lundi 12 mai 2014

(11) 1 CORINTHIENS - LES PRATIQUES DISCUTABLES (1 Corinthiens 8) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre onzième leçon sur cette merveilleuse épître de 1 Corinthiens.

RÉSUMÉ

    J'aimerais vous rappeler le message et l'esprit de ce livre pour vous remettre à cœur ce que nous avons vu. Le grand message de 1 Corinthiens est le message de la Seigneurie de Christ. Alors que vous avancez dans la connaissance de Dieu, alors que vous avancez dans votre relation avec le Seigneur, vous verrez que la racine de tous vos problèmes n'est pas le problème proprement dit. La racine de tous vos problèmes est votre relation avec le Seigneur, et il est incroyable de voir à quel point bien souvent, lorsque vous êtes en ordre avec Lui, les autres choses trouvent tout naturellement leur place, ou n'ont pas beaucoup d'importance. Le Seigneur nous montre toujours à nouveau cela dans le livre de 1 Corinthiens
    L'église de Corinthe était une église qui était remplie de problèmes et le Saint-Esprit, à travers l'apôtre Paul, leur enseigne à se soumettre au Seigneur Jésus. C'était la réelle réponse à leurs problèmes. Toujours à nouveau alors qu'ils se soumettent à Christ, ils se rendent compte de cette réponse qui inclut toutes les autres. C'est la clé de tous leurs problèmes.
Nous étudions le livre de 1 Corinthiens en termes de huit grands problèmes représentatifs.              C'est cela qui forme la trame de l'étude que nous suivons. J'aimerais vous redonner les huit grands problèmes qui sont évoqués ici.
• Chapitres 1-4: Le problème des divisions.
• Chapitre 5: Le problème de la pureté personnelle.
• Chapitre 6: Le problème des différends personnels.
• Chapitre 7: Les problèmes liés au mariage.
• Chapitres 8-10: Le problème des pratiques discutables.
• Chapitre 11: Le problème des images et des symboles. Ils regardaient aux images plutôt qu'à la réalité derrière les images.
• Chapitres 12-14: Le problème de l'abus des dons spirituels.
• Chapitre 15: Le problème des fausses doctrines. Certaines personnes niaient la résurrection de Christ.
    Dans notre dernière étude nous avons commencé les chapitres 9 à 10, qui concernent les pratiques discutables. Je vous rappelle que dans les versets 7:1 à 11:34, l'apôtre Paul répond à une lettre qu'il a reçue d'eux. Les gens de Corinthe n'étaient pas fermés. Ils n'étaient pas rebelles. La majeure partie de ces croyants désiraient le Seigneur. Ils désiraient connaître la volonté de Dieu.
    Au niveau terrestre, ce n'est pas Paul qui a été l'initiateur de cette lettre aux Corinthiens. Ce sont les corinthiens. Ce sont eux qui lui ont écrit. Paul n'a pas pris ses « jumelles spirituelles » pour regarder à travers les vitres des corinthiens et dire: « Oh, mais dans quelle situation confuse ils se sont mis. Il faudrait que je leur écrive une lettre. Il faudrait que je remette de l'ordre dans tout cela. » Non ce n'est pas ainsi que cela s'est passé. Ce sont eux qui lui ont écrit. Ce sont eux qui ont vu le désordre parmi eux. Ce sont eux qui ont vu leurs problèmes et ils n'aimaient pas cela. Ils lui ont écrit et dit: « Cher frère Paul, si jamais tu as de la lumière de la part de Dieu sur ces sujets, merci de la partager avec nous. »
    Vous voyez, c'est parce que Corinthe avait tant de problèmes qu'ils ont une si mauvaise réputation. Certains pensent qu'ils étaient tout simplement très charnels et qu'ils n'avaient pas de coeur pour le Seigneur. Mais lorsque vous lisez le livre, vous voyez qu'ils aimaient le Seigneur. Ils étaient très tendres envers le Seigneur, ils désiraient que Dieu réponde à toutes leurs questions. Je ne pense pas que vous auriez pu trouver une église plus dynamique durant le premier siècle. Ils désiraient vivre dans une église vivante; vous auriez aimé aller à Corinthe parce qu'ils étaient très vivants. Ils étaient très actifs, Dieu se manifestait, la puissance de Dieu était présente dans cette église. Vous ne vous seriez pas endormis, si vous étiez allés dans cette église parce que le Seigneur agissait.
    Comme nous l'avons vu la dernière fois, Paul répond à une de leurs questions dans les chapitres 8 à 10. Il est incroyable que dans le petit chapitre 7, il arrive à répondre à cinq questions, mais qu'il lui faut les soixante-treize versets des chapitres 8 à 10 pour répondre à une seule question.
    Laissez-moi revoir avec vous les questions que les corinthiens ont posées à Paul. Ils ont écrit à Paul en demandant: « Est-il bien pour un chrétien d'acheter de la viande au marché à des prix bradés? La viande a été utilisée dans les temples idolâtres. Elle a été consacrée à des idoles, mais la viande n'a pas été touchée. Est-ce que nous pouvons en acheter? »
    Il y avait deux groupes dans l'église et un des groupes disait: « Oui, cela ne fait rien d'en acheter, c'est bien gérer son argent. Utilisons la viande qui n'est pas abîmée. C'est une bonne idée parce que cela va montrer que vous savez bien gérer votre argent. De toute façon les idoles n'existent pas, par conséquent on ne peut pas dire que l'esprit des idoles mange l'esprit de la viande, la viande est encore bonne, on ne peut rien dire. » Puis les autres disaient: « Vous ne pouvez pas faire cela parce que c'est s'associer à l'idolâtrie. Vous ne savez pas s'il y a des démons dans ces idoles. Vous ne pouvez donc tout simplement pas manger ce genre de viande. Vous êtes maintenant des chrétiens. Payer la viande plus chère fait partie du prix à payer à cause de la croix. Il faut payer un prix pour suivre le Seigneur, mais il faut être vrai envers le Seigneur. Vous ne pouvez pas vous associer avec des idoles. »
    Voilà la raison qui a poussé les Corinthiens à poser cette question. Cette question était bien entendue très locale, mais elle a une application très large. Les temps changent, les traditions changent, les réalités changent, mais les principes de Dieu ne changent jamais. C'est ce qui fait que votre Bible ne change pas avec le temps. C'est pour cette raison que vous pouvez la lire dans tous les âges, dans chaque génération, en tout endroit sur la terre; vous pouvez profiter des mêmes principes dont les gens ont profité pendant des siècles et des siècles, tout cela parce que les principes de Dieu sont éternels.
    Ceci dit, il se peut qu'il puisse, sur certains champs missionnaires, y avoir des exceptions, mais je ne pense pas que vous ayez un jour à lutter avec cette question qui est: « Est-ce que je dois ou pas acheter de la viande qui a été consacrée aux idoles? » Ceci dit, même si le contexte est celui du premier siècle, les principes par lesquels ce problème a été résolu sont exactement les principes que nous utilisons pour vivre avec nos scrupules religieux, c'est à dire les choses que nous appelons pratiques discutables. Certaines personnes appellent cela les choses douteuses. L'apôtre prend donc ces trois chapitres pour répondre à la question des pratiques discutables.
    Le principe, qui traverse toute la section, se trouve au verset 10:27: « Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu'on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. »

TOUTES LES PRATIQUES DISCUTABLES SONT PERMISES

    Il y a deux faits qui imprègnent ces trois chapitres. L'un est très bien exprimé dans le verset 10:23, mais on le trouve dans le verset 10:27 c'est: « tout est permis. » Les chrétiens ont le droit à toutes les pratiques discutables. Tous les chrétiens sont libres. Je ne veux pas parler du péché. Je ne veux pas parler des choses qui sont clairement mauvaises. Il n'est jamais bien de mentir, ce n'est pas une pratique discutable. Il n'est jamais juste de manifester de l'irrévérence envers ses parents, ce n'est pas une pratique discutable. Il n'est jamais juste de voler, de tuer ou quelque chose comme cela. Il n'est jamais bon de commettre l'immoralité. Mais concernant les choses qui sont des pratiques discutables, c'est-à-dire les milliers de choses que la Bible ne condamne pas et qui ne violent pas les principes de ce livre, tous les chrétiens sont libres (tout est permis) de faire ces choses.
    Pour bien fixer nos idées sur ce dont je veux parler avec les pratiques discutables, j'ai préparé un échantillon de ces pratiques à partir de toutes les listes auxquelles j'ai pu penser. Cela dépend où vous vivez et d'où vous venez. Tout le monde semble avoir sa propre petite liste, mais en faisant cela, les gens ne font que remplacer la loi de Moïse par leur petite loi. Ils disent alors: « Voilà ce que vous devez faire pour être spirituels; voilà la source de votre spiritualité. »
    Certains chrétiens croient qu'il n'est pas juste pour les vrais chrétiens de posséder des choses luxueuses. Il disent par exemple que nous ne devrions pas avoir, de voiture de sport, de maison de vacances, de yacht, ou d'animaux chers, comme des chevaux ou des chiens. Certains chrétiens pensent que nous ne devrions pas faire de sport, en tout cas pas de sport de contact. Ma belle-mère a encore du mal lorsque je regarde de la boxe à la télévision, parce qu'elle dit que c'est une terrible chose pour un chrétien que de regarder cela. Certains chrétiens ne croient pas du tout dans la pratique du sport.
    Je connais un chrétien en particulier qui ne croit pas dans l'imaginaire et qui est absolument choqué lorsque je laisse mes enfants lire des bandes dessinées. Il ne peut pas imaginer qu'on les laisse lire des histoires où les animaux parlent.
    Certains chrétiens pensent que nous ne devrions pas porter des bijoux, des beaux habits ou écouter une certaine musique comme la pop music. Certaines personnes pensent que l'on ne peut écouter que de la musique classique. Ils disent: « N'écoutez pas de country, de rock et ce genre de choses. »
    Certaines personnes pensent que l'on ne peut pas aller au théâtre ou regarder des films. Les chrétiens ont des standards différents à ce niveau. Certains pensent que l'on ne peut que regarder des films tout public.
    Certaines personnes empêchent leurs enfants de jouer à certains jeux, tout spécialement à des jeux de violence. Ils disent: « Ne laissez pas vos enfants jouer à des jeux avec des pistolets, des tanks ou des armées. »
    Certaines personnes disent qu'il ne faut pas acheter des tickets de tombola ou des choses comme celles-là.
    Certaines personnes disent que les hommes et les femmes ne devraient pas aller dans la même piscine et qu'il faut en avoir une pour les femmes et une pour les hommes.
    On peut aussi ajouter à la liste la cigarette, la danse, les armes à feu, etc. Voilà ce dont je parle lorsque j'utilise l'expression « pratiques discutables. »
    La première partie du principe que nous avons vu la dernière fois est que « toutes choses sont permises. » Toutes les choses qui ne sont pas directement interdites sont permises. Tout cela est permis pour le chrétien. Ils sont libres de faire tout cela en Christ.
    Mais voilà l'autre côté de la réalité. Le verset 10:27 dit: « Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller... » J'aimerais souligner cette petite expression: « et que vous vouliez aller... », alors vous êtes libres de le faire. Mais Paul demande: « Est-ce que vous voulez vraiment aller? Est-ce que vous désirez y aller? » Vous le voulez vraiment? » Vous voyez c'est une liberté encore plus grande. Il ne s'agit plus de nos droits, mais de nos désirs. Dans cette section l'apôtre Paul désire nous montrer que nous sommes libres. Nous sommes libres de faire les choses, mais nous sommes également libres de ne pas les faire et c'est une liberté encore plus élevée, parce que le chrétien a maintenant de nouveaux désirs, de nouveaux goûts, de nouvelles influences, de nouvelles envies et une nouvelle direction.
    Quelqu'un a une fois demandé à D.L. Moody ce qui était permis en tant que chrétien? Il a répondu: « Je peux tout faire en tant que chrétien, mais je désire faire ce qui Lui plaît. » Vous voyez, les choses que je désire changent. Les « je dois faire » se transforment en « je désire faire. » Voilà pour le grand principe. Je suis libre de tout faire, mais je ne désire plus faire tout cela à cause de la nouvelle dimension du Saint-Esprit dans mon cœur.
Voilà où nous nous sommes arrêtés. Dans cette leçon, nous allons commencer à discuter le pourquoi. Pourquoi y a-t-il des choses que je ne désire plus faire? Quelles sont les limitations au niveau de notre liberté? Nous sommes libres en Christ. Toutes choses sont permises. Nous pouvons faire tout ce qui n'est pas péché et pourtant nous ne le désirons pas. Pourquoi ne désirons-nous pas faire certaines choses? Pourquoi désirons-nous mettre de côté notre liberté? Voilà ce que nous allons voir ensemble.
    Nous n'allons pas essayer d'avoir une vue d'ensemble de ce sujet parce que nous ne faisons pas une étude d'un thème mais d'un livre. Nous n'allons pas voir tout ce qu'il est dit dans la Bible au sujet des pratiques discutables, sinon nous aurions à voir ensemble cinq chapitres. Ces cinq chapitres sont 1 Corinthiens 89 et 10, mais nous aurions également à étudier Romains 14 et 16. C'est dans ces cinq chapitres que le Saint-Esprit nous donne la pleine explication concernant les pratiques discutables.
    A la fin de cette étude, je vous partagerai trois principes issus de Romains 14, mais cela n'apportera pas plus de lumière que nous avons ici en 1 Corinthiens sur les pratiques discutables. Nous allons donc uniquement voir l'approche de Paul ici dans 1 Corinthiens.
Nous sommes tous différents lorsque l'on en vient à enseigner et à apprendre, et il n'y a pas de bonnes façons de faire, mais je pense qu'il est utile de donner un petit plan d'ensemble pour savoir où nous allons. Voilà ce que nous allons voir dans cette leçon.
    Premièrement, comme toute la section tourne autour des chrétiens faibles, des chrétiens forts et des pierres d'achoppement, j'aimerais que nous ayons une juste compréhension de ce que Dieu décrit comme étant un rocher de scandale, si nous désirons comprendre ces principes. Puis j'aimerais que nous considérions l'approche de Paul – qui est: « Tout est permis, mais tout n'est pas utile; tout est permis, mais tout n'édifie pas. »
    Dans ce passage, Paul nous donne deux grands principes qui limitent sa liberté. Il nous dit: « Je suis libre de tout faire, mais il y a deux cas dans lesquels je vais mettre ma liberté de côté. » Nous trouvons deux autres principes en plus dans Romains, nous les mentionnerons juste pour que vous ayez une vue d'ensemble du sujet. Nous allons donc voir dans quel cas il n'est pas bon de s'accrocher à sa liberté. Paul utilise les chapitres 9 et 10 pour illustrer ces principes. Nous ne ferons que survoler ces deux chapitres dans cette leçon et nous les verrons plus en détail dans notre prochaine leçon.
    Ce que j'aimerais faire ensuite, c'est résumer la merveilleuse vérité que nous allons voir à partir de Romains 14. C'est le même sujet, mais la façon dont c'est écrit en Romains permet de faire le lien avec l'ensemble. Nous verrons donc quelques définitions, deux principes, deux illustrations et une conclusion.
    1 Corinthiens 8:9-13 dit: « Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles. Car, si quelqu'un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles? Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort! En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C'est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère. »
    Pour bien illustrer ou pour fixer les limites de qui est fort et qui est faible, l'apôtre Paul commence par ce qui semble être au départ comme une approche très étrange. Veuillez noter ce que dit 1 Corinthiens 8:1-3: « Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. La connaissance enfle, mais l'amour édifie. Si quelqu'un croit savoir quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître. Mais si quelqu'un aime Dieu, celui-là est connu de lui. »
   Dans ces trois versets, Paul prend un principe et il nous montre la relation entre la connaissance et l'amour. Les commentateurs aiment à souligner que la connaissance enfle et l'amour édifie et c'est très juste, mais qu'est-ce que cela signifie? Qu'est-ce que cela signifie que la connaissance enfle et l'amour édifie?
    Dans le verset 8:2, on trouve l'expression: « comme il faut connaître. » Veuillez remarquer qu'il n'est pas dit: « ce qu'il devrait connaitre. » Il est écrit: «Comme il devrait connaitre. » Il ne sait pas encore comment il devrait connaitre. » En d'autres termes, Dieu nous dit qu'il y a une méthode pour connaître. Il y a une façon de savoir qui est plus importante que ce que nous savons. Ce passage parle de deux sortes de connaissances. Il parle de ce qui est mentionné au verset 8:2 comme étant pris pour de la connaissance, puis il nous parle bien entendu de la vraie connaissance.
    Très bien, quelle est cette connaissance supposée? Selon le verset 8:2, c'est une personne qui pense, qui suppose qu'elle sait quelque chose. Dieu a créé le monde de telle façon que nous ne pouvons que commencer à comprendre. Il n'y a pas une seule personne sur la terre, qui sait tout sur tout. Les scientifiques ne savent pas tout ce qu'il y a à savoir au sujet d'un grain de sable. Ce n'est pas possible de le savoir. Nous avons des docteurs que nous appelons spécialistes. Celui-ci est un docteur des yeux, l'autre des mains, l'autre du foie et l'autre du cœur. Et pourtant bien qu'ils en sachent plus que beaucoup d'autres, ils ne savent pas tout. Si jamais quelqu'un croit savoir quelque chose, alors Paul dit qu'il ne connait pas encore comme il devrait connaître.
    Ce qui est vrai dans le monde de la nature est doublement vrai dans le monde de la grâce. Il se peut qu'un chrétien étudie la Bible et qu'ensuite il se dise: « Maintenant je sais. J'ai la vie. Je comprends. J'ai appris au sujet du Seigneur. Je sais ce que c'est que le pardon et Son amour. J'ai expérimenté Sa puissance et je connais Sa grâce. » Vraiment? Non, cela n'est absolument pas vrai. Nous ne pouvons pas commencer à connaître Dieu. Dieu est comme un océan, dans lequel nous sommes juste un dé à coudre.
    Que se passe-t-il lorsque quelqu'un croit qu'il sait quelque chose? D'après le verset 8:1, cela vous rend arrogant et fier. Cela vous donne une fausse estime de soi. Cela vous laisse penser que vous êtes au-dessus de vos concitoyens qui luttent encore, qui ne savent pas encore. Cela pousse à égocentrisme et à la fierté. Cela vous donne de dénigrer vos vis-à-vis. Pourquoi est-ce que Paul commence en disant que, peu importe combien de connaissance vous avez, vous ne connaîtrez jamais rien? Cela semble une façon bien étrange pour commencer cette section sur les pratiques discutables. Si vous pensez savoir quelque chose, hé bien vous ne savez rien, vous ne savez pas encore comment vous devriez savoir.
    Il arrive de temps en temps que vous rencontriez quelqu'un qui vient en disant: « Plus j'étudie, moins je connais. » Je me rappelle lorsque j'étais à l'école biblique, je profitais des cours d'un homme que je considérais comme étant un géant, et un jour il a fait ce commentaire: « J'ai étudié la Bible pendant quarante ans et j'ai juste commencé à en effleurer la surface. » Pourtant lorsqu'on l'entendait, on voyait qu'il pouvait faire ressortir tant de choses profondes de la Bible mais il disait: « J'ai juste commencé à en effleurer la surface. » Je pensais qu'il ne faisait que parler humblement pour nous impressionner. Je pensais qu'il exagérait simplement.
Pourquoi est-ce que Paul commence en disant: « Alors que je m'apprête à définir le fort et le faible, si vous pensez que vous connaissez quelque chose, hé bien vous ne connaissez rien? » C'est cela l'ignorance. Je crois que ce que Paul dit ici est: « Si vous désirez faire la différence entre le fort et le plus faible, ne vous basez pas sur ce qu'ils savent parce que c'est la tendance. » Qui est le fort? Beaucoup de personnes pensent que le fort est celui qui sait quelque chose et le faible celui qui n'a que peu de lumière, celui qui ne sait pas.
    Vous voyez, c'est incroyable. Si vous demandez aux croyants moyens: « Décris-moi un frère faible », ils sont plus prompts à aller à la fenêtre que devant le miroir. Ils sont plus aptes à regarder autour d'eux, vers quelqu'un d'autre et à dire: « Celui-ci est un frère qui est faible. » Et lorsque vous lui demandez ce qui le rend faible, alors la réponse ressemble à quelque chose comme cela: « Il ne voit pas cela. Il ne comprend pas cela. Il est faible sur ce point et ce point de doctrine. » Ainsi la lumière, la connaissance devient la règle pour évaluer qui est faible et qui est fort.
    Le Saint-Esprit, à travers l'apôtre Paul, nous dit qu'un homme n'est pas fort parce qu'il connait beaucoup de choses, ni que quelqu'un est faible parce qu'il ne sait rien. La connaissance par elle-même n'est pas un signe que l'on est un frère faible ou fort. Selon le contexte que Dieu développe ici, nous pouvons être un frère qui a plein de lumière et être faible ou un frère qui n'a qu'un rayon de lumière et être fort.

L'AMOUR EST LA PLUS HAUTE FORTE DE CONNAISSANCE

    Paul nous dit ce qu'est la réelle connaissance et c'est comme une surprise pour nous. Vous ne vous attendriez pas à cela si cela ne venait pas comme une révélation. Le verset 8:1 dit: « L'amour édifie. » Paul compare l'amour à la connaissance. Le verset 8:3 dit: « Si quelqu'un aime Dieu, celui-là est connu de Dieu. » La forme de connaissance la plus haute et réelle est l'amour. C'est l'amour qui est mis dans nos cœurs par le Saint-Esprit. Si vous trouvez quelqu'un qui ne sait rien mais qui aime beaucoup, il en sait davantage qu'un théologien, qui pense qu'il sait tout mais qui n'a pas de relation avec le Seigneur. L'amour est la plus haute forme de connaissance. La connaissance sans amour n'est rien, si ce n'est un puissant moyen de s'enorgueillir. Cela ne sert à rien, si ce n'est à augmenter votre fierté.
    Chaque chrétien est appelé par Dieu à vivre à la hauteur de la lumière qu'il a reçue. Nous avons tous reçu une quantité différente de lumière. Aucun chrétien n'a toute la lumière. Aucun chrétien n'a toute la lumière sur un sujet. Nous sommes tous des petits enfants lorsqu'on en vient aux voies de Dieu, aux voies de sa grâce. Nous profitons tous d'un degré différent de sa grâce.
    En partant de cette constatation, voilà ce que nous pouvons finir par penser et croire: comme toute la lumière que j'ai est la lumière que j'ai, je vais penser que ma lumière est vraie et automatiquement je vais regarder autour de moi et si quelqu'un n'a pas la lumière que j'ai, je me vais me dire: « Pauvre personne. Elle est si faible et je suis si fort. Elle est faible parce qu'elle n'a pas ma lumière. C'est une personne plus faible que moi. » Vous voyez, dans ma pensée, ma lumière devient le standard pour tous les chrétiens et par conséquent, tous ceux qui seront d'accord avec moi sont les forts et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sont les faibles.
    Pendant que moi je mets ma lumière en avant en me disant que je sais, mon frère que je pense plus faible en fait tout autant. Il élève sa lumière comme étant la lumière à avoir, il en fait aussi un standard et il me juge par rapport à sa lumière. Il se dit également: « Oh, pauvre Ed, il est si aveugle. Il est si fier. »
    Laissez-moi illustrer cela. Imaginons un chrétien A, qui est objectif et qui connaît sa Bible de A à Z. Il regarde le chrétien B qui est subjectif et il se dit: « Oh, regardez ce chrétien subjectif. Il ne vit que par les émotions; il n'a pas de fondation, il reste à la surface. Il vacille à droite et à gauche. Lorsqu'il deviendra fort comme moi, alors il sera objectif et il croira les choses de Dieu parce que c'est écrit et non pas parce qu'il les ressent. »
    Pendant que le chrétien A fait cela, le chrétien B se dit: « Oh, quel pauvre chrétien objectif. Tout est intérieur et intellectuel. Il s'appuie uniquement sur des faits froids et secs. Il n'a aucune liberté. Il n'est même pas capable de lever ses mains et de louer Dieu. Il n'est même pas capable de se lever lorsque l'Esprit se manifeste en lui, de danser et de sauter. Tout n'est qu'intérieur. Comme il ne se fonde que sur des choses objectives, il bloque l'action du Saint-Esprit. Il ne laisse pas à Dieu la place pour vivre, bouger et respirer. Lorsqu'il deviendra fort, il sera comme moi. »
    Vous voyez, le chrétien A pense que le chrétien B est faible à cause de la lumière qu'il a. Le chrétien B pense que le chrétien A est faible à cause de la lumière qu'il a. Cela est vrai de tous les chrétiens, j'espère qu'un jour je pourrai vous montrer que j'ai raison et vous pensez la même chose envers moi, parce que nous vivons tous dans notre propre lumière.
Par conséquent Paul dit: « Comme vous avez tous une lumière différente, n'utilisez pas votre lumière comme moyen pour mesurer la faiblesse et la force, il y a quelque chose de plus profond que cela. Vous ne pouvez pas mesurer la faiblesse et la force sur la base de ce que vous savez pour deux raisons. Premièrement, vous ne connaissez rien du tout. Deuxièmement, il y a une forme de connaissance plus élevée. »
    Dans les versets 8:4-6, Paul montre de quelle façon ils vont régler le problème s'ils utilisent la connaissance comme leur base. Puis dans les versets 8:7-13, il montre de quelle façon ils vont régler le problème s'ils utilisent l'amour comme leur base. Il s'agit de solutions différentes. Si vous n'utilisez que la connaissance, vous allez régler le problème d'une façon, mais si vous utilisez l'amour vous allez régler le problème d'une autre façon.

LE FORT MET SA LIBERTÉ DE COTE À CAUSE DE L'AMOUR

    Lorsqu'on en vient aux pratiques discutables, il n'est pas possible pour vous de regarder dans votre vie et de dire: « je suis faible », parce que si vous dites cela, cela signifie que vous ne vivez pas à la hauteur de la lumière que vous avez. Vous direz toujours je suis fort. Ce n'est pas à cause de la fierté, c'est à cause de votre lumière. C'est pour cette raison que vous dites que vous êtes forts. Laissez-moi vous donner une illustration tirée de ma propre vie, puis je définirai la faiblesse et la force comme Dieu le fait.
    Selon la lumière que j'ai de la Bible, et je ne désire pas mettre une quelconque pression sur qui que ce soit, je m'abstiens totalement de l'alcool. Et bien entendu comme j'ai ma propre lumière, j'ai également mes propres passages des Écritures sur lesquels je m'appuie pour penser cela. Toutes les personnes qui ont des convictions ont leurs propres passages des Écritures. Bien entendu si quelqu'un n'est pas d'accord avec moi, je lui expose les passages qui me sont à cœur sur ce sujet. De mon point de vue, je suis bien entendu le frère plus fort. Et de mon point de vue, les plus faibles sont bien entendus ceux qui ne sont pas d'accord avec moi.
    Ceci dit, il y a des personnes très pieuses, qui à partir de leur étude des Écritures et de leur connaissance de la langue originale, ne sont pas d'accord avec moi. D'après leur lumière, ils en tirent un principe qui s'appelle la modération. Ils disent donc que de leur point de vue, c'est moi qui suis le frère faible et qu'eux, ils sont entrés dans une liberté en Christ. Ils ne vont tout simplement pas abuser de l'alcool, ils ne vont pas pécher, mais ils ont la liberté de prendre un verre de vin ou quelque chose comme cela.
    Il y a une précieuse communauté du peuple de Dieu où je suis régulièrement invité pour parler, j'aime aller là-bas, mais nous ne partageons pas la même lumière. Ils ont leur lumière et j'ai la mienne. A cause de leur lumière, ils disent qu'ils peuvent honorer le Seigneur en ayant du vrai vin lorsqu'ils prennent le repas du Seigneur. Il m'est arrivé une fois d'être assez mal à l'aise parce que j'étais invité à parler dans cette petite église, mais ils ne savaient pas ce que je ressentais au sujet du vin et je ne désirais pas faire de cela un problème.
    J'étais donc dans cette réunion et ces gens allaient rompre le pain ensemble pour adorer le Seigneur, pour se réjouir ensemble et je me suis donc dit dans mon cœur: « Comme il est écrit en 1 Corinthiens 9:22, je veux être faible avec les faibles et ainsi me faire tout à tous... » Je me suis dit que je n'allais que toucher le vin avec mes lèvres et que ce serait tout. Je ferai semblant de boire plus, mais en réalité je ne ferai que le toucher. J'ai décidé de jouer cette scène pour le bien des faibles, pour le bien de la communion et pour le bien de l'union. Voilà ce que j'allais faire. Et c'est ce que j'ai fait. C'est tout ce que je pouvais faire avec la lumière que j'avais. Mais je peux vous dire que j'en ai beaucoup souffert ensuite. J'étais terrassé parce que j'étais allé contre la lumière que j'avais. C'est toute la lumière que j'avais et j'étais allé contre cette lumière. Je ne sais pas si vous avez déjà eu à confesser la façon dont vous avez pris le repas du Seigneur, mais j'avais une terrible lutte dans mon cœur. J'étais sous une forte culpabilité parce que dans mon cœur, j'avais péché contre le Seigneur.
    J'ai donc partagé cela avec un cher frère, mais je ne savais ce qu'il allait faire ensuite. Il est allé voir un des anciens de l'assemblée pour lui dire que j'étais passé par ces terribles moments. J'ai à nouveau été invité pour parler et quelque chose de très précieux s'est alors passé. Cet ancien m'a pris à part et m'a dit qu'il apprécierait vraiment si je pouvais participer au partage du pain. Il m'a dit qu'il ne savait pas quelles étaient mes convictions au sujet du vin. Il m'a assuré que chaque fois que je serai avec eux, il n'y aurait rien d'autre que du jus de raisin. Voilà ce qu'il m'a dit.
    Je suggère que tout cela a été une manifestation d'amour de leur part. Cela a été une merveilleuse chose dans ma vie, parce que dans cette illustration et cela ne fait aucun doute, c'est moi qui suis le frère le plus faible. Ces frères et sœurs ont mis de côté leur liberté avec la lumière qu'ils avaient. Ils ont délibérément mis de côté leur liberté et se sont mis à mon niveau, parce que j'étais le frère le plus faible. Ceci dit, ne me comprenez pas mal, je pense encore que concernant ce qui est juste et pas juste de faire, c'est moi qui avais raison, mais en ce qui concerne le fort et le faible, c'est moi le faible. C'est eux qui sont les forts dans cette illustration.
Vous voyez, ma conscience ne me permettait pas, avec la lumière que j'avais, de prendre le vin sans pécher. J'avais essayé de les aimer, mais je ne pouvais pas le faire. Pour que je puisse m'adapter à eux, j'aurais dû pécher. Mais pour qu'eux s'adaptent à moi, ils n'ont pas eu à pécher. Vous voyez il n'y a pas de péché à boire du jus de raisin. Ils n'avaient pas le problème que j'avais à cause de ma conscience, ainsi dans cette illustration j'étais le frère plus faible.
    Le point important ici n'est pas de savoir qui a raison et qui a tort. Il ne s'agit pas de savoir qui a le plus de lumière et qui a le moins de lumière. C'est une question d'amour. C'est une question de mettre volontairement de côté notre liberté pour le bien d'un frère qui lutte avec sa conscience en se basant sur la lumière qu'il a à un moment donné. Voilà pour ce qui est de la définition du fort et du faible dans ce passage.
    Qui est alors le fort? C'est celui qui est décidé à aimer. Qui est le faible? C'est celui qui, à cause de sa conscience, ne peut pas faire une certaine chose sans pécher contre son Dieu. Le fort est celui qui met de côté ses libertés pour la seule raison de l'amour de Dieu. La force est mesurée par l'amour.

JE SUIS UNE PIERRE D'ACHOPPEMENT LORSQUE MON COMPORTEMENT POUSSE QUELQU'UN D'AUTRE À PÉCHER

    Avant que nous voyions les principes qui y sont rattachés, laissez-moi encore définir ce qu'est une pierre d'achoppement. Le verset 8:9 dit: « Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles. » Laissez-moi déjà vous dire ce que cela ne signifie pas. Vous ne devez pas penser que chaque fois que vous rencontrez quelqu'un qui n'est pas d'accord avec vous, vous devez mettre de côté votre liberté pour lui. Si cela était vrai, c'est le chrétien le plus faible qui dirigerait la maison de Dieu, parce que tous les forts passeraient leur temps à mettre leur liberté de côté afin que les faibles puissent faire comme ils l'entendent. Si c'était le cas, comme nous ne désirons pas les offenser, nous ferions comme eux le désirent et c'est eux qui décideraient de ce qu'il y a à faire.
    Non, ce n'est pas ce que Paul nous dit ici. Si cela était vrai, je pense que vivre dans le légalisme serait un moins grand esclavage que de vivre dans la victoire, parce que le légalisme aurait son propre lot de règles. Mais dans la victoire, si c'était cela la victoire, alors vous auriez à vous adapter constamment à tout le monde et vous seriez davantage un esclave que si vous étiez simplement un légaliste.
    La réalité est que vous pouvez grandement être en désaccord avec quelqu'un sans pour autant être une pierre d'achoppement pour lui. Il m'est un jour arrivé de rencontrer quelqu'un qui s'est senti offensé parce que je portais une pince à cravate. Ce jour-là, je lui ai donné ma pince parce que je ne désirais pas l'offenser. Mais maintenant je ne la lui donnerai plus. Maintenant je sourirais gentiment et je dirais: « Ce n'est pas très important si cette pince vous embête. » Mais pourquoi alors ne l'ai-je pas offensé, bien qu'il dise que je l'ai offensé? Pourquoi est-ce que je ne l'ai pas offensé avec ma pince? Pourquoi est-ce que je n'ai pas été une pierre d'achoppement? C'est parce que pour être une pierre d'achoppement, je dois pousser une personne dans une situation où elle pèche contre Dieu, et non pas où elle n'est pas contente avec vous. Si vous ne poussez pas une personne à s'éloigner de Dieu, à pécher contre le Seigneur, alors vous n'avez pas été une pierre d'achoppement pour lui. Ce n'est que lorsque mes actions poussent quelqu'un à pécher contre Dieu, que je suis une pierre d'achoppement.
    Je sais que ce frère, qui n'aimait pas que je porte une pince à cravate, ne porterait jamais de bijoux. Même si l'ange Gabriel descendait avec une pince à cravate, il n'en porterait pas. Il n'y a donc aucune chance que cet homme soit offensé parce que cela n'avait aucun sens pour lui. Il n'allait pas regarder à moi et dire: « Oh, Ed porte une pince à cravate donc cela doit être bien, cela signifie que je peux également en porter. » Non, pas lui. Il n'y a aucune chance que cela arrive, parce qu'il était dogmatiquement contre.
    Si je tente un frère ou une sœur à travers la façon dont je vis ou la façon dont je parle, si je tente un frère ou une sœur à aller sur une voie sur laquelle il ne peut pas aller, alors je suis une pierre d'achoppement. Si je les pousse à marcher sur une voie qu'ils ne peuvent pas suivre sans pécher contre la lumière qu'ils ont reçue, alors je suis une pierre d'achoppement.
    J'ai un frère chrétien qui ne croit pas dans le fait que les hommes et les femmes puissent aller se baigner en même temps. C'est ce frère qui m'a dit que c'est la raison pour laquelle Dieu nous a donné deux océans. Son idée est la suivante: au vue de la façon dont les femmes s'habillent de nos jours, je ne peux pas aller là-bas sans pécher dans mes pensées. Voilà quelle est l'idée. S'il venait nous visiter, je ne sais pas ce que nous pourrions faire, mais je sais que je ne prévoirais pas une sortie à la plage avec ce frère, parce qu'il ne pourrait pas faire cela sans pécher. Je connais certaines personnes à qui, si elles venaient me voir, je ne proposerais pas de jeux de cartes, parce que cela est pour eux associé aux jeux d'argent.
    Si quelque chose est bon pour nous, alors nous pouvons avoir la paix. Mais si notre liberté pousse quelqu'un d'autre à violer la lumière qu'il a, s'il pouvait être blessé dans sa relation avec Dieu, alors à cause de notre grand amour pour lui, à cause de l'amour que Dieu crée en nous, nous devons mettre de côté notre liberté pour ne pas être une occasion de chute. Mais à moins que vous ne poussiez quelqu'un à pécher, à devenir rétrograde, à abandonner le Seigneur ou à altérer sa relation avec Dieu, vous n'avez causé la chute de personne. Ne pensez pas que nous allons devoir obéir à tous ceux qui se présenteront devant nous en mettant de côté notre liberté à cause d'eux. Ce n'est pas ce dont Paul parle.
    Très bien, voilà pour ce qui est des descriptions. Le fort est mesuré selon son amour et non pas selon sa connaissance. Voilà qui sont les forts. Une pierre d'achoppement est lorsque vous poussez quelqu'un à pécher, voilà ce qu'est une pierre d'achoppement.
    Revenons maintenant au verset 10:23 sur lequel est basée toute cette section et qui dit: « Tout est permis, mais tout n'est pas utile; tout est permis, mais tout n'édifie pas. » J'aime la façon dont Dieu a écrit cela: « Tout est permis, mais... » Et avec le « mais » vous savez déjà qu'il va y avoir des limitations. C'était trop beau pour être vrai! Je peux tout faire mais...
    1 Corinthiens 8:10 nous donne deux merveilleux principes qui nous montrent les limitations liées à notre liberté, c'est lorsque les choses ne sont pas profitables. Il semblerait qu'il y ait quatre principes, mais en réalité il n'y en a que deux. La raison pour laquelle il semble qu'il y en ait quatre est parce que Paul l'écrit de façon positive et négative, c'est pour cette raison que l'on peut penser qu'il y en a quatre. Je vais l'expliciter de deux manières afin que vous compreniez ce que je veux dire.
    Le principe que l'on tire de cela est que nous devons volontairement mettre de côté notre liberté, si par elle je pousse un frère ou une sœur à faire quelque chose de contraire à ce que sa conscience lui dit de faire pour le Seigneur. C'est une façon de le dire. La façon positive de dire cela est de dire que cela n'édifie pas le frère ou la sœur. Il s'agit de la même vérité.
    Les versets 10:28-33 disent: « Mais si quelqu'un vous dit: Ceci a été offert en sacrifice! N'en mangez pas, à cause de celui qui a donné l'avertissement, et à cause de la conscience. Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l'autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère? Si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blâmé au sujet d'une chose dont je rends grâces? Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m'efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés. »

L'AMOUR RENONCE A SOI POUR LE BIEN DES AUTRES

    Il n'est pas question ici de ce qui est juste ou faux. Il ne s'agit pas ici de ce qui est la vérité ou l'erreur. Il s'agit d'être sensible pour voir là où est ton frère. Je dois agir selon le principe que Dieu m'a donné et vous devez agir selon le principe que Dieu vous a donné. C'est le grand principe du renoncement à soi pour le bien des autres. C'est la volonté de mettre de côté ce que l'on a afin de pouvoir aider les autres.
    Vous voyez, ces chrétiens étaient tous excités, comme cela se passe encore de nos jours, lorsqu'ils ont reçu un peu de connaissance. Ils ont observé la loi de Moïse pendant deux mille ans et maintenant ils sont libres. Certains ont été si loin dans leur liberté en Christ, qu'ils ont fait des choses qui ont pu profondément choquer les juifs. Par exemple, pendant toutes ces années ils ont été liés au jour du sabbat. Puis lorsque le Nouveau Testament est arrivé, la liberté en Christ a été proclamée et il leur tardait que le jour du sabbat arrive pour aller labourer! C'est comme si certains voulaient dire par là: « Je vais montrer à tout le monde, que je ne suis pas sauvé parce que j'ai observé les lois sur le jour du sabbat. Je suis entièrement libre de tout cela. Je suis sauvé par Christ! » Certains chrétiens ont donc commencé à se glorifier à cause de cela.
    D'autres chrétiens ont regardé tout cela de loin et ont dit: « Comment est-ce possible? Pendant plus de deux mille ans, cela a été un péché de travailler le jour du sabbat et maintenant tout d'un coup vous pouvez travailler. » Certains chrétiens se glorifiaient également de ce qu'ils pouvaient manger du porc avec leurs haricots et du jambon avec leurs œufs, et ils aimaient vraiment cela. D'autres juifs qui n'étaient pas si libres et qui ne pouvaient pas simplement mettre de côté deux mille ans de traditions, se demandaient comment ces gens pouvaient porter des hot-dog à leur bouche? Ils n'arrivaient pas à croire que l'on pouvait faire cela. Puis Paul intervient et nous dit: « Vous ne devez pas utiliser votre liberté de cette manière. Vous devez penser à ce frère. Vous devez aimer ce frère qui lutte avec sa lumière. Vous avez une liberté, vous avez une compréhension, vous avez une connaissance, vous avez la lumière mais vous manquez d'amour. Vous manquez d'amour, mais c'est pourtant cela la vraie connaissance. Toutes les autres connaissances que vous avez deviennent de l'ignorance si l'amour vous manque. La connaissance ne fait rien d'autre que vous faire enfler d'orgueil si vous manquez d'amour. Si cela choque la conscience de votre frère alors mettez-là de côté. N'essayez pas de le faire entrer dans votre liberté. N'essayez pas de l'influencer. S'il n'a pas votre lumière, il ne peut pas jouir de votre liberté et vous ne pouvez pas lui imposer cela. »

MA LIBERTÉ NE DOIT PAS M’EMPÊCHER DE PROCLAMER CHRIST

    Il y a un deuxième principe qui permet de gouverner notre comportement au sujet de ces pratiques discutables. Non seulement cela risque de choquer la conscience de mon frère, mais il faut se poser la question de: est-ce que cela touche également à mon témoignage pour Christ? Est-ce que cela fait du tort à mes opportunités de témoigner pour Christ? Est-ce que cela empêche d'avoir des opportunités pour partager l'Évangile, pour partager la Parole de Dieu? Une autre façon de formuler ce même principe est: est-ce que cela glorifie Dieu?
    Lisons les versets 9:19-25: « Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'y avoir part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. »
    Le point que le Saint-Esprit souligne ici est: qu'est-ce qui est réellement important dans votre vie chrétienne? Qu'est-ce qui a réellement de la valeur? Vous pouvez vous dire: « Je désire la liberté. Je suis libre de jouer au Bingo; je peux acheter un ticket de loto pour gagner une nouvelle automobile. » Mais est-ce que c'est cela qui est réellement important? Nous sommes en train de parler là de choses de la vie qui disparaîtront d'ici quelques heures. L'important ce sont les âmes immortelles. Les gens, eux, vivent pour l'éternité. Paul est en train ici de nous dire: « Si vous mettez de côté un peu de la liberté que vous avez, qu'est-ce que vous avez réellement perdu? » Vous ne pouvez pas comparer cela au salut de l'âme d'un homme.
    Pourtant Paul n'était pas en train de dire: « Soyez sympas avec toutes les personnes qui ne sont pas d'accord avec vous. » Non, il ne se compromettait pas de cette façon. Il prenait une position forte au sujet des vérités essentielles. Est-ce que vous vous rappelez de l'épisode relaté en Galates 2:5, où les judaïsants sont venus et ont dit: « Vous êtes obligés de circoncire Tite? » Mais Paul a dit: « Je ne le ferai pas. » Il a pris une position ferme parce c'était un point essentiel. Les judaïsants disaient: « C'est nécessaire pour le salut. » Mais Paul a refusé de le faire. D'un autre côté, il a circoncis Timothée en Actes 16:3 pour qu'il puisse être tout pour tous. Il l'a fait volontairement, mais lorsqu'on lui a dit: « Tu es obligé de le faire », il a refusé. A chaque endroit où nous pouvons nous adapter pour l'Évangile, nous devrions le faire. Paul avait tout le temps en vue le salut des gens.
    J'ai lu une merveilleuse histoire d'Harry Ironside qui semble illustrer ce point. C'était le fameux pasteur de l'église Moody de Chicago. Il était en train de parler de certaines réunions qu'il avait à Detroit. Il a rencontré là-bas un homme qui venait d'Inde et qui s'était converti au christianisme. Son nom était Mohammed Ali. Rien à voir avec le boxeur. Il est un midi sorti manger avec Mohammed après l'une de ses réunions. Ils ont rejoint une femme chrétienne. Elle leur a demandé ce qu'elle pouvait leur servir. Ils ont répondu: « Qu'est-ce que vous avez? » La réponse a été: « Tout ce que j'ai aujourd'hui est du porc et du jambon. » Mohammed Ali a alors répondu: « Je ne prendrai rien, j'aimerais juste un verre d'eau. Cette femme lui a demandé: « Je suis surprise Monsieur Ali. Êtes-vous sous la loi que vous ne puissiez pas manger de porc? Les chrétiens sont libres de manger n'importe quoi! »
    Puis Harry Ironside donne la réponse de Mohammed Ali. Il a dit: « Mon Père a 83 ans. Tous les trois ans, je retourne en Inde pour faire un compte-rendu à mon père qui est le chef de la famille. Il me salue tout le temps de la même façon. Il me salue avec ces mots: Mohammed est-ce que ces infidèles t'ont appris à manger des hot-dog? Et je réponds tout le temps la même chose: « Père, le porc n'est jamais passé dans ma bouche. » Puis nous nous asseyons et je peux partager l'évangile avec lui. Si jamais je mange votre sandwich aujourd'hui, je perds toute opportunité de partager à nouveau l'évangile avec mon père. »
    Voici une bonne illustration de ce que c'est que de mettre sa liberté de côté. Qu'est-ce qu'un sandwich? Ce n'est rien. C'est une de vos libertés. Imaginons que quelqu'un dans votre famille soit tellement offensé de ce que vous alliez au cinéma. Qu'est-ce que vous avez perdu si n'allez plus jamais voir un autre film de votre vie à cause de Christ? Qu'est-ce que vous avez perdu si vous mettez de côté votre liberté? Paul avait tout le temps le salut des hommes à l'esprit à cause de son grand amour qui découle du calvaire. Il se sentait tout le temps concerné par les autres.
    Ceci dit, je suis sûr qu'il ne s'agit pas là de toute la réponse. Chaque cas est différent et les applications peuvent être assez délicates. Mais en ayant ces deux principes, vous pouvez sûrement aller de l'avant et vous sortir de situations difficiles. Je suis libre, mais je ne vais pas user de ma liberté si cela affecte la conscience de mon frère. Je suis libre, mais je ne vais pas user de ma liberté si cela m'empêche d'une manière ou d'une autre de partager le Seigneur Jésus avec quelqu'un. Ce sont deux principes simples et merveilleux.
Laissez-moi encore vous donner une vue d'ensemble des chapitres 9 à 10 que nous verrons plus en détail dans notre prochaine leçon.
    Dans les chapitres 9 et 10, Paul illustre les principes qu'il vient juste de mettre en avant. L'illustration dans le chapitre 9 est Paul lui-même. Il nous dit: « Je ne vais pas uniquement vous dire de mettre de côté votre liberté. Je suis un enseignant. Je ne dis pas aux gens « allez », mais « venez. » Je ne vais pas mettre sur vous un fardeau que je ne porte pas moi-même. » Dans le chapitre 9, il nous montre donc de quelle manière il a mis de côté sa liberté. Dans les versets 9:3-5, il nous dit qu'il a mis de côté son droit d'avoir une épouse. Dans les versets 9:6-14, il nous dit qu'il a mis de côté son droit d'avoir un salaire. Dans les versets 9:19-22, il dit qu'il a mis de côté tous ses droits pour le bien des autres. Paul n'était pas plus spirituel parce qu'il a mis de côté ses droits. Il a mis de côté ses privilèges parce qu'il était spirituel. C'était un sous-produit de ce qu'il y avait sur son cœur en lien avec Dieu. Dans le verset 8:8, il dit: « Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins. » Ce n'est pas important si vous gardez votre liberté ou pas, cela ne va pas augmenter votre relation avec Dieu. Le chapitre 9 est donc l'illustration positive de Paul.
Le chapitre 10 est l'illustration négative, il s'agit d'Israël. Israël a été béni. Ils avaient de nombreux privilèges. Ils ont été conduits par la nuée, ils ont été délivrés de la mer rouge, ils ont été baptisés en Moïse. Ils étaient identifiés au peuple de Dieu.
    Ils ont également mangé de la nourriture spirituelle, de la manne, de l'eau qui sortait du rocher. Ils avaient des provisions de la part de Dieu. Il y avait un rocher qui les suivait et ce rocher était Christ. Ils avaient une communion avec Dieu. Ils avaient des privilèges. Mais ils ont fini dans la convoitise, dans l'idolâtrie, dans l'immoralité et ils ont commencé à tenter le Seigneur. C'est de cette façon que Dieu illustre à travers Paul et Israël ce grand principe.
    Avant de terminer, j'aimerais encore que nous prenions le chapitre 14 de Romains. J'aimerais encore conclure ce que j'ai dit avec trois principes que l'on trouve dans ce chapitre. Romains 14:1-3 dit: « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. » Nous devons accepter notre frère et ne pas essayer de lui faire voir les choses à notre manière.

DIEU A ACCEPTE MON FRÈRE, JE NE PEUX DONC PAS LE JUGER

    Voici le principe, un frère doit s'abstenir de juger un autre frère. Le fort ne doit pas juger le faible. Le faible ne doit pas juger le fort. Le faible ne doit pas juger le fort parce qu'il a plus de lumière et beaucoup de liberté, mais d'un autre côté le fort ne doit pas juger le faible parce qu'il n'a pas la foi pour être libre dans toutes ces choses. Le mot utilisé dans Romains 14:3 signifie « regarder de haut. » Ils se regardaient de haut l'un l'autre, que ce soit le faible ou le fort. Pourquoi le faible ne devrait-il pas juger le fort et le fort ne devrait-il pas juger le faible? Paul donne la réponse en Romains 14:3: c'est parce que Dieu a accepté l'un et l'autre. Peu importe la lumière que vous avez, Dieu vous a accepté.

JE NE SUIS PAS LE MAÎTRE DE MON FRÈRE

    Romains 14:4-9 nous donne le second principe. Laissez-moi le dire de cette façon. Le fort et le faible doivent reconnaître que l'autre a une relation avec le Seigneur. Romains 14:4 dit: «Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir. » Comme j'aime ce verset: « Jésus-Christ est Seigneur. » C'est tout le message du livre. Le mot Seigneur inclut le droit de commander. Voici l'idée qu'il y a derrière le mot « Seigneur. » Si quelqu'un est Seigneur, il a le droit de commander et la seule réponse devrait être l'obéissance.
    Dieu n'a pas désigné le frère qui est fort comme Seigneur de celui qui est faible, et n'a pas désigné le frère qui est faible comme Seigneur de celui qui est fort. Romains 14:4 dit: « Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? » Qu'est-ce que cela signifie? Laissez-moi le dire avec mes propres mots. Ce que le Seigneur de votre frère lui permet de faire n'est pas votre problème. Si le maître de votre frère lui permet de faire quelque chose que votre maître ne vous permet pas de faire, obéissez à votre maître et laissez-le obéir à son maître. Je n'ai pas le droit de prendre ma lumière et de l'imposer à quelqu'un d'autre. Vous n'avez pas le droit de prendre votre lumière et de me l'imposer. Si votre Dieu vous laisse faire quelque chose, alors vous en répondrez devant votre Seigneur. Selon ce passage, que se passe-t-il si je vous impose ma lumière? Je prends la prérogative de Dieu. Je prends une place dans la trinité. Je deviens le Seigneur qui vous dit ce que vous devez faire et ne pas faire, ce qui est bien et pas bien.
    Paul nous dit de faire très attention à cela. Ce que le maître laisse faire à Son serviteur ne nous regarde pas. Romains 14:5 dit: « Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » Chacun d'entre nous doit répondre à Dieu pour la lumière qu'il a. Soyez simplement sûrs que vous savez ce que vous faites, et moi aussi je dois être sûr de ce que je fais.
    Paul nous dit qu'en tant que chrétien je dois mettre de côté ma liberté, mais je ne dois pas non plus juger. Je pense que mon rôle est de mettre de côté ma liberté à cause de mon amour pour mon frère, ce que le frère fait est son affaire et il doit le voir avec le Seigneur. En continuant d'avancer dans la connaissance du Seigneur, Dieu travaillera en lui. Si quelqu'un met sa liberté de côté pour moi, je n'ai pas à le juger. C'est quelque chose qui se joue entre le serviteur et son Seigneur. Chacun doit marcher devant le Seigneur dans la lumière qu'il a reçue.
    Laissez-moi encore mentionner un troisième principe que l'on trouve en Romains 14:10-13. Laissez-moi le dire de cette façon. Il est juste pour le Seigneur de juger.
    Romains 14:10-13 dit: « Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute. »
    Nous ne pouvons pas nous juger les uns les autres. Nous ne pouvons pas nous mettre à la place de Dieu, et nous ne pouvons pas prendre notre petite liste de règles en disant: « Je crois en cela et en cela et je ne vais pas faire ceci et cela », et ensuite substituer cela à la loi de Moïse et dire à tout le monde qu'il est plus spirituel de respecter cela en se levant tôt, en allant aux réunions, en lisant la Bible et en priant. Ce n'est pas en faisant ces choses que vous deviendrez spirituels.
    Tout l'objectif de la loi de Moïse, selon le Lévitique, était pour Dieu de se faire un peuple qui Lui appartienne. La raison pour laquelle il y avait des lois sur la diététique était pour les différencier. La raison pour laquelle ils mettaient certains vêtements était pour les rendre différents, ils ne pouvaient pas porter de lin avec de la laine en même temps. La raison pour laquelle ils ne pouvaient pas semer de l'orge et du blé dans le même champ, était pour les rendre différents. Toute la loi était là pour que Dieu ait un peuple différent.
    Lorsque Dieu a mis ces lois de côté, Il a dit: « Je vais maintenant vous présenter une nouvelle façon de vous rendre différents. Je vais mettre mon esprit dans votre cœur, et je vais vous conformer à l'image de Jésus-Christ. Je désire encore que vous soyez différents, mais je ne vais plus le faire en vous demandant d'observer certaines lois. N'essayez donc pas de devenir différents en mettant en avant certaines règles, parce que j'ai mis les lois de Moïse de côté. Je ne désire plus que vous soyez différents à travers les lois que vous observez. N'ayez pas vos propres lois, ne laissez pas des groupes prendre leurs lois et vous les imposer. Je désire encore que vous soyez différents. Je désire encore que vous soyez saints, mais ma nouvelle méthode est le Saint-Esprit dans votre cœur qui vous conforme à Jésus-Christ, vous transformant et vous rendant semblables à Jésus. Ensuite seulement vous serez un peuple particulier et séparé pour moi. Nous ne sommes donc pas sans loi. Un légaliste n'est pas quelqu'un qui se conforme à la loi, ça c'est un chrétien. Un légaliste est quelqu'un qui respecte la loi pour être spirituel. Il n'existe pas de loi qui pourra vous rendre spirituels. Vous êtes spirituels à cause de votre relation avec Jésus-Christ et de votre union avec Lui.

     Prions: Notre Père, nous Te remercions pour la mesure de lumière que Tu as donnée aux uns et aux autres. Lorsque nous pensons à la lumière que nous avons, nous nous disons: « Comme nous voyons peu et comme nous savons peu. » Nous luttons avec cela et nous te demandons simplement de nous délivrer de la fierté qui nous fait croire que nous savons quelque chose. Comme nous Te louons de ce que nous pouvons connaître par l'amour. Rends-nous capables de T'aimer et de T'embrasser afin que nous puissions être connus par Toi, que Ta vie puisse être capable de couler en nous et à travers nous vers les autres. Délivre-nous de l'égoïsme et que nous ne transformions pas notre liberté en licence et qu'ainsi nous évitions de blesser Tes chers enfants d'une façon ou d'une autre. Manifeste ces choses dans notre coeur. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.
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