dimanche 23 mars 2014

(27) ROMAINS (Romains 15:1-16:27) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre vingt septième et dernière leçon sur cette merveilleuse épître aux Romains.

    Prions: Père, le Seigneur Jésus est tout ce dont nous avons besoin. Père, nous avons besoin de le réaliser, et nous Te demandons de le rendre très clair en nous par Ton Saint-Esprit. Alors que nous considérons la fin du livre de Romains, nous Te demandons d'imprimer en nous de façon indélébile la vérité que Jésus-Christ est complet et qu'Il sera pour toujours tout ce dont nous avons besoin. Nous prions que Tu puisses nous faire voir cela. Manifeste cette attitude d'enfant dans nos coeurs, pour que nous puissions recevoir quelque chose de Toi. Montre-nous d'une façon toute nouvelle, notre Seigneur Jésus et ensuite change-nous par cette révélation. Nous Te le demandons dans le Nom qui surpasse tout autre nom, celui du Seigneur Jésus-Christ. Amen.
     Avant de commencer ces deux nouveaux chapitres, j'aimerais simplement vous rappeler que nous sommes dans la partie de Romains qui va des chapitres 12 à 16 et qui présente le résultat de notre relation avec le Seigneur. En d'autres termes, ces sections montrent ce que signifie que de regarder à un Sauveur complet. Dans les onze premiers chapitres, le Saint-Esprit a présenté le Seigneur Jésus en tant que notre Salut complet. Maintenant Il nous montre ce qu'est un chrétien complet. Un chrétien complet est un chrétien qui a embrassé un Sauveur complet. C'est dans la mesure où vous aurez saisi un Sauveur complet que vous serez un chrétien complet. Ces derniers chapitres décrivent le genre de vie que nous aurons si nous embrassons un Sauveur complet.
    En un mot, on peut dire que si je suis en règle avec Dieu, je serai en règle dans toutes les autres relations de la vie. Si je ne suis pas en règle avec Dieu, je ne serai pas en règle dans les autres relations de la vie. Cela exprime la frustration qu'il y a d'essayer d'être en règle au niveau terrestre sans être en règle avec Dieu. Toutes les relations que nous avons vues dans ces derniers chapitres nous poussent et nous conduisent à retourner à Dieu. C'est incroyable de voir à quel point tout finit par se résumer à une relation spirituelle. Il est formidable de réaliser que tout ce que j'ai besoin de faire, est de Le voir, est d'être au clair avec le Seigneur et cela aura des conséquences dans ma famille, dans l'église, dans la société, et dans toutes les relations de la vie.
    Dans notre dernière leçon, nous avons discuté au sujet des versets 14:1-15:13 qui parlent de nos relations avec nos frères et sœurs en Christ plus forts et plus faibles. Voici le plan que nous avons suivi:
• Versets 14:1-12: la fondation de notre relation avec nos frères et soeurs plus forts et plus faibles. Bien entendu le fondement de notre relation avec qui que ce soit est notre relation avec le Seigneur. Voilà la fondation.
Versets 14:13-23: Quelle est notre responsabilité envers nos frères plus forts et plus faibles? Quel est le principe qui se dégage? Nous avons résumé cela par cette phrase: Un renoncement à nos libertés, fruit d'un amour sincère pour le bien de Jésus et de nos frères plus forts et plus faibles.
CHRIST L'EXEMPLE SUPREME DU RENONCEMENT A SOI

    Nous aimerions maintenant considérer le chapitre 15:1-13, où l'on trouve l'exemple suprême de ce renoncement à soi, fruit d'un amour sincère pour le bien de Dieu et des autres. De toutes les personnes dans l'univers, Qui, au-dessus de toutes les autres, a accepté de renoncer à Ses libertés, à Ses droits, à Ses prérogatives, pour le bien de Dieu et des autres? Lisons les versets 15:1-13: « Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous plaire à nous-mêmes. Que chacun de vous plaise à son prochain pour ce qui est bien en vue de l'édification. Car le Christ n'a point cherché à se plaire à lui-même, mais, selon qu'il est écrit: Les outrages de ceux qui t'insultent sont tombés sur moi. Or, tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance. Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères, tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu'il est écrit: C'est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore: Nations, réjouissez-vous avec son peuple! Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples! Ésaïe dit aussi: Il sortira d'Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui. Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit! »
    Dans ces versets, l'exemple d'un renoncement à ses libertés, fruit d'un amour sincère pour le bien de Dieu et des autres est celui de notre Seigneur Jésus-Christ. Le contexte parle du frère fort et du frère faible. Ici Dieu est sur le point de nous en donner la plus grande illustration sur terre. Dans cet exemple, c'est le Seigneur Jésus qui est le fort, et qui a mis de côté Sa liberté pour le plus faible. C'est Lui qui a toutes les libertés, c'est Lui qui a tous les droits et toutes les prérogatives. Il n'avait rien à mettre de côté. Notre Seigneur était complètement libre. Dans cet exemple, c'est nous qui sommes faibles et qui avons des infirmités. En Romains 5: 7-10 nous lisons: « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. » Et Romains 5: 10 dit: « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, bien plus, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. » C'est nous qui sommes les gens « sans force » et « les ennemis » et c'est Lui qui met Sa vie de côté. C'est donc le Seigneur Jésus qui est ici l'illustration de ce renoncement à Ses libertés, fruit d'un amour sincère pour le bien des autres.
    Regardez le verset 15:3 qui dit: « Car le Christ n'a point cherché à se plaire à lui-même. » Ma question est: si Christ n'a pas cherché à se plaire à lui-même, à qui désirait-Il plaire? Qui essayait-Il de satisfaire? Lorsque le Seigneur Jésus a mis de côté Sa vie, Ses droits, Sa liberté et qu'Il s'est renié Lui-même, à qui voulait-Il plaire? C'est à Son Père. En Jean 8:29 Jésus dit: « Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Jésus cherchait toujours à plaire à Son Père. C'était la passion de Jésus. A un moment donné, Il appelle cela Son pain, Sa boisson et Sa nourriture. (cf. Jean 4:34) Tout ce que Jésus voulait faire, c'était faire plaisir à Son Père, Le servir et Le satisfaire. Même à Gethsémané où Il a mis de côté Ses droits et Sa vie comme personne avant Lui en devenant péché pour nous, Sa prière était la même. Il a dit: « Pas ma volonté mais la tienne. » Il désirait plaire sans cesse à Son Père.

PLAIRE AU PROCHAIN OU A DIEU

    Je vous rends attentifs à cela parce que j'ai dit que Jésus est notre illustration. Ce n'est pas à Lui qu'Il plaît mais à Son Père. Si vous ne lisez pas attentivement ce passage, vous risquez de rater ce que Dieu dit. Les versets 15:1-3 disent: «Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous plaire à nous-mêmes. Que chacun de vous plaise à son prochain pour ce qui est bien en vue de l'édification. Car le Christ n'a point cherché à se plaire à lui-même, mais, selon qu'il est écrit: Les outrages de ceux qui t'insultent sont tombés sur moi. » Ici Paul dit de plaire à son prochain, pas à Dieu. Nous avons besoin de voir cela par rapport à l'ensemble des Ecriture pour bien comprendre ce qu'il dit ici. Lorsque Paul dit: « Ne vous plaisez pas à vous-mêmes, plaisez à votre prochain », était-il en train de dire: « Soyez des gens qui cherchent à plaire aux hommes? »
    Galates 1:10 reste toujours vrai, c'est là où il dit: « Maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. » En Galates, Paul dit qu'il veut plaire à Christ et pas aux hommes et en Romains il demande de plaire aux hommes. Si je mets cela en avant, c'est pour illustrer le fait que l'apôtre Paul ne cherchait pas à plaire aux hommes, à aucun moment il n'a cherché cela. Il ne recherchait jamais les louanges des hommes. Il n'a jamais cherché à plaire aux hommes eux-mêmes, pas comme une fin en soi, pas en tant qu'objectif. Il ne vivait pas pour rendre heureux son prochain, pour plaire aux hommes. Paul avait un coeur comme celui de Jésus, et il vivait comme Jésus vivait, pour plaire à Dieu. Voilà où était le coeur de Paul. Son désir était juste de plaire au Seigneur, de Le satisfaire.
    Plaire aux hommes, mettre de côté votre liberté pour le bien de quelqu'un d'autre, n'est pas une fin en soi, c'est un moyen vers une fin. Quel est l'objectif de tout cela? La réponse est: plaire à Christ, plaire au Seigneur. Paul cherchait à plaire aux hommes uniquement lorsque plaire aux hommes plaisait au Seigneur. Lorsque plaire aux hommes ne plaisait pas au Seigneur, il ne cherchait pas un seul instant à plaire aux hommes. Son coeur battait de la même façon que le coeur de Christ, pour satisfaire Dieu, pas pour satisfaire les gens. Nous disons que le Seigneur Jésus est mort pour les pécheurs, que Christ est mort pour nous ou que Christ est mort pour le monde. C'est vrai dans une certaine mesure, mais ce n'est pas la raison fondamentale. Christ n'est pas premièrement mort pour vous, Christ est mort pour Dieu. Christ est mort pour son Père. Christ est mort pour satisfaire Dieu, pour satisfaire Sa sainteté, Sa justice, et Sa nature. C'est parce qu'Il désirait plaire à Dieu, que Jésus a donné Sa vie pour nous. Cela n'a pas été pour les hommes, mais pour le Seigneur.
    Je vous rends attentifs à cela parce que l'apôtre Paul ne nous demande pas de mettre de côté nos droits et notre liberté pour plaire à notre prochain. Mais il nous demande de plaire à notre prochain pour plaire au Seigneur. C'est toujours le plaisir du Seigneur que Paul avait en vu. J'ai mis en évidence dans notre précédente leçon que l'apôtre Paul a toujours à nouveau mis de côté sa liberté, ses scrupules et les choses qui n'avaient pas beaucoup d'importance comme la nourriture, la célébration des fêtes et la distinction entre les jours. Pourtant lorsqu'une personne mettait sa confiance dans ce scrupule, alors Paul refusait de mettre de côté sa liberté. Par conséquent soyez prêts à mettre vos libertés de côté pour les autres à moins qu'ils ne mettent leur confiance dans cette chose même.
    Laissez-moi vous en donner une illustration, parce que la Bible dit que dans certains cas, Paul n'aurait jamais mis de côté sa liberté, même pour quelques instants. Je vais essayer de donner une illustration actuelle pour que nous comprenions tous. Imaginons qu'un chrétien croit de tout son coeur qu'en se levant chaque matin à 3 heures pour prier et lire la Bible jusqu'à 6 heures, Dieu est honoré, que Jésus est satisfait et que cela plaît à Dieu. Il pense que s'il fait cela alors cela fera plaisir à Jésus. Si l'apôtre Paul connaissait ce frère, d'après ma compréhension des Écritures et du coeur de Paul, je suis sûr que Paul dirait: « Si tu penses que cela fait plaisir à Jésus, alors je vais te rejoindre. J'ai la liberté de me reposer et de dormir de 3 heures à 6 heures, mais parce que tu penses que cela fera plaisir à Jésus, j'aimerais me joindre à toi. Je vais prier et étudier avec toi. » Paul serait prêt à mettre de côté son sommeil, à mettre de côté sa liberté et ils auraient une belle communion chaque jour de 3 heures à 6 heures. Je suis sûr que Paul ferait cela à cause de son amour pour le Seigneur.
    Mais s'il y avait un chrétien qui disait: « Tu dois te lever à 3 heures pour lire ta Bible et prier de 3 heures à 6 heures, ou alors tu n'es pas un chrétien spirituel. Si tu ne fais pas cela, tu n'as pas de communion avec Dieu, et tu ne peux pas grandir, tu vas mourir. » Si une personne disait cela alors Paul refuserait catégoriquement de se lever pour prier, lire la Bible et étudier avec cette personne. Si une personne faisait de cela une condition pour avoir une vie spirituelle, alors Paul dirait: « Tu peux oublier. Je t'invite à venir voir à travers ma fenêtre, je serai en train de dormir à cette heure là, et j'aimerai que tu vois que j'en profite bien. Je ne me lèverai pas et je ne viendrai pas lire et prier avec toi. » Paul désirait plaire aux hommes lorsque plaire aux hommes plaisait à Dieu. Mais Paul refusait de plaire aux hommes, lorsque les hommes essayaient de gagner une sorte de mérite ou de faveur auprès de Dieu.
    Voici encore un autre exemple. Imaginez quelqu'un disant: « Tu sais Paul, je suis d'arrière plan juif, je suis en train de lire l'Ancien Testament, et j'ai quelques problèmes avec Lévitique 11, parce que Lévitique 11 donne toute une liste de nourritures qui ne sont pas pures. » Il se peut qu'il dise à Paul: « Tu sembles disposé à manger du porc, mais cela gène ma conscience, et je pense que cela honorerait Dieu, et que cela plairait à Dieu, si je ne mangeais pas de porc. » D'après la Bible je sais ce que Paul ferait. Il lui dirait: « Je ne mangerai plus jamais de porc. Si tu penses que Dieu est honoré et si tu penses que cela plaît à Dieu, si tu fais cela pour rendre Jésus heureux, alors je vais aussi le faire, et je ne mangerai jamais de porc. J'aimerais que tu fasses plaisir à Jésus et j'aimerais également faire plaisir à Jésus. Nous allons ainsi faire plaisir à Jésus ensemble. »
    Mais s'il y avait un frère ou une sœur qui refuseraient une sorte de nourriture, en disant: «C'est une condition pour une marche normale avec Dieu. Tu ne peux pas marcher normalement avec Dieu si tu manges du porc. » Dans ce cas je peux vous dire que Paul ne mangerait que du cochon matin, midi et soir. Il ne mettrait pas sa liberté de côté, pas pour un seul instant si quelqu'un pensait que c'était une condition pour vivre la vie chrétienne. Vous voyez, vouloir plaire à Dieu est une chose, mais essayer de Le soudoyer en est une autre. C'est une toute autre direction. C'est une chose que d'agir pour bénir Jésus, mais c'est une autre chose que d'agir pour essayer de recevoir Sa faveur. Paul dit que si quelqu'un fait quoi que ce soit pour devenir spirituel, alors il y résistera de toutes ses forces. Il se lèvera contre cela, et ne mettra pas sa liberté de côté, si quelqu'un essaie de gagner quoi que ce soit de Dieu. Tout est don, tout est grâce et gratuit. Mais il dit que si quelqu'un fait quelque chose juste pour plaire à Jésus, alors il mettra toutes ses libertés de côté, et se fera tout à tous pour le bien de celui qui désire faire plaisir à Jésus. (cf. 1 Corinthiens 9:22) Voilà de quoi il parle ici.
    C'est également ce que Jésus a fait. Il n'a pas cherché à se faire plaisir à Lui-même mais à Son Père, et Il a tout mis de côté pour nous, et tout cela pour plaire à Son Père. Paul dit que c'est ainsi que nous devrions vivre. Vous voyez, Paul aimait tellement l’Évangile, il aimait tellement le message de la grâce, qu'il refusait que des personnes puissent penser que faire quelque chose peut nous rendre davantage spirituel. Il n'aurait pas accepté que quelqu'un ait cette idée. Il ne pouvait tout simplement pas le tolérer et prenait des positions très fermes contre cela.
    C'est dans ce sens que Jésus devient notre exemple. Nous devons mettre de côté nos libertés, pas en tant que personnes essayant de plaire aux hommes, mais en tant que personnes qui veulent plaire à Dieu. Mais c'est également vrai que nous désirons être des personnes qui plaisent aux hommes, lorsque plaire aux hommes plaît à Dieu! Mais uniquement à cette condition.
    Le verset 15:7 dit: « Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » Et ensuite Paul donne l'illustration que Christ est serviteur des circoncis tout comme des païens. Christ nous a acceptés et Paul dit qu'Il est notre exemple. La façon dont Christ nous a acceptés est la façon dont nous devons accepter notre frère plus fort et plus faible. Comment Christ nous a-t-Il acceptés? La réponse est qu'Il nous a acceptés comme nous sommes et dans la situation où nous sommes. Regardez à nouveau le verset 14:1 qui dit: « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. » Que nous soyons forts ou faibles ou quelque part au milieu, il y a toujours la tentation d'accepter un frère ou une sœur pour les « convertir » à ses idées. Nous avons du mal à les accepter tels qu'ils sont ou pour ce qu'ils sont car d'une façon ou d'une autre, nous essayons de leur faire voir les choses à notre façon, de leur imposer notre « lumière », de leur imposer ce que nous pensons être vrai. Mais Paul dit: « J'aimerais que vous vous acceptiez de la même façon que Jésus vous a acceptés. J'aimerais que vous vous acceptiez comme vous êtes, là où vous en êtes, avec la lumière que les uns ou les autres ont, sans essayer de leur imposer votre lumière, sans essayer de les changer. »

LA SEULE CHOSE IMPORTANTE EST DE VIVRE POUR PLAIRE AU SEIGNEUR

    Dans le domaine des scrupules, à propos de choses qui n'ont pas d'importance dont traite ce chapitre, peu importe que le chrétien A ne soit pas d'accord avec le chrétien B. La seule chose qui est importante est que les chrétiens A et B vivent pour faire plaisir au Seigneur et s'acceptent l'un l'autre. Au verset 14:6 on lit: « Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. » Ce verset montre bien que la seule chose qui est importante dans la vie chrétienne, que vous soyez forts ou faibles, c'est de faire ou ne pas faire les choses pour rendre le Seigneur heureux, pour plaire au Seigneur. Ce n'est que cela qui est important. Tout ce qui importe c'est de vivre pour Lui plaire. Paul dit que c'est la seule base pour l'acceptation. Ce n'est pas important si vous vous rassemblez en cercle, en carré ou en triangle. Ce n'est pas important si vous vous faites appeler par un nom ou un autre. Ce n'est pas important si vous célébrez le Seigneur un jour plutôt qu'un autre jour. La traduction de la Bible que vous utilisez n'est pas importante. Le style de musique que vous appréciez et jouez n'est pas important. Cela n'a pas d'importance. Toutes ces choses n'ont pas d'importance.
    Certains groupes refusent la communion avec des personnes qui ne voient pas le retour du Seigneur comme eux. Des églises se séparent parce que certaines personnes sont pré-millénaristes et d'autres post-millénaristes. Certaines personnes disent: « Je ne peux pas avoir de communion avec ces personnes parce qu'elles parlent en langue. » D'autres personnes disent: « Je ne peux pas avoir de communion avec ces personnes parce qu'elles ne parlent pas en langue. » Certaines disent: « Je suis calviniste » et d'autres disent: « Je suis arménien. » Pourtant toutes ces choses ne sont pas importantes. La question n'est pas de quelle arrière plan est une personne, mais est-ce qu'elle aime le Seigneur? Est-ce qu'elle veut plaire au Seigneur? Dans ce cas acceptez cette personne.
    J'ai entendu une anecdote au sujet d'Harry A. Ironside. Il voyageait en train et il a eu l'occasion de partager sa foi dans le Seigneur. A un moment donné, quelqu'un lui a demandé: « Mais de quelle dénomination êtes-vous? » Monsieur Ironside a cité le Psaume 119:63: « Je suis l'ami de tous ceux qui te craignent, et de ceux qui gardent tes ordonnances. » C'est une belle description d'une dénomination n'est-ce pas? « Je suis l'ami de tous ceux qui te craignent, Et de ceux qui gardent tes ordonnances. » Nous devons tous nous accepter de la même façon que Christ nous a acceptés. Nous pouvons venir au Seigneur comme nous sommes. Nous n'avons pas besoin de venir comme nous aimerions être ou comme nous serons un jour, mais juste comme nous sommes. C'est comme cela que Dieu nous a acceptés, c'est comme cela qu'Il nous a reçus et ainsi que nous devrions nous recevoir.
Lorsque vous regardez rapidement les chapitres 14 et 15 il se peut que certaines personnes disent: « La façon dont l'apôtre Paul encourage une vie indépendante me rend nerveux. » Lorsque je dis indépendant, je ne veux pas parler d'une vie vécue pour soi-même, mais je veux parler de ce que l'on a vu au sujet de « Ne jugez pas le fort et ne jugez pas le faible, vivez simplement avec Jésus. Laissez les autres vivrent devant Dieu, et vous, vivez devant Dieu, que chacun vive soi-même devant Dieu. » Peut-être que quelqu'un dira: « J'ai un peu de mal avec tout cela. Est-ce que c'est bon? Est-ce que c'est saint? Est-ce que c'est juste d'avoir cette relation individuelle avec Jésus? Qu'en est-il du Corps? Qu'en est-il de l'Eglise? Qu'en est-il de la communion avec le peuple de Dieu? J'ai peur de tout ce christianisme privé qui se passe juste entre vous et Jésus, sans se préoccuper du fort et du faible. Est-ce que cela ne va pas dans le sens où nous n'avons plus besoin les uns des autres, et où il n'y a plus d'interaction entre les membres du corps? Est-ce que cela ne va pas poser des problèmes si tout le monde regarde juste à Jésus? »
    La réalité est que si je vis juste pour plaire à Jésus et pour personne d'autre, et que vous vivez juste pour plaire à Dieu et pour personne d'autre, alors nous sommes un et rien ni personne ne peut nous séparer, et ensuite vous pouvez multiplier cela à autant de membres qu'il y a dans le Corps de Christ. Regardez le verset 15:6 qui dit: « Afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. » Dieu ne s'attend pas à entendre plusieurs voix, Il ne désire entendre qu'une seule voix. Et cette seule voix rassemble le fort et le faible, celui qui est lié et celui qui est libre, et ainsi tout le peuple de Dieu l'acclame d'une seule voix, pas de plusieurs voix. La seule façon d'avoir une seule voix est à travers une vie indépendante, c'est-à-dire vous et Jésus. Et alors que vous vivez dans votre relation avec Jésus et que je vis dans ma relation avec Jésus, juste pour Lui plaire à Lui, c'est incroyable de voir comme cette voix devient une. C'est à cette condition que Dieu reçoit une adoration acceptable.
    Ceci dit, je ne peux pas quitter cette section sans vous avertir au sujet de quelque chose à propos duquel vous êtes sûrement familiers. Chaque époque de l'histoire de l'Eglise a été traversée par des mouvements plus ou moins dangereux. Je crois qu'un des grands dangers de nos jours est que l'Eglise est devenue centrée sur le Corps. Ce mouvement a même un nom, il s'appelle « les vérités du Corps », et comporte tout un système de théologie. L'idée qui est derrière est: mettons l'accent sur les chrétiens, mettons l'accent sur le Corps, occupons-nous les uns des autres, portons les fardeaux les uns des autres, écoutons les problèmes les uns des autres, et ainsi de suite. L'idée est que j'ai besoin de vous et que vous avez besoin de moi, que tous les croyants ont besoin des autres croyants, et ainsi de suite. De nombreux livres qui vont dans ce sens ont été écrits. On appelle également cela « les vérités retrouvées. » Ils disent qu'ils sont en train de retrouver cette grande vérité qui a été perdue dans l'histoire de l'Eglise au sujet du Corps. Des chants sont écrits au sujet du Corps, on encourage tout le monde à faire partie de cette « grande famille » et à s'impliquer dans la vie des autres. Il y a bien entendu un fort accent qui est mis sur l'unité.

LA BIBLE MET L'ACCENT SUR LE TÊTE, PAS SUR LE CORPS

    Cher frère et sœur en Christ, je peux vous dire que cela n'est pas le bon centre à avoir. Le centre de tout cela n'est pas Christ. La Bible ne met pas l'accent sur le Corps, mais sur la Tête! Christ est la Tête, et si vous êtes en règle avec la Tête, alors le Corps trouvera sur juste place. Si vous détournez vos yeux de la Tête pour essayer d'unifier le Corps et pour le faire travailler ensemble, vous rencontrez des problèmes. Christ est la Tête du Corps. Il y a tant de travail qui est fait sur l'unité. Certains s'imaginent que si tous les chrétiens vivaient dans le même endroit, nous aurions l'unité, nous pensons que c'est la proximité qui crée l'unité. Mais ce n'est pas le cas, c'est un résultat de l'unité, mais pas ce qui fera l'unité.
    D'autres pensent qu'il faut partager ses problèmes intimes. Un jour un chrétien de l'Illinois m'a appelé en disant: « Tu as reçu Christ dans ton coeur. Laisse-moi maintenant aussi rentrer dans ton coeur. Et toi tu viendras dans mon coeur. J'aurai le droit de regarder dans tous les coins de ta vie, et tout ce que je verrai chez toi qui n'est pas bon, je te le dirai et toi tu pourras regarder dans les coins de ma vie tout ce qui n'est pas bon chez moi, tu me le diras. Est-ce que tu désires m'inviter dans ton coeur? » C'est comme s'il désirait jouer le rôle du Saint-Esprit dans ma vie, et que je joue le rôle du Saint-Esprit dans sa vie. Je lui ai bien entendu répondu: « Absolument pas, je ne te veux pas dans ma vie, et je ne te veux pas dans mon coeur! » Il n'y a que le Seigneur qui a le droit de regarder dans mon coeur. D'autres essaient de créer l'unité à travers les rencontres. Ils disent: « Organisons des rencontres pour les jeunes, des rencontres pour les moins jeunes et des rencontres pour les personnes âgées. Organisons des sorties, organisons des repas. » Non ce n'est pas comme cela que vous aurez l'unité.
    Le point que je veux souligner est que nous n'avons pas besoin de créer l'unité pour le Corps. Dieu nous a fait un avec la tête. C'est l’Évangile qui crée l'unité. C'est un Sauveur complet qui crée l'unité. Et toutes ces autres choses que sont la coopération, la proximité et le partage sont des expressions de l'unité. Si les chrétiens ne sont pas un, ce n'est pas parce qu'il y a un problème avec le Corps, c'est parce qu'il y a un problème avec la Tête. Si un groupe n'est pas un, ce n'est pas un problème avec le Corps c'est un problème avec la Tête. Plus les chrétiens en tant qu'individus vivront en union avec la Tête, plus les chrétiens en tant que Corps seront capables d'offrir à Dieu ce qui Lui plaît, c'est-à-dire une seule voix en étant un seul coeur pour Lui.
       Dans ces versets c'est donc Jésus qui est l'exemple. C'est Lui qui a mis de côté Sa propre vie pour le plaisir de Dieu, et Il a fait cela pour les autres. Il accepte tout le monde de la même façon au même niveau, comme ils sont et où ils sont. Avant que nous terminions cette section qui comprend les versets 15:1-13, j'aimerais que vous puissiez voir dans ces versets comment Dieu nous pousse constamment à retourner à la réalité. Vous voyez, Il n'a pas seulement dit une fois pour toutes aux versets 12:1-2: « Considérez votre relation avec Dieu et maintenant laissez cela de côté. » Mais chaque fois qu'Il nous parle d'une relation, Il nous ramène à cela en disant: « Rappelez-vous que si ces relations sont possibles, c'est grâce à votre relation avec Dieu. »
    Vous savez, vous pouvez vous dire en lisant des choses comme par exemple: « Tout ce que nous avons à faire est de plaire à Dieu en plaisant aux autres, renoncer à tous nos droits dans un amour sincère, en mettant notre liberté de côté pour le bien des autres, en acceptant chacun comme il est et où il est » que c'est facile à dire mais pas facile à vivre. Effectivement certaines personnes ne sont pas faciles à accepter comme elles sont et où elles en sont. Il se peut même que vous vous disiez: « Mais comment vais-je être capable de faire tout cela? C'est facile de dire cela mais je n'ai aucune chance de réussir. Comment vais-je y parvenir? » C'est pour cela qu'il parle maintenant d'espérance. C'est la seule raison pour laquelle Paul parle de ce sujet ici. Le verset 15:4 dit: « Or, tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance. » Une espérance au sujet de quoi? Il ne parle pas ici du salut. Il parle de l'espérance de vivre de cette façon. A la question: « Comment vais-je pouvoir vivre de cette façon? » Il répond: « C'est à travers les Écritures que vous pouvez avoir de l'Espoir. » C'est là où il commence. Vous direz peut être alors: « Très bien, je vais ouvrir les Écritures, mémoriser des versets et ensuite je serai capable de le vivre. » Si jamais vous avez déjà fait cela, vous avez alors déjà réalisé à quel point la Bible peut devenir froide, sèche et morte.

C'EST MA RESPONSABILITÉ MAIS C'EST LA PUISSANCE DE DIEU

    Pourtant Paul dit que c'est par les Écritures que nous pouvons avoir de l'Espérance. Mais il ne s'arrête pas là, le verset 15:5 dit: « Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne. » Et là il commence à vous dire ce que Dieu va vous offrir. Regardez maintenant le verset 15:13: « Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit! » Quelle est mon espérance? Lorsque je considère tout cela, je me dis: « C'est ma responsabilité, c'est mon obligation, c'est à moi de faire tout cela. » Oui, c'est vrai mais la puissance pour le faire ne vient pas de moi! C'est ma responsabilité, mais c'est la puissance de Dieu qui l'accomplit. C'est mon obligation, mais la vie me vient de Dieu. Quelle est mon espérance? Paul répond: « Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit! » Ce n'est que par la vie de Christ que vous pouvez vivre dans une relation juste avec votre frère plus fort et plus faible. Paul nous ramène donc toujours à nouveau à une vie de miracle à travers la vie de Dieu. C'est à travers une connaissance de Dieu dans son coeur par l'étude des Ecritures qu'Il nous dévoile progressivement Christ et cette révélation de Christ me remplit d'espérance. Et c'est par cette vie que je vis et que vous vivez...
    Mais cette façon de vivre ne nous est pas naturelle. En réalité nous sommes plutôt fiers et égoïstes par nature, et nous aimons bien nous plaire à nous-mêmes. Réalisez-vous que sans un miracle de Dieu, vous auriez un esprit partisan, limité à un système de théologie et vous tomberiez dans le « dénominationalisme? » Vous voyez, les dénominations ne sont pas mauvaises, même si certaines personnes enseignent cela. Mais la Bible ne dit pas cela. C'est le dénominationalisme qui est mauvais, mais pas les dénominations. Se réunir avec un groupe particulier à cause d'un crédo particulier n'est pas faux, mais lorsque cela devient un « isme », lorsque cela devient de l'exclusivisme, lorsque cela devient sectaire, et que l'on érige des murs qui laissent les autres dehors, alors cela devient mauvais. Voici à nouveau le point important, lorsque je suis correctement en relation avec Dieu, lorsque je retire la puissance de Lui seul, et que je vis par Sa vie, alors je suis capable, d'exercer le fruit de l'Esprit qui est un renoncement à mes libertés fruit d'un amour sincère pour le bien de Jésus et de mes frères et sieurs.
    Très bien, il y a encore une relation dont parle Paul avant de conclure la lettre aux Romains. Dans les verset 15:14-33 il nous dit que si nous sommes correctement en relation avec Dieu alors nous serons correctement en relation avec le monde entier. Voici ce que disent les versets 15:14-29: « Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres. Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m'a faite d'être ministre de Jésus-Christ parmi les païens, m'acquittant du divin service de l'Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l'Esprit Saint. J'ai donc sujet de me glorifier en Jésus-Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu. Car je n'oserais mentionner aucune chose que Christ n'ait pas faite par moi pour amener les païens à l'obéissance, par la parole et par les actes, par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l'Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu'en Illyrie, j'ai abondamment répandu l'Évangile de Christ. Et je me suis fait honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui, selon qu'il est écrit: Ceux à qui il n'avait point été annoncé verront, Et ceux qui n'en avaient point entendu parler comprendront. C'est ce qui m'a souvent empêché d'aller vers vous. Mais maintenant, n'ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d'aller vers vous, j'espère vous voir en passant, quand je me rendrai en Espagne, et y être accompagné par vous, après que j'aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous. Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints. Car la Macédoine et l'Achaïe ont bien voulu s'imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem. Elles l'ont bien voulu, et elles le leur devaient; car si les païens ont eu part à leurs avantages spirituels, ils doivent aussi les assister dans les choses temporelles. Dès que j'aurai terminé cette affaire et que je leur aurai remis ces dons, je partirai pour l'Espagne et passerai chez vous. Je sais qu'en allant vers vous, c'est avec une pleine bénédiction de Christ que j'irai. Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l'amour de l'Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur, afin que je sois délivré des incrédules de la Judée, et que les dons que je porte à Jérusalem soient agréés des saints, en sorte que j'arrive chez vous avec joie, si c'est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos. Que le Dieu de paix soit avec vous tous! Amen! 
Alors que Paul arrive à la fin de sa lettre, il va résumer le grand message de ce livre. Alors qu'il arrive à la fin, il se voit lui-même comme un chrétien complet, quelqu'un qui a embrassé un Sauveur complet, et maintenant il s'utilise lui-même en tant qu'exemple. Alors qu'il considère le monde entier, il se décrit de deux façons. Le verset 15:16 dit: « D'être ministre de Jésus-Christ parmi les païens, exerçant la sacrificature dans l'évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l'Esprit Saint. » Il se décrit premièrement en tant que prêtre. Dans les versets 15:19-20 il dit: « J'ai abondamment répandu l'Évangile de Christ. Et je me suis fait honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui, selon qu'il est écrit. » Ici, il se décrit comme un pionnier. Paul se décrit dans ce passage comme un prêtre et un pionnier.
    L'allusion qu'il fait à lui-même en tant que prêtre est tirée de l'Ancien Testament. Un prêtre était quelqu'un qui était mis à part pour offrir des sacrifices acceptables à Dieu. Il y a trois parties à cette image. Il y a d'abord le prêtre, ensuite le sacrifice, et enfin ce qui rend le sacrifice acceptable. Lorsque vous lisez des chapitres comme Lévitique 2, vous voyez ce qui rendait le sacrifice acceptable. Les prêtres de L'Ancien Testament devaient répandre sur l'offrande de l'encens, de l'huile ou du sel. Et c'est seulement ensuite qu'il pouvait l'offrir. L'offrande était ainsi sanctifiée et devenait agréable grâce à l'huile, l'encens ou le sel. Alors que Paul méditait à ce sujet, il se dit: « Alors que j'arrive à la fin de cette lettre, et que je considère mes responsabilités envers l'Eglise, envers mon prochain, envers la société, et envers le monde entier, je me sens comme un prêtre et un pionnier. » Paul dit qu'il est prêtre parce qu'il offre une offrande à Dieu. Mais quelle est cette offrande? Il ne s'agit pas d'animal, il ne s'agit pas de d'oiseaux, il offre des personnes. Le verset 15:16 dit: « Afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l'Esprit Saint. » Paul est un prêtre, il partage l’Évangile, et il offre ces personnes à Dieu. Qu'est-ce qui rend ces personnes acceptables? Ce n'est pas le sel, l'encens ou l'huile qui rend ces personnes agréables et acceptables à Dieu. Non, il dit qu'ils sont « sanctifiés par le Saint-Esprit. » C'est cela qui rend les païens agréables à Dieu. En tant que prêtre de Dieu, Paul prêchait l’Évangile, il semait et ensuite il prenait le résultat et l'offrait à Dieu en disant: « Seigneur, voici mon ministère. Voilà mon offrande en tant que prêtre et je sais que tu acceptes cela par le Saint-Esprit.
    J'ai récemment entendu un frère expliquer du point de vue botanique ce qu'était un fruit. C'est ce que Paul avait à l'esprit à travers tout Romains. Quel est l'objectif des fruits? Qu'est-ce qu'un fruit? Ce frère a expliqué que le fruit est le « ventre de la semence. » Pensez un instant à cela. C'est l'incubateur de la semence. Où se trouvent les graines de pommes? Elles ne sont pas  dans les feuilles. Elles ne sont pas dans les branches. Elles ne sont pas dans le tronc. Elles ne sont pas dans les racines. Où trouverez-vous les graines de la pomme? La réponse est dans le fruit. Les graines de pommes sont dans les pommes. Où se trouvent les graines du raisin? Elles ne se trouvent pas dans le cep. Elles se trouvent dans le raisin, dans le fruit. Le noyau de la cerise est dans la cerise. Le noyau de l'abricot est dans l'abricot. Quand un fruit est-il cueilli? La réponse est lorsque la graine, le noyau ou la semence est prête, et pas avant cela. C'est lorsque le fruit est mur.

PORTER DU FRUIT DE L'ESPRIT POUR RÉPANDRE LA SEMENCE

    Voilà l'illustration de Dieu. Vous voyez, Paul comprenait cela, car en Romains 7:5 il dit: «Afin que nous portions des fruits pour Dieu. » Le fruit n'est pas l'objectif, de nombreux chrétiens disent: « Oh, je ne peux pas attendre jusqu'à qu'il y ait du fruit dans ma vie. » Le fruit n'est pas l'objectif. L'objectif c'est de répandre la semence, c'est la mission qui est l'objectif. C'est gagner des âmes qui est l'objectif. Pourquoi Dieu vous permet-Il de porter du fruit? C'est parce que le fruit porte la semence. Et lorsque vous avez de vrais fruits, vous pouvez répandre de la semence. C'est ce que Paul dit ici. Il dit: « Je suis un prêtre. Partout où je vais, Dieu manifeste du fruit à travers moi, et ensuite ce fruit répand de la semence et je peux prendre cela pour l'offrir à Dieu. »
    C'est pour cette raison, chers frères et sœurs en Christ, qu'il est important d'avoir le vrai fruit de l'Esprit, parce que la semence de Dieu est dans le fruit. C'est dans le fruit. Chaque fois que nous avons le vrai fruit dans notre vie, peu importe à qui nous parlions, que ce soit à notre patron, à notre famille, à notre voisinage, à un ami ou à un inconnu, nous répandons de la semence. C'est cela la mission. C'est pour cela que c'est une folie de jouer à un jeu, de faire comme si et d'utiliser de belles et grandes phrases alors que vous n'avez pas le vrai fruit. Parce que si vous n'avez pas le vrai fruit alors vous n'avez pas non plus la vraie semence. Vous pouvez essayer de tromper toutes les personnes que vous voulez mais si vous n'avez pas le fruit alors vous n'avez pas non plus la semence. L'objectif du fruit est de porter la semence en lui-même, c'est pour cela qu'il faut le bon fruit. Paul dit ici: « Je suis un prêtre et par mon union avec Christ, je porte du fruit partout où je vais. Tout ce que je fais c'est connaître Dieu, porter du fruit et répandre de la semence. Et un jour je vais prendre tout cela et je l'offrirai à Dieu comme une offrande qui sera acceptable par le Saint-Esprit. » Lorsque Paul considère le monde entier, il dit: « Nous sommes des prêtres. »
    Ensuite dans les versets 15:20-21 Paul dit: « Nous sommes également des pionniers. » On tire parfois de ce passage l'idée des missionnaires pionniers, qui vont dans des régions éloignées, reculées ou désertiques et où Christ n'a pas encore été annoncé. Vous pouvez certainement l'appliquer à cela, mais il ne parle pas ici de missionnaire pionnier, il parle ici de chrétien pionnier. Il parle de tous les chrétiens complets qui sont des pionniers. Frères et soeurs en Christ, alors que nous sommes sur le point de terminer l'étude de ce grand livre qui nous présente un chrétien complet, Dieu veut vous utiliser en tant que pionnier comme Il n'a jamais utilisé quelqu'un auparavant, d'une façon qui ne bâtit pas sur la fondation de personne d'autre avant vous, d'une façon qui vous soit unique, car vous êtes uniques. Vous êtes particuliers et en mettant en vous du fruit, Dieu va répandre de la semence d'une façon qu'Il n'a jamais utilisée avec personne d'autre avant. Alors que vous connaissez le Seigneur Jésus et que vous portez du fruit, vous deviendrez des « créateurs », juste en étant vous-mêmes, vous serez capables de semer dans des endroits où personne ne peut semer à votre place.
    Alors que Paul considérait le monde entier, il avait plusieurs prières sur son coeur. La première est qu'il désirait venir dans la plénitude de la bénédiction de Christ. En effet le verset 15:29 dit: « Je sais qu'en allant vers vous, c'est avec une pleine bénédiction de Christ que j'irai. » N'est-ce pas glorieux? Là où vous allez n'est pas important mais lorsque vous y arriverez, est-ce que cela sera dans la plénitude de la bénédiction de Christ? Voilà quel était le coeur de Paul. Peu importe où Paul allait arriver, ce qu'il désirait c'était y arriver dans la plénitude de la bénédiction de Christ. Il fait une autre prière au verset 15:32, c'est de trouver auprès des autres chrétiens quelque repos et d'être rafraîchis par eux. Il ne veut pas seulement recevoir des bénédictions mais également être une bénédiction. Et c'est de cette façon qu'il vivait.
    Il se peut que vous pensiez: « Tout cela est bien pour Paul. Mais Paul est Paul. Cet homme avait comme un monopole sur Dieu. Mais moi je ne suis pas Paul. Lui il avait une relation toute particulière avec le Seigneur que je n'ai pas. Dieu le prenait à part et lui disait des choses à l'oreille, lui il est inspiré. Mais moi je n'ai pas tout cela. Dieu ne me dit pas des choses comme Il l'a fait pour Paul. Dieu ne me montre rien. Il est facile pour Paul de dire que nous sommes des prêtres et de pionniers pour le monde entier, lui il connait la volonté de Dieu. Mais moi quand je regarde ma vie, je me demande parfois si je suis un chrétien, et je ne comprends pas toujours ce qui se passe dans ma vie et ce que Dieu fait dans ma vie. Paul lui semble savoir qu'il doit aller ici ou là, selon que Dieu le guide. Mais moi je me demande s'il y a aussi une parole pour moi quelque part. » Vous cherchez et cherchez mais vous ne semblez pas trouver, ni savoir quoi faire.
    Laissez-moi pourtant vous montrer quelque chose au sujet de la vie de Paul. Commençons par les versets 1:10-13 où il dit: « Demandant continuellement dans mes prières d'avoir enfin, par sa volonté, le bonheur d'aller vers vous. Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis ou plutôt, afin que nous soyons encouragés ensemble au milieu de vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi. Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que j'ai souvent formé le projet d'aller vous voir, afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations; mais j'en ai été empêché jusqu'ici. » Le point important ici c'est qu'au début de la lettre aux Romains Paul dit: « J'ai planifié de venir vous voir. » Regardons maintenant les versets 15:22-28 où il dit: « Et je me suis fait honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui, selon qu'il est écrit: Ceux à qui il n'avait point été annoncé verront, Et ceux qui n'en avaient point entendu parler comprendront. C'est ce qui m'a souvent empêché d'aller vers vous. Mais maintenant, n'ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d'aller vers vous, j'espère vous voir en passant, quand je me rendrai en Espagne, et y être accompagné par vous, après que j'aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous. Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints. Car la Macédoine et l'Achaïe ont bien voulu s'imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem. Elles l'ont bien voulu, et elles le leur devaient; car si les païens ont eu part à leurs avantages spirituels, ils doivent aussi les assister dans les choses temporelles. Dès que j'aurai terminé cette affaire et que je leur aurai remis ces dons, je partirai pour l'Espagne et passerai chez vous. »
    J'aimerais vous faire remarquer que Paul décrit un itinéraire, il présente son agenda, il fait des plans. D'abord il aimerait retourner à Jérusalem car il a des dons à y apporter et cela fait longtemps qu'il n'y est pas allé et ensuite il dit: « Puis, je viendrai vous voir à Rome et nous nous mettrons ensemble pour lire, partager, prier et nous réjouir ensemble. Oui, je viendrai à Rome pour vous rencontrer et nous aurons la communion ensemble. Puis après vous avoir quittés, j'irai en Espagne. Voilà l'itinéraire que j'ai prévu jusqu'à présent. » Voilà son itinéraire, il veut aller à Jérusalem, à Rome et en Espagne. Maintenant lorsque nous regardons dans Actes 21:3-4, nous lisons: « Quand nous fûmes en vue de l'île de Chypre, nous la laissâmes à gauche, poursuivant notre route du côté de la Syrie, et nous abordâmes à Tyr, où le bâtiment devait décharger sa cargaison. Nous trouvâmes les disciples, et nous restâmes là sept jours. Les disciples, poussés par l'Esprit, disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem. » Voilà donc la personne qui a selon vous un monopole sur Dieu. Paul confie son itinéraire à l'Eglise de Rome mais lorsqu'il en parle aux chrétiens de Tyr, les frères lui disent que l'Esprit de Dieu lui demande de ne pas faire cela. Pourtant Paul n'en tient pas compte et les quitte pour Césarée, où il y partage également ses plans avec les chrétiens.
    On trouve la suite en Actes 21:8-12 où il est dit: « Nous partîmes le lendemain, et nous arrivâmes à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était l'un des sept, nous logeâmes chez lui. Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Comme nous étions là depuis plusieurs jours, un prophète, nommé Agabus, descendit de Judée, et vint nous trouver. Il prit la ceinture de Paul, se lia les pieds et les mains, et dit: Voici ce que déclare le Saint-Esprit: L'homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs le lieront de la même manière à Jérusalem, et le livreront entre les mains des païens. Quand nous entendîmes cela, nous et ceux de l'endroit, nous priâmes Paul de ne pas monter à Jérusalem. » Après les gens de Tyr, ce sont les chrétiens de Césarée qui demandent à Paul de ne pas monter à Jérusalem. Finalement Paul répond en Actes 21:13-14: « Que faites-vous, en pleurant et en me brisant le coeur? Je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus. Comme il ne se laissait pas persuader, nous n'insistâmes pas, et nous dîmes: Que la volonté du Seigneur se fasse! » Paul était obstiné, il ne cessait de dire: « J'irai à Jérusalem, à Rome et en Espagne. J'ai déjà prévu mon itinéraire et c'est comme cela que je ferais. »
    Il a partagé l'itinéraire qu'il a planifié avec les chrétiens de Tyr, de Césarée et de Rome et voilà maintenant ce qu'il écrit aux disciples de Rome dans les versets 15:30-32: « Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l'amour de l'Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur, afin que je sois délivré des incrédules de la Judée, et que les dons que je porte à Jérusalem soient agréés des saints, en sorte que j'arrive chez vous avec joie, si c'est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos. » Paul était conscient de ce qui pouvait lui arriver en Judée et il demande aux chrétiens de Rome, qu'il soit délivré alors qu'il s'apprête à aller à Jérusalem. Bien que la multitude des conseillers disent à Paul de ne pas aller à Jérusalem, il reste décidé à aller à Jérusalem, puis à Rome et enfin en Espagne; pourtant il demande aux chrétiens de Rome de prier pour son voyage en Judée, car des difficultés s'annoncent.
    Très bien, comment tout cela se termine-t-il? Eh bien il est allé à Jérusalem et les autres chrétiens avaient raison, Agabus avait raison, et les saints de Tyr et de Sidon avaient raison. Tous ceux qui l'avaient averti avaient raison. Paul a été arrêté à Jérusalem, il a été mis dans les chaines et il est effectivement allé à Rome. Mais il n'est pas allé à Rome pour avoir la communion avec ces chrétiens mais en tant que prisonnier, pour passer devant César et pour mourir en martyr à cause du Seigneur Jésus-Christ.
    Pourquoi vous ai-je raconté toute cette histoire? Parce que selon les récits que nous avons, Paul n'est jamais allé en Espagne bien que cela fasse partie de ses plans. Voilà ce grand apôtre, celui dont on pense qu'il avait « un monopole sur Dieu », et à qui Dieu partageait tous ses secrets. Ce que j'essaie de vous expliquer, chers frères et soeurs en Christ, c'est que Paul n'avait rien de plus que ce que vous avez, et Paul n'avait rien de plus que ce que j'ai. Paul ne connaissait pas toute la volonté de Dieu, il ne savait pas où aller et quand aller, où séjourner et combien de temps rester à un endroit. Il ne savait rien de cela. Il marchait simplement selon la lumière qu'il avait, et dans tous les endroits où il allait, il portait du fruit qui lui permettait de semer, et chaque semence était une bénédiction. Il ne faisait qu'avancer.

FAITES DES PLANS, MAIS LAISSEZ LE SEIGNEUR LES CHANGER

    Voilà le point que je veux souligner et quelques applications. Il n'est pas faux de faire des projets et des plans. Paul a fait des plans, il désirait aller à Rome et en Espagne. Il n'est jamais arrivé en Espagne, mais il l'a planifié. Certains chrétiens disent: « Vivez au jour le jour et ne faites pas de plan. » Non, il n'est pas mauvais de faire des plans. Mais rappelez-vous simplement que votre Seigneur peut les changer et Il le fera. Vous pouvez faire tous les plans que vous désirez mais Dieu est souverain et la volonté de Dieu se fera. Vous pouvez faire des plans et il n'est pas faux de faire des plans. Faites des plans. Vous pouvez même faire ce que Paul a fait ici. Vous pouvez même demander aux gens de prier au sujet de vos plans. C'est ce que Paul a fait ici, il a demandé aux chrétiens de Rome de prier au sujet de ses projets. Dieu n'a pas répondu à leur prière, du moins pas comme ils s'attendaient à ce qu'Il le fasse. Paul leur demande de prier pour qu'il soit délivré lorsqu'il ira à Jérusalem. Mais cela n'a pas marché! Il n'est pas faux de demander aux gens de prier dans le sens où va votre coeur. Vivez dans la lumière qui est la vôtre. N'essayez pas d'être quelqu'un que vous n'êtes pas. Paul était simplement Paul.
    En passant, laissez-moi faire un petit commentaire au sujet de Proverbes 11:14 qui dit: « Et le salut est dans le grand nombre des conseillers. » Croyez cela frères et sœurs. Lorsqu'il y a un Corps de croyants qui avancent dans une seule direction, alors on peut y trouver la sécurité. Mais voici l'autre côté, acceptez les conseils mais n'acceptez pas de diktats et d'ordres de n'importe quelle autre personne ou groupe. Ce n'est pas parce que tout le monde dit qu'une chose est la volonté de Dieu, que cela en fait la volonté de Dieu. Je ne veux pas juger le coeur de Paul en disant c'était juste ou faux, ce qui est important c'est que son coeur désirait plaire au Seigneur, peu importe ce qui ce passait. Il n'est donc pas faux de faire des projets et il n'est pas faux de demander aux gens de prier pour cela. Rappelez-vous simplement que Dieu n'est pas obligé de répondre à vos prières et qu'Il peut changer vos plans comme Il le désire.
    Peut-être que vous êtes tentés de dire: « Oh, je ne serai jamais un prêtre. Je ne serai jamais utilisé de façon unique par Dieu. » N'essayez pas d'être un prêtre et n'essayez pas d'être un pionnier. Soyez simplement un enfant de Dieu. Soyez simplement quelqu'un qui est correctement relié à Dieu et alors vous serez un prêtre et vous serez un pionnier. Paul vous montre juste ce qui va se passer. Il ne veut pas vous dire: « Essayez maintenant d'être un prêtre, un pionnier et une bénédiction pour les autres. » Non, il ne dit pas cela. La moins bonne chose que vous pouvez faire c'est d'essayer d'être une bénédiction pour les autres. » Je me rappelle encore des moments où j'essayais d'être une bénédiction pour ma famille, c'était terrible. Non, vous ne pouvez pas essayer d'être une bénédiction, mais la Bible dit: « Fais de l'Éternel tes délices, Et il te donnera ce que ton coeur désire. » (cf. Psaume 37:4) La meilleure chose que vous puissiez faire pour votre famille est de faire de Jésus votre délice. La meilleure chose que vous puissiez faire pour votre prochain est de faire du Seigneur votre délice. Vous avez des désirs dans votre coeur, alors faîtes de l’Éternel votre délice et Il vous donnera les désirs de votre coeur. Par conséquent vivez simplement dans une vraie relation avec Lui.

CHAQUE PARTIE DE LA BIBLE PEUT NOUS MONTRER QUELQUE CHOSE DE CHRIST

    Considérons maintenant le chapitre 16. Nous y trouvons 36 noms, avec lesquels nous ne sommes, pour la plupart, sûrement pas familiers. Et si vous êtes comme moi, vous ne pouvez sans doute pas les prononcer pour la plupart. Ce sont 36 noms que l'on retrouve dans des salutations ce qui fait qu'à la surface cela ressemble à un chapitre très ennuyeux. Tout cela semble très sec. Cela fait longtemps que je crois qu'il n'existe pas de portion des Écritures qui soit « sèche et morte. » Même si je crois qu'il n'existe pas de passage des Écritures qui soient ennuyeux, cela ne signifie pas que j'arrive toujours à retirer quelque chose de chaque passage. Mais même si je ne le vois pas, il s'y trouve quelque chose pour nous. Ce chapitre 16 de Romains est inspiré, il fait partie de la Bible et c'est Dieu qui l'y a mis et je suis sûr que Dieu récompense ceux qui prennent le temps de chercher et de sonder. Si Dieu a mis ce chapitre dans la Bible, alors c'est que cela doit nous aider à voir Christ.
    Certaines personnes sont capables de trouver dans ce genre de chapitre tout un tas de pensées spirituelles, juste à travers la signification des noms. Par exemple Rufus signifie: « Celui qui est roux », Junias signifie « Jeune », Andronicus signifie « le conquérant » et Amplias signifie « large, agrandi. » Je ne sais pas si cela vous parle, mais cela n'a jamais eu beaucoup d'impact sur moi. Je me suis alors dit que j'allais consulter mes commentaires pour voir comment eux ils voient le chapitre 16. La plupart d'entre eux approchent ce passage comme un problème. Considérez par exemple le verset 16:7 : « Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d'une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi. » Est-ce que c'est important pour vous de savoir si Andronicus et Junias étaient mari et femme? Est-ce vraiment important? Ou est-ce important de savoir si Junias et Julia que l'on trouve dans certains manuscrits sont une seule et même personne? Ou si Junias est en fait un nom masculin et pas féminin? Voilà de quoi traitent certains commentaires page après page. Andronicus et Junias sont appelés « parents. » Est-ce important si cela signifie qu'ils sont de la famille de Paul, de la même chair ou si ce sont juste des juifs comme lui? Est-ce que cela est important? Qui peut répondre à cela?
    Ce verset 16:7 dit également qu'ils jouissent d'une grande considération parmi les apôtres. Pourquoi? Est-ce que c'est parce qu'ils se sont convertis avant Paul? Parce qu'ils ont fait partie des soixante-dix que l'on trouve dans Luc 10? Il est aussi écrit qu'ils ont été des compagnons de captivité, mais dans quelle prison? J'ai un livre qui passe en revue tous les moments où Paul a été emprisonné pour montrer à quel moment ces personnes ont été emprisonnées avec Lui. Est-ce que tout cela est important? Le verset 16:13 dit: « Saluez Rufus, l'élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. » Est-ce que cela signifie que Paul et Rufus étaient des frères naturels, ou est-ce que cette femme était sa mère affective plus que par la chair? Est-ce que ce Rufus est le même Rufus dont on parle en Marc 15:21 dont le père Simon de Cyrène a porté la croix de Jésus? Est-ce si important?
    Les versets 16:3-4 disent: « Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d'oeuvre en Jésus-Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie. » Quand ont-ils risqué leur vie pour Paul? Je pense que tout cela est très intéressant, mais je peux vous dire chers frères et sœurs en Christ, que tout cela n'est pas Christ, ce n'est pas le Seigneur. Même si vous pouviez répondre à toutes ces questions, qu'auriez-vous de plus? Qui est-ce que cela intéresse vraiment?
    Ceci dit, je crois que c'est un chapitre riche et en tant que dernier chapitre du livre de Romains, ce n'est pas uniquement un chapitre riche mais cela doit également être un chapitre de conclusion. Il doit donc prendre tous les quinze premiers chapitres et rappeler les points importants que nous y avons vus. Si Dieu est en train d'écrire une Bible alors on peut s'attendre à ce qu'Il résume aussi les choses importantes pour bien les mettre en évidence. Laissez-moi vous montrer différentes choses qui selon moi font de ce chapitre un chapitre de conclusion.

L'HISTOIRE DE L'EGLISE C'EST L'HISTOIRE DE PERSONNES ORDINAIRES

    La première chose est la suivante. Paul a présenté Christ en tant que Sauveur complet, et il a décrit le genre de vie auquel vous pouvez vous attendre en tant que chrétien complet qui a embrassé un Sauveur complet. Alors que vous parcourez Romains, vous vous rendez compte que même si c'est un livre sur Christ, c'est également un livre sur de grandes doctrines. Vous avez des doctrines à travers tout le livre. Nous trouvons la justification par la foi, la sanctification, Christ en nous, la doctrine du Saint-Esprit, la doctrine de l'élection, la doctrine de la souveraineté de Dieu, la doctrine de la gloire future et ainsi de suite. Ce livre contient plein de doctrines. Si vous écriviez un livre rempli de tant de doctrines, et si je vous demandais ensuite de le conclure, quelle doctrine choisiriez-vous pour résumer le tout? Vous voyez, ce qui est merveilleux c'est que Paul ne termine pas avec de la doctrine, il termine avec des personnes, avec des personnes tout ce qu'il y a de plus ordinaires. Il donne une liste de noms parce que ce n'est pas Romains en tant que doctrine mais Romains en action. C'est le message de Romains qui se manifeste dans des exemples vivants, dans des personnes vivantes.
    Regardez s'il vous plaît la liste des personnes nommées:
• Verset 16:1: « Diaconesse. »
Verset 16:2: « Elle donné de l'aide à plusieurs. »
Verset 16:3 et 9: « Compagnons d'oeuvre. »
Verset 16:5, 8, 9 et 12: « Bien-aimé. »
Verset 16:6: « Qui a pris beaucoup de peine. » Verset 16:7: « Compagnons de captivité 
Verset 16:10 « Qui est éprouvé en Christ »
Verset 16:12: « Qui travaillent pour le Seigneur. »
Verset 16:15: « Saints »
Quelle merveilleuse liste nous avons là. Et veuillez noter également:
• Verset 16:2: « Dans le Seigneur. »
Verset 16:3: « En Christ Jésus. »
Verset 16:7: « En Christ. »
Verset 16:8: « Dans le Seigneur. »
Verset 16:9: « En Christ. »
Verset 16:10 : « Eprouvé en Christ. »
Verset 16:11: « Dans le Seigneur. »
Verset 16:12: « Pour le Seigneur. »
Verset 16:13: « L'élu du Seigneur. »
    Ce sont des personnes ordinaires. Ce sont des hommes et des femmes, des nobles et des esclaves, des apôtres, des diaconesses, des travailleurs et des prisonniers. Toutes ces personnes n'ont qu'une seule chose en commun, elles sont en Christ, elles sont dans le Seigneur. Leur grandeur, leur réputation est qu'elles Lui appartiennent et qu'elles sont en Lui. Si vous regardez bien cette liste de noms, vous verrez que vous ne trouverez aucun bâtiment, aucune route, aucune rue, aucune avenue qui portent leur nom. Si vous allez dans un musée vous ne trouverez pas leur portrait accroché au mur. Leur vie ne sera pas écrite dans des encyclopédies, mais vous pouvez voir ici ce qui a été merveilleux dans leur vie, c'est qu'ils étaient en Christ. Ils vivaient, ils travaillaient, ils priaient, ils oeuvraient, ils avaient un Sauveur complet.
    Alors que vous parcourrez le Nouveau Testament, vous y trouverez six femmes appelées Marie. Il y avait Marie la mère de Jésus, Marie, la mère de Jacques et la femme de Clopas, Marie la sœur de Marie la mère de Jésus, Marie la mère de Jean Marc, Marie Magdala, et aussi Marie la sœur de Lazare et Marthe. Toutes ces Marie sont plus au moins connues. Mais il y en a une autre dans le verset 16:6: « Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous. » C'est « Marie de Rome », c'est la sixième Marie. Qu'a-t-elle fait? Elle a travaillé dur. Je crois que cette Marie mérite d'être mentionnée dans le Nouveau Testament parce que Marie illustre ce que toute cette liste illustre. Elle est derrière la scène, elle fait partie des saints! Toutes ces personnes sont des saints, des personnes ordinaires, qui vivent derrière la scène. Elles n'apparaissent pas sur les estrades, elles n'ont pas un grand nom, elles n'ont pas de réputation, mais Dieu a répertorié leurs noms.
    Pendant que cette Marie travaillait dur, peu importe ce qu'elle a fait, je me demande si elle se disait: « J'espère que je serai dans le sixième verset du seizième chapitre de Romains! » Elle n'essayait pas d'entrer dans la Bible. Elle n'a rien fait pour que les gens se souviennent d'elles. Elle était simplement une chrétienne en Christ, et elle répandait la semence. Elle a simplement fait ce qu'elle a fait. Lorsque vous regardez cette liste étrange de noms, il faut vous rappeler qu'ils ne sont pas des étrangers, car un jour vous serez assis avec certaines de ces personnes, et vous les connaîtrez. Ce sont de vraies personnes qui connaissaient Jésus.
    La liste que Dieu a mise là n'est pas complète, c'est uniquement un échantillon, ce n'est qu'une illustration, parce que c'est ainsi que Dieu fait tout le temps. Il enregistre et met par écrit. C'est pour cela que c'est si important d'avoir cette liste. Parce qu'Il est en train de dire, c'est cela Romains. Romains c'est Phoebé, Andronicus, Junias, Marie, Rufus et tous ces gens qui ne sont personne qui font ces choses qui ne sont rien, derrière la scène, et pourtant Dieu met tout cela par écrit. Voilà de quoi il s'agit ici. Cette liste continue, votre nom est dans cette liste et mon nom est dans cette liste. Je pense que je dois avoir dans ma bibliothèque deux douzaines de livres sur l'histoire de l'Eglise. Ils se présentent comme vous racontant l'histoire de l'Eglise, mais ce n'est pas le cas. Parce que dans ces livres, je n'ai pas ces noms. C'est cette liste qui est l'histoire de l'Eglise. L'histoire de l'Eglise, ce n'est pas Martin Luther, Jean Calvin, John Wesley et George Whitefield. Cela, c'est la vision des hommes, comme si l'histoire n'était formée que de grands sommets. L'histoire de l'Eglise, ce sont des milliers et des milliers de personnes derrière la scène qui font juste ce qu'elles ont à faire, simplement parce qu'elles sont en Christ. Cette personne donne, cette personne aide, cette personne écrit, cette personne prie, cette personne parle, cette personne réconforte et cette personne encourage, c'est cela l'histoire de l'Eglise.
     En lien avec le chapitre 16, j'aime 1 Samuel 30:23-25. Les Amalécites venaient d'attaquer le camp de David pendant son absence et ils avaient pris leurs biens et leurs femmes. Certains des hommes de David étaient trop fatigués pour les poursuivre alors ils restèrent au camp avec les bagages. Lorsque David et les hommes partis avec lui rattrapèrent les Amalécites, ils les battirent et récupérèrent leurs biens. De retour au camp, certains des hommes dirent à David qu'il ne fallait pas donner de part du butin à ceux qui n'étaient pas venus avec eux, si ce n'est leur femme et leurs enfants. Mais voici ce que David leur répond en 1 Samuel 30:23-25: « N'agissez pas ainsi, mes frères, au sujet de ce que l'Éternel nous a donné; car il nous a gardés, et il a livré entre nos mains la troupe qui était venue contre nous. Et qui vous écouterait dans cette affaire? La part doit être la même pour celui qui est descendu sur le champ de bataille et pour celui qui est resté près des bagages: ensemble ils partageront. Il en fut ainsi dès ce jour et dans la suite, et l'on a fait de cela jusqu'à ce jour une loi et une coutume en Israël. » N'est-ce pas merveilleux?
    Voyez-vous ce que Dieu est en train de dire ici? Pensez-vous que ce sont les gens comme Pierre, Jacques, Jean et Paul qui vont recevoir toutes les victoires et les richesses? Non, ce sont toutes les personnes ordinaires qui sont dans le Seigneur, qui sont en Christ, qu'elles soient mises en avant ou qu'elles soient dans les coulisses, elles partagent toutes les mêmes bénédictions. Ne penseriez-vous pas que quelqu'un comme Elie devrait recevoir une plus grande récompense que la veuve de Sarepta qui l'a hébergé? Pourtant que lisons-nous donc dans Matthieu 10:41: « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. » N'est-ce pas merveilleux? La veuve de Sarepta recevra toutes les récompenses qu'Elie recevra. Mais qu'a-t'elle fait? Elle n'a jamais fait tomber le feu du ciel. Elle ne s'est jamais confrontée aux prophètes de Baal. Elle n'a jamais prié pour stopper la pluie. Elle n'a jamais ressuscité de morts. Frères et soeurs en Christ, nous sommes un. C'est pour cela que nous devons avoir une juste relation avec Dieu, pour porter du fruit et répandre de la semence. C'est tout le message de Romains.
    Je suis tellement étonné lorsque je lis ces 36 noms. Paul connaissait toutes ces personnes par leur nom. Je me suis amusé un jour à compter combien de personnes Paul a nommé de façon individuelle dans ses lettres. Mais j'en ai perdu la trace, je pense que cela doit faire pas loin de 200 noms. Je ne pense pas que je connaisse 200 personnes par leurs noms. Savez-vous pourquoi il se rappelait d'eux? C'est parce qu'il priait pour eux? Parfois nous nous excusons lorsque nous oublions le nom de quelqu'un en disant: « Pardon je n'ai pas vraiment la mémoire des noms. ». Savez-vous ce que nous disons en disant cela: « Je ne me sens pas réellement concerné par vous. Je ne me sens pas assez concerné par vous pour me souvenir de votre nom. » Paul était engagé auprès de ces chrétiens, il avait une relation avec ces personnes et ils les connaissaient, même s'il n'était jamais allé à Rome. Il n'avait pas encore rencontré la plupart de ces personnes. Il avait juste entendu parler d'une personne ou d'une autre. Mais il était si excité de rencontrer ces gens qui étaient en Christ, dans le Seigneur. Ce passage est une grande illustration et une belle façon de clore ce livre. Ce chapitre contient des salutations, et Paul était si rempli de Christ que même ses salutations contenaient Christ. Il ne disait pas juste: « Bonjour », il disait: « Bonjour en Christ. Je vous salue dans le Seigneur. » Il ne disait pas simplement: « Au revoir, à plus tard », il disait: « Au revoir en Christ, que le Seigneur soit avec vous. » C'est parce que Christ irradiait et inondait sa vie. Voilà tout le sujet de Romains.
    Pour terminer, lisons les versets 16:25-27 qui sont une conclusion finale au message de Romains: « A celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles, mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d'après l'ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu'elles obéissent à la foi, à Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Jésus-Christ! Amen! » Ces versets soulignent premièrement l'objectif du message de Romains. Quel est l'objectif de Romains, le verset 16:25 dit: « Vous affermir. » Il s'agit d'affermir, de stabiliser. L'objectif de Romains est de vous affermir, de vous donner du repos, de vous stabiliser, de vous fonder profondément. C'est comme cela que Paul termine son épître. C'est tout différent d'une expérience faite de haut et de bas.
    Ces versets soulignent également le coeur de Romains. Vers où va le livre? La réponse est la mission, car le verset 16:26 dit: « Et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu'elles obéissent à la foi. » N'est-ce pas une chose merveilleuse? Dans les derniers versets de Romains, vous voyez le coeur de Dieu qui a en vue le monde entier. C'est ce qu'Il désire. Il ne veut pas uniquement que vous puissiez profiter d'un Christ complet, mais il désire que toute la terre puisse profiter d'un Christ complet. La façon dont Dieu présente la mission n'est pas en présentant la mission. La façon dont Dieu présente la mission est en présentant Christ, et alors que vous voyez Christ, cela a un impact sur la terre entière.
    Finalement ces versets soulignent la finalité de Romains.En effet le verset 16:27 dit: « A Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Jésus-Christ! Amen. » Cette finalité est la gloire de Dieu. Le message du livre est de vous établir, le coeur du livre est la mission dans le monde entier, et la finalité du livre est la Gloire du Dieu. C'est vers là que toutes choses convergent, c'est-à-dire donner un Sauveur complet au monde entier et cela pour la Gloire de Dieu. La fin de Romains ne parle pas de la délivrance du péché, de Satan ou de l'enfer ou de quelque chose comme cela, il ne s'agit pas non plus du ciel. Non, il s'agit de la Gloire de Dieu.
Voilà, j'espère que je ne vous ai pas perdu dans notre étude de Romains. Laissez-moi vous donner un dernier conseil, si jamais vous êtes perdus dans l'étude de Romains, alors mettez Romains de côté et regardez à Jésus parce que c'est de Lui dont Romains parle. Il nous parle de Christ. Ne vous perdez pas dans l'étude de Romains, ni de n'importe quel autre livre. Réalisez-vous que si vous êtes ouverts à Christ, vous êtes ouverts à n'importe quel livre de la Bible, même si vous ne savez pas de quoi il s'agit? Quel est le message de Nahum? Si vous êtes ouverts à Christ alors vous êtes ouverts au message de Nahum, même si vous ne savez pas de quoi il s'agit. C'est pour cela qu'il est si important d'être ouvert à Christ, parce que si vous êtes ouverts à Lui, vous êtes ouverts à toute la parole de Dieu. Voilà, j'espère que par notre étude de Romains, vous avez maintenant une petite vision de ce que cela signifie d'avoir Jésus-Christ comment son Sauveur complet et je prie que Dieu puisse nous permettre de nous approprier cette vie.

    Prions: Père nous Te remercions parce que Tu nous as donné ce livre de Romains. Seigneur nous savons que nous n'avons fait que toucher à certaines des choses que Tu y as mises et de façon très imparfaite. Nous prions que Tu puisses manifester dans notre vie tout ce que Tu sais que ce livre signifie; la raison pour laquelle Tu l'as inspiré et préservé à travers les âges. Imprime tout cela dans notre coeur, montre-nous ce que cela signifie que d'avoir un Christ qui est notre justification, notre sanctification et notre glorification. Nous prions que nous puissions saisir Christ, que nous puissions nous L'approprier. Nous Te prions de nous délivrer de cette vie qui est vécue par notre propre chair, ou nous essayons d'être quelqu'un. Laisse-nous expérimenter ce que cela signifie que d'avoir la vie de l'Esprit de Dieu coulant en nous, et que nous puissions porter des fruits qui se répandront en semence. Au nom de Jésus. Amen.

 Copyright - Bible Study Ministries Inc.
Distribution (libre) non commerciale possible à condition que cette mention apparaisse


samedi 22 mars 2014

(26) ROMAINS (Romains 14:13-23) Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)
Bonjour et bienvenue dans notre vingt sixième leçon sur cette merveilleuse épître aux Romains.

    Prions: Seigneur alors que nous nous attendons à Ton Saint-Esprit, alors que nous regardons dans Ta Parole, nous aimerions Te demander de nous illuminer par Ta lumière et nous donner à nouveau une révélation de notre cher Seigneur Jésus. Nous Te le demandons dans le nom prééminent du Seigneur Jésus. Au nom de Jésus, Amen.

    Reprenons Romains au chapitre 14. Nous sommes arrivés dans une section très pratique dans notre livre de Romains. Laissez-moi juste vous remémorer ce que Dieu a sur le coeur dans ce livre de Romains et en particulier dans cette section. Dans notre étude du livre des Romains, nous avons divisé ce livre en deux grandes parties. Ces deux parties sont les chapitres 1 à 11 et les chapitres 12 à 16. Les chapitres 1 à 11 présentent Christ en tant que Sauveur complet. Christ est tout ce dont j'ai besoin pour le passé, Il est tout ce dont j'ai besoin pour le moment présent et Il est tout ce dont j'ai besoin pour les âges à venir. Voilà pour les 12 premiers chapitres de Romains, Il s'offre pour être un Sauveur complet et Il m'offre un salut complet. Les chapitres 12 à 16 qui sont bâtis sur les chapitres 1 à 11 présentent le chrétien qui a embrassé un Sauveur complet. Si les chapitres 1 à 11 parlent d'un Sauveur complet, les chapitres 12 à 16 présentent le chrétien complet.
   Si j'embrasse Christ, un Sauveur complet, et que je rentre dans son Salut complet alors j'expérimenterai Romains 12 à 16. Les chapitres 12 à 16 décrivent le chrétien dans toutes les relations qu'il peut avoir dans la vie. Voilà le plan que nous suivons dans l'étude de cette section.Si un chrétien embrasse un salut complet:
Versets 12:1-2: Il sera correctement relié au Seigneur.
Versets 12:3-21: Il sera correctement relié avec tous les chrétiens du Corps de Christ.
Versets 13:1-7: Il sera correctement relié avec toutes les autorités déléguées, ce qui est illustré par le gouvernement civil.
Versets 13:8-14: Il sera correctement relié avec son prochain.
Versets 13:14-15:13: Il sera correctement relié avec ses frères plus faibles et plus forts.
Versets 15:14-29: Il sera correctement relié avec le monde entier.
Finalement les versets 15:30-16:27 résument tout le message de Romains
    Tout au long de cette section pratique, j'ai souligné l'importance de ce premier principe. Veuillez à nouveau regarder comment cette section commence. Elle débute avec les versets 12:1-2: « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte spirituel. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Vous remarquez que Paul ne commence pas par nos relations avec les autres chrétiens, avec le gouvernement ou avec la société, mais il commence par notre relation avec Dieu parce que c'est la relation fondamentale, et toutes les autres relations n'en sont que le résultat. Si je peux réduire tout cela en une phrase, dans les chapitres 12 à 16, Dieu dit que si je suis correctement relié avec le Seigneur, je serai correctement relié dans toutes les relations de la vie. D'un autre côté si je suis en porte à faux avec le Seigneur, je serai partout en porte à faux. Je ne réussirai nulle part si je ne suis pas au clair dans ma relation fondamentale avec Dieu.
    J'aime y faire référence en appelant ma relation avec Dieu, ma relation verticale, et mes relations avec les autres personnes, mes relations horizontales. Si je suis en règle verticalement, je serai en règle horizontalement. Si vous êtes en règle verticalement, vous serez en règle horizontalement. Si vous n'êtes pas en règle verticalement, vous ne pouvez jamais être en règle horizontalement. Il se peut que vous pensiez l'être et en avoir l'apparence extérieure, mais en réalité vous ne pouvez pas être en règle avec votre prochain si vous n'êtes pas en règle avec Dieu. Il y a deux façons de considérer ces chapitres et l'apôtre les considère des deux façons.

NOS RELATIONS AVEC LES AUTRES SONT LE FRUIT DE NOS RELATIONS AVEC DIEU

    La première est que notre relation avec notre prochain est le fruit, le sous produit, la conséquence, le résultat de notre relation avec Dieu. Personne, avec sa propre force, avec sa propre énergie, avec sa propre puissance, ne peut avoir des relations saines avec ses semblables. Vous n'avez pas besoin de lire la Bible pour savoir que nous sommes naturellement centrés sur nous-mêmes, fiers, indépendants, et entêtés. Je ne suis pas choqué d'entendre parler de la violence dont est capable un homme envers son prochain. Je suis surpris mais je ne suis pas choqué. Je ne suis pas choqué lorsque je lis ma Bible. Je ne suis pas choqué lorsque je lis au sujet des terribles traitements inhumains que l'homme fait subir à l'homme ou au sujet des taux de divorce dans le peuple de Dieu. Je suis plutôt étonné que des personnes puissent rester ensemble sans avoir une relation en règle avec Dieu. Je ne suis pas étonné que certains se séparent, je suis plutôt étonné que certains arrivent à rester ensemble. Notre seul espoir de pouvoir vivre ensemble avec notre prochain est notre relation avec le Seigneur.

TOUS NOS PROBLÈMES DE RELATION SONT D'ABORD UN PROBLÈME AVEC DIEU

    Voici l'autre façon de considérer ces chapitres. Non seulement notre relation avec les autres est le fruit de notre relation avec Dieu, mais les relations que nous avons au niveau terrestre, nos relations horizontales, sont le test de notre relation avec Dieu, elles en sont la preuve ou le manque de preuve. Elles sont la manifestation de ma relation avec Dieu ou le manque de manifestation. Si je n'ai pas de bonnes relations avec ma famille, si je n'ai pas de bonnes relations avec mon église, si je n'ai pas de bonnes relations avec la société, si je n'ai pas de bonnes relations avec mes collègues, si je n'ai pas de bonnes relations avec les gens de mon l'école, si je n'ai pas de bonnes relations avec mon prochain, alors j'ai un problème spirituel. Tout cela est toujours le test de ma relation avec Dieu. Toutes ces choses ont donc pour objectif de vous attirer à nouveau vers le Seigneur, pour vous ramener aux fondations. Dieu utilise toutes les relations de la vie, pour nous montrer notre besoin d'avoir une relation juste avec Dieu.
    Je n'ai jamais de problème avec mon épouse Lilian. Que veux-je dire par là? Que tout va toujours au mieux entre nous? Non, je ne veux pas dire cela. Je veux dire que je n'ai jamais de problème avec Lilian, mais j'en ai toujours un avec Dieu. Je n'ai jamais de problèmes avec mes enfants. Est-ce que cela veut dire que je n'ai jamais de problèmes avec mes enfants? Non pas du tout, cela ne signifie pas cela. Cela signifie que mes problèmes avec mes enfants sont en réalité un problème avec Dieu dans mon coeur. C'est si incroyable. Lorsque vous êtes en règle avec Dieu, vous êtes en règle avec votre femme, vos enfants et dans toutes les relations de la vie. Par conséquent notre bonne relation avec Dieu a pour fruit de bonnes relations avec les autres, et nos relations avec les hommes sont un test de notre relation avec Dieu.
    Dans notre étude, nous avons déjà considéré les cinq premières relations. Dans chaque cas, le Saint-Esprit a mis l'accent sur une des caractéristiques principales. Dans les versets 12:1-2, notre relation avec Dieu, la caractéristique principale est la soumission à Dieu. Dans les versets 12:3-21, nos relations avec nos frères chrétiens, la caractéristique principale est l'humilité. Dans les versets 13:1-7, nos relations avec les autorités, la caractéristique principale est la soumission à Dieu. Dans les versets 13:8-14, nos relations avec notre prochain, la caractéristique principale est l'amour. Bien entendu tout vient de l'amour parce que l'amour est l'unique fruit de l'Esprit. C'est l'évidence de la vie de Dieu. Lorsque nous nous sommes arrêtés la dernière fois, nous avons juste commencé à considérer les relations entre les chrétiens forts et faibles que l'on trouve dans les versets 13:14-15:13. La caractéristique principale de cela est le reniement de soi.
    Dans notre introduction à ce passage, j'ai identifié trois idées principales. La première est que les problèmes mentionnés entre le fort et le faible ne sont pas des problèmes moraux. Nous avons appelé cela des scrupules. Considérez les versets 14:2-3: « Tel à la foi pour manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. » Considérez les versets 14:5-6: « Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. » Les sujets que Paul utilise ne concernent pas le caractère de Dieu. Il est question de manger ou de ne pas manger, de distinguer ou non entre les jours. Pendant longtemps, le porc a été cérémoniellement sale. Mais le porc n'a jamais été intrinsèquement sale. Il était uniquement sale pour nous donner une image spirituelle. Il n'y avait rien de sale au sujet de telle ou telle nourriture, au sujet de ce jour ou de ce jour, au sujet de célébrer cette fête ou celle-ci. Considérez le verset 14:14: « Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure. »
    Mais ne sortez surtout pas cela du contexte, laissez cela dans Romains. Si vous sortez cette phrase de son contexte, vous dîtes une contre vérité. Il y a beaucoup de choses qui sont sales en elles-mêmes. Tout ce qui contredit le caractère de Dieu est sale en lui-même. Mentir est intrinsèquement mauvais, parce que c'est contraire au caractère de Dieu. Tout crime est intrinsèquement mauvais. Toute immoralité est mauvaise, sale. Dans le contexte, Paul parle de choses non morales comme manger, boire ou observer ce jour ou celui-là. Le dimanche n'est pas davantage sacré que le lundi ou le mardi. Cela peut être plus pratique, mais il n'est pas davantage saint. Toutes les choses, tous les endroits, tous les moments qui sont vécus pour le Seigneur sont sanctifiés. Voilà la première chose que nous devons comprendre. Dans ce contexte, nous ne parlons pas de problèmes moraux. Nous parlons de scrupules, des choses qui ne comptent pas vraiment. Le verset 14:17 dit: « Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. » Voilà la première chose à se rappeler, on ne parle pas de sujets moraux.
    La deuxième idée que nous avons identifiée est la différence entre le faible et le fort. Tout le contexte présente la différence entre le faible et le fort en termes de liberté chrétienne. Dans le contexte, le fort est celui qui croit que tous les sujets non liés à la morale sont propres en Christ Jésus. Il a la liberté de manger de tous les aliments, il peut boire de toutes les boissons, il peut célébrer le Seigneur tous les jours. Le fort a la foi pour croire que l’Évangile l'a libéré, que toutes les illustrations de L'Ancien Testament ont été accomplies en Christ. Il croit que toutes les formes ont disparu, que toutes les cérémonies ont disparu, que tous les rituels ont disparu, et qu'il n'a pas à se conformer à quelque chose d'externe, parce qu'il n'a besoin que d'une relation spirituelle entre lui et Dieu. Il est donc libre de toutes les autres choses extérieures.
    Mais il y avait d'autres chrétiens qui avaient du mal avec cela. N'oubliez pas que ces autres chrétiens aimaient également le Seigneur et Sa Parole. Ils désiraient également faire Sa volonté. La différence entre le faible et le fort n'est pas basé sur leur amour pour le Seigneur. Nombreux sont ceux qui, parmi eux, ont été élevés dans un système mosaïque, et il n'était pas facile de désencombrer leur conscience des choses avec lesquelles ils avaient grandi et qu'ils croyaient être vraies. Ils avaient du mal à lâcher certaines façons de faire car cela faisait partie de leur histoire. Ils pensaient que Dieu était encore honoré s'ils faisaient une distinction entre la nourriture propre et impropre. Dans leur coeur, ils désiraient simplement honorer Dieu. Chaque fois qu'ils voyaient un morceau de porc, ils disaient: « Nous ne nous sentons pas à l'aise par rapport à cela. Nous pensons que nous devons encore marquer une différence entre ce qui est propre et impropre. »
    A travers l'étude de leur Bible, ils pensaient que Dieu avait fait une différence entre le jour du sabbat et les autres jours. Ils ne se sentaient pas à l'aise s'ils ne mettaient pas ce jour à part pour honorer le Seigneur. Ils étaient décidés à honorer le Seigneur et à plaire au Seigneur. Ils se disaient: « Nous savons que Dieu est honoré si nous observons certaines fêtes, nous savons que tout cela a une signification spirituelle mais nous nous sentons encore obligés d'aller à Jérusalem pour la fête. Nous ne pouvons pas travailler ce jour ou manger certains de ces aliments listés dans Lévitique 11.» Certains chrétiens, qui aimaient le Seigneur, pensaient que certaines de ces choses étaient tout de même obligatoires. Ils pensaient qu'il y avait encore des choses extérieures à respecter, que Dieu ne les avait pas libérés de tout ce qui n'est pas moral et qu'il y avait encore des choses non morales à faire pour être un bon chrétien. Le chrétien fort, lui, pensait donc qu'il était libre et qu'il n'avait aucune obligation de respecter les choses non morales. Mais le faible, lui, pensait que même s'il ne fallait pas tout respecter, il y avait quand même des obligations qu'il fallait suivre.
    La troisième idée que nous avons vue est le problème que cela engendrait. Le problème rencontré va dans les deux sens, c'est comme une épée avec deux pointes. Si vous regardez les versets 14:3 et 10, vous verrez le double problème. Le fort regardait le faible avec contentement. Sortons cela du contexte du 1er siècle et appliquons-le à notre époque. De nos jours le mot clé est légaliste. Vous voyez, le fort jugeait le faible et disait: « C'est un légaliste. Il est lié. Il se sent obligé de respecter toutes ces formes extérieures. » C'est comme si le fort disait au faible: « Qu'est-ce qui ne va pas avec toi? Mais pourquoi ne peux-tu pas être libre? » Pourquoi ne peux-tu pas croire Dieu? Pourquoi ne laisses-tu pas l’Évangile te libérer? Tu respectes toutes ces formes et cette liturgie, mais pourquoi? » Le fort regardait vers le faible et le traitait de légaliste.
    D'un autre côté, dans les versets 14:3 et 10, on voit que le faible avait également un problème. Il jugeait le fort. Si l'on utilise des mots de notre temps, on peut dire que le faible disait que le fort faisait preuve d'une vie de « foi facile. » Le faible regardait le fort et disait: « Tu dis être libre, mais tu n'es pas libre. Tu vis d'une façon négligée, tu es paresseux et passif. » Ainsi le fort disait au faible: « Tu es plein d'incrédulité. Pourquoi ne peux-tu pas simplement croire Jésus et être libre? » Et le faible regardait le fort et disait: « Pourquoi ne peux-tu pas te soumettre à Jésus et être saint? » Le faible condamnait le fort et le fort condamnait le faible. Le sujet qui occupe Paul ici n'est pas de dire de quel côté il est, bien que Galates nous dise quel côté il a choisi. Il n'essaie pas ici de prendre parti mais de s'occuper d'un principe sous-jacent qui cause ici la division entre le faible et le fort entre le fort et le faible. Il dit simplement que si le faible et le fort ont une relation correcte avec Dieu alors le faible aura une relation correcte avec le fort et le fort avec le faible. Rappelez-vous que j'ai suggéré la dernière fois que vous ne serez jamais ni en tête et ni à la queue. Il y aura toujours des plus forts devant vous et des moins forts derrière vous. Peu importe à quel point vous soyez avancés avec le Seigneur, il y aura des forts devant vous et vous devez savoir comment vivre avec eux. Et il y aura aussi des faibles derrière vous et vous devez également savoir comment vous comporter avec eux. Cette section est donc très pratique, et je prie que le Seigneur puisse ouvrir nos yeux alors que nous continuons son étude.
    Voilà le plan que nous suivons pour ce passage. Dans les versets 14:1-12, nous trouvons les fondations concernant nos relations avec un frère plus faible ou plus fort, c'est-à-dire notre relation avec Dieu. C'est toujours là que nous arrivons. Dans les versets 14:13-23, Paul nous dit exactement ce que sont nos responsabilités envers nos frères. Enfin dans les versets 15:1-13, il donne le suprême exemple de ce principe. Et bien entendu le suprême exemple est notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Personne n'a jamais été aussi fort, personne n'a jamais autant mis de côté Sa liberté pour le bien du plus faible. Christ est mort pour nous lorsque nous étions sans force. Christ devient donc la grande illustration de ce principe.
    Lisons les versets 14:1-12: « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. Tel à la foi pour manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir. Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants. Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. »
    Veuillez considérez les expressions suivantes:
Verset 14:1: « Faible dans la foi. »
Verset 14:5: « Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. »
Verset 14:14: « Qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure. »
Verset 14:20: « En vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l'homme, quand il mange, de devenir une pierre d'achoppement. »
Versets 14:22-23: « Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! Mais celui qui doute au sujet d'un aliment, est condamné s'il en mange, parce qu'il n'agit pas avec foi; or tout ce que l'on ne fait pas avec foi, est un péché. »
    L'accent qui est mis sur la foi se retrouve dans toute cette section. Si vous lisez ces versets, il se peut que vous compreniez que son message soit: « Laissez votre conscience être votre guide. » Il semble que le passage dise que tout le monde doit marcher dans la liberté de sa propre conscience. Frères et sœurs en Christ, je peux vous dire que la liberté de conscience est une vérité de la Bible très pratique lorsqu'elle est correctement comprise. Mais c'est une erreur très subtile lorsqu'elle n'est pas correctement comprise, si c'est mal interprété. « Laissez votre conscience être votre guide » est un des plus grands mensonges que le diable a répandus parmi le peuple de Dieu. La conscience est un guide à qui on ne peut pas faire confiance.

MÉFIEZ-VOUS DE VOTRE CONSCIENCE

    Il y a eu un moment, dans le jardin d'Eden, où la conscience était un guide auquel on pouvait faire confiance. C'était comme une loi intérieure, une loi écrite dans le coeur. Mais lorsque l'homme a chuté, la conscience est tombée avec lui, et elle s'est brisée. Elle n'a plus fonctionné depuis ce jour. C'est pour cela qu'en 1 Timothée 4:2 il est parlé d'enseignants « ayant une conscience cautérisée», qu'en Tite 1:15 il est parlé de personnes ayant « une conscience souillée » qu'en Hébreux 9:14 il est parlé d'une « conscience remplie d’œuvres mortes qu'il faut purifier » et qu'en Hébreux 10:22 il est parlé « d'une conscience mauvaise. » Vous voyez, ce n'est pas moi qui ai inventé cela. Lorsque vous dîtes: « Laissez votre conscience être votre guide », vous dîtes: « Laissez votre conscience souillée, remplie d’œuvres mortes et mauvaises être votre guide. » Vous ne penseriez pas dire une telle chose. Satan aime jouer avec les enfants de Dieu en utilisant leur conscience. Il aime vous pousser à vous sentir coupables et sales alors que vous ne l'êtes pas. Et il aime que vous vous sentiez en paix lorsque vous devriez être convaincus de péché. La conscience est brisée. Selon 1 Pierre 3:21, une grande partie de la victoire réside dans la délivrance d'une conscience qui nous accuse faussement. Cela fait partie de votre délivrance, cela fait partie de votre victoire. Qu'est-ce qui s'est exactement brisé lorsque l'homme a chuté? C'est son habileté à discerner les vérités spirituelles. C'est cela qui s'est brisé, qui a été détruit. Sa conscience a perdu son habileté à pénétrer la réalité. Elle n'est plus la vraie voix de Dieu. Elle a été brisée et maintenant elle ne voit plus que les choses extérieures. Avant, elle voyait le caractère de Dieu, mais maintenant elle est spirituellement morte.
    Certaines personnes pensent que la conscience est là pour vous dire la différence entre le bien et le mal. En réalité, une personne peut avoir une vie terriblement mauvaise; elle peut voler, tricher, tromper et ensuite sa conscience peut lui dire: « Tu es sale, la façon dont tu vis est mauvaise. » Ensuite elle peut aller à l'église pour confesser ses péchés ou prendre part à la table du Seigneur, et la conscience dira: « C'est mieux ainsi. » La conscience peut être trompée. Vous pouvez très bien vivre de la mauvaise manière, et dire à votre conscience que vous allez lire votre Bible et votre conscience en sera satisfaite, parce que la conscience peut être trompée. La conscience ne peut plus discerner les vérités spirituelles. Elle peut être entraînée pour appeler le bien mal et le mal bien. Elle peut être leurrée et abusée. La sensibilité de la conscience dépend de votre culture. Dans certaines cultures, les personnes n'ont pas honte d'être nues. Parce que c'est comme cela qu'elles ont grandi.
    Lorsqu'un chrétien reçoit le Seigneur, le Saint-Esprit vient dans sa vie en tant que vie et puissance de Dieu, mais une autre manifestation du Saint-Esprit en lui est qu'Il remplace la conscience brisée. C'est pour cela que vous avez le Saint-Esprit. Une grande partie de votre vie consistera à savoir comment entendre la voix de l'Esprit de Dieu et de cesser d'écouter la voix de votre conscience qui est brisée et vous dirige dans la mauvaise direction. J'explique tout cela pour vous dire que le chapitre 14 ne dit pas: « Laissez votre conscience être votre guide. » Ce chapitre ne dit pas davantage ce que quelqu'un m'a dit un jour: « A partir du moment où vous êtes sincère, vivez comme vous le désirez. » Vous pouvez voir où il trouve cela. Ils partent du verset 14:14: « Une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure. »
    Non ce passage n'enseigne pas qu'il faut laisser sa conscience être son guide ou qu'il faille être sincère. Ce que ce passage enseigne, c'est laissez votre foi dans le Seigneur être votre guide. C'est cela qu'il souligne à travers tout ce passage.
Verset 14:1: « Faible dans la foi. »
Verset 14:2: « Tel à la foi pour manger. »
Verset 14:22: « Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu.. »
Verset 14:23: « Tout ce que l'on ne fait pas avec foi, est un péché. »
    Si vous voulez utiliser le mot conscience alors dîtes: « une conscience contrôlée par la foi » parce que c'est plus juste. Dans le contexte de ce chapitre, le faible et le fort avaient un point commun. Au verset 14:6, on trouve trois fois l'expression « pour le Seigneur. » Au verset 14:8, on trouve deux fois l'expression « pour le Seigneur. » Les personnes dont il est question dans ce chapitre regardent à Jésus. Elles vivent pour le Seigneur. Ce n'est pas ce que dit ma conscience qui est vrai ou faux, c'est trop subjectif. Ces personnes vivaient selon ce que leur coeur leur disait pour plaire à Jésus. C'est tout ce qu'elles désiraient faire. Elles désiraient plaire à Jésus, elles le faisaient pour le Seigneur. Dans ce chapitre, le faible refusait de manger parce que cela plaisait à Jésus. Et le fort mangeait parce que cela plaisait à Jésus. Le faible désirait célébrer Jésus un jour particulier parce que cela satisfaisait Jésus. Le fort ne souhaitait pas distinguer entre les jours parce que cela satisfaisait Jésus. Ils avaient ce point commun, leur coeur était centré sur le Seigneur. Ce chapitre ne dit pas: « que votre conscience soit votre guide. » Mais il dit: « Que la lumière que vous avez dans le Seigneur, la foi que vous avez dans le Seigneur, que ce que vous savez être agréable à Dieu, que cela soit votre guide. Faites cela! » Vous savez si ce que vous allez faire fait plaisir ou non au Seigneur. Dans votre coeur vous savez si ce que vous voulez faire, dire ou penser plaît au Seigneur ou non, et c'est de cela qu'il s'agit ici.
    Paul ne parle pas ici de perfection, mais de la direction du coeur envers Dieu. Ces deux personnes, le fort et le faible aiment le Seigneur. Elles étaient ouvertes pour Le recevoir et recevoir Sa volonté et tout ce qu'elles désiraient c'était Lui faire plaisir. Voilà tout le sujet de cette section. Qu'ils observent ou n'observent pas les règles n'est pas ici le problème, mais c'est le plaisir de Dieu. La chose importante pour le fort et le faible est de marcher dans la lumière du Seigneur, dans la lumière qu'ils ont reçue. Que votre connaissance de Dieu soit petite ou grande, marchez simplement selon la connaissance de Dieu que vous avez.

NE PAS ÊTRE UNE OCCASION DE CHUTE

    Considérez maintenant le verset 14:14: « Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute. » Si nous désirons comprendre le grand principe de ce passage il faut comprendre ce qu'est cette « pierre d'achoppement », et à quel moment je risque d'offenser mon frère. Si nous arrivons à bien cerner cela, cela nous aidera avec ce grand principe. De nombreuses personnes sont dans la confusion parce qu'elles n'ont pas compris ce qui offense. Elles sont prêtes à mettre leur liberté de côté mais elles ne savent pas quand le faire.
    Laissez-moi commencer par ce que cela n'est pas. Parfois vous arrivez à savoir ce qu'est une chose en sachant ce qu'elle n'est pas. Une pierre d'achoppement n'est pas simplement un désaccord. Ne croyez pas que parce que le chrétien A n'est pas d'accord avec le chrétien B, le plus fort des deux doit mettre de côté sa liberté jusqu'à ce que les deux voient les choses de la même façon. Dans le cas de problème ou de sujet non lié à la morale, nous voyons tous Jésus de façon différente, nous avons un degré de lumière différent. Par conséquent, il y aura toujours des désaccords au sujet de choses sur lesquels nous pouvons avoir des scrupules. Mais un désaccord n'est pas une offense, même de grands désaccords. Une des grandes illustrations de cela est Barnabas et Paul. En Actes 15:39 on lit: « Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu'ils se séparèrent l'un de l'autre. Et Barnabas, prenant Marc avec lui, s'embarqua pour l'île de Chypre. » Si vous lisez cela attentivement, vous verrez qu'il y avait un désaccord très profond, mais pas d'offense. Ils ont fini chacun par prendre leur propre chemin mais il n'y a pas eu d'offense.
    Que signifie le fait d'être une occasion de chute pour quelqu'un? Si chaque fois qu'il y avait un désaccord, le fort devait céder devant le faible alors c'est le faible qui dirigerait le Corps. C'est le faible qui dirigerait l'église. Cela n'est pas le plan de Dieu, et ne l'a jamais été. Il y aura toujours diversité d'opinions entre le fort et le faible mais ce n'est pas une occasion de chute. Quand ai-je offensé quelqu'un? Rappelez-vous ce que je vous ai expliqué sur la conscience. J'ai offensé quelqu'un lorsque quelque chose que j'ai fait ou dit le pousse à aller à l'encontre de sa lumière. Si ce que l'autre croit honore Christ et que je le pousse à faire quelque chose selon ma lumière alors je l'offense. En d'autres termes je suis une pierre d'achoppement lorsque je pousse quelqu'un à pécher, lorsque je pousse quelqu'un à se détourner du Seigneur. Ce n'est pas simplement lorsque nous débattons avec quelqu'un. Nous pouvons débattre avec quelqu'un sans pour autant l'offenser.
    Prenons un exemple de notre temps. Le chrétien A ne croit pas que les chrétiens devraient aller au cinéma. Le chrétien B dit: « Je suis libre en Christ, j'ai le droit d'aller au cinéma. » Est-ce que le chrétien B est supposé mettre de côté sa liberté parce qu'il risque d'être une offense pour le chrétien A? C'est cela la question. Est-ce que le chrétien B risque de faire chuter le chrétien A? Ce week-end, nous l'avons passé avec un merveilleux couple et ils désiraient fêter notre anniversaire. Ils nous ont donc emmenés dans un beau restaurant. Je connaissais les convictions de ce frère au sujet du vin. Mais je n'ai rien dit, nous nous sommes donc assis et nous avons commandé. Bien que ce frère aime le vin, il n'en a pas commandé. Après le repas je lui ai demandé: « Mais pourquoi n'as-tu pas commandé du vin? » Il a répondu dans l'amour chrétien: « Je ne désirais pas t'offenser. (1)» Louez soit Dieu pour cela, mais laissez-moi vous demander la chose suivante: N'aurait-il pas pu commander du vin? Je ne suis pas du même avis que lui sur le sujet du vin. Mais il ne m'aurait pas offensé à moins que je ne me détourne du Seigneur. Le point que je veux souligner ici est que le fait qu'il boive du vin ne va pas me pousser à me détourner du Seigneur. J'aime encore le Seigneur malgré cela, j'aime encore sa Parole, et je vais encore faire ce que je pense être bon. Ce n'est pas le fait de ne pas être d'accord sur un sujet qui est une offense. De nombreuses personnes pensent que c'est cela l'offense. Elles pensent que si quelqu'un n'est pas d'accord avec vous sur une chose alors vous ne devriez pas la faire parce que vous risquez de l'offenser. Mais les gens ne sont pas aussi facilement offensés que nous le pensons généralement. Certaines personnes risquent effectivement d'être en grand désaccord avec nous, et elles risquent de partir en se demandant comment nous pouvons vivre avec la lumière que nous avons reçue. Mais ce n'est pas pour autant que vous les avez offensées.
    Si ce que vous faites les pousse à se détacher de Dieu et à abandonner la lumière qu'elles ont en disant: « Je sais que c'est cela qui plaît au Seigneur, mais je ne vais pas le faire, je vais faire ceci à la place. » Alors là vous avez causé une offense. Ce n'est que dans ce cas que vous serez une pierre d'achoppement, une occasion de chute. Nous devons bien comprendre cela, parce que je pense que bien souvent nous nous torturons pour rien. Nous verrons des cas où l'on peut être une pierre d'achoppement mais vous devez bien saisir que dans bien des cas, un désaccord est une arme puissante entre les mains de Dieu pour le bien. Il est sain d'être en désaccord sur certains sujets.
    Très bien, considérons maintenant le principe en lui-même. Lisons les versets: 14:13-23: « Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute. Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure. Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort. Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie. Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle. Pour un aliment, ne détruis pas l'oeuvre de Dieu. En vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l'homme, quand il mange, de devenir une pierre d'achoppement. Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! Mais celui qui doute au sujet d'un aliment, est condamné s'il en mange, parce qu'il n'agit pas avec foi; or tout ce que l'on ne fait pas avec foi, est un péché. »
    Laissez-moi vous exposer le grand principe de ce chapitre et ensuite nous essayerons de le développer avec la grâce de Dieu. J'ai déjà utilisé l'expression « le renoncement à soi » pour identifier notre responsabilité. Mais ceci dit, cela peut vous sembler être une oeuvre, car il semble que toutes les religions glorifient la pratique du renoncement à soi. Elles parlent de « sacrifice de soi », de « renoncement à soi » et de « voeux de pauvreté », c'est souvent une occasion de fierté. C'est l'exact opposé de ce qu'enseigne ce chapitre et qui n'est pas du tout un fruit de l'Esprit. En fait en 1 Corinthiens 13:3, le Saint-Esprit décrit un « renoncement à soi » qui est l'exact opposé du principe contenu dans ce chapitre. 1 Corinthiens 13:3 dit: « Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. » En tant que renoncement à soi, rien ne pourrait être plus complet et plus inutile. Ce verset décrit un homme qui a donné toutes ses possessions aux pauvres. Ensuite il a donné son propre corps pour être brûlé. Vous ne pouvez pas avoir un plus grand renoncement à soi que cela, pourtant la Bible dit que cela ne sert à rien.

LE RENONCEMENT A NOS LIBERTÉS, FRUIT D'UN AMOUR SINCÈRE

    Vous voyez, ce n'est pas de ce renoncement à soi dont on parle ici parce qu'il lui manque une chose. Il lui manque le fruit de l'Esprit qui est tout. Il lui manque l'amour. Tout renoncement à soi à qui il manque l'unique fruit de l'Esprit est simplement un exercice religieux, qui ne sert à rien. Le renoncement à soi dont nous parlons n'est pas le « moi qui renie le moi. » Ce n'est pas cela. Il s'agit de Dieu qui remplace le moi. C'est ce dont parle ce chapitre. C'est pour cela que je ne veux pas simplement l'appeler le renoncement au moi pour le bien de Jésus et des autres. Mais introduisons-y le fruit de l'Esprit pour bien en cerner le message. Dieu nous a appelés à un renoncement à soi-même qui soit le fruit d'un amour sincère pour le bien de Jésus et de nos frères et sœurs en Christ. Pour le rendre plus complet et le faire coller au contexte qui parle de mettre notre liberté de côté, on peut énoncer le principe de cette façon « un renoncement à nos libertés, fruit d'un amour sincère » pour le bien de Jésus et des autres. Voilà notre responsabilité envers notre frère plus faible ou plus fort.
    Il est facile de parler de tout cela mais qu'est-ce qui est inclus dans cette responsabilité? En parcourant rapidement le chapitre, nous pourrions simplement en conclure qu'il ne faut pas que le fort regarde le faible avec contentement ni que le faible juge le fort. Même si cela est vrai, la réalité est bien plus pratique que cela. Pour rendre cela bien pratique, j'ai divisé le tout en plusieurs principes, ce qui nous permettra de bien l'analyser. Et j'espère qu'ainsi nous pourrons mieux appréhender notre grande responsabilité. Nous avons déjà vu certains de ces principes, mais je vais tout de même les rappeler, pour que l'ensemble soit bien clair.

VIVRE DANS SA LUMIÈRE AVEC L'UNIQUE DÉSIR DE PLAIRE AU SEIGNEUR

    Le premier principe est: vivez dans votre lumière présente, avec l'unique désir de plaire au Seigneur. Nous trouvons cela dans les versets 14:5-6. Dieu ne vous a pas appelés à faire ce qui vous plaît à vous ou ce qui plaît à votre prochain, mais à faire ce qui Lui plaît à Lui. Que vous soyez forts ou faibles, cela ne change rien au problème qui est de plaire au Seigneur. En ce qui concerne les choses non liées à des problèmes moraux, dans ce que vous faites ou ne faites pas, dans ce que vous observez ou n'observez pas, dans ce que vous célébrez ou ne célébrez pas, soyez certains que votre coeur est attaché à le faire pour Lui. Soyez certains que vous le faites par reconnaissance envers Lui. Voilà pour ce qui concerne le premier principe

JÉSUS CHRIST EST NOTRE SEIGNEUR, PAS UN AUTRE FRÈRE

    Le second principe est: reconnaissez la Seigneurie de Jésus-Christ dans votre vie et dans la vie de votre frère plus fort et plus faible. J'ai été un peu confus la première fois que j'ai lu le verset 14:7 qui dit: « En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. » Lorsque j'ai lu cela je me suis dit: « C'est vrai, beaucoup de personnes ne vivent pas pour le Seigneur, mais juste pour elles-mêmes. » Pourtant ce n'est pas ce qu'il veut dire ici. Regardez le contexte au verset 14:4: « Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir. » Quel droit ai-je de dire au serviteur d'un autre maître ce qu'il a à faire ou ne pas faire? Ce n'est pas mon affaire! Je n'ai aucun droit de dire au serviteur de quelqu'un d'autre ce qu'il a à faire. C'est ce que Dieu dit ici. Il dit: « Quel droit a le fort de dire au faible quelque chose au sujet de ce que son maître lui permet de faire. » Je n'ai aucun droit, c'est une affaire entre le serviteur et le maître. Le Seigneur du faible est Jésus-Christ, et non le fort. Le Seigneur du fort est Jésus-Christ, et non le faible.
    Tout le problème ici est qu'un chrétien exerce la prérogative qui appartient à Dieu, et ce faisant, il prétend être le Seigneur. Le point qu'il veut souligner en disant que personne ne vit pour lui-même est « comment peux-tu te placer en tant que Seigneur de ton frère si tu n'es même pas Seigneur de toi-même? » C'est ce qu'il dit ici avec « personne ne vit pour lui-même. » Vous n'êtes ni maître de votre vie, ni maître de votre mort. Il n'y qu'un seul Seigneur et c'est pour cela que le verset 14:9 dit: « Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants. » C'est Jésus-Christ le Seigneur. Je ne peux pas être votre Seigneur et vous ne pouvez pas être mon Seigneur. Un jour je me tiendrai devant mon Seigneur, et vous vous tiendrez devant votre Seigneur. C'est pour cela qu'il leur rappelle qu'ils ne sont ni leur propre Seigneur, ni le Seigneur du fort ou du faible. Chacun se tient devant le Seigneur Jésus-Christ et vous n'avez aucun droit de dire quelque chose au serviteur d'un autre sur ce qu'il peut faire ou ne pas faire. C'est un principe très, très puissant. Voilà pour ce qui concerne le second principe.

NE PAS IMPOSER SA PROPRE LUMIÈRE AUX AUTRES

    Le troisième principe est: n'essayez pas d'imposer votre lumière à votre frère ou votre sœur, qu'il soit faible ou fort. Veuillez noter le verset 14:1: « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. » Qu'est-ce que cela signifie? D'autres versions disent: « N'ayez point avec lui des contestations au sujet de questions douteuses » ou « ne le critiquez pas pour avoir des idées différentes des vôtres » ou encore « sans avoir pour objectif de juger ses scrupules. » J'aime cette traduction. Une autre version dit encore: « sans le souhait d'une analyse critique de son raisonnement intérieur. » Et une autre version dit: « acceptez le sans essayer de régler les points de désaccord. » Notre responsabilité est de vivre à la lumière que nous avons reçue du Seigneur. Il ne s'agit pas de pousser les autres à voir les choses comme nous les voyons. Non, il ne s'agit pas du tout de cela. Ce que Dieu demande c'est d'acceptez les autres avec leur lumière, et pas avec l'objectif de leur imposer votre propre lumière, de les « convertir » à votre façon de voir. Il faut que vous viviez au niveau de votre propre lumière et que vous compreniez qu'une personne puisse ne pas vivre au-delà de sa propre lumière. Nous risquons juste de les blesser si nous essayons de les forcer à vivre selon notre lumière.
    Rappelez-vous que nous parlons ici de scrupules, de choses qui ne sont pas liées à la morale comme manger ou ne pas manger, distinguer les jours ou ne pas les distinguer et ainsi de suite. Ce sont des choses qui en deuxième analyse importent peu. Nous pouvons appliquer ce principe à ce que l'on appelle habituellement des pratiques discutables, comme aller danser, le sport, les jeux, le cinéma, la musique et ce genre de choses. C'est ce genre de choses que l'on trouve dans 1 Corinthiens, mais ici dans Romains le contexte est l'adoration. Il s'agit de notre communion avec Dieu. Je peux vous dire qu'il y certaines personnes qui ont des scrupules religieux dans leur adoration. En ce qui concerne les choses qui importent peu, il faut les accepter et non pas les changer. Par exemple certains chrétiens ont des scrupules au sujet des mots. Ils se sentent obligés de vouvoyer Dieu. Ils pensent que tutoyer Dieu est irrévérencieux et irrespectueux. Parfois ils se braquent lorsqu'ils entendent des chrétiens dire « tu » à Dieu. Mais c'est un scrupule et vous n'avez pas besoin de le prendre à part et de lui expliquer que maintenant dans notre relation avec Jésus-Christ, nous pouvons utiliser le mot « tu. »
    Je me rappelle qu'un jour, un homme m'a pris à part et m'a durement repris parce que dans mon message, j'ai prononcé le mot « Jésus. » Il m'a dit: « Si tu parcours le Nouveau Testament, tu ne verras jamais le mot Jésus sans le mot Seigneur, il est toujours écrit le Seigneur Jésus. Ne l'appelle pas seulement Jésus, appelle Le, Seigneur Jésus. Ne sais-tu pas qu'Il est le Dieu du ciel et de la terre. Il faut dire Seigneur Jésus. » Il m'a repris à cause de cela. C'est un scrupule. Dans certains milieux, les gens pensent qu'il est très inconvenant pour une femme de prier ou adorer sans être correctement couverte. J'ai été dans des réunions où des personnes ont quitté la salle parce qu'une femme s'est levée pour parler. Je connais un groupe dans lequel vous ne devez pas rester assis lorsque la Parole de Dieu est lue. Ils se lèvent lorsque l'on lit la parole de Dieu. Ils pensent que c'est cela la révérence, et la façon dont il faut honorer la Parole de Dieu. J'ai été un jour dans un lieu où, ils ont observé 10 à 15 minutes de silence absolu avant de la lire. Parce qu'il ne fallait aucun bruit, il ne fallait pas qu'une page soit tournée lorsque l'on lisait la parole de Dieu. Mais c'est un scrupule. Vous ne pouvez pas rompre la communion à cause de cela.
    Je pense que vous êtes familiers avec les différentes formes d'adoration. Dans certains endroits, ils lèvent les mains et ferment les yeux lorsqu'ils chantent. Pendant mon temps d'étude à l'institut biblique Moody, j'avais un camarade de chambre chinois. Il ne voulait jamais prier avec moi, à moins que nous nous couchions le visage sur le sol, et c'est comme cela que nous avions l'habitude de prier le Seigneur. D'autres personnes aiment à lever les mains lorsqu'elles prient. Selon ce chapitre, lorsque j'accueille ces frères et sœurs, est-ce que je dois les recevoir pour les faire changer d'avis sur ces choses? Paul répond et dit: « Non, acceptez les, mais pas pour discuter de leurs opinions au sujet de scrupules. » Il faut les accepter mais sans discuter de ces choses. Ce n'est pas important. Il faut les accepter avec leur lumière, ils le font pour Jésus. Ils le font pour le Seigneur. Par conséquent acceptez qu'ils fassent cela.
    Dieu ne nous a pas appelés à inviter nos frères et sœurs chez nous pour discuter avec eux, au sujet de comment prier, comment chanter, du fait que nous pouvons être intimes avec le Seigneur, que nous pouvons utiliser des pronoms familiers avec Dieu ou du fait que nous avons toute liberté devant Lui et spécialement les femmes. Non, Dieu ne nous a pas appelés à faire cela. Selon ce chapitre, une approche correcte est d'accepter chacun avec sa lumière qu'il a. S'ils vivent au niveau de la lumière qu'ils ont reçue du Seigneur, alors qui sommes-nous pour leur dire ce qu'il y a à faire ou pas à faire. Ils devront en répondre devant leur maître. Recevez-les simplement, et réjouissez-vous de ce qu'ils veulent honorer Dieu. Dieu est honoré par cela. Peut-être que certaines choses peuvent vous sembler un peu étrange, et alors? Si dans leur coeur, ils honorent Dieu par cela, ce n'est pas grave, encouragez cela. Si vous pouvez honorer Dieu par quelque chose avec lequel je ne suis pas d'accord, alors faites-le. Personnellement je ne vais pas essayer de vous pousser à renoncer à cela.
   Je dois accepter chacun avec la lumière, en faisant attention de ne pas être une pierre d'achoppement, mais plutôt en recherchant ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle. Je devrais toujours encourager tout ce que les autres chrétiens font dans leur vie pour plaire au Seigneur. S'ils pensent que ceci ou cela plaît au Seigneur alors encouragez-les. Laissez-les plaire à Dieu. Et si quelqu'un dit: « Je vais abandonner ceci et cela parce que je pense que cela plaît à Dieu », alors ne vous mettez pas en travers de son choix, mais encouragez-le, parce que Dieu l'a accepté et le verset 15:7 dit: « Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » Vous savez, c'est vraiment de la folie que de rendre notre porte plus étroite que ne l'est la porte du Seigneur ou d'ouvrir nos bras moins grands que ne le fait le Seigneur Jésus. Il nous a reçus et nous devons nous recevoir les uns les autres. N'essayez jamais de changer votre frère ou votre sœur. C'est Dieu qui va le faire, parce que c'est également Lui qui a agi en vous pour faire de vous ce que vous êtes.

NOUS NE VIVONS PAS POUR ETRE LIBRES MAIS POUR SATISFAIRE LE COEUR DE CHRIST

    Dans ce contexte d'un renoncement à nos libertés qui est le fruit d'un amour sincère pour le bien du Seigneur Jésus et des autres, il se peut que vous en arriviez à la conclusion que si je mets ma liberté de côté, n'est-ce pas une autre façon de dire que je dois retourner dans l'esclavage? Pensez à cela. Si Jésus m'a libéré, et qu'ensuite Il dit: « Tu es libre, mais mets ta liberté de côté pour le bien du frère », alors quel genre de liberté est-ce si je dois ensuite de nouveau la mettre de côté? Ce n'est plus de la liberté! Si à cause des scrupules de mon frère, je dois à nouveau devenir esclave, où est la liberté? Si je participe à une réunion où l'on adore Dieu d'une façon avec laquelle je ne suis pas d'accord et que pour le bien des frères, je mets ma liberté de côté, qui devient l'esclave? Si je pense qu'ils sont esclaves et que je mets ma liberté de côté pour eux alors c'est moi qui suis l'esclave. Qu'est-ce que cette liberté si vous ne pouvez pas être libres? Voici le quatrième principe. Ce n'est pas la liberté qui est le point important, mais c'est la joie de Jésus.
     Je ne vis pas pour être libre, je vis pour satisfaire le coeur de Christ. Vous ne vivez pas pour être libres, vous vivez pour satisfaire le coeur du Seigneur Jésus. La liberté n'est rien si Jésus n'est pas là. Faire plaisir à Jésus est tout l'objectif de notre vie. Vous voyez, en utilisant les mots « scrupules » et « problèmes non moraux », nous avons cette idée que ces choses ne sont pas sérieuses. Regardez ces passages:
Verset 14:13: « Une pierre d'achoppement », « Une occasion de chute. »
Verset 14:15: « Ton frère est attristé », « La perte de celui pour lequel Christ est mort
Verset 14:20: « Ne détruis pas l'oeuvre de Dieu »
    Je peux vous dire que ce sont des paroles très fortes. Il parle de causer la perte d'un frère et de détruire l'oeuvre de Dieu. Vous pouvez vous dire que cela doit être une chose sérieuse que de détruire l'oeuvre de Dieu, et vous demander ce qui peut être plus sérieux que de détruire l'oeuvre de Dieu dans un chrétien? La réponse est les scrupules, c'est cela la chose sérieuse même si d'un autre côté nous nous disons que cela n'est rien, cela ne signifie rien. C'est pour cette raison que je dis que c'est bien plus sérieux que notre liberté en Christ Jésus. Nous ne vivons pas pour notre propre bonheur, nous vivons pour le « bonheur de Christ », nous ne vivons pas pour notre propre joie mais pour la joie du Seigneur Jésus. Et si le Seigneur nous demande de mettre notre liberté de côté afin qu'un frère ne soit pas blessé, afin de ne pas détruire l'oeuvre de Dieu, est-ce vraiment un grand sacrifice?
    Il est vrai que cela demande un grand miracle pour y parvenir et nous le verrons également. Mais si en embrassant ma liberté, je blesse quelqu'un ou je détruis quelqu'un, est-ce que j'ai rendu Christ heureux avec cela? Nous avons à Le servir Lui pour Lui plaire à Lui. C'est une chose terrible si par la façon dont je vis ou par ce que je dis ou fais, je pousse quelqu'un à perdre le respect pour le message de l’Évangile et pour la grâce de Dieu. Si à cause de ma position ou à cause de qui je suis, je pousse quelqu'un à quitter sa lumière et à marcher dans la mienne, si à cause de ce que j'ai fait ou dit, j'ai détourné de Jésus les yeux de quelqu'un à cause de ma liberté ou de mes scrupules, alors je ne lui ai fait que du tort! Dieu nous a appelés à vivre dans une relation avec Dieu, à vivre pour Lui plaire à Lui, et être prêt à mettre de côté notre liberté pour le bien de notre frère.

MÉFIEZ-VOUS DU LÉGALISME

    J'aimerais vous suggérer encore une chose en lien avec tout ce sujet de mettre de côté votre liberté, laissez-moi vous dire: « méfiez-vous du légalisme. » Si je veux vous rendre attentifs à tout cela, c'est que, en sachant que vous êtes appelés à mettre de côté votre liberté, vous pouvez être amenés à penser qu'en faisant cela, vous allez devenir spirituels. Non, vous ne mettez pas de côté votre liberté pour être spirituels, vous mettez de côté votre liberté parce que vous êtes spirituels. Ce n'est pas la même chose, c'est une orientation toute différente. C'est la différence entre la loi et la grâce et la lumière et nuit. C'est parce que nous sommes unis à Christ et pas pour être unis à Christ que nous mettons de côté notre liberté. Tout ce que vous faites pour devenir spirituels est du légalisme. Dieu a déjà tout fait pour vous rendre spirituels.

ATTENTION AUX SCRUPULES QUI N'EN SONT PAS

    Le cinquième principe est de faire attention que les scrupules non moraux restent des scrupules non moraux. Parce qu'il y a parfois des scrupules qui deviennent davantage que des scrupules. L'apôtre Paul en est un des grands exemples. Il a si souvent mis de côté sa liberté pour tous ses frères et sœurs en Christ. Pour pouvoir être tout à tous envers les juifs (cf. 1 Corinthiens 9:22), il a fait circoncire Timothée, et il a vécu sous de nombreuses restrictions auxquelles il ne croyait pas dans son coeur. Mais dès que ces problèmes non moraux sont devenus des conditions de spiritualité dans la pensée des autres, bien qu'il ait fait circoncire Timothée, on voit en Galates 2 qu'il a refusé de circoncire Tite parce que des personnes pensaient que la circoncision était une condition à la spiritualité. Dès qu'il a vu qu'ils utilisaient ce scrupule comme une condition pour la grâce, il a dit: « Cela ne va pas se passer comme cela. Non seulement je ne vais pas mettre ma liberté de côté, mais je vais mettre ma liberté en avant. »
    Galates 2:5 dit: « Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l'Évangile fût maintenue parmi vous » parce qu'ils pensaient que ces scrupules les rendaient spirituels. Chaque fois que quelqu'un pense qu'un scrupule le rend spirituel, alors restez fermes sur votre liberté, ne la mettez pas de côté. C'est lorsque les scrupules sont pour le Seigneur et qu'ils sortent d'un coeur rempli de Christ, que vous pouvez mettre votre liberté de côté. Mais lorsque les gens considèrent un scrupule comme quelque chose qui les rend agréables à Dieu, alors restez fermes sur votre liberté. Il se peut que vous soyez dénigrés ou repoussés pour cela mais faites le qu'en même.

IL EST MAL D'OFFENSER ET D’ÊTRE OFFENSE

    Le sixième et dernier principe est: ne soyez pas offensés. Il est mal d'offenser et il est mal d'être offensé. Il est mal de blesser et il est mal d'être trop sensible ou susceptible. Si une des choses que vous dîtes ou faites, affecte ma relation avec Jésus, alors il y a quelque chose qui ne va pas chez moi. Si une des choses que je dis ou fais, peut affecter votre marche avec Dieu, alors il y a quelque chose qui ne va pas chez vous. Il ne doit jamais y avoir d'occasions à cause desquelles vous devez vous sentir offensés. Que ce soit par ce que les gens disent, font ou pensent.
    Nous n'en avons pas encore fini avec cette section, il y a encore d'autres choses que j'aimerais voir avec vous dans notre prochaine leçon. Mais j'aimerais juste encore voir avec vous le verset 15:13 qui dit: «Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit! » Dans cette section, Paul parle plusieurs fois d'espérance. Pourquoi parle-t-il de cela à la fin dans ces chapitres où il nous parle de nos responsabilités envers notre frère plus faible ou plus fort? Quelle est mon espérance pour vivre de cette façon? C'est le Seigneur. Il nous ramène toujours à Dieu. Vous ne pouvez pas vivre de cette façon avec votre propre moi. Notre seule espérance est la vie de Dieu et cela nous ramène à notre relation avec Dieu. Je ne peux pas mettre de côté ma liberté pour mon frère, en dehors du Seigneur. Voilà quelle est mon espérance et voilà quelle est votre espérance.

    Prions: Père, nous Te remercions pour ce merveilleux chapitre. Manifeste dans nos coeurs ces grandes réalités. Nous savons que Celui qui nous a appelés est fidèle, et c'est Lui qui le fera. Au nom de Jésus. Amen.

(1) L'auteur pense qu'il honore davantage le Seigneur en ne buvant pas d'alcool. (NdT)

Copyright - Bible Study Ministries Inc. Distribution (libre) non commerciale possible à condition que cette mention apparaisse