vendredi 4 décembre 2015

(30 ) ATTENDS-TOI À DIEU Rev Andrew Murray

Mon âme pourquoi t’abats-tu et pourquoi frémis-tu en moi? Attends-toi à Dieu car je le célébrerai encore. Il est la délivrance à laquelle je regarde, il est mon Dieu. (Ps 42:11)

30 ème Jour. Continuellement.

«Toi donc reviens à ton Dieu; garde la miséricorde et la justice et espère continuellement en Dieu.» Osée 12:7.

    La continuité est une condition essentielle de la vie. Que la vie soit interrompue pour une heure seulement, l’homme est perdu, il est mort. La continuité est tout aussi indispensable à la vie chrétienne pour que celle-ci soit ce qu’elle doit être. Dieu me veut plein de santé et de vie chrétienne et c’est Dieu qui veut me rendre tel. Moi je le veux aussi et je m’attends il lui pour qu’il opère en moi à chaque instant tout ce qu’il attend de moi, tout ce qu’il veut voir en moi. Cette entière dépendance de Dieu doit être continuelle et sans interruption. Pour qu’il en soit ainsi, il faut observer ce divin commandement: «Espère continuellement en Dieu.» On pourra s’attendre à Dieu plus particulièrement dans tel ou tel moment, mais la disposition habituelle de l’âme doit être invariablement celle de l’attente confiante.

    Cette attente continuelle est réellement nécessaire. Ceux qui se contentent d’une faible vie chrétienne ne voient là qu’un luxe inutile, quelque chose dont on peut se passer pour être bon chrétien; mais tous ceux qui disent sincèrement au Seigneur: Sanctifie-moi autant que puisse l’être un pécheur gracié; garde-moi aussi près de toi qu’il soit possible; remplis-moi de ton amour autant que tu veux le faire; tous ceux-là sentent aussitôt la nécessité de cette continuelle dépendance de Dieu sans laquelle ils ne peuvent avoir aucune communion habituelle avec lui, aucune possibilité de demeurer toujours en Christ, aucune victoire permanente sur le péché, ni aucun empressement à servir Dieu.

    Cette attente continuelle est possible quoique souvent on se figure qu’au milieu de tous les devoirs de chaque jour il sera impossible de penser toujours à Dieu et que malgré soi on oubliera de le faire. C’est ne pas comprendre que ceci doit venir du coeur et que ce qui remplit le coeur occupe aussi l’esprit, même lorsque la faculté de penser est réclamée ailleurs.

    Le coeur d’un père peut être continuellement préoccupé de son enfant malade quoique celui-ci soit loin de lui, et que des affaires pressantes réclament toute son attention. Quand le coeur a appris qu’il est absolument incapable de se préserver du mal ou de faire le bien par lui-même et qu’il sait que Dieu se charge de le garder, quand désespérant de lui-même, il a saisi la promesse de Dieu et qu’il le sait assez puissant pour faire en lui l’impossible, il apprend à se reposer sur Dieu si bien que même au milieu des occupations et des tentations, il lui est facile de regarder continuellement à Dieu.

    L’appel à s’attendre à Dieu comporte une promesse. Les commandements de Dieu ainsi que les préceptes de l’Évangile sont tous des promesses; ils nous disent ce que notre Dieu veut faire pour nous. Lorsque vous commencez à vous attendre à Dieu, vous ne le faites que d’une manière intermittente et imparfaite, mais croyez fermement que Dieu veille sur vous avec amour, et qu’il vous envoie secrètement sa force. Parfois on croit perdre son temps en attendant, mais il n’en est pas ainsi. Attendre en regardant à Dieu, même sans voir, ni comprendre, c’est réaliser un progrès inconscient, parce que c’est avec Dieu que vous avez affaire et que c’est lui qui agit en vous. Dieu, qui vous appelle à compter sur lui, voit vos vains efforts et vient alors faire en vous ce que vous ne sauriez faire. Votre vie spirituelle n’est aucunement votre oeuvre, à vous, ni à son début, ni à mesure qu’elle se développe. C’est l’Esprit de Dieu qui a commencé cette oeuvre en vous, vous invitant à vous attendre à Dieu, et c’est lui aussi qui vous rendra capable de poursuivre continuellement cette voie de foi et de confiance.

    Regarder continuellement à Dieu nous assure son intervention continuellement en nous. Nous voici arrivés à la fin de ces méditations puissent-elles vous apprendre, à vous et moi, que Dieu veut agir continuellement en nous. C’est là ce qu’il fait sans cesse, mais notre incrédulité nous empêche souvent de le reconnaître. Celui qui vous appelle par son Esprit à compter sur lui, sans cesse vous fera éprouver aussi que l’action de Dieu, du Dieu éternel, ne s’arrête jamais. L’amour, la vie, l’activité de Dieu ne peuvent ni cesser ni s’interrompre.

    Ne limitez pas l’action de Dieu en calculant combien vous pouvez attendre de lui. Que vos regards s’arrêtent seulement sur cette vérité: Par sa nature même, Dieu, l’auteur de la vie, ne saurait faire autrement que d’agir à chaque instant dans son enfant. Ne vous bornez pas à ne voir qu’un côté de la question, vous disant: Si Je m’attends continuellement à Dieu, Dieu agira continuellement en moi. Non, placez Dieu en premier lieu et dites: Dieu agit continuellement en moi, je puis donc m’attendre continuellement à lui.

    Prenez le temps nécessaire. pour vous pénétrer de la certitude que Dieu agit en vous continuellement et sans interruption. Il vous sera facile alors de vous attendre continuellement à lui. Plein de confiance et de joie, vous prendrez la sainte habitude de vivre selon ces mots: «Je m’attends à toi tout le jour.». {Psaume 25:5} Le Saint-Esprit entretiendra en vous la faculté de vous attendre à Dieu d’instant en instant.

«Mon âme, attends-toi à Dieu!»


Traduit de l’anglais S. DELATTRE, ÉDITEUR PRIVAS-(ARDÈCHE) 1920
Nouvelle Edition Numérique Yves PETRAKIAN 2011- France
Diffusion gratuite uniquement en indiquant la source :
http://123-bible.com et http://456-bible.123-bible.com/

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jeudi 3 décembre 2015

Jean 15: 4 T. Austin-Sparks

Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. (Jean 15: 4 LSG)

Il nous a choisis dès la fondation du monde en Christ. Il a choisi Celui en qui nous allons Le trouver, et c’est en Lui seul que nous pouvons Le rencontrer. Toutes les forces de l'enfer seront à l'œuvre, en premier lieu, pour nous garder en dehors de Christ. Elles font rage pour empêcher les gens de venir en Christ, et, une fois que nous sommes  entrés en Christ, ces forces vont redoubler d’efforts pour nous faire quitter le terrain de Christ, pour que nous nous tournions peut être vers des choses, ou tout autre motif.

Il y a une signification  immense dans la parole de Christ: «Demeurez en moi ... si vous ne demeurez pas en moi ..." (Jean 15: 4). C’est un avertissement. Où et comment allons-nous trouver le Seigneur? Seulement sur la ligne de Christ, où les intérêts de Christ sont l'objet de notre présence ici, où l’on peut dire en vérité «Pour moi, vivre c’est  Christ" (Philippiens 1:21). Vous trouverez le Seigneur ici. Quittez ce terrain, soyez en chassés ou séduits, et vous perdez le Seigneur. C’est là, sur ce terrain, que se trouve  l'explication de la vie chrétienne. C’est sur cette ligne que le but même pour lequel nous avons été créés pourra se réaliser. C’est sur cette ligne que nous allons trouver la direction Divine.

Cette loi Divine du chemin de Dieu a de nombreuses applications pratiques dans la vie du chrétien. Combien de tragédies spirituelles que nous avons connues ont eu pour cause des choix humains étrangers à l’intérêt suprême et premier de Christ. Cela  peut être un choix de résidence, de lieu, par exemple, pour des raisons de commodité, de plaisir, d'évasion, ou pour une nécessité apparente, comme dans le cas d'Abraham. Avoir le Seigneur avec nous est lié à ces choix et décisions. Nous ne pouvons pas quitter le terrain du Seigneur sans risquer un désastre spirituel.

Si le Christ est le Chemin, la direction; alors Il est l'exemple. Regardez avec quel soin méticuleux il refusait de bouger sans avoir reçu les directives du Père! Il aurait eu bien des raisons d’agir, de bouger, mais Il demeurait dans le Père, et, souvent, bien que ce soit tres couteux, il a refusé d'autres considérations.

Par T. Austin-Sparks de: La  ligne de Christ - Chapitre 2

( 29 ) ATTENDS-TOI À DIEU Rev Andrew Murray

Mon âme pourquoi t’abats-tu et pourquoi frémis-tu en moi? Attends-toi à Dieu car je le célébrerai encore. Il est la délivrance à laquelle je regarde, il est mon Dieu. (Ps 42:11)


29 ème Jour. Pour l’accomplissement de sa promesse

«Il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis.» Ac 1:4.

      Lorsque nous avons parlé des saints qui étaient à Jérusalem avec Siméon et Anne, nous avons remarqué que quoique la rédemption, objet de leur attente, soit aujourd’hui un fait accompli, nous sommes aussi appelés à attendre comme eux. Nous attendons la pleine révélation de ce qu’ils avaient déjà entrevu sans avoir guère pu le comprendre. Nous aussi, nous avons à attendre ce que le Père avait promis. «L’accomplissement de cette promesse ne peut plus se répéter comme au jour de la Pentecôte; mais tout autant que les premiers disciples nous devons chaque jour attendre du Père qu’il accomplisse en nous cette même promesse.

    Le Saint-Esprit n’est pas une personne distincte du Père comme le sont sur la terre deux personnes séparées l’une de l’autre. Le Père et l’Esprit ne sont jamais l’un sans l’autre. Le Père est toujours présent dans l’Esprit et l’Esprit ne peut faire que ce que le Père fait en lui. Chaque fois que l’Esprit est en nous, il est également en Dieu et c’est le croyant le plus rempli de l’Esprit qui pourra le mieux s’attendre à Dieu pour le voir accomplir sa promesse, le «fortifier puissamment par son Esprit dans l’homme intérieur.». {Ephésiens 3:16} L’Esprit en nous n’est pas une force à notre disposition; il n’est pas non plus une puissance indépendante qui agit en se séparant du Père et du Fils. L’Esprit est la présence même du Père avec sa toute puissance agissant en nous. C’est pourquoi celui qui sait que l’Esprit est en lui s’attendra au Père pour éprouver de plus en plus ce qu’est cette présence de l’Esprit en lui.

    Voyez les apôtres. Ils furent remplis du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Peu après, chassés du Conseil des chefs du peuple où on leur avait «défendu de parler au nom de Jésus,» ils demandèrent à Dieu de pouvoir «annoncer sa parole avec pleine hardiesse,» et une nouvelle effusion du Saint- Esprit vint accomplir encore la promesse du Père. {Actes 4:29-31}

    À Samarie, plusieurs conversions avaient eu lieu par le Saint-Esprit et toute la ville était dans là joie. À la demande des apôtres, le Père accomplit de nouveau sa promesse. {Actes 8:5-17} Il en fut de même dans la maison de Corneille: «Nous voici tous présents devant Dieu...» {Actes 10:33} et aussi à Antioche. Ce fut lorsque des hommes remplis du Saint-Esprit jeûnèrent et prièrent, que s’accomplit de nouveau la promesse du Père et que cette direction de l’Esprit fut envoyée du Ciel: «Séparez- moi Barnabas et Saul...» {Actes 13:2}

      Dans l’Épître aux Éphésiens, nous voyons Paul prier pour ceux qui avaient été «scellés du Saint-Esprit qui avait été promis,» et demander que «Dieu leur donnât l’Esprit de sagesse et de révélation...» et plus tard encore «qu’il leur accordât selon les richesses de sa gloire d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur.» {Ephésiens 1:13-17 3:16}

      L’Esprit qui fut envoyé le jour de la Pentecôte n’était pas quelque chose dont Dieu se fût séparé pour l’envoyer du ciel sur la terre. Ce n’est pas ainsi que Dieu donne. Lorsqu’il accorde quelque grâce, force ou vie, il le fait en se donnant lui-même, et combien plus lorsqu’il s’agit du Saint-Esprit qui est la présence même de Dieu en nous. Pour pouvoir compter sur son action habituelle en nous, attendons continuellement que la promesse du Père s’accomplisse avec toujours plus de puissance en nous et rendons grâce pour ce que nous avons déjà reçu.

    Quelle nouvelle importance ceci donne à notre vie d’attente. Nous apprenons ainsi à nous tenir, comme les disciples, au pied du trône de Dieu. Incapables de résister à leurs ennemis ou de prêcher aux ennemis de Christ jusqu’au moment où ils furent revêtus de la Vertu d’en haut, ils nous enseignent par leur exemple que nous ne pouvons avoir de force dans la vie de la foi ou dans les oeuvres de la charité chrétienne qu’en étant en communication directe avec Dieu et avec Christ, comptant sur eux pour maintenir en nous la vie de l’Esprit. Nous recevons ainsi l’assurance que le Dieu tout puissant veut par le Christ glorifié, faire agir en nous une force capable d’accomplir des choses inattendues et impossibles. Oh! que ne fera pas l’Église quand chacun de ses membres vivra de cette vie de confiance en Dieu, quand le moi et le monde auront disparu dans l’amour divin et que tous seront d’accord pour «attendre la promesse du Père,» promesse déjà accomplie si merveilleusement, mais toujours inépuisable.

    Que chacun de nous fasse silence devant l’indicible grandeur de cette perspective: Le Père attend le moment de remplir l’Église du Saint-Esprit, il veut ainsi me remplir moi-même de sa présence.

    En croyant ces choses, que notre âme cherche avec adoration à s’en pénétrer sans réserve. Que l’espérance de voir la promesse du Père s’accomplir de plus en plus remplisse de joie toute notre vie.

«Mon âme, attends-toi à Dieu!»


Traduit de l’anglais S. DELATTRE, ÉDITEUR PRIVAS-(ARDÈCHE) 1920
Nouvelle Edition Numérique Yves PETRAKIAN 2011- France
Diffusion gratuite uniquement en indiquant la source :
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mercredi 2 décembre 2015

Philippiens 2: 5-7 T. Austin-Sparks

Ayez en vous la pensée qui était en Christ-Jésus,  lui dont la condition était celle de Dieu, il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,  mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes ; (Philippiens 2: 5-7 )

Nous avons appris à tracer une distinction très large entre d’une part faire beaucoup de choses "pour le Seigneur," en nous agitant, en étant occupés, en organisant, conduisant, parlant, prêchant, animant des réunions, tout ce que nous appelons le «service chrétien." et d’autre part le vrai service du Seigneur. Le vrai service de l'Éternel consiste à émanciper un peuple de ce monde pour Lui et la formation de ce peuple selon Christ pour une vocation céleste, et une vocation céleste maintenant, pas après.

Vous pouvez tester votre service par la mesure de l'émancipation des gens qui passent entre vos mains et la mesure de la formation de Christ qui se produit. Ce sont ces choses qui sont le service. Et puis vous découvrirez alors en comparaison que ce qui est appelé « le service chrétien », avec tout le mouvement, l'activité,  le travail fébrile ne réclame pas d’avoir beaucoup de patience. Cela ne requiert pas d’être vidé de vous-mêmes, non, cela ne demande pas beaucoup de douceur: je pense même que c’est l’opposé. Cela nous rend importants, cela nous rend fiers, cela nous rend auto-suffisants. Cela  nous rend jaloux de notre position et de notre ministère, et nous avons du ressentiment si on se sent attaqué.

Oui, « le travail chrétien » produit cela chez beaucoup. Le vrai service peut être testé par ces choses, et le vrai serviteur  peut être testé par la mesure en lui de ces vertus de Christ: être complètement décentrés et vidés  de nous-mêmes.

Par T. Austin-Sparks à partir de: La Croix et le mode de vie - Chapitre 7

(28) ATTENDS-TOI À DIEU Rev Andrew Murray

Mon âme pourquoi t’abats-tu et pourquoi frémis-tu en moi? Attends-toi à Dieu car je le célébrerai encore. Il est la délivrance à laquelle je regarde, il est mon Dieu. (Ps 42:11)

28 ème Jour. Pour l’avènement de son fils

«Soyez comme ceux qui attendent que leur maître revienne.» Luc 12:36
«Jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ que manifestera en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs.» 1Timothée 6:14,15.
«Vous vous êtes convertis à Dieu en abandonnant les idoles pour le Dieu vivant et vrai et pour attendre des cieux son Fils.» 1Thessaloniciens 1:9,10.

    Nous attendre à Dieu qui est au ciel et attendre du ciel le retour de son Fils, voilà ce qui va de pair dans la vie chrétienne. Nous attendre à Dieu pour toutes Choses ici-bas sera pour nous la meilleure préparation à attendre le retour de Christ avec humilité et sainteté. Quand nous attendons que Christ vienne nous chercher pour nous emmener au ciel, notre confiance en Dieu redouble d’espérance et de joie. C’est par là que notre Père céleste nous prépare à l’avènement de son Fils. La vie présente et la gloire à venir sont inséparablement réunies soit en Dieu, soit en nous aussi.

    Et pourtant on est parfois tenté de les séparer. Il est toujours plus facile de s’occuper de la religion du passé ou de celle de l’avenir que d’être fidèle dans la religion du jour présent. En contemplant ce que Dieu a fait dans le passé ou ce qu’il fera dans l’avenir, souvent on perd de vue le devoir de se soumettre à ce que Dieu fait au temps actuel. On s’expose ainsi à s’occuper des choses à venir plus encore que de celui qui doit venir. L’étude des événements à venir ouvre libre carrière à l’imagination et aux suppositions humaines. Ce n’est qu’en regardant à Dieu avec humilité et respect que nous éviterons l’écueil. de nous borner à ces recherches intellectuelles air lieu d’attendre avec amour le retour de Christ. Que tous ceux donc qui disent attendre le retour de Christ commencent par s’assurer qu’ils s’attendent actuellement à Dieu. Et vous tous aussi qui cherchez à vous attendre à Dieu pour qu’il révèle en vous la présence de son Fils, veillez à le faire comme des croyants qui attendent des cieux l’avènement de son Fils. L’espérance de son retour en gloire affermira votre confiance dans l’action directe de Dieu en vous. Et le même amour tout puissant qui doit accomplir ce retour glorieux agira dès à présent en vous pour vous préparer à son avènement.

    L’espérance du glorieux retour de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ est l’un des principaux liens qui réunissent les membres de l’Église de Dieu à travers les âges: «Il viendra pour être glorifié dans ses saints et pour se rendre admirable eu ce jour-là dans tous ceux qui ont cru.» {2Thessaloniciens 1:10} Alors nous serons tous réunis et l’unité du corps de Christ brillera de gloire divine. Alors triomphera l’amour divin lorsque Jésus recevra les siens et les présentera à son Père, et que tous les siens adoreront sa face avec amour, s’aimant les uns les autres de l’amour même de Dieu. Attendons, désirons, aimons d’avance le retour de notre Seigneur, de notre céleste Époux. Faisons-le avec amour pour lui, avec amour les uns pour les autres; c’est là ce qui caractérise cette attente des noces de l’Agneau.

    Il est à craindre que ceci ne soit pas toujours bien compris. Un cher frère, en Hollande, parlait de l’attente de la foi comme du véritable signe qui distingue «l’épouse.» J’exprimai un doute à cet égard, car il se pourrait qu’une épouse indigne, à la veille d’épouser un prince, ne fût préoccupée que des richesses de son fiancé et de la position élevée qu’elle obtiendra. L’attente de la foi peut être vive et sincère, taudis que l’amour peut manquer absolument, cet amour divin de l’Église qui attend Christ ne saurait s’obtenir par l’étude seule des prophéties. On ne l’acquiert qu’en s’appliquant avec humilité à aimer le Seigneur et à aimer ses frères. Jésus n’accueille notre amour pour lui que lorsque nous aimons aussi ses disciples. Attendre son avènement, c’est attendre aussi la glorieuse résurrection de tout son corps, de toute l’Église manifestée en gloire, c’est chercher dès à présent à maintenir ici-bas l’unité de son corps dans un esprit d’humilité et d’amour. Ce sont ceux qui savent le mieux aimer qui sont le mieux préparés au retour de Christ. C’est l’amour mutuel de tous ses membres qui assure la vie et la beauté de l’Église, l’épouse du Seigneur.

    Et comment en venir là? Cher enfant de Dieu! vous ne pouvez apprendre à attendre le retour du Fils de Dieu qu’en vous attendant à Dieu lui-même. Souvenez-vous que la vie terrestre de Jésus a été une vie de confiance habituelle en Dieu. Il ne pouvait rien faire de lui-même. C’est Dieu qui a élevé son Fils «à la perfection par les souffrances,» {Hébreux 2:10} et qui l’a ensuite glorifié. C’est Dieu aussi qui peut seul vous donner la vie spirituelle qu’il faut avoir pour attendre son Fils. Comptez sur lui pour vous la donner. Attendre Christ lui-même, que c’est différent d’attendre les événements qui vont se dérouler. Tout chrétien peut attendre les événements prédits, mais pour que vous puissiez attendre réellement Christ, il faut que Dieu vous y prépare chaque jour par son Saint-Esprit. C’est pourquoi, vous tous qui vous attendez à Dieu, regardez à lui pour qu’il vous fasse la grâce d’attendre son Fils dans un esprit venant du ciel. Et vous qui voudriez pouvoir attendre son Fils, attendez de Dieu qu’il vous révèle «Christ en vous.» {Romains 8:10, Ephésiens 3:17}

    L’assurance de la présence de Christ en nous, ainsi que Dieu la donne a ceux qui s’attendent à lui, nous prépare ici-bas là à voir Christ dans sa gloire. C’est «Christ en nous» qui est «l’espérance de la gloire.» {Colossiens 1:27}

«Mon âme, attends-toi à Dieu!»


Traduit de l’anglais S. DELATTRE, ÉDITEUR PRIVAS-(ARDÈCHE) 1920
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mardi 1 décembre 2015

Apocalypse 02:19 T. Austin-Sparks

Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières. 20  Mais ce que j’ai contre toi….(Apocalypse 02:19 ESV)

Oh, que nous puissions avoir une meilleure idée sur ce qu’est le service du Seigneur , que le fait de prêcher sur des estrades, ou de tenir des réunions en plein air. Bien-aimés, le service pour le Seigneur est tout aussi important quand il se concrétise par un acte de bonté pour des enfants de Dieu dans le besoin,  dans les choses ordinaires du quotidien. C’est tout aussi précieux que de monter sur une estrade pour délivrer un message.

Vous voyez, cela  fortifie  les mains des enfants du Seigneur, quand on vient s’opposer aux tentatives de l’adversaire pour atteindre le témoignage dans les relations domestiques, dans la vie familiale, dans la sphère privée. Il y a trop de gens qui veulent renoncer à leur service domestique pour  aller dans des écoles bibliques, ils ne réalisent pas que ce service  peut être tout aussi précieux pour le Seigneur que de sortir dans le  champ de  mission. C’est spirituel, et non technique, non organisé, et vous pouvez être tout autant un prêtre du Seigneur en allant dans la maison de quelqu’un qui est sous la pression de l’ennemi, en l’aidant de façon pratique dans des taches du quotidien, qu’en vous tenant sur une estrade.

 Il y a beaucoup de prêtres du Seigneur dont la voix n'a jamais été entendue en public,  qui sont inconnus, cachés bien souvent au milieu de l’assemblée et pourtant qui dans le secret  remplissent un ministère bien plus précieux. Soyez au clair sur cette chose. Nous devons en arriver au point où nous décidons délibérément que le Seigneur est digne de cela, et où nous nous abandonnons à  Lui, à cause de l’amour que nous lui portons, Lui le Maitre Vous voyez, ce serviteur se consacre librement, volontairement, en tout temps, au service de son maître parce qu'il a appris à aimer son maître.


Par T. Austin-Sparks à partir de: Le Serviteur et le service du Seigneur

(27) ATTENDS-TOI À DIEU Rev Andrew Murray

Mon âme pourquoi t’abats-tu et pourquoi frémis-tu en moi? Attends-toi à Dieu car je le célébrerai encore. Il est la délivrance à laquelle je regarde, il est mon Dieu. (Psaume 42:11)


27 ème Jour. Et à la rédemption

«Siméon était juste et craignant Dieu; il attendait la consolation d’Israël et le Saint-Esprit était sur lui. Anne, la prophétesse, parlait de Jésus à tous ceux de Jérusalem qui attendaient la délivrance.» Luc 2:25-38.

    Nous voyons ici ce qui caractérise le croyant qui attend: Juste dans toute sa conduite; craignant Dieu et marchant en sa présence: attendant la consolation d’Israël l’accomplissement des paroles de Dieu; ayant le Saint-Esprit sur lui. C’est en s’attendant ainsi à Dieu que Siméon avait été préparé à recevoir la grâce promise. Et non seulement lui, mais Anne, la prophétesse, parlait de Jésus à tous ceux de Jérusalem qui attendaient la délivrance. Ceci nous montre qu’au milieu du formalisme et de la mondanité qui les entouraient il y avait à Jérusalem un groupe d’hommes et de femmes qui s’attendaient à Dieu, comptant sur le salut promis.

    Et à présent que la consolation d’Israël est venue, que la rédemption a été accomplie, devons-nous encore nous attendre à Dieu? Oui, sans doute; mais notre attente qui regarde aux promesses déjà accomplies ne doit-elle pas différer de l’attente de ceux qui regardaient dans l’avenir? Nous devons à présent regarder à Dieu tel qu’il se manifeste à nous dans la rédemption et attendre de lui qu’il nous en révèle toujours plus la vertu efficace.

    Nous devons attendre la plénitude de la rédemption. Christ a dit: «En ce jour vous connaîtrez que vous êtes en moi.» «Demeurez en moi.» {Jean 14:20 15:4} Les Épîtres nous enseignent de nous tenir devant Dieu comme étant «morts au péché et vivants à Dieu en Jésus-Christ,» ainsi que «bénis de toute sorte de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes par Christ.» {Ephésiens 1:3} Notre attente à Dieu doit à présent nous donner l’assurance que nous sommes acceptés en Christ, que l’amour de Dieu pour son Fils repose aussi sur nous, que nous vivons dans cet amour, en la présence même de Dieu, sous son regard, et que le Saint-Esprit nous enveloppe et nous maintient dans cette assurance. Les saints de l’ancienne alliance se fondaient sur la Parole de Dieu pour compter sur ses promesses. Nous comptons sur sa Parole, mais quel privilège de pouvoir le faire en étant un avec Christ. Quand nous nous attendons à Dieu, faisons-le donc avec l’assurance qu’en Christ nous avons accès auprès du Père et qu’ainsi nous avons la certitude que notre attente ne peut pas être vaine.

    Notre attente diffère encore de la leur en ce que tandis qu’ils attendaient la rédemption. promise, nous la voyons accomplie et que nous désirons qu’elle se réalise en nous. Christ ne s’est pas borné à nous dire: «Demeurez-en moi, il a dit encore «Je demeurerai en vous.» Les Épîtres nous parlent non seulement de la grâce d’être en Christ mais elles nous promettent que Christ habitera en nous, nous présentant là le plus haut degré de l’amour de Dieu dans le mystère de la rédemption. C’est lorsque, de jour en jour nous conservons notre place en Christ, que Dieu nous révèle la présence de Christ en nous, nous assurant qu’il est «formé en nous» qu’il prend forme et réalité en nous, qu’il nous communique sa pensée, sa disposition d’esprit, sa ressemblance, si bien que chacun peut en vérité dire: «Christ vit en moi.». {Galates 2:20}

    Ma vie en Christ là-haut au ciel et la vie de Christ en moi ici-bas sur la terre se complètent l’une l’autre: et plus mon attente à Dieu se signale par la foi vivante que je suis en Christ, plus aussi mon coeur réclame la présence de Christ en moi. Alors cette attente à Dieu qui avait d’abord commencé par telle ou telle requête cherchant à obtenir telle ou telle grâce se concentre toujours plus, quant à ce qui nous concerne personnellement, sur ce point unique: Seigneur révèle pleinement ta rédemption en moi, que Christ vive en moi.

    Notre attente diffère donc de celle des saints de l’ancienne alliance par la position que nous prenons et par l’espérance que nous entretenons; mais au fond elle est la même, c’est toujours s’attendre à Dieu en qui seul est notre confiance.

    Profitons de l’exemple de Siméon et d’Anne. Tous deux attendaient la rédemption promise, mais il leur était absolument impossible de rien faire pour la réaliser, pour amener la naissance de Christ et sa mort. Ceci était l’oeuvre de Dieu. Quant à eux ils n’avaient autre chose à faire qu’à attendre. Nous aussi, nous sommes tout aussi incapables de réaliser la vie de Christ en nous. Quant Dieu a opéré la rédemption par Christ, ce n’était pas pour nous laisser le soin de nous en faire ensuite l’application en détail.

    La secrète pensée que c’est à nous de faire en ceci ce que Dieu seul peut faire est la cause fondamentale de notre faiblesse. Lorsque l’oeuvre de Christ est révélée au croyant et, que de jour en jour, d’instant eu instant elle lui devient toujours plus claire et plus vivante c’est là l’oeuvre directe de Dieu en nous, tout aussi bien que la naissance de Christ et sa résurrection ont été l’oeuvre de sa toute puissance. Notre confiance en Dieu ne sera suivie de réelle et pleine bénédiction que lorsque nous serons pénétrés de cette vérité, lorsque nous nous sentirons dépendants de Dieu pour chaque instant de vie spirituelle et de foi en la rédemption tout autant que l’étaient Siméon et Anne quand ils attendaient cette même rédemption, «la délivrance d’Israël.» Conviction de notre incapacité absolue et confiance entière que Dieu peut et veut tout faire pour nous et en nous, voilà ce qui doit signaler aujourd’hui notre attente, comme jadis c’était là aussi ce qui accompagnait la leur. Et comme autrefois Dieu leur fit voir qu’il était le Dieu fidèle «le Dieu fort qui fait des merveilles,» aujourd’hui il fera de même pour nous aussi.

«Mon âme, attends-toi à Dieu»


Traduit de l’anglais S. DELATTRE, ÉDITEUR PRIVAS-(ARDÈCHE) 1920

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