mardi 18 juillet 2017

(1) La Foi du Vainqueur par T. Austin-Sparks Chapitre 1 - La Foi en Christ en Relation avec l’Intention Divine

« – Afin que je vive à Dieu… Je suis crucifié avec Christ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi; et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. », Galates 2 :19-20
                    Il est très important que nous reconnaissions l'aspect objectif de la foi de l'apôtre ; cette foi qui doit être la même en nous. Le Seigneur Jésus est l'objet de la foi présentée ici, ceci rend la foi objective. Si nous saisissions cette vérité avec conviction et certitude, elle nous donnera l’assurance et elle délivrerait beaucoup de frères et sœurs parmi le peuple de Dieu de ces dangers qui nous assaillent si souvent.
                    Maintenant, remarquons ce que dit l’apôtre : « Je suis crucifié avec Christ. » Il ne dit pas : « Je suis en train d'être crucifié avec Christ » ou encore, « Je vais être crucifié avec Christ » ou bien, « J'ai commencé à d'être crucifié avec Christ et je continuerai d'être crucifié avec Christ jusqu'à la fin ». Non, ce n'est pas ce qui est dit, mais : « Je suis crucifié avec Christ. » Ce qu'il veut dire, c’est que la chose a été accomplie dans sa totalité lorsque Christ fut crucifié : non pas qu'une partie de moi-même fut crucifiée et qu'une autre partie ne l’a pas été, l’homme tout entier fut crucifié avec Lui. L’apôtre dit en effet avoir accepté cette vérité positivement, il l’a acceptée comme une chose accomplie et actuelle. Cette réalité est « Je suis crucifié dans le Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré Lui-même pour moi. » Cela a été accompli : c'est ici que la vie de la foi commence.*
La Foi en Christ Demeurant en Nous
                    Notre préoccupation n'est donc pas de chercher chaque jour a être crucifié, de nous analyser et de nous inspecter dans tout ce que nous sommes par nature en vue de le crucifier ; tout ceci demeure entièrement l’œuvre du Seigneur, tandis que nous demeurons en Lui par la foi. Ce n'est pas notre travail, c'est le sien. Je suis crucifié, je suis en vie et cependant ce n'est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi. Ainsi, ma position est celle de la foi en Christ, qui, en Lui-même, m'a amené à la croix. Jésus est celui qui s'est livré Lui-même pour moi et en qui je suis crucifié. Il nous faut avoir la foi en Lui, croyant qu'il accomplira tout en ce qui nous concerne. Nous Lui faisons confiance de façon objective, comme celui qui, étant en nous, lié à nous ; est, cependant, à part de nous en Lui-même. Notre foi en Lui pour qu’Il mène tout à bien est liée a cette croix. Ceci ne doit pas être l’objet de notre souci, attention, inquiétude, anxiété, de nos efforts ; il s’agit de placer notre foi dans le Fils de Dieu.
                     Afin de nous assurer que c'est bien ici le sens de ce passage et qu’il expose en fait cette vérité, nous devons simplement prendre en compte le contexte : « ... par la loi, je suis mort à la loi... Je suis crucifié avec Christ ». Le rapport est avec la loi. Quels étaient l'intention et l'objet de la loi ? La loi est bonne, elle est parfaite et elle a pour dessein de nous rendre semblables à Dieu, de produire la piété ou de reproduire l’image de Dieu ou les traits de la piété en nous. La loi est l'expression de la pensée de Dieu ; elle exprime la pensée et l'attitude de Dieu à l'égard de la vie, non seulement à l'encontre de bien des choses, mais aussi en faveur de bien des choses. Ainsi, la loi avait pour dessein de rendre les hommes saints, de les rendre parfaits, et l'apôtre s'appliqua à la loi en vue d'être saint et conforme à la pensée de Dieu. Mais il découvrit que la loi ne pouvait pas réaliser ce dessein en raison de ce qu'il était en lui-même. Paul démontre ce fait clairement dans sa lettre aux Romains, où il montre que l'échec de la loi était dû à « l’infirmité de la chair ». Néanmoins, c'était là l'objectif de la loi. Ainsi, la loi a échoué a cause de la faiblesse de l’homme, cependant, il y a un puissant Fils de Dieu. Je suis crucifié quant à la loi, en vue de vivre par la puissance du Fils de Dieu. La loi est échangée contre le Fils de Dieu. Le Fils de Dieu prend la place de la loi. La loi ne peut pas me transformer a l'image de Dieu, mais la puissance du Fils de Dieu peut le faire ; et cela parce qu'Il vit en moi. La loi n'a trouvé en moi aucun élément de force, de capacité, d'aptitude, à satisfaire Dieu. C'est là où la loi a échoué, car il n'y avait rien en moi qui puisse satisfaire Dieu. Mais maintenant, Christ vit en moi, et si je vis, « Je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ». J'atteins donc le but de Dieu, non pas en m'efforçant de garder la loi, ce qui aboutit toujours à l’échec, mais en me confiant dans le Fils de Dieu. Ainsi, je parviens là où la loi avait pour but de m'amener, sans pouvoir y parvenir moi-même, parce qu'il n'y avait en moi aucune force, ni rien de bon. Mais à présent, je parviens à ce but parce que Christ est en moi et peut m'y amener. Désormais, tout ce que je dois faire, est de placer en Lui une foi implicite sans m’occuper de « ma crucifixion ». « Je suis crucifié en Christ », c’est un fait accompli en Christ, et je Lui laisse la charge de rendre cette œuvre effective en moi. Oh, le danger constant, les multiples écueils dus à cette conscience de soi qui est le résultat d'une mauvaise appréhension de la croix : celle qui consiste à être occupé de ce que nous sommes ou de ce que nous ne sommes pas, au lieu de nous reposer dans la vérité de la Parole de Dieu. Christ est le sujet intérieur, et je suis occupé de Lui : « La foi au Fils de Dieu ». Ainsi, nous sommes occupés, non avec nos imperfections, mais avec Sa perfection, non avec quelque faiblesse se trouvant en nous, mais avec Sa force, non avec nos incapacités, mais avec Sa puissance, non avec moi-même de quelque manière que ce soit, mais avec Lui. L'homme de foi est occupé du Fils de Dieu, celui « qui m'a aimé et qui s'est livré Lui-même pour moi ».
                   Ainsi, il nous faut jamais être occupé de l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons à un moment ou un autre. Il est possible de regarder à nous-mêmes quand nous nous sentons bien et de dire : « Nous sommes meilleurs aujourd'hui ». Ce peut être un terrain qui permette à l'ennemi de nous surprendre et de nous porter un coup, tout aussi fatalement que si nous sommes préoccupés par nos faiblesses. Ni ce qui nous semble bon, ni ce qui est mauvais ou médiocre, aucune expérience, aucun des traits de nous-mêmes et de nôtre propre condition ne doivent nous accaparer à quelque moment que ce soit. Nous devons toujours fixer « les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi. »
                   Christ vit ! C'est ici où nous commençons. Ensuite, Christ vit en moi ! Enfin, c’est : Je vis par la foi en Lui. Il vit en moi et je vis en Lui – par la foi. Paul, comme vous le remarquez, rabaisse toute la force du mot « Je » (ou le « Moi »). « Ce que je vis maintenant » ; puis il complète sa pensée et dit : « Ce n'est plus moi ». C'est comme s'il craignait ce « Je ». Je vis, oui, je vis ; cependant, « je ne vis plus moi... c'est Christ... » Il détourne immédiatement toute la force de ce « Je » et met l’accent tout entier sur « Christ ». C'est la vie de la foi. Souvenons-nous que ce n'est pas la foi en tant que chose abstraite qui est de quelque valeur. En vérité, nous pourrions aller jusqu'à dire que ce n'est pas du tout la foi, en ce qu'elle est. Ce qui rend la foi vertueuse et efficace c'est son objet. Non pas la foi en elle-même, mais l’objet de la foi, c'est ici le facteur principal. Paul ne se limite pas à dire : « Je vis par la foi. » Pour lui, cette vérité très claire, très significative, c’est : « la foi au Fils de Dieu ». Le Fils de Dieu ! Le titre absolu : Dieu manifesté comme Fils, c'est à dire Dieu manifesté. Il était absolument impossible à Dieu en Lui-même, en ce qu'Il est dans Son essence, d'habiter en nous, d'être associé a nous. Cela était irréalisable à jamais. Il devait venir d'une façon qui rende possible Son union avec nous, et c'est ce que le Fils a permit.
                       Dans la lettre aux Galates nous avons trois personnes éminentes. L'une, bien sur, plus grande que toutes les autres et les éclipsant toutes, est le Fils de Dieu, Jésus Christ. Il se tient comme la grande figure centrale, ayant la prééminence. Mais ensuite, l’image que nous avons dans cette épître est celle de deux autres grandes figures, Abraham et Paul. De façon imagée, nous voyons le Seigneur Jésus, penché sur eux, ayant une main posée sur chacun d'eux. Il y a union entre eux. Paul se tient joignant les mains à celles d'Abraham. Dans cette lettre, Paul a en effet ses mains jointes à celles d'Abraham. Comme nous le verrons, l’apôtre se tient, tout comme Abraham, sur la même base de la foi ; la foi est l’élément essentiel de l'épître. Ce vingtième verset du chapitre deux, est celui qui gouverne tout. Il fédère et résume tout dans cette lettre aux Galates. Tout ce qui se trouve dans cette épître est rassemblé dans ce verset. Alors que nous considérons cette lettre, nous noterons certains de ces aspects.
La Septuple Base de la Foi
                    Il y a sept choses dans lesquelles la foi avait introduit Abraham. Et Paul, se saisissant symboliquement de la main d'Abraham, par delà les années, et sur la même base de foi, rend parfaitement clair que la foi l'a introduit dans ces mêmes choses ; il se trouve là avec Abraham. Ce qui en résulte est que l'Eglise est appelée à cette septuple base de la foi, parce que l'Eglise, dans sa plénitude particulière, nous est présentée par Paul ; c’est lui qui a reçu et transmis la révélation. Considérons donc ces sept choses, en examinant brièvement chacune d'elles.
1)Unité avec l’Intention Divine

                  Premièrement, la foi a introduit Abraham dans une unité avec l'intention divine. Il y avait une intention souveraine dans le cœur et la pensée de Dieu quand Il apparut à Abram à Ur en Chaldée ; tous les agissements de Dieu envers Abraham avaient en vue cette intention. Quelle était-elle ? L'intention divine était une descendance céleste en union avec le Fils de Dieu.
                    Considérons un ou deux passages, tout d’abord Galates, chapitre 3, versets 7, 16, 26-29. Vous voyez l’intention : une descendance céleste en union avec le Fils de Dieu. L'obéissance de la foi d'Abraham l'a introduit dans une unité d’action et d’œuvre avec cette grande intention de Dieu. L’Eternel vint à Abraham avec une intention et Il fit une alliance avec lui, mais nous savons très bien que cela réclamait de la foi ; une foi véritable. Ceci exigea une décision importante de la part d'Abraham, afin que l’intention de Dieu devienne une réalité par lui. Dieu peut avoir une grande intention : Il a une grande intention concernant l'Eglise et dans un sens analogue, Il peut avoir une intention concernant chacun de nous : ce peut être un ministère qui nous est accordé de la part de Dieu en relation avec Son dessein, et cela devient le sens de nos vies. Mais malgré toute l'intention qui se trouve dans le cœur de Dieu, celle-ci est irréalisable tant que la foi fait défaut en nous. Elle est maintenue en suspens jusqu'a ce que la foi soit exercée de notre part. L'accomplissement de toute l’intention divine nécessite la foi et ne peut être réalisé que sur cette base. La foi introduisit Abraham dans une unité avec cette grande intention de Dieu. De même, la foi est exigée pour nous amener dans une unité active, à la fois avec le dessein de Dieu tout entier et avec les phases spécifiques de ce dessein qui, dans la pensée de Dieu, nous a été dévolue. « Sans la foi il est impossible de lui plaire », la satisfaction de Dieu se trouve dans la réalisation de Son intention.
2) Unité avec les Méthodes Divines
                     Deuxièmement, la foi a introduit Abraham dans une unité avec les méthodes que Dieu avait l’intention d'employer tout au long de l'accomplissement de Son intention. Quelles étaient et quelles sont les méthodes de Dieu ? C'est, d’un coté, la séparation d'avec la terre et de tout ce qui est naturel, et, d’un autre coté, l'union avec le ciel (Galates 4:25-26 ; 6:14-15). Il y a le monde, la terre et ce qui est naturel. Tout cela est rendu effectif par la croix : séparation d'avec ce qui est d'en bas et union avec le ciel. Nous connaissons suffisamment la vie d'Abraham pour savoir a quel point Dieu a scrupuleusement suivi cette méthode avec lui : « Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. » Mais il s'agissait seulement du début de son exode. Ce principe fut appliqué entièrement jusqu'a la fin : sortir, se dissocier, se détacher de plus en plus ; se séparer de ce qui était terrestre, de ce qui était de ce monde, de ce qui était de lui-même, de sa propre pensée, de son propre jugement, de son « Moi ». Et puis, une union avec les cieux, une union grandissante avec le céleste ; allant en s'accroissant. C'est ici la méthode de Dieu pour réaliser Son intention. Or, s'il est une chose, plus qu'aucune autre, qui caractérise vraiment l'Eglise, en tant que Corps de Christ, c'est celle-ci : d'une part, elle est hors du monde, des choses terrestres et du naturel, et d’autre part, elle est en union avec les cieux ; elle est céleste. La foi a introduit Abraham en unité avec la méthode de Dieu, et il est parfaitement évident qu'à moins qu'il n'y ait la foi, nous ne parviendrons pas à cette unité. Cela nécessite beaucoup de foi, la foi de vivre avec nos pieds spirituellement séparés de la terre. Car si la foi est absente, ou si sa mesure est insuffisante comme cela arriva à Abram, nous descendrons en Egypte, nous nous tournerons vers Agar. Nous rechercherons ce qui est tangible, la voie des sens, dans nos tentatives de réaliser les desseins divins ; nous ferons le choix des ressources terrestres. Tel est donc le chemin de la foi, le chemin du dessein éternel. Dans la lettre aux Ephésiens sont étroitement associés le dessein éternel et la position céleste de l'Eglise, ces deux choses sont inséparables. Paul s’accorde avec d'Abraham sur cette base de la foi, et tous les deux sont liés au Christ céleste ; hors de ce monde et dans les cieux.
                  Ceci est suffisant pour illustrer ce qui concerne ce point. Nous voyons Galates 2:20 dans tout ceci : « Je suis crucifié avec Christ », j’ai été placé hors de moi-même et hors du monde. « Je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi », tout ce que je vis ici dans la chair, je le vis par la foi au Fils de Dieu. Ma vie est au ciel ; elle est hors de tout ce qui est d’ici-bas.
3) Unité avec les Moyens Divins
                    Troisièmement, la foi a introduit Abraham dans l'unité avec les moyens divins. Par quels moyens Dieu atteint-Il Son but dans Son peuple ? Quel est le moyen de Dieu pour mener à bonne fin Son intention ? C'est par l'Esprit œuvrant à notre transformation par la croix (Galates 4:6-7,19 ; 3:14). Il y a, dans cette lettre, bien d’autres choses concernant l’Esprit Saint, mais la place centrale qui lui est donnée dans cette épître, est celle de l'Esprit nous amenant à la position de fils. L'Esprit de Dieu est présenté ici de façon prééminente comme l'Esprit nous conduisant à la condition de fils, et il n'y a aucun espoir d'atteindre le but de Dieu, ni même de faire le premier pas dans cette direction, sans laisser l'Esprit œuvrer en nous afin de nous amener à la condition de fils. En premier lieu, il doit y avoir le cri du petit enfant : « Père ! » Il doit y avoir cette relation produite par l'Esprit. Puis l'Esprit, dans son œuvre de sanctification, une fois qu'Il est en nous, doit pleinement se mettre à former Christ en nous. Ainsi, dans cette lettre, l’apôtre dit : « Mes enfants, pour l'enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu'à ce que Christ ait été formé en vous . » En vérité, nous pourrions dire que cela est la cause immédiate de cette lettre. C'est en cela que ces Galates étaient en train d'abandonner cette vie dans l'Esprit en tant que fils ; cette vie qui devait les amener à la plénitude du dessein de Dieu. L'apôtre est en souci et en travail sur ce point. Il n'est pas question de ma lutte en vue du but de Dieu, mais de l'Esprit de Dieu qui, en moi, pourvoit l'énergie en vue de l’accomplissement du but de Dieu. Oh, que nous ayons cette foi. Si nous avions vraiment la foi quant à ce point particulier, nous aurions alors le secret d'un profond repos.
                    Parfois, nous avons spirituellement nos jours difficiles ; des temps de carence dans la vie de prière, quand il semble impossible de prier ; des temps de disettes spirituelles à bien d'autres égards. Peu importe nos efforts, nous n'y pouvons rien. Que pouvons-nous faire dans de tels moments ? Eh bien, si mon expérience vous est de quelque valeur, étant donné que je crois avoir découvert simplement un peu du secret des choses, je suis parvenu a cette position : grâce à l'Esprit, Christ est en moi, et tout se trouve en Lui, non pas en moi. Ce n'est pas ce que je peux faire, ni ce que je ne peux pas, ni comment je suis aujourd'hui ; mais tout se trouve en Lui. Aujourd’hui, peut-être ne suis-je pas conscient de Sa présence en moi, mais au contraire très ignorant de Sa présence en moi et, à contrario, je suis très conscient d'autres choses qui ne sont pas Christ. C'est parfois là notre état, mais Il est fidèle, il est véritable ; Il m'a accordé certaines garanties, s'engageant à ne point me délaisser ni m'abandonner. Il a promis d'être avec nous tous les jours jusqu'à la fin, nous assurant que Celui qui a commencé cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Christ. Il a commencé cette chose, ce n'est pas moi et Il l’accomplira. Avant même que je nous soyons nés, Il s’était résolu à mener à bien Son œuvre parfaite en quiconque se confierait en Lui. Cela fut entièrement décidé avant même que nous voyons la lumière du jour : de sorte que nous n'avons pas commencé cette chose, elle n'a pas débuté avec nous. Notre part, c'est de nous confier en Lui, oui, de nous confier en Lui et si nous ne parvenons pas à prier, nous pouvons Lui dire : « Seigneur, je ne parviens pas à prier en cet instant, je dois me confier en Toi pour faire toute la prière. » Aucun de ceux qui ont vraiment leur cœur attaché au Seigneur ne s'emparera d'une déclaration de ce genre comme un prétexte pour ne pas prier.*
                   Je n'essaie pas de vous donner quelque excuse pour renoncer à la prière. Je dis qu'il y a des temps de « disette spirituelle », et il me parait possible que le Seigneur nous permette de connaître de tels moments afin que nous ne nous appuyons pas à nouveau sur des œuvres. Il nous retire justement de cette base-là et nous attire à Lui-même, où il ne nous reste aucune autre alternative que de nous confier en Lui. Vous n'abandonnez pas votre vie de prière en adoptant cette ligne de conduite, en un temps comme celui-là. Si vous pouviez prier, vous le feriez, mais maintenant en un temps de réelle incapacité, vous vous confiez simplement au Seigneur à ce sujet. Je constate que je connais ces temps difficiles, mais comme je me confie dans le Seigneur d'une manière précise et lui dis : « Seigneur, c'est ta responsabilité ; je sais que ceci ne durera pas ; cette vie de prière reviendra, et en attendant je me confie en Toi. » Cette vie de prière revient en effet et dans une plus grande plénitude, avec une plus grande bénédiction. Bien-aimés, j'ai éprouvé cela maintes et maintes fois. Cela revient. Ce n'est pas purement et simplement que vous devenez meilleur et repartez. Vous savez très bien que vous pouvez être parfaitement en forme et cependant être incapable de prier. Personne ne peut fabriquer la prière. Etre capable de prier n'est pas une question de santé ou de force. Vous pouvez être un homme ou une femme naturellement fort, mais ce ne sont pas là les conditions qui nous rendront capables de parvenir au ciel dans la prière. La prière nécessite d'être sous des cieux ouverts ; la prière est une communion avec le Seigneur. Cela est Son œuvre, non pas la nôtre. C'est le produit de Sa vie en nous. Confiez-vous en Lui. « Je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » ; Il a toutes choses en ses mains. Tandis que mon attitude est celle de la foi en Lui, Il veillera à ce qu'il y ait une vie de prière et une vie dans la Parole. Une foi positive en Lui est le secret de toutes choses dans la vie chrétienne quant à la volonté de Dieu.
                    La foi nous amène en unité avec l'intention divine, avec les méthodes divines, avec les moyens divins. Le but est un peuple en union avec le Fils de Dieu. La méthode est, d’une part, la séparation d'avec la terre et d’avec tout ce qui est naturel, et, d’autre part l'union avec les cieux. Le moyen est l'Esprit effectuant la transformation par la Croix. Tout cela se trouve dans Galates 2:20 :

« Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi; et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. » Et notre confiance est que Christ nous soutiendra jusqu'au bout !
à suivre.......

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