mardi 3 mars 2026

(3) « Par mon Esprit » par T. Austin-Sparks

Chapitre 3 - La Gloire Divine

Lecture :

Zacharie 4 L’ange qui parlait avec moi revint, et il me réveilla comme un homme que l’on réveille de son sommeil. Il me dit : Que vois-tu ? Je répondis : Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout d’or, surmonté d’un vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier ; et il y a près de lui deux oliviers, l’un à la droite du vase, et l’autre à sa gauche. 4 Et reprenant la parole, je dis à l’ange qui parlait avec moi : Que signifient ces choses, mon seigneur ? 5 L’ange qui parlait avec moi me répondit : Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? Je dis : Non, mon seigneur. Alors il reprit et me dit: C’est ici la parole que l’Éternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées. 7 Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle !

Nous n’avons pas achevé notre méditation précédente sur le premier point essentiel soulevé par ces passages et d’autres passages des Écritures que nous avons rassemblés. Nous allons donc approfondir la question. Le mot qui guide toute notre méditation est Zacharie 4.6 :

« Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées.» Nous pouvons l’abréger, pour simplifier, en « Par mon Esprit ».

Le premier point qui nous est présenté, le plus important et le plus fondamental, est le témoignage divin ; le témoignage de Dieu, symboliquement représenté par ce chandelier d’or. Nous disions que le témoignage de Dieu est la gloire divine qui sous-tend toutes Ses actions et qui a motivé la création même de l’homme : l’humanité était à l’origine conçue pour la gloire de Dieu, et l’homme, dans un premier temps, a échoué. Ce témoignage fut ensuite repris par une courte lignée de témoins : Abel, Hénoc, Noé, Abraham, et ainsi de suite. En un sens très réel, le témoignage de la gloire de Dieu reposait sur ces individus ; ils portaient l'immense responsabilité d'être présents sur cette terre où l'ennemi était parvenu presque entièrement à voiler et à ternir cette gloire. Ils se tenaient là, solitaires, pour préserver le témoignage, la gloire de Dieu, et toute la force du Malin était concentrée contre eux ; mais ils triomphèrent.

Israël a ensuite été appelé à être le réceptacle collectif de ce témoignage, afin qu'il soit parmi les nations une nation pour la gloire de Dieu, dans laquelle cette gloire serait visible et manifestée. Finalement, Israël a échoué. Le témoignage a été transmis et transféré à l'Église ; la gloire de Dieu a resplendi à nouveau dans l'Église à ses débuts. Au fil du temps, l'Église, d'une manière générale, a échoué dans ce domaine, et nous voyons dans le livre de l'Apocalypse que le Seigneur est profondément attristé et préoccupé par le témoignage, soulignant qu'il y a une différence entre avoir une forme, un chandelier ou un lampadaire, et avoir un témoignage flamboyant. Et là où le témoignage a disparu, le lampadaire devra être retiré, à moins qu'il n'y ait un rétablissement. L'Église a échoué, puis le livre de l'Apocalypse nous montre que le témoignage est transmis et repris par un groupe appelé les vainqueurs, et que le témoignage s'accomplit en eux dans un triomphe final.

Nous avons ainsi vu que tout cela, depuis les premières intentions de Dieu envers l'homme, à travers la série de liens personnels avec Israël, jusqu'à l'Église et aux vainqueurs, trouve son aboutissement dans le seul et glorieux témoin, le Seigneur Jésus. Tout ce qui a précédé Le précédait ; tout ce qui a suivi tire son caractère de Lui, en ce qui concerne la gloire de Dieu et son témoignage.

Ainsi, la préoccupation majeure du peuple de Dieu, son enjeu et sa mission, est de glorifier Dieu, de témoigner de Sa gloire – d'être ici-bas pour Sa gloire. Voilà l'essentiel, rien d'autre ne compte. Tout doit s'y soumettre et être considéré à Sa lumière. Le seul fil à plomb, le seul instrument de mesure pour Jérusalem, pour l'autel, pour le sacerdoce, pour tout et pour tous, c'est la gloire de Dieu. Toute mesure doit être relative à la gloire de Dieu. La Cité, en fin de compte, est perçue comme portant la gloire de Dieu. La mesure de la Cité est donnée.

Or, nous avons déjà rencontré cette notion de mesure à deux reprises. Dans Zacharie 2, il est question de la mesure de la ville, de la mesure des choses, et dans Apocalypse 11, de la mesure de l'autel, de la mesure des choses. Tout cela est lié au témoignage de Dieu. Spirituellement, la mesure est entièrement une question de gloire pour Dieu. Autrement dit, ce qui compte pour vous et pour moi, c'est ce qui contribue à la gloire de Dieu. Ce n'est pas la quantité de nos actions, notre niveau d'activité, notre savoir, ni même notre ancienneté dans la foi, rien de tout cela n'est pertinent. La mesure qui prévaut en fin de compte est simplement le degré de gloire de Dieu qui émane de nos vies. Ce qui demeure pour Sa gloire, voilà ce qui subsiste. Nous pourrions croire que rien d'autre ne subsiste. C'est là le défi, et il se peut que face à un tel défi, beaucoup d'entre nous se découragent. Certains d'entre nous ont vécu quelques années et beaucoup œuvré pour le Seigneur, et nous nous demandons si, en réalité, notre vie a vraiment rendu gloire à Dieu. Certains d'entre vous ont encore de longues années devant eux, et ce défi peut presque vous effrayer dans un monde tel que le nôtre, où nous avons tant à affronter, en nous-mêmes et autour de nous, sans parler du prix exorbitant que représente la gloire de Dieu. Nous nous demandons : « Qui est capable d'une telle chose ? » Comment cela est-il possible ? C'est précisément le sens de ce mot souligné : « Ce n'est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit l'Éternel des armées. »

Il en a toujours été ainsi ; dans la grande expression concentrique du témoignage de Dieu, il en a été de même. Est-Il venu pour parfaire et établir ce témoignage ? Est-il vrai que la gloire de Dieu se reflète dans le visage de Jésus-Christ ? Alors, c'était par l'Esprit. Le témoignage de Dieu a été recueilli au Jourdain, l'Esprit est descendu sur Lui, et aussitôt l'ennemi L'a défié, Lui offrant les royaumes de ce monde et leur gloire en échange de la gloire de Dieu. Il en est toujours ainsi : les royaumes de ce monde et leur gloire en échange de la gloire de Dieu. Mais par cet Esprit d'onction qui était descendu sur Lui au Jourdain, Il a relevé ce défi pour la gloire de Dieu. Il l'a relevé dans une épreuve ardente, et vous vous souvenez de ce que l'apôtre a dit à certains croyants en proie à l'épreuve, parlant de leurs afflictions, de leurs souffrances, pour le témoignage : « L'Esprit de gloire… repose sur vous » (1 Pierre 4.14). Dans l'épreuve, dans l'adversité, dans la souffrance, l'Esprit de gloire repose sur vous. Qu'est-ce que cela signifie ? L'Esprit qui était sur le Seigneur Jésus dans le but précis de parfaire ce témoignage.

Le Saint-Esprit est venu dans le but exprès de perfectionner et d'établir le témoignage de Dieu, la gloire de Dieu. Partout où vous voyez le Saint-Esprit venir, symboliquement ou réellement, vous voyez que le résultat immédiat est la gloire de Dieu. Était-ce le tabernacle qui était rempli de gloire ? Était-ce le temple qui était rempli de gloire ? Qu'est-ce que cela indiquait ? Cela indiquait le jour de la Pentecôte où, lorsque l'Église fut établie, l'Esprit vint et la remplit, et ce fut la gloire. Ce fut un jour de gloire, Dieu glorifié en Jésus-Christ par le Saint-Esprit. Vous savez que chaque fois qu'on nous dit que l'Esprit vint sur eux ou qu'ils furent remplis de l'Esprit, la scène est une scène de gloire. Ils glorifièrent Dieu... et tout le monde doit rendre compte à Dieu.

Oui, le Saint-Esprit est descendu sur Lui pour parfaire ce témoignage, pour glorifier Dieu. Et puisqu'Il avait accepté cette position de dépendance totale envers Dieu son Père pour tout, nous avons raison de dire qu'il y a un sens, le sens du Fils de l'homme, dans lequel Jésus n'aurait pu glorifier Dieu sans l'onction. Il dépendait de l'onction pour tout et c'est par l'Esprit éternel qu'Il s'est offert lui-même (Hébreux 9:14). Du début à la fin, il s'agissait pour le Saint-Esprit de parfaire le témoignage, de le mener à son terme, et cela fut fait. S'il avait été livré à Lui-même, cela ne se serait pas produit. Ne vous méprenez pas. Je ne parle pas de Lui ici comme de Dieu ni comme du Fils de Dieu. Je parle de Lui dans cette humanité, cette humanité représentative, pour accomplir ce qui avait été mis de côté par Satan en l'homme. Mais le fait est que, malgré l'immensité de la tâche, de l'œuvre, du but, du combat, de la souffrance, du prix à payer, par l'Esprit éternel, Dieu a été glorifié en Jésus-Christ et ce témoignage de la gloire de Dieu a été assuré en Lui pour toujours. La glorification du Seigneur Jésus, en fin de compte, est due au fait qu'Il a glorifié le Père. Notre glorification sera due au fait que Dieu a été glorifié en nous.

Désormais, nos craintes peuvent s'envoler, notre angoisse peut être dissipée, notre faiblesse ne doit plus dominer notre conscience ni notre vision des choses. « Ce n'est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, a dit l'Éternel des armées. »

Les instruments de Dieu dépouillés de leur gloire

Voici la véritable portée de cette question : « Qui a méprisé le jour des petits commencements ? » (Zacharie 4:10). Parmi les millions d'exilés, seuls ces quarante-deux mille environ ont payé le prix fort : abandonner leur confort, leurs biens, tout ce qu'ils avaient bâti en exil, pour revenir témoigner du Seigneur. Comparativement, parmi des millions, c'était un sacrifice insignifiant, dans la faiblesse ; revenir les mains vides, dans un pays désolé, sans rien pour eux, sans rien à emporter, faibles, appauvris, dépouillés, un peuple affligé – un jour de petits commencements. Mais il y a quelque chose de profondément interpellant dans ces mots : « Qui a méprisé le jour des petits commencements ? » Nous n'en avons pas saisi toute la portée. Ils ont trop souvent servi à masquer une mesquinerie qui n'est pas de Dieu. Certains semblent croire que si une chose est méprisée, c'est forcément quelque chose de très important, quelque chose de précieux. Ce n'est pas nécessairement le cas. Dieu Tout-Puissant est attaché à ce qui manifeste Sa gloire. Ce n'est pas rien, on ne peut Le mépriser. Et il n'en reste pas moins que chaque fois que Dieu a cherché à s'attribuer une gloire particulière, Il a pris quelque chose qui n'avait aucune gloire en soi. Certes, vous pouvez le mépriser, mais aux yeux de Dieu, c'est élu, précieux, d'une valeur inestimable. Vous ne mépriseriez jamais une chose en soi si elle manifestait pleinement pour la gloire de Dieu, et vous comprenez que Dieu, par Son onction, s'est engagé envers une telle chose.

Dieu a toujours eu l'obligation de dépouiller Ses instruments de leur propre gloire. Moïse, avec toute sa gloire égyptienne, doit passer quarante ans dans le désert pour se dépouiller de tout et devenir l'homme qui dit : « Je ne peux pas ! » Avant que la gloire de Dieu puisse se manifester en Israël, les vingt-deux mille hommes de Gédéon devaient être réduits à trois cents pour que Dieu soit glorifié. Mais Moïse n'était pas un homme à mépriser. Qu'ils le méprisent et disent : « L'Éternel parle-t-il seulement par Moïse ? Ne parle-t-Il pas aussi par nous ? » Et ils le méprisèrent, ce qui confirme qu'« il était un homme très humble, plus que tous les hommes qui étaient sur la face de la terre » (Nombres 12:3). Voyez maintenant ce que Dieu fera. Dieu est engagé, et Sa gloire est apparue à la porte du tabernacle et a relevé le défi.

Les trois cents hommes de Gédéon étaient peu nombreux, certes, mais non à mépriser. Le principe demeure. Parfois, il faut des années au Seigneur pour nous rendre suffisamment humbles et doux afin de Lui rendre gloire, et cela explique Sa manière d'agir envers nous. Quand Il nous aura suffisamment humiliés et démunis, alors Il commencera à témoigner véritablement en nous. « Ce n’est ni par la force, ni par aucune puissance, mais par Mon Esprit », a dit l’Éternel des armées, le Seigneur Dieu des armées.

La Gloire de Dieu entre les mains du Saint-Esprit

Voilà le message. Le témoignage de Dieu, qui est Sa gloire, doit être entre les mains du Saint-Esprit et ne peut être confirmé, établi et parfait que par Lui. Le témoignage de Dieu n’est pas un enseignement, un système de vérité. Il est la gloire de Dieu. Comprenons-le bien clairement et soyons-en absolument certains.

Nous pouvons posséder toute la doctrine, la perfection de la doctrine, et appeler cela le témoignage. Nous devons veiller à ne pas nous laisser absorber par quoi que ce soit, même s’il s’agit de vérités divines et d’un ordre divin. Si la gloire divine requiert la vérité, le juste ordre et peut-être bien d’autres choses, celles-ci peuvent devenir la technique, le simple cadre, l’enveloppe. Et n'oublions pas que, bien que le tabernacle ait été constitué et construit dans les moindres détails selon les instructions divines, il est resté inactif jusqu'à la venue de la gloire. Le temple était d'une perfection absolue, et tout, jusqu'au moindre détail, avait été réalisé selon le commandement divin. Il demeurait là, parfait dans sa forme, mais inerte jusqu'à la venue de la gloire. Si nous devons respecter la forme prescrite par Dieu, nous ne devons pas nous arrêter là. Nous pouvons nous contenter de cela – et nous l'avons constaté – : une simple imitation de ce qui se trouve dans les Écritures, dans le Nouveau Testament, une reprise de la technique, de la doctrine et de l'ordre, et rien de plus. Nous devons avoir cela, mais le témoignage est tout autre. Le témoignage, c'est la gloire. La gloire est-elle présente ? Pauvres vies si attachées aux lois, si méticuleuses sur ce qu'il faut faire et ne pas faire, sur ce qu'il faut porter et ne pas porter, sur les endroits où il faut aller et ceux où il ne faut pas aller ; tant de précision, de soin, et un fardeau si lourd à porter. Il est certes légitime de se soucier du bien-être des choses, mais la gloire est-elle au rendez-vous ?

C'est le point de départ qui compte. Si vous recherchez la gloire, on vous demandera : « Comment l'obtient-on ?» Et la gloire, le témoignage de Dieu, sera le fil à plomb qui révélera les imperfections ; ni la technique, ni la doctrine, ni le légalisme ; non, mais la gloire. Si la gloire du Seigneur est dans votre cœur, dans votre vie, je voudrai savoir comment l'obtenir et je vous suivrai. Mais si vous venez à moi avec toutes sortes de « Tu feras… » et de « Tu ne feras pas… », et toutes ces prescriptions légales (et vous pouvez même me citer les Écritures), et que je ne perçois pas l'éclat de la gloire divine qui attire mon cœur vers le Seigneur, alors je dirai que c'est une coquille vide, morte, inutile. Tout commence par la gloire.

C'est ainsi que cela se passe dans le Nouveau Testament. Vous direz peut-être que dans l'Ancien Testament, on accomplissait les choses telles que Dieu les avait prescrites, et ensuite la gloire venait. Oui, vous avez raison. À la Pentecôte, c'était l'inverse, ou plutôt, plus complet. En Christ, au ciel, tout avait été accompli et la gloire est descendue ici-bas. Par la gloire de ce qui était accompli en Lui, la doctrine a suivi, puis les préceptes. La gloire était là, la puissance était là, l'onction était là, et alors on a commencé à apprendre ce qu'il fallait faire et ne pas faire. La dynamique a précédé tout le reste. Il est nécessaire qu'il en soit ainsi. « Par mon Esprit ». Nous ne pouvons rien faire concernant ce témoignage. Je ne peux pas vous aider à glorifier Dieu ; vous ne pouvez pas m'aider à Le glorifier sans le Saint-Esprit. Rien de ce que nous pouvons fournir ou prescrire ne peut y parvenir. Même l'ordre le plus parfait que nous puissions garantir n'y changera rien. C'est « par mon Esprit ». Ce ne sont ni nos capacités, intellectuelles ou autres, ni notre personnalité, non, rien de l'homme. C'est « par mon Esprit », a dit le Seigneur. Mais c'est bien « par mon Esprit ». Cela se fera là où l'Esprit agit, et Dieu sera glorifié. Bien-aimés, si l'Esprit de gloire est en nous et sur nous, Il est l'Esprit du Dieu de gloire, l'Esprit du Christ glorifié, et Son but est de produire ce témoignage en nous et par nous – parfois de manières surprenantes, mais c'est bien là l'essentiel.

Paul semblait mourir en Asie, la sentence de mort pesant sur lui, désespéré, l'ennemi paraissant triompher. Ce n'était pourtant pas la fin, car « nous ne devons pas nous confier en nous-mêmes, mais en Dieu qui a ressuscité les morts » (2 Corinthiens 1:9). Après cela, il écrivit abondamment pour la gloire de Dieu et vécut pleinement pour Sa gloire.

Oui, nous pouvons sombrer profondément, mais l'Esprit de Dieu en nous ne sera pas noyé, ne sera pas submergé, ne sera pas vaincu par la mort. L'Esprit de Dieu en nous continuera d'assurer le témoignage de Dieu, la gloire de Dieu. Oh, comptez beaucoup sur le Saint-Esprit, reconnaissez son caractère indispensable, comprenez bien qu'Il est venu en vous, en nous, sur nous, dans un but précis : la gloire de Dieu. Quand il semblerait que les choses aillent autrement, nous devons nous saisir du Saint-Esprit et dire : « Tu es en moi pour la gloire de Dieu et tu dois le glorifier malgré cette affliction, cette persécution, cette situation difficile ! » Que le Seigneur nous donne cette foi inébranlable envers le Saint-Esprit pour témoigner de sa puissance.

Voici un message bref, je l'espère concis, clair et simple : « Par mon Esprit ». C'est la négation – ni ceci, ni cela, ni aucune de ces choses sur lesquelles le monde et les hommes comptent pour atteindre leurs objectifs ; rien de tout cela, mais « par mon Esprit ». Rien que cela, mais « par mon Esprit », oui, mille fois oui ! « Par mon Esprit », c'est possible. Une journée de petites choses, de faiblesse, de souffrance, d'affliction, de mépris, de néant – oui, mais « par mon Esprit », tout est possible et tout le sera si vous vivez par l'Esprit. Que le Seigneur nous vienne en aide.

(à suivre)

Afin de respecter la volonté de T. Austin-Sparks que ce qui a été gratuitement reçu devrait être gratuitement donné, ses écrits ne sont pas soumis aux droits d'auteurs. Aussi, vous êtes libres d'utiliser ces écrits comme vous vous sentez conduits, néanmoins nous vous demandons, au cas ou vous décideriez de partager des messages de ce site avec d'autres, de les partager librement -libre de tout changement, libre de tous droits et gratuitement.

(2) « Par mon Esprit » par T. Austin-Sparks

 Chapitre 2 - La Pourvoi Divin

Lecture :

Zacharie 4 L’ange qui parlait avec moi revint, et il me réveilla comme un homme que l’on réveille de son sommeil. Il me dit : Que vois-tu ? Je répondis : Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout d’or, surmonté d’un vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier ; et il y a près de lui deux oliviers, l’un à la droite du vase, et l’autre à sa gauche. 4 Et reprenant la parole, je dis à l’ange qui parlait avec moi : Que signifient ces choses, mon seigneur ? 5 L’ange qui parlait avec moi me répondit : Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? Je dis : Non, mon seigneur. Alors il reprit et me dit: C’est ici la parole que l’Éternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées. 7 Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle ! 8 La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots: 9 Les mains de Zorobabel ont fondé cette maison, et ses mains l’achèveront ; et tu sauras que l’Éternel des armées m’a envoyé vers vous. 10 Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront en voyant le niveau dans la main de Zorobabel. Ces sept sont les yeux de l’Éternel, qui parcourent toute la terre. 11 Je pris la parole et je lui dis : Que signifient ces deux oliviers, à la droite du chandelier et à sa gauche ? 12 Je pris une seconde fois la parole, et je lui dis : Que signifient les deux rameaux d’olivier, qui sont près des deux conduits d’or d’où découle l’or ? 13 Il me répondit : Ne sais-tu pas ce qu’ils signifient ? Je dis : Non, mon seigneur. 14 Et il dit : Ce sont les deux oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre.

Romains 8.9 9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. faites mourir les actions du corps, vous vivrez, 14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. 16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu

Galates 4.6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba ! Père !

« Ce sont là les deux fils de l'huile. »

« …si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Mais si quelqu'un n'a pas l'Esprit du Christ, il ne lui appartient pas. »

« Tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. »

« L'Esprit lui-même témoigne à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. »

Cette petite phrase à la fin de Zacharie 4 – « fils de l'huile » – ne mérite pas qu'on s'y attarde, mais l'important pour l'instant est de comprendre qu'elle recèle un message d'une importance capitale pour nous en ce moment même.

Les visions de Zacharie, dont celle-ci, peuvent bien sûr être considérées comme des types, des figures et des mystères de l'Ancien Testament, et donc comme un sujet d'étude intéressant... si cela vous intéresse. Elles peuvent aussi rester en arrière-plan, comme un simple passage de la Bible. La question qui doit maintenant nous interpeller est la suivante : ce passage a-t-il un lien réel avec nos vies, du point de vue de Dieu ? Si ce n'est pas le cas, laissons-le de côté ; la vie est trop courte et trop remplie de problèmes et de préoccupations pour que nous nous préoccupions de choses qui n'ont finalement aucune importance. Nous ne voulons même pas nous préoccuper de la Bible en tant que livre, aussi grand soit-il. Ce qui nous importe vraiment, c'est de savoir si Dieu nous parle aujourd'hui, de lui révéler Sa pensée. Si tel est le cas, écoutons attentivement, de toutes nos oreilles, intérieures et extérieures, pour comprendre Son message. Et il ne fait aucun doute – si seulement nous prenons le temps de nous arrêter, de nous taire et de le laisser parler – que ce chapitre recèle un message de Dieu. Ce n'est pas un phénomène du passé ; c'est une réalité qui se poursuit à travers les âges et qui se manifeste sans cesse.

Au chapitre onze du livre de l'Apocalypse, qui nous conduit très loin vers la fin des temps, on retrouve ces mêmes symboles : deux oliviers, deux témoins. Dans l'Apocalypse, ils sont là pour accomplir des choses extraordinaires en relation avec le Seigneur. Il s'agit d'une force qui gouverne indépendamment du passé, du présent et du futur. C'est une réalité spirituelle qui sous-tend tout ce qui est visible, et c'est ce que nous devons saisir immédiatement avant d'aller plus loin dans l'interprétation. La Parole de Dieu l'affirme clairement et précisément : les choses visibles sont le fruit de choses invisibles. Il se passe quelque chose en coulisses qui produit le visible, et tout ce que nous voyons, ce que nous appelons histoire, n'est que le résultat et la manifestation de ce qui se passe dans l'invisible. Une œuvre colossale se déroule en coulisses ; Dieu est à l'œuvre. Satan lutte avec acharnement dans l'invisible pour contrecarrer les desseins de Dieu, et ce qui se passe ici n'est que la conséquence de cette action occulte.

Vous arrivez donc à ce chapitre, et il est assez clair, à bien y réfléchir, que c'est là que se situe le cœur du sujet. Voici une illustration ; ce n'est qu'une illustration. C'est exactement ce que nous ferions. Nous dirions : « Voilà comment c'est… » et nous prendrions une illustration, mais cette illustration ne fait que pointer vers autre chose, quelque chose de présenté sous forme de figure, de parabole, de symbole, et nous dirions : « Voici donc ceci qui représente untel.» Et c'est précisément ce que Dieu dit ici : « Ce que vous voyez comme dans une vision représente autre chose.» Ensuite, vous lisez les détails, et vous voyez que cela représente bien autre chose et que ce n'est pas simplement une figure intéressante.

Voici donc le chandelier à sept branches, avec le récipient au sommet et sept tuyaux reliés à chacune des sept lampes ; de chaque côté du récipient, deux oliviers avec deux tuyaux en or qui déversent de l'huile dorée, vraisemblablement dans le récipient, bien que cela ne soit pas précisé. C'est là l'illustration que Dieu donne de quelque chose qu'Il a à l'esprit et qu'Il accomplit dans l'ombre.

Le Fils de l'Huile

Que représente le chandelier ? La réponse est simple : le chandelier, c'est le Christ. Le Christ est symbolisé par un chandelier tout en or. À quoi sert un chandelier ? Quel est son effet, sa valeur ? Il représente la Lumière et la Vie. On constate la parfaite cohérence de cette image avec les Écritures. Dans l'Évangile de Jean, on trouve précisément cela. Il commence par le Christ : « La Parole était avec Dieu » ; « la Parole a été faite chair et a habité parmi nous » – elle a établi sa demeure parmi nous. Revenons au tabernacle, et en son centre se trouve le chandelier à sept branches. « Il a habité parmi nous » – et ensuite ? – « la lumière et la vie des hommes ».

Lorsqu'on arrive au dernier ouvrage de Jean, l'Apocalypse, on découvre immédiatement sept chandeliers d'or, non pas un seul, mais un chandelier représenté de manière septuple.

Poursuivez votre lecture de l'Évangile de Jean et vous arrivez aux deux oliviers de l'Apocalypse. Cette révélation forme un tout cohérent, et

qu'est-ce qu'elle représente ? Le Christ.

Or, dans ce chapitre : « …qui se tiennent auprès du Seigneur de toute la terre ». Les deux oliviers se tiennent auprès du Seigneur de toute la terre. Où se trouvent-ils ? l’un à la droite du vase, et l’autre à sa gauche. Cet autel représente le Christ comme Seigneur de toute la terre, et donc comme Lumière et Vie. L'homme ne peut vivre sans lumière ni sans vie ; il se tient ici comme Seigneur pour gouverner l'existence même de l'homme. Il règne sur l'existence même de l'homme, et l'homme ne peut vivre sans Lui, ni connaître sans Lui. En ce sens même de sa vertu et de sa valeur intrinsèques, la vie de l'homme dépend de Lui. Il est Seigneur.

Il n'est pas Seigneur en tyran. Il est Seigneur par Sa valeur essentielle. Imaginez-vous dans une situation désespérée, une question de vie ou de mort, où un simple morceau de pain pourrait nous sauver. Imaginez un homme chétif, que nous mépriserions et haïrions profondément, tant par son apparence que par sa nature même, et qui aurait ce morceau de pain à nous donner. De par ce don, il est maître de notre vie. Quoi que nous pensions de lui, de par ce qu'il représente pour nous, il est notre Seigneur et notre Maître ; notre vie dépend de lui. Le Seigneur Jésus n'est pas méprisable en soi, mais ce que je veux souligner, c'est que c'est par ce qu'Il possède, et ce qu'Il possède découle de ce qu'Il est. Il est le Seigneur de toute la terre. Ainsi, le chandelier représente le Seigneur Jésus, le Seigneur de la Vie et le Seigneur de la Lumière pour toute la terre.

Les fils de l'Huile

Mais si ce chandelier est unique, il représente une unité collective. C'est le sens de la mise en parallèle de ces passages, car ces deux oliviers sont deux fils de l'huile. Cela fait sans aucun doute référence au Seigneur Jésus Lui-même, deux aspects du Christ en tant que Seigneur de tous. Fils de l'huile. Or, si l'on se tourne vers les épîtres aux Romains et aux Galates, comme nous l'avons lu : « Si quelqu'un n'a pas l'Esprit du Christ, il ne lui appartient pas » ; « tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu ». « Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils.» Nous savons que l'huile est toujours une figure du Saint-Esprit, de sorte que dans les épîtres aux Romains et aux Galates, il est question d'autres fils de l'huile. Il est le grand Fils de l'huile. L'onction, la plénitude de l'Esprit, est en Lui. Mais il y a d'autres fils de l'huile qui ont aussi l'Esprit. Ils sont fils parce qu'ils ont l'Esprit. C'est là le sens collectif du chandelier. C'est une chose vaste et complexe, et vous et moi en sommes des branches si nous avons l'Esprit du Christ, des parties du Christ par lesquelles Son Esprit agit pour rendre le témoignage multiforme, d'une grande portée et d'une grande envergure. Autrement dit, le témoignage du Seigneur Jésus tout entier exige l'Église tout entière, tous les membres du Christ. C'est une œuvre collective : fils dans le Fils, tous possédant l'Esprit et manifestant Sa valeur en Lumière et en Vie. Voilà la preuve que nous avons l'Esprit : que la Lumière et la Vie en Christ agissent à travers nous, que les hommes voient nos bonnes œuvres et glorifient notre Père qui est dans les cieux (Matthieu 5:16). La preuve que nous avons l'Esprit, que nous sommes des fils d'huile, c'est que notre présence ici produit le même effet que celui qu'Il a produit. En d'autres termes, ce que le Seigneur Jésus est s'exprime et Se manifeste à travers nous : Lumière et Vie, Vie et Lumière. Voilà la preuve de notre filiation, voilà la preuve que nous avons l'Esprit, voilà le critère.

Bien sûr, dans le contexte actuel d'Israël, ces deux oliviers symbolisent les deux hommes dont il est question dans ces prophéties : Josué et Zorobabel, les deux faces d'une même figure. Josué était le grand prêtre, comme le montre le contexte ; Zorobabel était le gouverneur de Juda. « Parlez à Josué, le grand prêtre, et à Zorobabel, le gouverneur.» Ils sont les deux fils de l'huile en Israël : le gouverneur et le grand prêtre, le souverain et le médiateur, le Seigneur et le Sauveur. Appliqué au Christ, ce double aspect s'exprime par la puissance du Saint-Esprit : Seigneur et Sauveur, Souverain et Médiateur. C'est Son œuvre en tant que Messie exalté, assis à la droite de Dieu. « Dieu l'a établi prince » (Actes 5:31) : c'est le point de départ ; « et Sauveur » : Son œuvre de grâce. Le Saint-Esprit est donc pleinement engagé dans cette double expression et manifestation du Christ en ce temps, en tant que Seigneur et Sauveur, en tant que Souverain et Médiateur, détenant tous les droits en matière d'autorité et de grâce. Josué et Zorobabel trouvent tous deux leur pendant en Christ, Prince et Sauveur.

L'Huile de l'Esprit

En ce qui concerne l'huile, on découvre deux ou trois éléments qui y sont liés. Dieu œuvre pour rétablir, et plus particulièrement au sein d'un petit nombre, la plénitude de Son témoignage. Voici le contexte historique : après la captivité, un petit nombre est revenu et s'est attelé à la reconstruction du temple. Ils ont rencontré de nombreux découragements et distractions, et la situation de Josué et Zorobabel était extrêmement difficile. Ils étaient tentés d'abandonner, de perdre courage. C'est alors que le Seigneur leur a donné cette vision : il œuvre dans l'invisible. Il se consacre pleinement à cette fin, afin de rétablir la plénitude de Son témoignage au sein de ce petit nombre, en ce jour où tout est simple. Un petit nombre, certes, mais non à mépriser, car en lui réside toute la pensée de Dieu. Il donne donc cette vision de l'incarnation de Sa pensée dans le chandelier – le Christ – et la manière dont Il la réalisera : par l'huile de l'Esprit.

Et la première chose, et c'est très intéressant à noter, c'est que le prophète interroge l'ange interprète avec cette question : « Que sont ces deux oliviers ? » L'ange ne lui répond pas directement ; il élude la question et donne une réponse plus générale : « Voici la parole du Seigneur à Zorobabel : Ce n'est ni par la force, ni par la puissance, mais par mon Esprit. » Voilà ce que représentent ces oliviers ; une réponse certes indirecte, mais bien plus pertinente que de dire : « Ces oliviers représentent untel. » « Parole du Seigneur à Zorobabel. » Il est découragé, il ressent l'impossibilité de recouvrer tout ce qui a été perdu et de le rétablir, la difficulté de la situation. Et alors, la parole du Seigneur est : « Tout sera résolu, accompli et accompli par Mon Esprit, par l'huile. L'huile agira, Mon Esprit agira. Ni par la force, ni par une armée. » (note marginale) Zorobabel aurait pu dire : « Si seulement nous avions une armée assez puissante, une force militaire assez grande, si seulement nous pouvions vaincre l'opposition, imposer notre loi par la force des armes ! Nous n'avons rien, nous sommes un peuple affaibli, une petite troupe complètement émaciée. » « Non par une armée » – une armée n'est pas nécessaire ; « ni par la force » – c'est-à-dire la force temporelle, notre propre force naturelle ; « mais par mon Esprit, dit le Seigneur des armées. »

La puissance de l'Esprit

Nous savons combien cela s'est avéré vrai pour l'Église. Considérons l'Église à ses débuts. Était-elle une grande force temporelle sur la terre ? Non, c'était une petite troupe, faible et méprisée. Elle n'avait aucune influence en ce monde et se trouvait face aux plus grands empires que l'on ait connus, face à ce puissant empire romain qui s'efforçait de toutes ses forces d'anéantir cette Église naissante par les persécutions, les martyres, les emprisonnements et les dispersions. Et pourtant, où est l'Empire romain et où est l'Église ? Comment cela s'est-il fait ? « Ni par la force, ni par la puissance, mais par mon Esprit. » L'Esprit de Dieu a agi, et ce, à travers de petites choses.

Nous pouvons tous faire une application personnelle. Qui suis-je, qui êtes-vous, qui sommes-nous en tant qu'individus et en tant que communautés ? Que pouvons-nous faire face à la pensée la plus aboutie de Dieu concernant le Christ ? Si nous nous concentrons sur nous-mêmes, nos ressources, notre position, notre situation, nous risquons fort de nous décourager et d'abandonner. Mais « par mon Esprit, dit le Seigneur des armées ». La première chose à savoir sur l'huile dans ce chapitre et sur l'Esprit dans la Parole de Dieu, c'est qu'Il est plus puissant que toutes les forces temporelles et naturelles. L'Esprit peut accomplir ce qui semble impossible à l'homme ; le Saint-Esprit le peut. C'est là le sens de l'huile ici : Son immense pouvoir d'accomplissement. Elle ne fait que refléter ce que le Christ a prouvé être : la Lumière et la Vie des hommes. Certes, des millions de personnes ne sont peut-être pas encore sauvées, mais parcourons les vingt siècles du christianisme et voyons ce que le Christ est devenu sur cette terre et combien Sa force n'a cessé de croître : la Lumière et la Vie. Cela ne fait aucun doute. Mais comment ? Jamais par la force des armes, jamais par aucune contrainte, mais simplement par l'action silencieuse, profonde et invisible de l'Esprit. Le Saint-Esprit, l'huile, a agi. La puissance de l'Esprit est la première chose qui est ici.

Nous avons évoqué une difficulté particulière, suggérée par ces mots : « Qui es-tu, grande montagne ? » ; soudain, à ce moment précis : « Ce n'est ni par la force, ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit l'Éternel des armées. Qui es-tu, grande montagne ? Devant Zorobabel, tu deviendras une plaine. » Soudain, l'interprète divin interroge une montagne invisible, une montagne bien réelle, non pas une montagne hypothétique, mais pas une montagne de roche au sens littéral. Ce peuple comprenait le sens de ces paroles, et Zorobabel aussi. Cette montagne n'est pas une puissance étrangère, une force étrangère à ce monde. Non, à ce moment-là, les puissances étrangères qui les avaient emmenés en captivité et en exil avaient laissé le reste du peuple rentrer chez lui, car Cyrus avait décrété le retour et la reconstruction. Quelle était cette grande montagne ? C'était le système établi du judaïsme dans son incrédulité ; le grand système religieux représenté par les Juifs dans leur incrédulité. Voilà la grande montagne ; la même montagne à laquelle le Seigneur Jésus Lui-même faisait allusion lorsqu'il disait à Ses disciples : « Si vous avez la foi comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : “Déplace-toi d'ici là”, et elle se déplacera » (Matthieu 17:20). Quelle est cette montagne ? La force redoutable du judaïsme organisé, de la religion traditionnelle.

Il n'y a pas de force plus grande qui entrave le véritable témoignage de Jésus et l'action pure du Saint-Esprit que la religion traditionnelle établie et organisée. Rien n'est une montagne plus grande. Mais à cette grande religion qui n'est pas de l'Esprit, qui n'est pas gouvernée par le Saint-Esprit, qui n'est pas conduite par le Saint-Esprit, qui n'est pas spirituelle, qui constitue une telle menace et un tel obstacle à ce qui est de l'Esprit, le Seigneur dit : « Tu seras une plaine devant Zorobabel, devant Jésus, Seigneur. » Jésus comme Seigneur, l'aspect de Zorobabel, le prince sur le trône ; devant Lui, même tout cela doit s'effacer. Certains d'entre nous connaissent le pouvoir terrible d'un christianisme figé, établi, sous sa forme terrestre de système, face à ce qui est véritablement spirituel, au Saint-Esprit, et combien il semble impossible de progresser en sa présence. Mais voici la parole : « Devant Zorobabel, devant Jésus comme Seigneur, tu deviendras une plaine. Tu diras à cette montagne : “Ôte-toi de là !” » Voilà assurément une parole réconfortante. Vous avez peut-être des montagnes, mais pas celle-ci en particulier. Aucune montagne ne peut être plus haute que celle-ci, toutes vos montagnes appartiennent à cette même catégorie. Si Jésus est Seigneur, aucune montagne n'est trop haute pour Lui. Quelle est la montagne qui vous trouble en ce moment ? Cette montagne peut s'aplanir lorsque Jésus est Seigneur dans votre foi. Lorsque votre foi s'empare de Lui comme Seigneur, rien ne peut être aplani et devenir insignifiant devant Lui. La puissance est une marque de l'Esprit.

La Suffisance de l'Esprit

Considérez tous les éléments de ce chapitre qui évoquent la suffisance. Sept tuyaux d'or avec sept lampes et deux oliviers, puis, étrangement, la figure change : il ne reste plus que deux branches. Les deux branches des oliviers déversaient l'huile dans le grand vase situé au sommet, et cette huile se répandait ensuite dans tous les tuyaux. C'est une image de la plénitude. Dans l'Écriture, le chiffre sept symbolise la plénitude spirituelle. Il ne s'agit pas simplement d'un réservoir. Voici les oliviers : la source est inépuisable. L'Esprit Saint est suffisant, c'est là l'essentiel, suffisant pour tout ce que Dieu désire. Si nous sommes en accord avec la volonté du Seigneur, alors l'Esprit Saint nous suffit pleinement ; nous sommes comblés.

L'Esprit de Grâce

L'huile est aussi l'huile de la grâce. L'Esprit Saint est la grâce de Dieu en abondance, suffisante pour tous nos besoins ; la grâce, quelle que soit notre intensité ou la manière dont nous en avons besoin. Il est appelé « l’Esprit de grâce et de supplication » (Zacharie 12:10).

L’œuvre de l’Esprit est cachée

Je ne dois pas m’attarder sur tous les détails, mais cela suffit, avec peut-être un mot de conclusion. N’oublions pas que l’œuvre que le Seigneur accomplit, ce témoignage concernant Son Fils, cette manifestation de la grandeur, de la plénitude et de la suffisance du Christ, est entièrement spirituelle. Zorobabel pensait, dans sa difficulté, que s’il avait pu compter sur davantage de forces temporelles et de ressources naturelles, s’il avait pu voir les choses se produire et voir Dieu agir sous ses yeux, si seulement cela se situait dans le domaine de la perception et de la compréhension naturelles et sensibles, combien les choses seraient plus faciles. Mais le Seigneur dit : « par mon Esprit ». Nous ne verrons pas Dieu Se manifester par de puissantes démonstrations de Sa puissance, comme on le verrait par une grande armée, par des forces temporelles. Ce sera caché, secret, silencieux, sans démonstration. Nous ne verrons pas grand-chose dans ce domaine, mais l'événement le plus extraordinaire, le plus terrifiant de cet univers va se produire. C'est pourquoi cette petite phrase, cette petite question, est posée : « Qui a méprisé le jour des petits commencements ? » « Par mon Esprit », dit l'Éternel des armées, devant qui la haute montagne s'abaisse comme une plaine.

Cet événement prodigieux, cette puissance capable de déplacer des montagnes, de tout aplanir, s'accomplit en un jour de petits commencements, pour un petit groupe méprisé, ridiculisé. Vous savez comment on se moquait d'eux quand Néhémie commença à construire le mur. Ils riaient, se moquaient, plaisantaient. « Si un renard monte, il démolira leur muraille de pierres ! » – ce genre de choses. Un peuple insignifiant, méprisé, et pourtant cette puissance infinie de Dieu agissant à travers ce peuple méprisé, et le résultat fut qu'elle surpassait toutes les puissances en place. Telle est l'histoire de tout ce que Dieu a accompli. Cela ne paraît peut-être pas ainsi, et cette parole est là pour nous rappeler à l'ordre, voire nous réprimander, mais aussi pour nous réconforter et nous encourager.

Le Seigneur est déterminé à accomplir quelque chose. En sommes-nous certains ? Quel est cet objectif ? Si ce que je dis est faux, il vaut mieux abandonner. Dieu Se préoccupe de Jésus-Christ – de l’établir dans cet univers comme Seigneur de tous. Est-ce vrai ? Mais il y a autre chose : Dieu veut-Il que cela se réalise par notre intermédiaire, par un peuple ? Sommes-nous liés à cela ? Avons-nous été appelés précisément à cette fin – être le moyen, l’instrument, le canal pour établir le témoignage de Jésus, c’est-à-dire la seigneurie et la souveraineté du Christ ? Si nous n’y participons pas, abandonnons, je le dis. C’est vrai ou faux. Et si c’est vrai, comment surmonter les difficultés, nos propres difficultés, les difficultés extérieures, un ennemi puissant, tous dressés contre nous ? Comment allons-nous gravir cette montagne ? « Par mon Esprit ». Nous aussi, nous sommes comme des fils d’huile. Tout repose sur ceci pour nous : il est la plénitude et nous participons à sa plénitude. On dit de nous la même chose qu'à Jésus-Christ ; la différence réside dans la mesure : Il est la plénitude et nous participons à Sa plénitude. Nous ne sommes pas le Christ personnellement, nous ne sommes pas le Fils de Dieu au sens essentiel du terme, mais on dit de nous la même chose : « Fils de l'huile », c'est-à-dire unis au Seigneur comme les branches à la tige, ne faisant qu'un avec le centre, liés à Lui dans une union organique. Le même Esprit qui était en Il est en nous. Nous sommes fils en ce sens, nous avons l'Esprit du Christ.

Le même Esprit qui a triomphé à travers Lui œuvre et va accomplir Son triomphe à travers nous. « Non par la puissance ». Quelle puissance recherchez-vous, quel pouvoir ? « Par Mon Esprit » - rien ne peut égaler cela. La difficulté est que nous voulons toujours ressentir et voir, alors que le Seigneur œuvre si discrètement. Voyez comment l'homme agit, essayant de se frayer un chemin avec une force terrible, un chemin vers le pouvoir, vers la prééminence. Combien de temps cela durera-t-il s'il y parvient ? Voyez ce que l'homme fait pour obtenir sa domination : le fracas, le bruit, le tonnerre, la puissance démontrée ; pour la nature, c'est terrible, c'est bouleversant. C'est ainsi que l'homme obtient la prééminence. Sortez dans le jardin. Voyez ce à quoi cette petite graine enfouie doit faire face, peut-être des tonnes de terre, entourée de pierres et de rochers, et les forces de la mort qui agissent sur elle. Lentement, elle pousse ; les tonnes de terre cèdent, même les rochers doivent céder. Elle pousse : vous n'entendez aucun bruit, vous n'entendrez pas les rochers se fendre et se déchirer, mais elle pousse. Finalement, elle deviendra un arbre puissant. Vous n'avez rien entendu, il n'y a pas eu de démonstration, pas de cris. C'était simplement la puissance de la vie qui œuvrait tranquillement, mais elle a accompli son œuvre, elle est là, elle triomphe. C'est ce dont nous devons nous contenter, et il est si difficile pour nos âmes de s'en contenter. Nous avons besoin de démonstrations, nous avons besoin de quelque chose qui témoigne de notre pouvoir, de notre position, afin d'être quelqu'un. Le Seigneur dit : « Non, rien de tout cela ; ma voie est la voie tranquille de l'Esprit ».

La plus grande puissance de cet univers réside dans l'action silencieuse de l'Esprit ; la fin sera ainsi. Que le Seigneur nous accorde la grâce d'accueillir cela comme sa propre parole.

(à suivre)

Afin de respecter la volonté de T. Austin-Sparks que ce qui a été gratuitement reçu devrait être gratuitement donné, ses écrits ne sont pas soumis aux droits d'auteurs. Aussi, vous êtes libres d'utiliser ces écrits comme vous vous sentez conduits, néanmoins nous vous demandons, au cas ou vous décideriez de partager des messages de ce site avec d'autres, de les partager librement -libre de tout changement, libre de tous droits et gratuitement.

(1) « Par mon Esprit » par T. Austin-Sparks

Date de transmission inconnue. Édité et fourni par le Golden Candlestick Trust.

Rien ne fait plus obstacle au véritable témoignage de Jésus et à la pure action du Saint-Esprit que la religion traditionnelle, établie et organisée. Rien n'est plus insurmontable. Mais à cette grande religion qui n'est pas de l'Esprit, qui n'est pas gouvernée par le Saint-Esprit, qui n'est pas guidée par le Saint-Esprit, qui n'est pas spirituelle, et qui constitue une telle menace et un tel obstacle à ce qui est de l'Esprit, le Seigneur dit : « Devant Zorobabel, devant Jésus, Seigneur, tu deviendras une plaine. Tu diras à cette montagne : “Ôte-toi de là !” » Vous avez peut-être des montagnes, mais pas celle-ci. Cette montagne peut devenir une plaine lorsque Jésus est Seigneur dans votre foi. Lorsque votre foi s'empare de Lui comme Seigneur, rien ne peut être aplani et réduit à néant devant Lui. Qui suis-je, qui êtes-vous, qui sommes-nous, individuellement et collectivement ? Que pouvons-nous faire face à la pensée la plus complète de Dieu concernant le Christ ? Si nous nous concentrons sur nous-mêmes, nos ressources, notre situation, notre position, nous risquons fort de nous décourager et d’abandonner. Mais « par mon Esprit, dit l’Éternel des armées ».

Chapitre 1 – Le Témoignage Divin

Lecture :

Aggée 1.1 La seconde année du roi Darius, le premier jour du sixième mois, la parole de l’Éternel fut adressée par Aggée, le prophète, à Zorobabel, fils de Schealthiel, gouverneur de Juda, et à Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, en ces mots 2.1-5 Le vingt et unième jour du septième mois, la parole de l’Éternel se révéla par Aggée, le prophète, en ces mots: Parle à Zorobabel, fils de Schealthiel, gouverneur de Juda, à Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, et au reste du peuple, et dis-leur: 3 Quel est parmi vous le survivant Qui ait vu cette maison dans sa gloire première ? Et comment la voyez-vous maintenant ? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux ? Maintenant fortifie-toi, Zorobabel ! dit l’Éternel. Fortifie-toi, Josué, fils de Jotsadak, souverain sacrificateur ! Fortifie-toi, peuple entier du pays ! dit l’Éternel. Et travaillez ! Car je suis avec vous, Dit l’Éternel des armées. Je reste fidèle à l’alliance que j’ai faite avec vous Quand vous sortîtes de l’Égypte, Et mon esprit est au milieu de vous ; Ne craignez pas ! 20-23 La parole de l’Eternel fut adressée pour la seconde fois à Aggée, le vingt-quatrième jour du mois, en ces mots: 21 Parle à Zorobabel, gouverneur de Juda, et dis : J’ébranlerai les cieux et la terre ; 22 Je renverserai le trône des royaumes, Je détruirai la force des royaumes des nations, Je renverserai les chars et ceux qui les montent ; Les chevaux et leurs cavaliers seront abattus, L’un par l’épée de l’autre. 23 En ce jour-là, dit l’Éternel des armées, Je te prendrai, Zorobabel, fils de Schealthiel, Mon serviteur, dit l’Éternel, Et je te garderai comme un sceau ; Car je t’ai choisi, dit l’Éternel des armées.

Zacharie 1.1 Le huitième mois, la seconde année de Darius, la parole de l’Éternel fut adressée à Zacharie, fils de Bérékia, fils d’Iddo, le prophète, en ces mots: 3.1-6 Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. 2 L’Éternel dit à Satan : Que l’Eternel te réprime, Satan ! que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? 3 Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : Ôtez-lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Je dis : Qu’on mette sur sa tête un turban pur ! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L’ange de l’Éternel était là. 6 L’ange de l’Éternel fit à Josué cette déclaration: 4.1-14 L’ange qui parlait avec moi revint, et il me réveilla comme un homme que l’on réveille de son sommeil. Il me dit : Que vois-tu ? Je répondis : Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout d’or, surmonté d’un vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier ; 3 et il y a près de lui deux oliviers, l’un à la droite du vase, et l’autre à sa gauche. 4 Et reprenant la parole, je dis à l’ange qui parlait avec moi : Que signifient ces choses, mon seigneur ? L’ange qui parlait avec moi me répondit : Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses ? Je dis : Non, mon seigneur. Alors il reprit et me dit: C’est ici la parole que l’Éternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées. 7 Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle ! 8 La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots: 9 Les mains de Zorobabel ont fondé cette maison, et ses mains l’achèveront ; et tu sauras que l’Éternel des armées m’a envoyé vers vous. 10 Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront en voyant le niveau dans la main de Zorobabel. Ces sept sont les yeux de l’Éternel, qui parcourent toute la terre. 11 Je pris la parole et je lui dis : Que signifient ces deux oliviers, à la droite du chandelier et à sa gauche ? 12 Je pris une seconde fois la parole, et je lui dis : Que signifient les deux rameaux d’olivier, qui sont près des deux conduits d’or d’où découle l’or ? 13 Il me répondit : Ne sais-tu pas ce qu’ils signifient ? Je dis : Non, mon seigneur. 14 Et il dit : Ce sont les deux oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre.

« Alors il me répondit et dit : Voici la parole de l’Éternel à Zorobabel : Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées.» Zacharie 4.6.

« Je donnerai à mes deux témoins, et ils prophétiseront mille deux cent soixante jours, vêtus de sacs. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre… Quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera… Mais ils l’ont vaincue par le sang de l’Agneau et par la parole de leur témoignage ; et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à la mort. » (Apocalypse 11:3-4, 7 ; 12:11)

Ainsi, nous voyons réapparaître dans le livre de l’Apocalypse des éléments mentionnés dans les prophéties de Zacharie. Il y en a davantage que ce que nous avons lu. Par exemple, en Zacharie 2:1-2, il est question de l’homme qui, tenant un cordeau à mesurer, va mesurer Jérusalem « pour connaître sa largeur et sa longueur ». Dans l'Apocalypse, au chapitre 11, on trouve un passage très similaire : « On me donna un roseau semblable à une verge, et quelqu'un me dit : Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l'autel et ceux qui y adorent. » Bien sûr, cette mesure est associée à des perspectives différentes. Chez Zacharie, la perspective est radieuse ; dans l'Apocalypse, elle est tout autre.

Nous avons ensuite deux témoins : chez Zacharie, Zorobabel et Josué, qui sont les deux témoins de l'Apocalypse, au chapitre 11. Deux oliviers, symbolisant deux oints, sont associés à eux ; et dans l'Apocalypse, au chapitre 11, on retrouve deux témoins, deux oliviers et des oints. Chez Zacharie, Satan, l'adversaire, est présenté comme l'Accusateur ; dans l'Apocalypse, au chapitre 12, il est dit : « L'accusateur de nos frères est précipité. » Chez Zacharie, il est question des sept esprits, les sept yeux du Seigneur, et vous savez que dans l'Apocalypse, cela se produit à plusieurs reprises (chapitres 1:4 ; 3:1 ; etc.). 4:5 ; 5:6 – « les sept Esprits de Dieu » ; les sept yeux du Seigneur. Et il y a d'autres similitudes, comme nous le verrons. Mais je ne dis pas que les deux ensembles se rapportent à la même chose, au même moment ou au même but immédiat. Ce que je souligne, ce sont ces similitudes : des termes identiques sont utilisés dans les deux cas.

Or, ces Écritures recèlent bien des mystères. Nous ne prétendons absolument pas tout comprendre, mais il ne fait aucun doute qu'un message clair et précis s'en dégage pour le peuple du Seigneur. Je suis certain que nous pouvons le comprendre si, sous l'onction du Saint-Esprit, nous parvenons à rassembler tous les éléments autour de grandes questions. Ces grandes questions apparaissent très clairement lorsque nous prenons du recul et que nous examinons l'ensemble de ces passages afin de comprendre ce qu'ils représentent ou impliquent. Je pense pouvoir vous résumer ces grandes questions. Il me semble qu'il y en a six.

1. Un témoignage divin représenté par le chandelier.

2. Le vase de ce témoignage : le temple ou la maison, ou, dans le Nouveau Testament, l’Église et les Églises.

3. Le peuple de la maison et du témoignage ; dans l’Ancien Testament, il s’agit de ceux qui revinrent d’exil. Sur les millions d’exilés, seuls quarante-deux mille environ accomplirent le sacrifice requis pour revenir. Ils devinrent le peuple de la maison, le peuple du témoignage.

4. Les deux caractéristiques et fonctions du vase du témoignage : la double onction, Josué et Zorobabel représentant le sacerdoce et le gouvernement.

5. L'adversaire de la maison et du témoignage. Il est toujours présent. Nous le voyons en Zacharie, au pouvoir, et nous devons découvrir ce qui lui confère cette position. Puis nous le voyons vaincu, renversé, et là encore, nous devons comprendre comment et pourquoi l'adversaire est renversé.

6. Le fondement et les moyens du triomphe du témoignage. « Voici la parole de l'Éternel à Zorobabel : Ce n'est pas par la force » – le mot ici, je pense, se rapporte à la puissance militaire et pourrait être traduit par « non par une armée » – « ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit l'Éternel des armées ».

Ainsi, tous ces mystères, difficiles à comprendre en eux-mêmes, se résument à ces six points essentiels.

Or, tous ces éléments s'appliquent aussi bien à Zacharie et Aggée qu'à l'Apocalypse, sans que nous prétendions que les deux témoins d'Apocalypse 11 soient Josué et Zorobabel ressuscités. Il n'est pas nécessaire de forcer l'interprétation et l'application si nous comprenons les principes et les implications spirituelles, ainsi que ce qui se cache derrière tout cela. De tout cela émerge un message très puissant pour le peuple de Dieu en tout temps, particulièrement en cette dispensation, et plus particulièrement à la fin de celle-ci. Vous n'avez pas à vous enfermer dans une seule école d'interprétation prophétique.

Je ne vais pas vous préoccuper outre mesure de ces écoles. Vous savez qu'il existe différentes écoles d'interprétation prophétique. Certains croient que tout s'est accompli dans le passé. D'autres croient que cela s'accomplit au cours de la dispensation actuelle, et d'autres encore croient que tout reste à accomplir. Deux autres écoles se mêlent à elles : celles qui interprètent littéralement et celles qui interprètent spirituellement. Il n'est pas nécessaire de se rallier définitivement et exclusivement à une seule école ; toutes ont raison, et elles ne se trompent que lorsqu'elles limitent l'interprétation à leur propre perspective.

Ce message est un message permanent pour le peuple du Seigneur, mais il revêt une importance particulière en ces temps de la fin. Aggée et Zacharie représentent la fin des temps dans l'ancienne alliance, et les mêmes principes et caractéristiques spirituels se retrouvent à la fin de cette alliance dans le livre de l'Apocalypse. Nous nous trouvons donc face à un message particulièrement pertinent pour notre époque, car nous croyons qu'il s'agit de la fin de cette alliance.

Le Témoignage Divin – La Gloire de Dieu

Ceci étant dit, pour résumer, nous pouvons aborder les différentes phases et nous attarder sur le premier point soulevé par ces Écritures : le témoignage divin, symbolisé dans Zacharie par le chandelier tout en or. Nombre d’entre vous le connaissent. Je ne souhaite pas revenir sur ce qui est déjà traité dans le livret intitulé « Le Chandelier Tout en Or », qui présente une analyse du chapitre quatre de Zacharie, mais j’aimerais l’approfondir davantage.

Quel est ce témoignage divin qui, tout en étant ce qui gouverne, domine et est suprême à travers toutes les dispensations, acquiert une importance et une signification si particulières à la fin des temps, que Dieu met en lumière avec tant de force ? Qu’est-ce que le témoignage divin ? Quelle est votre réponse à cette question ? La réponse que je peux donner, et dont je suis persuadé qu'elle est juste, tout en restant ouvert à toute révélation et illumination supplémentaire du Seigneur, est que le témoignage divin est la gloire de Dieu. Le chandelier tout en or : la gloire de Dieu.

Si vous y réfléchissez un instant, vous constaterez qu'il en est ainsi selon les deux grands axes de l'histoire spirituelle de l'humanité. Premièrement, tout ce qui vient de Dieu, car tout ce qui vient de Dieu aboutit à Sa gloire. Votre connaissance de la Parole de Dieu vous le confirmera immédiatement. Chaque fois que Dieu agit, le but est Sa gloire, et c'est pourquoi Il agit, c'est ce qui Le préoccupe. Nous y reviendrons.

L'autre axe de l'histoire spirituelle concerne tout ce qui vient de Satan : dissimuler cette gloire, la ternir, la voler à Dieu. On peut toujours discerner l'objectif d'une action par son effet, et si la gloire de Dieu découle de ses actions, alors on en conclut que tel est le but de son action. Et si la gloire de Dieu est voilée, recouverte, obscurcie, souillée, gâchée par l'activité de Satan, alors vous savez quel est son objectif.

La Gloire de Dieu Derrière Chaque Action Divine

La gloire de Dieu est à l'origine de chaque action divine. Si l'on considère l'humanité dans son ensemble, il apparaît clairement que l'homme a été créé pour la gloire de Dieu. L'intention qui sous-tend la création de l'homme, l'introduction de cette espèce dans l'univers de Dieu, était que Dieu soit ainsi glorifié, en Lui, par Lui. Telle était l'intention de Dieu envers l'humanité tout entière. Sur le Mont de la Transfiguration, on voit, de manière inclusive, l'intention de Dieu réalisée pour l'humanité : un Homme représentatif, glorifié par la gloire de Dieu et désormais dans la gloire, en tant qu'Homme incluant cette humanité qui sera glorifiée, révélant la gloire de Dieu.

Mais l'humanité a failli dans cette mission au départ, et l'on observe ensuite une lignée de saints et de patriarches antédiluviens : Abel, Hénoc, Noé ; Abraham, Isaac, Jacob et Joseph – et en eux, Dieu œuvre pour Sa propre gloire. Le témoignage de Dieu est indissociable de chacun d'eux.

Pour comprendre Abel et son entrée en scène dans ce grand drame des siècles, il faut saisir que ce qui est indissociable d'Abel et de son sacrifice, c'est la gloire de Dieu. À l'opposé, Caïn représente la gloire de l'homme déchu ; il est banni, tandis qu'Abel vit et est immortalisé.

Il en va de même pour tous les personnages jusqu'à Abraham : « Le Dieu de gloire apparut à… Abraham » (Actes 7:2). Pourquoi cette désignation de Dieu dans ce contexte ? Elle indique le but que Dieu poursuit en choisissant cet homme : que par lui la gloire du Dieu de gloire soit restaurée et manifestée. C'est dans cette perspective que nous devons étudier la vie d'Abraham à chaque étape. Nous l'avons perçu comme représentant certains aspects spirituels particuliers, et à juste titre, mais l'essentiel, c'est la gloire de Dieu. Nous ne comprenons Abraham qu'en saisissant le sens de sa vie, à chaque étape et dans son ensemble. À la fin de cette vie, nous ne pouvons que dire : « Voilà un triomphe pour le témoignage divin, voilà quelque chose qui glorifie Dieu à jamais ! » Suivons le parcours de cet homme et voyons. Si nous connaissions mieux le triomphe de la foi accompli en Abraham, son espoir malgré tout, sa foi en l'impossible, sa capacité à surmonter l'impossible par la foi et à le transformer en réalité, cela ne glorifierait-il pas Dieu ? Oui, c'est cela le témoignage.

Isaac est cela aussi : la gloire de Dieu. Et Jacob, l'un des personnages les plus méprisables des Saintes Écritures – et Dieu ne le cache pas, mais le révèle pleinement précisément pour pouvoir dire la chose la plus merveilleuse qui ait jamais été dite : « Je suis le Dieu de Jacob. » C'est la gloire de Dieu s'il a pu agir à travers Jacob ; il peut agir à travers nous s'il a pu agir à travers Jacob. Voilà la gloire de Dieu.

Le dessein de l'humanité, dans lequel elle a échoué collectivement, était la gloire de Dieu ; c'était le dessein de ces saints de l'Ancien Testament, mais ils n'ont jamais atteint la plénitude de la gloire divine. Ce dessein a été transmis à Israël et assumé collectivement, et c'est pourquoi Israël a été suscité. Si nous ne parvenons pas à voir la gloire de Dieu dans le cas d'Israël, alors nous sommes véritablement aveugles. L'histoire d'Israël est terrible. Les quarante années passées dans le désert, provoquant Dieu Lui-même presque au-delà de toute mesure, mais qu'en est-il ensuite et depuis lors ? L'histoire d'Israël est terrible, mais la gloire de Dieu y est indissociable, non pas d'un peuple que l'on pourrait qualifier de meilleur, de plus attachant, de plus aimable, de plus dévoué, de plus fidèle parmi les nations de la terre. Non, le Seigneur a dit qu'Il ne les avait pas choisis parce qu'ils étaient meilleurs que les autres. Il semble parfois qu'Il ait choisi le plus difficile des peuples de la terre. Ah, mais c'est là que réside Sa gloire ! Et aux jours de leur fidélité au Seigneur, combien la gloire de Dieu se manifestait aux nations du monde ! C'est pourquoi ils furent suscités. Mais ils finirent par faillir, et le témoignage fut transmis et repris dans l'Église, reçu d'Israël et « donné à une nation qui en produirait les fruits » (Matthieu 21:43), comme le dit la Parole.

Ainsi, ce vase du témoignage, l'Église, fut introduit, et à ses débuts, la gloire de Dieu emplissait le lieu. Elle fut introduite pour cela. Dieu fut grandement glorifié dans l'Église pendant un temps considérable. L'objectif de l'Église est tel : être le vase du témoignage pour la gloire de Dieu, et l'Église a failli. Le livre de l'Apocalypse s'ouvre sur l'échec de l'Église en général, et le témoignage est transmis au vainqueur, dernière phase du témoignage, le vainqueur et le triomphe final (Apocalypse 12) : la gloire de Dieu.

Je suis convaincu qu'il nous sera d'un grand secours de reconnaître et de garder constamment à l'esprit ce que le Seigneur recherche pour chacun de nous et pour Son peuple. Il ne recherche ni ceci ni cela, ni quoi que ce soit d'autre en nous ou en son Église, son peuple. Soyons très attentifs à ce que nous entendons par « témoignage ». Cela peut se réduire à une simple interprétation de la vérité, un système de doctrine, une forme particulière de credo – même si on ne l'appelle pas ainsi, c'est bien de cela qu'il s'agit – cela signifie ceci, cela et encore autre chose, et c'est cela le témoignage. Ces éléments peuvent faire partie du témoignage, mais le témoignage est bien plus profond, bien plus grand. Le témoignage de Dieu est Sa gloire, et c'est pour cela que nous sommes ici. Tout ce témoignage est recueilli auprès de l'humanité, conformément à l'intention originelle de Dieu, à travers Abel, Hénoc, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph et tous les autres, ainsi que l'Église et le vainqueur. Tout ce témoignage est rassemblé en Son Fils, et le Christ devient la somme du témoignage de Dieu. Il est venu pour justifier Dieu, pour établir Sa gloire et pour affronter et régler tout ce qui la ternissait. Il a pu dire : « Je t’ai glorifié sur la terre » (Jean 17,4), et à ses disciples : « Voici comment mon Père est glorifié : que vous portiez beaucoup de fruit » (Jean 15,8), considérant que c’est là le but ultime, l’objectif visé : « Mon Père glorifié ».

Ce qui nous importe avant tout, c'est que Dieu soit glorifié en nous et par nous, et que toutes ses relations avec nous aient pour but Sa gloire. Tel sera l'enjeu si nous y croyons. Certes, nous traverserons des périodes sombres et terribles, des épreuves qui sembleront sans espoir de gloire. Elles ressembleront au désespoir et à la honte, à la défaite et au désastre, mais c'est ainsi que les choses se présentent souvent dans l'histoire des voies de Dieu avec Son peuple. Pourtant, ce n'est pas la fin. « Je veux que vous sachiez que ce qui m'est arrivé a plutôt contribué à la propagation de l'Évangile » (Philippiens 1:12). Philippes semble être un désastre, un lieu de calamité ; un véritable cachot, des hommes battus, brisés physiquement, mais l'enjeu est la gloire de Dieu. L'Église a été maintes fois plongée dans des océans de sang, et il a semblé que Satan triomphait. Mais quel est l'enjeu à long terme ? La gloire de Dieu triomphe en tout temps, et Satan est vaincu. En Christ, Dieu a accompli Son dessein, et Son dessein est certain. Si nous demeurons en Christ, l'issue de tous ces jours sombres et de ces chemins obscurs sera la gloire.

Nous sommes liés au témoignage divin. C'est une vérité glorieuse, porteuse d'une issue glorieuse, mais c'est aussi un défi. Cela exige un abandon total à cette fin divine, un abandon total à la gloire de Dieu. C'est ce qui a guidé la vie d'Abel, d'Énoch et de tous ces hommes d'autrefois. C'est ce qui a guidé la vie des apôtres et des saints à l'origine, et de beaucoup d'autres depuis.

Qu'est-ce qui guide réellement nos vies ? Est-ce le témoignage de Dieu, le témoignage divin, la gloire de Dieu ? Oh, je sais que chacun d'entre vous répondrait oui ! Nous serions tous tentés de dire avec force et sans hésiter : « Oh oui, mon seul désir est la gloire de Dieu, je veux que ma vie soit consacrée à Sa gloire, je veux que Dieu soit glorifié dans tous les aspects de ma vie ! » Oui, cela peut être vrai, et nos cœurs peuvent être parfaitement honnêtes et sincères lorsque nous le disons. Mais même avec de tels cœurs, il est possible de revenir sur cette question une bonne vingtaine de fois par jour, car la question de la gloire de Dieu touche à de nombreux aspects pratiques.

La gloire de Dieu comme guide dans les relations

Cela touche à la question des relations. Lorsqu'il y a des tensions, des désaccords, un éloignement, comment y remédier ? Uniquement en laissant la gloire de Dieu dominer nos cœurs. Nous devons regarder cette question en face et nous demander : « Est-ce que cela glorifie Dieu ? C'est la seule chose qui compte ! » Sinon, alors, pour autant que cela dépende de moi, cela changera, quel qu'en soit le prix ! C'est là que le bât blesse.

Parfois, notre orgueil, nos sentiments, nos intérêts, ce qui nous est cher, font obstacle à la gloire de Dieu. Pour que Dieu soit glorifié, nous devons descendre de nos piédestaux, renoncer à notre orgueil, nous humilier et nous abandonner à Dieu, nous soumettre à Sa gloire. La question de la gloire de Dieu touche à tous les aspects de notre vie, et quelle position erronée, quelle incohérence de prétendre être là pour le témoignage du Seigneur, et que cela se résume à une simple question de vérité divine et de doctrine, à des vérités fondamentales de l'Évangile, alors que le témoignage du Seigneur est la gloire de Dieu ! Si nous voulons soutenir ce témoignage, nous devons, en toute circonstance, considérer comment les choses affectent la gloire de Dieu et dans quelle mesure l'ennemi y contribue pour la ternir ; il est toujours présent. Ainsi, le principal motif contre l'ennemi et pour le Seigneur est la gloire du Seigneur.

C'est là que réside la force et la dynamique de nombreuses souffrances. Beaucoup ont enduré d'immenses souffrances sans même être délivrés, car ils sentaient que c'est dans l'épreuve que Dieu pouvait être le plus glorifié, et ils ont trouvé la grâce au cœur même de la souffrance. Dieu accorde sa grâce à ceux qui ont sa gloire à cœur. « J'honorerai ceux qui m'honorent » (1 Samuel 2:30).

Ainsi, ce qui est en vue, c'est un chandelier tout en or, un témoignage qui est toute la gloire de Dieu. Je le répète, cela se manifeste d'une manière particulière à la fin de cette dispensation, car l'ennemi redouble d'efforts pour s'approprier la gloire. Voyez-vous, aujourd'hui, dans ce monde, combien il semble presque impossible pour Dieu d'aider les hommes sans qu'ils ne s'attribuent la gloire. Un peu de succès, un peu de prospérité, un peu de victoire – nos exploits militaires, nos hommes admirables, nos généraux exceptionnels, nos grandes traditions. C'est la matière première dont nous sommes faits qui ressurgit. Il semble impossible que le Seigneur agisse aujourd'hui pour les hommes sans que la gloire ne leur soit attribuée. Jamais auparavant la soif de gloire et de pouvoir de ce monde ne s'oppose à Dieu avec une force aussi grande qu'elle ne l'a jamais été dans l'histoire. Face à cela, Dieu a besoin de personnes qui portent Sa gloire, des instruments de Son témoignage. C'est un engagement exigeant.

Nous n'irons pas plus loin pour le moment. Que le Seigneur grave cette parole dans nos cœurs !

(à suivre)

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(5) Le sacerdoce et la vie par T. Austin Sparks

 Chapitre 5 - La Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ

Lecture :

Ésaïe 53,1-12 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? 2 Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas 4 Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. 5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. 6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. 7 Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche. 8 Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu’il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple ? 9 On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. 10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance …  Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. 11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités 12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

« Le lépreux atteint de la peste aura ses vêtements déchirés, ses cheveux se détacheront, il se couvrira la lèvre supérieure et criera : Impur ! Impur ! Pendant toute la durée de la peste, il sera impur ; il est impur ; il habitera seul, hors du camp. » (Lévitique 13,45-46).

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5,21).

« Vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46).

Dans les Écritures que nous venons de lire, nous avons découvert ce qui, à mon avis, constitue le sens le plus profond de la Croix. Comme nous le verrons, il n'y a pas eu d'erreur dans l'interprétation des Écritures que de relier ce passage du Lévitique à Ésaïe 53, et de ramener ainsi les deux passages du Nouveau Testament au même point. Il peut sembler terrible d'associer le lépreux, cette lèpre si terrible, si répugnante, si effrayante, au Fils divin de Dieu. Peut-être ressentirons-nous une certaine réticence à lire ces deux passages ensemble. Ésaïe est devenu pour nous tous un livre si sacré, si saint, que le mêler à la lèpre semblerait profaner. Pourtant, nous devons accepter non pas la théorie ou la suggestion humaine, mais le fait que les deux ne font qu'un, et cette unité se trouve dans le langage même qu'ils utilisent, un langage identique.

Dans les chapitres treize et quatorze du Lévitique, qui traitent du cas du lépreux et de sa lèpre selon l'économie mosaïque, depuis l'apparition des premiers signes de la maladie jusqu'à sa guérison complète, en passant par les terribles prescriptions, un mot revient cinquante fois. C'est un nombre considérable de fois pour un mot dans un passage aussi court des Écritures, mais il est là. Il revient avec une terrible monotonie. C'est comme si l'Esprit de Dieu avait délibérément choisi ce mot comme le thème central, le faisant résonner sans cesse. Il sonne comme un glas funèbre tout au long des deux chapitres. Cinquante fois, ce mot terrible est entendu : peste, peste, peste. La lèpre est la peste. Tournons-nous vers Ésaïe. 53:4 et nous lisons ceci : « Pourtant, nous le considérions comme frappé, châtié de Dieu et humilié » – et ce mot hébreu traduit ici par « frappé » est exactement le même mot hébreu utilisé cinquante fois dans ces chapitres terribles : « affligé ». « Nous le considérions comme affligé de Dieu ». Affligé par Dieu. Est-ce trop terrible de dire « transformé en lépreux » ? Pas trop terrible à la lumière de 2 Corinthiens 5:21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché » – transformé en péché ! Ah, il y a plus que « celui qu’il a fait porter nos péchés », celui qu’il a fait devenir péché. Affligé par Dieu !

Quels étaient les effets de la lèpre ? Comment agissait-elle ? En y regardant de plus près, on peut distinguer certaines marques de la lèpre. D'abord, elle défigurait, effaçait toute ressemblance humaine. Elle donnait à l'homme l'apparence d'un autre que celle que Dieu avait voulu qu'il soit. Revenons à Ésaïe, chapitre 52, verset 14 : « Son visage était plus défiguré que celui de tout homme. » Son visage défiguré. Jérémie utilise ce terme en parlant du vase du potier : « Le vase était défiguré dans la main du potier » (Jér. 18,4). Avez-vous déjà vu un vase se déformer sous la pression de l'argile sur le tour ? Soudain, le pouce rencontre une substance dure étrangère et le vase se déforme, se flétrit, se détériore.

« Son visage était plus défiguré que celui de tout homme… plus que celui des fils des hommes… et quand nous le voyons, il n'y a en lui aucune beauté qui puisse nous attirer. Il est méprisé et rejeté des hommes. » Voilà ce que le potier a fait au vase abîmé, rejeté – le pauvre lépreux, abîmé, défiguré, rejeté, repoussant. Peut-être n'avons-nous jamais perçu le Seigneur Jésus sous cet angle, mais Dieu, lui, l'a perçu. Lévitique 13 et 14 sont la réponse de Dieu à ce cri terrible sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » – Lévitique 13, le lépreux. Dieu l'a fait pécher à notre place, pour nous, le persécutant, afin que Dieu détourne son visage de Lui. Ésaïe dit que le peuple a agi ainsi : «comme un homme dont on détourne le visage, il était méprisé ».

Je pense que beaucoup, aujourd'hui, adoptent cette attitude et ne voient rien en Jésus qui justifie leur désir ; au contraire, ils Le méprisent et Le rejettent. Mais ce message ne s'adresse pas seulement à ceux-là. Il nous invite à une adoration nouvelle. Je suis convaincu que c'est là que nous serons avant d'avoir terminé, lorsque nous percevrons la signification profonde du Calvaire, défigurés comme le lépreux.

La lèpre désintégrait le corps tout entier : les articulations se brisaient, les membres tombaient, le corps tout entier se désagrégeait avec le temps. Vous souvenez-vous du cri, du cri prophétique, comme dans la bouche du Seigneur Jésus sur la croix ? Il résonna dans la bouche du psalmiste tant d'années avant le Calvaire : « Tous mes os sont disloqués » (Ps. 22,14). Que pouvait-il signifier pour le Seigneur Jésus, sinon l'angoisse terrible d'une âme comme la sienne, rendue coupable de péché ? C'était comme s'il était bouleversé, déchiré – l'effet du péché sur un être sans péché. Ni vous ni moi ne savons rien de cela. Il nous est peut-être arrivé d'éprouver de l'horreur face au péché, à la méchanceté et à la cruauté de l'homme, de reculer en lisant ou en entendant parler des abominations auxquelles certains hommes peuvent se livrer. Mais nous n'avons jamais souffert comme un esprit innocent mis en contact direct avec l'iniquité, au point que cette iniquité nous touche nous-mêmes de sa main terriblement maléfique. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti la présence du mal au point d'être presque pétrifié, paralysé, par la sensation du mal à nu qui se rapproche. Une telle expérience est possible, même pour nous. Le Seigneur Jésus, devenu péché, a souffert si intensément, Lui qui était sans péché, que Son être même s'est désintégré, Ses os se sont déchirés. C'était comme s'Il était sur le chevalet de torture ; ses membres étaient arrachés. « Tous mes os sont disloqués.» Devenu péché – Lui qui n'a jamais connu le péché. Le lépreux ! Et cette lèpre, c'est le processus inexorable et terrible de la mort qui s'insinue, l'œuvre de la mort dans toute son horreur.

Nous disions hier qu'il n'y a pas de poésie associée à la vraie mort, la mort absolue, la mort sans répit, qui agit non seulement dans le corps mais aussi dans l'âme. La mort, la vraie mort, est une chose horrible. Avez-vous déjà vu quelqu'un mourir sans espoir, sans la moindre lueur d'espoir, et pourtant en proie à une terrible angoisse, sans jamais pouvoir s'en sortir ? Ah, ce n'est qu'un pâle reflet de ce qu'il a enduré. La mort – et la lèpre – est l'œuvre inexorable de la mort.

Nous constatons ici que la lèpre entraînait la séparation du lépreux de toute communion et de toute relation avec les hommes. Le lépreux devait quitter le camp, se voir refuser l'habitation même, devenir un étranger, un vagabond, loin de tous ceux qui lui étaient chers et dont la compagnie était convoitée. C'est précisément ce qui est arrivé au Seigneur Jésus sur la croix. Son cri était celui de l'exilé, le cri de celui qui, à cause de son impureté, avait été mis à l'écart ; le mot « retranché » est ici employé. C'est le sens d’Ésaïe 53 : « retranché du pays des vivants ». Oui, le Seigneur Jésus, chose terrible à dire, spirituellement et moralement parlant, mais si réelle pour Lui-même, a pris la place du lépreux. Sur la croix, devant Dieu, Il était comme un lépreux universel ; autrement dit, Il a rassemblé tous les hommes à Lui et est devenu un seul lépreux, un lépreux universel, et a souffert spirituellement ce que le lépreux devait souffrir, jusqu’à se voir retirer le visage, la présence et la communion de Dieu. Grâce à Dieu, nous ne saurons jamais ce que cela signifie. Voici cette parole : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin » (voici l’autre aspect de l’histoire) « que nous devenions en lui justice de Dieu ». Oh ! puissions-nous avoir une conscience plus profonde et plus aiguë de l’horreur du péché aux yeux de Dieu, de son abomination à Ses yeux, et de son prix pour le Fils de Dieu.

Dans les chapitres treize et quatorze du livre du Lévitique – je pense qu’il serait bon de s’y attarder un instant.

« Quand la chair aura sur la peau un ulcère, et qu’il sera guéri… » (Lévitique 13:18).

« Mais si la squame est encore présente à ses yeux, et que des poils noirs y ont poussé, la squame est guérie, il est pur » (Lévitique 13:37).

« Le prêtre sortira du camp ; il regardera, et voici, si la lèpre est guérie chez le lépreux… » (Lévitique 14:3).

« Si le prêtre entre, regarde, et voit que la lèpre ne s’est pas étendue dans la maison, après qu’on l’a enduite, alors le prêtre déclarera la maison pure, parce que la lèpre est guérie » (Lévitique 14:48).

« Mais Il était blessé pour nos transgressions, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53:5).

Le fait remarquable est que le mot employé en Ésaïe 53:5, le mot « guéris », n’apparaît sous cette forme précise ailleurs dans la Bible que dans les passages du Lévitique que nous venons de lire. Vous rencontrerez le mot « guéris » dans de nombreux passages de la Bible, mais la forme précise du mot hébreu utilisé en Ésaïe 53:5 n’apparaît ailleurs dans la Bible que dans les chapitres traitant de la guérison du lépreux. « C’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris ». Il s’agit de la guérison du lépreux, et non d’une autre guérison. Par Sa Croix, le lépreux est guéri. Ô merveille ! Nous qui sommes pécheurs, et qui, de par notre nature pécheresse, sommes naturellement aux yeux de Dieu ce que le Christ fut lorsqu'il expia le péché sur la croix, et ce que le lépreux représentait lorsqu'il fut chassé du camp. Par sa croix, nous sommes guéris, de sorte que le prêtre, expert en la matière, celui dont l'œil est exercé à déceler la moindre imperfection, celui qui, devant Dieu et les hommes, est responsable de la vie et de la mort, et de la corruption, ne trouve aucune trace du mal et déclare la guérison. Et qui est ce prêtre ? « Par ses meurtrissures nous sommes guéris. »

Oh, le Seigneur Jésus n'est pas seulement la figure du lépreux guéri, mais Il est aussi le Souverain Prêtre. Y a-t-il jamais eu un prêtre doté d'un sens et d'un discernement du péché plus aigus ? Croyez-vous qu'Il ait traversé tout cela sans que ce sens du péché ne devienne, si possible, décuplé ? Oui, Il sait et Il est capable de regarder un croyant, celui qui est venu à la Croix, celui qui a accepté toute Son œuvre rédemptrice, expiatoire, substitutive et représentative, et de simplement prononcer cette parole : Guéri ! Et pour un tel croyant, dire « Guéri ! » signifie véritablement qu'il n'y a plus aucune trace du péché. Il a effacé nos transgressions. Il les a jetées au fond de la mer. « Venez donc, et plaidons ensemble, dit l'Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » (Ésaïe 1:18).

Voyez-vous de quelles profondeurs à quelles hauteurs le Seigneur Jésus a conduit le croyant, l'enfant confiant de Dieu, par Sa Croix ? Dans quelles profondeurs Il est descendu et dans quelles hauteurs glorieuses Il s'est élevé ! « Autant l'orient est éloigné de l'occident, autant il éloigne de nous nos transgressions » (Psaume 103:12). Nous pourrions bien chanter : « Rédemption – ô merveilleuse histoire ! » « Par ses meurtrissures nous sommes guéris », je suis sûr que vous donnerez à cette courte phrase un sens nouveau chaque fois que vous la lirez à l'avenir, et nous verrons ce pauvre lépreux, abandonné, rejeté, guéri et ramené à la vie, la restauration de tout ce qui avait été perdu à cause de sa lèpre.

Un dernier mot.

Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance …  Après avoir livré sSa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera Ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre Ses mains.

« Quand tu auras fait de sa vie une offrande pour le péché ». Voyez-vous la note en marge ? « Tu feras de sa vie un sacrifice de culpabilité ». Si vous vous reportez au Lévitique 14, versets 12 et 21, vous verrez l’offrande prescrite pour le lépreux, et vous constaterez qu’il s’agit exactement de la même offrande que celle mentionnée ici en Ésaïe 53:10. « Tu feras de sa vie un sacrifice de culpabilité pour le péché ». C’est précisément l’offrande qui devait être faite pour le lépreux. Je trouve tout cela extrêmement impressionnant. « Tu feras de son âme une offrande pour le péché » – l’offrande du lépreux, l’offrande pour sa purification. Et une fois cela accompli, le reste devient une lumière.

Voyez le lépreux. Oh oui, il est excommunié, rejeté. Pas de vie de famille pour lui, ses jours semblent comptés, éphémères. Pour lui, aucun espoir, aucun avenir, rien de foyer, rien de famille, rien à espérer ni de son vivant ni pour les générations futures. Mais guérissez le lépreux, et « il verra sa descendance, il prolongera ses jours, et la volonté du Seigneur prospérera entre ses mains ». Cette œuvre glorieuse de la Croix ouvre de nouvelles perspectives, un nouvel espoir, une nouvelle assurance, une nouvelle bénédiction. « La volonté du Seigneur prospérera entre Ses mains ».

Je crois n’avoir rien à ajouter. Tout cela parle si fort, si profondément, si merveilleusement. Ce récit nous révèle la grandeur, la profondeur, l'horreur, et pourtant la splendeur et la beauté du Calvaire, hier comme aujourd'hui. En lisant l'histoire du lépreux, nous lisons : « Il sortira du camp. » Et à cette lecture, une autre phrase semblable nous vient immédiatement à l'esprit, tirée d'Hébreux 13 : « Sortons donc vers Lui hors du camp, portant son opprobre. » Mais il ne s'agit pas de la même chose. Pour le lépreux comme pour le Seigneur Jésus, être hors du camp signifiait être exécuté loin de la présence du Seigneur. Dans Hébreux 13, être hors du camp signifie être exécuté en communion avec le Seigneur.

Nous devons peut-être savoir ce que c'est que d'être hors du camp, mais nous n'avons pas besoin de savoir ce que c'est que d'être exécuté loin de la présence du Seigneur. Il le savait pour nous, et si nous savons ce que signifie être hors du camp en communion avec Lui, nous pouvons être là-bas, peut-être exilés par d'autres, mais nous avons la communion très bénie du Seigneur qu'Il a perdue pour que nous puissions l'avoir. C'est parce qu'Il a pris la place du lépreux hors du camp et qu'Il a perdu pour l'éternité la face et la communion de Dieu Son Père que nous, bien que souffrant avec Lui ici-bas, pouvons jouir, même dans notre souffrance, de la communion permanente du Père. Son exclusion nous a permis d'être inclus ; Sa communion perdue nous a assuré une communion éternelle, à condition que nous croyions et que, dans notre croyance, nous acceptions par la foi que Jésus est mort, ayant été fait péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en Lui.

Puissions-nous glorifier la Croix plus que jamais, et comprendre ce qu’elle a représenté pour Lui, et ainsi l’apprécier davantage que jamais, en contemplant les abîmes, les profondeurs terribles, où le péché L’a conduit ; l’affreuse lèpre, ce fléau de Dieu.

(fin)

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