mercredi 17 novembre 2010

petite méditation sur Galates 5

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Tenez donc ferme et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de la servitude.
2  Voici, moi Paul, je vous déclare que si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien.
3  Et je proteste encore à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est obligé d’observer toute la loi.
4  Christ vous devient inutile, à vous tous qui êtes justifiés par la loi; vous êtes déchus de la grâce.

    Paul poursuit sa plaidoirie pour la vérité de l’évangile et la foi en l’œuvre du Seigneur. Il emploie des arguments très forts.
    --La Loi est le joug de l’esclavage. Le Seigneur, dans l’évangile de Mathieu nous exhorte à prendre son joug sur nous, ce qui, de loin, est le meilleur !
    Nous pouvons, nous aussi, nous mettre sous le joug de notre propre loi, en décidant par nous-même notre vie, sans écouter la voix de l’Esprit en nous. Un exemple très simple : je décide que je prierai une heure par jour. Lorsque je ne vais pas pouvoir  prier, à cause de toutes sortes de d’empêchements, je vais me sentir accusé de ne pas avoir accompli la loi que je m’étais imposée. Je transgresse ma loi ! Je me sens coupable car j’ai transgressé ma loi ! Si l’amour pour le Seigneur et pour les hommes me pousse à prier c’est mieux !!
    --Celui qui se fait circoncire est obligé de pratiquer la Loi tout entière. Nous avons vu cela plus haut, dans notre méditation. Il est obligé de pratiquer le sabbat,( alors que Christ est son sabbat) aussi la pâque, mais Christ est notre pâque. La fête des pains sans levain qui durait la semaine suivant l’immolation de la pâque. Alors que notre pâque étant immolée, nous devons célébrer cette fête avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité (1Co 5.8). Cette fête est le symbole, l’ombre de notre nouvelle vie en Christ. Il n’est plus question de rites mais de vie nouvelle en Christ. Ainsi en est-il de tout autre rite quel qu’il soit.
    --Celui qui veut se justifier par la Loi se sépare de Christ. Il lui est impossible d’être justifié ! Christ devient inutile ! Son sacrifice, son Sang versé pour le pardon et la purification deviennent inutiles. C’est un argument vraiment très puissant et qui glace le cœur. Notre seule Loi est la Loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ, comme nous l’avons vu plus haut. Cette Loi nous affranchit de la loi du péché et de la mort. (Rm 8) Elle ne peut être vécue ou  manifestée que par l’obéissance à l’Esprit. C’est simple, par l’obéissance à l’Esprit !
    --Celui qui cherche la justification par la Loi est déchu de la grâce. Il méprise le sacrifice du Seigneur. Ce sacrifice n’est pas suffisant pour le salut et la communion avec le Père ! Il faut les œuvres de la Loi. Derrière cela nous voyons poindre le cœur de l’homme. Je veux et dois faire quelque chose pour gagner mon salut et plaire à Dieu ! (Pratiquer des œuvres, les miennes ! Observer les rites de la Loi etc.) Celui qui a la foi fait, lui aussi des œuvres, non pas pour son salut, mais parce qu’il est sauvé. Sa nouvelle nature le pousse a pratiquer les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour lui. Il rentre dans l’accompli de Dieu pour sa vie. C’est le repos, le sabbat ! Ce sabbat est un travail, une œuvre, préparé par Dieu. Je travaille, mais dans le repos, puisque j’entre dans l’accompli de Dieu pour moi !

5  Car pour nous, c’est par l’Esprit de la foi que nous attendons l’espérance de la justice.
6  Car en Jésus-Christ il ne sert de rien d'être circoncis, ou de ne l'être pas; mais il faut avoir la foi qui est agissante par la charité.(l’amour)

    Il ne sert de rien d’être circoncis ou de ne pas l’être. Cette affirmation est révolutionnaire. Les judaïsants qui devaient lire cette lettre devaient être furieux contre Paul. Je comprends leur acharnement à vouloir faire observer la Loi aux Galates (cf Actes 15.1). Ils ne pouvaient admettre que leur vie jusqu’à présent ne pouvait plaire au Seigneur. Le plus éprouvant pour eux : admettre que la Loi qu’ils avaient observée jusqu’à ce jour ne pouvait que les condamner. Impossible de plaire à Dieu par la Loi. Ils ne pouvaient pas accepter qu’elle soit le pédagogue qui conduit à Christ. Un pédagogue, lorsqu’il avait rempli sa tâche, disparaissait et c’est le père qui prenait le relais. Il ne servait qu’à éduquer et mener l’enfant à la capacité de rentrer dans l’héritage ou dans sa vie d’adulte. D’ailleurs, même dans l’ancienne Alliance, nous lisons que le juste vivra par la foi. Abraham en est le père, par la grâce de Dieu ! Or en Christ nous sommes justes.
    Dans Romains 14, Paul dit de ne pas juger ceux qui observaient les jours car c’est pour le Seigneur qu’ils le faisaient. Ces chrétiens observaient les jours tout en se confiant à l’œuvre expiatoire du Seigneur. Il n’était pas question de pratiquer pour être sauvé comme dans Galates. Certains jugeaient un jour supérieur à un autre, d’autres les jugeaient tous égaux. Paul exhorte chacun à être pleinement convaincu dans sa propre pensée (v.5) Il n’est pas question de salut, mais de pratiques selon la foi et non selon la Loi. (lire Romains14)
    Paul a une parole inspirée merveilleuse : « ce qui a de la valeur, en Christ, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision mais la foi qui est agissante par la charité (l’amour) » Paul balaie par cette vérité la querelle circoncision/incirconcision. Rien d’autre ne compte !

7  Vous couriez bien: Qui vous a arrêtés pour vous empêcher d’obéir à la vérité?
8  Cette persuasion ne vient point de Celui qui vous appelle.
9 Un peu de levain fait lever toute la pâte.
10 Pour moi, j’ai cette confiance envers vous, dans le Seigneur, que vous n’aurez point d’autre sentiment; mais celui qui vous trouble en portera le jugement, quel qu’il soit.
11 Et pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté? Le scandale de la croix est donc aboli!
12 Puissent-ils même être retranchés ceux qui mettent le trouble parmi vous!
(ou qu’ils se mutilent donc, ceux qui sèment le trouble parmi vous !)

   Un peu de levain, un peu de cette Loi (la circoncision) fait lever toute la pâte. Un peu de Loi mène à toute la Loi. Pour Paul, ce levain c’est la circoncision et derrière clle-ci toute la Loi. Il est persécuté parce qu’il ne prêche pas la circoncision. Il prêche le scandale de la croix ! Il est persécuté par les Juifs non convertis qui le suivent dans ses voyages pour essayer de le faire taire à toujours. Il a aussi une vive opposition de la part de ceux qui sont convertis. Il est assailli de toutes parts, mais il tient bon ! Le Seigneur le soutient !
    Le verset 12 est très dur. Il montre l’état de son cœur exaspéré par ces hommes qui pervertissent l’évangile en voulant imposer la circoncision, donc la Loi. Chez les Galates se pratiquait le culte de Cybèle. La castration faisait partie du rite de ce culte rendue à cette divinité. Paul ose comparer la circoncision à ce rite païen. Il va même jusqu’à suggérer d’aller jusqu’au bout : la castration ! Ceux qui prônent la circoncision feraient mieux d’adopter ces rites païens très dégradants. Ainsi, ils ne pervertiraient plus cet évangile de la grâce, comme ils le font ! Paul frappe très, très fort !
    A ; Viard a écrit : « Puisque le salut repose, pour les judaïsants, sur la mutilation que représente  la circoncision qu’ils le cherchent dans une mutilation plus complète ! »

   Paul écrira, plus tard, aux Philippiens :

   «  Prenez garde aux chiens; prenez garde aux mauvais ouvriers; prenez garde à la fausse circoncision.  Car c'est nous qui sommes la circoncision, nous qui rendons notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus–Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » (Ph 3.2)

    La vraie circoncision, c’est nous, nous les chrétiens ! Nous rendons un culte par l’Esprit de Dieu. Dieu est le Père des esprits (Hé 12.9 ; Apo 22.6) Cette parole de Paul est, elle aussi, un vrai scandale pour tous les Juifs. Il affirme péremptoirement que les vrais circoncis ne sont pas les Juifs, mais les chrétiens ( les Juifs en premier et les païens) Qui aurait pu affirmer cela sans recevoir les foudres de la part de ce peuple ? Les Juifs convertis prétendaient associer le judaïsme au christianisme. Paul affirme c’est l’un ou l’autre. Il ne peut pas y avoir de compromis entre les deux ! Paul rejette radicalement cette ‘’option’’ car par la Loi le salut repose sur les œuvres, par l’évangile, le salut repose entièrement sur l’œuvre de Christ, donc sur la foi et la grâce de Dieu. Il n’y a aucun rapprochement possible entre les deux. Le divorce est consommé !

13   Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.
14  Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle–ci : Tu aimeras ton prochain comme toi–même.
15  Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres.
16  Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.
17  Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.
18  Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

    Pour la deuxième fois, Paul parle de liberté dans ce chapitre. Au verset un, il explique que c’est pour la liberté, que Christ les (et nous) a libérés. Celle-ci est la libération du joug de l’esclavage de la Loi. Ici, Paul définit quelle est cette liberté, car les Galates auraient pu vivre n’importe comment puisqu’ils étaient libérés des contraintes de la Loi. Son explication est :
    Mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Cette exhortation est très importante. Elle définit la vie au sein de l’église. De quelle façon pouvons-nous être serviteur les uns des autres ? Y a-t-il un modèle pour savoir comment être serviteur ? Bien sûr que oui ! Le modèle par excellence : notre Seigneur Jésus-Christ. Lisons un court passage dans l’évangile de Luc 22, qui peut nous éclairer sur ce sujet :

24  Il s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : Lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand ?
25  Jésus leur dit : Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs.
26  Qu’il n’en soit pas de même pour vous ! Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
27  Car quel est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est–ce pas celui qui est à table ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
   
    Luc nous décrit par ces paroles du Seigneur, Son attitude de cœur. Il ne peut pas y avoir un service véritable sans ce qui est dit dans ce passage. Que le plus grand soit comme le plus petit et celui qui gouverne, comme celui qui sert. C’est d’une limpidité absolue, mais un vrai défi pour les disciples et pour nous.
    Je ne sais pas de quelle façon, les disciples ont reçu cette explication, mais je suis persuadé que ce message les dépassait complètement. Cet incident est rapporté dans cet évangile juste après l’institution de la Cène. Le Seigneur venait de leur dire en leur présentant le pain : « Ceci est mon corps qui est donné pour vous » Puis en leur présentant la coupe Il leur a dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon Sang qui est répandu pour vous » Et les voilà qu’ils se disputent pour savoir qui est le plus grand ! Je ne veux pas leur jeter la pierre, car je crois que j’aurai eu la même réaction !
    Le Seigneur a vécu de cette façon toute Sa vie et l’apothéose de Son service se trouve dans Jean 13 qui rapporte le lavement des pieds et que nous connaissons tous. Le suprême service qu’il a accompli pour l’homme, bien sûr, c’est la croix.
   
    Quand le Seigneur a-t-il reçu son ‘’tablier de service’’ ? Pour cela, examinons le début de son ministère dans ce même évangile de Luc, au chapitre 3 :

21  Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit,
22  et le Saint–Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien–aimé ; en toi j'ai mis toute mon affection.
23  Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença son ministère

     La première chose ou le premier acte de sa vie pour rentrer dans son ministère est le baptême d’eau. Il est notre modèle. Il s’est entièrement identifié à l’homme qu’Il est venu sauver. Il n’avait nul besoin de passer par ce baptême. Il l’a fait. Il a obéi à son Père, car Il ne cherchait pas Sa volonté, mais la volonté de Celui qui l’a envoyé. (Jn 5.30) Si je regarde ma vie passée dans le Seigneur, je me rends compte que parfois je n’ai cherché que ce qui me plaisait, ma volonté ! Je pensais Le servir !! Il est notre modèle !
    Pendant qu’Il priait, le ciel s’ouvrit  La prière de notre Seigneur est vraiment puissante ! Il accomplit la prophétie d’Esaïe 63.19 (Ah, si tu déchirais les cieux, et si tu descendais !) Nous pouvons dire que l’Eternel est descendu des cieux et que les cieux se sont déchirés pour témoigner par le Saint-Esprit qu’Il est bien descendu. Quand le ciel s’ouvre, le trône de Dieu apparaît (Ap 4.1) Il va recevoir son ministère d’en haut, du trône. Il en est de même pour nous. Notre service doit venir d’en haut. Sinon, nous rentrons dans les œuvres mortes, ou pire dans l’humanisme qui fait dévier les chrétiens vers des compromis regrettables.
    La deuxième chose que nous raconte Luc : le Saint-Esprit est descendu sur Lui sous la forme d’une colombe. L’Homme Jésus reçoit le revêtement de puissance pour accomplir Son service pour le Père. Nous connaissons le but de ce service : glorifier le Père, témoigner de Son Amour et, bien sûr, notre salut qui en est le fruit !! A la Pentecôte, le ciel s’est ouvert et Il a envoyé son Esprit sur l’église, pour le service. C’est notre tablier de service !
    La troisième chose vient de la voix de son Père. Il Le confirme dans Son ministère en approuvant Son baptême attesté par le témoignage ‘’Tu es mon Fils bien-aimé, objet de mon affection’’  Son ministère est reconnu par le Père. Le notre doit aussi l’être ! Ou alors, nous nous donnons nous-même ce service ou ministère ! Le Seigneur a eu le sceau de son Père ! L’avons-nous, nous aussi, ce sceau ? Il est notre modèle !
    La quatrième chose que nous raconte Luc au chapitre 4 est un passage obligé pour le service. Le Saint-Esprit conduit le Seigneur dans le désert. Le Saint-Esprit l’a poussé dans le désert ! La volonté de son Père a exigé ce moment de jeune et de tentation. C’est ce que nous n’aimons pas, mais nécessaire et nous sommes conduit, forcé par le Saint-Esprit. Il s’agit de notre formation pour servir avec la puissance de l’Esprit. Jésus est retourné en Galilée, avec la puissance de l’Esprit. La puissance est le fruit du désert. Il a commencé son ministère revêtu de cette puissance reçue lors de son baptême et confirmée par le passage au désert. Il est notre modèle par excellence !
   
    Regardons comment notre Seigneur a exercé son ministère :

    1° Par sa vie. Il manifestait par sa vie le caractère de son Père. Dieu est amour. Il a vécu une vie d’amour pour les hommes qu’Il a rencontrés durant sa vie sur la terre. Cet amour se manifeste, aussi, par de la colère quand le Père est bafoué. Il a chassé les vendeurs du Temple. Ils en avaient fait une caverne de voleurs (Lc 19.46) Il a fustigé les pharisiens et les docteurs de la Loi, en étant extrêmement dur avec eux. (Lc 11.42-52) Sa colère exprimait son amour pour le Père et pour les hommes car en suivant ces scribes, pharisiens et docteurs de la Loi, les hommes ne pouvaient plaire à Dieu. Ils en faisaient des fils de la géhenne ! (Mt 23.15)
    2° Par ses paroles Il ne parlait pas de Lui-même, mais Il ne disait que ce qu’Il avait reçu du Père. « Mon enseignement n’est pas de moi, mais de Celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire Sa volonté, il reconnaîtra si cet enseignement vient de Dieu ou si mes paroles viennent de moi-même.» (Jn 7.16-17) Si nos paroles dépendaient uniquement de Dieu, notre service serait vraiment fécond ! Il est notre modèle !
    3° Par ses œuvres Les prodiges, les signes et les miracles accompagnaient toujours son ministère. C’est le côté le plus spectaculaire de son ministère. Il est notre modèle !

    Le Seigneur nous demande de Le servir en nous inspirant de Sa vie car, une fois de plus, Il est notre modèle. Nous devons Le servir, car en Le servant, nous servons les membres de l’église (dans le contexte de cette lettre). Il a servi son Père et donc nous, de même en servant le Seigneur, nous servons l’église (les membres)
    Nous avons, nous aussi, la provision pour Le servir. C’est une provision divine : le fruit de l’Esprit. Le fruit de l’Esprit est la vie du Seigneur en nous. C’est cela le fruit de l’Esprit. Ce fruit est notre capacité spirituelle pour servir. Ce fruit devient de plus en plus grand pendant notre marche…si nous croissons dans sa grâce et sa connaissance !
    Lorsque nous servons le Seigneur comme Il nous le demande et dont Il est le modèle, nous allons vivre les versets 16 à 18. Ils décrivent l’anéantissement de notre volonté pour la substituer à celle du Seigneur en moi ! Cela s’appelle la sanctification !

22  Mais le fruit de l’Esprit, c’est la charité (amour), la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la bénignité, la tempérance.
23  Contre ces choses–là, il n'y a point de loi.

    Le fruit de l’Esprit ne vient pas de mon travail, mais de celui de l’Esprit en moi. Paul n’a pas écrit les œuvres de l’Esprit sont manifestes comme pour les œuvres de la chair, (que nous étudierons après) mais le fruit de l’Esprit. Nous cueillons ce fruit, qui est la vie de Christ en nous. Par contre, pour les œuvres de la chair, je dois produire un travail. Il est bon de méditer sur cela : d’un côté une œuvre de la chair qui donne un fruit nauséabond, et de l’autre un fruit qui résulte d’une œuvre de l’Esprit de Christ en moi, formé en moi pour servir. Quelle grâce ! La seule chose qui nous avons à faire pour pouvoir cueillir ce fruit : l’obéissance ! C’est tout ! Cette obéissance nous permet de faire mourir les actions de notre chair. Cette obéissance coûte, mais elle libère ! Elle est la porte à la puissance pour notre service. Le fruit est toujours pour l’autre ! Surtout ne pas oublier cela ! Notre fruit, celui de la vie de Christ en nous est pour le prochain !
     Pour les œuvres de la chair, il y a travail, pour le fruit de l’Esprit c’est le repos, la grâce de Dieu, car c’est fait ! Nous rentrons dans l’accompli de Dieu. Comme a écrit Paul au chapitre 2 v. 20 : il a remplacé sa vie charnelle soumise, vendue au péché (Rm 7), par la vie de Christ en lui qui a vaincu le malin. Vie échangée, mais non améliorée ! Très important !
    Ce fruit de l’Esprit est composé de plusieurs qualificatifs, mais ceux-ci sont la description du même fruit comme une orange et ses tranches.
    Ce fruit est en premier amour (charité) L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Rm 5.5) Nous aimons de cet amour-là ! Merveilleux !! Dieu Amour habite en nous ! Nous pouvons et devons aimer de cet Amour. La seule façon d’aimer ainsi c’est de garder les commandements du Seigneur, afin de rester dans son amour. (Jn 15.9-11) Il n’y en a pas d’autre ! Si nous sommes dans son Amour, nous aimons, de Son amour, c’est évident ! C’est un fruit délicieux pour celui qui le reçoit !
    Ensuite, nous avons la joie, la joie qui ne dépend pas des circonstances. C’est notre communion intime avec le Seigneur, notre paix avec Dieu due au pardon de nos péchés et de notre salut. Cette joie nous fait jouir de la paix qui est mentionnée ensuite.
    La joie se trouve en second, juste après la charité. Dans Romains quatorze la joie est mentionnée, aussi, avant la justice et dans les deux cas vient ensuite la paix.  Dans le premier cas, la charité ou amour agapé, l’amour de Dieu, a donné Jésus comme victime expiatoire pour nos péchés. Dans le deuxième cas, cet amour a accompli la justice de Dieu, Le juste jugement e été exécuté sur l’Agneau de Dieu. Il a expié ! Dieu peut déclarer le pécheur juste (comme n’ayant jamais péché !) Dans les deux cas le résultat de cette action de Dieu charité/amour a donné la joie. Cette joie issue de ma réconciliation avec Dieu (qui devient mon Père) me procure la paix car je suis en communion avec mon Père céleste.
    Jésus a aussi dit, dans Jean 15 :

9  Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
10  Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
11  Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

    L’amour et la joie sont indissociables ! C’est la joie du Seigneur. La joie qui vient de Lui, la source divine et qui n’a aucune mesure avec les joies terrestres. Cette joie ne passe pas. Elle dure car elle est issue du Seigneur et de son œuvre/amour pour nous !

    Ma joie est alimentée de toutes sortes de choses et n’a rien à voir avec la joie du monde :

2  Regardez comme étant à tous égards un sujet de joie, mes frères, les tentations diverses auxquelles vous pouvez être exposés, (Jacques 1)

 41  Eux donc se retiraient joyeux de devant le sanhédrin, parce qu’ils avaient été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus. (Actes 5)

   La joie engendrée par les épreuves et les persécutions ! Formidable non ? Nous avons aussi les joies que procurent les heureux évènements de la vie : mariage, naissance, amitié, travail, promotion etc… Cette joie est normale et doit se transformer en actions de grâces pour notre Dieu. Les épreuves et aléas de la vie causés par ma foi sont aussi un sujet de joie ! La joie de la paix avec Dieu, joie que personne ne peut me ravir. Cette joie n’est pas une joie éphémère, mais le fruit de l’Esprit !
    Les autres joies peuvent disparaître. Je pense à la disparition d’un être cher, comme un enfant ou un parent. La joie de la présence de cet être cher a disparue et parfois, il est très difficile de reprendre goût à la vie.
    Ce fruit de l’Esprit est le fruit de la vie de Christ en moi. Ma nature ne peut pas produire ce fruit. C’est pour cela que l’Esprit le produit en moi et je n’ai qu’à le cueillir pour l’autre! La joie du Seigneur est notre force ! (Néh 8.10)
    Ensuite la paix est nommée. La paix de Dieu qui n’a rien de semblable à la paix humaine. Jésus a dit à ses disciples dans Jean 14 : « Je vous laisse la paix, je vous donne la paix. Moi, je nous vous donne pas comme le monde donne » Notre paix, c’est le repos de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. C’est la promesse du joug doux et léger. C’est la réconciliation de Dieu avec l’homme. La paix du cœur. La vraie paix. Si nous avons cette paix, nous devenons des artisans de paix. La paix est une richesse qui vient du Père, donnée par son Fils qui a payé et expié nos péchés. Cette paix est pour nous, fruit de la grâce de Dieu!
    Ensuite nous avons la patience, la bonté, la bienveillance, foi, douceur (bénignité), maîtrise de soi. Ces qualités sont la description du caractère du Seigneur Jésus-Christ, lorsqu’Il vivait sur terre. Ce caractère est celui du Père, et nous pouvons Le voir par Christ !
    Dieu est patient, Il use de patience envers l’homme car il ne veut qu’aucun ne périsse mais qu’il arrive à la repentance pour être sauvé. (2P 3.9) La patience de Dieu a un but. Que notre patience aussi puisse avoir ce but, celui de pouvoir mener des hommes au salut !
    La bonté et la patience sont nommés ensemble dans Romains, (2.4) comme si elles dépendaient l’une de l’autre. Elles travaillent de concert pour mener les hommes à la repentance et au salut.
    La bienveillance est aussi un attribut de notre Dieu. Lorsque nous le sommes (bienveillants) c’est Lui en nous ! Certaines traductions ont bonté et à la place de bonté, nous lisons amabilité ou mansuétude. De toute façon, ces qualificatifs sont tous d’essence divine et sont le fruit de l’Esprit ;
    La foi est l’essence même de Dieu. Jésus est le chef et le consommateur de la foi et c’est
Lui qui la mène à la perfection. Tout est de Lui, par Lui et pour Lui.
    Douceur et maîtrise de soi sont les deux dernières tranches de ce fruit qui est la vie du Seigneur en nous ! Jésus est doux et humble de cœur (Mt 11.29)
    Ce fruit de l’Esprit est en permanence dans nos cœurs, car c’est l’expression de la vie du Seigneur en nous. Il dure autant que le Seigneur ! Il n’a pas de fin ! A nous de le cueillir, oui, mais pour l’autre, pas pour nous !
    Nous avons aussi une autre capacité spirituelle de service, qui n’est pas mentionnée dans cette lettre. Ce sont les dons ou charismes de l’Esprit que nous trouvons, par exemple, dans la première lettre aux Corinthiens au chapitre douze.
    Ces dons sont des dons qui dépassent notre capacité humaine. Ils sont miraculeux. Nous les connaissons tous. Ils ne sont pas permanents. Ils sont donnés pour des situations précises et souvent pour confirmer la Parole. Ils nous sont donnés pour l’édification du corps. Ils sont ponctuels. Nous sommes dans le contexte de la vie de l’église. Il y a bien sûr les prodiges et les miracles qui accompagnent l’annonce de l’évangile.

   (depuis le verset ‘’mais rendez-vous par la charité serviteur les uns des autres’’ un peu après le milieu de la page 26 et  jusqu’ici, je me suis librement inspiré d’un enseignement de Kenneth O’hare)  
   
    Puis, Paul ne revient pas sur le bénéfice de l’œuvre de Christ (v. 14). Je pense que les Galates connaissaient bien tout cela. Paul les exhorte immédiatement avec ce deuxième commandement de la Parole : « tu aimeras ton prochain comme toi-même » ce qui signifie que les Galates connaissaient bien le premier : « Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force. »
    Car toute la Loi est accomplie par ce commandement. La Loi n’a plus besoin de tous les rites, toutes les obligations, toutes les fêtes, la circoncision et toute la tradition pour être accomplie. La Loi est accomplie quand nous sommes serviteurs les uns des autres par cet amour que Dieu nous a donné par son Fils. La Loi est toujours présente, c’est Elle qui justifie ou condamne. Elle agit toujours, mais la justice de la Loi a été accomplie en nous (Rm 8.4) Nous sommes quittes de cette Loi, pour les rites, car nous sommes au bénéfice de l’œuvre de Christ. Cela les Galates le savaient sûrement car Paul ne s’attarde pas sur ce sujet, mais nous devons nous aimer ! C’est l’accomplissement de la Loi d’une façon concrète dans nos vies. Lisons ces versets de Romains :

8  Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.
9  En effet, les commandements: Tu ne commettras point adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et s'il y a quelque autre commandement, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi–même.
10  L’amour ne fait point de mal au prochain; l’amour est donc l’accomplissement de la loi. (Romains 13)

    Ce passage n’a pas besoin de commentaires ! Il se suffit à lui-même pour nous enseigner que la liberté ne veut pas dire vivre n’importe comment. Ma liberté se situe dans la libération des contraintes rituelles de la Loi et engendre mon obéissance à la Loi de l’amour décrite dans celle-ci.    
   Je suis libre en ce qui concerne mon péché (ma nature) et de mes péchés confessés et abandonnés. Ma liberté se situe à ce niveau. Je suis devenu saint, mis à part pour le service de Dieu. Je suis libéré du péché en tant que pécheur. Je suis esclave de Jésus-Christ en tant que saint et doit vivre en gardant sa Parole. Celle-ci me garantit dans ma libération du péché. Donc, je suis libre, quitte du péché, mais esclave du Seigneur Jésus. Doulos, esclave d'amour! (Ex. 21.1-6) Notre Seigneur a, Lui aussi, été cet esclave d’amour Lisons ce passage :

2  Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années ; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.
3  S’il est entré seul, il sortira seul ; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui.
4  Si c’est son maître qui lui a donné une femme, et qu’il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul.
5  Si l'esclave dit : J'aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre,
6  alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service.

     Lorsque le Seigneur a conduit les trois disciples sur la montagne de la transfiguration, Il est apparu à ceux-ci dans sa gloire. A ce moment, je pense qu’Il aurait pu partir dans la gloire, comme au commencement. Il est fort possible  qu’Il a pu dire à son Père : « J’aime mon Maître, ma femme -l’église- mes enfants –les disciples- je ne veux pas sortir libre.» Il s’agit, ici, de l’Homme, le Fils de l’Homme, qui a reçu le poinçon du Maître, son Père.  Il est devenu l’Esclave d’Amour du Père pour son église et ses disciples. Nous connaissons de quelle façon Il nous a aimés ! Merveilleux Seigneur et merveilleux Amour ! Nous sommes, nous aussi, esclaves de son amour, pour Lui et pour le prochain !

    Donc, le pécheur entre dans le repos de Dieu car ses péchés sont expiés et pardonnés. Le saint, lui, entre dans les œuvres préparées pour lui et donc travaille avec et en  Dieu pour le royaume. Ce repos me donne la force d’obéir à Dieu dont ce deuxième commandement qui est le fondement de la vie de l’église. Ce repos est un repos de travail !
    Paul nous révèle quelle est la puissance qui nous permet de vivre cette vie nouvelle en Christ : marcher par l’Esprit. Il nous dévoile le combat que nous avons à mener, combat victorieux, si nous obéissons à l’Esprit en nous.

    Il nous faut examiner ces œuvres de la chair dont Paul nous parle maintenant dans une description très colorée. Commençons à définir ce mot : chair et ses définitions multiples

   La chair (sarx)! Quelques définitions de ce mot, d’après l’encyclopédie des difficultés bibliques :
     --1 Sarx = la partie physique de l’homme suivant le dualisme helléniste entre la matière et l’élément immatériel en nous
    -- 2 Sarx = le principe inférieur de l’homme ; pneuma est le principe supérieur
    -- 3 Sarx= Le domaine de l’existence naturelle, terrestre de l’homme, le domaine purement humain, terrestre et transitoire.
    -- 4 Sarx = Les mauvaises tendances en nous ; pneuma = les bonnes impulsions (suivant la doctrine rabbinique des deux inclinaisons)
    --Sarx = la nature irrégénérée que le croyant possède toujours ( c’est la vue actuellement prédominante) C’est à cette dernière définition que j’adhère.

    Nous avons cette guerre en nous, entre notre vieille nature qui a été clouée à la croix avec Christ et la nouvelle création que nous sommes en Lui. Ma vieille nature (ou chair comme l’écrit Paul) revendique toujours sa part, mais par notre nouvelle vie, nous avons la capacité de la maîtriser. Paul nous dit de quelle façon : « Marchez par l’Esprit ! » C’est un ordre, ce n’est pas une option ! Nous devons marcher par l’Esprit. De quelle façon ? Je pense que dans chaque situation que je vis, j’ai le choix entre deux options. J’écoute la voix intérieure de l’Esprit qui me dicte ma marche, ou j’écoute mon penchant naturel qui me tire dans la direction opposée. A moi de choisir ! J’ai la capacité spirituelle d’obéir à la voix intérieure, ou je peux désobéir et là c’est ma chair qui prend le dessus.
    Afin que ne fassiez point les choses que vous voudriez. Un des critères pour reconnaître si nous marchons par l’Esprit ou par la chair se trouve dans cette injonction de l’apôtre. Il ne s’agit pas, ici, de péché car il y a longtemps qu’il a du être balancé par la fenêtre ! Il s’agit de faire la volonté de Dieu. Les choses les plus belles à nos yeux sont parfois celles que le Seigneur nous demande d’abandonner car elles nuisent à notre vie d’obéissance.
    Nous avons le témoignage de la vie de notre Seigneur qui peut illustrer ce que je veux dire. Dans Jean cinq, nous voyons le Seigneur à la piscine de Bethesda. Sous les portiques de cette piscine se tenaient  couchés une multitude de malades, d’aveugles, de boiteux, d’estropiés. Ces gens étaient là pour essayer de guérir. Jésus est allé vers ce paralytique, malade depuis trente-huit ans et il va le guérir. Il ignore les autres malades qui étaient présents. Il avait la capacité spirituelle  de les guérir, et surtout ce cœur de compassion qui l’étreignait de voir tous ces malades. Le Père lui a intimé de n’en guérir qu’un ce jour-là. Je suis persuadé qu’au fond deLui-même, il a du souffrir de ne pas aller vers les autres. A vue humaine, tous auraient pu être guéris, le Père en a décidé autrement.
    Il nous arrive, parfois, de penser faire du bien autour de nous, sans le discernement de l’Esprit ou parce que nous ne voulons pas obéir à cette petite voix. Nous péchons ! Même en faisant les meilleures choses du monde.  La personne que nous avons aidée ce jour-là était peut-être en formation par le Seigneur. Le Seigneur pourvoit, selon sa volonté et sa sagesse, quand c’est le moment, le sien. Nous connaissons l’histoire du papillon qui peine pour sortir de sa chrysalide. Une personne l’a aidé à sortir. Le papillon, une fois libéré, n’a pas pu prendre son envol et il est mort. Il fallait qu’il lutte pour sortir de sa chrysalide. En luttant, il bouge ses ailes et le sang arrive jusqu’à leurs bouts et lorsqu’il sort, il peut s’envoler. La lutte pour sortir de son état larvaire est nécessaire pour sa vie.
    Nos plus belles œuvres ne sont peut-être que des œuvres mortes. Le Seigneur en a horreur ! Lui, il sait, nous, pas !
   Que si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. La conduite par l’Esprit me libère de la Loi. Ce verset 18 est très clair. La chair et l’Esprit s’opposent. La chair me dit : fais du bien à cette personne ! L’Esprit me dit comment je dois faire ce bien à cette personne. Parfois, il me faut la laisser dans une situation à laquelle je peux pourvoir, car le Seigneur l’Esprit me l’interdit. Si je désobéis, cette bonne chose à mes yeux, est un péché aux yeux de l’Esprit. La conduite par l’Esprit me garde des œuvres de la chair énumérées dans ce passage que nous lisons maintenant :

19  Or les oeuvres de la chair sont manifestes, savoir: l’impudicité, l’impureté, la dissolution,
20  l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,
21  les envies, les meurtres, l'ivrognerie, les débauches, et les choses semblables à celles–là, dont je vous prédis, comme je vous l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu.
 
   Les œuvres de la chair ; par cette expression Paul exprime que ces œuvres sont le fruit d’un travail de notre chair, notre vieille nature qui a été clouée à la croix. C’est par ce moyen que l’ennemi de nos âmes nous tente. La chair et le sang (ma nature terrestre) ne peuvent  hériter le royaume de Dieu, et la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité nous affirme Paul, dans 1Corinthiens 15.50. Il ajoute même, que nous ne mourrons pas tous, mais que nous serons changés en un clin d’œil, à la dernière trompette. Car notre corps mortel doit revêtir l’incorruptibilité. Si le Seigneur revient durant notre vie, nous serons changés, afin de pouvoir supporter sa venue. Nous ne pourrons le voir que dans notre corps de gloire. Donc, notre chair, qui ne peut hériter du royaume, est constamment soumise à la pression de notre ennemi. Nous ne sommes plus sous la condamnation. Nous devons et pouvons résister à cette pression pour ne pas produire ce fruit de la chair, issu du travail de notre ennemi dans notre chair, mais aussi de nos penchants naturels. Paul n’a-t-il pas écrit :

16  Or, si je fais ce que je ne veux pas, je conviens que la loi est bonne.
17  Et alors ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais c’est le péché qui habite en moi.
18  En effet, je sais qu'en moi, c'est-à-dire dans ma chair, n'habite pas le bien; car vouloir le bien est à ma portée, mais l'accomplir, non.
19  Car je ne fais pas le bien que je veux; mais je fais le mal que je ne veux pas.
20  Or, si je fais ce que je ne veux pas, moi, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais c’est le péché qui habite en moi.
21  Je trouve donc cette loi pour moi qui veux faire le bien, que le mal est à ma portée.
22  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur;
23  mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres!
24  Malheureux homme que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? (Rm 7)

    Ce passage, tous les chrétiens le connaissent ! Nous sommes devant ce combat entre l’homme intérieur (mon esprit)  qui veut plaire à Dieu et la loi du péché qui est dans mes membres. Le péché habite en moi et sa puissance, c’est la Loi de Dieu donnée à Moïse ! (1Co 15.56) C’est pour cette raison que Christ est allé à la croix, dans une chair semblable à celle du péché (Rm 8.3) Dieu a condamné le péché dans la chair par la mort de Christ. Ce jour-là, j’étais en Christ, je suis mort avec Lui (la sentence de la justice de Dieu sur le péché, c’est la mort) Par la mort de Christ, la justice prescrite par la Loi est accomplie en moi ! Pour tenir mon corps dans la mort je dois vivre par et dans l’obéissance à l’Esprit en moi
    Beaucoup de chrétiens louent le Seigneur pour le salut, les péchés pardonnés, le don de l’Esprit, la vie éternelle ainsi que tout le butin acquis à la croix pour nous. Peu veulent passer par la mort, la mort qui a été décrétée par Dieu sur nos membres, notre corps, car le péché y habite. Nous devons faire mourir, chaque jour, par l’Esprit, les actions du corps. C’est cela porter sa croix, cette croix nous donne la vie, si nous nous soumettons à l’Esprit de Dieu. Nous avons la victoire en Christ ! Il a vaincu pour nous, et par notre croix, nous sommes plus que vainqueurs en Lui ! Notre corps et notre vieille vie sont déclarés morts par le décret de Dieu. Si je vis des actes de ce corps mort, je produis la mort. C’est logique.
    Dans la Loi de Moïse, chaque fois qu’un homme touchait un mort, il était déclaré impur et devait passer par tout un rituel pour se purifier. Le Seigneur a traité les pharisiens de sépulcres blanchis, les déclarant ainsi impurs, et leur enseignement ne pouvait pas donner la vie! Tous les actes de ma nature terrestre non soumis à l’Esprit de Dieu sont des actes impurs, qui mènent à la mort spirituelle !
     Je ne veux pas rentrer dans le détail des œuvres de la chair, (elles sont tellement manifestes !) mais seulement souligner que la magie et l’idolâtrie font partie de ces œuvres. Il n’est pas fait mention de démons, ici, mais bien du fruit de ma nature déchue. Il serai bon de tenir compte de cela, avant de vouloir chasser des démons de toutes sortes. Il est bon de s’appuyer sur la Parole pour juger d’une situation ou d’un acte quelconque.
    Il y a aussi de la magie démoniaque, mais dans ce passage c’est le fruit de la chair. Nous avons besoin du discernement des esprits pour juger si c’est une action purement psychique ou si c’est le fait d’un démon. A méditer !
 
    Pour illustrer mon propos, il y a dans Actes 16, ces deux écrits très significatifs :

  --Empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie (v.6)
  --Arrivés près de la Mysie, ils tentèrent d’aller en Bithynie, mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas. Dans les deux cas l’empêchement vient du Seigneur ! A méditer !
    Je suis persuadé que la plupart d’entre nous aurions pu penser que c’est le diable qui met des bâtons dans les roues. Eh bien non ! Pas toujours ! Il est vrai que cela arrive, mais ce n’est pas toujours le cas ! Il est bon de réfléchir à ces choses et ne pas se tromper de cible ! Nous devons discerner toute chose avant de juger un fait. Dans 1Thessaloniciens, au chapitre 2, Paul affirme que le satan lui a barré la route (1Thes 2.18) Nous savons que le satan lui-même est sous la domination absolue du Seigneur. Nous sommes, bien sûr, dans le cas de figure de personnes qui marchent dans la volonté du Seigneur. Si nous péchons, nous laissons la porte ouverte au diable. Ce n’est pas le cas, ici.

24  Or ceux qui sont à Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.
25  Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.
26  Ne recherchons point la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, et en nous portant envie les uns aux autres.

    Si je suis à Christ, j’ai crucifié ma chair. Voilà pourquoi nous devons prendre notre croix ! Je dois crucifier ma chair avec ses passions et ses désirs. C’est ma part. J’ai été crucifié avec Christ et par cette position nouvelle, je crucifie ma vie, celle qui a conduit Christ à la croix. Autrement dit, je fais mourir les désirs de ma chair qui sont contraires à la vie de l’Esprit. Si la Parole me demande cela, j’ai la capacité, la puissance d’obéir. Il suffit de vivre par l’Esprit, car l’Esprit me permet de dominer les désirs de ma chair, si je me soumets à sa volonté.  C’est en cela que je dois mettre mon salut en action ou de travailler au salut de mon âme, comme il est écrit dans la lettre aux Philippiens. Je peux sauver mon âme sur la base de mon salut éternel et en obéissant à Dieu par Son Esprit. (Philippiens 2.12)
    Le verset treize de ce chapitre cinq qui est le départ de cet enseignement sur la vie du disciple, nous exhorte à être serviteurs les uns des autres, par charité/amour. Le verset vingt-six, qui le termine, nous exhorte à ne pas nous provoquer. C’est encore un fruit de la charité/amour. C’est une recommandation qui nous permet de vivre la communion fraternelle et introduit les dernières recommandations de Paul pour l’église.
    Nous ne devons pas être vaniteux en nous provoquant les uns les autres. Souvent, nous entendons dans nos partages ce fameux « moi, je…. » Cela nous met en avant. Je lis sur des sites chrétiens, souvent ces conseils : « vous devez, ne faîtes pas, devenez, soyez etc… » Il est, bien sûr, bon de dire ces choses-là, mais je préfère la première personne du pluriel, car elle implique celui qui écrit ou dit ces choses ! Ou alors cette personne est tellement avancée dans sa marche qu’elle ne bronche plus et n’a plus besoin d’être exhortée de la sorte ! Je préfère lire : nous devons, devenons, soyons etc…
jcb
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