mardi 14 juillet 2020

(4) - église - CEUX VERS QUI JE SUIS ENVOYÉ par Chip Brogden

« Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie. Je vous le dis en vérité: il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d'Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu'il y eut une grande famine sur toute la terre; et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, si ce n'est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d'Élisée, le prophète; et cependant aucun d'eux ne fut purifié, si ce n'est Naaman le Syrien. Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu'ils entendirent ces choses. Et s'étant levés, ils le chassèrent de la ville, et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas. Mais Jésus, passant au milieu d'eux, s'en alla. » (Luc 4:24-30)

                    Nous trouvons dans les Ecritures un principe qui gouverne tout travail spirituel. Ce principe s'applique à tout le monde et à tous ceux qui décident de faire quelque chose pour le Royaume de Dieu, qu'il s'agisse de prêcher, d'enseigner, d'écrire, de prophétiser, ou d'implanter des églises. Ce principe s'est même appliqué au Seigneur Jésus pendant Son ministère terrestre. Il est donc très important que nous identifiions ce principe pour que nous soyons assurés nous aussi de bien coopérer avec Dieu alors que nous faisons les oeuvres qu'Il nous a demandé de faire.

L’ÉLÉMENT ESSENTIEL: ÊTRE ENVOYÉ

              Quand il s'agit de l'oeuvre et du ministère chrétien, beaucoup d'ouvriers, de serviteurs et d'églises sont motivés par les BESOINS qu'ils voient. Nous remarquons qu'il y a un besoin pour quelque chose, que ce soit un ministère spécifique, une mission à l'étranger, une nouvelle église, une étude biblique, et nous nous levons pour répondre à ce besoin. Pourtant cette manière d'entreprendre un travail spirituel est purement un concept humain. C'est charnel, c'est la façon de faire du monde. C'est basé sur le principe qu'utilise aussi une entreprise pour créer un produit ou un service, en répondant à un nouveau besoin qu'elle a identifié. Cependant le Royaume de Dieu ne se conduit pas selon les principes des affaires, de l'économie, du marketing, ou du commerce.

                    Pendant qu'Il enseignait dans la synagogue de Nazareth, Jésus comprit que les gens s'attendaient à ce qu'Il guérisse les malades et fasse des miracles tout comme Il l'avait fait dans d'autres endroits - après tout Il avait grandi à Nazareth. Pourtant Jésus n'a pas répondu à leur attente. Au lieu de cela, Il a fait remarquer qu'il y avait beaucoup de veuves et de lépreux en Israël au temps des prophètes Elie et Elisée. Les veuves avaient besoin de nourriture, et les lépreux avaient besoin d'être guéris. Il semblait naturel qu'Elie et Elisée aident ceux qui étaient juste à côté d'eux. Mais Elie partit vers une veuve à Sarepta, et Elisée fut envoyé pour aider un lépreux en Syrie, en ignorant tous les lépreux et les veuves qui habitaient dans leur propre pays et qui avaient besoin d'aide.

                    Comment Jésus explique-t-Il cela? La réponse qu'Il a donnée est très simple: « Mais Elie ne fut envoyé vers aucun d'eux. » L'élément essentiel n'était pas les nombreuses personnes qui étaient dans le BESOIN, mais celui vers qui il fut ENVOYE. Bien que cela ne soit pas spécifié, ce principe s'applique aussi à Elisée. Ensuite Jésus applique le principe à Lui-même et refuse de faire des miracles à Nazareth. Bien sûr cela a mis les gens en colère, le fait qu'ils tentent ensuite de tuer le Seigneur Jésus ne faisant que démontrer qu'en fait ils n'étaient pas dignes de Lui.

                   Ainsi la question n'est pas, « Qui a des besoins? » mais plutôt, « Vers qui suis-je envoyé? » Bien que les deux notions paraissent très proches, l'expérience montre qu'elles sont aussi différentes que le jour et la nuit.

RÉPONDRE AUX BESOINS CONTRE RÉPONDRE A DIEU

« Dès que le jour parut, il sortit et alla dans un lieu désert. Une foule de gens se mit à sa recherche, et arrivèrent jusqu'à lui; ils voulaient le retenir, afin qu'il ne les quittât point. Mais il leur dit: Il faut aussi que j'annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu; car c'est pour cela que j'ai été envoyé. » (Luc 4:42,43)

                  Si nous sommes motivés en priorité par ce que les autres personnes désirent, attendent et ce dont elles ont besoin, nous serons alors tentés de rester plus longtemps que nous le devrions, ou de dire plus que ce que nous devrions dire. Quand la foule demande davantage, la plupart des ouvriers et des prédicateurs chrétiens sont si enthousiastes à l'idée de répondre à leur demande. Mais Jésus avait une vision claire des objectifs parce qu'Il savait vers qui Il avait été envoyé. Il en résulta qu'Il ne se soumit pas à la volonté des gens, qu'Il n'alla pas au-delà du temps et de la place que Son Père Lui avait assignés, quand ils le pressaient de rester. Il répondait aux besoins de Dieu, pas aux besoins des gens.

                    Un Chrétien devrait réaliser que lui ou elle est un membre unitaire du Corps de Christ et pas tout le Corps en même temps. Nous sommes plusieurs parties qui toutes ensemble formons un tout. Chaque individu a son but unique, sa fonction, et son rôle. La responsabilité pour l'oeuvre de Dieu est répartie sur plusieurs membres. Nous ne sommes pas appelés à être toutes choses pour les gens. Nous ne sommes pas appelés à répondre à tous les besoins. Dieu place chaque personne dans le corps de Christ comme il Lui plaît, et Il est Celui qui nous envoie. Nous ne nous envoyons pas nous-mêmes. Nous ne décidons pas de ce que nous aimerions faire. Nous n'analysons pas la situation avec notre compréhension limitée puis proposons une solution. La Tête détermine ce qui doit être fait, et les membres le font tout simplement.

                    En me référant à ma propre expérience, j'ai remarqué trois étapes de développement dans mon travail chrétien. Durant les premiers temps de mon ministère, je recherchais les invitations pour prêcher. J'ai fait savoir que j'irai n'importe et pour faire n'importe quoi. Après avoir obtenu un certain niveau de reconnaissance, je n'ai plus eu besoin de rechercher les invitations, je n'avais qu'à répondre aux invitations au fur et à mesure qu'elles venaient à moi. J'allais partout où j'étais invité et à n'importe quel moment. Le Seigneur a sûrement honoré Sa Parole et les gens ont été bénis. Pourtant je reconnais maintenant que cette recherche et ces réponses étaient simplement une oeuvre de la chair. Depuis quelque temps nous sommes arrivés à une étape toute différente, une étape dans laquelle nous ne recherchons plus d'invitation et où nous n'allons pas partout où nous sommes invités. Parfois nous répondons à une invitation, et parfois non. Parfois nous allons même sans invitation.

                   Comment expliquons-nous cela? Dit simplement, le principe qui nous gouverne n'est plus, « Qui nous veut? » A la place, la question est, « Vers qui sommes-nous appelés? » C'est une chose d'accepter une invitation, mais c'est une autre chose que d'être envoyé par le Seigneur. Si je ne réponds que sur la base des besoins de quelqu'un alors je ne peux plus être assuré d'être envoyé - tout ce que je sais c'est que j'y vais. Les chrétiens en général ne sont pas assez regardants sur ce sujet. Sans un envoi clair du Seigneur nous sommes livrés à nous-mêmes, nous manquons de discernement spirituel, de puissance et d'autorité. D'un autre côté, si nous sommes envoyés, nous allons dans le nom de Jésus, en tant que Ses représentants, et nous profitons de toutes les bénédictions, la puissance, l'onction, et l'autorité des Cieux.

                    Il y a trois aspects dans « être envoyé »: n'allez que LORSQUE vous êtes envoyés, n'allez que OU vous êtes envoyés, et ne parlez qu'à CEUX vers qui vous êtes envoyés. Nous considérerons ces trois aspects de façon plus particulière.

N'ALLEZ QUE LORSQUE VOUS ÊTES ENVOYÉS

« Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent... » (Actes 13:4a)

                   Au moment où Paul et les autres chrétiens d'Antioche étaient rassemblés, il y avait beaucoup d'âmes à sauver, beaucoup d'églises à implanter, et beaucoup de disciples à instruire. Il y avait beaucoup de travail à faire, mais au lieu d'organiser le travail selon des besoins visibles, ils servaient le Seigneur et attendaient jusqu'à ce que l'Esprit leur donne des instructions. Ils ne sont partis qu'après que l'Esprit leur ait parlé et les ait envoyés.

                     Nous ne trouvons pas dans le Nouveau Testament de modèle sur la façon dont l'église devrait évangéliser le monde, et nous ne trouvons pas de plan pour atteindre les perdus, ou même une méthode pour implanter les églises. Ceux qui se focalisent trop sur des modèles, des plans, et des méthodes ne réalisent pas que les modèles, les plans, et les méthodes sont susceptibles de changer et dépendent du temps, de la culture, de la nationalité, des gens, de l'économie, des dons, des personnalités, et d'une myriade d'autres variables. Il y a une maxime qui dit, « Il y a beaucoup de méthodes, mais peu de principes; les méthodes changent, mais les principes ne changent pas. »

                 La clé n'est donc pas d'essayer d'imiter un modèle du Nouveau Testament vieux de 2000 ans, mais de mettre en pratique un principe du Nouveau Testament qui ne change jamais. Quel est ce principe? C'est simplement celui-ci: ils étaient complètement gouvernés par le Saint-Esprit; et comme nous avons aussi le même Esprit, nous pouvons nous aussi être conduits par Lui. Il est clair que le Saint-Esprit peut nous conduire à faire des choses semblables, mais notre point commun n'est pas dans ce qui est fait, mais plutôt dans Qui le fait. Soit nous venons avec un plan et nous le faisons nous-mêmes, soit nous laissons l'Esprit le faire à travers nous comme Il Lui semble bon. Quand la Pentecôte est arrivée, l'Esprit Lui-même les a remplis. Dès ce jour, c'est le Saint-Esprit qui les a oints, qui leur a donné les paroles à dire, qui a choisi des anciens, qui a envoyé des apôtres, et qui a établi des églises locales.

                   En fait, la véritable signification du mot « apôtre » est « celui qui est envoyé ». Selon l'enseignement populaire, celui qui va implanter des églises est un apôtre. Cela semble correct, mais cela nous induit en erreur. Un apôtre n'est pas simplement quelqu'un qui va, mais quelqu'un qui est envoyé. Celui qui ne fait qu'aller voyage sous sa propre autorité, mais celui qui est envoyé voyage sous l'autorité d'un autre. Un apôtre ne décide pas seulement de son propre chef d'aller et de faire quelque chose; il attend jusqu'à être envoyé. Nous avons beaucoup de personnes qui savent comment aller - ce dont nous avons besoin maintenant c'est de personnes qui savent comment être envoyées.

N'ALLEZ QUE LA OU VOUS ÊTES ENVOYÉS

« Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas. » (Actes 16:6,7)

                  Notre destination, tout comme notre départ, doivent être gouvernés par le Saint-Esprit. Comme il est intéressant de voir que le Saint-Esprit leur défendit de prêcher en Asie et en Bithynie! Cela devrait être suffisant pour montrer que les « besoins », par eux-mêmes, sont des guides insuffisants. La seule chose qui importe c'est d'être envoyé, et il est essentiel de n'aller que là où l'Esprit nous envoie.

                Les apôtres furent envoyés par l'Esprit, pourtant le même Esprit ne leur permit pas d'aller simplement là où ils avaient envie. L'Esprit les a arrêtés deux fois jusqu'à ce qu'ils comprennent que c'était la Macédoine qui était leur destination et non l'Asie ou la Bithynie. Nous voyons plus tard que Paul est allé en Asie et qu'un travail formidable a été fait. Cela nous enseigne qu'un « non » aujourd'hui, ne signifie pas un « non » pour toujours; quoi qu'il en soit, quand l'Esprit nous l'interdit, nous de devons pas prendre les choses en mains et aller où nous n'avons pas été envoyés.

            Ceux qui ont une façon de penser orientée vers l'évangélisation pensent souvent que puisque Jésus a dit, « Allez dans tout le monde et prêchez l'Evangile à toute créature » ils n'ont pas besoin de prier, d'attendre, ou d'être conduits par le Saint-Esprit. Ils partent avec cette parole de Jésus et se fraient leur propre chemin.

                 Nous devons réaliser que ce commandement général de Jésus n'exclut pas la nécessité de n'aller que là où l'Esprit nous envoie à un moment particulier. De façon générale, l'Eglise est envoyée dans tout le monde; mais nous devons nous demander nous-mêmes, en tant que disciples individuels et membres du Corps de Christ, « Vers qui suis-je envoyé spécifiquement aujourd'hui? » Il est clair qu'il est demandé à l'Eglise en tant que tout d'aller dans tout le monde, mais des membres spécifiques sont envoyés pour répondre à des besoins spécifiques dans des parties spécifiques du monde. Dieu n'est pas l'auteur de la confusion, mais de l'ordre.

NE PARLEZ QU'A CEUX VERS QUI VOUS ÊTES ENVOYÉS

« Lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. » (Actes 10:20)

                   C'est Dieu Qui a dit à Corneille d'envoyer chercher Pierre. C'est Dieu Qui a dit à Pierre d'aller chez Corneille. Quand Dieu les fit se rencontrer tous les deux, Pierre avait à peine commencé à parler que l'Esprit est tombé sur ceux qui écoutaient. Il semble que la réussite de la mission de Pierre chez Corneille dépendait moins de l'habileté de Pierre pour parler que de l'habileté de l'audience à écouter. Quand nous parlerons seulement à ceux vers qui nous sommes envoyés, cela aura des effets radicaux. Essayer de parler à tout le monde en général et à personne en particulier est une perte de temps colossale et c'est la preuve d'une mauvaise gestion. Nous ne devrions pas donner 10 pièces à quelqu'un qui ne peut en gérer que cinq, et nous ne devons pas donner cinq pièces d'argent à une personne qui ne peut en gérer qu'une. Il est clair qu'il y a beaucoup de temps de perdu à essayer de convaincre, persuader, argumenter, enseigner, et aider des gens vers qui Dieu ne nous a pas envoyés. Si nous nous attendions à l'Esprit de Dieu, nous économiserions beaucoup de temps, d'effort et d'énergie. Un travailleur qui jette de façon désordonnée des graines précieuses sur des chemins rocailleux et qui donnent des perles aux cochons n'est pas un serviteur sage, fidèle, et fructueux.

                    Il est très difficile pour de jeunes croyants de comprendre cela. Ils sont pleins de force et de connaissance, de zèle et d'enthousiasme. Ils sont souvent très doués et talentueux. La plupart du temps ils ont un réel appel de Dieu. Ce qui leur manque c'est la patience d'attendre que l'Esprit les envoie, et la maturité pour savoir vers qui ils sont envoyés. Dès qu'ils voient un besoin, ils vont pour répondre à ce besoin, en pensant de façon injustifiée que c'est leur devoir de chrétien et leur appel de répondre à tous les besoins autour d'eux. Il y a un temps où il semble que Dieu bénit le travail de leurs mains. Il y a un autre temps où ils sont comme dans des sables mouvants. Ils travaillent et oeuvrent et se sentent obligés de répondre à de nombreux besoins. Rapidement, le travail pour le Seigneur devient plus important que le Seigneur du travail.

                  Confrontés à une nation remplie de veuves et de lépreux, ces jeunes Elie et Elisée auraient sans doute commencé par entreprendre la lourde tâche de nourrir toutes les veuves et de guérir tous les lépreux, en se basant seulement sur ce qu'il y avait à faire. Ils auraient pu avoir comme résultat un début de succès, mais rapidement ils auraient été vidés de toute puissance spirituelle et auraient dû s'appuyer sur des méthodes charnelles pour continuer leur tache. Ceux qui sont pressés et impatients ne profitent pas de la force intérieure qui vient sur ceux qui ne travaillent que dans le champ où Dieu les a envoyés.

                     Beaucoup d'églises, de ministères, d'activités missionnaires, et de programmes d'évangélisation, sont nés non du Saint-Esprit mais de la bonne volonté de « Marthe » qui étaient « préoccupées avec beaucoup de services» . Rapidement toute l'organisation a été remplie de chrétiens qui « étaient occupés par beaucoup de choses » et il y a peu sinon aucune « Marie » qui restaient et qui savaient comment s'asseoir aux pieds du Seigneur et écouter Sa Parole. Cette situation pourrait être évitée si nous arrêtions de regarder aux besoins des hommes et que nous nous demandions simplement " Vers qui sommes-nous envoyés? »

RÉSUMÉ

« Mais, comme Paul discourait sur la justice, sur la tempérance, et sur le jugement à venir, Félix, effrayé, dit: Pour le moment retire-toi; quand j'en trouverai l'occasion, je te rappellerai. » (Actes 24:25)

                   Lorsque le temps est court nous devons tirer le maximum de chaque opportunité et ne rien gâcher. D'habitude lorsque nous apportons la Parole à quelqu'un et qu'il nous rejette, la meilleure chose à faire est de partir. Malheureusement, Paul était en prison et ne pouvait pas partir. Félix le faisait souvent appeler mais rien n'a jamais changé. De ce fait, Paul a témoigné à Félix pendant deux ans sans aucun résultat. C'était clairement une ruse de l'ennemi prévue pour frustrer cet apôtre doué et pour l'affaiblir. En tant que prisonnier, Paul n'avait pas d'autre choix que de venir lorsque Félix l'appelait; nous qui sommes libres, nous devrions faire attention de ne pas passer tout notre temps à parler avec un Félix alors qu'il y a un Corneille qui prie pour entendre de notre part les mêmes paroles dont Félix ne voulait pas.

                  Jésus a dit que Son joug est facile et Son fardeau léger. Nous prenons souvent le joug facile et le fardeau léger du Seigneur et le transformons en un joug difficile et un fardeau lourd. Cela arrive lorsque nous allons au-delà de la place que le Seigneur nous a assignée et que nous prenons sur nous de faire des choses qu'Il ne nous a pas appelées à faire, à aller dans des endroits où Il ne nous a pas appelés à aller, et à parler avec des gens vers qui nous n'avons pas été envoyés.

                  Nous ne devons pourtant pas devenir extrémistes et légalistes dans ce domaine. Bien que Jésus ait dit qu'Il n'avait été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël (Matthieu 15:24); cela ne l'a pas empêché de s'occuper de façon occasionnelle d'une femme samaritaine ou d'un officier romain. Jésus reconnut que ces deux là aussi faisaient partie des « autres brebis » qui avaient besoin d'être rassemblées dans le troupeau (Jean 10:16). Comment saurons-nous faire la différence? Nous attendrons que l'Esprit nous le montre.

                  Vers qui êtes-VOUS envoyés? Une fois que ce problème est résolu, vous pourrez ensuite aller avec la puissance et l'autorité de Christ et vous verrez Son Royaume s'agrandir. Jusque là, il est préférable de rester là où vous êtes. Puisse le Seigneur nous conduire par Son Esprit et nous garder dans nos allées et venues. Amen.

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