir lu ces lignes, A. B. Simpson fit aussitôt ce pas décisif. Le résultat fut immédiat et fécond... la conviction de péché qui le torturait depuis si longtemps le quitta séance tenante. Ce fut là le début d'une vie et d'un ministère exceptionnellement bénis.

 

                  Consacré et marié à 21 ans, il fut successivement pasteur, à Hamilton du 12 Septembre 1865 au 20 Décembre 1873, à Louisville jusqu'au 7 Novembre 1879 et à New York, de Novembre 1879 au 7 Novembre 1881, puis il travailla indépendamment 38 ans.

 

                 A chacune de ces étapes, il fit des pas de géant dans la vie spirituelle, tandis que son œuvre, elle aussi, se développait de façon étonnante. La fin de son ministère à Hamilton fut marquée par la crise décrite dans ces pages. Dès lors, rempli de la vie divine, il nage en pleine liberté dans la grâce, comme un poisson dans l'Océan et, avec une rare puissance, proclame en paroles et par la plume la plénitude de la vie qui est en Christ ; il fonda une association qui devint plus tard le Christian and Missionary Alliance et, sous le même nom, le premier journal missionnaire illustré des États-Unis. Il exerça aussi un admirable ministère de guérison.

 

                   Grand centre de coopération inter-ecclésiastique, la C. and M. Alliance établit des œuvres de relèvement pour buveurs et femmes tombées, etc., créa une vingtaine de sociétés missionnaires dans les régions les plus négligées (en 25 ans, 125 de ces missionnaires avaient déjà sacrifié leur vie au service du maître).

 

                   Partout dans les États-Unis, A. B. Simpson fut appelé pour des « missions » remarquablement bénies. Son activité littéraire et oratoire fut prodigieuse.Enfin, il fonda à Nayak sur l'Hudson un institut missionnaire qui prit un merveilleux essor. C'est là qu'il s'endormit paisiblement le 29 Octobre 1919, dans sa 76 ème année.

 

                  Son labeur fut prodigieux, peu d'hommes ont vu ainsi s'ouvrir devant eux des possibilités toujours plus vastes d'exercer pour leur Sauveur une influence féconde.

 

Gustave Bugnion.   L'Hermitage Lausanne

 

Courtes méditations de Simpson


"Moi en eux, et Toi en Moi» (Jean, 17 : 23.).


                    Nous connaissons peu sur la taille d'une âme humaine et de son esprit. Jusqu'à ce qu'Il renouvelle, purifie et entre dans le cœur, jamais nous ne pourrons avoir une conception adéquate des possibilités de l'être que Dieu a fait à Son image même, et qu'Il renouvelle maintenant d'après le modèle du Seigneur Jésus Lui-même.

                   Nous savons, cependant, que Dieu a fait l'esprit humain pour être Son temple et y demeurer, et qu'il sait comment bâtir la maison qui peut contenir Sa plénitude infinie. Nous connaissons  quelque chose de cela alors que toute notre nature est vitalisée  en une marée montante lors de la venue du Saint-Esprit, et que de temps en temps de nouvelles effusions éveillent des pouvoirs qui dormaient et des capacités que nous ignorions posséder.

                Oh, donnons Lui le droit de tirer le meilleur de nous, et, rempli d’émerveillement, un jour nous contemplerons le temple glorieux qu'Il a élevé, et nous dirons: "Seigneur, qu’est ce l'homme que tu ais mis ton cœur en lui? "

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«Bénis le Seigneur, ô mon âme» (Psaume 103 : 1).

Bénis le Seigneur, ô mon âme, et que tout ce qui est en moi magnifie son saint nom. Bénis le Seigneur, ô mon âme, et n'oublie aucun de Ses bienfaits; IL pardonne toutes tes iniquités, IL guérit toutes tes maladies; IL délivre ta vie de la fosse de la destruction, IL te couronne de bonté et de miséricorde; IL rassasie ta bouche avec de bonnes choses, de sorte que ta jeunesse est renouvelée comme l'aigle. 

                   Qui peut mieux que nous chanter cette chanson d’actions de grâces, nous réjouissant comme le font la plupart d'entre nous, nous avons confiance en cette plénitude du salut, et louant Dieu pour la glorieuse santé d'un Seigneur ressuscité et d’une jeunesse éternelle?

                    Ce psaume et ses versets sont au centre même de l’Écriture par un décompte exact des lettres et des versets. Qu’il le soit aussi dans nos vies, alors que nous regardons en arrière, vers l'avant et vers le haut, remplis de reconnaissance et d'action de grâce alors que nous chantons ses strophes finales, «Bénis le Seigneur, ô mon âme, et que tout ce qui est en moi bénisse Son saint nom." Seigneur, centre mon cœur en Toi  dans un esprit d'amour et de louange.
  
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«Je te fortifierai, oui, je viendrai à ton secours, oui, je te soutiendrai» (Ésaïe 41 : 10.).

                    Dieu a trois façons de nous aider: Tout d'abord, il dit: «Je te fortifierai», c’est à dire que Je te rendrai un peu plus fort. Ensuite, «Je viendrai à ton secours", c'est-à dire,  J'ajouterai Ma force à ta force, mais tu dirigeras et Je vais t’aider. Enfin, quand tu es prêt, "Je te soutiendrai de la main droite de Ma justice"; c’est à dire, je t’élèverai corporellement et je te mènerai avec moi,  et ça ne sera plus ni ta force ni Mon aide, mais Mon complet soutien. Par conséquent, il doit être tout à fait vrai, que lorsque nous arrivons à la fin de notre force, nous arrivons au début de la Sienne, et qu'en Lui les plus faibles sont les plus forts et les plus démunis les plus aidés. 

                     «Il donne de la force aux faibles» mais à «ceux qui n'ont pas de force" du tout "Il donne plus de force", et Sa parole est à toujours «Ma grâce te suffit." La réponse est un paradoxe de contradictions, et pourtant une vérité les plus pratiques.  "Par conséquent, plus volontiers, je me glorifierai dans mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi,. car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort".

A.B. Simpson

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