mardi 23 février 2016

Jean 8 :12 Ian Thomas

Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. (Jean 8 :12)

Tandis que nous devons prier notre Père, le Fils est Celui qui œuvrera au travers de nos vies par la puissance de Son Esprit. Il a dit, "sans Moi vous ne pouvez faire rien." (Jean 15:5) Il doit encore accomplir Son rôle de Fils qui vit pour apporter toute la gloire au Père. En manifestant Sa vie divine et Ses œuvres par les membres de Son corps ici sur la terre, Ses disciples peuvent devenir "les envoyés " qui manifestent la lumière et la gloire de Dieu.

En tant qu’enfants de Dieu, nous devons Le reconnaître comme la source de tout qui est bon dans le monde, puis compter sur Lui pour diriger nos pas selon Ses plans. Alors que nous marchons sur ce chemin de la dépendance par la foi, il nous faut aussi, être en réelle confiance avec Lui comme Celui qui accomplira le travail qui nous est échu. Et bien qu'Il se serve généralement de nos activités physiques dans le travail qu'Il nous  assigne, Il nous fera comprendre que ce que nous faisons est fait par Lui. (Jean 3:21)

Jésus montra "la lumière de vie" du ciel en marchant comme un homme dans un simple corps mortel. Sa vie entière était un miracle. Parce qu'Il marchait toujours dans la puissance de l'Esprit Saint, Il pouvait honnêtement dire, "je ne fais rien de Moi-même."

De même quand nous avons arrêté de vivre par notre propre suffisance et avons appris à vivre complètement par la foi en la puissance de Dieu, le Seigneur nous rendra aussi capables d’afficher la même "lumière de vie." (Jean 8:12) Mais, comme nous le verrons, ceci n'est pas une leçon facile à apprendre pour les disciples de Christ.

Le  Mystère de la Piété par Ian Thomas : Accomplir l’impossible

lundi 22 février 2016

Jean 14:12-13 Ian Thomas

Je vous le dis en vérité, quiconque a foi en moi, fera ce que j'ai fait... Et je ferai tout ce que vous demanderez en Mon nom, pour que le Fils puisse glorifier le Père. (Jean 14:12-13)

Dieu révèle Ses enfants spirituels au monde par la manière dont Il répond à leurs prières avec Sa puissance divine. En nous détournant du mode de vie indépendant et autosuffisant dont nous avons tous hérité de l’Adam déchu, nous aurons une occasion d'entrer dans la  lumière et la marche tel que Jésus l’a fait. Alors, Dieu pourra commencer à répondre à nos prières tandis que nous entrons dans Sa volonté et marchons dans la voie qu'Il a originellement conçue pour que Ses enfants y vivent.

Et quoi que nous demandions nous le recevons de Lui, parce que nous gardons Ses commandements et que nous faisons ce qui Lui est agréable. (1 Jean 3:22)
Celui qui vit selon la vérité vient à la lumière, afin que l'on puisse voir clairement que ce qu’il a fait a été fait par Dieu. (Jean 3:21)

Voilà la vie pour laquelle les enfants de Dieu ont été créés. Parce que le Fils est maintenant avec le Père et qu’Il est dans une position où Il possède toute la puissance et l'autorité dans le ciel et sur la terre, Il peut maintenant vivre et œuvrer au travers de Ses disciples. Mais Il ne peut manifester clairement Sa vie et Ses œuvres au travers de nous, que si nous avons été entièrement sanctifiés {mis à part} pour Son usage exclusif {"Pour Son usage  exclusif" est différent que faire "exclusivement une œuvre religieuse"}.

Le  Mystère de la Piété par Ian Thomas : Accomplir l’impossible

dimanche 21 février 2016

Jean 11:40 Ian Thomas

Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?" (Jean 11:40  Version amplifiée)

Quand Jésus a ressuscité Lazare, comment l'a-t-il fait ? Le miracle ne venait pas de Lui. Il a dit à Marthe, "Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?" (Jean 11:40  Version amplifiée) La foi en Son Père céleste était la clé qui permettait à Jésus de manifester la gloire de Dieu. Cela demandait une réelle dépendance en la puissance divine de l'Esprit dans tout ce qu'Il a fait.

Christ a fait chaque miracle de la même manière qu'Il a nourri les cinq mille. Il reconnaissait le Père comme la source de toute la puissance et dépendait humblement du Saint Esprit  pour accomplir l’œuvre.

La gloire de Dieu ne peut être manifestée que  quand nous dépendons de Lui. C'est aussi simple que cela! "Alors Jésus leva les yeux et dit, ' Père, je Te rends grâce de ce que Tu M’as entendu. Je sais que Tu m'entends toujours, mais je le dis à cause de ce peuple, afin qu'ils puissent croire que Tu m'as envoyé. '" (Jean 11:41-42) Il voulait que les gens reconnaissent qu’Il vivait par une source de puissance qui venait de Son Père céleste.

Le  Mystère de la Piété par Ian Thomas : Accomplir l’impossible

(4) LA DISPENSATION DU MYSTÈRE T. Austin-Sparks

                  Voici un ensemble de messages donnés lors d'une conférence. Ils ont été conservés sous leur forme parlée. Il est important que le lecteur se souvienne de ceci, et l’attitude devrait être celle d'une personne qui écoute et regarde un prédicateur, plutôt que celle de quelqu'un qui tient compte du style littéraire. Le sujet abordé est vaste, aucun point n'est traité complètement....

                    Les messages sont en harmonie avec l'expression du cœur de l'apôtre qui a donné le titre, même s'ils n'en sont qu'un pauvre écho :C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, ..... (Colossiens 1:28-29) Que ce ministère soit prospère jusqu'à la fin.   T.A.S. Forest Hill, Londres 1964

Chapitre 4

REVÊTIR L'HOMME NOUVEAU 

Lectures : Romains 5:12, 15:19 ; Ephésiens 4:13 , 20:21 ; Colossiens 3:9-11

                    Ici, la Parole dit que nous sommes dépouillés du vieil homme, ou plus littéralement que nous avons quitté ou rejeté le vieil homme. Le même verbe se trouve en Hébreux 12:1 : "...donc...rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement..."  Nous avons abandonné le vieil homme, ou nous nous en sommes dépouillés. Si souvent nous employons ces mots dans une relation simplement personnelle. Nous parlons de "notre vieil homme". Par cela nous désignons notre nature pécheresse qui est la nôtre et qui se révolte sous l'effet de la provocation. Cet aspect, bien sûr, est inclus dans la répudiation faite par l'acte de foi initial. Mais ce n'est pas tout ce qui est sous-entendu par les déclarations qui sont devant nous. Cela est inclus; mais ce que nous avons ici est une chose de très grande importance.

LA SIGNIFICATION DU TERME "VIEIL HOMME" 

                    Romains 5 l'explique très bien. Le vieil homme est un ordre racial, représenté par sa tête raciale, Adam. C'est un ordre. Cet Adam corporatif et collectif, étant séparé de Dieu, L'ayant quitté, est un genre d'ordre qui ne peut plus être accepté par Dieu. Il est passé à côté de la pensée de Dieu, de Son approbation. Il se tient dans une position contraire à Sa pensée. C'est l'ordre dans lequel nous sommes nés et auquel appartient tout ce que nous sommes par nature. Il en est parlé comme d'une entité corporative et collective. Il est important de se rappeler que non seulement le corps de Christ est un, mais que le corps d'Adam est un. C'est-à-dire que tous en Adam sont également un être corporatif. C'est un homme, un genre d'homme, un type d'homme exprimé dans le monde entier. Et il est dit que nous nous sommes dépouillés de cet homme, du vieil homme. Nous l'avons rejeté, quitté. Nous l'avons enseveli dans le tombeau de la même manière que nous y déposons un cadavre. Le corps de quelqu'un qui a quitté cette vie est mis à part. Ce n'est plus l'endroit où il demeure. Il a abandonné ce corps et nous donnons suite à ce fait en abandonnant pareillement ce corps. Or, comme croyants, nous sommes dépouillés du type, de l'ordre, du système d'Adam, nous avons abandonné ce grand homme collectif d'un certain genre, d'un certain ordre.

LE NOUVEL HOMME

                    Puis, il nous est dit de plus, qu'en Christ, nous avons revêtu le nouvel homme. Cela aussi, est souvent pensé comme étant une affaire simplement personnelle, une question individuelle. C'est-à-dire, dans notre conception , le nouvel homme est un genre de vie et de nature personnelles nouvelles. C'est vrai, mais il y a bien plus que cela. Dans la lettre aux Ephésiens, l'apôtre parle du nouvel homme qui est l’Église, le "Christ", comme c'est littéralement exprimé dans 1 Corinthiens 12:12. Christ est un avec tous Ses membres en tant que Tête jointe au Corps, tous les membres formant un seul Corps, un nouvel homme.C'est un homme corporatif et collectif, un homme qui n'est plus Adam mais Christ où : "...Christ est tout et en tous".  (Colossiens 3:11) Auparavant Adam était tout en tous, à présent, dans la nouvelle création, c'est Christ qui est vu pour être tout en tous. L'apôtre exprime bien ce que cela signifie quand il écrit : "Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits." (Ephésiens 4:20-21) C'est une grande incarnation de la vérité divine dans une Personne, et nous sommes présentés comme étant dévêtus de ce corps, du vieil Adam, et comme étant revêtus de ce corps de Christ, de ce nouvel homme.

(A) LE PREMIER TRAIT CARACTÉRISTIQUE

                    Cela inclut un bon nombre de choses. Si vous regardez le contexte de ce passage vous observerez certaines d'entre elles. Il inclut la nature de Christ. C'est pourquoi, après la mention faite du revêtement du nouvel homme, l'apôtre poursuit presque immédiatement avec des expressions comme celles-ci : "Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien aimés, et marchez dans l'amour, à l'exemple de Christ..."   (Ephésiens 5:1-2) Le nouvel homme corporatif est l'incarnation de l'amour de Christ. C'est la première chose. Cet amour doit avoir une expression individuelle, car ce qui est déclaré être vrai du corps entier l'est seulement dans la mesure où cela se trouve être vrai du membre individuel. Reconnaissons cela quand nous parlons de l’Église, ou du Corps de Christ, ou que nous nous servons de ce titre alternatif le "nouvel homme". Nous parlons de ce ce qui est l'incarnation de l'amour de Christ. Quand nous disons que nous revêtons ou avons revêtu, le nouvel homme, nous voulons dire que nous avons revêtu l'amour de Christ.

                    Marcher dans l'amour, alors, est une chose qui est impliquée. Le Corps est édifié dans l'amour; le Corps est constitué par l'amour; le Corps est le moyen d'expression de l'amour de Christ. Si vous prenez l'image et la suivez vous verrez à quel point il est impossible d'échapper à ce fait. Si vous trouviez un corps sans tête, on pourrait dire que vous avez trouvé un corps, mais un corps très mutilé ! Cela ne pourrait pas vraiment être appelé un corps dans le plein sens du terme. Le Seigneur Jésus n'a pas un tel corps. Pour une pleine expression de la signification du mot "corps" il doit y avoir une tête et des membres tous ensemble, correctement ajustés et reliés. Or, on ne peut pas dire que Christ en tant que Tête est amour et que Ses membres soient considérés séparés de Lui. Le Corps est un. Christ, dans Son expression englobe Ses membres, et cela implique une nature. Cette nature est amour, donc : "...comme des enfants bien-aimés... marchez dans l'amour, à l'exemple de Christ qui nos a aimés."

                    L'amour n'est pas le seul trait caractéristique de cette nouvelle nature. Nous l'employons simplement pour indiquer que cette nature implique une nouvelle tendance ou disposition du Corps. Vous et moi devons être davantage devant le Seigneur pour une nouvelle disposition du Corps. La disposition de ce nouvel homme est la disposition de l'amour. Demandons au Seigneur l'accroissement de cette disposition dans le Corps de Christ. Tout ce qui est autre que cela est encore le vieil homme et il doit être rejeté. Quand quelque chose qui n'est pas l'expression de l'amour de Christ prend naissance parmi nous, en tant que peuple du Seigneur, sous quelque forme que ce soit --et il y a beaucoup de formes de pensées, de sentiments et de paroles : paroles de critiques, de jugements -- l'amour doit le rejeter. Si vous et moi sommes trouvés dans une attitude telle qu'un esprit de critique, l'un envers l'autre, c'est du vieil homme, le vieil Adam, il doit être rejeté. Nous devons reconnaître que le Seigneur a mis le vieil Adam dans la tombe. Alors nous devons poursuivre et dire : "Tu vas à la tombe, c'est ta place !" Le nouvel homme, donc, parle d'une nouvelle nature et d'une nouvelle disposition. Nous tous, avons besoin d'avantage de cette disposition du "nouvel homme", afin que nous marchions dans l'amour.

(B) UNE CONSCIENCE CORPORATIVE

                    Puis ce nouvel homme, cet être corporatif et collectif, étant relié et inter-relié de cette façon, représente une vie de communion. Elle exige une conscience corporative  qui est l'une des conditions les plus importantes. Dans le dessein du Seigneur, tout dépend de cette vie corporative. Le Seigneur Lui-même ne peut jamais atteindre Son but par des individus, et vous et moi ne pourront jamais atteindre le but final en tant qu'individus. Bien qu'il soit vrai qu'Adam, le vieil homme, est une unité corporative, la conscience du vieil homme n'est pas une conscience corporative. C'est une conscience indépendante, une conscience séparative. Nous devons avoir une conscience corporative afin d'atteindre le but de Dieu. Il y a un certain nombre de chers enfants de Dieu qui restent bien trop longtemps dans un état d'immaturité spirituelle. Il ne vont pas vraiment au-delà de l'enfance spirituelle. Vous pouvez en connaître depuis des années, et les trouver dans le même état de simple enfance comme vous les avez vu la première fois. Or, on dira : "C'est très bien et très bon d'être un simple enfant du Seigneur !" Et bien, ayons toujours un esprit comme un enfant, et cherchons à toujours être animés d'un esprit pur et simple devant le Seigneur. Mais rappelons-nous qu'il y a une différence entre le fait d'être comme des enfants, et l'enfance. Il y a toujours une différence entre garder cette simplicité, cette pureté, cette franchise, cette disposition de l'enfant à apprendre, et une compréhension retardée, une capacité lente à saisir les choses spirituelles, à assimiler la nourriture destinée à ceux qui sont d'un âge plus avancé. Le problème, pour beaucoup de personnes, ou la cause de leur propre  maturité retardée, et qu'elles évoluent simplement à leur gré. Elles sont des papillons passant d'une chose à l'autre sans vie corporative, sans vie reliée au Corps. Un papillon est un joli insecte quand il voltige, mais il y a une différence entre un papillon et une abeille. Une abeille va aussi de fleur en fleur, mais elle agit dans un très bon but. Sa vie est corporative, mais pas celle du papillon, c'est une vie individuelle.

                    Une maturité retardée, une croissance spirituelle arrêtée ou ralentie, sont très souvent dues à ce manque de vie corporative qui est liée à la vie du peuple du Seigneur d'une manière définie et positive. C'est le chemin de l'élargissement. C'est la loi du nouvel homme. Nous arrêtons notre croissance spirituelle quand nous mettons de côté la nécessité de la vie liée au peuple de Dieu d'une manière tout à fait définie. C'est un arrière-plan dans l'épître aux Éphésiens. La totalité du quatrième chapitre est entièrement consacrée à cette question vitale. Le nouvel y est présenté comme étant l’Église, le Corps de Christ. Ce nouvel homme doit grandir et parvenir à la mesure de la stature de la plénitude de Christ. C'est l'homme corporatif qui croît jusqu'à cette stature. Des individus ne peuvent y parvenir.  C'est seulement dans une vie de relations que nous entrons dans les plénitudes de Christ.

                   Prenez donc garde de manquer d'observer cette loi très importante de l'élargissement spirituel. C'est ce qui est indiqué par le fait de revêtir l'homme nouveau. Alors, nous avons raison de poser la question : "Avons-nous vraiment revêtu l’homme nouveau ?"  Avons-nous vraiment revêtu une conscience du Corps, une conscience de relations, une conscience de communion fraternelle qui appartient à l'homme nouveau ? Il se peut qu'il ne soit pas toujours possible pour nous de jouir de la communion fraternelle immédiate, locale ou géographique d'une grande compagnie du peuple du Seigneur, mais ce n'est pas le point. Nous parlons d'une conscience. 

(C) UNE DISPOSITION

                    En outre, c’est une disposition. C'est la mise de côté de tout ce qui est individuel, personnel, séparé en tant que tel, et le revêtement de cette conscience de relation dans laquelle tout est pour le Corps, et dans le Corps et par le Corps. C'est par cette communion d'esprit que le Seigneur atteint Son but et que nous parvenons au but du Seigneur. Il est très regrettable de constater le manque de reconnaissance de cela. Il y a des personnes dont la dévotion au Seigneur ne nous pose aucune question, mais ce qui nous fait souffrir, c'est qu'elle n'ont pas grandi d'un pouce depuis notre première rencontre avec elle depuis des années. Tout au moins, il n'y a aucun signe d'une plus grande capacité. Elles sont très exactement les mêmes qu'au début de leur conversion. Des personnes ainsi, ne se trouveront jamais s'efforçant très fermement, pour une vie de relation, de communion avec le peuple du Seigneur. Elles passent d'un lieu à un autre en pensant : "Je ne vais pas m'établir dans une communion particulière du peuple du Seigneur ! Je veux rester libre ! Je vais bouger et rester en contact avec tous !' Cela peut être très bon d'un certain point de vue, et ne comprenez pas mal. Nous ne disons pas que nous ne devons pas être en bons termes avec tout ce qui est du Seigneur. Mais il y a une autre chose qui est nécessaire pour l'édification, à savoir, une relation concrète avec le peuple de Dieu. C'est une nécessité pour le Seigneur en vue d'une pleine révélation. Dans cette question de révélation, que ne devons-nous à cette choses même ! Pour une révélation, le Seigneur doit avoir le Corps exprimé spirituellement. Il est extrêmement important de savoir cela. C'est là que le ministère du Seigneur fonctionne. Ephésiens 4 est un grand chapitre du ministère. On rejette tout isolement et toute pensée de départementaliser le ministère quand on a le Corps exprimé réellement, quand chacun occupe sa place de valeur spirituelle dans l’œuvre  du   Seigneur; non pas seulement les termes techniques que l'homme a l'habitude d'utiliser en référence à une œuvre, mais où chacun occupe sa place de valeur spirituelle dans l’œuvre du Seigneur; non pas selon les termes techniques que l'homme a coutume d'utiliser en référence à une oeuvre, mais où chacun a sa valeur spirituelle, où chacun est un ministre devant le Seigneur d'une certaine manière. Que vous le reconnaissiez ou non, c'est un fait, et malheureusement beaucoup de pertes sont essuyées parce qu'on ne réalise pas dans quelle grande mesure l'obéissance, de la part de chacun d'entre nous, affecte le résultat. 

                    Je vous dirai comment tester cela. Y a-t-il quelque chose de personnel pour le Seigneur par un moyen corporatif comme une conférence ? Je me hasarde à dire qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui, spirituellement associés à cela , ne connaissent pas quelque accès de la fureur et de la pression du diable contre cette chose-là. Vous n'avez pas besoin de provoquer le diable de quelque façon que ce soit. C'est un conflit, et ce ne sont pas seulement les personnes responsables dans le ministère de façon plus évidente, qui sont affectées, mais le conflit s'étend à ceux que nous ne relions pas directement au ministère dans ce sens spécifique. Dans notre pensée nous limitons si souvent le ministère à une certaine expression de celui-ci. Ceux qui ont des tâches ordinaires au foyer ou des soins de ménage peuvent, peut-être, considérer cela comme des devoirs sans relation, et non comme une part du ministère, mais le conflit trouve son chemin là dedans. Il pénètre dans votre conscience personnelle, dans vos affaires, outre le fait que vous êtes peut-être impliqué de quelque manière plus immédiate dans ce qui se passe. C'est parce que vous êtes spirituellement lié à un témoignage parce que vous êtes entré spirituellement dans le Corps de Christ en reconnaissant ce qu'est le Corps de Christ. Que vous ayez compris la vérité ou non dans une large mesure, vous avez revêtu l'homme nouveau et vous souffrez en tant que membre d'un seul homme.

                   Or cela n'est pas seulement un fait que, peut-être, nous reconnaissons d'une manière douloureuse, mais c'est un privilège. Paul a dit : "...maintenant... ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en la chair, pour son corps, qui est l'église."  (Colossiens 1:24) Là, dans vos foyers, dans nos affaires, dans ce que vous nommeriez les arrières-plans, vous rencontrez le conflit. C'est pour l'amour du Corps. Là-bas loin des autres, vous supportez le choc. C'est la preuve que chaque partie de ce Corps a part entière dans le ministère. L'ensemble est servi par chaque partie revêtant d'une manière spirituelle l'homme nouveau. 

                   Bien que cela nous fasse participer au prix à payer, à la souffrance, cela signifie également que nous entrons au bénéfice de ses bienfaits et de sa valeur. Car aucun petit nombre de membres ne peut entrer au bénéfice de la bénédiction sans que l'ensemble de ceux qui sont dans une relation spirituelle n'en bénéficie. Si un membre souffre, tous les membres souffrent. Si un membre se réjouit, tous les membres, d'une certaine manière, se réjouissent et en bénéficient.

CE QUE DIEU RECHERCHE C'EST UN HOMME 

                    Vous verrez que ceci est très étroitement lié à ce que le Seigneur cherche à nous apporter de nos jours. Nous parlons toujours de cela en des termes très généraux, mais la présentation de la pensée du Seigneur doit être très claire pour nous. C'est un homme que Dieu recherche. Cet homme est représenté par Son Fils et l’Église en est l'expression en tant que Son Corps. Cet homme nouveau est la manifestation universelle de ce qu'est Christ : un seul Seigneur, une seule Vie, un seul Amour. De crainte que vous ne commettiez une erreur dans l'interprétation, il est important de reconnaître qu'il y a une différence entre le mot utilisé dans Éphésiens et celui utilisé dans Colossiens. Dans Éphésiens nous lisons qu'il est question de revêtir l'homme nouveau, dans Colossiens, nous lisons que nous avons revêtu l'homme nouveau. Dans Éphésiens, le mot kainos signifie quelque chose que n'a jamais existé auparavant, quelque chose d'entièrement nouveau. Cette Église, cet homme corporatif selon Christ, n'a jamais existé auparavant, c'est entièrement nouveau. Dans Colossiens, un autre mot est utilisé signifiant simplement "frais", non nécessairement entièrement nouveau. Si vous regardez le contexte, vous verrez la définition du mot différent. Il y a une fraîcheur de pensée, une fraîcheur d'esprit qui doit être la marque de ceux qui sont en Christ. Mais notre mot présent  affaire avec le premier mot qui est kainos, le nouvel homme, celui qui n'a jamais existé auparavant. Il y a un vieil homme qui existait auparavant, et il doit s'en aller. Voici un autre homme qui n'a jamais existé auparavant, et il doit être revêtu. 

                    Ce nouvel homme est selon Dieu. Cela nous ramène à notre précédente méditation : Dieu concevant Ses pensées, éprouvant Ses désirs et exprimant Ses volontés, tout cela exprime Sa propre nature, et toutes ces choses sont concentrés sur un être créé appelé "homme" : "...créé selon Dieu.." (Éphésiens 4:24). C'est une expression merveilleuse. Vous savez comment  nous parlons de certaines œuvres d’hommes, et employons ce mot. Nous disons "d'après Landseer !" Nous voulons dire que c'est une reproduction de Landseer. Or, voici un nouvel homme qui est créé selon (d'après) Dieu dans la justice. Que le Seigneur nous enseigne plus clairement la signification d'apprendre ainsi Christ.
                           

samedi 20 février 2016

Jean 6:11 Ian Thomas

"Alors Jésus prit les pains, rendit grâces et en  distribua autant qu'ils en voulaient, à ceux qui étaient assis. Il fit de même avec le poisson" (Jean 6:11  Version amplifiée)

Nous en venons maintenant au cœur même du Mystère de la Piété! Il est écrit que Jésus a pris les pains et "a rendu grâces" au Père. Autrement dit, Il a exprimé Sa complète dépendance au Père. Parce qu'Il comptait vraiment sur Son Père pour lui donner la puissance nécessaire à l’accomplissement de Son oeuvre et qu’Il avait  foi en Son Père, Il a pu rendre grâce avant que l’œuvre soit faite.

Le Fils de Dieu refusait continuellement de faire quoi que ce soit par Sa propre force alors qu'Il vivait comme un homme. Il a dit, "je ne fais rien de Moi-même." (Jean 8:28) Il dépendait du Père pour toutes choses. Il a été rendu capable de dispenser miraculeusement la nourriture par les mains de Ses disciples en dépendant d’une puissance qui venait de Son Père dans le ciel.

Sans aucun doute, Jésus Christ, qui était Dieu dans un corps mortel, aurait pu exercer Sa propre puissance en tant que  Dieu pour nourrir les cinq mille. Il aurait pu vivre par Sa propre force. Mais s'Il avait agi de son propre chef {dans Sa propre suffisance} en tant qu’homme, Il aurait arrêté de vivre comme Dieu l’avait planifié pour l'homme.

Le  Mystère de la Piété par Ian Thomas : Accomplir l’impossible

vendredi 19 février 2016

1 Corinthiens 1:27 Ian Thomas

Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre le sage; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre le fort." (1 Cor. 1:27)

Ensuite, Jésus a demandé à Ses disciples, "Combien de pains avez-vous?... Allez voir." (Marc 6:38) "Un autre de ses disciples, André... éleva la voix, ' Voici un garçon avec cinq petits pains d'orge et deux petits poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ? '" (Jean 6:8-9) De nouveau, nous voyons la sagesse humaine se substituer à la vie de la foi dans la puissance de Dieu!

Un petit enfant offrant son déjeuner pour alimenter la multitude ne semblait pas offrir une aide réelle. Mais Dieu, afin de révéler Sa gloire, se servira souvent des choses qui semblent folles à l'intelligence naturelle. Il évite généralement d'utiliser ce qui est le plus en vue ou le plus prometteur pour accomplir Son œuvre divine. "Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre le sage; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre le fort." (1 Cor. 1:27) Il a choisi de manifester Sa gloire en utilisant ceux qui viennent à Lui dans la simplicité enfantine et la foi, offrant ce qu'ils ont pour Son usage.

Le  Mystère de la Piété par Ian Thomas : Accomplir l’impossible

Court partage sur : "Le serviteur inutile"

30  Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. ( Matthieu 25 )

9  Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné? 
10  Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. (Luc 17)

                    Le Seigneur cite, dans deux paraboles, deux cas de travailleur inutile avec chacun un profil différent. Le Seigneur nous enseigne par ces deux paraboles à connaître notre cœur, car tout service agréé de Dieu a pour origine le Seigneur Lui-même et un cœur  bien disposé, pur et dévoué à notre Maître. Le service agréé du Seigneur est un service qui porte du fruit pour la vie éternelle. C'est l’enseignement de  Jean 15. Il faut demeurer en Christ pour que nos demandes soient selon Sa volonté. Dans ce cas, il s'agit de la prière exaucée. Cette prière exaucée porte du fruit pour la vie éternelle et le Père est glorifié. Il est bon de méditer sur cela. Chaque fois qu'une prière est exaucée, le Père est glorifié ! C'est bon de savoir que nous glorifions le Père par nos prières exaucées. C'est merveilleux, car nous sommes comblés par ces exaucements et nous élevons le Père !

                    Le premier cas que le Seigneur nous présente est celui d'un maître qui part en voyage et qui établit ses serviteurs sur ses biens en leur pourvoyant à chacun des talents nécessaires pour le service selon leur capacité. Lorsque le maître revient, il demande à ses serviteurs de rendre compte de leur service. Celui qui a reçu un talent n'a pas fait fructifier ce que le maître lui a donné pour un service efficace. Il a un cœur mauvais qui est dévoilé par ce qu'il dit à son maître. Il le traite "d'homme dur, qui moissonne là où il n'a pas semé, et qui récolte là où il n'a pas répandu". Un serviteur avec une disposition de cœur aussi déplorable ne peut pas servir vraiment son maître. Il est honnête car il rend intégralement ce qui lui avait été donné pour le service. Le maître le fait jeter "dans les ténèbres du dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents".

                    Pour nous, c'est clair, le talent que le Seigneur nous a donné est celui de la prière. Le Seigneur est parti nous préparer une place et nous avons ce talent de la prière. C'est un talent essentiel car de lui dépend notre vie consacrée toute entière par la pratique de ce don merveilleux. La prière est le moyen absolu de soumission à notre Maître. Notre vie de consécration dépend de notre vie de prière. La prière nous permet de recevoir l'aval ou l'interdiction pour agir ou au contraire attendre. Les grands hommes de Dieu ont tous été des hommes de prière. La qualité de leur service a été trouvée dans les moments intenses de face à face avec le Seigneur dans le "secret de la chambre" (Matthieu 6:6)

                    Je connais un frère qui a reçu ce talent pour un service particulier, suite à une prière exaucée. Lorsqu'il s'est trouvé en situation pour exercer ce talent, il a flanché et n'a rien fait. Il a enterré son talent sous sa peur. Lorsqu'il s'est retrouvé seul, il était dans les ténèbres du dehors par ce manque d'obéissance ! Non seulement, il n'a pas pu entrer dans la joie de son Maître, mais il a eu des moments de profondes détresses. Il s'est repenti, le Seigneur l'a relevé et plus tard, il a vécu la même expérience, mais ce coup-ci il a agi et il est entré dans la joie de son Maître en exerçant son talent. Si nous confessons nos péchés il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et le sang de son Fils Jésus nous purifie de toute iniquité. (1 Jean 1:9) Nous avons toujours ce recours merveilleux par la confession et l'abandon de nos péchés pour recevoir la grâce d'une restauration. Notre Seigneur est vraiment merveilleux !

                    Le deuxième cas diffère du premier. Ici, une fois que le serviteur a accompli tout ce qui lui a été demandé, il est qualifié de serviteur inutile. Il a parfaitement obéi au maître en tout point et pourtant il est inutile. Je crois que le Seigneur traite, par cette parabole, l'attitude du cœur de celui qui n'a pas failli dans son service. Je pense aux religieux de l'époque de Jésus qui accomplissaient la loi de tout leur cœur. Mais ils se glorifiaient de leur vie d'obéissance et lorsque le Seigneur Jésus est venu pour leur salut, ils l'ont rejeté ! Il est bon de connaître la Parole, mais il est plus important de connaître Celui que la Parole nous présente ! C'est la différence entre le légalisme de celui qui connaît la lettre et l'amour qui étreint celui qui Le cherche de tout son cœur dans la Parole, et qui, à cause de cette quête a reçu la révélation du cœur de Dieu. Le premier sera un travailleur inutile car son service ne sera pas motivé par l'amour, mais par la satisfaction de son cœur d'avoir obéi au Maître. Le second sera un bien-aimé du Père car son service est motivé par l'amour que Dieu répandu dans son cœur par le Saint-Esprit !

                   Il est utile de noter que seulement deux fois dans le Nouveau Testament nous trouvons cette expression "travailleur inutile".

jcb