samedi 4 août 2018

(1) LA PUISSANCE D’EN HAUT (Charles G. FINNEY)

Nouvelle édition numérique Yves PETRAKIAN 2011 – France Copie autorisée pour diffusion gratuite uniquement. Obligation d'indiquer la source  
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Ce livre est aussi disponible gratuitement au format Bible Online sur: http://123-bible.com
 
Chapitre 1: LA PUISSANCE D’EN HAUT

                    J’ai eu l’occasion de faire une intervention devant certains membres de notre dernier Conseil, à Oberlin. Je me suis tout d’abord exprimé le samedi matin, puis le jour du Seigneur. Permettez-moi, en m’exprimant dans vos colonnes, de corriger certains malentendus produits par mes remarques. J’avais attiré l’attention sur la mission de l’Église, qui est de faire de toutes les nations des disciples, comme il est écrit dans Matthieu et dans Luc. J’avais aussi souligné que cette mission avait été confiée par Christ à l’Église tout entière, et que chaque membre de l’Église se trouvait dans l’obligation de consacrer sa vie à convertir le monde. J’avais ensuite posé deux questions:

1) De quoi avons-nous besoin pour réussir cette grande œuvre?
2) Comment pouvons-nous obtenir ce dont nous avons besoin?
   
Réponses:

                   1. Nous avons besoin d’être revêtus de la puissance d’en haut. Christ avait auparavant informé Ses disciples que sans Lui, ils ne pouvaient rien faire. Quand Il leur confia la mission de convertir le monde, ‘Il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit’. (Actes 1:4-5) Christ nous a expressément avertis que la condition indispensable pour que nous puissions accomplir l’œuvre qu’Il nous a confiée était que nous soyons revêtus de cette puissance d’en haut, de ce Baptême du Saint-Esprit qui avait été promis par le Père.

                    2. Comment l’obtenir? Christ l’a formellement promis à toute l’Église, et à tous ceux qui travaillent à la conversion du monde. Il a averti les premiers disciples de ne rien entreprendre tant qu’ils n’auraient pas été revêtus de cette puissance d’en haut. Cette promesse et cet avertissement concernent également tous les chrétiens de toutes les époques et de toutes les nations. Personne n’a jamais pu prétendre réussir cette mission sans avoir d’abord obtenu ce revêtement de puissance d’en haut. L’exemple des premiers disciples nous enseigne de quelle manière nous devons rechercher ce revêtement. Ils se sont d’abord consacrés à cette mission. Puis ils ont persévéré dans les prières et les supplications jusqu’à ce que le Saint-Esprit descende sur eux, le jour de la Pentecôte. Ils ont alors reçu ce revêtement de puissance d’en haut, selon la promesse qui leur avait été faite. C’est donc de la même manière qu’il nous faut aussi le recevoir.

                    Le Conseil a désiré que je développe ce sujet. En conséquence, le jour du Seigneur, j’ai pris comme sujet de ma prédication le passage où Christ affirme que le Père désire donner le Saint-Esprit à ceux qui Le Lui demandent, bien plus que nous désirons donner de bonnes choses à nos enfants.

                   1. J’ai dit que ce texte nous informe qu’il est infiniment aisé d’obtenir le Saint-Esprit, ainsi que ce revêtement de puissance venant du Père.

                    2. Ceci est un constant sujet de prière. Tout le monde le demande dans la prière, à tout moment. Pourtant, malgré toute cette intercession, combien peu nombreux, comparativement, sont ceux qui sont réellement revêtus de l’Esprit de puissance venant d’en haut! Ce besoin n’est pas satisfait. Tout le monde se plaint constamment que nous avons besoin de puissance. Christ a dit: ‘Celui qui demande reçoit.’ Mais il y a certainement un abîme entre le fait de demander et celui de recevoir. Cela est une grande pierre d’achoppement pour beaucoup de chrétiens. Comment donc expliquer cette contradiction?

J’ai alors entrepris de montrer pourquoi cette puissance n’est pas reçue. Voici ce que j’ai dit:

1. Nous ne voulons pas, tout compte fait, obtenir ce que nous désirons et demandons.

2. Dieu nous a formellement prévenus que si nous conservons l’iniquité dans notre cœur, Il ne nous entendra pas. Mais celui qui prie est souvent trop indulgent envers lui-même. C’est de l’iniquité, et Dieu ne l’entendra pas.

3. Nous n’avons pas d’amour. 

4. Nous critiquons. 
  
5. Nous nous confions en nous-mêmes.
  
 6. Nous résistons à la conviction de péché.

 7. Nous refusons de confesser nos péchés à tous ceux qui sont concernés.
  
8. Nous refusons de restituer ce que nous devons à ceux que nous avons lésés.
  
9. Nous avons des préjugés et nous soupçonnons le mal.

10. Nous avons du ressentiment.

11. Nous avons un esprit de vengeance.

12. Nous avons des ambitions mondaines. 

13. Nous nous sommes engagés à faire quelque chose, et, par malhonnêteté,  nous négligeons de le faire et    refusons toute lumière supplémentaire. 

14. Nous ne pensons qu’à notre dénomination.

15. Nous ne pensons qu’à notre assemblée.

16. Nous résistons aux enseignements du Saint-Esprit.

17. Nous attristons le Saint-Esprit par nos disputes.

18. Nous éteignons le Saint-Esprit par notre entêtement à justifier le mal.

19. Nous attristons le Saint-Esprit parce que nous ne veillons pas assez.

20. Nous Lui résistons en faisant preuve d’indulgence envers notre mauvais caractère.

21. Nous ne sommes pas honnêtes dans les affaires.

22. Nous sommes indolents et impatients lorsque nous nous attendons au Seigneur.

23. Nous faisons preuve d’égoïsme sous des formes très diverses.  

24. Nous sommes négligents dans nos affaires, dans l’étude de la Parole et dans la prière.

25. Nous nous laissons trop absorber par nos affaires ou nos études, au détriment de la prière.

26. Nous ne sommes pas totalement consacrés.

27. En dernier lieu, ce qui est le plus grave, nous résistons au Saint-Esprit par notre incrédulité. Nous prions    pour obtenir ce revêtement de puissance, sans nous attendre à le recevoir. ‘Celui qui ne croit pas Dieu le fait  menteur.’ Il s’agit là, par conséquent, du plus grand de tous les péchés. Quelle insulte, quel blasphème, que  d’accuser Dieu de mentir!

                    J’ai été obligé de conclure que ces formes de péché dans lesquels nous nous complaisons, parmi bien d’autres, suffisent à expliquer pourquoi nous recevons si peu, malgré la multitude de nos prières. J’ai dit ensuite que je manquais de temps pour traiter la deuxième partie de mon sermon. Par la suite, certains frères m’ont demandé: ‘De quoi traite la deuxième partie?’ La deuxième partie présente l’assurance que nous recevrons le revêtement de puissance promis, et que nous réussirons à gagner des âmes. Mais il faut pour cela nous demander quelles sont les conditions d’une prière victorieuse, telles qu’elles nous sont clairement révélées, et comment remplir ces conditions.
      
                   Remarquez que ce que j’ai dit le jour du Seigneur concernait le même sujet, et complétait ce que j’avais déjà dit précédemment. Mais je me suis aperçu qu’il y avait un malentendu, auquel j’ai déjà fait allusion. Certains croient en effet qu’il nous suffit de nous débarrasser de toutes les formes de péché qui nous empêchent de recevoir ce revêtement, et que nous n’avons pas besoin de faire autre chose pour avoir cette bénédiction. Ils pensent que nous n’avons besoin de rien de plus.
      
                   Réponse: Il y a une grande différence entre la paix et la puissance du Saint-Esprit dans notre âme. Les disciples étaient chrétiens avant le jour de la Pentecôte. De ce fait, ils avaient déjà une mesure du Saint-Esprit. Ils ont certainement dû avoir la paix que procure le pardon des péchés et la justification. Pourtant, ils n’avaient pas encore reçu le revêtement de puissance nécessaire à l’accomplissement de la mission qui leur avait été confiée. Ils avaient la paix que Christ leur avait donnée, mais pas encore la puissance qu’Il leur avait promise. Ceci est certainement vrai pour tous les chrétiens. Là réside, je pense, la grande erreur de l’Église et des ministères. Ils se contentent de la conversion, sans rechercher ce revêtement de puissance d’en haut jusqu’à ce qu’ils l’aient obtenu. C’est la raison pour laquelle tant de chrétiens n’ont aucune puissance devant Dieu et devant les hommes. Ils n’obtiennent rien de l’un ni des autres. Ils s’accrochent à une espérance en Christ. Ils commencent même à exercer un ministère, sans tenir compte de l’avertissement d’attendre jusqu’à ce qu’ils aient reçu la puissance d’en haut.
      
                    Que chacun apporte donc au trésor de Dieu toutes les dîmes et les toutes offrandes. Qu’il les dépose sur l’autel, et qu’il mette ainsi Dieu à l’épreuve. Il verra alors si Dieu n’ouvrira pas les écluses des cieux, et s’Il ne déversera pas sur lui la bénédiction avec une telle abondance qu’il manquera de place pour la recevoir! 

à suivre...

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