lundi 22 juillet 2019

(62) deuxième série d'étude JEAN - LA FOI AU PIED DE LA CROIX (Jean 19:1-42) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre soixante-deuxième leçon sur ce merveilleux évangile de Jean.

                    Notre objectif est de voir le Seigneur Jésus à travers l'Évangile de Jean. J'aimerais débuter cette leçon avec 1 Jean 1:3 qui dit: « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. » Si jamais j'ai entendu ou reçu quelque chose de la part du Seigneur c'est une joie de la passer à quelqu'un d'autre de telle sorte à ce que je puisse avoir la communion avec Dieu et avec Son Fils.

Prions:

                   Père, nous Te remercions pour les chapitres dans ce précieux livre, et d'une façon toute spéciale pour le chapitre 19 de Jean. Alors que nous méditons, nous prions que Tu puisses ouvrir les yeux de notre cœur par Ton Esprit pour que nous puissions nous focaliser d'une manière vivante sur notre Sauveur. Nous Te remercions pour Lui et nous Te remercions de ce que Ton Esprit puisse nous aider à Le voir d'une manière qui nous transforme. Nous Te remettons notre méditation et Te prions dans le nom merveilleux de notre Seigneur Jésus. Amen. 

RÉSUMÉ

                    Dans notre étude de Jean nous sommes arrivés aux chapitres 18 et 19 que nous avons regroupés. Ils débutent avec l'arrestation de notre Seigneur Jésus à Gethsémané. Puis ils continuent par Son procès et Sa crucifixion et se terminent avec l'ensevelissement de notre Seigneur Jésus dans la tombe de Joseph d'Arimathée.

                   Comme nous l'avons fait à travers tout l'évangile de Jean nous essayons de répondre aux questions que Jean a lui-même suggérées dans le chapitre 20. Elles ont été écrites pour que vos sachiez qui est Jésus, pour que vous croyez et qu'en croyant vous puissiez expérimenter la vie en Son nom.

                    La raison pour laquelle nous avons cet évangile est pour que nous puissions Le connaître, pour que nous puissions mettre notre confiance en Lui, et pour que nous puissions profiter de Lui. Chaque récit dans ce livre répond d'une manière sensiblement différente à la question qui est Christ pour que nous puissions Le connaître, qu'est-ce que la foi pour que nous puissions mettre notre confiance en Lui, et qu'est-ce que la vie, pour que nous puissions profiter de Lui.

                      Nous sommes en train d'étudier la deuxième question, qu'est-ce que la foi, dans les chapitres 18 et 19. J'ai suggéré qu'alors que nous arrivons à la fin de Jean, ces deux chapitres nous donnent une réponse plus complète à ce que nous avons vu plus tôt. En d'autres termes nous trouvons ici une réponse positive et négative. Nous y trouvons ce que la foi n'est pas et également ce que la foi est.

                    Nous avons déjà étudié l'aspect négatif que l'on trouve plus particulièrement dans le chapitre18. La foule religieuse illustre que la foi n'est pas ce qui est externe. Ce n'est pas la religion. Pilate illustre que la foi n'est pas la neutralité. Pierre illustre que la foi n'est pas la confiance dans la chair. Voilà tout ce que la foi n'est pas.

                       Puis à la fin du chapitre 18 et dans le chapitre 19 nous trouvons ce que la foi est. La foi est l'identification avec un Sauveur rejeté. C'est tout spécialement illustré par les amoureux du Seigneur Jésus qui se tiennent au pied de la croix. Il y avait là les trois Marie, l'apôtre Jean, Joseph d'Arimathée et Nicodème.

                    Dans notre précédente leçon nous avons essayé de faire une transition entre ce que la foi n'est pas et ce que la foi est. Cette transition s'est appuyée sur les deux expressions que nous retrouvons plusieurs fois et qui sont « C'est écrit » et « Tout est accompli. » Nous avons là la Parole objective de Dieu et l’œuvre achevée de Christ. La foi est premièrement objective. C'est ce que nous avons développé dans notre précédente leçon. Nous avons terminé en insistant sur ce qu'est l'objet de notre foi. L'objet de notre foi doit tout le temps être une personne.

                     L'objet de la foi n'est pas la foi. Nous n'avons pas la foi dans la foi. L'objet de la foi n'est pas le moi. Nous n'avons pas de confiance dans la foi. Cela sonne spirituel de dire que l'objet de notre foi est la Bible. Non, ce n'est pas le cas. L'objet de notre foi n'est pas non plus l’œuvre achevée. L'objet de la foi est tout le temps une personne. C'est la personne dont la Bible est le livre. C'est la personne qui a achevé l’œuvre à la croix. C'est la personne qui est le Salut. Dieu dirigera tout le temps nos yeux vers la Personne de Christ.

                     Dans cette leçon j'aimerais reprendre la question qu'est-ce que la foi? Nous avons vu que la réponse principale est l'identification avec un Sauveur rejeté, ou pour reprendre l'expression de Paul, la communion avec Christ dans Ses souffrances. Jean 19 reprend 3 des sept paroles que le Seigneur Jésus a prononcées sur la croix.  

                    Jean 19:25-30 dit: « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Écriture fût accomplie: J'ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l'ayant fixée à une branche d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit. » Les trois paroles de Jésus citées dans ce passage sont: « Femme, voilà ton fils. Voilà ta mère », « J'ai soif » et « Tout est accompli. »

                    J'ai déjà dit que la première des paroles que Jean nous partage n'est pas la première que Jésus a dite. Vous vous rappelez qu'il y a eu des ténèbres supra-naturelles pendant trois heures, de midi à trois heures. Jésus a prononcé trois de ces paroles avant les ténèbres, trois de ces paroles ont été prononcées après les ténèbres et il n'y a eu qu'une des paroles prononcée pendant les ténèbres. Avant les ténèbres il a dit: « Père pardonne-leur », puis au brigand il a dit: « Tu seras avec moi au paradis » et ensuite les paroles que nous avons lues concernant Sa mère.

                    La seule parole pendant les ténèbres est: « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné? » Nous pensons que c'est pendant ces trois heures que le Seigneur a supporté l'enfer pour nous. Ces paroles sont celles d'un pécheur perdu en enfer. Christ a crié cela de telle sorte à ce que nous n'ayons jamais à le crier. Par conséquent Il n'a pas uniquement été notre substitut par rapport à ce qu'Il a fait sur la croix mais également par rapport à ce qu'Il a dit sur la croix. Il a fait et dit tout cela à votre place.

                    Il a également parlé après les ténèbres. Jean mentionne deux de ces paroles. Jésus a dit: « J'ai soif » ensuite « Tout est accompli » puis finalement « Je remets mon esprit entre tes mains. » Jean ne nous partage qu'une seule parole avant les ténèbres et deux paroles après les ténèbres. La première parole qu'il nous rapporte a pris place quelque part entre neuf heures et midi. Et les deux suivantes à la fin de la crucifixion. L'objectif de Jean en écrivant son évangile est de telle sorte à ce que nous puissions connaître Christ, Lui faire confiance et profiter de Lui. La raison selon moi pour laquelle Jean ne mentionne que la première parole de Christ, la cinquième parole et la sixième est parce que cela est en lien avec l'accent qu'il veut mettre.

                    Lors de nos discussions au sujet de la foi dans ces deux chapitres je vous ai dit que la foi est l'identification avec Christ et tout spécialement avec le Christ rejeté, avec le Sauveur rejeté. Mais cela n'est pas la fondation. Ce n'est jamais la fondation. Ce n'est pas de mon identification avec Lui qui est la fondation. Cela fait partie de la vérité et c'est la superstructure et nous en avons besoin, mais ce n'est pas la fondation. La fondation est Son identification avec nous! Nous avons besoin de toujours revenir aux fondements. Avant j'avais l'habitude de prendre pour acquis que les gens connaissaient les fondements. Je pensais par exemple que je n'avais pas besoin de dire aux gens que Jésus les aime parce qu'ils savent cela. Non, ils ne le savent pas. Les gens ne repartent jamais avec ce que vous pensez qu'ils savent. Ils ne repartent qu'avec ce que vous leur donnez.

                    Nous avons donc toujours à nouveau besoin d'entendre les choses fondamentales. Il ne s'agit pas de ma foi. Il ne s'agit pas de ma repentance. Ce n'est pas ma soumission. Ce n'est pas le fait que je le recherche Lui. Il ne s'agit pas de ma consécration.

                      Voici de quelle façon l'apôtre Paul s'est lui-même un jour corrigé, alors qu'il rappelle aux Galates leur position en Christ. Voici ce qu'il écrit en Galates 4:9: « Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? » Il commence par écrire « vous avez connu Dieu », puis se reprend et écrit « vous avez été connus de Dieu. » Paul les ramène directement aux fondations.

                    Peut-être que vous direz j'ai cherché le Seigneur. Non, ce n'est pas d'abord cela, c'est Lui qui vous a cherché. Vous avez simplement répondu au fait qu'Il vous cherchait. Peut-être que vous direz: « Je me suis identifié avec Christ le rejeté. » Non, ce n'est pas d'abord comme cela: « Il s'est identifié avec vous, Lui le rejeté. » C'est vous qui avez été rejeté et qui étiez en route vers une éternité loin de Dieu. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles Jean rapporte ces trois paroles. Jean 19:26-27 dit: « Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. » Imaginez la scène. Le Seigneur Jésus est attaché à la croix, Son corps est mutilé, ce n'est pas quelque chose de beau à voir et tout spécialement si vous êtes Sa mère.

                    Rappelez-vous que lorsque le Seigneur Jésus avait huit jours, il a été amené au temple par Sa mère et Son beau-père, pour être circoncis. Siméon était dans le Temple pour adorer le Seigneur et lorsque les parents se sont approchés avec le petit enfant il dit en Luc 2:29-32: « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d'Israël, ton peuple. » Alors qu'il tenait cet enfant et qu'il Le regardait dans les yeux il n'a pas dit: « Tu n'es pas venu apporter un plan de salut », Il a regardé dans les yeux de cet enfant et a dit: « mes yeux ont vu ton salut », il s'agit d'une personne. Et il dit ensuite qu'il est maintenant prêt à mourir. Il a également fait une prophétie dans laquelle il a inclus Marie. Luc 2:34-35 dit: « Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. »

                    De nombreuses personnes pensent que cette parole a été accomplie alors que Marie était au pied de la croix en train de regarder Son Fils. Je pense que cela a sûrement fait partie de l'épée qui est mentionnée par Luc. Elle est devant la croix en train de regarder Son Fils et ce que ce monde pécheur Lui a fait. Il est clair que tous les cœurs sont touchés par un Christ souffrant mais c'est incomparable avec l'amour qu'une mère peut avoir en regardant souffrir son Fils tout spécialement s'il passe par une souffrance cruelle et injuste. Je pense qu'il ne fait aucun doute qu'une épée a traversé le cœur de Marie à ce moment.

                     Tout spécialement dans le verset 19:26 lorsque Jésus dit: « Femme, voilà ton fils. » Il y a beaucoup de commentateurs qui pensent que Jésus fait référence à l'apôtre Jean puisqu'Il ajoute: « Voilà ta mère. » C'est comme s'Il disait: « Femme voici ton Fils Jean, il va prendre ma place. » Nous savons que cela est vrai à cause du verset suivant. Jean 19:27 dit: « Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. » Nous savons que cela s'est terminé de cette façon. Cela ne fait aucun doute. Mais avant cela essayez de vous mettre à la place de Marie. Si vous étiez la mère et que votre Fils était attaché à la croix pendant neuf heures, et que pendant ces neuf heures il ne parlait que sept fois et ce ne sont que des petites phrases. Si vous pouviez voir Ses lèvres commencer à bouger, qu'Il désirait dire quelque chose et qu'il soit là-haut depuis longtemps et que vous entendiez ces paroles « Femme, voilà ton fils. » Est-ce que votre réaction serait de penser qu'Il parle de Jean debout à côté de vous? Pas au début. Lorsque Jésus a dit « Femme, voilà ton fils » elle savait qu'Il parlait de Lui. Il est possible que plus tard elle soit arrivée à la conclusion que Jésus parlait de Jean lorsqu'il a dit cela.

                    Quoi qu'il en soit je pense que Jean nous rapporte ces paroles parce qu'il désire nous rendre attentif au point de vue du Seigneur alors que nous sommes près de la croix et qu'une lance perce notre âme. Les disciples sont au pied de la croix et n'oubliez pas que Lui est sur la croix.

                    C'est assez différent. Peut-être que vous direz Marie souffre, il y a comme une épée qui lui transperce l'âme. Oui elle souffre, mais Lui également. Une épée transperce l'âme de Marie mais à travers quoi est-ce que Lui doit passer?

                    Il ne fait aucun doute que Marie a souffert en voyant Jésus sur la croix. Mais je pense que Jean nous rapporte cela pour nous montrer que les souffrances de Jésus ont été encore plus intenses à cause de la présence de Sa mère. Normalement la présence d'une mère auprès de son enfant qui souffre ou qui est malade est réconfortante, mais dans ce cas je pense que cela a ajouté aux souffrances de Christ et n'a pas aidé à les atténuer. Cela a dû briser Son cœur que de voir Sa mère impuissante debout au pied de la croix en train de prier. C'est Christ qui s'identifie avec elle. Ce n'est donc pas d'abord le récit de Marie qui souffre au pied de la croix, c'est Jésus sur la croix alors que Marie était au pied.
  
MARIE EST UNE IMAGE DE L’ÉGLISE

                    Êtes-vous familier avec le fait qu'il y a de nombreuses images de l'Église dans le Nouveau Testament? Est-ce que vous connaissez la première image de l'Église? La première image est Marie. Marie est une image de l'Église. En désirant nous démarquer profondément des abus qui ont été faits par rapport à Marie, je pense que nous Protestants avons raté les bénédictions que l'on trouve dans l'étude de cette femme très pieuse. De quelle façon est-ce que Marie est une image de l'Église? Quelle est sa contribution à l'histoire de l'Église? Sa contribution a été qu'elle a donné Christ au monde. Et quelle est la mission de l'Église? Nous sommes choisis pour donner Christ au monde. Comment est-ce qu'elle fait cela? Dès le début elle a été choisie pour s'identifier avec un Christ rejeté.

                    Si vous ne le croyez pas, mettez-vous à sa place et essayez d'expliquer le fait que vous êtes enceinte. Elle est déjà en dehors du camp. Il n'y a aucune chance pour qu'elle puisse donner une explication rationnelle pour cette chose supra naturelle. Lorsque vous devenez chrétien il n'y a pas de possibilité de donner une explication rationnelle de ce qui est arrivé dans votre cœur. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Le Saint-Esprit a conçu Christ en elle. Qu'est-ce qui est arrivé lorsque vous êtes devenu un chrétien? Le Saint-Esprit a conçu Christ en vous. Puis qu'est-ce qui est arrivé? Christ a été formé en elle, il a grandi et s'est développé en elle. Qu'est-ce qui arrive dans l'église? Christ est formé en vous, grandit en vous et se développe en vous. Puis qu'est-ce qui est arrivé? Lorsque le temps prévu est arrivé elle a donné Christ au monde. Qu'est-ce qui vous est arrivé? Après que Christ se soit développé en vous au temps opportun vous avez donné Christ au monde.

                     Marie est la première image de l'Église. Christ a été conçu en vous par le Saint-Esprit, Il a été formé en vous, Il s'est développé et a grandi en vous et enfin Il a été donné au monde. Ainsi lorsque vous voyez Marie dans la Bible vous pouvez dire que Marie vous représente. Par conséquent vous étiez également au pied de la croix. L'église est représentée au pied de la croix. Et ce qu'Il lui dit s'applique à l'Église et à tout le peuple de Dieu. C'est de cette façon que nous devons voir cela.

                    Est-ce que vous avez déjà pensé à cela? En tant que mère Marie a donné la vie à Jésus, mais plus tard c'est Jésus en tant que Sauveur qui Lui a donné la vie. Qu'est-ce que Jésus a vu lorsqu'Il a regardé vers Sa mère? Il a vu Sa mère et Il était plein de compassion. Ésaïe 63:9 dit: « Dans toutes leurs détresses il a été en détresse, Et l'ange qui est devant sa face les a sauvés; Il les a lui-même rachetés, dans son amour et sa miséricorde, Et constamment il les a soutenus et portés, aux anciens jours. »

                    Dans toutes leurs détresses Christ a été en détresse. Il ressent les détresses lorsque nous les traversons. Pourquoi est-ce que Jésus a pleuré en se dirigeant vers la tombe de Lazare? Il savait bien qu'Il allait le délivrer de la mort. Si cela avait été moi, je parle comme un fou, je me serais réjoui. J'aurais dit: « Suivez-moi vous n'avez pas idée de ce qui va se passer. » J'aurais été heureux. Non Il n'a pas agi de cette façon. Les deux sœurs de Lazare avaient le cœur brisé et Il a pleuré avec elles. Voici un autre verset qui illustre cette grande vérité. Hébreux 4:15 dit: « Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » Christ est affligé dans nos afflictions, Il compatit à ce que nous vivons. Alors que Christ était attaché à la croix vous direz peut-être que la foi c'est s'identifier avec Lui. Non pas en premier. C'est plutôt Lui qui s'identifie avec nous et qui compatit à nos afflictions.

                    J'ai été un peu choqué en parcourant mes commentaires parce que certains disent que Jésus a en quelque sorte déshonoré Sa mère en l'interpellant avec « femme » au lieu de lui dire « mère. » Non Il n'a pas déshonoré Sa mère en agissant de la sorte. Est-ce que vous connaissez la première prophétie de la Bible au sujet de Sa venue? Genèse 3:15 dit: « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. » Il y avait une promesse qui était que Christ allait venir à travers la femme. Et lorsque Jésus dit « femme » Il était en train de l'identifier avec l'accomplissement de cette prophétie. Elle est la mère du Messie. Il ne pouvait pas y avoir d'honneur plus grand.

                    Pour les juifs de l'Ancien Testament lorsqu'une femme était stérile c'était terrible. La raison pour laquelle c'était une telle peine pour une femme d'être stérile est que toutes désiraient être la mère du Messie. Il avait promis que Christ allait venir à travers une femme. Et si jamais quelqu'un fait une mauvaise blague en disant « le péché est entré dans le monde par la femme » alors rappelez-lui que le Sauveur est également entré dans le monde par la femme. Loué soit Dieu pour cela! Marie est donc cette femme.

                    Comme Marie est une image de l'Église, notre Seigneur a dû la servir. Elle était dans le besoin. Le fils à qui elle a donné la vie, va bientôt lui donner la vie. Marie avait un enfant parfait mais Jésus n'avait pas une mère parfaite. Elle avait besoin du salut. C'est pour cette raison que quelque temps après que Jésus soit né elle est allé offrir un sacrifice. Lorsque a entonné son grand chant en Luc 1 elle a commencé avec « Mon âme exalte le Seigneur, Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur. » C'est parce qu'elle avait besoin d'un sauveur. Vous voyez alors que Jésus regarde au pied de la croix on peut dire qu'Il a vu Sa mère. Mais cette relation a changé ce jour-là. Et depuis elle n'a plus jamais été la même. Vous direz peut-être que c'est Sa mère! Elle va devenir Son épouse. Elle va devenir Sa sœur. Elle va devenir Sa fille et faire partie de l'Église. Christ s'est identifié avec Marie et avec chacun d'entre nous.

                     La relation que Jean et Marie entretiennent est un exemple de la façon dont nous devons avoir des relations les uns avec les autres. En fait Jésus désirait dire: « Marie, ma mère je sais que tu m'aimes et tu t'identifies avec moi. Mais qui va maintenant s'occuper de toi? Qui va pourvoir à tes besoins? Qui va te réconforter? Qui va t'encourager? » La réponse est bien entendu: « Je vais le faire, mais je le ferai à travers vous. Marie et Jean vous allez maintenant devenir la même famille. Vous allez devoir prendre soin les uns des autres. »

                    Il parle à l'Église. Il parle à tous les chrétiens ainsi qu'à Marie. « Femme, voilà ton fils. Fils, voilà ta mère. Vous êtes maintenant une famille et chacun d'entre vous doit s'occuper l'un de l'autre. » Lorsque Jésus dit à Marie « voilà ton fils. » Il voulait dire « Laisse Jean être le Christ pour toi. » C'est pour cette raison que la Bible nous dit que nous devons nous accueillir les uns les autres comme nous accueillons le Seigneur.

                    Il ne s'agit donc pas uniquement de Marie et de Jean, mais c'est bien plus grand que cela. Jésus a suggéré cela bien avant la croix. Matthieu 12:47-49 dit: « Quelqu'un lui dit: Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler. Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait: Qui est ma mère, et qui sont mes frères? Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit: Voici ma mère et mes frères. » N'est-ce pas un merveilleux passage?

                     En tenant compte de ma relation avec Dieu, qui est ma mère et qui est mon frère? Le Seigneur nous dit que ce sont tous ceux qui font la volonté de Dieu qui sont ma mère et mes frères. C'est ce que le Seigneur a développé au pied de la croix. Jésus s'identifie avec Marie pour montrer Son amour et Sa compassion. Il s'identifie avec chacun d'entre nous, Il s'occupe de chacun d'entre nous et nous confère la responsabilité de nous occuper les uns des autres et de nous accueillir les uns les autres comme nous accueillons le Seigneur.

                    Voyons maintenant pourquoi Jean mentionne cette deuxième parole de Jésus sur la croix. Jean 19:28-29 dit: « Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Écriture fût accomplie: J'ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l'ayant fixée à une branche d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche. » Ne lisez pas cela à la légère. C'est un passage remarquable. Avec ce cri: « J'ai soif », Jésus a accompli la dernière prophétie qui a été prédite à Son sujet, et qui a conduit à Sa mort.

                    C'est assez incroyable de voir qu'il s'agit de la seule référence concernant la souffrance de Jésus! Lorsqu'ils L'ont couronné avec cette lourde couronne, et que des soldats cruels l'ont enfoncé dans Sa tête, lorsqu'ils ont enfoncé les clous dans Ses mains, lorsqu'ils ont percé Ses pieds, lorsqu'ils L'ont fouetté sur le dos, lorsqu'ils ont arraché Sa barbe, Il n'a rien dit. Il n'y a même pas un seul passage sur un quelconque grognement de Sa part. Il était majestueux dans Son agonie. Matthieu 27 nous dit que juste avant la croix ils Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel. Les érudits nous disent que cela servait à atténuer les souffrances mais Il l'a refusé.

                   Alors pourquoi est-ce que la seule référence à une quelconque souffrance est Son cri: « J'ai soif? » Je ne veux pas suggérer qu'Il n'avait pas réellement soif et qu'Il essayait simplement d'accomplir une prophétie. Il avait réellement soif. On nous dit que la crucifixion vous épuise réellement et vous prend toute vos forces; cela ne fait aucun doute. Et cela est tout particulièrement vrai pour la partie spirituelle de la crucifixion, ce à travers quoi Il est réellement passé lorsqu'Il a souffert notre enfer.

                    Vous vous rappelez de l'histoire que Jésus raconte au sujet de l'homme riche et de Lazare. L'homme riche a crié depuis l'endroit où il était tourmenté et a demandé une goutte d'eau pour la mettre sur sa langue. Par conséquent je ne doute pas du fait que Jésus était littéralement assoiffé. Je pense qu'Il avait vraiment soif. Mais lorsqu'Il a crié cela, Jean met l'accent non pas sur le fait qu'Il avait soif, ou sur le fait qu'Il souffrait l'enfer pour nous. Non, ce passage nous dit que c'est parce qu'Il accomplissait une prophétie.

                     Peut-être que vous demanderez s'il y a une prophétie qui dit que Jésus allait crier j'ai soif sur la croix? Non cela n'est pas la prophétie. La prophétie n'est pas qu'Il a dit « j'ai soif. » Mais Il a dit cela afin que la prophétie soit accomplie. Psaume 69:20-21 dit: « L'opprobre me brise le cœur, et je suis malade; J'attends de la pitié, mais en vain, Des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, Et, pour apaiser ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre. »

                      Alors que Jésus était sur la croix Il a parcouru dans Sa pensée tout l'Ancien Testament de Genèse à Malachie et est passé par toutes les prophéties qui devaient être accomplies, chaque type, chaque parole et chaque prophétie. Il avait encore le contrôle. Alors qu'Il était sur la croix Il a vu qu'il n'y en avait qu'une seule de plus qui devait être réalisée.

                     C'est presque un challenge qu'Il lance au monde en disant: « Si vous pouvez en trouver une autre que je n'ai pas accomplie alors je ne suis pas le Messie! Je ne suis pas le Christ! » C'est pour accomplir toutes les prophéties que le Seigneur a dit: « J'ai soif. » C'est assez amusant de lire la façon dont cela a été accompli. On peut se demander ce qui se passe dans la tête des gens alors qu'ils agissent sans le savoir selon la souveraineté de Dieu.

                     Marc 15:36 dit: « Et l'un d'eux courut remplir une éponge de vinaigre, et, l'ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire, en disant: Laissez, voyons si Élie viendra le descendre. » Le point que je désire souligner est « l'un d'eux courut remplir une éponge de vinaigre. » Je me demande ce qui a pu passer par la tête de ce soldat. Il est au pied de la croix et tout d'un coup il a ce désir de courir pour chercher ce vinaigre. Il n'a aucune idée qu'il est en train d'accomplir les Écritures. C'est ce qui a été prophétisé. Il court pour faire la volonté de Dieu. Peut-être que vous vous dites que ce soldat a manifesté de la compassion. Jésus avait soif et il Lui a donné à boire. Non, c'est l'opposé qui est vrai. Psaume 69:20 dit: « J'attends de la pitié, mais en vain, Des consolateurs, et je n'en trouve aucun. » C'était une moquerie à l'encontre de Jésus. Le vinaigre n'apaise pas votre soif, cela aggrave votre soif. C'est ce que ce soldat était en train de faire. Et il courait même pour le faire. On s'est moqué du Seigneur Jésus et Jésus a prophétisé cela.

                     En d'autres termes chaque dernière parole allait être accomplie et c'est pour cette raison que Jean souligne cela. Jean nous dit en quelque sorte: « Vous pouvez Lui faire confiance. Il a de l'empathie pour vous. Vous pouvez Lui faire confiance. Il s'occupe de tous les détails des Écritures. Il a tout accompli. On peut Lui faire confiance. »

                    Dans notre précédente leçon nous avons étudié la troisième parole en Jean 19:13 qui dit: « Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit. » Le point important est donc ici que Jésus s'identifie avec nous, qu'Il accomplit chacune de Ses paroles et Il fait tout le travail.

                    Est-ce que vous pouvez faire confiance à une personne comme celle-là? Quelqu'un qui s'identifie avec vous, qui accomplit toutes les promesses vous concernant, et qui ensuite fait tout le travail? Tout est accompli. Voilà ce que le Seigneur aimerait que nous puissions voir et croire pour ensuite en profiter.

                    Considérons maintenant certaines des personnes debout au pied de la croix. Jean 19:25 dit: « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. » En lisant simplement ce verset vous n'êtes pas sûr de savoir précisément s'il y a trois ou quatre personnes. Il y avait au moins trois femmes, mais certaines personnes lisent ce verset comme s'il y en avait quatre, comme s'il y avait d'une part la sœur de Sa mère et que Marie femme de Clopas était une autre personne. Mais d'autres disent que c'était la même personne. La question est bien entendu qui est Marie la sœur de Marie?

                     L'idée qu'il y avait quatre femmes est en fait basé sur Matthieu 27:56 qui dit: « Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. » Ce verset inclut la mère des fils de Zébédée qui pourrait être Salomé.

                    Qu'il y en ait trois ou quatre, le point important est que les femmes qui étaient au pied du Seigneur étaient des amoureuses du Seigneur Jésus. Elles aimaient le Seigneur Jésus. Vous savez que Jésus avait 33 ans lorsqu'il est mort sur la croix. Cela signifie que Marie était probablement proche des 50 ans à cette époque. C'était un âge avancé pour une femme. Marie de Magdala était aussi présente, nous savons que sept démons ont été chassés d'elle. Même si certaines pensent qu'elle était coupable du péché d'adultère la Bible ne le mentionne pas. Il y avait également la mère de Jacques et de Jean qui était présente. Jean est présent et sa mère également. C'est une merveilleuse image.

                    Nous savons également que Jean était présent parce que Jésus lui adresse la parole. Nous ne savons pas si certains des autres disciples étaient également présents. Peut-être qu'ils suivaient les choses de loin? Mais le fait qu'ils ne sont pas mentionnés ne signifie pas qu'ils n'étaient pas présents. Ceux qui sont mentionnés sont mentionnés pour un certain objectif. Il se peut qu'il y ait eu d'autres hommes et femmes. Nous n'en sommes pas sûrs.

                    Mais Jean mentionne avec certitude deux autres personnes. Jean 19:38-42 dit: « Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs. Or, il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n'avait été mis. Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche. »

                Nous avons ces deux autres hommes, Joseph d'Arimathée et Nicodème. Tous les deux sont des notables membres du Sanhédrin, la cour qui a mis Jésus sur la croix. Selon Matthieu 27 nous savons que Joseph d'Arimathée était un homme riche. C'est lui qui a fait don de sa tombe.

                    Personnellement je ne pense pas que Joseph ait raisonné de cette façon en se disant: « Je viens de lire Ésaïe 53:9 où il est écrit que Jésus a été mis dans le tombeau avec les riches. Comme je suis riche il vaut mieux que je Lui offre mon tombeau. » Non, Joseph ne pensait pas à cette prophétie. Il a simplement fait ce qu'il pensait devoir faire. Tout était très naturel. Nous connaissons Nicodème de notre étude du chapitre 3. Il est le juif qui est venu vers Jésus de nuit. Nous savons qu'il était également riche. Jean 19:39 dit: « Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloès. » C'était un mélange très très cher. Ces deux hommes riches amoureux de Jésus étaient là debout au pied de la croix.

                    Jean 19:38 dit: « Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. » J'aimerais souligner ce détail qui nous est donné au sujet de Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs. Joseph est clairement appelé un disciple de Jésus. Il semblerait également que Nicodème soit un de Ses disciples en secret.

                    En tant que membre juif du Sanhédrin il était plutôt dangereux de prendre position pour Jésus à cette époque. Ce que les juifs ont fait à Jésus sur la croix montre ce qu'ils ressentaient à son encontre et c'est ce qu'ils auraient fait aux traitres dans le Sanhédrin qui se seraient montrés avec Lui.

                   Personnellement je suis reconnaissant pour cette petite expression dans la Bible « disciple en secret. » Je suis si reconnaissant que l'on trouve cela ici! Il y a des personnes qui disent: « Il n'existe pas de disciple de Jésus en secret! Si vous êtes un disciple tout le monde doit le savoir! » Il se peut qu'à la fin les personnes qui sont disciples en secret se manifesteront mais il peut y avoir des disciples de Christ en secret. Et je ne serais pas surpris s'il arrivait que certains emmènent ce secret dans la tombe.

                    En disant cela je ne désire pas donner de fausse assurance aux chrétiens qui aiment leur famille de sorte qu'ils commencent à croire que tous les membres de leur famille qui n'ont pas encore confessé Christ sont chrétiens en secret. Non, Dieu seul sait et Il ne nous a pas permis de regarder ce qu'il y a dans le livre de la vie. Il ne nous est pas permis de juger le cœur de quelqu'un. Je ne vais pas dire à quelqu'un qui a perdu un être cher qu'il doit se reposer sur le fait que ce parent ou cet ami était un disciple de Jésus en secret. Je ne peux pas dire cela. Mais je peux le présenter comme une espérance. Comme il existe quelque chose de semblable et comme nous ne savons pas, laissons tout cela avec le Seigneur. Et le futur le révélera. Dieu Lui seul sait. Dieu prépare quelque chose pour l'Éternité. Ne soyez pas choqués si cela prend du temps parce qu'Il fait une œuvre vraiment très profonde.

                     Faisons un petit résumé. La foi est l'identification avec un Sauveur rejeté. Et ces six ou sept personnes qui sont nommées, ces femmes et ces trois hommes, qui se tiennent debout au pied de la croix, s'identifient avec un Sauveur rejeté. Ils ne sont là que pour une seule raison. C'est à cause de leur amour, c'est pour cela qu'ils sont là. C'est pour cela que ces femmes et ces hommes étaient là. Ils désiraient se tenir auprès de Lui.

                     Vous avez compris que pour Nicodème et Joseph d'Arimathée cela était une prise de position dangereuse. Nous ne savons pas ce qui est arrivé après cela et s'ils ont été persécutés pour cela ou non. Nous ne le savons pas. La foi est une attitude du cœur, c'est s'identifier avec Christ. Et c'est l'attitude de cœur de l'amour. En d'autres termes en tant que chrétiens nous ne nous identifions pas avec le Sauveur rejeté, en nous tenant près de Lui avec une épée dans la main et en se battant bec et ongle contre le monde, en marchant contre toutes les causes et en dénigrant les gens. Ce n'est pas notre position. Notre position est de se tenir avec Jésus dans Son rejet, dans Sa honte. C'est parce que nous L'aimons que nous nous tenons avec Jésus là où on Le hait et où on Le rejette. Nous Le choisissons là où Il n'a pas été choisi. C'est prendre une position publique pour dire que j'aime Jésus. C'est cela qu'est la foi. Ce n'est pas difficile, ce n'est pas de la religion. Ce n'est pas de la neutralité. Ce n'est pas mettre sa confiance dans la chair. C'est aimer Jésus et se tenir avec Lui dans Son rejet. Les six ou sept personnes ne se préoccupaient pas de ce que ces Romains, ces juifs ou le Sanhédrin pensaient.

LA VIE EST LA COMMUNION AVEC CHRIST 
EN DEHORS DU CAMP

                    Si Christ est Celui qui est rejeté et si la foi est l'identification avec Celui qui est rejeté, qu'est-ce que la vie selon Jean 18 et 19? La vie c'est la communion avec Christ dans les souffrances. Voici deux passages qui nous permettent de voir comment tout cela sera développé plus tard dans les épitres. Et cela me servira également de conclusion.

                    Philippiens 3:10-11 dit: « Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. » Lorsque Paul écrit cela il est chrétien depuis près de 30 ans. Je ne vais pas développer cela maintenant mais dans le monde lorsque nous parlons de la vie et de la mort nous disons: « D'abord vient la mort et ensuite vient la résurrection. Nous devons mourir pour connaître la vie de Dieu. » Non, pas dans l'économie de Dieu. Nous ne mourons pas.

                   Toute cette idée de mourir à soi-même, qui consiste à dire: « plus nous mourons plus nous connaîtrons sa vie de résurrection » n'est pas correcte. Paul dit: « Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection... en devenant conforme à lui dans sa mort. » La résurrection vient en premier. Je ne meurs pas pour que je puisse connaître Sa vie. J'ai besoin de connaître Sa vie pour pouvoir mourir. Il nous faut la vie du Seigneur pour nous emmener à la fin du moi.

                    J'aimerais encore souligner le fait que lorsque Jésus est mort ils ne L'ont pas crucifié dans la ville. Ils ne désiraient pas Le voir dans leur ville sainte. Alors ils L'ont crucifié à l'extérieur de la ville. L'Ancien Testament appelle cela en dehors du camp. Il est écrit que lorsqu'ils sacrifiaient un agneau, ils ne devaient pas le faire dans la ville mais en dehors de la ville. A travers tout l'Ancien Testament les juifs ont sacrifié les animaux en dehors du camp. La personne qui est l'auteur d'Hébreux, a écrit ce merveilleux passage en Hébreux 13:11-13: « Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. » La réponse à qu'est-ce que la vie est dans ce passage: « Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. »

                    Il n'est pas écrit « Sortons donc pour aller hors du camp » mais « Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. » C'est Lui qui est en dehors du camp.

                     Qu'est-ce que la vie? La vie c'est aimer Jésus en dehors du camp. C'est s'identifier avec un Sauveur rejeté, en dehors du camp. Le camp n'est qu'une image. C'est aimer Jésus en dehors du camp social, là où vos anciens amis ne veulent plus rien à faire avec vous. C'est aimer Jésus en dehors du camp domestique, là où votre famille ne veut plus rien à faire avec vous. C'est aimer Jésus en dehors du camp ecclésiastique, là où les gens dans l'église ne vous comprennent pas et ne veulent plus rien à faire avec vous. C'est aimer Jésus en dehors du camp social, là où vos anciens amis ne veulent plus rien à faire avec vous. C'est aimer Jésus en dehors du camp des affaires, là où les personnes qui travaillent avec vous ne comprennent pas. Mais vous vous restez simplement auprès de Jésus. C'est aimer Jésus en dehors du camp de l'éducation, là où les personnes se moquent de vous parce que vous faites l'école à la maison pour les enfants. Et parce qu'ils se moquent de vous parce que vous insistez sur l'éducation chrétienne et ainsi de suite. C'est être en dehors de tous les camps.

                    Qu'est-ce que la foi? C'est l'identification avec Jésus. Qu'est-ce que la vie? C'est suivre Jésus en dehors du camp. C'est avoir la communion avec Christ en dehors du camp. Mais le point important est que ce n'est pas uniquement le fait de vivre une vie de sacrifice en dehors du camp. C'est une vie de communion car c'est aller à Lui! C'est aller là où Il est, Il n'est pas dans le camp, Il est en dehors du camp. Si vous désirez l'intimité, si vous désirez la relation, si vous désirez l'union, si vous désirez la communion avec Lui, alors cela est la vie. L'identification avec Christ en dehors du camp, c'est aimer Jésus là où Il est rejeté.

Prions:

                     Notre Père nous savons qu'il y a une fierté qui est pécheresse mais d'une certaine façon, nous sommes fiers d'être des amoureux du Seigneur Jésus. Merci de travailler dans notre cœur cette simplicité de ce que cela signifie que de Te connaître, de nous tenir avec Toi dans Ton rejet et d'avoir la communion avec Toi en dehors du camp. Merci de nous emmener chacun dans cette compréhension de la foi et de la vie. Nous Te remercions parce que Tu vas le faire. Merci pour les récits que nous avons dans la Bible. Imprime ces choses de façon indélébile dans notre coeur. Nous Te le demandons dans le nom de Jésus. Amen.

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