vendredi 23 août 2013

OFFRANDES ET LIBATIONS

    Les offrandes de grains, sous forme de farine, de galette ou tel quel, et les libations étaient ajoutées au sacrifice. Elles complétaient le sacrifice de la bête immolée. Pour les offrandes, la symbolique est assez facile à discerner car Jésus a expliqué aux Juifs qui l’interrogeaient ‘’Moi, Je suis le Pain de vie’’ (Jean 6.35.) 

C.H.Mackintosh a écrit à ce sujet :
    ‘’Nous devons examiner l’offrande de gâteau, qui représente d’une manière très précise, ‘’l’Homme Christ Jésus.’’ L’holocauste figure Christ dans sa mort, l’offrande de gâteau le figure dans sa vie. Ni dans l’une, ni dans l’autre, il est question de l’acte de porter le péché. Dans l’holocauste, nous voyons la propitiation, mais point de péché porté –point d’imputation de péché- point d’effusion de colère à cause du péché. Ce qui nous le démontre, c’est que tout était consumé sur l’autel. S’il y avait là le moindre péché à expier, la victime aurait dû être brûlée hors du camp. (comparez Lévitique 4.11-12 avec Hébreux 13.11) Mais de l’offrande de gâteau, il n’en est pas même question d’aspersion du sang. Nous voyons simplement un beau type de Christ, vivant, marchant et servant ici-bas, sur la terre.’’

    La libation de vin était ajoutée au sacrifice. Le vin était versé au coin de l’autel, tandis qu’on disposait une poignée de farine sur l’autel et que le reste était consommé par les prêtres. (d’après le dictionnaire encyclopédique du judaïsme) J'ai lu aussi des commentaires disant que l'oblation était versée tout autour de l'autel. On ne peut pas le vérifier par la Parole. 
    La première mention de ses offrandes et libations décrites pour être offertes ensemble, se trouvent dans le livre de l’Exode, chapitre 29 versets 40-41. Il s’agit du sacrifice perpétuel du matin et du soir qui garantissait la présence en grâce de l’Eternel, fondée sur le sang répandu de la victime symbolisant l'expiation des fautes accomplies. Là, dans le parvis du Tabernacle et plus tard du Temple, devant l’autel d’holocauste, le peuple pouvait rencontrer son Dieu. Cette rencontre était possible car elle était établie sur le sacrifice perpétuel des deux agneaux du matin et du soir, ombre de l’œuvre de la croix. Chaque personne pouvait se présenter avec son propre sacrifice accompagné des offrandes prévues dans la loi et dont nous trouvons le détail dans Lévitique 2.

    Les sacrifices d’animaux étaient toujours accompagnés d’une libation de vin et d’une offrande végétale. La quantité de ses offrandes, (vin et grains tels quels ou sous forme de farine ou de fines galettes ) pour chaque espèce d’animal, était précisée dans la Bible.  Il y avait aussi un autre type d’offrande : celui des prémices, des premiers fruits de l’année et comportant les sept espèces dont Israël se glorifiait : le blé, l’orge, les raisins, les grenades, les figues, les olives et les dattes. Par une procession, on les transportait dans l’allégresse à Jérusalem, surtout pour la fête de Pentecôte. On pouvait les apporter jusqu’à la fête de la Dédicace ou fête des lumières.  Quiconque apportait au Temple les premiers fruits de sa récolte, était tenu de faire une déclaration devant un prêtre, dont le texte se trouve dans Deutéronome 26.5-10 ( d’après le  dictionnaire encyclopédique du judaïsme. )

    L’offrande du grain (tel quel, sous forme de fleur de farine ou de galette) est vraiment le symbole de la vie terrestre de notre merveilleux Seigneur. Il s’est identifié, comme dit plus haut, à ce pain, en le transformant en pain de vie spirituel pour celui qui le mange.
    Pour nous, aujourd’hui, cette offrande étant préparée à la maison par celui qui devait la présenter sur l’autel, démontre que nous sommes participants de celle-ci. C’est ce que nous avons vécu ou compris par la révélation du Saint-Esprit, de notre Seigneur et Sauveur, dans le secret de notre chambre, qui devient ce gâteau que nous pouvons offrir au Père. C’est notre appréciation du Seigneur, notre vie de communion avec Lui, qui devient cet encens d’adoration pour le Père. Une partie était brûlée et le reste était mangé par les prêtres.
    De ma vie de communion intime avec le Seigneur, une partie est ce que je peux offrir au Père, c’est mon adoration, et une autre partie peut être ‘’mangée’’ par les prêtres que nous sommes. C’est le sacerdoce royal décrit dans 1Pierre 2.
    ‘’On ne se présentera pas à vide devant ma Face.’’ (Exode 23.15) Ce commandement est toujours valable aujourd’hui. Nous ne pouvons pas nous présenter à vide devant le Père. Le seul présent d’adoration que nous pouvons et devons Lui présenter est notre communion avec le Fils, ce que nous vivons avec Lui, ce que nous connaissons de Lui.
    L’offrande du grain est type et image des perfections de l’Homme Jésus, le seul Fils de l’homme. Seulement, comme c’est nous qui préparons cette offrande, elle ne peut être que le fruit de notre communion qui nous donne la révélation, par le Saint-Esprit, de notre Seigneur dans la beauté de Son humanité. Notre vécu avec le Seigneur remplit nos mains de ce gâteau ! 

Regardons ces différents types d’offrandes à partir de Lévitique 2 :

1  Lorsque quelqu’un fera à l’Eternel une offrande en don (oblation), son offrande sera de fleur de farine; il versera de l’huile dessus, et il y ajoutera de l’encens.
2  Il l’apportera aux sacrificateurs, fils d’Aaron; le sacrificateur prendra une poignée de cette fleur de farine, arrosée d’huile, avec tout l’encens, et il brûlera cela sur l’autel comme souvenir. C’est une offrande d’une agréable odeur à l’Eternel.
3  Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils; c’est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l’Eternel.

    Cette fleur de farine devait être préparée par celui qui l’offrait avec de l’huile et de l’encens. L’huile et l’encens étaient nécessaires pour que cette oblation soit agréée par le sacrificateur et donc par le Seigneur. Nous avons remarqué que l’offrant préparait cette offrande chez lui. Nous savons que la farine représente la vie parfaite de notre Seigneur, l’huile est le symbole du Saint-Esprit.
    Appliqué à nos vies, nous pouvons dire que ce que nous avons compris de la vie de notre Seigneur, révélé par la puissance de l’Esprit, devient vivant et opérant en nous. L’encens est le symbole, le type de la louange et de l’adoration. Je ne peux présenter au Père que ce que j’ai compris et vécu dans le Seigneur. C’est ma louange, mon adoration pour le Père, dans le Seigneur, par la puissance de l’Esprit saint. Nous l’avons vu plus haut.
   Cette louange exprimée oralement au sein de l’assemblée peut devenir une nourriture spirituelle pour toute l’église. Ainsi, nous nous édifions comme des pierres vivantes en exerçant notre saint sacerdoce. (1 Pierre 2) Ce qui est brûlé sur l’autel est ce que j’ai vécu avec le Seigneur. Ce qui est partagé entre les fils d’Aaron symbolise la part que je peux donner à l’église de ce que j’ai reçu ou vécu de cette fleur de farine. Je suis associé au Seigneur, mais je ne peux rien ajouter au sacrifice parfait du Seigneur.

Continuons cette lecture de Lévitique 2

4  Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu’on se serve de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain pétris à l’huile et des galettes sans levain arrosées d’huile.
5  Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle (dans le poêlon), il sera de fleur de farine pétrie à l’huile, sans levain.
6  Tu le rompras en morceaux, et tu verseras de l’huile dessus; c’est une offrande.
7  Si ton offrande est un gâteau cuit sur le gril, il sera fait de fleur de farine pétrie à l’huile.
8  Tu apporteras l’offrande qui sera faite à l’Eternel avec ces choses-là; elle sera remise au sacrificateur, qui la présentera sur l’autel.
9  Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme souvenir, et le brûlera sur l’autel. C’est une offrande d’une agréable odeur à l’Eternel.
10  Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils; c’est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l’Eternel.

    La première offrande décrite, dans ce passage, est celle qui est cuite au four. Elle était préparée sans levain ni miel comme toutes les offrandes mentionnées dans ce chapitre. (Verset 11) Il est à remarquer que les galettes sans levain parfois partagées dans certaines assemblées pour la cène sont percées et rayées. D’après la tradition juive, le pain qui était servi pour la Pâque devait être ainsi. Les rabbins disent que cela représente la chair de l’agneau griffée et percée pour ou par le sacrifice.
    C’est ce qu’a dit Jésus dans Jean 6, c’est un portrait de Son Corps livré en sacrifice expiatoire pour l’homme. Le côté sacrifice était encore caché à la compréhension de ceux qui l’écoutaient, mais Il est notre nourriture spirituelle par Sa croix. Il suffit de lire Esaïe 53 qui confirme cette coutume juive. Pour nous, chrétiens, c’est très  parlant ! Il a été transpercé à cause de notre iniquité, écrasé à cause de nos fautes…
    Ce qui est consumé à l’intérieur du four n’est visible pour personne. Cette offrande est le symbole du sacrifice de Christ pour nos péchés. C’est l’image de Son énorme souffrance intérieure en ce qui concerne Son esprit. C’est Gethsémané, c’est la croix lorsque notre Seigneur a été fait péché (sacrifice pour le) pour nous. Il a crié : ‘’Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?’’ Car le Père ne pouvait plus le voir. Le Père séparé du Fils par nos péchés, par mon péché ! Souffrance atroce, incompréhensible pour nous, mais bien réelle pour Celui qui nous a aimés au-delà de ce que notre intelligence peut comprendre.
    Parfois il nous arrive d’avoir des souffrances intérieures très profondes à cause de notre foi, de notre vie de disciple. Cette souffrance peu de chrétiens peuvent la comprendre, mais elle est louange et adoration pour le Père. Celles-ci ne peuvent pas être comparées à celle de Christ, oh non ! Elles sont malgré tout importantes pour avoir ce cœur de compassion qui permet un service avec beaucoup de fruits pour le Seigneur. Elles sont ma part pour Le glorifier. Paul écrivait aux Colossiens, chapitre 1 :

24  Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise.

    Il ne s’agit pas des souffrances de Christ sur la croix, pour l’expiation de nos péchés, car on ne peut rien y ajouter. Son sacrifice est parfait et suffisant. Paul parle des souffrances qui accompagnent la prédication de l’Evangile, mais surtout celle concernant l’édification de l’église qui est le Corps de Christ. Ce sont des souffrances intérieures dont seul le Seigneur peut voir et en apprécier la dureté. D’ailleurs, Paul écrivait aux Galates chapitre 4 :

19  Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous,
20  je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l’inquiétude à votre sujet.

    Paul avait une souffrance intérieure très profonde car les Galates avaient été séduits par des Juifs convertis qui les enseignaient à se soumettre à toute la loi de Moïse. Ils  voulaient les obliger à observer ‘’l’ombre des choses à venir’’ alors que la réalité de ces ombres est le Seigneur. Ces Galates vivaient dans une confusion totale. Paul leur pose cette question : ‘’Qui vous a envoûtés ? Ou ensorcelés selon les traductions. Cette souffrance de Paul devait monter vers le Seigneur comme un encens. Cela n’ajoute rien au sacrifice de Christ, je veux le redire encore. Il pouvait suivre Son Seigneur dans ce four, par la souffrance endurée à cause de la confusion des Galates.
    La deuxième offrande mentionnée est celle cuite dans un poêlon. Une partie seulement de la souffrance est visible. Je pense au Seigneur lorsqu’Il a pleuré sur Jérusalem. (Luc 19.41-44) Il savait que ce peuple, le Sien, allait au-devant de tribulations énormes. Ce salut était caché aux yeux des enfants d’Israël comme l’avaient annoncé des prophètes. Oh ! la souffrance intérieure du Seigneur, appelée ‘’le labeur de Son âme’’ par la Bible ! Les disciples étaient témoins de Ses pleurs, mais ils ne pouvaient vraiment comprendre ce qui torturait ainsi le cœur de notre Seigneur. Il a de même pleuré devant le tombeau de Lazare, même s’Il savait que celui-ci ressusciterait. C’est une souffrance émotionnelle, profonde, psychologique qui ne transparaît que partiellement au regard des témoins. Il a pleuré sur les ravages de la condition humaine, à cause du péché, seul le Père a pu Le comprendre et soutenir Son Fils béni. Ceux qui étaient à ses côtés ont pu discerner une partie de cette souffrance, bien plus profonde que ce qui était visible par Ses pleurs.
    Cette offrande était partiellement visible, seule une personne placée au-dessus du poêlon pouvait voir entièrement la cuisson de cette galette. Dieu domine tout, Lui seul discerne cette souffrance entièrement. Il arrive, parfois des situations telles que ceux qui nous entourent peuvent en percevoir une partie et compatir à cause de ce qui transparaît de notre combat interne. Seul, le Seigneur sait et peut nous donner la consolation. C’est aussi de l’encens qui monte en adoration vers le Seigneur.
    La dernière offrande mentionnée est celle qui est cuite sur le gril. Celle-ci est visible entièrement. C’est le symbole des souffrances de notre Seigneur, humilié durant son arrestation, exposé sur la croix aux yeux de tout le peuple. Il suffit de lire dans les Evangiles le récit de l’arrestation et de tout ce qui a suivi. Il a été injurié, on s’est moqué de Lui, Il a été couronné d’épines, Il a été flagellé et surtout, tous l’ont vu en agonie sur la croix jusqu’à ce qu’Il expire. C’est cette galette azyme percée et griffée qui est devenue notre nourriture spirituelle. C’est l’offrande cuite sur le gril. C’est la souffrance physique, bien visible aux yeux de tous de notre Seigneur. Il a été exécuté par les Romains sous la pression des Juifs. Il a été cloué à la croix pour mon, notre péché, nos iniquités.
    Lorsque les Romains l’ont flagellé, couronné d’épines c’est pour mon, notre péché. Lorsque les Romains l’ont cloué sur la croix, qu’Il a eu ces clous, moi, j’ai eu mon salut, nous avons eu notre salut…et Lui, les clous. Il a tout supporté, le jugement, la condamnation à ma place. Le Juste pour l’injuste a tout subi ; C’est beau, c’est l’offrande cuite sur le gril.
    Nous aussi, nous pouvons être sur le gril à cause de notre fidélité au Seigneur. Ce sont des situations visibles aux yeux de tous et qui peuvent se changer en louanges par ceux qui sont témoins de ces tribulations de leur frère ou sœur en Christ. Pour ceux qui vivent ces situations extrêmes, ce sont des louanges et de l’adoration pour le Père.
     La vie de Paul illustre bien ces offrandes diverse de grain. (ou galette ou fleur de farine) Il a présenté, par son ministère, des galettes parfois cuites au four, parfois dans le poêlon et parfois sur le gril. Lisons quelques versets de sa deuxième lettre aux Corinthiens :

22  Sont-ils Hébreux? Moi aussi. Sont-ils Israélites? Moi aussi. Sont-ils de la postérité d’Abraham? Moi aussi.
23  Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,
24  cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,
25  trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.
26  Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.
27  J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.
28  Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises.
29  Qui est faible, que je ne sois faible? Qui vient à tomber, que je ne brûle?
30  S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai!
31  Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point!…  (Chapitre 11)

    Je pense que dans cette description de la vie difficile et tumultueuse de l’apôtre, nous avons, la description de la réalité de ces trois offrandes. Il est un exemple à suivre ! D’ailleurs, il a écrit aux Corinthiens dans sa première lettre : ‘’Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même de Christ.’’ C’est l’offrande du grain !

    Nous devons examiner, à présent, l’offrande des prémices, celle qui était présentée le lendemain de la Pâque. Deux sortes de prémices sont décrites dans Lévitique 2. Le verset 12 indique que cette oblation ne peut pas être brûlée sur l’autel. Au verset 14 il est présenté un autre type de prémices, celui du grain rôti et des premiers fruits. Lisons ces versets :

11  Aucune, des offrandes que vous présenterez à l’Eternel, ne sera faite avec du levain; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes consumées par le feu devant l’Eternel.
12  Vous pourrez en offrir à l’Eternel comme offrande des prémices; mais il n’en sera point présenté sur l’autel comme offrande d’une agréable odeur.
13  Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l’alliance de ton Dieu; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.
14  Si tu fais à l’Eternel une offrande des prémices, tu présenteras des épis nouveaux, rôtis au feu et broyés, comme offrande de tes prémices.
15  Tu verseras de l’huile dessus, et tu y ajouteras de l’encens; c’est une offrande.
16  Le sacrificateur brûlera comme souvenir une portion des épis broyés et de l’huile, avec tout l’encens. C’est une offrande consumée par le feu devant l’Eternel.

    En premier dans le verset 11, l’Eternel formule deux interdictions au sujet de ces offrandes le levain et le miel. Nous savons, par l’enseignement de notre Seigneur que le levain est l’image de la fausse religion, de tout ce qui est hypocrite au nom de la foi ou du Seigneur. Il a demandé de nous méfier du levain des pharisiens. Les églises en ont souvent dans leur sein. La seule façon de les confondre est de faire passer au crible de la Parole ce que ces personnes partagent, font ou vivent. La Parole est l’étalon !
    Le miel représente tout ce qui réjouit l’âme. Le miel est bon à condition de n’en manger que ce qui est nécessaire. Ce sont les affections naturelles, tout ce qui est fondé sur ces relations affectives qui peuvent nous guider en oubliant la Parole. Elles ne sont pas la communion fraternelle, mais plutôt le désir d’être avec ceux que nous préférons et ainsi en méprisant les autres membres de l’église. C’est la formations de clans ! 
    C’est aussi être laxiste avec par exemple nos enfants. Juste un exemple : Oh ! Ne punissez pas ce petit, il est si gentil ! Puis un jour se sont les policiers qui viennent frapper à votre porte pour vous avertir que le petit a dérapé. La Bible dit : ‘’Celui qui ménage le bâton a de la haine pour son fils, mais celui qui l’aime cherche à le corriger.’’  Il n’est pas question de torturer nos enfants, mais de les éduquer. (Lire aussi Hébreux 12.5-11)
    C'est aussi le symbole de la Parole de Dieu. Lorsque le prophète Ézéchiel a été envoyé vers les déportés pour les avertir, il doit d'abord manger un rouleau écrit en dedans et en dehors (2.9) Ce rouleau était doux comme du miel (3.1) mais il est devenu amer dans les entrailles du prophète. Il s'est retrouvé au milieu des déportés, après avoir été enlevé par un esprit. Il était irrité et furieux et il est demeuré prostré et accablé sept jours avant de pouvoir prophétiser. (3.14-17) La même situation se retrouve avec Jean dans l'Apocalypse. Il mange le petit livre doux comme du miel, mais ses entrailles étaient remplies d'amertume. La Parole est miel, mais le travail qu'elle opère en nous est souvent dur mais efficace pour notre avancement spirituel. La Parole qui n'est que miel conduit à des impasses et à la confusion

    Au verset 12, il est question de la fête des prémices, qui était célébrée le lendemain de la Pâque. Ce jour-là, à l’aube du dimanche, le grand prêtre se rendait dans la vallée du Cédron et il coupait une gerbe d’orge afin de venir la présenter devant l’autel à l’Eternel. Elle était simplement présentée, sans la faire passer par le feu de l’autel.
    Ce même jour, après avoir été crucifié et enseveli, le Seigneur ressuscitait des morts. Les quatre évangiles affirment que Jésus est ressuscité à l’aube du premier jour de la semaine. Paul écrit dans 1Corinthiens 15.20 que Jésus est les prémices de ceux qui sont morts. La gerbe d’orge des prémices ne pouvait pas être brûlée sur l’autel puisqu’elle est, en symbole, Christ ressuscité. Jésus est ces Prémices ! Le Ressuscité. Il suffit de lire Hébreux 9.28 : Christ s’est offert une seule fois….. ou Hébreux 10.10 : …l’offrande du corps de Christ, une fois pour toutes… et verset 14 : car par une seule offrande… Christ ressuscité ne peut plus passer par l'autel des holocaustes! A chacun d’aller plus en profondeur des richesses de la Parle de Dieu !
    A la Pentecôte, le grain pouvait être rôti. On versait de l’huile dessus et on y mettait de l’encens. Il est précisé que c’est du blé broyé car la récolte de l’orge était déjà finie.  Comme nous avons vu au début de notre méditation, les premiers fruits étaient aussi apportés pour être présentés, selon un rituel précis, à l’Eternel.
   Deux pains étaient présentés devant l’Eternel, avec du levain. D’après les commentaires de nombreux exégètes chrétiens, ces deux pains nous représentent. Nous sommes encore imparfaits, mais entièrement couverts par le Sang de notre Agneau céleste. Nous sommes agréés à cause du sacrifice ineffable de l’Agneau. Nous devons sans cesse ‘’laver notre robe’’, nous débarrasser de nos souillures contractées durant notre marche ici-bas. Ces pains étaient présentés par le prêtre sans passer sur l’autel des holocaustes.
   Nous pouvons voir que brûle en odeur agréable sur l’autel tout ce qui représente les perfections de l’Homme Jésus, notre Agneau, uniquement ce qui est du Seigneur. Nous sommes au bénéfice de son sacrifice. Seul, Christ peut être offert sur l’autel ! Nous avons le pardon, mais il est impossible que nous puissions nous trouver unis à Christ sur l’autel. Nous jouissons de toute la justice de Dieu, étant graciés de nos iniquités, mais hors l’autel.
   Certains Juifs messianiques disent que ces deux pains sont en symbole, les deux tables de la loi. Je ne comprends pas comment ceux-ci arrivent à le démontrer par la Parole. Il y a des coutumes qui peuvent expliquer cette interprétation. Je le signale simplement car il est bon de connaître les différentes interprétations de ces passages de la Parole.
    Sur toutes les offrandes en libation, le sel était obligatoire. Il est le symbole de l’alliance de Dieu avec son peuple. Dans la Bible nous trouvons, selon les traductions, :Alliance inviolable, mais la traduction littérale est ‘’Alliance de sel’’ (ex. 2Chroniques 13.5)
    Le sel est aussi le symbole des conséquences du jugement, sur les œuvres de la chair, sur le péché, sur l’iniquité. Le jugement de Dieu est tombé sur Sodome et Gomorrhe. Il est écrit dans Sophonie 2, au sujet du jugement sur Moab et Ammon (descendants des fils incestueux de Loth) :

9  C’est pourquoi, je suis vivant! dit l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël, Moab sera comme Sodome, et les enfants d’Ammon comme Gomorrhe, Un lieu couvert de ronces, une mine de sel, un désert pour toujours.
10  Cela leur arrivera pour leur orgueil, Parce qu’ils ont insulté et traité avec arrogance Le peuple de l’Eternel des armées.

    Le jugement, ici sur l’orgueil, produit ce sel. Lorsqu’un chrétien vient pour présenter son offrande au Père, au sein de l’assemblée ou dans le secret de sa chambre, s’il a su juger ses manquements, les confesser et les abandonner, il a du sel en lui-même. Il peut ‘’offrir des victimes spirituelles agréables à Dieu par Jésus-Christ.’’ (1Pierre 2.5)

    Il reste à regarder les libations et à méditer sur la signification spirituelle pour nous, de ce rite sacrificiel.
   La libation n’avait lieu qu’avec l’offrande de fleur de farine, qui accompagnait tous les holocaustes (saut peut-être celui de lévitique 2.16.) Tous les sacrifices d’actions de grâces relatifs au naziréat, aux vœux ou aux offrandes volontaires comportaient des libations (Nombres 15.1-12.) Les sacrifices de culpabilité et d’expiation se présentaient sans libations.
(nouveau dictionnaire biblique 1979 éditions Emmaüs)
    Par la pensée de Paul, nous pouvons comprendre ce qu’est la libation pour nous aujourd’hui :

17  Et même si je sers de libation pour le sacrifice et pour le service (l’offrande)  de votre foi, je m’en réjouis, et je me réjouis avec vous tous.

     Ici, tout est mentionné : le sacrifice, c’est Christ, le service de la foi des Philippiens, c’est leur offrande, la vie de Paul, c’est l’oblation. L’oblation était répandue sur le bord de l’autel. D’autres affirment qu’elle était répandue autour de l’autel. Ce vin est le symbole de la joie. Il est écrit dans le Psaume 104  : ‘’le vin qui réjouit le cœur de l’homme.’’ Ce qui réjouissait le cœur de Paul est l’annonce de l’Evangile qui progressait et l’amour que leur avait témoigné les Philippiens en pourvoyant à ses besoins. Ce vin, c’est aussi sa vie entièrement consacrée à la volonté du Seigneur, vie dont il ne fait aucun cas afin de Le servir. Sa vie peut être définie comme une oblation de vin à la gloire de son Maître.
    Il le dira dans sa deuxième lettre à Timothée. Il attendait dans la paix ce moment où, par sa mort –comme par sa vie- il allait glorifier le Seigneur. ‘’Car pour moi, me voici déjà offert en libation…’’ (2Timothée 4.6) Sa vie a été une perpétuelle libation, ainsi que sa mort !  
   
   C’est une courte méditation sur ces offrandes et libations. Il y a sûrement beaucoup d’autres choses à comprendre de ce passage de Ecritures. A chacun de creuser !


jcb

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